- il y a 13 minutes
Les municipales 2026 confirment la progression de l’abstention et la poussée du Rassemblement national dans plusieurs territoires. Face à cette dynamique, la gauche, parfois divisée, parfois rassemblée, parvient à conserver un certain nombre de grandes villes, à en conquérir d'autres mais en concède tout de même certaines à la droite et à l'extrême droite. On fait le point avec Emilio Meslet et Cyprien Caddeo, journalistes au service politique de l'Humanité.
00:00 Introduction Le bilan général de ce 2e tour
02:47 Nice bascule à l'extrême droite et Marseille reste à gauche
08:40 Le barrage au RN à Toulon alors que Agde et Carcassonne bascule
11:48 Bordeaux, Annecy et Besançon sont perdues pour les écologistes
17:00 Strasbourg reste à gauche mais soutenu par les centristes
18:23 Les résultats à Lyon et sa métropole
23:30 les fusions PS/LFI
32:00 Clermont-Ferrand et Brest
34:20 L'échec à Toulouse
40:00 Paris Marseille et Lorient
46:05 Caen, Nevers, Clichy et Gap
50:00 La victoire de Nimes pour le pcf
55:00 Saint-Etienne, Pau et Roubaix
59:30 La Courneuve, Vennissieux et Vaux-en-Velin
01:01:14 Vitry sur Seine, Faches-Thumesnil, Grabels et Sarcelles
01:04:04 Le vote de classe dans les quartiers populaires
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
00:00 Introduction Le bilan général de ce 2e tour
02:47 Nice bascule à l'extrême droite et Marseille reste à gauche
08:40 Le barrage au RN à Toulon alors que Agde et Carcassonne bascule
11:48 Bordeaux, Annecy et Besançon sont perdues pour les écologistes
17:00 Strasbourg reste à gauche mais soutenu par les centristes
18:23 Les résultats à Lyon et sa métropole
23:30 les fusions PS/LFI
32:00 Clermont-Ferrand et Brest
34:20 L'échec à Toulouse
40:00 Paris Marseille et Lorient
46:05 Caen, Nevers, Clichy et Gap
50:00 La victoire de Nimes pour le pcf
55:00 Saint-Etienne, Pau et Roubaix
59:30 La Courneuve, Vennissieux et Vaux-en-Velin
01:01:14 Vitry sur Seine, Faches-Thumesnil, Grabels et Sarcelles
01:04:04 Le vote de classe dans les quartiers populaires
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01L'extrême droite, quand bien même elle n'a pas autant gagné qu'elle l'espérait, il y a quelques
00:00:06exemples qu'on va donner de villes où c'est perdu pour l'ERN, mais tout de même la percée
00:00:11est quand même considérable.
00:00:12Il est clair qu'il y a une progression nette de l'extrême droite qui jusque là dirigeait selon les
00:00:16chiffres, parce qu'il y en a qui passaient sous les radars, entre 12 et 15 villes.
00:00:21Aujourd'hui, eux, ils en revendiquent plus de 60. Nous, on en a compté au moins 41, mais c'est
00:00:28a priori beaucoup plus.
00:00:30C'est un des comptes qu'on avait hier soir dans une quinzaine dans des villes moyennes, telles Carcassonne, Castres,
00:00:36Montauban, Liévin ou la Seine-sur-Mer.
00:00:39C'est des villes de plus de 15 000 habitants systématiquement, avec des figures parfois qui sont implantées.
00:00:46À Carcassonne, c'est le député Christophe Barcais qui l'emporte. Ce n'est pas le cas partout. Il y
00:00:51a des résultats surprises comme à Liévin, on en reparlera,
00:00:54parce que c'est les socialistes qui ont perdu la ville, avec un report de voix dont on se demande
00:00:59comment il a pu arriver,
00:01:00parce que le total gauche à Liévin, normalement qui était une ville socialiste du bassin minier, tutoyait les 60%, 59%.
00:01:07Et on se retrouve avec un total gauche, in fine, à 46,4, c'est-à-dire moins de 12
00:01:11,7, ce qui semble assez improbable.
00:01:14Dans le bassin minier, ne serait-ce que dans le Pas-de-Calais, il y a 14 villes qui sont
00:01:18maintenant détenues par le Rassemblement national.
00:01:21Il y avait celles qu'il avait déjà, c'est-à-dire Enambeau-Mont-Bruy-la-Bussière.
00:01:24Et ensuite, des villes de conquête. Certes, ils n'ont pas eu les gros morceaux qu'ils souhaitaient, c'est
00:01:29-à-dire Lens, c'est-à-dire Douai, c'est-à-dire Denain, mais par contre, ils sont là.
00:01:35Liévin, c'est un peu le négatif de ce qui s'est passé au premier tour avec Lens, parce que
00:01:39Lens, c'est une question où il n'y avait qu'un seul tour,
00:01:41puisqu'il y avait deux principales listes, il y en avait trois en réalité, mais bon, deux principales listes, on
00:01:44savait que ce serait joué au premier tour.
00:01:46L'EPS a résisté à Lens, ce qui était effectivement un objectif du RN.
00:01:49Et en fait, on se rend compte qu'Oliévin, qu'on pensait a priori sécurisé vu le résultat du premier
00:01:54tour, en fait, ça bascule au RN.
00:01:57Et Liévin à Lens, je crois que c'est deux villes de taille en plus, à peu près équivalentes en
00:01:59plus en termes d'habitants.
00:02:03Et ce qui s'est passé à Lens quand même, c'est qu'effectivement, tu l'as dit, la gauche
00:02:05a résisté, mais par contre, elle s'effondre.
00:02:09C'est-à-dire qu'elle perd 12 points par rapport à 2020, aussi à Lens.
00:02:13Oui, c'est la dynamique.
00:02:14Il n'y a eu qu'un premier tour, ça s'est joué dimanche, pas là, mais dimanche d'avant,
00:02:19le 15.
00:02:20Mais les scores de la gauche, quand même, continuent de baisser dans ces endroits.
00:02:25Ce qui inquiète pour la prochaine élection, notamment à Lens, la gauche a des motifs d'inquiétude.
00:02:31Bon, pas de gros morceaux pour le RN.
00:02:33Il y a quand même un...
00:02:34Il y a Nice, quand même.
00:02:35Voilà, c'est ce que j'allais dire.
00:02:36Alors, ce n'est pas le Rassemblement National, mais c'est un parti, évidemment, frère du Rassemblement National.
00:02:39On peut peut-être mettre d'ailleurs là...
00:02:40Oui, tout à fait, on va mettre les résultats en même temps.
00:02:44C'est donc, évidemment, Éric Ciotti de l'Union des Droites pour la République, donc l'UDR,
00:02:48qui est un parti satellite du RN, soutenu par le RN, et qui l'emporte dans cette élection.
00:02:54Bon, on se doutait de les résultats, parce que Christian Estrosi...
00:02:58Alors, vraiment, ce n'est pas drôle, parce qu'à la fin, ça bascule à l'extrême droite,
00:03:01mais la campagne était particulièrement cloumesque, quand même, du côté de Nice,
00:03:04il faut quand même le dire.
00:03:06Parce qu'Estrosi a donné la vie à Estrosi, déjà qu'il était en bonne voie,
00:03:10à Ciotti, pardon, qu'Estrosi, voilà.
00:03:12Il y a l'histoire, quand même, de la tête de Porte, qui aurait été orchestrée par ses proches.
00:03:17Il y a eu une campagne d'entre-deux-tours, où le mec était le plus Israël,
00:03:21le plus grand fan d'Israël, a pavoisé la mairie avec les drapeaux,
00:03:26a essayé de faire des appels du pied, d'une putasserie à gauche.
00:03:29Il est devenu pro-Palestine, et un soumis en l'espace de 24 heures.
00:03:36Évidemment, ce n'est crédible pour personne, et bon, ça ne marche pas.
00:03:39Presque, en un sens, c'est plutôt bonne nouvelle qu'un truc aussi gros ne marche pas,
00:03:43en quelque sorte, en termes d'intelligence des électeurs.
00:03:45Mais enfin, voilà, le résultat, c'est quand même que Eric Ciotti devient le maire de Nice,
00:03:49qui est la cinquième plus grosse ville de France, si je ne me trompe pas.
00:03:52C'est ça.
00:03:53Donc, c'est quand même pas rien.
00:03:55Et donc, oui, il y a une énorme ville sur le littoral qui bascule à l'extrême droite,
00:03:58une de plus après Perpignan.
00:04:01Par contre, les deux autres villes portuaires de Méditerranée que visait l'ERN,
00:04:05c'est-à-dire les deux grosses villes, évidemment, c'est-à-dire Marseille et Toulon,
00:04:09c'est perdu, notamment Toulon, parce que Marseille, c'était plus attendu quand même qu'il perde.
00:04:12À Toulon, Marseille, on y reviendra, parce que finalement, le barrage a tenu et bien tenu à Marseille,
00:04:19avec en plus l'effondrement de la droite locale qui finit éparpillée à ne pas se représenter à la métropole,
00:04:25jusqu'à ne pas se présenter à la métropole.
00:04:26Avec Martine Vassal, qui, je n'ai pas le résultat exact, on va le mettre à Marseille,
00:04:32qui termine autour des cinq.
00:04:34Si elle a moins de cinq, c'est-à-dire qu'elle n'a pas d'élu, je ne sais
00:04:35plus.
00:04:36Donc, elle est officiellement au-dessus.
00:04:38Mais voilà, Benoît Payan met quasiment 15 points dans la vue à Franck Alizio,
00:04:42ce qui fait quand même un score énorme pour le Rassemblement national à Marseille,
00:04:45qui va prendre quelques mairies de secteur qui étaient jusqu'ici détenus par la droite.
00:04:52Justement, c'est peut-être une des villes laboratoires de ce qu'on voulait raconter,
00:04:55au-delà des victoires du RN, c'est que ce qui a notamment été,
00:04:59et ça s'est concrétisé dans la plupart des communes qu'on analyse,
00:05:06c'est qu'il y a un vote utile à droite ou à l'extrême droite,
00:05:11qui peut aller dans les deux sens.
00:05:12C'est-à-dire que quand le candidat d'extrême droite est le mieux placé,
00:05:16ce qui était le cas évidemment à Marseille, vous le voyez ici,
00:05:19et bien là, on voit que Martine Vassal fait deux fois moins que son score du premier tour,
00:05:23parce que ses voix sont parties vers Franck Alizio.
00:05:25Pas uniquement.
00:05:25Pas uniquement pour l'électorat centrale.
00:05:27En gros, elle a fait autour de 13% au premier tour, on a les résultats là.
00:05:32Un peu moins, 12,5.
00:05:34Donc elle a divisé par 2,5 son score, on va dire, à peu près.
00:05:40Il se trouve que ça voulait dire que plus qu'Alizio faisait 35,
00:05:44une partie des électeurs du Martine Vassal était déjà partie chez Franck Alizio,
00:05:47ce qui était les plus RN compatibles,
00:05:49et probablement au vu du score de Benoît Payan,
00:05:51une partie des électeurs plus centristes s'était aussi déjà déporté,
00:05:55parce qu'il savait qu'il y avait le risque de victoire de l'extrême droite.
00:05:59Donc on pouvait se demander qui était resté chez Martine Vassal.
00:06:03On voit que Franck Alizio progresse quand même assez largement,
00:06:07sachant qu'il n'avait pas de réservoir de voix a priori.
00:06:09Oui, on commence par celle, perd 20 000 voix,
00:06:12et Franck Alizio, on gagne 20 000.
00:06:14Bon, a priori, on peut quand même estimer qu'il y a un transfert de voix,
00:06:18en partie, qui vient de ces deux blocs-là.
00:06:20Oui, mais quand Benoît Payan progresse de 60 000,
00:06:23et qu'il n'y en a que 33 000 à aller chercher chez Sébastien Delogu.
00:06:27Donc a priori, c'est quand même qu'il y a eu des transferts des deux côtés,
00:06:32mais c'est vrai, là c'est peut-être spécifique dans le cas de Marseille,
00:06:35mais on l'observe dans beaucoup de villes, on y reviendra,
00:06:38mais le Rassemblement National divise son score dans la plupart des grandes villes au moins par deux.
00:06:43Ça va jusqu'à quatre, j'ai oublié le nom de la ville,
00:06:46mais il y en a une où on divise par quatre son score au deuxième tour,
00:06:49parce que de toute façon, il y a un phénomène de vote utile pour le candidat de droite,
00:06:52c'est-à-dire qu'il y a un barrage anti-gauche chez les électeurs de l'URN.
00:06:55Ce qui unit, en fait, parce que la question c'est si cette fameuse union des gauches,
00:06:59l'union des droites, pardon, de la droite et de l'extrême droite, en réalité il faut le dire,
00:07:04qui est prônée par un certain nombre de candidats, notamment à Reconquête par exemple,
00:07:09mais aussi Laurent Wauquiez, ALR,
00:07:11en fait elle se fait pas tant par les appareils que par le bas,
00:07:13c'est-à-dire par les électeurs eux-mêmes qui l'ont déjà fait en partie,
00:07:16et qu'est-ce qu'il y a le trait d'union, le point commun entre ces électeurs-là,
00:07:21en fait c'est avant tout la haine de la gauche, en fait c'est ça qu'on prend compte,
00:07:24c'est qu'il y a un vote barrage à gauche, et si ces gens-là, ils doivent choisir entre
00:07:28la gauche,
00:07:29quelle qu'elle soit d'ailleurs, parce que c'est pas uniquement la gauche intermise,
00:07:32et la droite, et bien ils choisiront la droite, quand bien même c'est une droite extrême,
00:07:38RN, Reconquête, ou même d'autres parties qui ont pu être observées ailleurs.
00:07:42Et on se rappelle de ce qu'avait dit Bruno Retailleau dans la législative partielle du terrain de Garonne,
00:07:46ça peut paraître anecdotique, mais c'est une candidate socialiste qui se présentait pour le siège de député,
00:07:53et Bruno Retailleau lui avait dit, pas une voix pour la gauche,
00:07:56c'était plus seulement éléficité, contaminé toute la gauche du saut de l'infamie,
00:08:01et on voit que c'est ce qui s'est passé dans l'entre-deux-tours,
00:08:04avec une offensive très claire contre l'union, les fusions à gauche lorsqu'elles étaient réalisées,
00:08:12c'était le cas à Brest, à Clermont-Ferrand, à Nantes, on va pas toutes les citer parce qu'on
00:08:16y reviendra,
00:08:16mais en tout cas, la droite, y compris Macronis, finissait par mettre tout le monde dans le même sac,
00:08:20de toute façon, pour diaboliser le camp gauche, et c'est ce qui s'est passé.
00:08:26Et c'est ce qui a pu bénéficier à la droite, parce que quand on regarde par exemple les victoires
00:08:30de l'extrême droite,
00:08:31par contre souvent où triomphe l'extrême droite, ce sont dans les villes de droite, justement,
00:08:36là où ils espéraient prendre des villes, c'est le cas, on vous l'a mis ici, à Toulon,
00:08:40c'est la ville qu'ils espéraient prendre, finalement le barrage a tenu,
00:08:43avec José Massy qui l'emporte de 4 points devant Laure-la-Valette.
00:08:49Ce qui n'est pas énorme non plus.
00:08:50Ce qui n'est pas énorme, voilà, quand on regarde les résultats du premier tour à Toulon,
00:08:53Laure-la-Valette, elle progresse de 5 points, là où José Massy,
00:08:57elle, par contre, fait un sacré bond de 25 points, de un peu moins.
00:09:02Parce qu'elle bénéficie de l'appel de Michel Bonius,
00:09:05donc le côté de la LR qui mêlait ses voies haussiennes, plus la gauche.
