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  • il y a 39 minutes
Après la mort du militant nationaliste Quentin D., le procureur de Lyon a annoncé ce lundi que l’enquête était élargie aux faits criminels d’homicide volontaire tandis que les groupuscules d’extrême droite promettent des représailles aux antifascistes et aux insoumis. Pendant ce temps les médias sont en boucle : la gauche a une responsabilité dans la mort Quentin D.

RiboDansLaSauce et le journaliste Anthony Cortes reviennent sur cette séquence.

00:00 Rappel des faits
15:56 Le narratif de l'extrême droite
30:58 L'acharnement sur la France Insoumise
42:11 Les morts causées par l'ultradroite
54:18 Alice Cordier face à ses mensonges

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Transcription
00:00:00On a décidé de vraiment prendre les deux heures de cette émission pour parler uniquement de l'affaire Quentin de
00:00:03Ranck.
00:00:04Qu'est-ce qui s'est réellement passé et surtout comment l'affaire a été montée en épave médiatiquement par
00:00:08l'extrême droite sur la base de mensonges.
00:00:09C'est très très important de le préciser. Sur la base de mensonges, voilà.
00:00:13Alors ça a commencé jeudi déjà. Jeudi, on va essayer de poser le contexte.
00:00:18Conférence donc prévue à Sciences Po Lyon, conférence de Rima Hassan, donc eurodéputée de la France insoumise, très engagée sur
00:00:25la cause palestinienne.
00:00:26Oui, elle-même palestinienne.
00:00:28On peut le dire, elle-même elle-même est palestinienne effectivement.
00:00:31Et donc en face de cette conférence, en face de Sciences Po, donc un rassemblement de némésis.
00:00:37Donc némésis collectif fémo-nationaliste.
00:00:41Entre guillemets, on dirait que c'est un collectif raciste qui se fait passer pour des féministes.
00:00:44Voilà, exactement.
00:00:45Un collectif d'extrême droite en tout cas identitaire.
00:00:47Exactement, donc c'est ça. En fait ils essaient de tordre un petit peu l'étiquette féministe pour la placer
00:00:52autour de causes plutôt identitaires,
00:00:55plus largement identitaires mais nationalistes.
00:00:57En fait en gros leur credo c'est de dire en gros que les féminicides et les viols c'est
00:01:02la cause de l'immigration,
00:01:03enfin c'est causé par l'immigration, c'est le plus souvent des OQTF.
00:01:06Et donc c'est un prétexte pour dire en gros il faut arrêter l'immigration et pointer du doigt les
00:01:12personnes d'origine étrangère, racisées, etc.
00:01:15Et leur spécialité c'est de perturber des événements, de perturber des manifestations en particulier progressistes.
00:01:21On l'a vu d'ailleurs le 8 mars, le 8 mars dernier mais comme le 8 mars d'il
00:01:25y a deux ans parce que ça fait quand même quelques temps maintenant que l'Economie s'existe.
00:01:28Ça fait trois ans qu'elles font de moments d'agite propre où aller déranger des défilés et ce genre
00:01:33de choses.
00:01:33C'est ça et en fait leur spécialité c'est de créer aussi des séquences après ces perturbations en se
00:01:39victimisant.
00:01:39En disant mais regardez ces gens progressistes, woke, qui se disent ouverts d'esprit, en fait ils nous barrent la
00:01:46route, ils sont violents, ils nous arrachent nos banderoles, etc.
00:01:50Alors évidemment encore une fois, désolé je vais dire ça plusieurs fois mais évidemment il faut condamner toute violence, etc.
00:01:55Mais ce qu'on observe bien souvent c'est aussi des provocations en premier lieu de Némésis.
00:02:00On l'a vu, on le voit en général mais on l'a vu aussi à Lyon.
00:02:05D'ailleurs dans un reportage qui est publié aujourd'hui dans l'Huma pour faire la promo de la maison
00:02:09et même hier on en parlait,
00:02:12ça a commencé par des insultes racistes proférées par Némésis au mégaphone.
00:02:19Il y a aussi des interpellations directes d'étudiants qui sortaient de Sciences Po qui n'avaient rien à voir
00:02:22en plus avec la conférence.
00:02:23Ils se sont fait interpeller avec des termes du genre complices de viol, d'OQTF, etc.
00:02:30Enfin voilà, c'est aussi ça Némésis, c'est des provocations pour créer des réactions et à partir de ces
00:02:35réactions on crée des séquences.
00:02:36Et à partir de ces séquences on crée des possibilités pour les chaînes Molloré et pas seulement, pour tous les
00:02:41médias réactionnaires,
00:02:43de surfer là-dessus, de créer des séquences médiatiques sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
00:02:46Absolument, tu as très bien expliqué la stratégie médiatique parce que c'est avant tout, contrairement à tous les groupuscules
00:02:52dont on va parler un petit peu plus tard,
00:02:53auxquels était affilié le fameux Quentin, dont des groupuscules quand même bien énervées comme l'Action Française par exemple,
00:02:58qui est un groupuscule anti-républicain, royaliste, antisémite, historiquement collaborationniste.
00:03:04Bon, vraiment c'est bien la droite du Rassemblement National l'Action Française, normalement c'est hors de l'arc
00:03:08républicain.
00:03:09C'est considéré vraiment par tous les observateurs politiques comme ça.
00:03:11Et contrairement à ce genre de groupes ou de groupuscules qui parfois font des actions violentes, ont une action qui
00:03:16n'est pas avant tout médiatique,
00:03:17mais une action qui est de l'ordre de l'agite propre, je ne saurais même pas comment le décrire,
00:03:21mais de l'ordre de l'action violente,
00:03:22pas forcément uniquement, mais entre autres, l'Action Nemesis est uniquement médiatique pour le coup.
00:03:26Le but c'est de faire ce genre de petit happening pour après avoir des images, les diffuser, écrire du
00:03:30discours en étant, comme tu l'as très bien dit,
00:03:32appuyé par tous les médias Bollorés entre autres.
00:03:34D'ailleurs c'est la même stratégie que fait Frontière, on ne présente plus Frontière, le fameux Jordan Faurantin, etc.
00:03:38Tout ça c'est un petit peu le même vivier et la même stratégie qui est uniquement médiatique.
00:03:43Et qui profite aussi de la caisse de résonance de X aussi.
00:03:47Absolument, il y a des réseaux sociaux, tout part d'Internet, c'est repris directement dans les médias Bollorés, puis
00:03:52après etc.
00:03:52Là ça a été jusqu'au cœur de nos institutions finalement, sur la base de leur narratif qui était un
00:03:56narratif mensonger.
00:03:57Donc moi je voulais revenir sur le tout tout tout début de ce qui s'est passé.
00:03:59Donc du coup là c'était devant Sciences Po, on va regarder cet extrait, alors juste, on a un problème
00:04:03de Stream Deck, il ne faut pas que je me trompe.
00:04:06Donc à la base le collectif Némésis avait fait cette action, donc ils avaient mis une banderole, je crois que
00:04:11c'était islamo-gauchisme hors de nos facs, quelque chose comme ça.
00:04:14Et donc du coup, voilà, elles ont eu des images de violence, on va dire, de violence entre guillemets, parce
00:04:18que là comparé à du coup les images qu'on va voir après,
00:04:21l'altercation, la rixe qu'il y a eu entre les nationalistes et les antifas, on est sur de la
00:04:25violence qui est quand même relativement mesurée sur cet extrait.
00:04:27Mais à la base, c'était ça les images qui ont été diffusées par Némésis, donc voilà, elles font leur
00:04:30happening, et il y a, je ne sais plus quel militant de Némésis c'est, qui s'est fait pousser
00:04:33par terre.
00:04:35C'était ça à la base.
00:04:36C'est ce qu'il s'est passé.
00:04:38Ok.
00:04:39On va qu'elle a attrapé.
00:04:41Hop.
00:04:41Mais par terre.
00:04:44Voilà, donc à la base, le collectif Némésis était contenté de diffuser uniquement ces images, faute d'avoir d'images
00:04:49plus violentes en réalité.
00:04:50Et c'est là qu'il faut bien le rappeler, Némésis a pour but d'avoir des images violentes pour
00:04:56dire, regardez, les antifas sont violents, les antifas sont violents.
00:04:58Pourtant, malgré l'affaire Quentin, avant le lendemain matin, là c'était le 12 février au soir, à 19h36 que
00:05:03ces images ont été publiées, il y avait d'autres images, une bousculade devant Sciences Po, et aucun mot sur
00:05:08Quentin.
00:05:09Alors qu'il était déjà entre la vie et la mort à ce moment-là.
00:05:11Donc ça montre bien qu'à la base, elles n'avaient pas pour but de mettre en avant le fait
00:05:16que Quentin s'était fait passer à tabac par l'extrême gauche, etc.
00:05:19En fait, elles n'étaient même pas au courant.
00:05:20Et quand elles ont appris qu'un militant nationaliste qui était présent à Lyon avait été passé à tabac et
00:05:25était entre la vie et la mort,
00:05:26et bien là, hop, changement de fusil d'épaule, les premières images qu'elles avaient diffusées sont passées à la
00:05:29trappe, elles n'en parlaient plus.
00:05:30Et là, c'est devenu ce jeune homme qui assurait notre sécurité a été tabassé, lynché, violemment, par une bande
00:05:37d'antifas sanguinaire qui sont arrivés à 10 contre 1 pour le tuer.
00:05:40Et il y a des gens qui ont parlé de coups de couteau, qui ont inventé des sources policières.
00:05:43Et du coup, tout s'est emballé extrêmement rapidement alors qu'on n'avait aucune information sur ça.
00:05:47Et qu'il semblerait qu'en plus, le fameux Quentin n'était même pas vraiment tant que ça dans le
00:05:53service d'ordre de Nemesis.
00:05:54Non, on était à quelques mètres. On en parlera certainement un peu plus tard.
00:05:58Mais c'est vrai que moi, dès dimanche, j'ai interrogé des étudiants de Sciences Po qui étaient justement...
00:06:02Ce qui m'explique, c'est une toute autre version, pardon, que celle développée par Nemesis.
00:06:08Tu le disais, voilà, Nemesis a voulu montrer tout d'abord que c'était des antifascistes sanguinaires qui étaient là.
00:06:13Là, on parle uniquement du contre-rassemblement, pas de ce qui s'est passé à côté.
00:06:17On en parlera plus tard autour de Quentin, etc.
00:06:19Mais devant Sciences Po, moi, ce que me racontent les étudiants que j'ai pu interroger, c'est que c
00:06:24'était en fait des...
00:06:26Il y avait Nemesis, il y avait son rassemblement avec ses provocations, etc.
00:06:30Et c'est constitué une sorte de contre-rassemblement au contre-rassemblement de Nemesis d'étudiants qui sortaient...
00:06:35Donc, en fait, c'était un rassemblement spontané.
00:06:37En fait, ils étaient provoqués, ils étaient interpellés.
00:06:39Donc, en fait, ils se sont rassemblés autour et ils ont commencé à chanter, si, un mot tout identifasciste, si,
00:06:43notamment.
00:06:44Ensuite, oui, effectivement, quelqu'un a essayé d'arracher la banderole.
00:06:48Évidemment, il faut qu'on a les taux de violence, etc. Je vais le redire.
00:06:50La violence d'arracher une banderole, là, on parle de quelqu'un qui est mort, qui s'est fait abasser
00:06:54à mort.
00:06:54La violence d'arracher une banderole, mettre tous les trucs comme ça sur le même niveau et dire que c
00:06:59'est de la violence politique.
00:07:00Arracher des banderole, historiquement, ça ne s'inscrit pas dans la violence politique, pour le coup.
00:07:02Et puis, en plus, ça n'a pas dégénéré ensuite.
00:07:05Parce que ce que m'ont raconté les étudiants, c'est en gros...
00:07:08Ça a commencé par un coup de pied, apparemment, d'une militante de Nemesis.
00:07:11Donc, ensuite, une personne qui était là pendant un espèce de rassemblement spontané en opposition,
00:07:16donc a plaqué au sol une militante de Nemesis, qui s'est relevée immédiatement.
00:07:20Et puis, à partir de là, les militantes de Nemesis sont parties au bout de la rue, et puis elles
00:07:23sont parties, et puis on ne les a plus revues, personne ne les a suivies.
00:07:25En fait, il ne s'est pas passé grand-chose, quoi, finalement.
00:07:29Mais ça a été monté à un épingle, évidemment.
00:07:31Parce que ce qui s'est passé, qui est directement lié, justement, à la conférence de Rima Hassan à Sciences
00:07:35Po, c'est ça, a priori.
00:07:36Le reste, c'était un kilomètre plus loin, dans un autre arrondissement.
00:07:38Enfin, ce n'est pas dans un autre arrondissement de Lyon, mais c'est 700 mètres ou un kilomètre plus
00:07:41loin que ça s'est passé.
00:07:42Et les vidéos sont sorties, Révélation du canard enchaîné il n'y a pas longtemps, c'est hier, c'était
00:07:47bel et bien une rixe entre des fafs et des antifas dans les rues de Lyon.
00:07:52Bagarre de rue entre fafs et antifas dans les rues de Lyon, c'est quelque chose qui est extrêmement banal.
00:07:56Qu'on le déplore ou non, c'est quelque chose qui est extrêmement banal.
00:07:58C'est juste que là, tout ce truc-là a été fait au moment où il y avait la conférence
00:08:02de Rima Hassan,
00:08:03parce que du coup, Nemesis a tenté de faire venir des gens en se disant « on est à Lyon,
00:08:06ça va chauffer ».
00:08:06Et effectivement, ça a chauffé entre un groupe de fafs et un groupe d'antifas, bagarre, cagoule, les deux groupes
00:08:12étaient cagoulés,
00:08:15fumigène, lacrymo, bagarre de rue, quoi.
00:08:17C'est quelque chose d'extrêmement banal et ça s'est fait vraiment en marge de l'action de Nemesis,
00:08:21mais ce n'est pas directement lié à l'action de Nemesis et encore moins à la conférence de Rima
00:08:24Hassan.
00:08:24Sachant que je voulais juste dire un truc, quelqu'un rappelle dans le chat aussi qu'il y avait deux
00:08:27événements en fait à Sciences Po,
00:08:28qui fait qu'il y avait à la fois des fafs et des antifas dans les rues de Lyon ce
00:08:31jour-là.
00:08:32Il y avait la conférence de Rima Hassan avec le petit happening de Nemesis,
00:08:35mais il y avait aussi une autre conférence à Lyon 3 avec une personnalité de droite nationaliste
00:08:39et du coup il y avait des antifas qui, pareil, venaient protester devant l'IEP de Lyon 3 pour ça.
00:08:45Donc c'est fait qu'en fait il y avait plein d'antifas et plein de fafs présents à Lyon
00:08:47sur la même journée
00:08:49et c'est pour ça que ça a pété en fait.
00:08:50Parce qu'on est à Lyon et à Lyon c'est banal en fait les affrontements de ce genre.
00:08:53Et là, ce qu'il faut rappeler et ce que nous dit la vidéo du canard enchaîné,
00:08:58c'est qu'effectivement il y a des affrontements qui éclatent peu avant le rassemblement Nemesis
00:09:06et donc la conférence de Rima Hassan.
