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  • il y a 2 heures
Alain DURRÉ, Chef Économiste Europe, Natixis Corporate & Investment Banking, Patrice Gautry, chef économiste à l'UBP - Union Bancaire Privée et Emeric Blond, gérant fonds action chez Tailor AM échangent sur la flambée des taux, le rôle des banques centrales et une saison des résultats qui démarre sous tension

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Transcription
00:04Générique
00:10Et dans SmartBonse, on est ravis d'accueillir sur le plateau Alain Duré. Bonjour Alain.
00:15Bonsoir.
00:16Alain, vous êtes chef économiste Europe pour Natixis CIB. Bienvenue à vous.
00:20Merci.
00:21A vos côtés, Patrice Gautry. Bonjour Patrice.
00:23Bonjour.
00:23Vous êtes chef économiste à l'UBP, l'Union Bancaire Privée. Bienvenue à vous également.
00:28Et puis, Emmerick Blond. Bonjour Emmerick.
00:30Bonjour.
00:31Emmerick, avec vous, on va parler un petit peu plus d'action puisque vous êtes gérant fonds action chez Taylor
00:35AM.
00:36Pour démarrer, messieurs, je vous propose de faire un petit état des lieux.
00:40C'est vrai qu'on a vu notre CAC 40 qui n'en finit pas de dévisser.
00:44On est un petit peu la lanterne rouge, je ne sais pas comment dire ça, sur le marché européen.
00:50C'est peut-être aussi en relation avec ce qui se passe dans notre beau pays,
00:54un petit peu compliqué au niveau politique avec des élections qui arrivent, avec des manifestations ces derniers jours.
01:00Je pense que peut-être ceux qui regardent à l'extérieur ne sont pas forcément rassurés.
01:04Et puis surtout, c'est tôt, notamment de l'OAT qui s'envole.
01:07Patrice Gautry, on démarre avec vous.
01:10Voilà, c'est une crainte en fait, c'est une défiance aujourd'hui sur le...
01:13Oui, il y a des inquiétudes effectivement sur les marchés,
01:16notamment de tout ce qui peut constituer les investisseurs étrangers qui interviennent sur l'OAT.
01:23Donc on a vu, c'était la semaine dernière, il y a eu beaucoup de coups de saumonces.
01:26Et ces coups de saumonces se traduisent aussi par des retraits.
01:29Alors il y a des investisseurs un peu spéculatifs avec les hedge funds,
01:33qui eux, effectivement, ont appuyé un petit peu là où ça fait mal,
01:36puisqu'il semblerait qu'il n'y ait pas de pilotes véritablement dans la politique budgétaire,
01:40où il y a plusieurs pilotes en même temps, et donc la direction de l'avion devient un petit peu
01:44plus difficile à estimer.
01:45Et puis il y a des investisseurs qui sont plus réguliers,
01:47mais qui, dès qu'il y a effectivement un petit peu de manque de visibilité, se retirent,
01:52je pense, aux investisseurs japonais.
01:54Et donc ceux-ci sont partis.
01:56Alors la bonne nouvelle, c'est peut-être qu'il n'y a pas d'autres vendeurs structurels à venir,
02:00qui feraient monter encore les taux d'intérêt, de façon démesurée.
02:04Mais par contre, c'est une façon de signaler, de la part des investisseurs étrangers,
02:09qu'il y a un devoir, il y a un devoir à faire, déjà d'essayer de voter un budget
02:142027,
02:15qui soit à peu près crédible.
02:17Et puis après, c'est peut-être un exercice de clarification de l'ensemble des candidats,
02:22puisque là, on a été dans un début de campagne qu'on peut juger de l'extérieur assez difficile,
02:27avec plein de petites phrases et pas beaucoup de chiffrages.
02:30Et effectivement, le Rassemblement National a proposé des chiffrages.
02:33Pour l'instant, on attend les chiffrages, des précisions sur ces chiffrages,
02:36avant de dire si c'est réaliste ou pas.
02:39Et puis, d'autres chiffrages de la part des autres candidats.
02:42Et ils sont nombreux.
02:43Donc, je dirais, c'est un avertissement de la part des marchés financiers,
02:46en disant que vous avez un devoir d'explication.
02:48Et avant, ce devoir d'explication pour les candidats des prochaines élections,
02:52c'est aussi d'essayer de mener à bien cet exercice budgétaire.