00:09:08Et la gauche qui n'était pas qualifiée.
00:09:09Qui fait barrage, ouais.
00:09:10Mais par exemple, à Carcassonne, Carcassonne, voilà.
00:09:15Ouais, un triangulaire.
00:09:16Dans une triangulaire, le RN, la droite, chez elle.
00:09:19C'est ça.
00:09:21Je crois que c'est le cas à Montauban aussi, enfin, c'est à Castres.
00:09:24C'est le cas à Agde aussi, il me semble.
00:09:27Oui, alors, de toute façon, tout ça, c'était aussi un duel face à la droite, à Agde.
00:09:32Et vous avez la victoire de, d'ailleurs, je crois que, sauf Aurélien Lopez, Liguori, est député.
00:09:39Oui, tout à fait.
00:09:40D'ailleurs, je crois que c'était le député de 7.
00:09:41Il l'avait plutôt mis à Agde, parce qu'il avait plus de chances de victoire.
00:09:45C'est un petit parachutage.
00:09:47C'est pas très loin, mais c'est un parachutage quand même.
00:09:49Mais, oui, en tout cas, ça témoigne que, là, si on prend un peu la carte des mairies RN,
00:09:55globalement, c'est quand même beaucoup le littoral méditerranéen,
00:09:57et un peu, dans une moindre mesure, le Nord-Pas-de-Calais, l'ex-Nord-Pas-de-Calais.
00:10:04Il y a une ville en Alsace aussi, ça, c'est nouveau.
00:10:06Oui, alors, je ne me prononcerai pas à la prononcer, mais...
00:10:09Voilà, j'ai oublié le nom, c'est Vitingheim.
00:10:11Est-ce que c'est celle-là ?
00:10:12Non, c'est l'autre.
00:10:14Mais, voilà, donc, ça, c'est Vittelsheim, c'est ça.
00:10:18Gagné par Raphaël Schauber.
00:10:19Ça, c'est un...
00:10:20Dans une configuration où il n'est que face à la droite.
00:10:23C'est-à-dire que c'est une droite extrêmement divisée,
00:10:25trois listes de droites face à OERN,
00:10:27incapables de se coaliser pour faire barrage,
00:10:29et donc, ça donne une victoire sur le film, et une victoire quand même.
00:10:32C'est une victoire à moins de 20 voix.
00:10:36Exactement.
00:10:37C'est important d'avoir ça en tête,
00:10:40ces mouvements internes dans l'électorat de droite,
00:10:41parce que ça va être aussi une clé de lecture
00:10:43pour ce qu'on va se dire ensuite sur les résultats de la gauche.
00:10:46Peut-être qu'on peut passer à la gauche,
00:10:48à moins que tu veuilles dire un truc.
00:10:49Peut-être qu'une petite chose,
00:10:51bon, ça sera lié aussi à la défaite de gauche,
00:10:52mais le bloc sans crise qu'on disait quand même
00:10:56aux abonnés absents du premier tour,
00:10:58finalement, ça sort pas si mal,
00:10:59puisqu'en fait, il y a quand même des victoires pour...
00:11:02Alors, le bloc sans crise, je rappelle,
00:11:03c'est Horizon, donc le parti Édouard Philippe,
00:11:05Renaissance, le parti macroniste,
00:11:07et le modem de François Bayrou.
00:11:09Et l'UDI qui navigue entre aux droites et...
00:11:12Exactement.
00:11:12Donc, si on prend ces trois forces principales,
00:11:15notamment, on a quand même, bon,
00:11:18Édouard Philippe qui le gagne au Havre,
00:11:20ça, il était quand même assez en avance au premier tour,
00:11:23mais qui...
00:11:24Les horizons, globalement, à part Christian Estrosi,
00:11:26de toute façon, ils s'en sortent.
00:11:27C'est ça.
00:11:28À Reims, à Vannes, à Angers, au Havre, tu l'as dit.
00:11:31À Toulon, du coup, même si c'est une apparentée horizon.
00:11:34À Toulon, c'est vrai que c'était Falco
00:11:37qui était maire auparavant.
00:11:40Et il y a surtout deux victoires du parti Renaissance.
00:11:43Oui.
00:11:44Pas des moindres, parce que,
00:11:45la première, tu l'as mis à l'écran, c'est Bordeaux.
00:11:48Bordeaux, donc, où Pierre-Huromique,
00:11:49le maire écologiste, est battu
00:11:51par l'ancien ministre des Comptes publics, Thomas Cazeneuve.
00:11:54À 2000 voix.
00:11:55Voilà, sur un score très serré à Bordeaux.
00:11:57Où Pierre-Huromique augmente, en réalité,
00:11:59le total gauche du premier tour de 5 points.
00:12:01Oui.
00:12:02Il n'y a pas eu de fusion, parce que LFI était sous le 10
00:12:04et ils n'ont pas voulu.
00:12:05C'était quand même possible, parce qu'ils étaient au-dessus des 5.
00:12:07Ils avaient fait 9,4 de mémoire.
00:12:09C'était quand même possible de fusionner pour...
00:12:11C'est ce qui se passe, donner une dynamique à la campagne.
00:12:14Ce n'est pas été le cas.
00:12:15Ce n'est pas le choix qu'a fait Pierre-Huromique.
00:12:18On ne sait pas ce que ça aurait pu donner avec.
00:12:20Sachant qu'il y avait une extrême gauche qui était forte.
00:12:22Philippe Poutot avait fait plus de 5%
00:12:23quand on regarde le...
00:12:26Il y avait beaucoup de listes de gauche.
00:12:28Pourtant, le total gauche progresse,
00:12:29c'est-à-dire qu'il a réussi à,
00:12:31non seulement, rapatrier les électeurs de gauche
00:12:33sur les listes concurrentes,
00:12:34mais en plus à aller chercher au-delà
00:12:36et pour autant, ça n'a pas suffi.
00:12:38Oui.
00:12:38Et autre ville écologiste
00:12:40qui est aussi remportée par les macronéistes,
00:12:43c'est Annecy, encore un ancien ministre,
00:12:45encore un ancien ministre de Bercy,
00:12:47Antoine Armand, ancien ministre de l'économie,
00:12:48donc qui l'emporte à Annecy.
00:12:52Donc le maire de Sartre ne se représentait pas,
00:12:53Annecy, de mémoire.
00:12:55Oui, c'est ça, Astorque.
00:12:56Astorque, c'est ça.
00:12:57Mais du coup, la liste du monde de la gauche
00:12:58est quand même battue en triangulaire cette fois.
00:13:02Pareil, là, potentiel.
00:13:04Alors, je ne sais pas,
00:13:04est-ce que tu regardes peut-être les résultats
00:13:05du premier tour à Annecy ?
00:13:06On voit que c'est pareil,
00:13:07il n'y a pas un report de...
00:13:08C'est une gauche très faible à gauche.
00:13:10Même si le total gauche a progressé,
00:13:12j'ai les chiffres là,
00:13:13c'est quasiment six points du total gauche.
00:13:15Mais bon, au premier tour,
00:13:17c'était 29,4.
00:13:19Donc c'est compliqué de vouloir conserver des villes
00:13:21quand le total gauche, de toute façon,
00:13:23est inférieur au total de la première liste du centre
00:13:27dans un premier tour.
00:13:28Oui, oui, de toute façon,
00:13:29le rapage était très compliqué.
00:13:30Bon, ça va être censé pas une ville.
00:13:32En réalité, c'est pas une ville de gauche, Annecy.
00:13:34La dernière fois, ça avait basculé,
00:13:35notamment parce que le maire Astorg,
00:13:37dont j'ai oublié, François Astorg, je crois,
00:13:39avait fait alliance avec un macroniste dissident.
00:13:43Oui, c'est vrai.
00:13:44Oui, donc c'était un peu un braquage.
00:13:46Je te suis dit, Bordeaux aussi,
00:13:47Bordeaux, c'était une surprise,
00:13:49en tout cas, vu l'histoire longue de la droite à Bordeaux.
00:13:52Mais c'était en duel.
00:13:53C'était en duel, effectivement, déjà.
00:13:55Ça, c'est Nicolas Florian.
00:13:56Ça s'est moins bien passé cette fois-ci.
00:14:00Eh bien, allons sur la gauche,
00:14:01parce que ça, ça nous...
00:14:02Bon, commençons peut-être par là,
00:14:03puisque ça nous amène naturellement à ça.
00:14:05S'il y avait un grand perdant, quand même,
00:14:08à noter hier, c'est quand même les écologistes.
00:14:11Parce qu'on avait dit, en 2020,
00:14:14que c'était la vague verte, etc.
00:14:16Il y avait un certain nombre de villes
00:14:18qui étaient remportées,
00:14:18dont des surprises.
00:14:19Bordeaux en faisait partie.
00:14:21Strasbourg aussi.
00:14:22Et là, le bilan, c'est quand même
00:14:24que les écolos perdent.
00:14:25Enfin, la plupart des figures de la vague verte
00:14:26ont perdu, en fait.
00:14:27Sauf quelques-uns, on va les citer.
00:14:29Oui, c'est plus simple de citer
00:14:31ceux qui ne les ont plus gardés.
00:14:33Parce qu'effectivement,
00:14:35donc on l'a dit, Bordeaux, Annecy,
00:14:36c'est perdu pour les écologistes.
00:14:38C'est aussi le cas de Besançon.
00:14:40On va passer vite fait,
00:14:41pour vous montrer les scores.
00:14:43Besançon avec Anne-Vignot.
00:14:44Au profit de la droite, tout à fait.
00:14:47En même temps, je vous fais
00:14:48les totaux gauche, comme ça, vous savez.
00:14:51Le total gauche est gros.
00:14:52Il y a eu une alliance avec Alephi.
00:14:54Donc il y avait toute la gauche
00:14:55qui était derrière Anne-Vignot.
00:14:56C'est-à-dire qu'elle fait mieux
00:14:57que son score de premier tour.
00:14:58Elle progresse de 2,5 points environ.
00:15:01Donc les électeurs de gauche
00:15:02étaient au rendez-vous.
00:15:02Après, la question, c'est la possibilité
00:15:04d'élargir.
00:15:04Vous allez voir que ça va irriguer
00:15:05toute la discussion.
00:15:06C'est-à-dire dans quel périmètre
00:15:07la gauche arrive non seulement
00:15:09à faire le plein des voix,
00:15:10mais aussi à élargir
00:15:11pour aller chercher des victoires.
00:15:13Donc là, visiblement, ça n'a pas suffi
00:15:15à élargir assez pour gagner à Besançon.
00:15:18Mais par contre, les voix de gauche
00:15:19étaient là.
00:15:21Elle a fait le point, le plein.
00:15:23Les écolos ont perdu Poitiers aussi,
00:15:25où le maire Léonore Moncondu,
00:15:27qui était plutôt bien placé en réalité,
00:15:29dans une configuration où il y avait
00:15:30deux listes de droite
00:15:31et une liste du Rassemblement national
00:15:32pour conserver la ville
00:15:34en ayant fait alliance
00:15:36avec LFI, le PCF et le NPA
00:15:38au premier tour.
00:15:39Et finalement, ça n'a pas suffi.
00:15:40Aussi parce que le socialiste,
00:15:42lui, avait appelé
00:15:43pour le candidat du centre
00:15:45à Poitiers.
00:15:46Si je vous donne le chiffre à Poitiers,
00:15:48pardon, Poitiers, par contre,
00:15:50on a...
00:15:51Ah non, c'est pas la bonne fiche.
00:15:52Hop.
00:15:55Poitiers, Poitiers.
00:15:57On est à un total gauche
00:15:58qui s'effondre
00:15:59de 11,1 points.
00:16:01Oui.
00:16:02Parce que, du coup,
00:16:02l'électorat socialiste,
00:16:04a priori, quand même,
00:16:05s'est enfui.
00:16:05C'est enfui,
00:16:06il va aller vers le centre,
00:16:07a priori.
00:16:07Voilà.
00:16:08A suivi la consigne de vote
00:16:09essentiellement du candidat socialiste.
00:16:11Effectivement.
00:16:12En tout cas, voilà,
00:16:12il y a barrage à Léonore Moncondu,
00:16:14a priori, à Poitiers,
00:16:15assez net,
00:16:16parce que, voilà,
00:16:17le Rassemblement national
00:16:18baisse un petit peu
00:16:19de trois points,
00:16:21trois points et demi.
00:16:22Et ceux-là,
00:16:22ils se sont évidemment reportés,
00:16:24ça veut dire,
00:16:24sur le candidat du centre
00:16:26parce qu'ils ne voulaient plus
00:16:27d'écologistes
00:16:28à la tête de Poitiers.
00:16:32en région parisienne,
00:16:33cette fois, c'est à Colombe.
00:16:35Encore face à la droite.
00:16:37Face à la droite, tout à fait.
00:16:39Avec Patrick Shamwavitch
00:16:40qui a fait un très mauvais score
00:16:41de premier tour,
00:16:42il était à moins de 20%.
00:16:43Pour un maire sortant,
00:16:44c'est quand même très très faible.
00:16:45Avec, par contre,
00:16:45trois listes de gauche
00:16:47qui ont réussi à se coaliser
00:16:48dans un second tour
00:16:49et ça n'a pas suffi
00:16:50à Colombe.
00:16:53Strasbourg.
00:16:53Voilà.
00:16:54Ensuite, Strasbourg
00:16:55a une configuration particulière
00:16:56à Strasbourg.
00:16:57Peut-être que tu veux
00:16:57en parler, Cyprien ?
00:16:58Oui, c'est...
00:16:59Donc, on est en triangulaire,
00:17:01donc fondamentalement,
00:17:03a priori,
00:17:03Strasbourg reste à gauche
00:17:04puisque c'est Catherine Rothman
00:17:05du PS qui l'emporte.
00:17:07Mais en fait,
00:17:07dans les alliances,
00:17:08c'est particulier
00:17:09puisque Catherine Rothman
00:17:10a fusionné avec Horizon.
00:17:13Et soutenu par tous les macronistes.
00:17:15Et soutenu par tous les macronistes.
00:17:16On est quand même plus
00:17:17sur une candidate du bloc central,
00:17:19si on est un peu honnête,
00:17:20qu'une candidate gauche.
00:17:22Et donc, face à elle,
00:17:22il y avait la maire sortante,
00:17:23Jeanne Berséguian,
00:17:24qui, elle, a fusionné
00:17:25avec LFI.
00:17:26Et qui était déjà soutenu
00:17:26par les communistes.
00:17:27Et qui était déjà soutenu
00:17:28par les communistes.
00:17:29Et donc, qui a perdu.
00:17:31Donc, voilà.
00:17:32Strasbourg reste techniquement à gauche.
00:17:34Mais, voilà.
00:17:35Il faut voir concrètement
00:17:36quelle gauche, quoi.
00:17:37Donc, les socialistes
00:17:38vont continuer de revendiquer.
00:17:40Oui, tout en ayant dénoncé
00:17:41l'accord dans l'ordre de tour
00:17:42avec Horizon.
00:17:44En voulant enlever le logo.
00:17:45Et finalement,
00:17:46c'était pas trop possible.
00:17:47Enfin, on n'a pas trop bien compris
00:17:48les subtilités internes
00:17:49au parti socialiste.
00:17:51Toujours est-il,
00:17:52quand même,
00:17:52il y a eu une situation cocasse
00:17:53hier à Strasbourg.
00:17:54C'est-à-dire que les résultats
00:17:55ont été inversés
00:17:55lorsqu'ils ont été annoncés.
00:17:57Et même au QG
00:17:59de Jeanne-Barseckian,
00:17:59ils ont cru à la victoire
00:18:01sur le fil
00:18:03surprise.