00:09:08Ce qu'on voit sur cette vidéo-là, c'est que les militants de groupuscules d'extrême droite
00:09:13chargent des militants antifascistes avec des sortes de feu d'artifice, de fumigène,
00:09:20éclatent une bagarre, on va la regarder ensuite.
00:09:22Je l'ai en même temps pendant que tu parles.
00:09:25Éclatent une bagarre ensuite et puis ensuite il se retrouve après le rassemblement Nemesis
00:09:32et c'est là où ça dégénère.
00:09:34Ce qui est banal entre guillemets et ça ne devrait pas l'être,
00:09:37c'est évidemment d'assister à une telle violence, un tel déchaînement de violence.
00:09:41Ce qui est encore moins banal par contre c'est l'issue.
00:09:44C'est vrai que quand on voit qu'il y a des personnes...
00:09:47Là c'est les images de la Rix initialement.
00:09:48Quand on voit des personnes qui sont gisantes dans la rue
00:09:53et que des personnes marchent à côté pour leur mettre des coups de pied
00:09:55pour aggraver leur lésion cérébrale, ça ce n'est pas normal, c'est absolument intolérable.
00:10:01Mais par contre ce qui est vrai c'est qu'à Lyon c'est malheureusement beaucoup trop habituel
00:10:05de voir ce genre de scène.
00:10:07Pourquoi ? Parce que les groupuscules d'extrême droite pullulent
00:10:11et sont laissés complètement libres de leur mouvement.
00:10:15Ils ont des locaux, ils ont des cafés, ils ont des capacités de rassemblement,
00:10:20leurs groupes sont dissous puis renaissent dans une impunité totale et absolue
00:10:27au point de voir des agressions d'ailleurs partout dans Lyon.
00:10:31Peut-être qu'on en parlera un peu plus tard.
00:10:34Donc voilà, c'est aussi tout ça le contexte.
00:10:37Ce n'est pas uniquement des antifascistes qui sont arrivés avec la bave aux lèvres
00:10:40et un couteau entre les dents.
00:10:41C'est un contexte bien précis où l'extrême droite fait sa loi dans la rue
00:10:46et où l'antifascisme s'est organisé.
00:10:49Et malheureusement ça a complètement dégénéré là avec le pire qui pouvait arriver,
00:10:54c'est la mort d'un homme.
00:10:57Et sachant que moi par exemple qui suis la politique depuis assez longtemps quand même,
00:11:00ça fait une dizaine d'années à peu près, que je suis dans des manifestations, etc.
00:11:03Enfin je pense que vous pourrez confirmer sur le tchat ce qui suit la politique depuis un petit moment.
00:11:06Ce genre d'image là, ce genre d'image là, j'ai vu ça des dizaines et des dizaines et
00:11:11des dizaines de fois.
00:11:11Il n'y a vraiment rien de nouveau là-dessus.
00:11:13La seule chose qui est nouvelle, il n'y a pas une augmentation de la violence,
00:11:16une augmentation des affrontements, une augmentation de la violence antifasciste
00:11:19ou même une augmentation peut-être de la violence des fafes dans ce contexte-là,
00:11:22des bagarres de rue de ces genres.
00:11:23Je sais qu'il y a dix ans, en manif, je voyais des images comme ça tout le temps.
00:11:26J'ai vu ça 110 fois.
00:11:28Le seul truc qui est nouveau, c'est que là il y a eu un mort
00:11:29parce que quelqu'un a décidé de donner un coup de pied dans la tête à quelqu'un qui était
00:11:32au sol,
00:11:33ce qui est complètement con de faire ça et ce qui n'avait pas à être fait.
00:11:35Donc voilà, on n'est pas en train de dire
00:11:36« Oh c'est pas grave, c'est la base de se battre entre faf et antifa, on s'en
00:11:40fout, etc. »
00:11:41Dans tous les cas, c'est la base de se battre entre faf et antifa
00:11:43au sens où c'est arrivé des dizaines et des dizaines de fois et il n'y a rien de
00:11:46nouveau.
00:11:46Par contre, le fait que, malgré le fait que la moitié du groupe de faf s'était barrée à ce
00:11:51moment-là,
00:11:52qu'il y a trois personnes qui restent au sol
00:11:53et que du coup des antifa ont décidé de s'acharner sur quelqu'un qui était déjà au sol,
00:11:57ça c'est peut-être un peu nouveau et c'est ça le vrai événement.
00:11:59Mais sinon, en vérité, on pourrait quasiment résumer ça à un mort dans une bagarre de rue,
00:12:02ce qui est malheureux, ce qui n'est vraiment pas un événement si massif que ça.
00:12:07Ça ne doit pas être un tsunami politique comme ça l'est actuellement,
00:12:10étant donné qu'en vérité c'est tristement banal ce genre de situation.
00:12:12Et ça, pour moi, c'est très important de le rappeler.
00:12:14Complètement. Et puis moi, ce qui me dérange aussi, c'est qu'on occulte une grande part des responsabilités.
00:12:20On ne parle pas, par exemple, de la responsabilité des pouvoirs publics, de l'intérieur aussi,
00:12:25qui est censée protéger la population, sécuriser les rues, sécuriser aussi les événements à risque.
00:12:31Dès lundi, d'ailleurs, dans un papier que vous pouvez encore une fois retrouver sur le site de l'Humanité,
00:12:36je parlais avec des agents du renseignement qui m'expliquaient qu'il y a eu des remontées.
00:12:40Il y a eu trois jours qu'il savait que Némésis allait faire une action.
00:12:44Exactement. Il y a eu des remontées des renseignements territoriaux.
00:12:47Ça aurait dû être pris au sérieux.
00:12:50En fait, moi, ce que me dit ça, notamment un agent du renseignement,
00:12:53il me dit que la question qui se pose, c'est pourquoi on n'a pas fait le boulot ?
00:12:55Et c'est vrai parce qu'en fait, il y a eu un travail de fait par les renseignements,
00:12:59d'alerte notamment sur les méthodes du collectif Némésis, sur le risque que ça dégénère.
00:13:04Ce que me dit un agent du renseignement, c'est qu'on est quand même dans la capitale des groupuscules
00:13:08d'extrême droite.
00:13:08À quel moment on ne se dit pas qu'une conférence avec Rima Hassan, qu'on soit d'accord ou
00:13:13pas avec elle,
00:13:14mais on connaît à quel point elle peut cliver, notamment, et à quel point elle peut rendre fou aussi les
00:13:19droits tard,
00:13:19à quel point on ne se dit pas que ça peut dégénérer, que ça vienne d'un camp ou que
00:13:24ça vienne de l'autre.
00:13:24Juste simplement, quand on se place du côté de la puissance publique et de l'autorité publique,
00:13:28normalement, on met les moyens pour sécuriser.
00:13:30Et voilà, et de ce côté-là, il n'y a rien qui est dû dans les médias.
00:13:35Je vois que, c'était quand c'était lundi, je crois, où Laurent Nunez était sur France Inter face à
00:13:38Benjamin Duhamel.
00:13:39Je parle de Benjamin Duhamel à chaque stream, mais c'est presque ma bête noire.
00:13:42Mais il ne lui pose aucune question sur l'efficacité du dispositif policier,
00:13:47sur la vigilance qui a été apportée ou pas à ces événements.
00:13:53Alors que, par contre, les alertes venaient de partout, c'est quand même aussi assez ahurissant.
00:14:00Ah oui, je me ressouviens d'où je voulais aller.
00:14:02Hier, à l'Assemblée nationale, on en parlait tout à l'heure pendant les questions au gouvernement,
00:14:06Mathilde Panot, justement, elle, prend la responsabilité, on en parlera un peu plus tard,
00:14:10mais Sébastien Lecornu botte totalement en touche.
00:14:12Bon, on en parlera un peu plus tard, mais tout ça pour dire que les autorités aussi doivent être questionnées
00:14:17sur leur responsabilité.
00:14:17Et ce qui n'empêche pas, évidemment, de dire que ça n'aurait pas dû avoir lieu,
00:14:24que les personnes, les 11 personnes qui ont été interpellées,
00:14:27si jamais leur culpabilité s'avère vérifier, qu'elles n'auraient pas dû faire ce qu'elles ont fait.
00:14:33Mais par contre, on peut aussi poser la question de la responsabilité de l'État,
00:14:36ou en tout cas plutôt des absences et des failles sécuritaires qui ont eu lieu.
00:14:39Tout à fait, parce que justement, c'est ça, on parle de sécuritaire, le but, c'est d'assurer la
00:14:42sécurité de tout le monde.
00:14:44Voilà, éviter qu'il y ait des morts, en fait.
00:14:45La police, c'est censé être les forces de l'ordre, c'est-à-dire que tout soit en ordre,
00:14:49et que si jamais il y a des bagarres de rue, on évite qu'il y ait des bagarres de
00:14:51rue qui peuvent mener à un mort.
00:14:52C'est censé être le rôle de la police, et sont censés être neutres par rapport à cette histoire,
00:14:56dire « Faf versus Antifa, c'est pas notre histoire, juste pas de mort dans la rue, pas de bagarre,
00:15:00tout ça c'est illégal,
00:15:01on quadrille le truc pour être sûr que ça ne se barre pas en cacahuètes, finalement. »
00:15:04Et effectivement, la police n'a absolument rien fait.
00:15:06La police laisse faire ce genre de choses, laisse faire les groupuscules extrême-droites dans Lyon depuis des années et
00:15:11des années,
00:15:12depuis au moins une décennie, et on se retrouve à des situations comme ça, où il y a une augmentation
00:15:16des affrontements,
00:15:17des rixes dans Lyon depuis des années, qui a un mort à un moment donné.
00:15:20Là, c'est tombé du côté Faf, ça aurait très bien pu tomber du côté Antifa,
00:15:23et c'est plus ou moins ce qui s'était passé avec Clément Méric d'ailleurs, en 2013, il y
00:15:26a 13 ans.
00:15:27Donc, encore une fois, ce qui est plus intéressant dans cette histoire-là, en réalité, à analyser politiquement,
00:15:31c'est le traitement médiatique, les retombées politiques, il y a tout ça,
00:15:34comment chacun instrumentalise l'affaire, parce que tout ça crée un moment politique extrêmement important,
00:15:40plus que l'affaire en soi, qui est finalement tristement banale.
00:15:44Donc voilà, c'est pour ça que là, on va s'intéresser un petit peu au traitement médiatique,
00:15:46sachant qu'on l'a expliqué, Némésis a directement essayé de dire,
00:15:50oui, c'était quelqu'un de notre service de sécurité, qui était venu,
00:15:52il était là pour défendre des femmes face au ordre de l'Antifa,
00:15:55sachant que ce narratif, même s'il a été totalement battu en brèche par la suite,
00:15:58par le travail de médias de gauche, principalement, contenté de rétablir la vérité,
00:16:02et aussi par l'enquête policière, finalement, qui a rétabli les faits,
00:16:04un petit peu, qui a commencé à rétablir les faits,
00:16:07directement, le narratif a été repris d'abord par les chaînes d'extrême droite,
00:16:10puis après par d'autres médias, et jusqu'au cœur de l'Assemblée Nationale,
00:16:14au mépris de la vérité.
00:16:15Donc ce que je te propose, c'est de commencer en regardant ce petit édito de Kevin Bossuet sur CNews,
00:16:19qui résume très très bien ce qu'a été la position initiale, médiatiquement, de toute cette affaire.
00:16:25Voilà, Kevin Bossuet qui dit,
00:16:27« Quentin est notre Charlie Kirk à nous, etc., etc. »
00:16:30Vous allez voir comment il décrit Quentin,
00:16:31après, on va faire un petit peu notre propre CV de Quentin,
00:16:35pour voir un petit peu dans quelle famille politique,
00:16:37et dans quelle forme d'action politique il s'inscrit.
00:16:39Voilà, on contraste avec le discours de Kevin Bossuet,
00:16:41qui a été repris à peu près, enfin qui a été repris,
00:16:43qui a été le même discours que la quasi-intégralité des médias.
00:16:48C'est des menteurs, tout ça a été des mensonges.
00:16:51C'est notre Charlie Kirk à nous.
00:16:53Quentin est mort pour ses idées, parce qu'il aimait la France,
00:16:57parce que c'était un patriote, il n'était pas là pour attaquer,
00:17:01il était là pour protéger.
00:17:03Je oublie de mettre pause, il n'était pas là pour attaquer, il était là pour protéger.
00:17:06Dire ça, factuellement, ce n'est pas vrai.
00:17:07Il était dans des groupes qui font de l'entraînement en combat,
00:17:10il a décidé de venir en contact avec une cagoule, avec 15 autres gars,
00:17:14avec des gazeuses, ils se battent avec des béquilles, avec des armes par destination.
00:17:17Dire ça, c'est factuellement faux.
00:17:19Il était dans des groupes violents, voilà, c'est tout, objectivement.
00:17:22Oui, complètement, et puis dire, il aimait la France, c'est un patriote,
00:17:26appartenir à des groupes néo-fascistes et participer à des manifs néo-nazis,
00:17:29moi je n'appelle pas ça, il met la France.
00:17:31Oui, c'est peut-être le moment de rappeler un petit peu
00:17:33dans quel type de groupuscules il pouvait évoluer.
00:17:36Il y a eu un super article de Mediapart qui est sorti hier ou avant-hier,
00:17:38je ne me souviens plus très bien, il faut juste que je retrouve mes notes,
00:17:41qui fait un petit peu la liste de tous les groupes auxquels ils appartenaient,
00:17:44donc j'ai tout noté.
00:17:46Quentin était proche de l'Action Française,
00:17:47donc un groupuscule historique, royaliste, antisémite, historiquement collaborationniste,
00:17:51des fans de Charles Maurras condamnés à la prison à perpétuité,
00:17:54à la libération pour collaboration avec les nazis, voilà.
00:17:57Il était proche de Academia Christiania,
00:17:59qui est une organisation catholique traditionnaliste d'extrême droite,
00:18:01qui a participé à plusieurs événements de l'extrême droite française.
00:18:06Il était cofondateur d'un groupuscule néo-fasciste violent,
00:18:09je reprends mots pour les qualificatifs de Mediapart,
00:18:11ce n'est pas mes qualificatifs à moi,
00:18:13qui s'appelait Allobroche-Bourguin,
00:18:15qui était un petit groupuscule vraiment d'extrême droite,
00:18:17un groupuscule néo-fasciste violent d'Immédiapart,
00:18:19où il était cofondateur dans sa ville.
00:18:20Il a participé à la marche du comité du 9 mai,
00:18:23donc rappelez-vous, c'est cette grande marche,
00:18:25où ils avaient des espèces de grands fagnons et des croix celtiques,
00:18:27une marche officiellement néo-fasciste.
00:18:30Pour vous dire, lors de cette marche,
00:18:32ils avaient des tambours,
00:18:33qui étaient des tambours au nommage aux tambours des jeunesses hitlériennes.
00:18:35Voilà, vous vous souvenez peut-être de ça,
00:18:36c'était l'année dernière,
00:18:37Quentin était présent à cette marche avec son collectif Allobroche-Bourguin,
00:18:41donc je rappelle, groupuscule néo-fasciste violent.
