- il y a 9 heures
Il faut bien le constater : la Bellevilloise était pleine à craquer à tous les étages pour le meeting de lancement de campagne municipale de la gauche parisienne menée par Emmanuel Grégoire. Le candidat socialiste à la mairie de Paris, entouré des écologistes, des communistes, de Place publique et de l’Après dans une alliance à gauche dès premier tour certes sans la France insoumise mais inédite a frappé un grand coup en revendiquant « plus de 2000 personnes » dans le 20e arrondissement de la capitale mercredi soir. En bras de chemise et sans cravate, micro serre-tête au coin de la bouche et pupitre au milieu de la foule, Emmanuel Grégoire a semblé enfin entrer de plain-pied dans une bataille qui s’annonce serrée face à « une droite revancharde » menée par la ministre LR de la Culture, Rachida Dati, longuement attaquée. Affaires, outrances, mélange des genres, vol du Louvre, tout y est passé, plutôt deux fois qu’une.
On revient sur ce meeting et sur la bataille de Paris qui se prépare pour ces municipales 2026 avec Rachel Garrat-Valcarel et Cyprien Caddeo.
00:00 - Premier grand meeting de la gauche a Paris : qu’est-ce qu’on retient ?
03:40 - Où se joue la campagne ?
09:42 - Dates de meetings
11:40 - Les municipales de Paris : seulement de la politique locale ?
12:58 - Si la gauche perd Paris, un stigmate pour les présidentielles
16:24 - Les codes de campagnes de gauches repris par l’extreme droite
20:25 - Vidéo campagne Sarah Knafo
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NewsTranscription
00:00Les municipales à Paris, c'est ce qui nous intéresse en premier lieu.
00:02Hier soir, c'était le premier grand meeting, c'est ça, de la gauche,
00:05après qu'ils aient noué tous un accord ensemble,
00:07donc Emmanuel Grégoire pour le Parti Socialiste, qui sera la tête de liste,
00:11allié avec Yann Brossat pour le Parti Communiste,
00:13et David Béliard pour les écologistes.
00:15Meeting à Paris, qu'est-ce que tu en as retenu ?
00:17Oui, alors, il faut rappeler que, donc, mi-décembre,
00:24la majorité municipale sortante a noué un accord pour une liste unique
00:27dès le premier tour, ce qui est tout à fait inédit depuis qu'on vote
00:31pour le maire de Paris, c'est-à-dire depuis 1977.
00:35Ils ont été depuis rejoints, d'ailleurs, par Place Publique,
00:38le parti de Raphaël Glucksmann, par l'après, le parti des ex-insoumis,
00:43et notamment, c'est quand même important, de Daniel Simonnet,
00:45qui a longtemps été opposante, opposante de gauche...
00:48L'imposante insoumise à Nidalgo.
00:50Voilà, à la majorité municipale à Nidalgo.
00:52Et donc, effectivement, la campagne s'est véritablement lancée hier soir,
00:58puisqu'ils organisaient un grand meeting à la Bellevilloise,
01:03où il y avait vraiment du monde...
01:05Alors, c'est toujours un peu une...
01:06Comment dire ?
01:08Comment dire ?
01:09Pardon.
01:10Pardon.
01:12Un des enjeux un peu microscopiques des élections municipales,
01:16tous les candidats essayent de dire
01:17« Il y a plus de monde à ma réunion à moi qu'à votre réunion à vous. »
01:20C'est comme l'applaudimètre.
01:21Voilà, c'est un peu comme l'applaudimètre.
01:23C'est toujours un peu au dos mouillé.
01:24Mais il faut reconnaître que, pour ceux qui connaissent la Bellevilloise,
01:26ils n'avaient pas seulement pris la grande salle,
01:28ils avaient pris toute la Bellevilloise.
01:29Donc, il y avait quand même vraiment beaucoup de monde.
01:31D'eux, ils revendiquent plus de 2000 personnes.
01:35Et on peut se dire que, jusque-là, la campagne d'Emmanuel Macron,
01:39d'Emmanuel Grégoire...
01:44D'Emmanuel Grégoire avait peut-être eu un peu de mal à démarrer jusque-là.
01:50En tout cas, parmi les cadres, pas que le doute était en train de s'immiscer,
01:54mais on se disait que, bon, il s'agissait d'un peu de partir, de passer la seconde.
01:58Je pense qu'on peut dire qu'hier soir, c'est ça qui s'est passé.
02:01Il est enfin vraiment rentré dans la campagne,
02:04dans un discours d'assez long, de près d'une heure,
02:07qui n'est pas encore son programme précis qui sera présenté le 5 février.
02:11Il y a eu des grands axes.
02:11Mais il y a eu quand même des grands axes.