00:18:04Parce qu'on s'attendait
00:18:05à ce qu'elle perde
00:18:05de Jeanne-Barseckian.
00:18:06Avant que finalement,
00:18:07il y ait un rétro-pédalage
00:18:08et que ce soit
00:18:09Catherine Trottmann
00:18:10qui soit déclarée vainqueur.
00:18:12Et qui gagne pas sur le fil.
00:18:13Elle a eu une bonne avance quand même.
00:18:15S'ajoute à ça que chez les écologistes,
00:18:17il y avait une ville
00:18:18qui était particulièrement scrutée,
00:18:20c'était Lyon.
00:18:22À Lyon,
00:18:22c'était serré jusqu'au bout.
00:18:24Mais par contre,
00:18:25il y a aussi une défaite à Lyon,
00:18:26c'est la défaite de la métropole.
00:18:28Bruno Bernard,
00:18:29c'est une super structure administrative,
00:18:32la métropole,
00:18:32qui conjugue à la fois
00:18:33les attributions du département,
00:18:35de la métropole,
00:18:36justement dans l'ancienne métropole,
00:18:37et y compris des compétences
00:18:39de la ville
00:18:39qui avaient été transférées.
00:18:40C'est Gérard Collomb
00:18:41qui s'était construit
00:18:42son super siège
00:18:43avant de perdre en 2020.
00:18:45C'était Bruno Bernard
00:18:46qui était à sa tête.
00:18:47Et finalement,
00:18:47ils perdent à la métropole,
00:18:49alors qu'en revanche,
00:18:50ça passe sur le fil
00:18:52à Lyonville.
00:18:52C'est la remontada
00:18:56des municipales,
00:18:57évidemment,
00:18:57puisque Grégory Doucet
00:18:58était donné à plus de 20 points
00:18:59de retard
00:19:00dans les premiers sondages
00:19:01face à Jean-Michel Hollas.
00:19:05C'est évidemment
00:19:05le ultra populaire
00:19:07millionnaire
00:19:08et ex-patron de l'OL.
00:19:11Et finalement,
00:19:12Doucet est arrivé
00:19:13légèrement en tête
00:19:14au premier tour
00:19:14déjà face à Hollas
00:19:15et ça se confirme.
00:19:16Alors,
00:19:16c'était un peu le suspense
00:19:18parce qu'au début,
00:19:18Doucet était donné
00:19:19gagnant avec une avance
00:19:20assez confortable.
00:19:21Je crois que c'était 52,
00:19:2248 ou 53.
00:19:23Puis finalement,
00:19:24au fil de la soirée,
00:19:24on s'est dit
00:19:24« Ah, ça se resserre quand même. »
00:19:27Jean-Michel Hollas
00:19:27a annoncé
00:19:28qu'il ferait un recours
00:19:30en dénonçant
00:19:31des irrégularités.
00:19:33Ce qui est classique
00:19:35quand un écart
00:19:35est assez étroit
00:19:36dans une élection.
00:19:37Là, il y a 3000 voix.
00:19:38Finalement,
00:19:38il est moins étroit
00:19:38que ça.
00:19:39Bon, ça reste serré,
00:19:40mais il y a quand même
00:19:422800 voix d'écart
00:19:43entre les deux.
00:19:44En tout cas,
00:19:46effectivement,
00:19:47c'est compliqué
00:19:48dans la configuration
00:19:49pour Doucet
00:19:49puisque sans la métropole,
00:19:50il y a quand même
00:19:51pas mal de compétences
00:19:52qui lui échappent,
00:19:54notamment sur les questions
00:19:55du transport,
00:19:55du logement social.
00:19:56Donc,
00:19:56ce ne sont pas
00:19:57des petits sujets
00:19:58pour une politique de gauche.
00:19:59Donc,
00:20:00ce sera un bras de fer,
00:20:01sans doute,
00:20:01avec la métropole de droite.
00:20:03Et ce qu'on peut dire
00:20:04à Lyon
00:20:04sur la situation à gauche,
00:20:05c'est que
00:20:06pourquoi l'anniversaire
00:20:07de Jean-Michel Aulas
00:20:07n'a pas été
00:20:09« successful »
00:20:10comme il dirait.
00:20:11C'est vrai.
00:20:12Pourquoi ils lui ont gâché
00:20:13son anniversaire ?
00:20:14C'est parce qu'en réalité,
00:20:15c'est une fusion
00:20:15qui a marché à Lyon.
00:20:17C'est-à-dire que
00:20:19les écologistes
00:20:19ont accueilli
00:20:20sur leur liste
00:20:21l'écolistier
00:20:22d'Anaïs Belouassachérifi
00:20:23et elle-même d'ailleurs,
00:20:26dans une liste
00:20:26qu'on appelle technique,
00:20:27c'est-à-dire
00:20:27qu'ils siégeront
00:20:28dans l'opposition
00:20:29a priori à Lyon
00:20:30pour faire battre
00:20:31Jean-Michel Aulas.
00:20:32Et quand on voit
00:20:32l'écart de voix,
00:20:33a priori,
00:20:33ça a été une fusion
00:20:35décisive.
00:20:37Sans cette candidature,
00:20:39a priori,
00:20:39Jean-Michel Aulas
00:20:40serait aujourd'hui
00:20:40maire de Lyon.
00:20:41Tout à fait.
00:20:41Et donc là,
00:20:42ça nous amène
00:20:42au grand sujet
00:20:43qui a agité
00:20:45le second tour
00:20:46et qui va agiter
00:20:47les débats encore
00:20:48pendant plusieurs jours
00:20:48sans trop se tromper.
00:20:50C'est la question
00:20:51de ces fusions.
00:20:51Puisqu'en gros,
00:20:52le grand sujet politique
00:20:53de l'entre-deux-tours,
00:20:54c'était la gauche
00:20:56qui était divisée
00:20:57au premier.
00:20:58En tout cas,
00:20:58il y avait souvent
00:20:58un côté,
00:20:59Nice-Téléphi
00:21:00et de l'autre.
00:21:02Oui,
00:21:02on vous met par ailleurs
00:21:03les autres villes
00:21:04que conservent
00:21:04les écolos,
00:21:05dont Grenoble.
00:21:06Mais du coup,
00:21:06c'est pour illustrer
00:21:07aussi ce que tu parlais
00:21:08de fusion.
00:21:09Donc on voit
00:21:10qu'effectivement,
00:21:10il y avait souvent
00:21:11en tout cas
00:21:11moins de listes de gauche
00:21:12au premier tour
00:21:13et donc certaines
00:21:14ont fusionné.
00:21:15La plupart en réalité
00:21:15ont fusionné
00:21:16dans les municipales
00:21:17et on avait la question
00:21:18de est-ce que
00:21:19notamment les fusions
00:21:21prendraient au niveau électoral,
00:21:23notamment quand ces fusions
00:21:24sont entre l'EPS
00:21:25et la France insoumise
00:21:26puisque là,
00:21:26tu nous parles de fusions
00:21:27entre les écologistes
00:21:28et la France insoumise.
00:21:31La fusion écolo LFI
00:21:33a fonctionné donc à Lyon,
00:21:34elle a fonctionné
00:21:34à Tours,
00:21:36tu l'as dit,
00:21:37et donc à Grenoble aussi.
00:21:39Est-ce que,
00:21:40par contre,
00:21:41celles qui sont
00:21:41entre le Parti socialiste
00:21:43et LFI,
00:21:44que ce soit dans le sens
00:21:45d'ailleurs du Parti socialiste
00:21:46qui se met derrière LFI,
00:21:47ce qui est le cas
00:21:48dans deux villes,
00:21:49Limoges et Toulouse,
00:21:53et au sens inverse,
00:21:54quand c'est donc des villes
00:21:55où c'était un socialiste
00:21:56qui arrivait en tête
00:21:57et qui avait besoin
00:21:58des voix insoumises
00:21:58pour potentiellement
00:22:00ne pas perdre au second tour,
00:22:01c'est-à-dire,
00:22:01il y a plein de villes,
00:22:02à Clermont-Ferrand,
00:22:03à Brest,
00:22:04à Tulle,
00:22:05la ville de François Hollande aussi,
00:22:06ce qui ne demande pas
00:22:08de sel,
00:22:10eh bien,
00:22:10ça n'a pas marché.
00:22:11Pour le coup,
00:22:12donc Limoges s'est perdu,
00:22:13Toulouse s'est perdu.
00:22:14On va juste regarder en détail
00:22:15parce que c'est intéressant
00:22:16de voir,
00:22:17il y a une bataille des récits
00:22:18qui s'organise à gauche
00:22:20où chacun renvoie
00:22:20la responsabilité
00:22:21au corps adverse,
00:22:23ce qui était attendu,
00:22:23c'est-à-dire que LFI accuse
00:22:25le Parti socialiste
00:22:26d'être un boulet,
00:22:27c'est l'expression
00:22:27qu'a utilisé Paul Vannier,
00:22:28le responsable aux élections
00:22:29de la France insoumise,
00:22:30à propos du Parti socialiste,
00:22:33donc,
00:22:34c'est aussi le cas
00:22:34de Manuel Bompard
00:22:36qui note la vague dégagiste
00:22:37qui touche notamment
00:22:38les socialistes
00:22:38et les écolos,
00:22:40voilà,
00:22:40il y a clairement
00:22:40chez les insoumis
00:22:42une lecture qui dit
00:22:43que c'est la faute du PS
00:22:45et de l'autre côté
00:22:45au Parti socialiste,
00:22:47on voit que la frange
00:22:48anti-Olivier Faure
00:22:49qui était déjà très contre
00:22:51les alliances avec LFI,
00:22:54et bien...
00:22:54Il voit une confirmation
00:22:56de leur ligne,
00:22:57sachant qu'aussi
00:22:57les dirigeants
00:22:58du Parti socialiste
00:22:59aujourd'hui,
00:23:00on pense à Pierre Jouvet
00:23:01qui était sur les petites télévisions,
00:23:03accusaient LFI
00:23:03de faire perdre.
00:23:04Voilà.
00:23:05Donc, on a ces deux bluffs.
00:23:06D'ailleurs,
00:23:06peut-être qu'on peut écouter,
00:23:08puisque avant d'aller
00:23:09dans le détail des villes,
00:23:11peut-être qu'on peut écouter
00:23:11Olivier Faure,
00:23:12lui-même,
00:23:12qui est en fait,
00:23:13je pense sous pression
00:23:14de cette L anti-LFI,
00:23:17finit par dire ça.
00:23:19Il dit ça,
00:23:20on y revient après.
00:23:21Mais Toulouse aurait dû
00:23:21basculer à gauche.
00:23:23Pourquoi ça n'a pas basculé à gauche ?
00:23:24Parce que c'était
00:23:25François Picmal
00:23:26qui était le tête de liste
00:23:28et que malheureusement
00:23:29pour lui
00:23:29et pour le reste de la gauche
00:23:30et pour Toulouse,
00:23:32parce que François Picmal,
00:23:33que je connais un peu,
00:23:34n'est pas en fait
00:23:35Jean-Luc Mélenchon.
00:23:37Et donc,
00:23:37tant que ces gens-là
00:23:39subiront en fait
00:23:40le leadership
00:23:41de Jean-Luc Mélenchon,
00:23:42ils ne pourront pas progresser.
00:23:43Donc le problème,
00:23:44c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:23:45Mais bien sûr.
00:23:46Et ce que je vois aujourd'hui,
00:23:48c'est que
00:23:48les électrices
00:23:50et les électeurs de gauche
00:23:50ne sont pas
00:23:52irréconciliables.
00:23:53Mais ce qui rend
00:23:54la défaite
00:23:55quasi
00:23:57certaine
00:23:57quand un insoumis
00:23:58est en tête
00:23:59d'une alliance de la gauche,
00:24:00c'est le fait
00:24:01qu'aujourd'hui,
00:24:02ils prennent à chaque fois
00:24:03le poids,
00:24:04le boulet
00:24:05que représente
00:24:05Jean-Luc Mélenchon
00:24:06qui est aujourd'hui
00:24:08et chacun le sait,
00:24:10le candidat
00:24:10qui mobilise
00:24:12un socle électoral
00:24:13mais qui est celui
00:24:14qui malheureusement
00:24:15fait converger
00:24:17le plus de rejets
00:24:18au deuxième tour.
00:24:19C'est la raison
00:24:20pour laquelle
00:24:20l'année prochaine
00:24:21à l'élection présidentielle,
00:24:23il est
00:24:24peut-être
00:24:25un candidat
00:24:26qui peut rassembler
00:24:26des voix au premier tour
00:24:27mais il est
00:24:28le plus mauvais candidat
00:24:30de la gauche
00:24:31pour le second tour
00:24:31parce qu'il est celui
00:24:32qui ferait perdre
00:24:33de manière absolue
00:24:34face à l'extrême droite
00:24:36la gauche.
00:24:37Alors,
00:24:38il faut bien comprendre
00:24:39ce qui se passe
00:24:39au Parti Socialiste,
00:24:40c'est-à-dire qu'on a
00:24:41deux camps aujourd'hui
00:24:42qui pèsent à peu près
00:24:4250% du Parti Socialiste,
00:24:44d'un côté Olivier Faure,
00:24:45donc le premier secrétaire
00:24:46et ses opposants
00:24:48avec les Carole Delga,
00:24:50les Nicolas Maillard-Rossignol,
00:24:51les Jérôme Gage,
00:24:52etc.,
00:24:52qui eux sont foncièrement
00:24:54anti-LFI.
00:24:56Dans la ligne de Glucksmann.
00:24:57Dans la ligne de Glucksmann,
00:24:58voilà.
00:24:59Mais qui lui
00:24:59est chez Place Publique.
00:25:01Olivier Faure
00:25:02et ses partisans,
00:25:03eux,
00:25:03font la différence
00:25:04chez LFI
00:25:04entre Jean-Luc Mélenchon
00:25:06et les Mélenchonistes
00:25:07et le reste du mouvement.
00:25:09Ils considèrent
00:25:09que tout le monde
00:25:10n'est pas Jean-Luc Mélenchon,
00:25:10c'est ce qu'il explique là,
00:25:11que c'est Jean-Luc Mélenchon
00:25:12et ses plus proches
00:25:13qui, finalement,
00:25:17empêchent LFI
00:25:17de l'emporter.
00:25:20Là où l'autre,
00:25:21L du Parti Socialiste,
00:25:22considère que c'est
00:25:22l'entièreté de LFI
00:25:23qu'il faut prendre ses distances,
00:25:25qui est infréquentable.
00:25:26Tout à fait.
00:25:28Et donc,
00:25:28on le verra aussi pour LFI
00:25:30parce qu'après,
00:25:30on va vous faire écouter
00:25:31Manuel Bompard.
00:25:32Chacun essaie de plaquer
00:25:33une lecture,
00:25:35une grille particulière
00:25:36qui est celle
00:25:36de la présidentielle.
00:25:37Chacun essaie de lire
00:25:38parce que c'est dans un an
00:25:39ses élections municipales
00:25:41à l'aune de la stratégie
00:25:42qu'il a développée
00:25:44pour ses municipales
00:25:45et essayer de valider
00:25:46ou non ses thèses.
00:25:47Et à ce petit jeu,
00:25:48tout le monde trouve
00:25:49qu'il a gagné.
00:25:50C'est-à-dire que,
00:25:50d'un côté,
00:25:51on a les socialistes
00:25:51qui nous répètent
00:25:52depuis une semaine
00:25:53que le périmètre d'alliance
00:25:54qu'ils ont dessiné
00:25:54la plupart du temps,
00:25:55c'est-à-dire
00:25:55avec les écologistes
00:25:56et les communistes
00:25:57et places publiques,
00:25:58c'est ça qui est gagnant.