00:18:43Il a participé à des ateliers d'un actif club,
00:18:46donc des actifs clubs,
00:18:46c'est des espèces de confédérations,
00:18:48de groupuscules d'extrême droite,
00:18:49qui font des entraînements en combat,
00:18:50qu'on peut classer dans le suprématisme blanc
00:18:52et de l'idéologie accélérationniste,
00:18:53donc là on est très très très très très à l'extrême droite.
00:18:55Il est aussi proche de Audace,
00:18:57qui est un descendant du bastion social,
00:18:58un groupuscule qui a été dissous depuis,
00:19:00qui sont des nationalistes révolutionnaires,
00:19:02à classer comme le GUT,
00:19:03par exemple le groupe Aignan Défense,
00:19:04qui sont des gens qui sont profondément anti-républicains,
00:19:08racistes, suprématistes blancs,
00:19:09xénophobes, etc.
00:19:11Audace qui dit notre camarade Quentin,
00:19:12bien connu de nos militants.
00:19:14Voilà.
00:19:15Juste pour faire un petit rappel des faits,
00:19:16sur le profil de Quentin,
00:19:17alors ça ne veut pas dire qu'il méritait la mort,
00:19:18c'est pas ça que je suis en train de dire.
00:19:19Bien sûr.
00:19:20Mais peut-être qu'il méritait de ne pas avoir ce genre d'hommage
00:19:23et d'être présenté comme étant un simple amoureux de la France,
00:19:26un simple patriote,
00:19:26c'est faux, ce n'est pas ce qui s'est passé.
00:19:28Et puis j'ajoute à ça,
00:19:29en petite cerise de Jean Legato,
00:19:30qu'il était aussi fidèle de la paroisse traditionnaliste
00:19:35de la Fraternité Saint-Pierre,
00:19:36à la collégiale Saint-Just de Lyon,
00:19:38c'est à rallonge du coup,
00:19:39c'est pour ça que je le disais,
00:19:40mais qui est juste le carrefour de toutes les extrêmes droites.
00:19:43Voilà, une église traditionnaliste,
00:19:45bien connue de ces milieux-là.
00:19:48Alors évidemment, le Figaro,
00:19:49si vous regardez le Figaro,
00:19:51c'est un simple pratiquant,
00:19:53c'est quelqu'un de pieux
00:19:54et qui aimait la philosophie, le tennis.
00:19:56Mais quand on appartient
00:19:57et quand on est un fidèle de cette église-là,
00:20:00ça dit quelque chose aussi du CV,
00:20:02du pédigré politique de la personne
00:20:04qui, encore une fois,
00:20:05ne méritait pas la mort pour...
00:20:06Enfin, personne ne mérite la mort pour ses idées.
00:20:08Mais par contre,
00:20:08il faut aussi replacer qui il était.
00:20:11Qu'ils disent,
00:20:12c'est une sorte de Charlie Kirk.
00:20:13Là, OK, parce que quelque part,
00:20:15parce qu'en fait,
00:20:15il avait les mêmes idées, je crois,
00:20:17enfin, ou pas loin,
00:20:17voire même encore plus radicales, peut-être.
00:20:19Par contre, de là à en faire un martyr,
00:20:21un saint, un patriote,
00:20:22quelqu'un qui aimait la France
00:20:24et qui...
00:20:25Ou un martyr de la...
00:20:26Je crois que c'était trop loin,
00:20:26un patriote qui aime la France,
00:20:27mais ce n'est pas ça
00:20:28qu'il définit politiquement encore.
00:20:29Oui, qui l'aimait mal en tout cas,
00:20:30mais qui aimait une certaine version
00:20:32de la France, très blanche, etc.
00:20:34Bref.
00:20:35Mais ça n'en fait pas un martyr,
00:20:36comme, là encore,
00:20:37je vais m'acharner sur le Figaro,
00:20:38mais je vous invite à vous régaler
00:20:40et à lire le...
00:20:41Vous régaler, prenez quand même
00:20:42des calements avant,
00:20:43mais à lire l'édito du Figaro
00:20:45de lundi,
00:20:45si je ne me trompe pas,
00:20:46c'est lundi de...
00:20:48Je ne sais plus comment on s'appelle
00:20:49le journaliste, mais bon, bref.
00:20:50C'était Paul Sugie ?
00:20:51Non, non, c'était Ndito.
00:20:53Ah bon, bref,
00:20:54sur la première page de lundi,
00:20:55vous irez voir,
00:20:57qui dit, en gros,
00:20:59Quentin de Ranck
00:20:59est un martyr
00:21:00de la liberté d'expression.
00:21:02En gros,
00:21:02qui a voulu faire taire
00:21:03l'extrême gauche.
00:21:04Un martyr de la liberté d'expression,
00:21:05quand même,
00:21:06enfin, c'est...
00:21:07Et surtout...
00:21:08C'est quand même particulier.
00:21:09Enfin, liberté...
00:21:10Il défendait
00:21:11quelle liberté d'expression, en fait,
00:21:12celle d'être raciste,
00:21:14celle de pouvoir...
00:21:17Enfin, bref,
00:21:17je vais m'arrêter là.
00:21:20Du coup,
00:21:20pourquoi on parle de ça ?
00:21:21Parce que ce qui est hallucinant,
00:21:22c'est que
00:21:23tout ce discours-là,
00:21:24c'est pour condamner
00:21:24la violence politique
00:21:25de l'extrême gauche.
00:21:26Je veux dire,
00:21:26condamner la violence politique
00:21:26de l'extrême gauche,
00:21:27OK, à la limite,
00:21:28mais quand Quentin lui-même
00:21:29était dans des groupuscules
00:21:30qui s'inscrivent parfaitement
00:21:31dans la violence politique
00:21:32d'extrême droite,
00:21:33ça rend le truc totalement hypocrite
00:21:34et totalement con.
00:21:36On va regarder un petit peu
00:21:37la suite,
00:21:37peut-être pas en entier
00:21:37de ce que dit Kevin Bossuet,
00:21:39mais en fait,
00:21:39ça sera un bon exemple
00:21:40de tout le discours
00:21:40qui s'est déroulé initialement
00:21:41pendant plusieurs jours
00:21:42avant qu'enfin
00:21:43des informations
00:21:44commencent à sortir
00:21:45sur ce qui s'était
00:21:47réellement passé.
00:21:48Quentin appartient
00:21:48à la France des honnêtes gens,
00:21:50c'était un jeune étudiant,
00:21:51fan de tennis,
00:21:53fan de philosophie,
00:21:54qui était très impliqué
00:21:56dans sa paroisse,
00:21:58qui incarne finalement
00:21:59cette jeunesse
00:21:59qui n'a pas renoncé
00:22:00à porter le drapeau tricolore
00:22:04et qui était fier
00:22:05de porter ce drapeau tricolore.
00:22:07Et moi,
00:22:08il y a quelque chose
00:22:08qui me marque,
00:22:09c'est toute cette indulgence
00:22:11vis-à-vis de l'extrême gauche,
00:22:13vis-à-vis de ces antifascistes
00:22:15qui se comportent
00:22:16en véritables fascistes.
00:22:18Si on en est arrivé...
00:22:19Encore une fois,
00:22:21Quentin était
00:22:22dans des groupuscules
00:22:23d'extrême droite
00:22:23officiellement classés
00:22:24comme des néofascistes
00:22:25qui le revendiquent eux-mêmes.
00:22:26La marge du comité du 9 mai,
00:22:28allez voir n'importe qui,
00:22:29je vous déconseille
00:22:30d'aller voir ces gens-là,
00:22:31mais allez voir n'importe qui
00:22:31qui a participé
00:22:32à la marge du comité du 9 mai,
00:22:33on leur dit,
00:22:34vous êtes fascistes,
00:22:35ils vont être honnêtes
00:22:36et dire oui,
00:22:36nous sommes des fascistes,
00:22:37c'est des gens qui le revendiquent,
00:22:38c'est des gens qui marchent
00:22:39avec des croix celtiques.
00:22:41En 1974 ou 72,
00:22:42je ne sais plus exactement,
00:22:43quand le Front National
00:22:43a été fondé,
00:22:44alors c'est le Front National
00:22:45époque Jean-Marie Le Pen,
00:22:48époque antisémitisme,
00:22:49négationnisme,
00:22:49etc.
00:22:50Ils ont décidé
00:22:51d'enlever le symbole
00:22:51de la Croix Celtique
00:22:52parce qu'il était trop marqué
00:22:54au fascisme,
00:22:54par rapport au fascisme,
00:22:56notamment parce que
00:22:56c'était le symbole
00:22:57de Ordre Nouveau
00:22:57qui était un parti
00:22:58d'extrême droite
00:22:59officiellement néofasciste
00:23:00qui existait avant
00:23:00le Front National.
00:23:01Donc à partir du moment
00:23:02où Quentin a défilé
00:23:04avec des croix celtiques
00:23:05dans une manifestation
00:23:06et qu'on le protège
00:23:07en lui disant
00:23:07les vrais fascistes
00:23:08sont les antifascistes
00:23:09et ils sont quasiment
00:23:10en train de manquer
00:23:10de respect à Quentin
00:23:11qui lui-même
00:23:11est un fasciste revendiqué.
00:23:13C'est là que ça me rend
00:23:14totalement fou cette histoire.
00:23:15Vraiment ça n'a aucun sens.
00:23:16Ils prennent la vérité,
00:23:17ils la retentent sur elle-même
00:23:18et le fait que tout le monde
00:23:19ait appuyé ce narratif
00:23:20quasiment jusqu'au cœur
00:23:21de nos institutions républicaines
00:23:23et normalement la République,
00:23:24tout ce qui est groupuscules
00:23:25néofascistes,
00:23:26croix celtiques, etc.
00:23:27ce n'est pas dans l'arc républicain.
00:23:28Moi ça me rend fou.
00:23:30Vraiment ça me rend fou.
00:23:31Là, c'est parce que finalement
00:23:33dans le débat public
00:23:34on a excusé,
00:23:36on a relativisé
00:23:37et puis regardez
00:23:38ce qui se passe
00:23:39dans les médias
00:23:39de services publics.
00:23:40J'ai regardé quand même Thierry.
00:23:43Sachant qu'en plus
00:23:43il dit ça,
00:23:44moi je propose d'arrêter
00:23:45de regarder maintenant
00:23:45parce qu'on n'a pas d'autre extrait
00:23:46et après ça va s'amenerver.
00:23:49Il dit regardez les services publics
00:23:50comment ils traitent l'affaire
00:23:51etc.
00:23:51Donc ça c'était le 14 février 2026
00:23:53c'était samedi.
00:23:54C'était posté par CNews
00:23:55samedi à 6h40
00:23:56enfin à 18h40.
00:23:57Ok ?
00:23:58À ce moment-là
00:23:59on n'avait pas de truc
00:24:00sur le service public
00:24:00ou ça défendait Quentin
00:24:01ou quoi que ce soit.
00:24:02À ce moment-là
00:24:02les seules personnes
00:24:03qui en parlaient dans les médias
00:24:04c'était des Kevin Bossuet
00:24:05c'était l'extrême droite
00:24:06c'était les chaînes
00:24:06qui n'ont vérifié aucune info
00:24:07qui n'ont pas attendu une journée
00:24:08d'en savoir un peu plus clair
00:24:09sur l'affaire
00:24:10et qui directement appuyent
00:24:11le narratif qui a été proposé
00:24:12par l'extrême droite
00:24:13la plus crasse de Frontière
00:24:14et Alice Cordier.
00:24:15Et donc là déjà
00:24:16ils préchottent le fait
00:24:17que le service public
00:24:18oh là là
00:24:19c'est qu'un tas de gauchistes
00:24:19etc.
00:24:20Alors que la plupart
00:24:21des journalistes du service public
00:24:22ne s'étaient pas encore
00:24:23réellement prononcés
00:24:24sur l'affaire
00:24:24faute d'information quoi.
00:24:26Oui et puis dimanche
00:24:28il fallait regarder
00:24:30les médias de service public
00:24:31pardon
00:24:32France Info
00:24:33France Inter
00:24:33etc.
00:24:34il y avait un travers
00:24:35déjà qu'on pouvait observer
00:24:36c'est qu'il citait Némésis
00:24:37comme première source
00:24:39sans remettre forcément
00:24:40en question
00:24:40sans interroger le truc
00:24:42sans se demander
00:24:43s'il n'y avait pas
00:24:43une tentative de manipulation
00:24:45une volonté de créer
00:24:46un récit
00:24:47un storytelling
00:24:47il n'y avait rien de tout ça
00:24:48donc en fait
00:24:49quand j'entends Kevin Bossuet
00:24:51faire un procès
00:24:52au service public
00:24:53en complicité
00:24:55d'une certaine façon
00:24:56ça me fait quand même
00:24:57ça me fait quand même marrer
00:24:58parce que si vraiment
00:25:00les médias de service public
00:25:01étaient des médias gauchistes
00:25:02complètement déconnectés
00:25:03de la réalité
00:25:03qui ont voulu
00:25:06disons soutenir
00:25:07les méthodes
00:25:08qui avaient été employées
00:25:09par les personnes
00:25:10qui ont tué
00:25:12Quentin de Ranck
00:25:13ben en fait
00:25:14il serait pris autrement
00:25:15donc on est très très très loin
00:25:17de ce qu'il dit
00:25:18mais voilà
00:25:19là on est encore une fois
00:25:20dans un discours très trompien
00:25:21où on s'en franchit
00:25:21absolument de la réalité
00:25:22parce qu'on a un récit
00:25:24à servir
00:25:24c'est celui de
00:25:25nous sommes
00:25:26du côté de la vérité
00:25:28c'est ce retournement là aussi
00:25:30on est du côté de la vérité
00:25:31on est du côté
00:25:32des patriotes
00:25:33du côté de l'intérêt général
00:25:34et face à nous
00:25:36on a
00:25:37pour reprendre
00:25:39un slogan
00:25:40disons
00:25:40de l'extrême droite
00:25:42en face de nous
00:25:42on a quelque part
00:25:43l'anti-France
00:25:44mais c'est ça
00:25:44c'est vraiment ça
00:25:46c'est quelque chose
00:25:46qui avait été employé à l'époque
00:25:47par l'action française d'ailleurs
00:25:49voilà
00:25:49avec une tonalité
00:25:50bien antisémite
00:25:51parce que c'était à l'époque
00:25:51de l'affaire Dreyfus
00:25:52et puis ça a vécu après
00:25:53mais c'est ça en fait
00:25:54la volonté de personnes
00:25:56comme Kevin Bossuet
00:25:57et toute la galaxie
00:25:58Bolloré
00:25:59et l'arriacosphère
00:25:59c'est diviser
00:26:01la société
00:26:02et l'espace médiatique
00:26:03et politique
00:26:04en deux camps
00:26:04c'est les patriotes
00:26:05d'un côté
00:26:06et l'anti-France de l'autre
00:26:07on en est revenu là
00:26:08malheureusement
00:26:08totalement
00:26:09alors je t'interromps
00:26:10en deux secondes
00:26:11là sur le chat
00:26:12ça parle d'une alerte
00:26:13à la bombe
00:26:13au siège national
00:26:14de la France insémite
00:26:14ouais
00:26:15t'as des infos
00:26:16sur ton téléphone
00:26:16alors voilà
00:26:17alors le siège
00:26:18alors de toute façon
00:26:18on comptait parler de LFI
00:26:19dans une deuxième séquence
00:26:20là c'était un petit peu
00:26:21rétablir l'effet
00:26:21etc.