02:14Moi, j'ai trouvé qu'on pouvait noter que c'était quand même des grands axes
02:17pas mal à gauche, quand même,
02:19notamment sur le pouvoir d'achat,
02:21gratuité des fournitures scolaires pour les familles les plus pauvres,
02:24gel des tarifs des cantines,
02:28rénovation thermique des écoles, végétalisation,
02:30gros morceau sur le logement,
02:32qui est évidemment souvent la mère des batailles dans les métropoles aujourd'hui.
02:37Évidemment, 60 000 logements sociaux et abordables en plus,
02:41mais demande à l'État de la réquisition des logements vides
02:45pour, comme il dit, ne plus y avoir d'enfants qui dorment dehors à Paris.
02:50Les maires n'ont pas le pouvoir de réquisitionner les logements vides.
02:53C'est pour ça qu'ils le demandent à l'État.
02:56Et aussi, vous savez qu'il y a l'encadrement des loyers à Paris.
02:59Il veut créer une brigade pour le respect de l'encadrement des loyers et le droit des locataires.
03:04Il veut taxer les logements vides.
03:06Il veut taxer les résidences secondaires aussi.
03:10Il a eu des phrases comme, voilà, mon ennemi, c'est la spéculation.
03:14Un logement, c'est fait pour être un toit, pas autre chose.
03:16Ça rappelle quelque chose.
03:18Et il dit, voilà, il visait vraiment, nommément, les multipropriétaires qui servent des logements comme de biens financiers.
03:25Donc, je trouvais que c'était assez net.
03:26C'est important de parler de ça parce que c'est aussi un, comment dire, c'était une des prérequis
03:31aussi pour l'alliance avec les communistes.
03:32Puisque Yann Brossat était adjoint au logement.
03:34Il a longtemps porté cette question-là du combat contre l'erbiennabilisation et la lutte pour qu'il y ait
03:40plus de logement social.
03:42C'est aussi important que tu dises ça parce qu'il y a un moment où la pierre d'achoppement
03:45entre d'un côté Grégoire, de l'autre côté Béliard et Brossat, c'était où est-ce que va se
03:49jouer la campagne ?
03:50Et on a souvent entendu dire, de manière un peu schématique, que pour Brossat et Béliard, surtout pour Brossat, c
03:55'était une campagne qui allait jouer à gauche.
03:57Parce que Paris a quand même montré, notamment au moment législatif, qu'il y a quand même un nombre important
04:01de députés de gauche, que la France Insoumise a fait une percée,
04:03que du coup ça veut aussi dire quelque chose sur l'attente de l'électorat de gauche.
04:07Et que Grégoire, lui, misait plus sur une campagne au centre, au centre gauche, on va dire, notamment pour aller
04:13siphonner aussi des voix, des macronistes déçus, on va dire,
04:15qui sont aussi présents à Paris, pour le coup. Donc là, tu dirais que ça acte quand même plutôt une
04:21campagne qui penche à gauche.
04:22Moi, j'ai trouvé ça hier soir, en tout cas, ça demandera être confirmé. Il reste quand même deux mois
04:27de campagne.
04:28C'est vrai que ça fait quand même plusieurs semaines que l'équipe Grégoire, pas que les socialistes, les écolos,
04:34les communistes aussi, disent
04:36« Voilà, l'objectif, c'est de mettre Sophia Chikirou, la candidate insoumise, pas du tout citée hier soir, d
04:42'ailleurs, sous les 10%
04:43et faire en sorte qu'elle ne puisse pas se maintenir. Ce qui a un objectif quand même ambitieux.
04:48Ce qu'il faut rappeler que la France Insoumise, c'est Jean-Luc Mélenchon, 30% à l'élection présidentielle
04:52de 2022
04:54et Manon Aubry, presque 17% aux européennes. Donc les amener à moins de 10%, sachant qu'il y a
05:00une candidature Chikirou
05:01qui est certes clivante, mais Sophia Chikirou, elle ne vise pas la victoire à la mairie de Paris.
05:05Elle vise à rassembler ses voix insoumises, donc qui peuvent potentiellement lui faire dépasser les 10%.
05:12Je trouve que c'est un objectif ambitieux. J'ai trouvé hier soir qu'il commençait au moins à essayer
05:19de s'en donner les moyens.
05:20Moi, ce que j'ai trouvé intéressant, c'était de discuter avec Daniel Simonnet. Je vous disais, c'est donc
05:25une ancienne insoumise,
05:27députée du 20e arrondissement, très implantée dans le 20e arrondissement, mais qui a aussi été longtemps un caillou dans la
05:34chaussure
05:34quand même de la majorité municipale de gauche, a critiqué certaines dérives parfois un peu libérales.
05:41– Elle a eu la dent très dure. – Oui, elle a eu la dent très dure, de privatisation de
05:45l'espace public.
05:47Et donc, je l'interroge à la fin. Je dis, mais donc, vous l'avez changé, Emmanuel Grégoire ?