00:25:59Ils sont les insoumis.
00:26:00Quand la France insoumise
00:26:01dit,
00:26:02regardez,
00:26:03le vote populaire,
00:26:04ça fonctionne.
00:26:05On a un ancrage populaire
00:26:06à la France insoumise
00:26:07qui permet de l'emporter
00:26:08et en plus d'empêcher
00:26:09les autres de gagner
00:26:10si on le décide.
00:26:12Ça, c'est le récit,
00:26:14en tout cas.
00:26:15Oui, bien sûr.
00:26:16Et donc,
00:26:16évidemment,
00:26:17le récit insoumis
00:26:18est tout autre.
00:26:19On va peut-être écouter
00:26:19Manuel Bompard
00:26:20qui répond indirectement
00:26:22à Olivier Faure
00:26:23sur France Info ce matin.
00:26:24Pour le reste,
00:26:26vous savez...
00:26:26Beaucoup d'alliances
00:26:27entre la gauche et LFI
00:26:29n'ont échoué.
00:26:30j'allais y venir.
00:26:31Si vous prenez
00:26:32les villes de plus de 100 000 habitants,
00:26:33il y avait huit villes
00:26:34dans lesquelles
00:26:34il y a eu au second tour
00:26:35des alliances
00:26:36derrière un maire
00:26:37ou une tête de liste
00:26:38issue du Parti Socialiste
00:26:40ou des écologistes.
00:26:41Dans la moitié d'entre elles,
00:26:42ces listes l'ont emporté.
00:26:43Dans quelle ville ?
00:26:44À Lyon.
00:26:46C'est grâce à l'alliance.
00:26:46C'était une fusion technique.
00:26:48Ah ben voilà,
00:26:48donc c'était bien
00:26:49un rassemblement au second tour
00:26:50avec la France insoumise.
00:26:52C'est vrai,
00:26:54exécutif lyonnais.
00:26:54C'était une fusion technique.
00:26:56C'est-à-dire pas de changement
00:26:57de programme
00:26:57et pas une vraie alliance politique.
00:26:59Oui, mais ça ne change rien
00:26:59puisque l'argument
00:27:01qu'utilise Pierre Jouvet,
00:27:02c'est un argument
00:27:03qui consiste à dire
00:27:03s'il y avait la France insoumise
00:27:05sur une liste de rassemblement
00:27:06au second tour,
00:27:06ça a conduit à la défaite.
00:27:07C'est mathématiquement
00:27:08absolument faux.
00:27:09Il y a huit communes
00:27:10de plus de 100 000 habitants
00:27:11dans lesquelles il y avait
00:27:11ces fusions.
00:27:12La moitié d'entre elles
00:27:13l'ont emporté.
00:27:14C'est le cas à Lyon,
00:27:15c'est le cas à Grenoble,
00:27:15c'est le cas à Tours.
00:27:17Avant de plonger.
00:27:18Pour prendre ces exemples,
00:27:18c'est le cas à Nantes.
00:27:19Avant de plonger dans Tours.
00:27:20Alors, Pierre Jouvet,
00:27:21la moindre des choses,
00:27:22ce serait de ne pas être ingrat
00:27:23et de commencer par remercier
00:27:25les électrices
00:27:25et les électeurs
00:27:26de la France insoumise.
00:27:27C'est la première chose.
00:27:28Et deuxièmement,
00:27:29et pardon,
00:27:29après je vous laisse poser
00:27:30votre question,
00:27:31la vérité c'est que
00:27:32dans les villes
00:27:32où cette alliance
00:27:33n'a pas réussi
00:27:33à gagner au second tour,
00:27:35mais la ville
00:27:36a été perdue
00:27:37par le score
00:27:38historiquement bas
00:27:40des maires
00:27:41issus du Parti Socialiste
00:27:42au premier tour.
00:27:43Écoutez,
00:27:44quand à Brest,
00:27:46il y a eu un reportage
00:27:46sur Brest tout à l'heure.
00:27:48Quand à Brest,
00:27:49le maire socialiste
00:27:51perd 7 points
00:27:52par rapport
00:27:52à l'élection précédente.
00:27:53Quand à Clermont-Ferrand,
00:27:54il perd 8 points
00:27:55au premier tour
00:27:55par rapport
00:27:56à l'élection précédente.
00:27:57Quand la maire écologiste
00:27:58à Besançon
00:27:59perd 19 points
00:28:00par rapport
00:28:01à l'élection précédente.
00:28:02Mais c'est pas vous
00:28:02qu'il s'avait de repoussoir ?
00:28:03En fait, la vérité,
00:28:04qu'est-ce qui s'est passé
00:28:04dans ces villes ?
00:28:05C'est que les maires sortants
00:28:06ont subi un désaveu populaire
00:28:08d'une telle ampleur
00:28:09et d'une telle importance
00:28:10que les insoumis
00:28:11au second tour
00:28:12malgré leur mobilisation
00:28:13n'ont pas réussi
00:28:13à compenser.
00:28:14Et ça a été perdu
00:28:15au premier tour
00:28:16par les maires sortants
00:28:17par le parti socialiste
00:28:18qui, dans ces villes,
00:28:19est devenu un repoussoir.
00:28:21Alors, repoussoir,
00:28:22LFI ou PS ?
00:28:23C'est ça le débat.
00:28:25On va regarder les chiffres.
00:28:26On va regarder les chiffres
00:28:27parce que c'est assez intéressant.
00:28:28Parce qu'en fait,
00:28:29au-delà des récits...
00:28:31Déjà, est-ce qu'on peut-être
00:28:31dire une chose ?
00:28:33Est-ce que les fusions
00:28:34avec LFI
00:28:35sont systématiquement perdantes ?
00:28:36Non.
00:28:37Et dans une grande majorité
00:28:39des cas,
00:28:39ça a été le cas.
00:28:40On va regarder.
00:28:41Prenons Nantes.
00:28:42Nantes,
00:28:43c'est le seul cas
00:28:44dans une ville
00:28:45de plus de 100 000 habitants
00:28:46où...
00:28:47Dans une confécuration
00:28:49Alliance,
00:28:49PS,
00:28:51LFI...
00:28:51A réussi à l'emporter.
00:28:52Oui.
00:28:54Après avoir fusionné
00:28:55avec LFI
00:28:55qui, en réalité,
00:28:56ne faisait pas un bon score
00:28:56à Nantes.
00:28:57Il dépasse légèrement
00:28:59les 10% nécessaires.
00:29:01Mais c'est assez
00:29:02pour contraindre
00:29:03Johanna Rollo
00:29:04à la fusion
00:29:05parce qu'elle fait un score
00:29:06très bas
00:29:07et surtout,
00:29:07elle est talonnée
00:29:08par la droite.
00:29:09Dans une ville
00:29:09qui est une ville de gauche,
00:29:11Nantes,
00:29:11le total gauche
00:29:12au premier tour de 2020,
00:29:13c'était quasiment 60%.
00:29:15Là,
00:29:15il est passé
00:29:17à, pardon,
00:29:18il est moins 8,52
00:29:19au premier tour.
00:29:21Et bien,
00:29:22il se trouve
00:29:22que Johanna Rollo
00:29:23lorsqu'elle fait l'union,
00:29:25elle réussit
00:29:26à récupérer
00:29:27le total gauche
00:29:27du premier tour.
00:29:28Oui,
00:29:28donc il n'y a pas
00:29:28de déperdition.
00:29:29Voilà.
00:29:29Il n'y a pas
00:29:30d'élargissement non plus.
00:29:31Non.
00:29:32Ça,
00:29:32c'est une question
00:29:33intéressante,
00:29:33effectivement,
00:29:34l'absence de l'élargissement.
00:29:35Est-ce que sur...
00:29:36Alors,
00:29:36prenons des villes perdues
00:29:37parce qu'on nous cite
00:29:38Brest,
00:29:38par exemple.
00:29:39Alors,
00:29:39Brest,
00:29:39c'est la Qatar.
00:29:41Brest,
00:29:41bon,
00:29:42après,
00:29:42il y a d'autres raisons
00:29:42visiblement
00:29:43qui expliquent
00:29:44cet effondrement.
00:29:45On parle du maire
00:29:45François Cullandre
00:29:46qui se représente,
00:29:47je n'ai plus le nombre
00:29:47de mandats en tête,
00:29:49mais beaucoup disent,
00:29:50y compris au Parti Socialiste,
00:29:51que c'était le mandat
00:29:52de trop de François Cullandre
00:29:53puisque celui d'avant
00:29:54était déjà,
00:29:54a priori,
00:29:55celui de trop.
00:29:56D'accord.
00:29:57Et donc,
00:29:57on a un total gauche
00:29:58à Brest au premier tour
00:30:00de 2020
00:30:02qui est de 49,4,
00:30:03donc ville de gauche.
00:30:04Il est de 51 au premier tour.
00:30:07Donc,
00:30:07une légère progression
00:30:08en 2026.
00:30:09Mais dû d'ailleurs
00:30:09au score de l'EFI,
00:30:10en partie,
00:30:10puisque je crois que
00:30:11le score du PS
00:30:12lui baisse
00:30:12par rapport à 2020.
00:30:14C'est le score de l'EFI
00:30:14qui monte.
00:30:15Le score de l'EFI
00:30:16qui fait à peu près
00:30:1715,4%.
00:30:18Et là,
00:30:19le total gauche
00:30:20s'effondre à Brest
00:30:21avec moins 12,7%
00:30:24par rapport au premier tour.
00:30:26Et là,
00:30:26effectivement,
00:30:26il y a eu des pertes de voix.
00:30:27Pour le coup,
00:30:28la greffe n'a pas marché.
00:30:28Alors,
00:30:29notons que François Cullandre,
00:30:30ce n'est pas le PS
00:30:31le plus insoumis friendly.
00:30:33Ah,
00:30:33c'était peut-être
00:30:34de tout son confusionné,
00:30:35c'est peut-être
00:30:35celui qui détestait
00:30:36le plus l'EFI.
00:30:37Oui,
00:30:37avec le maire de Tulle,
00:30:38peut-être c'est les deux
00:30:40qui incarnaient vraiment
00:30:41une ligne anti-EFI
00:30:42et pourtant
00:30:42qui font quand même
00:30:43l'alliance
00:30:43pour se sauver,
00:30:44tout simplement.
00:30:45parce qu'effectivement,
00:30:45quand on a
00:30:4610 points de retard,
00:30:47je crois,
00:30:48au premier tour
00:30:48pour Cullandre,
00:30:49plus même,
00:30:49je crois.
00:30:51707 points de retard.
00:30:54Eh bien,
00:30:55effectivement,
00:30:56vous avez besoin
00:30:57de d'accord.
00:30:59C'est-à-dire qu'un maire
00:30:59sortant perd à quasiment,
00:31:02le gagnant
00:31:03dans une ville
00:31:03d'un maire socialiste
00:31:04sortant
00:31:04fait quasiment 60%.
00:31:05C'est quand même
00:31:06une contre-performance
00:31:07pour la gauche
00:31:08assez dingue.
00:31:11Ce qui pose une question
00:31:13sur la fusion technique
00:31:14en tant que telle.
00:31:15Les fusions techniques,
00:31:16ce ne sont pas,
00:31:16je l'ai vu quelqu'un
00:31:17le dire dans le chat,
00:31:18les fusions techniques,
00:31:19ce ne sont pas
00:31:19des fusions politiques.
00:31:20C'est-à-dire qu'il n'y a
00:31:20pas de changement de programme,
00:31:22il n'y a que la possibilité
00:31:24d'intégrer des colistiers
00:31:25d'une liste
00:31:25pour assurer un groupe
00:31:28dans l'opposition
00:31:29et qui permet
00:31:30de faire barrage à la droite.
00:31:31C'est-à-dire que
00:31:32ce n'est pas une fusion pour,
00:31:33c'est une fusion défensive.
00:31:35Peut-être que ça,
00:31:36a priori,
00:31:37on voit que ça n'a pas
00:31:38fonctionné partout,
00:31:38que dans les endroits
00:31:40où il y a eu besoin
00:31:40de faire barrage,
00:31:41notamment à Lyon,
00:31:41parce qu'il y avait
00:31:42une figure très médiatique
00:31:43dans un débat
00:31:44très nationalisé,
00:31:45ça peut créer
00:31:46une légère dynamique
00:31:48pour assurer le barrage.
00:31:49Mais on voit qu'à Brest,
00:31:50ça n'a pas marché.
00:31:50On va regarder à Clermont-Ferrand.
00:31:53Brest, c'était moins
00:31:53une surprise,
00:31:54au vu des résultats
00:31:55du premier temps,
00:31:55mais Clermont-Ferrand.
00:31:56Donc on a un maire,
00:31:57Olivier Bianchi,
00:31:58pareil, un sortant.
00:31:59Les deux,
00:31:59le point de comparaison
00:32:00entre Clermont et Brest,
00:32:01je te coupe deux secondes,
00:32:02c'est que ce sont des villes
00:32:03qui sont socialistes
00:32:04depuis des décennies.
00:32:05D'ailleurs, Clermont,
00:32:05je crois que c'est
00:32:06depuis la guerre.
00:32:06C'est depuis 80 ans,
00:32:07Clermont, c'était 37 ans
00:32:08pour Brest.
00:32:09Voilà, donc c'est ça
00:32:11qui fait que ce sont
00:32:12des bascules historiques aussi.
00:32:13Clermont-Ferrand,
00:32:14au premier tour de 2020,
00:32:15c'était 56,7%.
00:32:17Au deuxième tour de 2026,
00:32:1947, moins 10 points quasiment.
00:32:21Donc c'était déjà la cata.
00:32:23Et là, on voit que le total gauche
00:32:24baisse dans l'entre-deux tours.
00:32:27Un peu, de 1,6 points.
00:32:28Mais ça veut dire que par contre,
00:32:31à quelques voix près,
00:32:34Olivier Bianchi,
00:32:36il fait le plein quasiment à gauche.
00:32:38C'est-à-dire que le différentiel de voix
00:32:39ne lui permettait de toute façon
00:32:40pas de gagner.
00:32:41Même s'il prend les 1,5 points
00:32:43qui lui manquent
00:32:43par rapport au premier tour,
00:32:45ça ne gagne pas.
00:32:45Il n'élargit pas non plus.
00:32:46Oui.
00:32:47Et juste,
00:32:47est-ce que tu peux me remettre
00:32:48le premier tour de Clermont ?
00:32:49Oui, voilà.
00:32:50Je crois que vous l'avez tous vu.
00:32:52Regardez le score du RN
00:32:53au premier tour.
00:32:534 500 voix.
00:32:5510 par 4.
00:32:5511,3.
00:32:56C'est là, du coup,
00:32:57où tu parlais de division par 4,
00:32:58ça va, Clermont.
00:32:59Clermont, il ne fait plus que 1 500 voix,
00:33:00même pas 4% au deuxième tour
00:33:02alors que c'était une triangulaire.
00:33:03On voit bien que dans ce triangulaire-là,
00:33:05les voix du RN sont parties vers la droite.
00:33:07C'est ce que tu as raconté tout à l'heure.
00:33:09Clermont, c'est la ville test.
00:33:10On a une ville de gauche sortante.
00:33:12On voit des dynamiques intra-gauches
00:33:13se redistribuer
00:33:14avec un maire socialiste
00:33:15qui est beaucoup plus bas qu'attendu
00:33:16et une France insoumise
00:33:17qui est assez haute,
00:33:18qui prend 5 points
00:33:19par rapport à 2020.
