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  • il y a 2 jours
En direct de Marseille avec Christophe Deroubaix.
Après de longs mois rythmés par des avancées, des blocages, des reculs et des percées, le Printemps marseillais est arrivé en tête du 1er tour avec 23,5 % des suffrages. C’est un rassemblement qui se veut « inédit » dans le sens où il incorpore les forces de gauche, des écologistes et des citoyens. Les protagonistes réfutent l’idée d’une « union de la gauche augmentée » et excipent pour preuve le processus de rédaction du programme et la constitution des listes avec appel à candidatures citoyennes.

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Transcription
00:00les enjeux et cette soirée qui s'annonce assez longue.
00:05Donc Christophe de Roubaix, merci d'être en direct avec nous de Marseille.
00:10Quelles sont les premières tendances ou en tout cas peut-être les premières choses qu'on peut dire sur le
00:17résultat des élections ?
00:19Oui, bonsoir à tout le monde. Alors là, c'est l'heure de l'apéro, mais c'est aussi l
00:23'heure des premières centaines.
00:24Les premières centaines, c'est une sorte de marre de café des experts électoraux qui lisent à travers ça les
00:30tendances.
00:31Donc là, ça commence à arriver, le téléphone commence à sonner, on commence à voir les premières centaines qui, en
00:35général, donnent une tendance nette.
00:39Alors là, les premières centaines qui sont sur un secteur clé qui est le secteur du 4-5.
00:43Il faut savoir que Marseille vote comme Paris et Lyon dans le cadre de la loi dite PLM, non pas
00:49par arrondissement comme à Paris, mais par secteur.
00:51Donc c'est à chaque secteur qu'on prend deux arrondissements, sans forcément une grande cohérence sociologique ou territoriale.
01:00Gaston Defer, alors ministre de l'Intérieur, qui avait bâti cette loi un peu sur mesure pour lui permettre d
01:05'être élu en 1983.
01:07Voilà, donc c'est un peu compliqué.
01:09Ça va nous emmener au bout de la nuit parce que pour gagner, le printemps marseillais doit faire basculer cinq,
01:14voire six secteurs.
01:16Et en tout cas, l'un des secteurs clés, c'est le secteur du 4 et 5.
01:20Donc là, il y a une première centaine sur le 4 et 5, c'est ça ?
01:24Première centaine qui donne le printemps marseillais avec 50%.
01:31Le sénateur LR dissident, 30%, Bruno Gilles.
01:36Il faut savoir que dans ce secteur, la droite de Martine Vassal n'avait pas franchi le cadre des 10%,
01:39donc ça n'a pas pu être qualifié.
01:40C'est une configuration qui est très compliquée avec quatre cadres angulaires sur les huit secteurs, avec un centre de
01:47secteurs où le printemps marseillais s'est retiré du septième secteur et la droite sortante n'est pas présente dans
01:53deux secteurs.
01:55Donc à la fin, pour faire les calculs pour le conseiller municipal, ça va être un peu compliqué.
01:58En tout cas, la première centaine donne un score qui est plutôt bon pour le printemps marseillais, dans un cadre
02:05de participation électorale un peu supérieur, 2,5 sur l'ensemble de la ville.
02:10On est quand même dans un étiage assez bas, on est à 35%.
02:13Oui, donc une abstention qui est quand même très élevée à Marseille aussi.
02:18Oui, très, très élevée. Elle sera plus élevée dans les arrondissements les plus populaires des quartiers nord et un peu
02:24moins dans le centre-ville, dans les quartiers sud.
02:26Mais 2,5, vu la faible participation au premier tour, 2,5, ça peut quand même faire basculer un secteur,
02:33voire deux secteurs, quelques centaines de voies de ci, de là.
02:35Donc là, pour l'instant, c'est tout ce que je peux vous dire, que les premières centaines sont plutôt
02:38bonnes pour le printemps marseillais.
02:41Je ne peux encore rien dire sur la liste de Martine Vassal, puisqu'elle n'était pas engagée dans ce
02:45secteur-là.
02:46Voilà, je vous en dirai plus dès que j'aurai des informations un peu plus tard.
02:52Donc, il faut compter 22h30 à peu près, c'est ça ?
02:56Oui, 22h30. Lors du premier tour, on a commencé à voir se dessiner clairement à partir de 23h30.
03:04C'est-à-dire que c'est à 23h30 que Michel Rubirola, le printemps marseillais, est passé devant la liste
03:09de LR de Martine Vassal.
03:11Ça peut même être plus tard.
03:13Bon, on est en attente. Est-ce qu'on peut juste rappeler l'enjeu énorme ?
03:18Deuxième ville de France, Marseille. L'enjeu énorme qui se joue ce soir à Marseille.
03:24Deuxième ville de France, dirigée par Jean-Claude Godin et la droite depuis 1995.
03:30Et puis, une alternative qui s'est construit.
03:34C'est un peu ce que je raconte dans le papier que je publie de ma dans l'Humanité.
03:39Je pars de la rue d'Aubagne, l'effondrement de deux immeubles en plein centre-ville de la rue d
03:42'Aubagne,
03:44qui est le plus terrible plaidoyer contre la municipalité et son action.
03:50Et à partir de là, il y a ce nombre de personnes à gauche engagées ou citoyens jamais engagés.
03:55Je dis que ce n'est plus possible. Je ne peux pas continuer comme ça.
03:58Alors, ça a été très compliqué. Je ne vois pas tout l'historique.
04:00Mais enfin, finalement, ils ont débouché.