05:51Elle rigole. Elle fait non, mais en fait, on peut quand même voir aussi qu'il y a une nouvelle
05:56génération de la gauche
05:57qui prend le pouvoir à Paris avec Grégoire, Béliard et Brossard.
06:03Et il me fait, c'est une génération quand même plus à gauche.
06:05Certes, le PES parisien, il n'était quand même pas très pro-NUPES ni pro-NFP,
06:08mais ce n'était pas le quoi d'Emmanuel Grégoire qui est devenu député de la Bastille grâce au NFP.
06:15Et il faut reconnaître que sur le dernier mandat, il y a quand même eu une inflexion de la politique
06:21municipale,
06:24notamment avec l'adoption d'un nouveau plan local d'urbanisme.
06:27C'est une grosse pierre d'achoppement depuis que la ville est à gauche en 2001
06:31entre les socialistes et les écologistes.
06:35Les écologistes ont trouvé toujours que les socialistes étaient très frileux sur les questions d'urbanisme.
06:39Et là, ils se sont quand même pas mal rapprochés des écologistes.
06:42C'est aussi ce qui fait qu'il y a cette liste unique au premier tour.
06:45C'est aussi parce que, programmatiquement, ces dernières années, les points de vue se sont pas mal rapprochés.
06:51C'est drôle. Là, je vais faire mon ancienne, comme j'aime bien faire.
06:58Mais elle dit, voilà, aussi, depuis que Jean-Louis Missica est parti, ça a changé.
07:01Jean-Louis Missica, c'était vraiment un des gros cadres de la majorité municipale de gauche
07:05pour les questions d'urbanisme avant 2020.
07:08Et c'est vrai qu'il était un petit peu plus libéral.
07:10C'est quelqu'un qui a soutenu Emmanuel Macron en 2017.
07:13Et ce qui est assez drôle, peut-être, je ne sais pas si des gens s'en souviendront dans le
07:16chat,
07:17mais il y a un documentaire politique assez mythique en France, c'est Paris à tout prix.
07:21Incroyable. Si vous l'avez pas vu, je vous conseille fortement.
07:23C'est vraiment un documentaire extraordinaire qui n'est pas facilement accessible, malheureusement.
07:26Non, de Yves Geland.
07:27De Yves Geland, d'ailleurs.
07:28C'est un très bon documentariste.
07:30Qui raconte la campagne municipale de 2001, donc la bascule de droite à gauche.
07:34Il s'y prend très en amont. Il commence deux ans avant l'élection à suivre les candidats.
07:38Et il y a une scène dans ce documentaire où on voit Bertrand Delanoé rencontrer Jean-Louis Missica,
07:45qui lui dit, mais ton programme, il est bien trop à gauche.
07:47C'est un programme pour gagner un congrès du PS.
07:49Ça n'a rien.
07:50Et il y a Delanoé, avec sa bonne humeur qu'on lui connaît.
07:54Non, non, il est très bien, ce programme.
07:55Mais finalement, c'est quand même la ligne Missica qui l'a emporté.
07:58Et de fait, visiblement, ces six dernières années, il y a quand même eu une inflexion là-dessus.
08:05Voilà. Il faut quand même rajouter qu'aujourd'hui, pour ne pas être dithérambique non plus sur le meeting de
08:13Grégoire hier,
08:15je trouve qu'il y a quand même toujours un...
08:17Ce que je trouve être un écueil quand même, c'est qu'il parle vraiment énormément de Rachida Dati, de
08:23Sarah Knafo.
08:24Oui.
08:25Alors, on peut comprendre qu'un candidat de gauche, qui plus est sortant, veuille donner à voir ce que serait
08:36Paris dirigé par une droite extrémisée avec Rachida Dati.
08:43Ça peut se comprendre, mais bon, d'abord, il faut noter que c'est quand même un candidat qui est
08:48moins connu que Sarah Knafo ou Rachida Dati, ou même Sofia Chikirou.
08:52Donc, c'est bizarre de leur donner encore de l'espace.
08:56Et aussi, ben...
08:57Mais ça, le paradoxe, c'est que c'est le sortant.
08:59Oui, c'est ça.
08:59Enfin, il est aussi député, mais c'est le premier adjoint sortant, on va dire.
09:03Et pour autant, c'est la figure de la moyenne nationale des quatre.
09:06Exactement.
09:07Et puis, par ailleurs, malgré tout, même si les sondages ne sont pas excellents, et pour l'instant, c'est
09:12quand même une course serrée, la course parisienne,
09:15ben, il est quand même devant.
09:16Et c'est un peu bizarre, du coup, d'avoir le meneur qui...
09:18Vous savez, quand vous regardez une course cycliste ou une course d'athlée, on dit « Ah, regarde pas derrière,
09:22regarde pas derrière ».