00:33:21C'est autant de points grignotés
00:33:25sur le maire PS,
00:33:26mais un total gauche qui s'effondre.
00:33:28Donc, on a cette première dynamique-là.
00:33:30Ensuite, on a une deuxième dynamique
00:33:31qui est la progression de la droite,
00:33:33notamment avec un vote barrage
00:33:34des électeurs d'extrême droite
00:33:36qui décident de se reporter
00:33:38sur le candidat LR.
00:33:39Et donc, ça, c'est perdant
00:33:40à tous les coups pour la gauche.
00:33:41Oui, ça, c'est la compétition fatale.
00:33:44Et en fait, c'est là où on se disait
00:33:46souvent que les triangulaires,
00:33:47dans les sondages disaient ça,
00:33:48les sondages donnaient
00:33:49que les triangulaires,
00:33:50normalement, gauche, RN, droite,
00:33:52étaient plutôt favorables à la gauche.
00:33:54On se disait,
00:33:55on va la division de l'électorat droite.
00:33:56Ça ne s'est pas vérifié, en fait,
00:33:57parce qu'il y a un vote utile à droite
00:33:59et les électeurs de droite
00:34:01et d'extrême droite
00:34:02ne se sont pas fait, entre guillemets,
00:34:03piégés par la configuration
00:34:04de la triangulaire.
00:34:05Ils ont très bien compris
00:34:06comment ça marchait
00:34:06et ils ont voté gagnant.
00:34:09Le problème, c'est qu'en duel,
00:34:10la gauche ne gagne pas non plus.
00:34:12Voilà.
00:34:13On va regarder en Toulouse,
00:34:15le cas le plus emblématique.
00:34:17Toulouse, au premier tour,
00:34:18la gauche fait 52,6%.
00:34:20Si on additionne les deux listes
00:34:21de François Picmal et François Briançon.
00:34:23Fusion exemplaire à Toulouse,
00:34:25fusion politique,
00:34:26où François Picmal aurait pris la mairie,
00:34:27François Briançon, la métropole.
00:34:29Ils ont fait campagne ensemble,
00:34:30main dans la main.
00:34:30Ça s'est extrêmement bien passé.
00:34:32Et pourtant...
00:34:33Et pourtant, la victoire de Jean-Luc Moudin,
00:34:35donc l'anomalie toulousaine,
00:34:37c'est-à-dire Toulouse-Ville
00:34:38qui vote massivement à gauche
00:34:39à toutes les élections,
00:34:41sauf au municipal, du coup,
00:34:42puisqu'elle a encore reconduit
00:34:43Jean-Luc Moudin,
00:34:44qui est donc Horizon,
00:34:46à la mairie, au Capitole.
00:34:50Donc, effectivement...
00:34:50Moins 6,5% à gauche.
00:34:53Voilà.
00:34:53C'est typiquement une des villes
00:34:54qui fait qu'à la fin...
00:34:55qui sert d'argument au Parti Socialiste
00:34:57pour dire si ça avait été
00:34:58François Briançon
00:34:59qui était à la tête de la liste,
00:35:00ça ne se serait pas passé comme ça.
00:35:02On n'en sait rien.
00:35:02En réalité, on ne peut pas le dire.
00:35:04Mais voilà.
00:35:05Ce qui nous fait perdre,
00:35:06c'est le fait d'avoir
00:35:07une tête de liste insoumise.
00:35:08C'est ça l'argument
00:35:09des socialistes ce matin.
00:35:11La qu'atypique,
00:35:11où la gauche à la fois perd
00:35:13une partie de l'électorat
00:35:15plus...
00:35:15Enfin, de fait,
00:35:16n'arrive pas à élargir.
00:35:17C'est dans une ville
00:35:18qui est majoritaire à gauche.
00:35:21Oui, exactement.
00:35:24Voilà.
00:35:24Et par contre,
00:35:24quelqu'un dans le chat
00:35:25nous reprend à juste titre.
00:35:27En plus,
00:35:27mobilisation d'un front anti-Franchi...
00:35:30Oui.
00:35:30Anti-Lefi.
00:35:30L'encre de Tours a été très...
00:35:32Alors, on a Airbus
00:35:33qui répétait sur tous les...
00:35:34Enfin, autour d'Airbus
00:35:35que, de toute façon,
00:35:36il y allait avoir des délocalisations.
00:35:38Il y a eu les huées
00:35:39lors de l'hommage
00:35:40à l'attentat
00:35:41de l'école au Zarathora
00:35:43où Mohamed Merah
00:35:44avait tué des enfants juifs.
00:35:46Voilà.
00:35:46Des huées contre...
00:35:47Le frère du mal s'est fait huée.
00:35:48Contre les colistiers
00:35:49et les filles.
00:35:50Les rubymen
00:35:51du club de Toulouse
00:35:52qui se mobilisent
00:35:53quasiment comme un seul homme
00:35:54pour soutenir la droite.
00:35:55Voilà.
00:35:56Il y a clairement eu un front.
00:35:57La diabolisation
00:35:58à Toulouse.
00:35:59Ça a marché.
00:36:00Oui.
00:36:00Le cordon anti-Lefi
00:36:01a été mis en place
00:36:03et a fonctionné.
00:36:05Alors,
00:36:05quelqu'un nous dit
00:36:05anti-Lefi ou anti-gauche ?
00:36:06En l'occurrence,
00:36:07c'était la figure insoumise
00:36:08qui servait de l'épouvantail.
00:36:09Mais évidemment,
00:36:10c'était anti...
00:36:11Par effet de contagion,
00:36:13c'est toute la gauche
00:36:13qui était évidemment
00:36:14diabolisée
00:36:14et qui a perdu.
00:36:16En tout cas,
00:36:16on n'est pas capable
00:36:17de dire aujourd'hui
00:36:18si avec François Bayançon
00:36:18ça aurait été différent.
00:36:19Exactement.
00:36:20Exactement.
00:36:21En fait,
00:36:21c'est toute la complexité
00:36:23de ce débat
00:36:23qui est emprunt
00:36:24de mauvais choix
00:36:24des deux côtés
00:36:25puisque de toute façon,
00:36:26tout le monde veut plaquer
00:36:27son récit,
00:36:27tu l'as dit,
00:36:28vis-à-vis de la campagne présidentielle
00:36:29qui a déjà commencé
00:36:29en fait dès hier soir.
00:36:32Mais,
00:36:33en fait,
00:36:34on ne sait rien.
00:36:34Par exemple,
00:36:35sur les villes
00:36:36comme Brest
00:36:36ou Clermont,
00:36:38effectivement,
00:36:40on n'a rien de dit
00:36:40que sans fusion,
00:36:41admettons que la fusion
00:36:42n'aurait pas lieu,
00:36:43Queland n'aurait pas été rélu non plus
00:36:44vu le retard qu'il avait.
00:36:45Sans fusion,
00:36:45a priori,
00:36:46il perdait aussi en fait.
00:36:47En fait,
00:36:48les édiles socialistes sortant,
00:36:50lorsqu'ils ont eu à faire fusion,
00:36:51c'est qu'ils étaient en difficulté.
00:36:52Oui.
00:36:52C'est pas par les tôtieurs
00:36:53qui l'ont fait.
00:36:54Il y a une autre strade
00:36:55de mauvaise foi
00:36:56qui s'applique
00:36:57notamment aux opposants
00:36:58d'Olivisfort
00:36:58qui, eux,
00:36:59en fait,
00:36:59étaient plutôt réélus
00:37:00confortablement dans leur ville.
00:37:01On ne va pas regarder
00:37:02toutes les configurations.
00:37:03C'est le cas à Dijon,
00:37:04c'est le cas à Oman,
00:37:04c'est le cas à Rouen,
00:37:06c'est le cas à Rennes.
00:37:08Voilà.
00:37:09Pourquoi ils n'ont pas
00:37:10fusionné qualifié ?
00:37:10Parce qu'en fait,
00:37:11ils n'avaient pas besoin
00:37:11des voix de LFI.
00:37:12C'est qu'ils étaient déjà
00:37:13en difficulté.
00:37:14C'était le cas à Nantes,
00:37:15Brest,
00:37:16enfin,
00:37:16Tulle.
00:37:17Tulle, c'est exemple.
00:37:17On va quand même regarder Tulle.
00:37:19La ville de François Hollande.
00:37:20Petite ville,
00:37:21mais ville emblématique.
00:37:23Et surtout,
00:37:24Total Gauche
00:37:24qui s'effondre aussi à Tulle.
00:37:30qui s'effondre
00:37:31de quasiment 10 points
00:37:33pour atterrir à 39,8 points.
00:37:358%.
00:37:36Donc,
00:37:36c'est l'exemple même
00:37:38d'une fusion
00:37:39qui ne prend pas.
00:37:41Mais à l'inverse,
00:37:42il y a des contre-exemples
00:37:43aussi dans une triangulaire.
00:37:44Et juste par exemple,
00:37:45c'est drôle
00:37:45parce que Tulle,
00:37:46c'est quand même l'endroit
00:37:46où François Hollande,
00:37:48qui est quand même
00:37:48l'ennemi numéro 1
00:37:49de l'accord avec LFI
00:37:51et qui nous explique maintenant
00:37:52que c'était une erreur historique,
00:37:53etc.
00:37:54Il l'a laissé,
00:37:55la fusion,
00:37:56il est entre Bernard Combe
00:37:57et LFI à Tulle
00:37:59parce qu'il ne voulait pas
00:38:00que Tulle passe à droite.
00:38:01Le titre de l'entretien
00:38:02de Bernard Combe
00:38:02à Paris Match,
00:38:03c'était François m'a dit
00:38:04union, union, union.
00:38:05Voilà.
00:38:07Donc, vous voyez bien
00:38:07que bon,
00:38:09ceux qui crachent
00:38:10sur les fusions OPS
00:38:11ce matin
00:38:11parce qu'elles ont été perdantes
00:38:13sont les mêmes
00:38:13qui les ont encouragées
00:38:15pour sauver les meubles
00:38:16il y a quelques jours.
00:38:18Mais il y a des contre-exemples
00:38:19où en fait,
00:38:19on prend Limoges,
00:38:20Damien Modet,
00:38:22donc tête de liste
00:38:23et LFI
00:38:23qui a fusionné
00:38:24avec le PS,
00:38:25une fusion
00:38:25qui s'est plutôt
00:38:25bien passée aussi.
00:38:27Et pour autant,
00:38:28ça ne passe pas.
00:38:29alors que le total gauche
00:38:32progresse légèrement
00:38:32à Limoges.
00:38:34Je vous retrouve ça
00:38:35tout de suite.
00:38:35Limoges,
00:38:36total gauche,
00:38:37il baisse de deux points.
00:38:40Mais ce n'est pas une...
00:38:42Voilà.
00:38:42Visiblement,
00:38:43même s'il a les deux points,
00:38:44il est quand même
00:38:44très très loin derrière
00:38:45avec encore une fois
00:38:47le Rassemblement National
00:38:48qui s'effondre.
00:38:50Donc,
00:38:50des bords de voie
00:38:51vers l'air.
00:38:53Voilà.
00:38:53C'est assez encore...
00:38:55Voilà.
00:38:55Mais il fait quasiment
00:38:57le plein de voie,
00:38:58Damien Modet.
00:38:58C'est-à-dire qu'en réalité,
00:39:00Limoges était quasiment
00:39:01imprenable du fait
00:39:02du barrage
00:39:02des électeurs
00:39:03d'extrême droite
00:39:04en partie
00:39:04et de la droite
00:39:05sur les listes de gauche.
00:39:08Ce que ça nous dit,
00:39:09là,
00:39:09c'est quand même
00:39:09qu'il y a...
00:39:10Alors,
00:39:11c'est difficile de mesurer
00:39:11exactement le pourcentage,
00:39:12mais il y a quand même
00:39:13une part de plus en plus
00:39:14importante de l'électorat
00:39:15de droite
00:39:16ou d'extrême droite
00:39:17qui n'a pas de problème
00:39:18à faire la navette
00:39:19entre les deux.
00:39:20Là où,
00:39:22potentiellement,
00:39:22sur certaines villes
00:39:23où on voit
00:39:24que la fusion
00:39:24a fait perdre
00:39:25quelques points,
00:39:26je prends
00:39:26un exemple de Toulouse,
00:39:29potentiellement,
00:39:29il y a des électeurs
00:39:30de gauche
00:39:32socio-démocrate,
00:39:32on peut dire,
00:39:33qui ne votent pas
00:39:33les filles.
00:39:34Ça,
00:39:35c'est un peu le problème.
00:39:35Après,
00:39:36dans quelle proportion,
00:39:37c'est compliqué
00:39:37de le mesurer
00:39:38sur la base
00:39:38de quelques villes,
00:39:39puisqu'en plus,
00:39:40il y a aussi
00:39:40les décalages de participation,
00:39:41donc c'est toujours
00:39:42un peu compliqué
00:39:42de manier ces chiffres-là,
00:39:44mais c'est quand même
00:39:45un élément
00:39:45à prendre en compte.
00:39:46Il y a ça
00:39:47et il y a une partie
00:39:48aussi de l'électorat...
00:39:49Disons qu'on ne peut pas
00:39:53plaquer une logique
00:39:54de façon nationale,
00:39:55une grille de lecture,
00:39:57c'est ça qu'il faut.
00:39:57En fait,
00:39:57la leçon de ces municipales,
00:39:58c'est ça.
00:39:59Chacun va essayer
00:40:00de plaquer une lecture
00:40:00absolument nationale
00:40:01qui vaudrait pour toutes
00:40:02les villes
00:40:03une des règles absolues
00:40:05qui vaudrait en tout lieu
00:40:06et en tout temps.
00:40:07Ce n'est pas le cas.
00:40:09C'est tout bête,
00:40:10prenons Paris-Marseille.
00:40:12Paris,
00:40:14qu'on annonçait
00:40:15extrêmement menacée
00:40:15par Rachidati,
00:40:16dans une configuration
00:40:18idéale pour la droite
00:40:19pour reprendre Paris
00:40:20à la gauche
00:40:21après 25 ans
00:40:23de gestion
00:40:24par la gauche.