00:26:26le siège de LFI
00:26:26a été évacué
00:26:27effectivement il y a eu
00:26:28une menace
00:26:29à la bombe
00:26:31là la police
00:26:33est sur place
00:26:33apparemment tout le monde
00:26:34a été évacué
00:26:35les salariés
00:26:35et les militants
00:26:36et Manuel Bompard
00:26:38donc le dirigeant
00:26:39le coordinateur national
00:26:40de la France insoumise
00:26:41dit que l'ensemble
00:26:42de salariés
00:26:43et des militants
00:26:43sont en sécurité
00:26:44mais en tout cas
00:26:44voilà
00:26:46pour l'instant
00:26:46ce qu'on sait
00:26:48c'est quand même fou
00:26:49parce que là
00:26:49il y a eu tout un discours
00:26:50sur halte à la violence
00:26:51en politique
00:26:52un discours qui est
00:26:52totalement légitime
00:26:53et qui est totalement
00:26:55il n'y a pas de souci
00:26:55avec ça quoi
00:26:56donc les mêmes
00:26:56qui se cachent derrière
00:26:57un discours
00:26:58halte à la violence politique
00:26:59regardez
00:26:59les antifas sont les vrais violents
00:27:00nous on n'est pas des vrais violents
00:27:02derrière
00:27:02trois jours après
00:27:03il y a une alerte à la bombe
00:27:04et quelqu'un qui a essayé
00:27:04de faire un attentat
00:27:05au siège de la France insoumise
00:27:06donc je veux dire
00:27:07si on veut vraiment
00:27:07prendre au sérieux
00:27:08de dire le discours
00:27:09qui consiste à dire
00:27:09halte à la violence en politique
00:27:10il va falloir arrêter
00:27:11d'instrumentaliser
00:27:12cette violence politique
00:27:13pour taper toujours
00:27:14uniquement sur l'extrême gauche
00:27:15et de rentrer dans le narratif
00:27:16des nationalistes
00:27:16et des racistes
00:27:17et commencer à prendre au sérieux
00:27:18le fait
00:27:19l'état de fait
00:27:20de la violence politique
00:27:21et à ce moment là
00:27:22à partir du moment
00:27:22à voir
00:27:24à attendre
00:27:24ça va être confirmé
00:27:25ou infirmé
00:27:25ce n'est qu'une alerte à la bombe
00:27:26on ne sait pas exactement
00:27:27ce qui s'est passé
00:27:27mais si demain
00:27:28ou dans la soirée
00:27:29on apprend qu'effectivement
00:27:30il y a une tentative
00:27:31d'attenté à la bombe
00:27:31au siège national
00:27:32du premier parti de gauche
00:27:33en France
00:27:34je veux dire
00:27:34tous ceux là
00:27:35qui ont eu les discours
00:27:36sur les plateaux télé
00:27:36qui ont repris les narratifs
00:27:37de l'extrême droite
00:27:37en s'appuyant sur la critique
00:27:39de la violence politique
00:27:39il va falloir qu'ils changent
00:27:40un petit peu leur fusil d'épaule
00:27:41et qu'ils admettent
00:27:42que le problème de la violence politique
00:27:43n'est pas le fait
00:27:44de l'extrême gauche
00:27:44absolument pas plus
00:27:45que l'extrême droite
00:27:45au contraire
00:27:46fait à l'appui
00:27:47parce que là franchement
00:27:48c'est en train de se barrer
00:27:49totalement en couille
00:27:50là j'avoue
00:27:50je lis ça sur le chat
00:27:51je suis un petit peu en impro
00:27:52dans cette histoire
00:27:52mais voilà
00:27:53puis en plus
00:27:54il y a cette alerte à la bombe
00:27:55mais ça s'ajoute aussi
00:27:57à plusieurs jours
00:27:57de menaces
00:27:59et de dégradations
00:27:59du côté des permanences
00:28:01parlementaires
00:28:02des permanences de campagne
00:28:03de candidats aux municipales
00:28:04mais aussi de domiciles personnels
00:28:06on le disait
00:28:07on l'a révélé
00:28:07dans l'UMA
00:28:08cette semaine
00:28:09avec à chaque fois
00:28:12député du Nord
00:28:13a vu sa permanence dégradée
00:28:14et derrière
00:28:14c'était un groupuscule
00:28:15d'extrême droite
00:28:16enfin voilà
00:28:16ça a été confirmé
00:28:17par les autorités
00:28:17donc on voit
00:28:20que l'extrême droite
00:28:21évidemment
00:28:21est un terreau
00:28:22violent évidemment
00:28:23qui a des envies
00:28:26de vengeance
00:28:27et de représailles
00:28:28et d'ailleurs
00:28:28on le voyait même
00:28:29dans les boucles
00:28:30on le voit encore
00:28:31dans les boucles télégrammes
00:28:32des différents groupuscules
00:28:33néo-fascistes
00:28:34nazis
00:28:35identitaires
00:28:36nationalistes
00:28:37c'est selon
00:28:38c'est selon
00:28:39selon les groupes
00:28:41mais avec une volonté
00:28:43de représailles
00:28:44et de vengeance
00:28:44par tous les moyens
00:28:45d'ailleurs
00:28:46l'action française
00:28:47l'a tweeté
00:28:48ils ont mis par tous les moyens
00:28:49même l'égo
00:28:49c'est intéressant
00:28:50c'est tellement habitué
00:28:51à l'illégalité
00:28:52on va même envisager
00:28:53la légalité
00:28:53attention
00:28:55mais l'action française
00:28:56et d'autres groupuscules
00:28:59le raie d'Angers
00:29:00par exemple
00:29:01l'Uminis
00:29:02qui sont des groupuscules
00:29:03qui à chaque fois
00:29:03sont des groupuscules
00:29:04qui rassemblent
00:29:05plusieurs dizaines de personnes
00:29:06ça a l'air pas énorme
00:29:07mais avec une capacité
00:29:07de nuisance immense
00:29:09et surtout qu'en fait
00:29:09c'est une toile
00:29:10c'est une toile
00:29:11de groupuscules
00:29:13racistes
00:29:13d'extrême droite
00:29:15qui ont
00:29:15un coeur
00:29:16d'en découdre
00:29:19contre des militants
00:29:20antifascistes
00:29:20contre des militants
00:29:21insoumis
00:29:22et d'ailleurs
00:29:22on le voyait
00:29:23on l'a vu
00:29:24et vous pouvez
00:29:25encore une fois
00:29:25retrouver le papier
00:29:26sur le site
00:29:27de l'Humanité
00:29:28mais sur certaines
00:29:30boucles télégrammes
00:29:31de groupuscules
00:29:32on publie
00:29:32des photos
00:29:33de militants
00:29:34qui en plus
00:29:34n'ont rien à voir
00:29:34parce qu'ils mettent
00:29:36des photos de suspects
00:29:36mais il y a aussi
00:29:36des militants
00:29:37qui n'ont rien à voir
00:29:37parce qu'ils sont juste de gauche
00:29:39des photos
00:29:40des noms
00:29:41des adresses
00:29:41l'adresse des proches
00:29:42etc
00:29:43avec des appels
00:29:45à s'en prendre à eux
00:29:46à s'en prendre à leur intégrité
00:29:47les gens étaient vraiment
00:29:47jetés en pâture
00:29:48c'est une militante
00:29:49du coup on va pas dire son nom
00:29:50parce qu'il a bien trop tourné
00:29:51donc c'est quelqu'un
00:29:52qui historiquement fait partie
00:29:53de la jeune garde
00:29:53et là du coup
00:29:54il y a tout un tas de gens
00:29:55d'extrême droite
00:29:55qui ont diffusé des infos
00:29:57son nom, son prénom
00:29:58en disant regardez
00:29:58on a la preuve
00:29:59qu'elle était présente
00:30:00et qu'elle a participé
00:30:00au passage à Tabas-Quentin
00:30:02au final
00:30:02ils sont en train de se manger
00:30:03une peintre d'inflammation
00:30:04parce que ça a été prouvé
00:30:05ça a été acté
00:30:06cette femme là
00:30:07elle est pas en France actuellement
00:30:08elle est actuellement
00:30:08en Amérique du Sud
00:30:09c'est absolument impossible
00:30:10qu'elle ait été sur place
00:30:11donc on voit très bien
00:30:12qu'alors que quand même
00:30:13il y a une enquête policière en cours
00:30:14il y a un de leurs camarades
00:30:15qui est mort
00:30:15qui est décédé quand même
00:30:16c'est pas rien
00:30:17ils sont en train d'inventer des choses
00:30:18ils laissent pas
00:30:20ni des journalistes
00:30:21un petit peu sérieux
00:30:21ni les enquêteurs
00:30:22ni la police
00:30:23faire leur travail
00:30:23pour essayer de comprendre
00:30:24ce qui s'est passé
00:30:24ils inventent des présences
00:30:26de militants
00:30:26ils les jettent en pâture
00:30:27sur les réseaux sociaux
00:30:28et elle a eu des menaces de mort
00:30:30etc etc
00:30:30donc là
00:30:31c'est vraiment le moment
00:30:32de se calmer
00:30:33garder la tête froide
00:30:34parce que ça peut vraiment
00:30:35se barrer en couille
00:30:35à tout moment
00:30:36et là c'est ce qu'on est en train de voir
00:30:37nous on fait son live ce matin
00:30:38qu'est-ce qu'il se passe
00:30:39alerte à la bombe
00:30:40le siège national de l'EFI
00:30:41est évacué
00:30:42moi j'avoue
00:30:42je suis un petit peu sur le cul
00:30:43je me dis waouh
00:30:44et bah
00:30:46on en est là
00:30:47c'est le produit
00:30:48comme tu dis
00:30:49en tout cas
00:30:49d'une
00:30:51une hystérisation
00:30:52du débat politique
00:30:53et on le voyait encore une fois
00:30:54à l'Assemblée nationale hier
00:30:55on va en discuter plus tard
00:30:56mais il y avait
00:30:57on a complètement assisté
00:30:58à un pas de deux
00:30:59entre
00:30:59voire un pas de trois
00:31:00entre le gouvernement
00:31:02la droite
00:31:03et l'extrême droite
00:31:04contre la France insoumise
00:31:05vraiment c'était
00:31:05c'était un acharnement absolu
00:31:07en les montrant
00:31:08comme responsables
00:31:09et en disant
00:31:10qu'ils ont du sens sur les mains
00:31:11ce qui évidemment
00:31:12n'est pas le cas
00:31:13alors après on peut critiquer
00:31:14la stratégie de la France insoumise
00:31:16qui aurait brutalisé
00:31:17ou je ne sais quoi
00:31:18on peut en parler
00:31:19enfin c'est pas un débat
00:31:20mais de là
00:31:21voilà
00:31:21Mélenchon qui parle un peu trop fort
00:31:22l'Assemblée nationale
00:31:23certains mots d'ordre
00:31:24ou parfois ils ont cette stratégie
00:31:25un peu grande gueule
00:31:25etc etc
00:31:26on peut le critiquer
00:31:27parce qu'on se dit
00:31:28que c'est une stratégie
00:31:29qui n'est pas la bonne
00:31:31peu importe
00:31:32pourquoi pas
00:31:32mais faire des liens
00:31:33entre le style de LFI
00:31:35parce qu'au final
00:31:35c'est plus un style
00:31:36que des éléments de discours
00:31:37très concrets
00:31:38faire le lien directement
00:31:39entre le style LFI
00:31:40dans les institutions
00:31:41ou dans les médias
00:31:42et un meurtre
00:31:44c'est d'une indignité quand même
00:31:45c'est un truc de fou
00:31:47prenons les choses au sérieux
00:31:48les premiers à dire
00:31:49hommage à Quentin
00:31:50justice pour Quentin
00:31:51etc etc
00:31:51c'est les premiers à ne pas
00:31:52prendre au sérieux
00:31:53ce qui s'est réellement passé
00:31:54et au final
00:31:55ne même pas respecter
00:31:56la mort de leurs propres camarades
00:31:57pour la simple et bonne raison
00:31:58qu'ils utilisent ça
00:31:59pour au final
00:32:00dire tout et n'importe quoi
00:32:01dans l'objectif
00:32:01de toujours la même chose
00:32:03diaboliser la gauche
00:32:04diaboliser LFI
00:32:05pour diaboliser la gauche
00:32:06diaboliser l'antifascisme
00:32:07diaboliser
00:32:09les communistes
00:32:10je ne sais pas
00:32:10tout ce que vous voulez
00:32:11tout ce camp là
00:32:11tout ce qui est à peu près rouge
00:32:12dans ce pays
00:32:13et mettre en avant
00:32:14les patriotes
00:32:15comme ils disent
00:32:16l'extrême droite
00:32:16la droite nationaliste
00:32:17et voilà
00:32:18et tout ça s'inscrit
00:32:19dans une stratégie
00:32:19de diabolisation
00:32:20et d'extrême-droitisation
00:32:21de la France
00:32:21que nous on en parle
00:32:22à chaque live
00:32:23de toute manière
00:32:23on ne va pas vous expliquer
00:32:24tout ça quoi
00:32:25ils prennent la mort
00:32:26d'un des leurs
00:32:26pour au final
00:32:27appuyer leur narratif
00:32:29en mentant quoi
00:32:30c'est vraiment
00:32:31une indignité crasse
00:32:32et le pire dans tout ça
00:32:33c'est qu'effectivement
00:32:34c'est remonté
00:32:34et ça a été repris
00:32:35jusqu'au coeur
00:32:36de nos institutions
00:32:36et là je vous propose
00:32:37de regarder justement
00:32:38la minute de silence
00:32:38qui a été fait
00:32:39enfin au moins
00:32:39le petit discours
00:32:40de Yael Lebrun Pivet avant
00:32:41pour voir que
00:32:42tout ça a été
00:32:43jusqu'au plus haut niveau
00:32:44de l'état finalement
00:32:45ou en tout cas
00:32:45au plus haut niveau
00:32:46de la représentation nationale
00:32:48il y a quelque chose
00:32:48d'assez historique
00:32:50et d'assez glaçant
00:32:50à ce qu'en réalité
00:32:51la république française
00:32:53on parle de la république
00:32:54quand même
00:32:54moi j'ai beau être communiste
00:32:55etc j'ai quand même
00:32:56une haute idée
00:32:57de ce que c'est censé être
00:32:58la république
00:32:58c'est pas une sensibilité
00:32:59que tout le monde a
00:33:00gauche forcément
00:33:04il me tient vraiment à coeur
00:33:05vous voyez
00:33:06et quand je vois
00:33:07la république française
00:33:08est-ce que c'est censé
00:33:08représenter historiquement
00:33:09rendre des hommages
00:33:10en commun avec l'action française
00:33:11qui est un groupe
00:33:12historiquement anti-républicain
00:33:13je me dis mais
00:33:14comment on a pu en arriver là
00:33:15enfin comment on a pu
00:33:16en arriver là
00:33:17la gauche
00:33:19et l'humain notamment
00:33:19on le documente
00:33:20depuis des années et des années
00:33:21mais je veux dire
00:33:21on en est là
00:33:22on en est là
00:33:22donc je vous propose
00:33:23de regarder ça
00:33:24et voilà
00:33:27c'est avec émotion
00:33:28que nous avons appris