09:23Parce que quand vous regardez derrière, c'est que vous vous sentez que vous êtes en train de vous faire
09:25attraper, quoi.
09:27Donc, normalement, le meneur, il doit plutôt regarder devant, tracer sa ligne.
09:30Il a commencé hier soir.
09:32Je pense que sa demande a été étoffée sur vraiment le pari qu'il veut.
09:35Il a beaucoup répété « Paris est à vous », donc ville un peu ouverte, tout ça.
09:39Mais ça demandera d'être un petit peu étoffé, sans doute.
09:41Mais voilà, c'était mon bémol là-dessus.
09:43Est-ce qu'on a des dates de meeting autres ?
09:46Par exemple, sur Sofia Chikirou ?
09:48Alors, Sofia Chikirou, il y a un meeting à la fin du mois à la ménagerie du Cirque d'Hiver.
09:53La date m'échappe, malheureusement, mais c'est avant la fin du mois de janvier.
09:58Le prochain rendez-vous d'Emmanuel Grégoire, c'est le 5 février, où il présentera son programme.
10:04Je sais qu'à l'agenda, il fera un dernier grand meeting.
10:07Il sera sur plein d'autres réunions entre les deux, mais un dernier grand meeting avant le premier tour.
10:14Je vous rappelle que c'est le 15 mars.
10:15Le deuxième tour, c'est le 22 mars.
10:19Voilà, on va vous retrouver la date du meeting de...
10:22Oui, je vais retrouver ça en direct, en train de chercher deux choses, à vous montrer, assez truculente.
10:27Mais on va regarder ça.
10:30Meeting Chikirou, alors ça va être ça, je suppose.
10:3330 janvier, 19h au Cirque d'Hiver.
10:35Voilà, c'est ça.
10:36Je parlais de ça parce que, finalement, les meetings, évidemment, rythme à la campagne,
10:39même si tout ne se joue plus dans les meetings depuis bien longtemps.
10:42Est-ce que ça a déjà été le cas ? Je ne sais pas.
10:43Mais en tout cas, le meeting est un événement politique en soi, mais tout ne se joue pas là.
10:47Ça permet de mobiliser les siens.
10:49De mesurer ses forces, en tout cas.
10:50De dire, c'est sûr que vous avez 10 personnes à votre meeting, c'est qu'a priori, c'est
10:53mal passé, évidemment.
10:55Je dis ça aussi parce qu'il y a une...
10:57Tu disais qu'il y a revendiqué...
10:58Tu dis combien ?
10:58Il revendique 2 000 personnes.
10:592 000 personnes à Babyloise.
11:02C'est vrai que Nafo s'est fait prendre un peu la main dans le sac,
11:04puisqu'elle a revendiqué, je crois, plus de 1 000 personnes à son meeting.
11:07Dans une salle qui contient 250 ans.
11:09Voilà, c'est ça.
11:10Quand tu regardes la capacité maximum de la salle, dans juste la fiche technique de la salle,
11:13tu te rends compte qu'elle a clairement mytho, d'où l'enjeu de gonfler ces chiffres.
11:18Bon, ça, c'est un truc très bien connu.
11:19Oui, voilà.
11:20C'est vraiment une image d'épinal des élections municipales,
11:24et vraiment où que ce soit.
11:25C'est même assez consternant, parfois.
11:28Je suis propose de répondre, parce qu'il y a quelqu'un qui dit,
11:30et on peut comprendre cette remarque, qui dit,
11:32moi, je m'en fous des municipales à Paris.
11:34C'est la politique locale, et je ne suis pas parisien,
11:36parce que oui, tous les Français ne sont pas parisiens, c'est bien de le rappeler.
11:40Est-ce que c'est si vrai que ça, que c'est que de la politique locale ?
11:43Alors, d'abord, je peux me permettre de rappeler que nous avons fait un stream
11:46la semaine dernière, il y a dix jours, où on a parlé de tout, sauf de Paris, à peu près.
11:50Oui, c'est ça. On a fait une grande météo des villes, et on n'a pas parlé de Paris.
11:53Et on aura sans doute l'occasion de le refaire.
11:55Mais bien sûr, on peut tout à fait comprendre.
11:57Et d'ailleurs, dans ce stream, il n'y a que 50% d'électeurs parisiens,
12:01puisque toi, tu n'es pas électeur parisien, tu t'en fous, finalement.
12:04Après, voilà, il faut aussi être tout à fait lucide sur le fait que la France,
12:09c'est un pays extrêmement centralisé, et que la victoire ou la défaite à Paris
12:17donne une couleur à des élections municipales qui sont souvent,
12:20on l'expliquait lors du dernier stream, vous pourrez trouver ça sur notre chaîne YouTube,
12:25qui sont souvent difficiles à lire, aussi bien pour les médias que pour le commun des mortels.