00:40:26Fusion avec
00:40:27Pierre-Yves Bournazel,
00:40:29désistement
00:40:29de l'extrême droite
00:40:30avec Sarah Knafo
00:40:32et deux listes
00:40:33de gauche
00:40:34au deuxième tour
00:40:34avec un refus
00:40:35à la fois
00:40:36d'Emmanuel Grégoire
00:40:36de fusionner
00:40:37de façon technique
00:40:38avec Sofia Chikirou
00:40:39et refus
00:40:40de Sofia Chikirou
00:40:41de se désister
00:40:42après une campagne,
00:40:43il faut le dire,
00:40:44assez très tendue
00:40:46à gauche
00:40:46avec des noms
00:40:47d'oiseaux
00:40:48qui ont volé
00:40:49de part et d'autre
00:40:49mais il faut dire
00:40:50une campagne
00:40:50assez virulente
00:40:51aussi de Sofia Chikirou
00:40:52à l'égard
00:40:53d'Emmanuel Grégoire
00:40:55et bien
00:40:56l'électorat insoumis
00:40:57c'est en partie
00:40:59déplacé
00:41:00pour voter Grégoire
00:41:01sans un trop grand
00:41:02effondrement
00:41:03de Sofia Chikirou
00:41:04même si elle perd
00:41:0615 000 voix
00:41:07je crois
00:41:07un truc comme ça
00:41:08elle perd
00:41:0830 000 voix
00:41:10donc ça fait quand même
00:41:12une belle fuite
00:41:12mais voilà
00:41:13on voit qu'aussi
00:41:13c'est l'électorat centriste
00:41:16qui fait barrage
00:41:17à Rachida Dati
00:41:18oui ça c'est effectivement
00:41:20je pense que
00:41:21les soutiens
00:41:23de l'extrême droite
00:41:24vers Rachida Dati
00:41:25ont dû aussi jouer
00:41:27pour un électorat
00:41:28pour le coup
00:41:28sombriste
00:41:28qui lui
00:41:29n'est pas prêt
00:41:31c'est une bonne nouvelle
00:41:32tout l'électorat de droite
00:41:33n'est pas prêt
00:41:33à faire la basserelle
00:41:34vers l'extrême droite
00:41:35parce qu'on
00:41:36comme Dati
00:41:37a bénéficié
00:41:38effectivement
00:41:38du retrait
00:41:39de Sarah Knafo
00:41:40mais aussi
00:41:40de l'appel
00:41:41à voter pour elle
00:41:42de Marine Le Pen
00:41:43et Jordan Bardella
00:41:43donc pour le coup
00:41:44c'était assez clair
00:41:45sur les soutiens
00:41:46de Dati
00:41:46et Dati
00:41:47d'ailleurs
00:41:47ne s'est pas ému
00:41:48de ce soutien-là
00:41:49elle n'a pas dit
00:41:49ah non merci
00:41:51merci mais non merci
00:41:52elle n'a rien dit
00:41:54donc on n'avait pas de problème
00:41:55à cœur
00:41:55c'est voilà
00:41:56a priori
00:41:56effectivement
00:41:57ça n'a pas suffi
00:41:58et on se rend compte
00:41:58que clairement
00:41:59il y a une part
00:42:00de l'électorat
00:42:00bournazel
00:42:01tu l'as dit
00:42:01donc macroniste
00:42:02qui est parti
00:42:02vers Emmanuel Grégoire
00:42:04à l'image d'ailleurs
00:42:05de Clément Beaune
00:42:06par exemple
00:42:06l'ancien ministre de Macron
00:42:07qui a dit
00:42:07qui voterait Grégoire
00:42:09et c'est un total gauche
00:42:10qui augmente
00:42:11de quasiment 9 points
00:42:12entre les deux tours
00:42:12ce qui paraît improbable
00:42:15dans une ville
00:42:15dans une ville
00:42:16comme Paris
00:42:17ça veut donc dire
00:42:18que les réservoirs de voix
00:42:19à ce moment-là
00:42:20dans l'élection
00:42:20ils pouvaient se trouver
00:42:21chez Sofia Chikirou
00:42:22mais qui n'était pas hésité
00:42:23donc elle a gardé
00:42:23un socle
00:42:25assez fort
00:42:25il y a un tiers
00:42:26des voix de Chikirou
00:42:27qui sont partis
00:42:27vers Grégoire
00:42:28mais qu'il est allé
00:42:28les chercher ailleurs
00:42:30à la fois
00:42:30parce qu'il n'y a même
00:42:31pas eu de surmobilisation
00:42:32il y a eu une baisse
00:42:33de participation
00:42:34à Paris
00:42:35me semble-t-il
00:42:35enfin en tout cas
00:42:36je n'ai pas regardé
00:42:37les chiffres définitifs
00:42:37mais à 17h
00:42:38il y avait une perte
00:42:38de participation
00:42:40il y avait une démobilisation
00:42:41aussi probable
00:42:42de l'électorat
00:42:43d'extrême droite
00:42:43puisque Rachida Dati
00:42:44a refusé la fusion
00:42:45elle a obtenu
00:42:47un désistement
00:42:47mais il n'y a pas eu
00:42:48de fusion
00:42:48et donc aussi
00:42:49les gens se disent
00:42:50c'est hors de question
00:42:51qu'on aille sauver
00:42:53les fesses de Rachida Dati
00:42:54alors qu'elle ne veut pas de nous
00:42:58ça renchérit
00:42:58le refus de fusionner
00:43:01renchérit le coût
00:43:02pour l'électeur
00:43:03de faire barrage
00:43:04exactement
00:43:04et tu fais bien
00:43:06de dire effectivement
00:43:06que de toute façon
00:43:07Gare a plaqué
00:43:08des grands enseignements
00:43:09nationaux
00:43:10sur des villes
00:43:10puisque évidemment
00:43:11les situations
00:43:11de sociologie électorale
00:43:12ne sont pas les mêmes
00:43:13Paris
00:43:13ce n'est pas
00:43:15Roubaix
00:43:15ce n'est pas le Havre
00:43:17donc ce sont des villes
00:43:18tout à fait différentes
00:43:21et on regarde
00:43:22Marseille quand même
00:43:22avant de passer
00:43:23aux villes de Conquête
00:43:26donc Marseille
00:43:27on a regardé tout à l'heure
00:43:29parce qu'on voulait
00:43:29vous montrer
00:43:30notamment la question
00:43:30des voies de droite
00:43:32et comment elles se distribuent
00:43:34mais voilà
00:43:35Marseille
00:43:35où pour le coup
00:43:36la France Insoumise
00:43:37s'est désistée
00:43:37en faveur de Benoît Payan
00:43:38qui avait lui-même
00:43:39refusé la fusion
00:43:40qui avait refusé la fusion
00:43:41pareil
00:43:41compagne sous tension
00:43:42entre Payan
00:43:43et Délogu
00:43:44au premier tour
00:43:45avant le premier tour
00:43:46même
00:43:47mais voilà
00:43:49Marseille
00:43:49dans une configuration
00:43:50favorable
00:43:51à la gauche
00:43:52ça se confirme
00:43:53Benoît Payan
00:43:54l'a emporté
00:43:56peut-être oui
00:43:57aller sur les villes
00:43:58puisqu'on a déjà
00:43:59un peu parlé de Marseille
00:44:00aller sur les villes
00:44:01de Conquête
00:44:01parce qu'il y a quand même
00:44:03des victoires
00:44:04de gauche
00:44:05importantes
00:44:05est-ce que tu veux bien
00:44:07qu'on parle
00:44:07avant de parler
00:44:08de villes de Conquête
00:44:09pour terminer
00:44:09sur une note plus positive
00:44:10les villes où la gauche
00:44:11n'a pas réussi
00:44:11à être en Conquête
00:44:12justement
00:44:12parce qu'on a parlé
00:44:12de Toulouse et Limoges
00:44:13il y a quand même
00:44:14des villes
00:44:14que la gauche visait
00:44:15et a priori
00:44:17c'était plutôt
00:44:18bien parti
00:44:19et finalement
00:44:19ça ne l'a pas fait
00:44:20c'est le cas à Lorient
00:44:21je peux vous en parler
00:44:21puisque j'étais parti
00:44:23en reportage
00:44:23là-bas
00:44:24Lorient
00:44:25Conquête écolo
00:44:25qui devait être
00:44:26une Conquête écolo
00:44:26et c'était cité
00:44:27vraiment comme
00:44:28on m'a présenté
00:44:29pour la première fois
00:44:30Damien Girard
00:44:30qui était un député
00:44:31je ne le connaissais pas
00:44:31on me l'a présenté
00:44:32aux journées d'été
00:44:33des écolos à Strasbourg
00:44:34en août dernier
00:44:35et on me l'a présenté
00:44:36comme le futur maire
00:44:38de Lorient
00:44:38Lorient
00:44:39c'était fait
00:44:40parce qu'en 2020
00:44:41il y avait un total gauche
00:44:42qui était assez stratosphérique
00:44:44pour une ville
00:44:46comme ça
00:44:46j'ai perdu
00:44:47tout l'Orient
00:44:47c'était 50,9
00:44:50pardon
00:44:52pour le total gauche
00:44:53et pourtant
00:44:54c'était passé à droite
00:44:54à cause de la division
00:44:55des voies au deuxième tour
00:44:56dans une quadrangulaire
00:44:59là
00:44:59petit signe d'inquiétude
00:45:01le total gauche
00:45:01avait baissé
00:45:02de 5 points
00:45:02au premier tour
00:45:03de 2026
00:45:05mais pourtant
00:45:06ça restait
00:45:07une forte possibilité
00:45:08puisque l'extrême droite
00:45:09était présente
00:45:09au second tour
00:45:10et que la droite
00:45:11ne pésait pas bien lourd
00:45:12en réalité
00:45:13il y a
00:45:16quand on regarde
00:45:16le report de voies
00:45:17et bien Fabrice Loire
00:45:18il n'avait pas
00:45:19de report de voies
00:45:19pourtant
00:45:20il gagne
00:45:2110 points
00:45:21dans l'entre-deux tours
00:45:22et pareil
00:45:23là je pense que
00:45:24c'est assez clair
00:45:25sur le report RN
00:45:26aussi
00:45:26il y a une partie
00:45:27c'est moins fort
00:45:28c'est 3 points
00:45:283 points et demi
00:45:30ce qui peut faire la diff
00:45:31vu l'écart
00:45:33c'est potentiellement
00:45:34ça qui fait la différence
00:45:35et oui
00:45:36ce qui fait un total gauche
00:45:36à Lorient
00:45:37qui chute de 3 points
00:45:38donc en fait Damien Girard
00:45:39il fait la fusion
00:45:40uniquement avec les socialistes
00:45:42parce que les filles
00:45:43étaient très bas
00:45:44il récupère le total gauche
00:45:46il progresse
00:45:48enfin il perd 3 points
00:45:50quand même
00:45:51mais voilà
00:45:52situation de conquête
00:45:54où la gauche
00:45:55n'y arrive pas
00:45:58quelle ville on peut prendre
00:45:59un exemple aussi
00:46:00de ce côté là
00:46:00c'est Caen
00:46:01Caen
00:46:01catastrophe pour la gauche
00:46:02Caen là pour le coup
00:46:04que tout le monde
00:46:04nous citait
00:46:04encore pour les écolos
00:46:05on nous citait
00:46:06Caen comme une ville
00:46:08preudable
00:46:08avec un total gauche
00:46:09au premier tour
00:46:10à 40
00:46:10autour de 41%
00:46:12baisse du total gauche
00:46:14bon là pour le coup
00:46:15en plus la configuration
00:46:15n'est pas du tout favorable
00:46:16puisqu'on a une triangulaire
00:46:17avec deux listes de gauche
00:46:18donc là
00:46:18un total gauche
00:46:19qui ne dépasse pas
00:46:20les 40%
00:46:21voilà au premier tour
00:46:22le maire était quasi
00:46:23enfin le sortant
00:46:25la droite sortante
00:46:26était sûre
00:46:26de reprendre la ville
00:46:27on nous parlait
00:46:28de Metz aussi
00:46:30Metz
00:46:30François Grosdidier
00:46:32réélu
00:46:33largement
00:46:34très largement
00:46:34dans une configuration
00:46:35où la gauche
00:46:37n'arrive pas
00:46:37à se mettre d'accord
00:46:38mais de toute façon
00:46:38ça ne n'aurait pas suffi
00:46:40avec d'ailleurs
00:46:40quelque chose d'intéressant
00:46:43la liste à l'EFI
00:46:44est passée devant
00:46:45la liste socialiste
00:46:46quand on regarde les reports
00:46:47c'est vrai
00:46:49ouais
00:46:51et
00:46:53Nevers
00:46:54parce que c'est important
00:46:55pour la gauche
00:46:56de se réimplanter
00:46:56aussi dans des petites villes
00:46:58même si
00:46:58Metz n'est pas forcément
00:46:59une petite ville
00:47:00mais Nevers
00:47:00petite ville
00:47:02ça ne s'est pas joué
00:47:03à grand chose
00:47:05300 voix
00:47:05macronistes
00:47:06un maire macroniste
00:47:06de Nevers
00:47:07300 voix
00:47:08et ça ne passe pas non plus
00:47:10il y avait Beauvais
00:47:12il y avait Beauvais
00:47:12bon Beauvais
00:47:13qui était déjà un peu
00:47:13cul au premier tour
00:47:15mais
00:47:17mais voilà
00:47:17ça le fait pas
00:47:18avec une progression
00:47:18quand même notable
00:47:19du total gauche
00:47:19de plus 6 points
00:47:21c'est qu'elle fait
00:47:21elle a fait l'union
00:47:22au premier tour
00:47:22Roxane Lundi
00:47:23mais pourtant ça ne suffit pas
00:47:24c'est une rare ville
00:47:25Beauvais
00:47:25où il y avait
00:47:26le périmètre NFP
00:47:27au premier tour
00:47:28on peut le dire
00:47:29il y en avait quelques-unes
00:47:30mais Roxane Lundi
00:47:32à Beauvais
00:47:32c'était un des exemples
00:47:34et dernière ville
00:47:35de conquête
00:47:35où ça n'a pas marché
00:47:36c'est Clichy
00:47:38Clichy
00:47:38derrière la socialiste
00:47:39Julie Martinez
00:47:39dont vous avez parlé
00:47:41dans l'humanité
00:47:41parce qu'elle était ancienne
00:47:43elle travaillait à l'époque
00:47:44encore chez Palantir
00:47:45l'entreprise de Peter Thiel
00:47:47oui tout à fait
00:47:48c'était une reprise
00:47:50MAGA
00:47:50en tout cas
00:47:51la compagnettrice de MAGA
00:47:52donc la fusion
00:47:54des trois listes de gauche
00:47:55elle d'ailleurs
00:47:55pouvait surprendre
00:47:56au vu de la tonalité
00:47:57des réactions
00:47:59à ce qu'on avait
00:48:00mis en lumière
00:48:01dans l'UMA
00:48:02fusion se fait
00:48:03un total gauche
00:48:04au premier tour
00:48:05de 50,9%
00:48:06et ça ne passe pas
00:48:07alors elle a déposé
00:48:08un recours
00:48:09Julie Martinez
00:48:10à Clichy
00:48:11parce que ça se joue
00:48:12à moins de ville-voix
00:48:13donc classique
00:48:15de recours
00:48:16quand cet écart
00:48:17est aussi faible
00:48:19oui donc effectivement
00:48:20bon là on voit des villes
00:48:20où ça n'a pas pris
00:48:22GAP aussi
00:48:23pardon
00:48:23je voulais terminer
00:48:24mais GAP
00:48:24ça fait partie des cibles
00:48:26ville de 40 000 habitants
00:48:27GAP
00:48:28donc c'est pas François Gros Didier
00:48:29mais Roger Didier ici
00:48:31c'est pareil
00:48:32ça se joue à pas grand chose
00:48:33ça se joue à moins de 100 voix
00:48:35oui non ça se joue
00:48:36à un peu plus
00:48:37à 120 voix
00:48:38et pareil aussi
00:48:40avec un report ARN
00:48:42sur oui bah là
00:48:43et là ce qui
00:48:44se confirme aussi
00:48:44le ARN c'est reporté
00:48:45sur
00:48:46et là ce qui pêche
00:48:47sur la droite
00:48:47ce qui fait la différence