00:33:29le décès du jeune
00:33:29Quentin de Rank
00:33:32victime d'une agression
00:33:33d'une violence
00:33:35inouïe
00:33:35commise par plusieurs
00:33:36individus à Lyon
00:33:37il a succombé
00:33:39à ses nombreuses blessures
00:33:41personne ne devrait mourir
00:33:43à 23 ans
00:33:45personne ne devrait mourir
00:33:46pour ses idées
00:33:47en notre nom à tous
00:33:49j'adresse nos pensées
00:33:49à sa famille
00:33:50et à ses proches
00:33:51endeuillés
00:33:53l'Assemblée nationale
00:33:54condamne unanimement
00:33:56et sans réserve
00:33:57tous les actes
00:33:58de violence
00:33:59et de haine
00:34:01comme le rappelait
00:34:02Robert Badinter
00:34:04dans une démocratie
00:34:05apaisée
00:34:06ce n'est pas
00:34:07l'affrontement
00:34:08qui doit régner
00:34:08mais le droit
00:34:10et la première
00:34:11des évidences
00:34:11dans une démocratie
00:34:12c'est le refus
00:34:14de la violence physique
00:34:16il revient
00:34:17à chacun de nous
00:34:18d'être les garants
00:34:19de la dignité
00:34:19du débat public
00:34:20et d'appeler au calme
00:34:23dans l'intérêt
00:34:24de notre nation
00:34:26assumons collectivement
00:34:27cette responsabilité
00:34:28dans les mois qui viennent
00:34:30mes chers collègues
00:34:31en hommage
00:34:32au jeune Quentin
00:34:33je vous demande
00:34:34d'observer
00:34:34une minute de silence
00:34:38on voulait juste regarder
00:34:39le petit discours avant
00:34:40donc encore une fois
00:34:40on se répète un petit peu
00:34:41mais dire
00:34:42là c'est axé
00:34:43en disant
00:34:44non à la violence politique
00:34:45et moi
00:34:46je vais avoir un moment
00:34:47dans les institutions
00:34:48pour dire non à la violence politique
00:34:50tout ça part trop loin
00:34:51ok
00:34:51mais à ce moment là
00:34:52regardons toutes les autres
00:34:52violences politiques
00:34:53qui ont pu faire l'extrême droite
00:34:54c'est ça qui me rend fou
00:34:55pourquoi ils attendent
00:34:56ce moment là
00:34:57à l'appel de Némésis et Frontières
00:34:59pour là décider de se dire
00:35:00oulala il y a un problème
00:35:01de violence politique
00:35:01dans ce pays
00:35:01il n'y a rien de nouveau
00:35:02là dedans
00:35:03encore une fois
00:35:03rien de nouveau
00:35:03et puis regardons les violences
00:35:05commises par l'extrême droite
00:35:06mais regardons aussi
00:35:08qui sont tous les responsables
00:35:10de la brutalisation politique
00:35:12de la violence en politique
00:35:13en particulier
00:35:14notamment dans les mots
00:35:14mais qui amènent
00:35:15à la violence physique
00:35:16on peut
00:35:17enfin ça nous amènera
00:35:18aussi regarder
00:35:19à l'extrême droite
00:35:19mais aussi dans le camp
00:35:20de la minorité présidentielle aussi
00:35:22enfin je veux dire
00:35:23quand on
00:35:24quand on rabâche matin
00:35:25midi et soir
00:35:26que la France insoumise
00:35:28et la gauche en général
00:35:29est le camp de l'antisémitisme
00:35:30par exemple
00:35:31quand on dit
00:35:32ni LFI ni RN
00:35:33comme pour montrer
00:35:34que la gauche
00:35:36que représente
00:35:37qui n'est pas une extrême gauche
00:35:39en plus
00:35:40et le mal incarné
00:35:42quand on stigmatise
00:35:44les militants
00:35:44des différentes formations politiques
00:35:46en fait
00:35:46peu à peu
00:35:47on fait un chemin
00:35:49vers
00:35:49l'autorisation
00:35:51de commettre des violences
00:35:53en fait
00:35:53et tout ça
00:35:55est quand même malheureux
00:35:56d'entendre
00:35:57Yael Brandpivier
00:35:57qui est certes
00:35:58président de l'Assemblée nationale
00:36:00mais qui est aussi
00:36:00partie intégrante
00:36:02de la Macronie
00:36:04dénoncer
00:36:04justement
00:36:05la violence
00:36:06en politique
00:36:06citer Brandinter
00:36:07en disant
00:36:07il faut
00:36:09plutôt que l'affrontement
00:36:10il faut choisir le droit
00:36:11etc
00:36:11mais oui
00:36:12mais dites-le à vos troupes
00:36:13en fait
00:36:13parce que ça fait des mois
00:36:14et des mois
00:36:14et des mois
00:36:14que vous radicalisez
00:36:15le débat public
00:36:17parfois à partir
00:36:18de fausses informations
00:36:20et
00:36:21dans cette minute de silence
00:36:22évidemment
00:36:22enfin évidemment
00:36:23qu'il y ait une minute de silence
00:36:24bon
00:36:24c'est
00:36:25oui
00:36:25mais par contre
00:36:26ce qui m'interpelle
00:36:27c'est le choix des mots
00:36:28en hommage
00:36:30pourquoi on peut pas dire
00:36:31juste en mémoire
00:36:32parce qu'évidemment
00:36:32il y a quelqu'un
00:36:33qui est mort
00:36:34c'est une défaite
00:36:35pour la démocratie
00:36:36quel que soit
00:36:36le pédigré
00:36:38de la personne
00:36:39qui a perdu la vie
00:36:40il a perdu la vie
00:36:41pour ses idées
00:36:42donc c'est une défaite
00:36:43de la démocratie
00:36:43c'est une défaite
00:36:44du débat public
00:36:44par contre
00:36:45un hommage
00:36:46non enfin
00:36:46on peut pas
00:36:47un hommage
00:36:48à ce qui représente
00:36:49politique
00:36:50c'est impossible
00:36:50et puis surtout
00:36:51je tiens à rappeler
00:36:52quand même
00:36:52c'était il y a pas si longtemps
00:36:53mais en avril 2025
00:36:54rappelez-vous
00:36:56Aboubakar Sissé
00:36:56qui a perdu la vie
00:36:58devant
00:36:59qui priait d'ailleurs
00:37:00dans la mosquée
00:37:01de la grand combe
00:37:02donc c'était dans le Gard
00:37:03c'était
00:37:04si je me trompe pas
00:37:05c'était une personne
00:37:06d'extrême droite
00:37:07j'ai plus exactement
00:37:07le pédigré
00:37:08de l'assassin
00:37:09mais par contre lui
00:37:11à l'origine
00:37:12Yael Brown-Pivet
00:37:13s'est opposé
00:37:13à une minute de silence
00:37:15pour Aboubakar Sissé
00:37:18en disant que
00:37:19il n'y a plus de minute de silence
00:37:20pour des cas individuels
00:37:22alors après il y a eu
00:37:23parce que la gauche
00:37:23a fait pression
00:37:24il y a toute une polémique
00:37:25qui est montée
00:37:26initialement
00:37:26elle ne le voulait pas
00:37:28donc on voit
00:37:28un deux poids
00:37:29deux mesures
00:37:31malheureusement
00:37:32et voilà
00:37:32cette responsabilité
00:37:33dans la montée
00:37:34des tensions
00:37:35disons en politique
00:37:37à minima
00:37:37qui mène jusqu'à la violence
00:37:39la Macronie
00:37:40elle a un certain nombre
00:37:41on peut le dire
00:37:42je pense
00:37:42et puis on peut aussi parler
00:37:44du rapport
00:37:44de violence policière
00:37:45aussi tout simplement
00:37:45parce que quand on parle
00:37:46de violence politique
00:37:47on a plutôt tendance
00:37:48à parler de militants politiques
00:37:49qui s'en prennent
00:37:50à d'autres militants politiques
00:37:51c'est voilà
00:37:52quand l'Assemblée Nationale
00:37:53commence à parler
00:37:54de violence politique
00:37:54c'est toujours ça
00:37:55c'est toujours des bagarres
00:37:56entre faf et antifa
00:37:56ça s'identifie
00:37:57comme de la violence politique
00:37:58mais un meurtre raciste
00:37:59par exemple
00:38:00est-ce que c'est de la violence politique
00:38:01si c'est un militant d'extrême droite
00:38:02qui commet un meurtre raciste
00:38:03comme Ismaël
00:38:04qui est mort à Lyon
00:38:05justement
00:38:06je crois que c'était le 20 janvier
00:38:07quelque chose comme ça
00:38:07fin janvier
00:38:08mort son corps retrouvé
00:38:09dans un lac
00:38:10l'enquête a priori
00:38:12dit que c'est effectivement
00:38:13un militant d'extrême droite
00:38:13qui l'a tué sur des motifs racistes
00:38:15en quoi c'est pas de la violence politique
00:38:16c'est aussi
00:38:16le racisme est évidemment politique
00:38:18et quand le racisme
00:38:19est au coeur de l'idéologie
00:38:20de l'extrême droite
00:38:20un militant d'extrême droite
00:38:21qui tue
00:38:22qui fait un meurtre raciste
00:38:23c'est de la violence politique
00:38:24et la violence policière
00:38:25on peut aussi la considérer
00:38:26comme de la violence politique
00:38:27la police est une institution
00:38:28qui est politique
00:38:29étant donné qu'elle est dépendante
00:38:30du gouvernement
00:38:31via le ministre de l'intérieur
00:38:32donc quand Laurent Nunez
00:38:33nie toute violence policière
00:38:36défend systématiquement
00:38:36des policiers
00:38:37qui tuent quoi
00:38:37qui vraiment
00:38:38qui tuent des gens
00:38:39là c'est
00:38:40Hassan Melgarra
00:38:40je crois il s'appelle
00:38:41si je dis pas de bêtises
00:38:42qui est mort dans une cellule
00:38:43quand on regarde
00:38:44les images de la police
00:38:45qui l'ont tué
00:38:46vraiment
00:38:46qui l'ont tabassé à mort
00:38:48ils l'ont amené dans la cellule
00:38:49menotté
00:38:50ils se sont rendu compte
00:38:50que cet homme était mort
00:38:53alors qu'il était encore
00:38:55menotté
00:38:55à un banc
00:38:56dans le commissariat
00:38:56ils ont vu qu'il répondait plus
00:38:58ils ont vu qu'il a commencé
00:38:58à suriner dessus littéralement
00:38:59ils se sont dit
00:39:00attends je crois qu'on l'a tué
00:39:01il était encore menotté
00:39:02pendant qu'il était mort
00:39:03et qu'est-ce qui se passe
00:39:04Laurent Nunez
00:39:05ministre de l'intérieur
00:39:06ancien préfet de police de Paris
00:39:07dit
00:39:08circuler à rien à voir
00:39:09ce sont des policiers
00:39:09forcément ils sont innocents
00:39:10quand on nie une violence
00:39:12les violences policières
00:39:12à ce point là
00:39:13qui sont une forme
00:39:14de violence politique
00:39:15évidemment que derrière
00:39:17avoir un discours
00:39:17sur la violence politique
00:39:18uniquement quand c'est
00:39:20un nazillon
00:39:21pour reprendre les termes
00:39:21d'Aurélien Souchère
00:39:22qui effectivement
00:39:23est mort dans une rixe de rue
00:39:25quelle crédibilité là-dessus
00:39:26ils s'en fichent
00:39:26de la violence politique
00:39:27le seul moment où ils en parlent
00:39:28c'est pour reprendre
00:39:28le narratif de l'extrême droite
00:39:29et je crois que c'est ça
00:39:30qu'il faut dire
00:39:30il faut avoir un discours
00:39:31sur la violence politique
00:39:32mais à ce moment là
00:39:33allons-y vraiment
00:39:34en s'appuyant sur des faits
00:39:36et voilà
00:39:36oui parce qu'on sera tous
00:39:37d'accord pour dire
00:39:38qu'il faut pacifier
00:39:38le débat public
00:39:39pacifier l'espace politique
00:39:40qu'on doit s'affronter
00:39:41à partir d'idées
00:39:42par contre voilà
00:39:43là c'est vrai que ce discours là
00:39:45enfin il rend fou
00:39:46forcément
00:39:47quand on suit
00:39:48les débats politiques
00:39:49depuis un certain temps
00:39:50la Macronie a une large part
00:39:51de responsabilité
00:39:52dans cette montée d'intention
00:39:53et puis surtout
00:39:54tu le disais un petit peu
00:39:55mais c'est vrai que
00:39:55les violences d'extrême droite
00:39:57elles sont complètement
00:39:58niées pour ne pas dire
00:39:59complètement occultées
00:40:00dans l'espace politique
00:40:01et médiatique
00:40:02depuis 2022
00:40:03on a quand même assisté
00:40:04à au moins 11 morts
00:40:05et 19 blessures graves
00:40:07de la part de personnes
00:40:09d'extrême droite
00:40:10ou à motif raciste
00:40:12de personnes qui ne sont pas
00:40:12forcément dans des coups
00:40:13depuis 2022 seulement
00:40:142020
00:40:15on est en 2026
00:40:16donc
00:40:17et voilà
00:40:18on peut donner
00:40:19un certain nombre
00:40:21d'exemples
00:40:22par exemple
00:40:23en 2022
00:40:24à Charleville-Méziens
00:40:25un retraité
00:40:26qui abat son voisin
00:40:27m'amadoucissé
00:40:28d'une balle de fusil
00:40:29à pompe
00:40:30pas de minute de silence
00:40:32évidemment
00:40:33William Mallier
00:40:34militant d'extrême droite
00:40:35qui se rend
00:40:35avec une arme à feu
00:40:36au centre démocratique
00:40:37kurde à Paris
00:40:37il assassine 3 personnes
00:40:39je ne crois pas
00:40:40qu'à l'époque
00:40:40il y ait eu
00:40:412 minutes de silence
00:40:423 jours plus tard
00:40:43à Evry
00:40:44un homme de 61 ans
00:40:46tire sur une jeune fille
00:40:47de 13 ans
00:40:47d'origine maghrébine
00:40:49et en garde à vue
00:40:50il explique que
00:40:51en fait c'est un hommage
00:40:52à l'assassinat
00:40:53justement
00:40:53dont je vous parlais juste avant
00:40:54contre les kurdes
00:40:56et puis
00:40:57on pourrait continuer
00:40:58cette liste longtemps
00:40:59mais par exemple
00:40:59le 17 novembre 2023
00:41:00dans le Val-de-Marne
00:41:01un retraité attaque
00:41:02un jardinier
00:41:03franco-algérien
00:41:05et tout en proférant
00:41:07d'écrit raciste
00:41:07pas 2 minutes de silence
00:41:08donc on peut aussi
00:41:11s'interroger
00:41:12sur ce 2 poids de mesure
00:41:14que Yael Brandpivet
00:41:15appelle à la responsabilité
00:41:17très bien
00:41:17qu'elle cite
00:41:18Robert Bardinter
00:41:19très bien
00:41:20qu'elle veuille
00:41:21se montrer responsable
00:41:23et qu'elle veuille
00:41:25incarner la figure
00:41:27absolue
00:41:28de la paix
00:41:29et de la république
00:41:29très bien
00:41:30par contre
