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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur les déclarations d'Édouard Philippe sur France 2.

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Transcription
00:00pour évoquer précisément Édouard Philippe, qui hier, il est annoncé comme possiblement au deuxième tour,
00:08donc c'était intéressant de l'écouter, il n'y a pas d'annonce fracassante,
00:12sinon cette annonce pour les familles que je vous propose d'écouter.
00:18Moi ce que je crois, c'est qu'il faut aider les familles, y compris les familles monoparentales bien entendu,
00:23dès le premier enfant. Aujourd'hui on les aide beaucoup, mais à partir du deuxième et encore plus à partir
00:27du troisième.
00:27Je pense qu'il faut aider, avec une allocation familiale entièrement revue,
00:32toutes les familles à partir du premier enfant, une allocation familiale unique,
00:35qui permet de verser 350 euros dès le premier enfant.
00:38C'est assez différent de ce qui existe aujourd'hui et qui est ensuite dégressif avec le revenu.
00:42Ce que je comprends, c'est de relancer la natalité, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose.
00:45Je ne suis pas sûr qu'on fasse un enfant pour avoir 350 euros, c'est 350 euros par mois
00:50?
00:50Évidemment, 350 euros par mois.
00:53J'attends de voir la précision parce qu'il a dit suivant les revenus,
00:56c'est-à-dire dégressif, ça veut dire qu'il ne revient pas sur la fin de l'universalité des
01:01allocations familiales
01:01qui avaient été décrétées par François Hollande
01:03et qui coûtent aux familles notamment, plutôt en haut de la classe moyenne,
01:08qui fait qu'elles ont souvent moins d'enfants qu'elles en avaient avant François Hollande.
01:12Bon, et puis le deuxième passage que je voulais vous faire écouter,
01:14que je trouve invraisemblable, c'est sur l'immigration légale.
01:17Il n'est même pas capable d'attaquer l'immigration légale.
01:21Si, il peut la diviser par deux.
01:22Et alors ? Il y a encore 200 000 personnes qui vont entrer et l'immigration illégale qui a un
01:26vrai problème.
01:27Je vous assure, il est vraiment à côté de la plaque, pardonnez-moi de le dire comme ça.
01:31C'est-à-dire que ce n'est pas divisé par deux.
01:33200 000 personnes, on ne peut même plus faire entrer 200 000 personnes.
01:36Donc même, c'est là qu'on voit le syndrome du petit homme gris.
01:41Il est incapable de dire, il y a un problème d'immigration illégale XXL,
01:46il y a un problème d'immigration légale.
01:49Et sur l'immigration légale, il n'est même pas capable de dire,
01:53ben non, en fait, il faut un moratoire, ce que disait par exemple Gérald Darmanin.
01:56Écoutez ce deuxième passage.
02:00Il me paraît parfaitement légitime que la France décide qui a le droit,
02:04ou pas le droit, de résider régulièrement sur son territoire.
02:08Quels étrangers peuvent venir ?
02:10Et je pense qu'il faut revenir à cette logique profonde.
02:12Alors je propose plusieurs choses.
02:14La première chose, c'est de réduire très sensiblement
02:17le nombre de titres de séjour délivrés chaque année
02:20pour des étrangers qui veulent s'installer en France.
02:22Alors peut-être qu'on peut regarder d'abord les chiffres,
02:24parce qu'en 2025, on parle de 380 000 titres de séjour délivrés.
02:28C'est un record historique.
02:30Alors pour vous, quels chiffres seraient acceptables ?
02:32Je pense qu'il faut qu'on revienne dans l'épure de ce qui existait avant 2010.
02:35C'est-à-dire largement inférieur à 200 000.
02:39On doit diviser par deux l'immigration légale aujourd'hui.
02:43Quand je dis, moi ce qui m'a frappé hier, mais peut-être c'est le phénomène France 2,
02:47c'est qu'au fond tout le monde est sur sa réserve.
02:50Les journalistes ne posent pas de questions.
02:52Mais non, tout le monde est comme cela.
02:55Je veux dire, on est entre amis, on est déconnectés.
02:57C'est quelqu'un qui a mis les gilets jaunes dans la rue.
03:00Vous changez de sujet, on parle de l'immigration légale.
03:02Est-ce qu'on peut dire quelque chose sur sa proposition de diviser par deux l'immigration légale ?
03:06Moi, en effet, je l'ai trouvé pas très convaincant,
03:08parce que d'une part, son grand argument, c'est de dire,
03:12moi je promets pas beaucoup, mais je vais le faire,
03:13contrairement à ceux qui promettent beaucoup, mais qui le feront pas.
03:15Il donne l'exemple de Mélanie en Italie, qui est un faux exemple, etc.
03:19Mais quand il dit, je vais diviser par deux l'immigration légale,
03:21il dit, on ne touche pas, par exemple, à l'immigration étudiante.
03:23Or, l'immigration étudiante, aujourd'hui, c'est la première filière d'immigration.
03:26Et c'est lui, en 2018, qui a créé le programme Bienvenue en France,
03:31pour faire venir des immigrés dans nos facultés.
03:34Or, aujourd'hui, la moitié de ces étudiants immigrés
03:38viennent d'Afrique du Nord et d'Afrique subsaharienne.