00:48:48c'est que le total gauche
00:48:49n'est pas totalement retrouvé
00:48:50on fait moins 1,4
00:48:52la fusion marche
00:48:53si on peut regarder
00:48:54dans le total
00:48:55la fusion marche
00:48:56mais pas assez
00:48:57pour récupérer le total
00:48:58des voix de gauche
00:48:58et c'est ça
00:48:59qui fait que GAP
00:49:00ne bascule pas
00:49:00oui et la droite
00:49:01bénéficie d'un report du ARN
00:49:02encore une fois
00:49:03le même config
00:49:04vous voyez ça se répète
00:49:05le pattern
00:49:05de ce qu'on raconte
00:49:07sur les fusions
00:49:10qui soit grèvent
00:49:11un peu le total gauche
00:49:12mais surtout
00:49:12ne l'allergissent jamais
00:49:15et la droite
00:49:16qui par contre
00:49:16bénéficie de reports
00:49:18de voix
00:49:18même dans des tribunaux
00:49:19où les voix du ARN
00:49:20vont vers LR
00:49:21et parfois
00:49:22le sens inverse
00:49:22peut-être qu'on va
00:49:23montrer un exemple
00:49:24même s'il s'est perdu
00:49:25pour l'extra-droite
00:49:26heureusement
00:49:26mais Nîmes
00:49:28peut-être comme ça
00:49:28on va commencer
00:49:29les conquêtes
00:49:29et ça me permet
00:49:30de répondre
00:49:31à Brian Cruyford
00:49:32dans le chat
00:49:33le ratio du PCF
00:49:34dans les villes
00:49:35de plus de 20 000 habitants
00:49:36on ne l'a pas encore
00:49:36exactement
00:49:37c'est nos collègues
00:49:37qui sont essayés
00:49:38de récupérer
00:49:38les données là-haut
00:49:40a priori
00:49:41on aura ça
00:49:42dans le journal
00:49:43de demain
00:49:43vous l'aurez sur le web
00:49:44tout à l'heure aussi
00:49:44en tout cas
00:49:45d'ailleurs
00:49:46abonnez-vous
00:49:48on est chaud
00:49:49pour les subs
00:49:50aussi les gars
00:49:50on est chaud
00:49:50pour les subs
00:49:51envoyer des subs
00:49:53envoyer des subs
00:49:53oui tout à fait
00:49:54comme ça
00:49:54on peut continuer
00:49:55à faire des streams
00:49:56c'est aussi pour ça
00:49:58du coup
00:49:58on ne peut pas répondre
00:49:59sur le ratio
00:50:01le bilan général
00:50:02du parti communiste
00:50:02par contre
00:50:03on peut dire
00:50:03que désormais
00:50:04Nîmes dans le Gard
00:50:05est officiellement
00:50:06la ville la plus grande
00:50:07dirigée par le parti communiste français
00:50:09puisque
00:50:09jusqu'ici c'était Montreuil
00:50:10c'était Montreuil jusqu'ici
00:50:11et Nîmes s'est un peu plus peuplé
00:50:14donc Nîmes
00:50:15en triangulaire
00:50:16vous avez les résultats
00:50:16devant vous
00:50:18face notamment au RN
00:50:19c'était le RN
00:50:20qui est arrivé en tête
00:50:21très légèrement
00:50:22devant la gauche
00:50:23au premier tour
00:50:23donc il fallait renverser ça
00:50:26et là
00:50:26pareil
00:50:27on se rend compte
00:50:27qu'à Nîmes
00:50:28le maire sortant
00:50:29c'est Franck Proust
00:50:29donc c'était le maire LR
00:50:30enfin c'était le premier
00:50:31adjoint en l'occurrence
00:50:32mais bon c'est LR
00:50:33c'est la mairie sortante on va dire
00:50:35et bien
00:50:36se fait complètement
00:50:38ratatiner
00:50:40par la gauche évidemment
00:50:41mais aussi par le RN
00:50:42qui lui prend plein de voix
00:50:43c'était déjà le cas au premier tour
00:50:44donc là
00:50:45on a beaucoup parlé
00:50:47d'un endroit
00:50:47où les voix du RN
00:50:48sont allées vers LR
00:50:49mais là on a
00:50:49la configuration inverse
00:50:50le RN est en tête
00:50:51donc c'est lui qui bénéficie
00:50:52du vote utile
00:50:53ce qui n'a pas suffi
00:50:54à battre
00:50:55néanmoins Vincent Bouget
00:50:56donc le tête de liste communiste
00:50:58il y avait tout le monde
00:50:58sur sa liste
00:50:59sauf LFC
00:50:59qui avait une
00:51:00qui a Nîmes
00:51:01avait une liste autonome
00:51:03et a fait un score très faible
00:51:04au premier tour
00:51:04c'était autour de 4,5
00:51:06on qualifiait à appeler
00:51:07à voter pour la gauche
00:51:08mais il n'y avait pas de fusion
00:51:11et surtout
00:51:12visiblement
00:51:13à Nîmes
00:51:13il y a eu une hausse
00:51:14de la participation
00:51:16a priori
00:51:17notamment
00:51:17les quartiers populaires
00:51:18et c'est la mobilisation
00:51:19des quartiers populaires
00:51:19qui était très peu mobilisée
00:51:20au premier tour
00:51:21qui a pu aussi
00:51:22permettre de faire gagner
00:51:24la gauche
00:51:24parce que
00:51:24moi j'étais en reportage
00:51:26par exemple
00:51:26dans un des quartiers
00:51:28de Nîmes
00:51:28qui s'appelle
00:51:29le chemin bas d'Avignon
00:51:29et les gens
00:51:31à qui je parlais
00:51:31me confirmaient
00:51:32qui n'étaient pas allés voter
00:51:33au premier tour
00:51:34et qui s'étaient un peu
00:51:34tombés des nues
00:51:35en découvrant
00:51:35que le RN
00:51:35était en tête
00:51:36dans leur ville
00:51:37donc il y a clairement
00:51:38eu un électrochoc
00:51:38pour ces quartiers-là
00:51:40en tout cas
00:51:41où là
00:51:42de base
00:51:43c'est des quartiers
00:51:43qui votent à gauche
00:51:43c'est un peu
00:51:44c'est un peu
00:51:44c'est un peu
00:51:45c'est un peu
00:51:45c'est un peu
00:51:45c'est un peu
00:51:45c'est un peu
00:51:46c'est un peu
00:51:47c'est un peu
00:51:47c'est un peu
00:51:47c'est un peu
00:51:47c'est un peu
00:51:47c'est un peu
00:51:48et donc
00:51:49il y avait
00:51:50un sursaut
00:51:51des quartiers populaires
00:51:53anti-RN
00:51:54sachant que ces quartiers
00:51:54de base
00:51:55votent de toute façon
00:51:57majoritairement à gauche
00:51:58mais voilà
00:51:59donc c'est pas uniquement
00:52:00un vote de barrage
00:52:01mais ça a clairement
00:52:02eu un effet psychologique
00:52:03chez les gens
00:52:03que j'ai pu moi en tout cas
00:52:04observer dans mes échanges
00:52:06quand j'étais à Nîmes
00:52:08donc voilà
00:52:08plus grosse ville
00:52:10enfin plus grosse victoire
00:52:10du passé de PCF
00:52:11en tout cas
00:52:11c'est Nîmes
00:52:13et Vincent Bouget
00:52:15donc en allié avec
00:52:16l'EPS
00:52:16les écolos
00:52:17génération
00:52:17place publique
00:52:18il y a tout le monde
00:52:19sauf les filles
00:52:20encore une fois
00:52:20puisqu'ils ont fait
00:52:21un score très faible
00:52:22on va pas regarder
00:52:24les résultats
00:52:25mais je vous les cite
00:52:26comme les deux conquêtes
00:52:28principales
00:52:30des écologistes
00:52:30c'est Ville-Pinte
00:52:32et Conflans-Saint-Honorin
00:52:34et Bagnolet
00:52:35oui mais Bagnolet
00:52:36c'est dans une configuration
00:52:36à tra-gauche
00:52:37c'est pour ça que
00:52:38je le mettais à part
00:52:40sinon il y a Bagnolet
00:52:40mais on vous parlera
00:52:41des configurations à tra-gauche
00:52:42parce que ce sera
00:52:43notamment intéressant
00:52:44quand on va parler
00:52:44de la France insoumise
00:52:46parce que
00:52:47si on
00:52:48on s'arrête
00:52:49sur les conquêtes
00:52:50les villes reprises
00:52:51à la droite
00:52:51on a Amiens
00:52:52ville que tu connais aussi
00:52:53puisque tu y as le reportage
00:52:54tout à fait
00:52:56reprise sur les
00:52:56sur les centristes
00:52:58Amiens
00:52:59où donc
00:52:59effectivement
00:53:00Frédéric Fauvet
00:53:01qui est donc le candidat
00:53:02PS
00:53:03allié avec le Parti Communiste
00:53:05l'emporte
00:53:06d'une courte tête
00:53:07sur
00:53:07dans une quadrangulaire
00:53:09face à Hubert de Jean-Lys
00:53:10qui était le maire
00:53:11le maire centriste
00:53:13et donc
00:53:14pareil
00:53:15Amiens
00:53:16configuration
00:53:16où le LFC
00:53:18n'a pas passé
00:53:19les 10 au premier tour
00:53:19donc il n'y a pas eu
00:53:20de fusion avec LFC
00:53:22mais
00:53:23bon
00:53:23voilà
00:53:24on va dire
00:53:25il y a là
00:53:25un second tour
00:53:26a priori favorable
00:53:26puisqu'il y a une liste de gauche
00:53:28face à trois listes de droite
00:53:29puisque la liste d'hiver
00:53:30c'était une liste
00:53:31quand même plutôt à droite
00:53:33de Julia Bellina
00:53:34donc
00:53:35voilà
00:53:35là il y avait quand même
00:53:37une configuration favorable
00:53:38qui a profité à la gauche
00:53:39mais
00:53:39de pas
00:53:40de pas tant que ça
00:53:41si on regarde les scores
00:53:42ça s'envoie quand même
00:53:43c'est peu
00:53:44donc voilà
00:53:46ce qui devrait normalement dire
00:53:47que dès qu'on a un partage
00:53:49ville-métropole
00:53:50qui fait que
00:53:51les communistes devraient
00:53:52se retrouver à la tête
00:53:53de la métropole d'Amiens
00:53:54c'est une métropole Amiens
00:53:55c'est pas une agglo ?
00:53:56je crois que c'est Amiens-métropole
00:53:58alors j'ai un doute
00:54:00j'en profite pour répondre
00:54:02aussi dans le chat
00:54:02je vois le débat qui s'enclenche
00:54:03sur pourquoi
00:54:05quand on regarde les reports
00:54:07on parle aussi des pourcentages
00:54:08pas que du nombre de votants
00:54:09c'est important
00:54:10parce qu'en fait
00:54:11comme la participation change
00:54:12effectivement entre les deux tours
00:54:15c'est important
00:54:16aussi de regarder
00:54:17non pas seulement
00:54:18en valeur absolue
00:54:19mais aussi en pourcentage
00:54:20parce que ça permet de voir
00:54:21qui a continué
00:54:22de mobiliser son camp
00:54:22dans la progression
00:54:24ou la démobilisation
00:54:25de l'électorat
00:54:26pour chaque bloc
00:54:27donc c'est aussi pertinent
00:54:28de regarder en pourcentage
00:54:30et pas uniquement
00:54:31en valeur absolue
00:54:32mais vous avez le bon réflexe
00:54:33de regarder aussi
00:54:33les valeurs absolues
00:54:34parce qu'effectivement
00:54:35c'est
00:54:36concrètement
00:54:37vous avez le nombre de voix
00:54:38vous avez la concrétude
00:54:38du vote
00:54:39et ça vous permet
00:54:41d'intégrer aussi
00:54:41la question de l'abstention
00:54:42qui n'est pas une petite question
00:54:44je rappelle que
00:54:45un des enseignements
00:54:46de ce scrutin aussi
00:54:47c'est qu'il n'y a pas eu
00:54:47de hausse de participation
00:54:48entre les deux tours
00:54:49la partie de l'abstention
00:54:50a plafonné à 43%
00:54:52dans les deux tours
00:54:53ce qui est une abstention
00:54:54très forte
00:54:55pour une élection municipale
00:54:56parlons de la plus grosse
00:54:57ville de conquête
00:54:58peut-être
00:54:59dans cette élection
00:55:00pour la gauche
00:55:01c'est Saint-Etienne
00:55:02Saint-Etienne
00:55:03parce que je mets
00:55:04je mets Strasbourg
00:55:05en dehors
00:55:05puisqu'on en a parlé
00:55:06tout à l'heure
00:55:06et que c'est une ville
00:55:07de conquête
00:55:08presque intra-gauche
00:55:09on va dire
00:55:10ça va plutôt
00:55:11plutôt à droite
00:55:12du coup
00:55:12ça penche plus à droite
00:55:13excellent encore
00:55:14de Régis Juénicaud
00:55:16le socialiste
00:55:17à Saint-Etienne
00:55:18qui n'avait pas fusionné
00:55:19avec la liste insoumise
00:55:20qui est en léger recul
00:55:22la liste insoumise
00:55:23quand même
00:55:23qui perd des points
00:55:24il y a quelques reports
00:55:25utiles
00:55:26de voix utiles
00:55:26vers le PS
00:55:27ce qu'il faut aussi comprendre
00:55:28dans les dynamiques intra-gauche
00:55:29souvent
00:55:30c'est que
00:55:30l'électeur de gauche
00:55:31lui il en a marre de perdre
00:55:33ça fait des années
00:55:34ça fait une décennie
00:55:36grosso modo
00:55:36qui après le mandat de François Hollande
00:55:38la gauche
00:55:39enchaîne les défaites
00:55:40est absente
00:55:41en tout cas
00:55:41du second tour
00:55:41à la présidentielle
00:55:42ce qui n'est pas insuffié
00:55:43au second tour à la présidentielle
00:55:44certes il y a eu la vague
00:55:45la vague verte de 2020
00:55:46qui était aussi un peu en trompe l'oeil
00:55:47parce qu'il y avait quand même
00:55:47des pertes
00:55:48des gains sur les grosses villes
00:55:49mais des pertes
00:55:50dans les petites villes
00:55:51et l'électeur de gauche
00:55:52notamment à Saint-Etienne
00:55:53quand même
00:55:54qui est une ville
00:55:54plutôt
00:55:55qu'une ville de gauche
00:55:56le total gauche
00:55:56il dépasse les 50%
00:55:58largement au deuxième tour
00:55:59et bien
00:56:00il y a une partie
00:56:01de cet électorat
00:56:01qui dit
00:56:02moi j'en ai marre de paumer
00:56:03je veux gagner
00:56:04ça ne suffit pas
00:56:06à réduire
00:56:08la France insoumise
00:56:09à une portion congrue
00:56:10parce que quand même
00:56:10il garde un socle
00:56:11à 10% à Saint-Etienne
00:56:13mais on voit quand même
00:56:14que là
00:56:15l'électeur de gauche
00:56:17Saint-Etienne
00:56:18ça faisait partie
00:56:19des villes à gagner
00:56:20parce que villes historiques
00:56:22industrielles
00:56:23les de gauche ont fait Saint-Etienne
00:56:24la droite était en
00:56:26chaos de goût
00:56:26avec le scandale
00:56:27à la sextape
00:56:28etc
00:56:28donc il n'y avait aucun monde
00:56:30où a priori
00:56:30la droite conservait Saint-Etienne
00:56:31exactement
00:56:32donc voilà
00:56:33mais
00:56:36le scénario
00:56:36était quand même
00:56:37très favorable
00:56:38à la gauche
00:56:40oui effectivement
00:56:41c'est bien ce que tu dis
00:56:41parce que
00:56:42il y a un vote utile
00:56:43qui se confirme
00:56:44mais comme à Paris
00:56:44d'ailleurs on l'a dit
00:56:45un tiers des voix de Chikiro