00:41:30il faut que les actes
00:41:31suivent les paroles
00:41:32et là malheureusement
00:41:33depuis un certain nombre d'années
00:41:34ou même que les paroles
00:41:34sont suffisantes
00:41:35parce que là
00:41:35on parle d'actes et de paroles
00:41:36mais quand on parle
00:41:37des violences d'extrême droite
00:41:38ou des violences policières
00:41:39on pourra qualifier
00:41:41moi personnellement
00:41:42je sais pas si c'est la ligne
00:41:43de l'humanité pour le coup
00:41:43mais moi personnellement
00:41:44en mon nom
00:41:45ça me dérange absolument pas
00:41:46de classifier les violences policières
00:41:47comme les violences d'extrême droite
00:41:47on voit un peu le profil
00:41:49du policier violent moyen quoi
00:41:51bref
00:41:51mais oui effectivement
00:41:52vraiment on va avoir un discours
00:41:53là tu disais
00:41:54il faut que les paroles
00:41:54que les actes suivent les paroles
00:41:55mais il n'y a même pas la parole
00:41:56la première étape
00:41:57de juste en parler
00:41:58n'est même pas fait déjà
00:41:59quand on parle des violences
00:41:59d'extrême droite
00:42:00je parlais juste du discours
00:42:01de Bronte Pivet
00:42:02qui essaie de se montrer
00:42:03comme la pacificatrice
00:42:04mais à ce moment là
00:42:05ok d'accord
00:42:06on veut parler de la violence
00:42:07en politique
00:42:07parlons de la violence en politique
00:42:08mais pas sûr que ça profite
00:42:09à l'extrême droite
00:42:09cette histoire
00:42:10alors d'ailleurs
00:42:11je voulais en profiter
00:42:11pour mettre cet extrait
00:42:12de 28 minutes
00:42:13donc l'émission de Arte
00:42:19des violences et des meurtres
00:42:19d'extrême droite depuis 2022
00:42:20là ça remonte
00:42:21jusqu'au début des années 80
00:42:23un petit peu
00:42:24selon les sources policières officielles
00:42:26combien de meurtres
00:42:27ont été imputés
00:42:28à l'extrême droite
00:42:28combien de meurtres
00:42:29ont été imputés
00:42:30à l'extrême gauche
00:42:31depuis le début
00:42:32et quand on regarde ça
00:42:33on voit bien que ce deux poids
00:42:33deux mesures
00:42:34que tu as très bien expliqué
00:42:35juste avant
00:42:35il saute aux yeux
00:42:36c'est l'évidence même quoi
00:42:37et là on parle
00:42:38d'un spécialiste de la question
00:42:39qui est sur Arte
00:42:40voilà c'est pas un média
00:42:41d'extrême gauche quoi
00:42:42et pourtant voilà
00:42:43les faits sont là
00:42:44et les faits vont
00:42:45à l'encontre du narratif
00:42:46qui a été repris par tout le monde
00:42:47du narratif de l'extrême droite
00:42:48c'est une violence
00:42:50bien sûr qui existe
00:42:51mais qui est quand même
00:42:52quantitativement extrêmement faible
00:42:53ça peut être intéressant
00:42:54de concerner un peu le débat
00:42:56autour de chiffres
00:42:57les chiffres qu'on a produits
00:42:59dans cet ouvrage
00:43:00qui est un ouvrage
00:43:01qui avait véritablement
00:43:02cette volonté
00:43:03de quantifier la violence
00:43:04en gros depuis 40 ans
00:43:06on a à peu près
00:43:075600 faits
00:43:08de violences politiques
00:43:10sur ces 5600 faits
00:43:11vous en avez 4829
00:43:13qui n'ont fait aucun mort
00:43:15ou aucun blessé
00:43:15et sur le nombre de morts
00:43:18il y a à peu près 418
00:43:19si on enlève
00:43:20les islamistes
00:43:21qui à eux seuls
00:43:22sont responsables
00:43:23de 289 morts
00:43:24les séparatistes
00:43:25corse, basse
00:43:26qui sont à peu près
00:43:27responsables de 80
00:43:28il reste 53
00:43:30je mets juste pause
00:43:30mais c'est vrai que là
00:43:31ça parle de violence en politique
00:43:32quand on compare juste
00:43:33effectivement
00:43:33les séparatistes corse
00:43:34les séparatistes basques
00:43:35des choses qui arrivaient
00:43:36dans les années 80-90 encore
00:43:37qui ne sont pas si vieilles
00:43:38qui ne sont vraiment pas très très vieilles
00:43:40c'était déjà la 5ème république
00:43:41sous Mitterrand quoi
00:43:42je veux dire le niveau
00:43:43de violence politique
00:43:43objectivement
00:43:44il a baissé
00:43:44il a baissé
00:43:45et ça pareil
00:43:46là c'est pas le narratif
00:43:47de l'extrême droite
00:43:48et on peut parler aussi
00:43:48c'est à gauche
00:43:50pour essayer de balayer large
00:43:52l'action directe
00:43:53des violences d'extrême gauche
00:43:54il y en a eu
00:43:54quand on regarde
00:43:55ce qui a été l'action directe
00:43:56c'était les années 80
00:43:57début des années 80
00:43:59la violence d'extrême gauche
00:44:00de fait a baissé
00:44:01les violences politiques baissent
00:44:03oui voilà c'est ça
00:44:04c'est pour ça
00:44:05pareil c'est aussi ça
00:44:06qui a été repris par tout le monde
00:44:07et qui est la narrative
00:44:08de l'extrême droite
00:44:08c'est de dire
00:44:09regardez c'est pire en pire
00:44:10il y a un ensauvagement
00:44:11de la société
00:44:12c'était une explosion de la violence
00:44:12qui vient de la gauche
00:44:14qu'on ne lui dise pas
00:44:14ça vient directement des immigrés
00:44:16alors que quand on regarde
00:44:18tout ce narratif
00:44:18est totalement battu en brèche
00:44:19par les faits
00:44:20tout simplement
00:44:21et n'importe qui
00:44:22qui a un peu de culture politique
00:44:23qui suit ça depuis un petit peu longtemps
00:44:25est au courant de ça
00:44:26et le sait très bien
00:44:27et même les affrontements
00:44:28entre faf et antifa
00:44:29à coup de gants coquets
00:44:31de barres de fer
00:44:32etc
00:44:33dans les années 80
00:44:34c'était pire que ça
00:44:34et d'ailleurs l'antifascisme
00:44:35moderne de rue
00:44:36entre guillemets
00:44:37est né un peu
00:44:38au début des années 80
00:44:39milieu des années 80
00:44:40notamment parce qu'il y avait
00:44:41des skinheads néonazis
00:44:42à Châtelet
00:44:43qui terrorisaient tout le monde
00:44:44et c'est là que les antifas
00:44:46on va dire un peu de rue
00:44:47un peu bagarre
00:44:47ont commencé à émerger
00:44:48et je veux dire
00:44:49les affrontements
00:44:49entre skinheads néonazis
00:44:50et antifas d'extrême gauche
00:44:52à Châtelet dans les années 80
00:44:53c'est à peu près
00:44:53comme ce qui se passe à Lyon
00:44:54en ce moment
00:44:55je veux dire
00:44:55c'est pas nouveau
00:44:56il n'y a rien de nouveau
00:44:56et puis en plus
00:44:57je rappelle que
00:44:58quand la jeune garde
00:44:58s'est créée par exemple
00:44:59en 2018
00:45:00c'est aussi né
00:45:01de débats en interne
00:45:03sur le fait que
00:45:03l'antifascisme
00:45:04attention
00:45:05ça peut effrayer aussi
00:45:06des personnes
00:45:06de notre camp social
00:45:07et politique
00:45:07donc en fait
00:45:08il va falloir le remettre à jour
00:45:09et le pacifier etc
00:45:10donc évidemment
00:45:12là c'est un échec
00:45:13de cette pacification
00:45:14mais tout ça pour dire
00:45:15que comme tu le dis
00:45:17par rapport à 10 ans
00:45:1820 ans 30 ans
00:45:18on est quand même
00:45:19sur un autre niveau
00:45:20de violence
00:45:20c'est à dire
00:45:20qu'il a quand même
00:45:22plutôt apaisé
00:45:22ce qui n'empêche
00:45:23qu'il n'enlève aucunement
00:45:24la gravité
00:45:25de ce qui s'est passé
00:45:25oui voilà
00:45:26on dit pas ça
00:45:26en mode circuler
00:45:27il n'y a rien à voir
00:45:27dans tous les cas
00:45:28voilà enfin encore une fois
00:45:30passer à tabac
00:45:31un mec qui est déjà
00:45:32tombé par terre
00:45:35quel intérêt de faire ça
00:45:36là c'est de la violence politique
00:45:37qui n'est absolument pas nécessaire
00:45:38donc on ne dit pas ça
00:45:39pour défendre
00:45:40qui que ce soit là dedans
00:45:41on ne dit pas ça
00:45:41pour dire on s'en fout
00:45:42il n'y a pas de violence
00:45:43circuler il n'y a rien à voir
00:45:44non la violence
00:45:45quand elle prend cette forme là
00:45:46évidemment un problème
00:45:47on n'est pas en temps de guerre
00:45:48on n'est pas sous l'occupation
00:45:50allemande
00:45:50voilà quoi
00:45:52voilà la violence politique
00:45:53parfois il faut aussi
00:45:54un petit peu se calmer avec ça
00:45:55à gauche il y en a certains
00:45:56qui peuvent avoir tendance
00:45:57à fétichiser un petit peu le truc
00:45:58en en appelant
00:45:59à la résistance etc
00:46:01bon là dans des conditions comme ça
00:46:02force est de constater
00:46:03que ça ne sert à rien
00:46:03à part créer de la mort
00:46:05ouais et puis ça joue
00:46:06contre le camp aussi
00:46:07de la gauche
00:46:08en plus de ça
00:46:09c'est évidemment
00:46:10qu'il y a tout un espace
00:46:11médiatique et politique
00:46:12qui n'atteint que ça
00:46:13de diaboliser la gauche
00:46:15à droite
00:46:15c'est pour ça que les antifas
00:46:16de base
00:46:17ne tuent pas des gens
00:46:18dans la rue
00:46:18pour cette raison précise
00:46:19en fait déjà
00:46:19ne serait-ce que ça
00:46:20donc c'est pour ça
00:46:21qu'on peut aussi qualifier ça
00:46:22certes on peut qualifier ça
00:46:23de passage à tabac
00:46:24mais le fait qu'ils soient morts
00:46:25a priori ça reste
00:46:27relativement un accident
00:46:27parce que c'est pas
00:46:28dans le mode opératoire
00:46:28des antifas en France
00:46:29de battre à mort
00:46:30des gens dans la rue
00:46:31ils sont quelque part
00:46:32ils sont pas cons
00:46:33quel intérêt
00:46:33quel gain politique
00:46:34des antifas
00:46:35y compris des antifas
00:46:35qui se bagarrent dans la rue
00:46:37auraient à tuer
00:46:38à main nue des gens
00:46:38donc il y a quelque chose
00:46:39qui est de l'ordre de l'accident
00:46:40d'ailleurs quand tu regardes
00:46:41les conditions
00:46:41on y revient juste après
00:46:43quand tu regardes les conditions
00:46:44dans lesquelles il est mort
00:46:45en plus
00:46:45genre il avait été mis
00:46:46en position littérale
00:46:47de sécurité par des passants
00:46:48sur les lieux
00:46:49qu'on appelait des ambulances
00:46:50il s'est réveillé
00:46:50et il s'est barré
00:46:51il s'est barré
00:46:51parce qu'il ne voulait pas
00:46:52se faire choper
00:46:53parce qu'il est venu cagouler
00:46:54pour se battre dans la rue
00:46:55avec des antifas
00:46:56et du coup il s'est dit
00:46:56oulala je préfère
00:46:57ne pas me faire choper
00:46:58je me casse
00:46:58il a marché pendant une heure
00:46:59avant que d'autres camarades
00:47:01à lui finissent par
00:47:01finalement appeler l'ambulance
00:47:03parce qu'à la base
00:47:03il ne voulait même pas
00:47:04aller à l'hôpital
00:47:04parce qu'il était dans
00:47:05une forme d'illégalisme
00:47:06finalement vu les groupuscules
00:47:07dans lesquelles il était
00:47:08donc c'est pour ça
00:47:09que je veux dire
00:47:09dire que c'est un petit peu
00:47:11un accident qui s'est passé
00:47:12pendant une bagarre de rue
00:47:13en vérité on pourrait
00:47:14très très bien
00:47:15avoir ça comme schéma explicatif
00:47:16et ça ne serait pas
00:47:18nier la violence politique
00:47:19ou quoi que ce soit
00:47:20de dire ça
00:47:20ça serait en fait
00:47:21être un petit peu réaliste
00:47:22après c'est dur
00:47:23de poser des conclusions
00:47:26sur tout ça
00:47:26parce que
00:47:27est-ce que c'est un accident
00:47:27ou pas
00:47:28est-ce que c'est les conséquences
00:47:29d'une rixe banale
00:47:30ça on verra
00:47:30l'enquête doit amener
00:47:32ses conclusions
00:47:32on a quand même
00:47:33des images
00:47:34ça part d'une rixe
00:47:35je pense qu'on parle
00:47:36d'une rixe
00:47:36qui vire au passage à tabac
00:47:38ça me paraît être descriptif
00:47:39de dire ça
00:47:40mais c'est vrai
00:47:41qu'on est obligé
00:47:42de s'arrêter
00:47:43sur le fait
00:47:43qu'il y a un acharnement
00:47:44malgré tout
00:47:45mais c'est vrai
00:47:46que quand on regarde
00:47:47les images
00:47:47que ce soit celles de TF1
00:47:49ou celles d'habitants
00:47:51qu'on a vues
00:47:52sur les réseaux sociaux
00:47:53etc
00:47:53il y a des hommes à terre
00:47:54qui se font ensuite
00:47:56marcher dessus
00:47:57qui se prennent des coups de pied
00:47:58alors qu'ils sont
00:47:58en train de
00:47:59enfin ils sont gisant par terre
00:48:00etc
00:48:03enfin voilà
00:48:03il y a
00:48:04des images que j'aime pas voir
00:48:05peu importe qui c'est
00:48:06qui se fait frapper
00:48:06comme ça
00:48:07il n'y a pas
00:48:08fétichiser ces images de violence
00:48:09en vrai de
00:48:10foutre un coup de pied
00:48:10dans le crâne d'un homme à terre
00:48:11enfin n'importe quoi
00:48:12ce que je veux dire
00:48:13c'est que je pense qu'on est
00:48:14on défend pas ça
00:48:14non non bien sûr
00:48:15mais je pense qu'on est
00:48:16au delà de l'accident
00:48:17alors je pense pas
00:48:18qu'il a l'intention
00:48:18forcément de donner la mort
00:48:19mais est-ce qu'on avait
00:48:20vraiment besoin
00:48:21d'aller aussi loin
00:48:21non évidemment que non
00:48:22enfin est-ce que
00:48:23ça aurait pu être évité
00:48:25évidemment ça aurait pu être évité
00:48:26alors j'étais un peu maladroit
00:48:27là-dedans