03:40Donc c'est un objectif qui est quantitatif, qui n'est pas du tout qualitatif.
03:43Et ça, il veut pas y toucher. Moi, je trouve que c'est une erreur.
03:45Et sur le droit d'asile et le regroupement familial,
03:48je suis désolée, c'était pas convaincant non plus,
03:50parce que le regroupement familial, moi, je lui ai dit,
03:51d'ailleurs, je l'ai rappelé dans l'émission,
03:52il sera bloqué par le Conseil constitutionnel.
03:54Il dit, non, on va faire un protocole avec les pays européens.
03:58Édouard Philippe, il est sûrement sympathique.
04:01Il va rassurer, pourquoi pas, certaines gens, etc.
04:04Il est moins pire que d'autres.
04:06Il ne fera rien.
04:08Ça sera le troisième quinquennat Macron.
04:11Et certains disent en pire.
04:13Mais ça peut être un choix.
04:14Là, il a donné un objectif tangible.
04:15Ça peut être un choix.
04:16Après, maintenant, il faut aller chercher sur comment...
04:18Comment il va faire pour tenir cet objectif ?
04:20Et je suis désolée, sur l'immigration d'étudiante,
04:22il ne veut rien faire.
04:24Sur l'immigration de travail, il veut dire qu'on en a besoin.
04:26Ce n'est pas du tout certain.
04:27Sur l'asile, il dit, on va allonger la liste des pays sûrs.
04:31Mais je l'interroge en lui disant,
04:33vous savez, quelle est la première nationalité
04:34qui demande l'asile en France ?
04:35Il ne sait pas répondre.
04:36C'est les Afghans.
04:38L'Afghanistan ne sera jamais déclaré comme un pays sûr.
04:40Donc, on va continuer à accueillir des Afghans ?
04:42200 000.
04:43Je vous dis, ça peut être un choix.
04:44C'est exactement...
04:46Il incarne tous ceux qui ont mis la France dans le mur depuis 40 ans.
04:51Alors, on peut continuer.
04:52Parce que ça rassure parfois les gens.
04:54Il se dit, bah oui, au moins, bon, il n'y aura pas...
04:57Le pays ne sera pas à feu et à sang complètement.
04:59Bon, mais ça sera la lente, effectivement,
05:02puisque aucune mesure radicale ne sera prise.
05:05Là où je le trouve un peu dur avec lui,
05:06parce que sur l'immigration, je trouve qu'effectivement,
05:08il n'est pas du clair.
05:08Mais sur l'économie, il est un des seuls, avec Bruno Retailleau,
05:12à dire la vérité aux Français,
05:13à ne pas mentir, à ne pas faire un budget complètement délirant,
05:17à dire qu'il va falloir faire des efforts
05:18et que non, il n'y a pas d'argent magique.
05:20Là, là-dessus, on peut dire qu'il dit une certaine vérité.
05:23Eugénie, on a tellement attendu depuis 40 ans
05:26qu'aujourd'hui, seules des mesures radicales
05:29nous permettraient de sortir de nos difficultés.
05:33Comment dire ? L'immigration en est une.
05:34Et même là-dessus, il est incapable de prendre ses décisions.
05:38Donc moi, je n'ai rien contre lui.
05:40Si demain, il proposait des mesures radicales,
05:43effectivement, sur la sécurité, sur l'immigration,
05:45sur l'économie, on pourrait croire.
05:47Mais il ne fera rien, parce qu'il est fabriqué comme ça.
05:49Il est fabriqué pour ne rien faire.
05:52C'est des gens qui sont fabriqués pour ne rien faire.
05:54C'est formidable, d'ailleurs.
05:56Donc, ça sera le troisième quinquennat Macron.
05:58Non, mais si vous dites 200 000 par an,
06:01ça veut dire un million d'étrangers en plus sur le quinquennat.
06:05200 000 par an.
06:07Ça fait un million quand même, vous voyez.
06:09Donc, la France, évidemment, n'a plus les moyens
06:11d'accueillir telle population.
06:14Il faut, évidemment...
06:17Un million six.
06:17Aujourd'hui...
06:18Un million six avec une courbe qui n'est pas terrible, pour tout le dire.
06:21Donc, il n'y a pas de désir en termes d'audience.
06:24Si les chiffres sont bons, 10% de parts de marché.
06:27Un million six, Édouard Philippe.
06:28Un million six à 20h30 hier, Édouard Philippe.
06:32C'est un indice, comme dit l'autre.
06:34Il n'y a pas beaucoup de désir ou de curiosité d'écouter...
06:36La seule solution pour éviter l'écueil, effectivement, du Conseil constitutionnel,
06:40c'est un référendum.
06:42Il faut absolument un référendum sur l'immigration
06:45qui puisse s'imposer à toutes les juridictions européennes, etc.
06:49et faire un peu le moratoire, comme l'a demandé M. Darmalin.
06:53Ce que font, d'ailleurs, certains pays nordiques,
06:56sociodémocrates, que personne ne trouve à rien dire.
06:59Tour de table, et après, on va parler, évidemment, de politique.
07:02On parlera de Jordan Bardella,
07:03on parlera d'Emmanuel Macron, qui était hier devant la BPI.
07:06Et puis, on regarde ce qui se passe, évidemment, sur le...

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