12:30Il y a 35 000 communes. Il faut rappeler que c'est la moitié du nombre de communes de l
12:35'Union européenne.
12:36Donc c'est vraiment... On a des communes microscopiques qui n'existent pas dans d'autres pays.
12:41Donc c'est beaucoup plus difficile à lire.
12:43Néanmoins, je serais tenté de dire, faites-nous confiance.
12:46On vous dira si, derrière les résultats des grandes villes, dans un sens ou dans l'autre,
12:52ça se confirme ailleurs.
12:53Bien sûr. Et de toute façon, ce qu'on avait dit dans le trim aussi il y a quelques jours,
12:58c'est que si la gauche perd Paris, concrètement, ce sera un stigmate pour elle,
13:03dans la présentation qui s'annonce, quand bien même les deux élections sont aussi décorrélées,
13:07évidemment, mais dans le récit médiatique, c'est évident que ce sera un truc qui lui sera rappelé.
13:11Sachant, par ailleurs, qu'il y a menace sur Paris, Lyon et Marseille, les trois premières villes du pays.
13:15Mais je voudrais ajouter, en parlant de fond aussi,
13:19moi, ce que je remarque aussi dans ce début de campagne municipale,
13:21c'est que, comment dire, les candidats dans les différentes villes s'observent aussi,
13:28ils regardent ce que font les autres et s'inspirent de ce qui se passe.
13:31C'est ce que je vois aussi beaucoup chez les candidats de gauche, en tout cas.
13:33Oui, ils s'appellent, ils s'appellent.
13:34Ils s'appellent, il y a quand même une grosse dominante qui est donnée au pouvoir d'achat.
13:39Et ça, on l'entend à Paris, mais je l'ai entendu avant, à Pau, à Beauvais,
13:43quand on a passé nos coups de fil.
13:46Un exemple, si vous voulez, hier, moi, j'étais en reportage à Amiens.
13:49Et à Amiens, on m'a dit, c'était la liste soutenue par la Fouille Parti Communiste et Picarty Debout,
13:54qui préparent les transports gratuits.
13:56Enfin, c'est une de leurs propositions, c'est aller vers le transport gratuit par étape à Amiens.
14:00Et ils me disent, nous, clairement, on a appelé Montpellier,
14:02puisque Montpellier, ils l'ont fait.
14:03On a appelé Montpellier, on a demandé comment ils avaient fait, quoi.
14:05Pour voir si c'était transposable à Amiens, etc.
14:07Donc, il y a, voilà, tout ça est un, il y a une émulsion des idées de gauche.
14:11Il y a, c'est pas des, enfin, les municipales, c'est pas des îlots de communes
14:14qui ne se parlent pas, qui ne se regardent pas.
14:15Il ne faudrait pas s'intéresser du tout à ce qui se passe.
14:17Quand même, je comprends que si tu habites à des kilomètres de Paris
14:19et que tu en as un peu rien affiché de Paris, c'est tout à fait ton droit.
14:23Et fatalement, quand Paris est tellement grosse
14:28que ça donne aussi une tonalité programmatique.
14:31C'est Paris, il n'est pas la France.
14:33Bien sûr, mais ça reste le lien du pouvoir.
14:35Et en plus, c'est une des villes les plus touristiques au monde.
14:36Donc, évidemment, être maire de Paris, ça a un poids.
14:39C'est un point national indubitable.
14:41Je veux dire, vous n'avez pas, comment dire,
14:43hier, Grégoire, il a beaucoup commencé sur la question des valeurs.
14:47Notamment, il a parlé de Gaza, de l'Ukraine, du Venezuela, des Etats-Unis.
14:53Maire de Paris, c'est une tribune internationale aussi.
14:55Alors justement, pour allergir autour de Paris,
14:58il y a aussi un autre enjeu, c'est que c'est un argument souvent déployé par la gauche.
15:01C'est que Paris, souvent, d'ailleurs, Yann Brossat était sur cette taxe-là avant de...
15:06Enfin, il l'est toujours, mais surtout quand il n'était pas encore rallié à Grégoire.
15:10Il disait, c'est un peu une bulle, quoi, Paris.
15:13C'est-à-dire une bulle de gauche progressiste qui résiste aux assauts de l'extrême droite,
15:17malgré tout, même si l'extrême droite monte à Paris aussi,
15:19mais c'est sans combien de mesures par rapport à d'autres territoires.
15:24Ce qu'on retrouve par ailleurs dans la plupart des grandes métropoles,
15:26les grandes capitales, je ne sais pas, Londres est plus progressiste que le reste du Royaume-Uni.
15:31New York, bon, même Dany, on a vu que c'est un bastion démocrate énorme.
15:35C'est presque le cas de toutes les capitales européennes, à l'exception de Madrid,
15:38qui est plus à droite que le reste du pays.
15:40Qui est un pays moins centralisé, pour le coup.