00:48:27mais ce que je veux dire
00:48:28c'est qu'il y a ce côté
00:48:28la bagarre de rue
00:48:29qui se barre en couille
00:48:30et puis au final
00:48:30il y a un mort
00:48:32pour moi c'est
00:48:33vu comment c'est courant
00:48:34ce genre de bagarre de rue
00:48:35pour moi
00:48:36des images comme ça
00:48:37on en voit suffisamment régulièrement
00:48:38pour pouvoir dire
00:48:39qu'il n'y a pas un changement
00:48:41de nature profonde
00:48:42entre tous les affrontements
00:48:43qui ont lieu de manière hebdomadaire
00:48:44à Lyon
00:48:44et ce qu'on a vu là
00:48:45donc le fait qu'il y ait un mort
00:48:46pour le coup
00:48:47c'est accidentel peut-être pas
00:48:50mais je veux dire
00:48:50c'est une conséquence malheureuse
00:48:52de quelque chose
00:48:52qui est ultra banal finalement
00:48:53c'est peut-être plutôt comme ça
00:48:54que j'aurais dû le dire
00:48:56je te propose de regarder la fin
00:48:57pour justement comparer
00:48:58ces fameuses violences
00:48:59d'extrême gauche
00:48:59et d'extrême droite
00:49:00du coup voilà
00:49:0153 morts
00:49:02il était en train de dire
00:49:04dans tout ce qui est violences politiques
00:49:05t'enlèves déjà
00:49:05tous les djihadistes
00:49:07tous les djihadistes armés
00:49:09etc etc
00:49:09il reste 53 morts
00:49:11imputés à des violences politiques
00:49:12officiellement
00:49:13depuis le début des années 80
00:49:14il reste 53 morts
00:49:15du côté des violences idéologiques
00:49:17en 40 ans
00:49:18voilà
00:49:18ultra gauche
00:49:19ou ultra droite
00:49:20or sur ces 53 morts
00:49:21vous en avez 5
00:49:22qui sont le fait d'ultra gauche
00:49:2410%
00:49:24et 48 qui sont le fait d'ultra droite
00:49:2690%
00:49:26donc ça donne un petit peu
00:49:27un cadre
00:49:31quantitatif
00:49:31sur la réalité de ces violences
00:49:32et puis bien sûr
00:49:33des violences qui sont
00:49:34beaucoup moins fortes
00:49:35qu'elles ne l'étaient
00:49:35dans les années 60
00:49:36à l'époque des liens
00:49:36et a fortiori dans les années 30
00:49:39parce que dans les années 30
00:49:40il y avait ce qu'on appelle
00:49:40les ligues
00:49:42qui ont tenté un coup d'état
00:49:43d'ailleurs en 1934
00:49:44donc c'était des ligues
00:49:45la ligue patriotique
00:49:46la ligue antisémitique
00:49:47c'était non comme ça à l'époque
00:49:49voilà
00:49:49les croix de feu aussi
00:49:50alors les croix de feu
00:49:50n'ont pas vraiment fait
00:49:51la tentative de coup d'état
00:49:51pour le coup
00:49:52ils n'étaient pas
00:49:53anti républicains
00:49:53à proprement parler
00:49:54peu importe
00:49:55mais je veux dire
00:49:55les affrontements
00:49:55qu'il y avait à cette époque
00:49:56entre des ligues fascistes
00:49:58qui se revendiquaient
00:49:58plus ou moins du fascisme
00:49:59officiellement
00:50:00en tout cas c'était
00:50:01directement les cousins
00:50:01de Mussolini et compagnie
00:50:04et des groupes communistes
00:50:06révolutionnaires etc
00:50:07encore une fois
00:50:07c'était une autre paire de manches
00:50:08et ils le rappellent
00:50:09dans les années 70
00:50:10ce genre d'affrontement
00:50:11était monnaie courante
00:50:11et était encore plus violent
00:50:13en réalité
00:50:13et ont fait probablement
00:50:14plus de morts
00:50:14ouais complètement
00:50:15et puis alors
00:50:16il y a ça
00:50:16il y a cette chronologie là
00:50:19une espèce de prise en hauteur
00:50:20chronologique
00:50:20qui est hyper intéressante
00:50:21même si on fait le décompte
00:50:23alors je sais bien
00:50:24je ne sais pas du tout
00:50:25pour mettre en concurrence
00:50:26un mort par rapport à un autre
00:50:27ou quoi que ce soit
00:50:27mais si on prend le décompte
00:50:29c'était publié dans Libération
00:50:30c'était Nicolas Lebourg
00:50:31le historien spécialiste
00:50:32de l'extrême droite
00:50:33et des violences politiques
00:50:34justement qui dit
00:50:35si on fait le bilan
00:50:37des décès causés
00:50:37par les radicaux
00:50:38depuis 1986
00:50:40la gauche a tué 6 personnes
00:50:41la droite 59
00:50:42donc on est sur des proportions
00:50:45quand même
00:50:45qui sont
00:50:45qui sont
00:50:47tout autre
00:50:49alors que quand on
00:50:50quand on voit
00:50:51une espèce de
00:50:52comment dire
00:50:52de dissonance cognitive
00:50:54disons
00:50:54quand on est face
00:50:55devant les médias
00:50:56où on entend
00:50:57en permanence
00:50:58en permanence
00:50:58parler de l'ultra gauche
00:51:00de la violence
00:51:00des mouvements
00:51:01on se souvient
00:51:02des soulèvements
00:51:02de la terre
00:51:02par exemple
00:51:03il y a tout un procès
00:51:04qui a été fait
00:51:04par rapport au soulèvement
00:51:06de la terre
00:51:06bref
00:51:07un éco-terroriste
00:51:08etc
00:51:08on voit qu'il y a quand même
00:51:10une grande différence
00:51:11en termes de proportion
00:51:13dans les conséquences
00:51:14entre la violence politique
00:51:17de radicaux de gauche
00:51:18et de radicaux d'extrême droite
00:51:19et
00:51:20dans la nature des violences
00:51:21et même dans la nature
00:51:22des violences
00:51:22d'extrême gauche
00:51:23exactement
00:51:23et surtout que la violence
00:51:24d'extrême droite
00:51:25elle est quotidienne
00:51:25elle est quotidienne
00:51:26elle ne s'en prend pas
00:51:27que des antifas
00:51:27c'est là aussi que la grosse différence
00:51:28on peut le dire
00:51:29on peut le dire quand même
00:51:31aller trouver des gens
00:51:33qui se sont fait frapper
00:51:34par des antifas
00:51:34dans ce genre de barrière de rue
00:51:35qui n'appartiennent pas
00:51:36eux-mêmes à des groupes de faf
00:51:37il n'y en a pas beaucoup
00:51:38aller tomber des gens
00:51:38qui se sont fait agresser
00:51:39par des groupes de faf
00:51:40qui n'appartiennent à aucune
00:51:40organisation politique
00:51:41qu'ils se sont fait tabasser
00:51:43sur la base de leur origine
00:51:45de leur orientation sexuelle
00:51:46ou ce genre de choses
00:51:47alors là par contre
00:51:47il y en a
00:51:48tous les quatre matins
00:51:49mais il suffit de lire
00:51:49Street Press
00:51:50il suffit de lire
00:51:51je ne sais pas
00:51:51les articles de Maxime Massé
00:51:52Pierre Plotu
00:51:53de Nicolas Massol
00:51:53dans Libération par exemple
00:51:56Libération qui n'est pas
00:51:56un titre d'extrême gauche
00:51:57pour autant
00:51:58les violences commises
00:51:59par l'extrême droite
00:52:00et pas sur des antifas
00:52:00sur des gens
00:52:01qui n'ont rien demandé
00:52:02pas des gens
00:52:03qui étaient venus
00:52:03encagouler à Lyon
00:52:04pour aller faire la bagarre
00:52:06tous les jours
00:52:08dans Street Press
00:52:08par exemple
00:52:09on peut lire des articles
00:52:09là-dessus
00:52:10tous les jours
00:52:10j'exagère un tout petit peu
00:52:11mais à peine
00:52:12par exemple hier
00:52:13on a publié un papier
00:52:14de Bruno Ritt
00:52:15dans l'UMA
00:52:16encore une fois
00:52:17aller le lire
00:52:17sur le site de l'Humanité
00:52:18mais qui montre
00:52:19par exemple le contexte
00:52:20dans le vieux Lyon
00:52:21où les violences
00:52:22et les tentatives
00:52:22d'assassinat
00:52:23sont quasiment quotidiennes
00:52:25et comme tu le disais
00:52:26ça ne concerne pas
00:52:27que des militants
00:52:29c'est aussi des gens
00:52:30lambda par exemple
00:52:32en 2011
00:52:33simplement un couple
00:52:34identifié comme gauchiste
00:52:35est attaqué
00:52:35à coup de battes de baseball
00:52:37ça s'ancre
00:52:38dans la violence politique
00:52:39voilà
00:52:40en 2017
00:52:41c'est un horlogier
00:52:42qui est basé
00:52:44là-bas
00:52:45dans le vieux Lyon
00:52:45depuis 30 ans
00:52:46il se fait défoncer
00:52:47sa vitrine
00:52:48et face à lui
00:52:49il y a une horde
00:52:50de personnes
00:52:50qui font des saluts nazis
00:52:52juste parce que
00:52:53en fait
00:52:53il s'est exprimé
00:52:54en faveur de la diversité
00:52:55il l'assumait
00:52:56et c'était su
00:52:57dans le quartier
00:52:58etc
00:52:58en 2020
00:52:59c'est la permanence
00:53:00d'un député
00:53:01renaissance
00:53:02c'est pas des gauchistes
00:53:04c'est pas des gauchistes
00:53:06attaqué
00:53:06parce que
00:53:07soi-disant
00:53:07il ne serait pas
00:53:08assez virulent
00:53:08vis-à-vis
00:53:09de la menace islamiste
00:53:11et
00:53:13novembre 2023
00:53:13un groupe de 50 militants
00:53:14d'extrême droite
00:53:15attaque une conférence
00:53:15sur la Palestine
00:53:16enfin
00:53:16il y a les militants
00:53:17qui sont attaqués
00:53:18et il y a des personnes
00:53:19lambda
00:53:20il y a des commerçants
00:53:21c'est une terreur
00:53:21en fait
00:53:22c'est une véritable
00:53:23peur sur les villes
00:53:25qui s'installe
00:53:26donc là
00:53:27c'est une véritable
00:53:28chape de plan
00:53:28qui s'installe
00:53:29à partir de la violence
00:53:31politique
00:53:31et pourtant
00:53:32cette réalité là
00:53:33elle est malheureusement
00:53:34trop peu documentée
00:53:35dans les médias
00:53:35mainstream
00:53:36alors comme tu l'as dit
00:53:37Blast
00:53:38Street Press
00:53:38Mediapart
00:53:39l'humanité
00:53:40l'humanité bien sûr
00:53:41documente tout ça
00:53:42mais au delà de ça
00:53:43c'est complètement
00:53:45complètement
00:53:46passé sous science
00:53:48après bon voilà
00:53:49de toute façon
00:53:49s'arranger avec la vérité
00:53:50et mentir
00:53:51c'est un petit peu aussi
00:53:51la nature de l'extrême droite
00:53:53depuis toujours
00:53:54avancer masquer
00:53:55faire semblant
00:53:56etc etc
00:53:56et en parlant de mensonge
00:53:57je vous propose
00:53:58il va falloir bientôt
00:53:59finir cette séquence
00:54:00on est encore à peu près
00:54:00dans les temps
00:54:00sachant que là
00:54:01vous parlez beaucoup de LFC
00:54:02en plus il y a une alerte
00:54:03à la bombe etc
00:54:04tout le traitement médiatique
00:54:05ou comment
00:54:06toute cette affaire
00:54:07est instrumentalisée
00:54:07pour taper sur LFC en particulier
00:54:09et la gauche
00:54:10à travers la France Insoumise
00:54:10en réalité
00:54:12en général
00:54:12on en parle juste après
00:54:14dans une deuxième séquence
00:54:14on va faire que deux séquences
00:54:15on n'aura pas le temps
00:54:16d'en faire trois
00:54:16ça sera très bien
00:54:17mais pour finir celle-ci
00:54:18comment parler de mensonges
00:54:19comme le mode opératoire
00:54:20naturel
00:54:21et par essence
00:54:22de l'extrême droite
00:54:23je vous propose
00:54:23de regarder le dernier
00:54:24Glupatate
00:54:24que vous connaissez probablement
00:54:25le camarade de Glupatate
00:54:26qu'on salue
00:54:28sur du coup
00:54:29Alice Cordier de Nemesis
00:54:30qui est la première
00:54:30à avoir monté tout ça
00:54:31en épingle
00:54:31pour revenir à quel point
00:54:33ces mensonges là
00:54:34commencent
00:54:34pour le coup
00:54:35à être mis au grand jour
00:54:38là c'est fait littéralement
00:54:39couc par Olivier Truchot
00:54:41sur BFM
00:54:41pour se retrouver mal à l'aise
00:54:42face à Olivier Truchot
00:54:43et que ce soit
00:54:45Olivier Truchot en personne
00:54:46qui te met ton nez
00:54:47dans ton caca
00:54:47c'est vraiment
00:54:48que le taille du mensonge
00:54:48a priori
00:54:49il était quand même
00:54:49très très gros
00:54:51Truchot c'est pas vraiment
00:54:52un antifa
00:54:53donc je te propose
00:54:54de regarder ça
00:54:55et comme ça
00:54:55ça nous permettra
00:54:56de finir là-dessus
00:54:57sur le traitement médiatique
00:54:59de cette enquête
00:54:59et ensuite on passe toujours
00:55:00sur le traitement médiatique
00:55:01mais sur comment tout ça
00:55:02est instrumentalisé
00:55:03dans les sphères
00:55:03plus directement politiques
00:55:05contre la France insoumise
00:55:06en particulier
00:55:07voilà
00:55:07alors attends
00:55:08juste parce qu'on a pas
00:55:08le stream deck
00:55:09tac
00:55:10je le mets comme ça
00:55:12ce sont vos amis
00:55:13qui se battent là
00:55:14contre sans doute
00:55:15des militants antifa
00:55:16il y a Quentin parmi eux
00:55:17écoutez moi je vous renvoie
00:55:20à la conférence de presse
00:55:21du procureur Rial
00:55:22non non mais sur ces images
00:55:23précisément
00:55:23qui lui ne parle pas de Rix
00:55:25d'accord mais là
00:55:26on voit qu'il y a une bagarre
00:55:27est-ce que vos amis
00:55:29ont participé à cette bagarre
00:55:30écoutez moi je viens
00:55:32de découvrir cette vidéo
00:55:33en même temps que vous
00:55:33moi ce que je peux vous dire
00:55:35c'est que nous avions
00:55:35une quinzaine d'hommes
00:55:36qui nous ont protégés
00:55:37et que
00:55:38alors ça même
00:55:38sur les quinzaine d'hommes
00:55:39qui nous ont protégés
00:55:39il y a des voix d'extrême droite
00:55:40dans l'extrême droite
00:55:41c'est un petit peu plus viriliste
00:55:42etc
00:55:43qui disait non mais n'importe quoi
00:55:44Némésis c'est des guignols
00:55:45on est des vrais bonhommes
00:55:46qui font de la bagarre de rue