00:56:46qui sont vers Grégoire
00:56:47mais le fait
00:56:48qu'il y ait un maintien
00:56:48quand même de 60%
00:56:49de l'électorat de Chikiro
00:56:50qui continue à voter Chikiro
00:56:51c'est aussi des gens
00:56:52qui disent
00:56:52bon
00:56:54nous par contre
00:56:54ça ne nous va pas le PS
00:56:55il y a quand même encore
00:56:56une gauche hors PS
00:56:57on est à gauche du PS
00:56:59qui est inflexible
00:57:00sur ça
00:57:00et qui pèse
00:57:01entre 5 et 12
00:57:03en fonction des villes
00:57:05voilà
00:57:05ça c'est important
00:57:06de le garder en tête aussi
00:57:07pour notamment
00:57:08le PS
00:57:08ça doit être un élément
00:57:09à prendre en compte
00:57:10quand on prend
00:57:11dans l'électorat de gauche
00:57:11il y a une prime à l'union
00:57:12de toute façon
00:57:1369% selon un sondage
00:57:14Ipsos je crois
00:57:15c'est Ipsos ou Elab
00:57:16je ne sais plus
00:57:17qui était favorable
00:57:18aux unions
00:57:19c'était en dessous de 50%
00:57:21chez les socialistes
00:57:22les électeurs et les filles
00:57:23appellent à l'union
00:57:24mais par contre
00:57:25quand il n'y a pas union
00:57:26et bien ils sanctionnent
00:57:26oui exactement
00:57:27oui c'est clair
00:57:30on en était sur les
00:57:32oui sur les villes de conquête
00:57:33peut-être
00:57:33alors Pau
00:57:34effectivement
00:57:35ville symbole
00:57:36voilà ça
00:57:38quasiment 80 000 habitants
00:57:39à Pau
00:57:39François Bayrou n'est plus
00:57:39maire de Pau
00:57:40François Bayrou aura donc
00:57:41à peu près tout raté
00:57:42sur la séquence 2025-2026
00:57:45et oui il est donc
00:57:46battu de peu
00:57:47certes
00:57:47mais il est battu
00:57:48à Pau par
00:57:49donc le parti socialiste
00:57:50enfin une tête de liste
00:57:51parti socialiste
00:57:52dans une configuration
00:57:52d'union aussi
00:57:54Jérôme Marbeau
00:57:56donc là bon
00:57:56à voir exactement
00:57:57ce qui est sanctionné
00:57:58si c'est son bilan
00:57:59en tant que Premier ministre
00:58:00si c'est
00:58:01l'affaire Betaram
00:58:03évidemment
00:58:03en tout cas
00:58:04voilà c'est une
00:58:05c'est une grosse défaite
00:58:07pour François Bayrou
00:58:09personnel évidemment
00:58:09pour le Modem aussi
00:58:10puisque le Modem
00:58:11perd aussi à Agen
00:58:13au profit
00:58:13d'une liste d'union
00:58:14de la gauche aussi
00:58:15donc ça veut dire
00:58:16dans le sud-ouest
00:58:18deux bastions Modem
00:58:19qui tombent
00:58:21au profit de la gauche
00:58:21quand même
00:58:21c'est à noter
00:58:24et donc
00:58:25voilà
00:58:27Passons vite fait
00:58:28sur les conquêtes
00:58:29socialistes
00:58:29on peut citer encore
00:58:30Renis-Soubois
00:58:31Mont-de-Marsan
00:58:32et la Roche-sur-Yon
00:58:33tout à fait
00:58:34oui exactement
00:58:36et puis bon
00:58:36parlons quand même
00:58:37des conquêtes aussi insoumises
00:58:38parce qu'elle confirme
00:58:39quand même quelque chose
00:58:40qu'on savait déjà
00:58:41mais que
00:58:42la France
00:58:43la carte municipale
00:58:45de la France insoumise
00:58:45c'est la carte
00:58:46des quartiers populaires
00:58:47en gros
00:58:48alors de tous les quartiers populaires
00:58:49évidemment
00:58:49mais
00:58:50toutes leurs villes
00:58:51remportées
00:58:51à l'exception
00:58:52d'une ville
00:58:54qui est donc
00:58:54une ville de la Réunion
00:58:55qui est le tampon
00:58:55mais des configurations
00:58:57différentes
00:58:57quand on est
00:58:58en Outre-mer
00:58:59restant en métropole
00:59:00pour l'analyse
00:59:01toutes les villes
00:59:02remportées par
00:59:04LFI
00:59:05pardon
00:59:05sont des villes
00:59:06de banlieue populaire
00:59:07Saint-Denis
00:59:07Saint-Denis
00:59:08exemplairement
00:59:08au premier tour
00:59:09la semaine dernière
00:59:10avec les communistes
00:59:11avec les communistes
00:59:11Roubaix
00:59:12tu l'as montré à l'écran
00:59:13là
00:59:13bon David Guiraud
00:59:14on savait qu'il gagnerait
00:59:15il avait déjà 46%
00:59:16au premier tour
00:59:16a confirmé qu'il gagnerait
00:59:18qu'il a gagné sa victoire
00:59:19à Roubaix
00:59:19Roubaix
00:59:21quasiment 100 000 habitants
00:59:22mais ville de banlieue de Lille
00:59:23c'est qu'on peut le dire
00:59:23c'est la grosse banlieue de Lille
00:59:25Roubaix
00:59:26ville très pauvre aussi
00:59:28on a
00:59:29des exemples
00:59:30donc dans la milieu parisienne
00:59:31on a
00:59:31la cour en oeuvre
00:59:33victoire courte
00:59:34bon c'était une victoire
00:59:35c'était un duel gauche-gauche
00:59:36PS-LFI
00:59:37LFI en alliance
00:59:38avec le parti communiste
00:59:40mais la cour neuf
00:59:41donc victoire
00:59:42victoire aussi insoumise
00:59:43Vénitieux
00:59:44c'est sur le parti communiste
00:59:45que LFI remporte
00:59:48puisque donc
00:59:49Edir Beaumertit
00:59:50qui est député par ailleurs
00:59:51du Rhône
00:59:53LFI évidemment
00:59:54l'emporte
00:59:55d'une courte
00:59:56une courte avance
00:59:5725 voix
00:59:58sur la mer sortante
01:00:00Michel Picard
01:00:00c'est le cas aussi
01:00:01à Vaud-en-Velin
01:00:02alors Vaud-en-Velin
01:00:03en configuration
01:00:04différente
01:00:04sur le PS
01:00:05cette fois
01:00:05parti socialiste
01:00:06qui en réalité
01:00:06gouvernait la ville
01:00:07avec les macronistes
01:00:08ouais
01:00:09là pour le coup
01:00:10voilà
01:00:11Alain Geoffroy
01:00:11c'est aussi une figure
01:00:12anti-LFI
01:00:13du parti socialiste
01:00:14c'était l'opposante
01:00:15principale à Olivier Faure
01:00:16pas au dernier congrès
01:00:17mais à l'avant-dernier
01:00:17c'était elle
01:00:18qui s'était
01:00:18enfin il y avait
01:00:19Nicolas Méliocinol
01:00:20et Alain Geoffroy
01:00:20pour l'aile de
01:00:21le courant de François Hollande
01:00:23c'est ça
01:00:23donc la mère hollandiste
01:00:25on peut dire hollandienne
01:00:26battue par Abdelkader Lamar
01:00:27lui aussi député
01:00:29LFI
01:00:30du Rhône
01:00:32ce qui confirme aussi
01:00:33que d'ailleurs
01:00:33les implantations
01:00:34via des députés
01:00:35David Guiraud
01:00:35c'est aussi le cas
01:00:36évidemment dans le Nord
01:00:38fonctionne aussi
01:00:38pour LFI
01:00:39est-ce que tu peux enlever
01:00:39juste pour faire une recherche
01:00:45oui Argenteuil s'est perdu
01:00:46oui c'est une configuration particulière
01:00:49où le candidat LFI lui
01:00:51s'est vu retirer l'investiture
01:00:53de soutien de toute la gauche
01:00:55parce qu'il était condamné
01:00:57pour violences
01:00:57c'est ça
01:00:58ça pour le coup
01:00:59c'est une fusion de toute la gauche
01:01:01autour de Yacine Zagli
01:01:02entre-tours à Argenteuil
01:01:04et défaite
01:01:06finalement
01:01:06puisque tout le monde
01:01:07a retiré son soutien aux candidats
01:01:09qui s'est avéré être condamné
01:01:11avoir été condamné
01:01:12pardon
01:01:12les insoumis échouent
01:01:14à reprendre
01:01:15à prendre vitrie aux communistes
01:01:16oui tout à fait
01:01:17dans une configuration aussi particulière
01:01:19où tout le monde
01:01:20où les exécutifs nationaux
01:01:22soutenaient pas forcément
01:01:23notamment chez les écolos
01:01:25les mêmes
01:01:26les mêmes candidats
01:01:27que les antennes locales
01:01:28mais en tout cas
01:01:28ils ne parviennent pas
01:01:29à prendre
01:01:30à prendre vitrie
01:01:32et quand même
01:01:33passons vite fait
01:01:34des défaites aussi
01:01:35à la France Insoumise
01:01:36dans les deux villes
01:01:36qu'il dirigeait jusqu'ici
01:01:37ouais
01:01:39à Fagetuménil
01:01:39à Fagetuménil
01:01:40qui était le laboratoire insoumis
01:01:42de 2020-2026
01:01:43puisque c'était
01:01:43en gros il y a effectivement
01:01:44deux victoires en 2020
01:01:46trois pardon
01:01:47mais bon
01:01:47c'est un tout petit village
01:01:48où il n'y a qu'une seule dix
01:01:49donc on peut en parler
01:01:51si vous voulez
01:01:51mais c'est Saint-Félix-des-Pallières
01:01:52mais en l'occurrence
01:01:53Fagetuménil
01:01:54donc effectivement
01:01:55défaite de Patrick Poisy
01:01:57qui était le seul maire
01:01:59et les filles un peu médiatiques
01:02:00en tout cas
01:02:01entre 2020-2026
01:02:03et le deuxième
01:02:04moins connu
01:02:05mais c'était Grabelle
01:02:06dans l'Héros
01:02:06ou René Révol
01:02:08qui est maire de Grabelle
01:02:09depuis
01:02:10je crois qu'il a été PS au début
01:02:12très proche de Mélenchon
01:02:13ouais
01:02:13c'était un des
01:02:15comment dire
01:02:15des piliers du front de gauche
01:02:16à l'époque même
01:02:17donc c'est un vieux
01:02:18un vieux camarade de route
01:02:19de Mélenchon
01:02:20battu à Grabelle
01:02:22voilà
01:02:22donc
01:02:24en tout cas
01:02:24voilà
01:02:24le France Insoumise
01:02:26qui perd ses villes sortantes
01:02:27qui reste élu
01:02:28à Saint-Félix
01:02:29qui est beaucoup
01:02:29à un viage rural
01:02:30donc c'est un peu particulier
01:02:32et qui par contre
01:02:33dans le reste des villes
01:02:35gagne que dans des villes
01:02:36de quartier populaire
01:02:37voilà
01:02:38on n'a pas cité
01:02:39il y a Sarcelles aussi
01:02:39qui est dans les villes
01:02:40dans les villes
01:02:41alors Sarcelles
01:02:41c'est particulier
01:02:42parce que je crois que
01:02:43voilà
01:02:44aux yeux du ministère
01:02:45c'est deux listes divers
01:02:45qui s'affrontaient
01:02:46en réalité
01:02:47Bassi Connaté
01:02:47était soutenu par LFC
01:02:48et les écologistes
01:02:50voilà
01:02:50et il est assez prof
01:02:52de la France Insoumise
01:02:53donc la France Insoumise
01:02:54l'a revendiqué
01:02:55en tout cas
01:02:55comme victoire insoumise
01:02:57voilà
01:02:58donc ça confirme
01:02:59l'ancrage
01:03:01enfin l'entrée d'entrée d'ancrage
01:03:03quartier pauvre de LFI
01:03:04qui s'est déjà vérifié
01:03:05au premier tour
01:03:05quand bien même
01:03:06dans des villes
01:03:06où ils ne gagnent pas
01:03:07il y a pas mal de villes
01:03:09où ils ont échoué
01:03:09par exemple
01:03:10ils visaient Choisi Leroy
01:03:11ils ont perdu
01:03:12ils visaient Bondi
01:03:14ils ont perdu
01:03:15Argenteuil
01:03:16tu l'as dit
01:03:16dans une configuration particulière
01:03:17avec les accusations
01:03:18portées sur le candidat
01:03:20mais voilà
01:03:21il y a quand même des villes
01:03:22où il y a des échecs
01:03:22mais les scores quand même
01:03:23restent élevés
01:03:25pour LFI
01:03:27dans ces quartiers-là
01:03:27donc de toute façon
01:03:28la percée est confirmée
01:03:29quand même
01:03:30il n'en partait pas
01:03:30il partait de quasiment rien
01:03:31en 2020
01:03:31parce qu'ils avaient enjambé
01:03:32ces élections
01:03:33et donc là
01:03:356 ans plus tard
01:03:35effectivement
01:03:36il y a une progression
01:03:37de fait
01:03:37à la fois dans les villes
01:03:38dirigées par la gauche
01:03:40c'est pas le cas partout
01:03:42mais on en a parlé
01:03:43Clermont
01:03:43Brest
01:03:44Nantes
01:03:45on va pas se refaire
01:03:45la liste
01:03:46Rennes
01:03:47et de l'autre
01:03:48des échecs
01:03:51comme au moment
01:03:52où en fait
01:03:52LFI était très bas
01:03:54et par contre
01:03:55voilà
01:03:55vraie implantation
01:03:56dans les quartiers
01:03:57populaires
01:03:58où en fait
01:03:58la fonction de représentation
01:04:00aussi fonctionne à plein
01:04:02c'est-à-dire que
01:04:04des électeurs
01:04:04qui jusqu'ici
01:04:05se sentaient extrêmement peu
01:04:06représentés
01:04:07par les dirigeants politiques
01:04:08de la ville
01:04:09lorsqu'ils ont des gens
01:04:10qui sur un front
01:04:11antiraciste
01:04:13notamment
01:04:13pas uniquement
01:04:14parce que c'est aussi
01:04:14un vote de
01:04:15c'est surtout d'ailleurs aussi
01:04:16on va dire aussi
01:04:17un vote de classe
01:04:19dans les quartiers populaires
01:04:20la fonction
01:04:20de représentation
01:04:22face à la stigmatisation
01:04:24fonctionne
01:04:24en plus d'être
01:04:25un vote de classe
01:04:26je le répète
01:04:28voilà
01:04:29tout à fait
01:04:30et oui
01:04:31j'ai rien à rajouter à ça
01:04:32ça montre effectivement
01:04:33qu'il y a des enjeux
01:04:34et il y a des enjeux
01:04:34de mobilisation
01:04:35dans ces quartiers-là
01:04:35parce que l'abstention
01:04:36est toujours haute
01:04:37très haute
01:04:38mais il y a eu des
01:04:38on a observé
01:04:39c'est un nid particulièrement
01:04:40on a observé quand même
01:04:41des bons de participation
01:04:42qui sont aussi dues
01:04:43à l'émergence
01:04:44de ces candidats
01:04:45qui résonnent particulièrement
01:04:46avec les habitants
01:04:47qui peut pousser
01:04:49à ce que des gens
01:04:50qui d'habitude
01:04:51ne votent pas
01:04:52se mobilisent
01:04:53évidemment il y a
01:04:53d'autres raisons
01:04:54de la mobilisation
01:04:54j'ai pu parler de Nîmes
01:04:55où là c'est vraiment
01:04:56la crainte de l'extrême droite
01:04:56qui fait que les gens
01:04:57vont voter à gauche
01:04:58au-delà du fait
01:04:59qu'ils sont d'accord
01:04:59avec le programme
01:05:01donc voilà
01:05:01c'est encore une fois
01:05:02l'abstention
01:05:03toujours en matière
01:05:04compliquée
01:05:05à analyser
01:05:06qui est en train de se déranger