15:42Qui est nettement moins centralisé, pour le coup, Barcelone est beaucoup plus à gauche.
15:46Mais même des pays qui sont pour le coup très à l'extrême droite, comme la Hongrie,
15:49Budapest, ce n'est pas l'endroit où l'Urban est le Royaume-Uni.
15:51C'est le bastion anti-Urban.
15:52Vous avez le bastion anti-Urban.
15:54Mais c'est intéressant ce que tu dis, parce qu'il y a effectivement un potentiel trompe-l'œil.
15:57C'est vrai que depuis 2020, la gauche a la majorité des villes de plus de 100 000 habitants.
16:02Par contre, si on élargit aux villes de plus de 30 000 habitants,
16:05et là, on représente déjà un tiers de la population du pays,
16:08ce n'est pas un échantillon représentatif, mais c'est un échantillon important,
16:11la gauche, elle est très minoritaire.
16:13C'est moins de 100 communes sur 268 qui ont un maire de gauche,
16:17qu'ils soient socialistes, communistes, diverses gauches ou écologistes.
16:20On est dans les basaux historiques de la gauche.
16:24Et ce n'est peut-être pas pour rien d'ailleurs,
16:26et je lâche le bastion, parce que tu parlais tout à l'heure du fait qu'il n'a pas
16:28mal parlé de Dati et de Nafo,
16:30en même temps, c'est possible peut-être parce que les deux ont vocation à converger,
16:35on va dire, sans parler de chez lui.
16:36En tout cas, c'est une grosse volonté de Sarah Nafo.
16:39De toute façon, elle a dit, on j'y vais pour que la gauche tombe.
16:41C'était au moins annoncé.
16:42Le paradoxe, c'est qu'elle le fait avec une campagne qui, visuellement, ressemble beaucoup à celle de Mamdani.
16:47Je vais essayer de voir si on peut retrouver les visuels.
16:49Mais ce qui veut dire qu'elle sait à peu près où elle met les pieds aussi.
16:53Il ne suffit pas de mettre un logo avec les couleurs de Mamdani pour que ça fonctionne.
16:57On est bien d'accord.
16:58Mais voilà, ça, c'est typiquement, oui, la DA.
17:02Ce que je trouve intéressant, c'est que...
17:03C'est un peu dystopie aussi, mais bon, ça, c'est mon avis.
17:06Moi, là, je suis terrifié.
17:08On dirait Fallout, le jeu, si il y a quelqu'un à la ref.
17:11Ce que je trouve intéressant, c'est parce que...
17:16Bon, oui, dès qu'il y a un peu des couleurs vives, on dit Mamdani.
17:20En vrai, quand vous regardez...
17:21Et quand vous lisez aussi les témoignages des graphistes
17:24qu'ont travaillé sur la DA, la direction artistique de Mamdani,
17:28il y a du sens politique, c'est beaucoup plus profond.
17:31Ça a déjà été fait par AOC aussi.
17:32Bien sûr.
17:34Mais ce que je trouve intéressant, c'est que, pour le coup, c'est une iconographie,
17:39une direction artistique qui ne ressemble pas du tout à celle de l'extrême droite d'habitude.
17:43Et c'est ça que je trouve à la fois intéressant à analyser.
17:46Y compris celle de Reconquête, d'ailleurs.
17:47Parce que le RN est très codifié, bleu marine, machin.
17:49Mais là, c'est compris chez Reconquête, ça ressemble pas à ça.
17:51Et comment dire...
17:53Et c'est ça aussi qui est inquiétant, dans le sens où on a vraiment l'impression
17:58que le loup est dans la vergerie.
18:01C'est vraiment le petit chaperon rouge.
18:03Le loup est rentré dans la grand-mère.
18:05Et je pense qu'il faut dire avec Nafo,
18:07que Nafo ne sera pas maire de Paris.
18:09Je pense qu'on peut le dire.
18:09Par contre, effectivement, il y a un enjeu pour l'extrême droite
18:14de se servir de Dati pour faire tomber un bastion qui est identifié.
18:20Là, je vais prendre des termes, je vais utiliser les mots l'extrême droite à dessein.
18:22Comme le bastion de la gauche woke, Paris, ville LGBT.
18:26Regardez, vous avez vu la cérémonie des JO.
18:28Il y avait des dragues et tout.
18:29Pour eux, c'est le cauchemar.
18:30C'est vraiment l'anti-société française.
18:33Il y avait des dragues hier soir au meeting de Gréloir.
18:36Donc c'est QFD, j'ai envie de dire.
18:37Voilà, c'est ce que je vous dis.
18:39C'est QFD.
18:40Mais vous avez bien vu, vous voyez bien l'idée.
18:42Pour eux, c'est une grande ville cosmopolite,
18:47plutôt LGBT friendly, même si évidemment,
18:49rien n'est parfait à Paris, on est bien d'accord.