04:02Ça s'appelle le Printemps Marseillais.
04:04Donc, c'est un rassemblement de 11 organisations de gauche.
04:06Des écologistes.
04:08Michel Rubirola a été membre de ULV.
04:10Elle a été virée de ULV après avoir rejoint le Printemps Marseillais.
04:14Mais maintenant, ULV a aussi rejoint le Printemps Marseillais.
04:18Et des citoyens, par exemple, dans les secteurs clés, le 6-8, le Fiat de Godin.
04:22Le Printemps Marseillais a fait un très bon score.
04:24C'est une chef d'entreprise en événementiel.
04:26Olivier Fortin, c'est la première campagne qui mène le Printemps Marseillais.
04:31Donc, l'enjeu, c'est est-ce que Marseille va continuer dans la gestion godiniste ?
04:36Et puis, plus largement, d'ailleurs, c'est est-ce que Marseille va mettre fin à un cycle de ferro
04:41-godiniste ?
04:41Je rappelle que Jean-Claude Godin a été élu sur les listes de Gaston Deferre en 1965.
04:46Marseille, c'était le laboratoire de la troisième force à l'échelle locale, donc anticommuniste.
04:55Et donc, Deferre et Godin, c'est un peu le même cycle.
04:58En fait, Marseille va-t-elle mettre fin ce soir à quasiment 70 ans de gestion sociale-démocrate-chrétienne, disons,
05:09pour aller vite ?
05:10L'enjeu, on l'aura compris, est énorme.
05:13Deuxième ville de France avec la possibilité que ça bascule, avec un mouvement citoyen très fort,
05:19et des forces de gauche qui ont fait une union comme jamais.
05:23C'est un modèle, un peu, l'union de la gauche à Marseille, non ?
05:26Alors, un, ils ne veulent pas parler de modèle, évidemment, forcément.
05:31Deux, ils refusent de parler de l'union de la gauche, parce que c'est quelque chose de plus large.
05:35Mais en fait, le fait de rassembler à la fois 11 organisations, puis en plus avec une histoire particulière,
05:42je l'ai déjà dit un peu à travers l'histoire de Gaston Deferre, l'histoire du PS local,
05:47et dans son rapport au Parti communiste, puis c'est aussi la ville où Jean-Luc Mélenchon est député,
05:53donc il y a la LFI, enfin, tout était réuni pour, si je puis dire, pour que ça ne se
05:59fasse pas, ce rassemblement.
06:01Et finalement, ils l'ont fait. Je crois que chez les bookmakers, ça devait être une très grosse cote,
06:08de le faire, de le faire avec des écologistes, portés par une écologiste qui est conseillère départementale,
06:14qui est médecin de son État, et avec des citoyens.
06:18Alors, certainement pas à la hauteur de ce qu'ils espéraient au départ.
06:20Ils le reconnaissent d'ailleurs, mais c'est un processus.
06:23S'il y a quelque chose qui est enclenché, s'ils ont au moins une majorité relative,
06:31majorité absolue, ça me paraît quand même un peu compliqué, sauf le raz-de-marée.
06:37Le raz-de-marée avec 33% de participation, c'est des mini-ra-de-marée, mais enfin, voilà.
06:44Alors, si jamais la ville bascule et que le printemps marseillais l'emporte,
06:51vous allez nous montrer les images au Vieux-Port tout à l'heure ?
06:55Alors, je vais boucler la deuxième édition du journal, et après, je prendrai ma petite caméra
07:00qui m'avait déjà servi aux États-Unis, en Californie, pour parler de la primaire
07:06du Parti démocrate et depuis le quartier général de Bernie Sanders.
07:10Et donc, je vous referai la même chose depuis le Vieux-Port, en essayant de ne pas tomber
07:13dans le Vieux-Port. Oui, ça risque d'être animé. Si Marseille bascule, c'est ça, c'est très animé.
07:18Bon, on a hâte de voir ça. Et en tout cas, à tout à l'heure, donc vers 23h30,
07:24minuit, pas avant.
07:27Ou peut-être avant, il suffit que les 2 ou 3%, par exemple, ce soit ou 2 tiers des électeurs
07:34de gauche qui se sont dit, bon tiens, là, il y a vraiment moyen de battre Godin,
07:37qui sont allés. Et les derniers sondages donnés, j'ai oublié de le préciser,
07:42il y a eu 3 sondages qui donnent Michel Rubirola et le printemps marseille
07:46à 35-36, Martine Vassal à 30 et le RN à 22. Alors en même temps, à l'échelle
07:52de n'importe quelle ville, ça voudrait dire que le printemps marseillais
07:56l'emporte, avec le système des secteurs. C'est un peu pareil que, c'est une note
08:00de Mémarotte, mais vous le savez, c'est un peu pareil que le collège électoral
08:03aux États-Unis. Ce soir, le printemps marseillais peut être majoritaire en voix
08:06et minoritaire en siège. Il sera très certainement majoritaire en voix.
08:10En tout cas, c'est ce que donnaient les dernières enquêtes d'opinion.
08:15D'accord. Merci beaucoup. Et on se dit à tout à l'heure, Christophe de Roubaix.
08:19A tout à l'heure. Bonne continuation.
08:21Merci.
08:24Voilà, on se retrouvera avec Christophe de Roubaix tout à l'heure à 23h30,
08:27puis on va continuer nos lives durant toute la soirée.
08:32On va tâcher d'aller maintenant à Strasbourg.
08:35On va tâcher d'aller maintenant à Strasbourg.

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