00:55:47et c'était pas venu pour Némésis
00:55:48elles essaient de tirer
00:55:48la couverture vers eux
00:55:49donc même dans leur propre camp
00:55:51sur les militants d'extrême droite
00:55:52dans des boucles télégrammes
00:55:53qui décident de eux
00:55:53assumer l'action violente
00:55:55ils n'aiment pas Némésis
00:55:56ils se retournent contre Némésis
00:55:57dans cette histoire
00:55:57c'est dire à quel point
00:55:58tout ça c'est vraiment
00:55:58c'est ridicule
00:56:00puis en plus cette version
00:56:02ridicule est grave
00:56:02puis cette version là
00:56:03elle est contredite
00:56:04même par la famille
00:56:05le communiqué de la famille
00:56:07qui ne faisait pas partie du tout
00:56:10en gros du dispositif de sécurité
00:56:13alors Mediapart notamment
00:56:15a retracé les faits
00:56:17et d'ailleurs le procureur aussi
00:56:18dans sa conférence de presse
00:56:19en fait ils étaient à quelques mètres
00:56:21au cas où ils devaient réappliquer
00:56:23s'il y avait une menace
00:56:26venue d'on sais où
00:56:27et pour là éventuellement
00:56:29en découdre
00:56:30mais ils ne faisaient pas du tout partie
00:56:31d'un cordon de sécurité
00:56:33pacifique, non armé etc
00:56:35c'est juste qu'ils se disaient
00:56:36bon ça risque de chauffer
00:56:37parce qu'on est à Lyon
00:56:37il y a des groupes antifascistes
00:56:39parce que Lyon
00:56:39comme on l'a expliqué
00:56:40il y a surtout beaucoup
00:56:41de groupuscules fascistes
00:56:42depuis des années
00:56:42et des années
00:56:43qui se sont dit
00:56:44bon on va peut-être
00:56:44appeler deux trois potes
00:56:45qui pourraient aller au contact
00:56:46parce que sans ça
00:56:46voilà quoi
00:56:47ça risque de chauffer
00:56:48c'est Lyon
00:56:48c'est ça qui s'est passé
00:56:49c'est pas normalement
00:56:50faire un service d'ordre
00:56:51ce genre de choses
00:56:52c'est des choses
00:56:52qui existent depuis
00:56:53quasiment toujours en politique
00:56:55c'est un truc qu'on doit faire
00:56:56avec un peu de sérieux
00:56:56avec des gens qui sont formés
00:56:57c'est pas des gens qui arrivent
00:56:58et qui sont cagoulés
00:56:59qui se battent
00:57:00avec des béquilles en fer
00:57:01c'est pas ça un service d'ordre
00:57:03donc encore une fois
00:57:03elle a aussi menti là-dessus
00:57:04et c'est vrai que c'est bien
00:57:05de le rappeler
00:57:06la famille l'a niée
00:57:07mais la famille a aussi nié
00:57:08qu'il était là
00:57:09qu'il était venu pour se bagarrer
00:57:10donc au final dans tout ça
00:57:11il y a presque trois versions
00:57:12différentes à l'extrême droite
00:57:13il y a la version
00:57:13non c'était un brave soldat
00:57:17du fascisme
00:57:17qui allait au contact
00:57:18maintenant il reposera
00:57:19au valala des guerriers
00:57:20d'extrême droite
00:57:20ça c'est un peu plus
00:57:21les groupuscules d'extrême droite
00:57:22direct qu'il présente comme ça
00:57:24il est mort fièrement au combat
00:57:26c'est Luminis
00:57:27qui l'a présenté comme ça
00:57:29t'as la version de Alice Cordier
00:57:31de dire non non non
00:57:31il était là dans notre service d'ordre
00:57:33au final il est mort pour rien
00:57:34en tentant de protéger
00:57:34des pauvres femmes sans défense
00:57:35alors que c'était même pas
00:57:36au même endroit
00:57:37mensonge
00:57:37et il y a la troisième version
00:57:39qui consiste à dire
00:57:40non il était juste là
00:57:41plus ou moins par hasard
00:57:42c'était juste un patriote
00:57:43il est mort
00:57:43parce qu'il s'est fait lyncher
00:57:44ça n'a rien à voir
00:57:44ni avec Némésis
00:57:45ni avec des groupuscules
00:57:46d'extrême droite
00:57:47mais en vérité
00:57:48ceux qui ont le plus raison
00:57:49dans l'histoire finalement
00:57:49est-ce que ça ne serait pas
00:57:50les groupuscules néofascistes
00:57:52qui eux assument
00:57:53leur action violente
00:57:53et qui étaient directement
00:57:54les camarades de Quentin
00:57:55bah si en fait
00:57:56et à côté
00:57:57personne n'assume ça
00:57:59s'ils ne l'avaient pas fait
00:58:00peut-être qu'aujourd'hui
00:58:01ce serait une militante de Némésis
00:58:02d'accord mais est-ce que
00:58:02ces hommes ont directement
00:58:04se sont battus directement
00:58:07avec des militants antifa
00:58:09certains étant armés
00:58:10de barres de fer
00:58:11est-ce que Quentin Deran
00:58:12qui a participé
00:58:13à cette rique
00:58:14il y a des antifa
00:58:15qui étaient armés
00:58:16qui ont attaqué
00:58:17les hommes qui étaient là
00:58:18pour nous protéger
00:58:18et eux n'étaient pas armés
00:58:20non
00:58:21un groupe habillé en noir
00:58:22dont pourrait faire partie
00:58:23Quentin est muni
00:58:24de béquilles de gaz lacrymogènes
00:58:26de fumigènes
00:58:26sur les images
00:58:27qui est habillé en noir
00:58:29est-ce que
00:58:29je tiens préciser aussi
00:58:30qu'on a plusieurs sources différentes
00:58:31donc un journaliste du progrès
00:58:32deux trois riprins
00:58:33etc etc
00:58:34et ce truc de dire
00:58:35que des passants
00:58:36avant qu'on ait les images
00:58:37il y avait déjà des passants
00:58:38deux jours avant
00:58:38qui s'étaient prononcés
00:58:39en disant oui
00:58:39on a vu une rixe
00:58:40entre deux groupes
00:58:42bagarre de rue
00:58:44on n'a pas tout compris
00:58:45ce qui s'est passé
00:58:46ça s'est balancé des fumigènes
00:58:47ça s'est battu
00:58:47et après il y en a un
00:58:48qui s'est retrouvé au sol
00:58:49et qui ne s'est jamais relevé
00:58:50et qui se fait passer à table
00:58:51effectivement
00:58:51donc ça c'est
00:58:52il y avait déjà des riverains
00:58:53qui parlaient de ça
00:58:54avant même qu'on ait les images
00:58:54et les images ne font que confirmer
00:58:56effectivement la théorie
00:58:57de la rixe
00:58:58parce que c'est pas une théorie
00:58:58on a les images de la rixe
00:59:00sachant que
00:59:01dès le début
00:59:02l'extrême droite
00:59:03a mis un point d'honneur
00:59:04à dire regardez quelle honte
00:59:05les journalistes parlent de rixe
00:59:06ils disent que c'est en marge
00:59:07d'une rixe etc
00:59:09et voilà
00:59:09il y a même des journalistes
00:59:11jusqu'au Figaro
00:59:11qui est censé être quand même
00:59:12un journal résolument de droite
00:59:14mais un journal un petit peu sérieux
00:59:15qui a plus de déontologie journalistique
00:59:16que par exemple un frontière
00:59:17qui passe leur temps à mentir
00:59:18et à dire n'importe quoi
00:59:19même au Figaro
00:59:20il y a Paul Sugui
00:59:20journaliste au Figaro
00:59:21qui a vraiment dit
00:59:22avec une immense assurance
00:59:24selon des sources policières
00:59:26proches etc
00:59:27je cite
00:59:28la théorie de la rixe
00:59:29s'est définitivement écartée
00:59:30même dans un journal
00:59:32qui est censé être
00:59:33un minimum sérieux
00:59:34comme le Figaro
00:59:34ça a repris
00:59:35les éléments de langage
00:59:36et le narratif d'Alice Cordier
00:59:37et au mépris
00:59:38de toute déontologie journalistique
00:59:39et de la vérité
00:59:41et puis le Figaro
00:59:42que ce soit Paul Sugui
00:59:43ou Paul Midi
00:59:44qui ont écrit
00:59:45les papiers
00:59:47sur la...
00:59:47on passe le même nom
00:59:48Paul Sugui
00:59:49Paul Midi
00:59:49tu ne t'appelles pas Paul
00:59:50tu ne passes pas
00:59:51tu ne passes pas l'entrée
00:59:51mais ils sont véritablement
00:59:54en campagne
00:59:55pour essayer de montrer
00:59:58Quentin
00:59:58comme un saint
01:00:00et comme un martyr
01:00:00je le disais
01:00:01dans l'édito
01:00:02mais il y a aussi un papier
01:00:03qui le montre
01:00:04comme quelqu'un de pieux
01:00:05qui est passionné
01:00:06de philosophie
01:00:07qui s'est converti
01:00:09parce que
01:00:10il était passionné
01:00:12par la transcendance
01:00:13ou je ne sais quoi
01:00:13c'est toute une
01:00:16une volonté
01:00:17de tordre la réalité
01:00:18pour la faire entrer
01:00:20dans un narratif
01:00:21qui est celui du
01:00:22camp du bien
01:00:23face au camp
01:00:24des antifas
01:00:24qui sont finalement
01:00:25les vrais fascistes
01:00:26et j'ai d'ailleurs
01:00:26le titre de l'édito
01:00:28de Trémolet
01:00:29voilà
01:00:29je ne sais plus exactement
01:00:30son prénom
01:00:31mais il s'appelle Trémolet
01:00:31voilà
01:00:32d'accord
01:00:33les antifascistes
01:00:34sont les vrais fascistes
01:00:34alors on a deux doigts
01:00:36que les vrais fascistes
01:00:36se mettent à dire
01:00:37qu'eux ils sont antifascistes
01:00:38parce que les antifascistes
01:00:39sont les vrais fascistes
01:00:39et du coup voilà
01:00:40on va lire la fausse citation
01:00:41de Winston Churchill
01:00:42quand les fascistes reviendront
01:00:43ils se font passer
01:00:43pour antifascistes
01:00:45bon bref
01:00:46je suis heureuse de finir
01:00:47de regarder ça
01:00:48les amis dont vous parlez
01:00:49qui étaient là
01:00:49pour protéger
01:00:50le moment où vous déployez
01:00:51votre banderole
01:00:52ils étaient habillés
01:00:53tout en noir également
01:00:54comme ceux qu'on voit
01:00:55sur ces images
01:00:56je n'ai pas l'information
01:00:58en tout cas
01:00:58il n'y avait pas
01:00:59un dress code
01:01:00au sein des hommes
01:01:02qui étaient venus
01:01:02pour nous protéger
01:01:04quand j'ai fait partie
01:01:05d'un service d'ordre
01:01:06il y a un dress code
01:01:07ou pas
01:01:07normalement
01:01:07il y a un truc
01:01:08que tu n'es pas censé faire
01:01:09c'est avoir une cagoule
01:01:10voilà
01:01:10donc là typiquement
01:01:11déjà ça montre bien
01:01:12que ce n'était pas
01:01:13un service d'ordre
01:01:14limite c'était
01:01:14une bande
01:01:16un groupe
01:01:16un groupuscule de fave
01:01:17qui est venu
01:01:18en marge de votre manifestation
01:01:19pour aller au contact
01:01:19avec des antifas
01:01:20c'est ça la limite
01:01:21qu'on peut le présenter
01:01:22il n'y a pas aucun lien
01:01:22avec Némésis
01:01:23mais parler de service d'ordre
01:01:24de service de sécurité
01:01:25il n'était même pas là
01:01:26et c'était pas un service d'ordre
01:01:28vous pouvez dire
01:01:29qu'ils étaient venus
01:01:30pour vous protéger
01:01:30sans béquilles
01:01:32sans fumigène
01:01:33sans gaz lacrymogène
01:01:34écoutez moi
01:01:35je l'enquête
01:01:35fera son travail
01:01:36moi ce que je peux vous dire
01:01:37c'est que nous
01:01:38on a des hommes
01:01:38qui n'étaient pas là
01:01:39pour se battre
01:01:39qui étaient là
01:01:40pour nous protéger
01:01:41vous les reconnaissez pas là
01:01:42vous ne dites pas
01:01:43tiens effectivement
01:01:43ce sont eux
01:01:44habillés en noir
01:01:45je ne sais pas
01:01:46ce que vous sous-entendez
01:01:47depuis tout à l'heure
01:01:48on essaie de comprendre
01:01:49ce qui s'est passé ce jour-là
01:01:50comment tout ça a conduit
01:01:51la mort d'un jeune homme
01:01:54ce bon montage
01:01:55j'oublie pas de table
01:01:56donc c'est pas le plus farfelu
01:01:57on va dire
01:01:57normal vu le sujet
01:01:58mais ouais
01:01:59là on voit très bien
01:02:00que pour le coup
01:02:01Némésis
01:02:01est-ce qu'ils ne sont pas
01:02:02en train de se prendre
01:02:03leur mensonge
01:02:03en retour de flammes
01:02:05c'est pas forcément impossible
01:02:06mais voilà
01:02:07après c'est ça aussi
01:02:08genre
01:02:08normalement
01:02:09quand on monte en épingle
01:02:10aussi farouchement
01:02:11une affaire comme ça
01:02:12qui devient vraiment
01:02:12une affaire d'état
01:02:13du jour au lendemain
01:02:14normalement
01:02:14il faut être à peu près
01:02:15sûr de son mouf
01:02:16ils ont commencé à dire
01:02:17tout et n'importe quoi
01:02:18c'est parti dans 15 directions
01:02:19différentes
01:02:20et ben voilà
01:02:21alors qu'il y a quand même
01:02:22un mort dans l'histoire
01:02:23un peu de dignité
01:02:24sur le traitement médiatique
01:02:25et puis elle se liquéfie
01:02:27et elle renvoie
01:02:28à la conférence du procureur
01:02:29mais en fait
01:02:30dans ses éléments
01:02:31ça contredit absolument
01:02:33la version officielle
01:02:34donc en fait
01:02:34on sent qu'elle ne sait plus
01:02:35elle ne sait pas du tout
01:02:36où elle habite
01:02:36elle est perdue
01:02:37entre ses mensonges
01:02:38du départ
01:02:39la vérité
01:02:40qui a été à peu près
01:02:41établi par le procureur
01:02:42et qui doit encore
01:02:43être établi
01:02:43parce que l'enquête
01:02:44suit son cours
01:02:44mais oui
01:02:46on observe
01:02:48la supercherie
01:02:49Nemesis
01:02:50pour le coup
01:02:50là elle est
01:02:52parfaitement démontrée
01:02:53c'est vrai que
01:02:53je ne suis pas
01:02:55habituellement
01:02:55je ne salue pas
01:02:56le sens journalistique
01:02:59aiguë de Truchot
01:03:00mais là
01:03:00il faut c'est de te constater
01:03:02que
01:03:02bravo
01:03:03bien joué
01:03:05Olivier Truchot
01:03:06let's go
01:03:06bientôt un feat
01:03:07ça ira peut-être
01:03:08on verra
01:03:09ça ira peut-être

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