18:53Plutôt progressistes, qui votent en tout cas pour des partis progressistes.
18:57En tout cas, beaucoup plus que le reste du pays.
18:59Beaucoup moins conservatrices, par exemple, que le reste du pays.
19:01Même s'il y a des coins conservateurs à Paris, bien sûr.
19:03Très avant le 16ème.
19:04Mais voilà, bon.
19:06Il y a ce rêve de faire tomber ce bastion de la gauche
19:09de la part de Sarah Knafo,
19:10qui a bien compris que DATIT est un instrument tout à fait satisfaisant pour le faire.
19:15Et puis, il y a peut-être une volonté chez Reconquête de montrer.
19:17Mais regardez, nous, on est gentil avec la droite traditionnelle.
19:21Oui, bien, l'union.
19:22Pour l'union du droit, alors qu'il y a quand même toujours un doute,
19:25à mon avis, plus qu'un doute,
19:26sur le fait que le RN veut prendre la place de la droite traditionnelle,
19:30alors que Reconquête est dans une logique un petit peu différente.
19:33Il y a Deméter qui dit, est-ce qu'un cauchemar pour la droite ?
19:35On peut parler ça à un gauchemar.
19:36Et bien, je crois qu'on a notre nouvelle bio Twitter,
19:39qui vient de se retrouver, du coup.
19:41Le cauchemar de la droite et de l'administration de Trump.
19:44Oui, bien sûr, exactement.
19:46Bon, je ne résiste pas quand même à un petit interlude sur Knafo,
19:49parce que c'était quand même très drôle.
19:50Alors, je voulais faire un petit point avec toi là-dessus,
19:52c'est que cette campagne, pas qu'à Paris d'ailleurs,
19:56mais est intéressante aussi sur le...
19:58Parce que je disais, il n'y a pas que les meetings.
19:59Il n'y a pas que les meetings, parce qu'il y a aussi les réseaux sociaux.
20:01Bon, ça, ce n'est pas nouveau, mais ça a pris en intensité.
20:04Tout le monde a vu les vidéos de Dati chez les éboueurs,
20:07enfin, Dati par-ci, par-là,
20:09qui a largement investi le terrain des réseaux sociaux.
20:14Et du coup, c'est vrai que Knafo s'y essayait.
20:17Et je vous laisse juger.
20:20Je vous mets ça, et puis après, on en discute.
20:23C'est plus anecdotique, mais ça m'a quand même fait rire.
20:25Bon, il faut bien les croyer dehors,
20:28parce qu'il y a trop de délinquants,
20:30des personnes qui font n'importe quoi.
20:32Et il faut sauver le théâtre du Bignol des Champs-Elysées,
20:37parce que sinon, on perd une culture,
20:39parce que c'était de...
20:40On roulait avec la Grande Vadrouille, avec nos villes.
20:45Mais quelle culture ! T'as impressionnant, Sacha ?
20:47Et aussi, on voulait vous dire qu'il faut sauver le fin de mars,
20:51parce qu'il y a des délinquants,
20:53il y a trop de déchets, c'est sale.
20:55Et c'est dangereux pour les petits...
20:59Tu as raison.
20:59Qui peuvent avoir peur des personnes un peu bizarres.
21:03Tu as raison, Sacha. Tu as quel âge ?
21:0510 ans.
21:06T'as 10 ans, et tu sais déjà tout ça ?
21:07Et aussi, il faut mettre plus de manèges dans le champ de mars,
21:13parce que c'est plutôt pour les enfants en champ de mars,
21:16et il n'y a que deux, il n'y a qu'un manège.
21:19Tu aimes le manège ?
21:21Tu veux que je mette des manèges ?
21:23Je vais mettre des beaux manèges ?
21:24Mais alors, ça devrait être des manèges magnifiques, belle époque,
21:27avec des beaux chevaux.
21:28J'ai une idée de dire que ce n'est pas obligé d'acheter des anciens,
21:33d'en reproduire avec du vrai bois, tout ça,
21:36d'en reproduire pour faire des anciens.
21:40Mais c'est toi qui dois être maire de Paris, Sacha ?
21:42Oui.
21:42Tu vas m'aider ?
21:44Si demain je suis à la mairie, tu m'aideras ?
21:46Tu veux être mon premier adjoint ?
21:50Adjoint des enfants ?
21:52Comme dans la chanson de Gérard le Normand ?
21:54Tu es adorable, ça fait plaisir de voir une jeunesse comme ça.
21:58Merci à toi.
21:59Il doit y avoir un numéro vert pour les services sociaux,
22:04mais néanmoins,
22:04alors quand même, cette vidéo est incroyable,
22:06parce que j'ai beaucoup de choses à dire dans cette vidéo,
22:09mais quand même, même le manège,
22:11elle arrive à être réacte sur le bon neige,
22:12tu sais, ah, ce sera un neige, belle époque.
22:14Un poste, ces trucs qui clignotent et tout,
22:16là, pas de chez moi, pas de chez moi,
22:17c'est vrai, c'est vrai.
22:19Et bref, bon,
22:20personne ne croit que cet enfant n'a pas lu un prompteur
22:23ou une fiche avant,
22:24parce qu'un enfant qui a comme le principal
22:25des références culturelles,
22:28Bourville et le Manet,
22:29enfin, peut-être le guignol,
22:30qui peut avoir comme bref,
22:31mais j'y crois pas trop, perso, je sais pas toi.
22:34Après, peut-être que dans certains quartiers,
22:36c'est possible.
22:37Dans le sixième, peut-être.
22:38Voilà, c'est ça,
22:38on a vu que Sarah Knafo,
22:40elle faisait ses premières réunions publiques
22:41dans le 16e,
22:42dans les beaux quartiers
22:44de l'ouest parisien.
22:4616e, où Zémois avait fait un score,
22:48une grosse percée en 2022.
22:49C'est clairement,
22:50si elle va au deuxième tour,
22:51si elle fait ses 10%,
22:52c'est là qu'elle les aura.
22:53Vraiment,
22:54il y a même eu des candidats législatifs
22:57au second tour,
22:58dans le 16e, en 2024.
23:00Donc, ce qui est quand même nouveau.
23:04son électorat,
23:05il est là,
23:06c'est vraiment la vieille France de Paris.
23:08Et ça représente du monde,
23:10parce que, bien sûr,
23:11Paris, nous, on pense 18e, 19e, 20e,
23:14mais c'est aussi le 15e,
23:16qui est l'arrondissement le plus peuplé de Paris.
23:18Le 16e, qui est très à droite,
23:20mais aussi très peuplé.
23:22Donc voilà, c'est aussi sa Paris,
23:24et c'est clairement son pari à elle.
23:25Oui, et il ne s'agit pas
23:28de charger ce pauvre gosse
23:29qui n'est pour rien.
23:32Peut-être qu'il doit faire
23:33un membre de la famille,
23:34de la campagne,
23:34je ne sais pas.
23:36Mais en tout cas,
23:37ça, c'est le problème aussi
23:38de la communication numérique
23:39des réseaux sociaux.
23:40Mais Demeterre a raison.
23:42Il y a aussi des écoles privées
23:43qui sont plus sur cette ligne.
23:45Oui, bien sûr.
23:46Mais en tout cas,
23:48ce que je voulais dire,
23:48c'est que ça montre que
23:50des fois, les réseaux sociaux,
23:51si tu rates,
23:52c'est vraiment dévastateur.
23:54Parce que là, ça se voit.
23:56Tu n'as pas le droit à l'erreur.
23:57Et pourtant,
23:58Paris sera l'une des principales villes
24:00où ce sera important,
24:01évidemment,
24:01que quand vous êtes
24:02dans une commune
24:02de 5 000 habitants,
24:04c'est sans doute...
24:05C'est plus facile
24:06de faire du porte-à-porte.
24:06C'est plus facile
24:07de faire du porte-à-porte.
24:08Les marchés, tout ça.
24:09Mais quand on discute
24:10avec des gens
24:11qui organisent des campagnes,
24:12ils vous disent que,
24:13clairement, le porte-à-porte,
24:14c'est plus important
24:15que les réseaux sociaux.
24:16Et même, d'une certaine manière,
24:18le tractage,
24:19c'est plus important
24:20que les réseaux sociaux.
24:21Sauf que,
24:24comment dire,
24:24le nombre de personnes
24:26que vous atteignez
24:27avec les réseaux sociaux,
24:28il est beaucoup plus important
24:30que par un tractage
24:31ou par un porte-à-porte,
24:33même extrêmement efficace.
24:35Paris,
24:35c'est plus de 2 millions d'habitants.
24:37Mais il ne peut pas
24:37aller voir tout le monde.
24:38Voilà, il ne peut pas
24:38aller voir tout le monde.
24:39Avec la campagne de proximité,
24:40c'est un peu impossible.
24:41Voilà.
24:41Plus facile pour les mères
24:42d'arrondissement,
24:42peut-être, d'ailleurs.
24:43Ce que je veux dire,
24:43c'est que vous convertissez
24:44plus d'électeurs en voie
24:47pour vous
24:47par du porte-à-porte,
24:48par du tractage,
24:49mais vous allez voir
24:50moins de monde.
24:50Alors que vous convertissez
24:52moins,
24:53un peu moins,
24:54avec les réseaux sociaux,
24:55mais vous allez toucher
24:55beaucoup plus de monde.
24:56Forcément,
24:57c'est un enjeu majeur.
24:58Merci.