02:55Sinon, si on rate l'exercice budgétaire, c'est 6% de déficit en 2027.
03:00Et là, les marchés ne vont pas apprécier du tout.
03:02Les marchés peuvent mettre la pression sur les candidats pour justement peaufiner leur copie ?
03:08Alors, au jour le jour, oui, on peut voir les réactions.
03:12Et je dirais, est-ce que, dans un premier temps,
03:15ce n'est pas de voter à la place des citoyens,
03:17c'est de juger s'il y a un horizon, déjà.
03:20Quel type d'horizon ? Est-ce qu'il y a une maîtrise de la dette publique ?
03:24Une maîtrise du déficit ? Par quels moyens on arrive ?
03:27Et quelles sont les hypothèses ?
03:29Et sont-elles réalistes ?
03:31Donc, il ne s'agit pas, pour les marchés financiers,
03:33de se substituer à des citoyens et des gens qui votent,
03:37mais c'est bien, effectivement, de juger du réalisme des hypothèses qui sont proposées.
03:42Alain Duré, sur cette question et cette flambée des taux,
03:46alors on sait qu'on n'est pas tout seul dans l'univers,
03:48évidemment, il y a eu une grande flambée aussi du côté des Etats-Unis,
03:52ça s'est répandu un petit peu partout.
03:54Je pense qu'on étudiera peut-être dans certains temps les livres d'histoire,
03:57en disant, tiens, on avait des taux négatifs, comment ça s'est fait cette histoire ?
04:00Et puis, on a eu progressivement aujourd'hui tout le contraire.
04:03On se dit, on est peut-être dans un nouveau régime de taux résolument haut.
04:07Qu'est-ce que vous en pensez ?
04:08Justement, c'est un point que je voulais souligner,
04:11c'est qu'il y a un aspect global dans la remontée des taux.
04:14Si vous regardez un peu l'évolution des taux d'intérêt réels
04:18par rapport aux déterminants macroéconomiques
04:21qu'est la productivité et le vieillissement de la population,
04:25ça collait assez bien jusqu'en 2009.
04:27Et à partir du moment où il y a eu les banques centrales
04:31qui ont fourni amplement de la liquidité,
04:34ont baissé les taux, voire des taux d'intérêt négatif,
04:36on a eu un gap, on a eu les taux d'intérêt réels qui se sont aplatis
04:40et on a la courbe des taux déterminée par les variables macroéconomiques
04:46qui a continué à augmenter.
04:47Donc aujourd'hui, c'est un peu le retour à la normale,
04:50c'est qu'on est dans une situation où il y a plus d'investissement que des parognes.
04:55Et aujourd'hui, avoir un taux à 10 ans sur la dette publique française,
05:01l'OAT, à 5%, alors qu'on a une croissance faible,
05:05une inflation élevée et un déficit à 5%, c'est pas délirant.
05:08Maintenant, ce qui est clair, c'est qu'à long terme,
05:11si rien n'est fait, ou si le gouvernement et les gouvernements successifs
05:15fixent le déficit public à 5% jusqu'en 2031,
05:19en 2031, on sera à 127% de dette par rapport au PIB.
05:23Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
05:25Je pense que, comme mon collègue vient de le dire, ça sera réagi avant.
05:31Les marchés financiers, mais est-ce que certains disent
05:33qu'on entend mis sous tutelle, on serait comme la Grèce,
05:36on n'est quand même pas dans la même dimension ?
05:39Non, parce que d'abord, on a des institutions fortes,
05:42on a quand même un tissu industriel qui est assez robuste.
05:45D'ailleurs, on voit très bien que nos exploitations fonctionnent assez bien.
05:49Ce qui pêche un peu dans la croissance, c'est la faiblesse de la consommation,
05:52parce que les consommateurs sont assez pessimistes sur l'avenir.
05:56Maintenant, la BCE a appris de la période 2008-2009,
06:02elle s'est dotée d'outils qu'on n'avait pas à l'époque,
06:06et le marché, très clairement, comprend qu'il y a cette facilité d'intervention de la BCE,
06:14à un moment donné, si ça va trop loin.
06:15On va en parler justement de l'intervention de la BCE,
06:18ou du moins cette montée des taux.
06:20Est-ce que c'est justifié ou pas ?
06:21Juste pour finir sur ce thème de la flambée des taux,
06:24avec des réels impacts, on le voit.
06:26Pour l'instant, est-ce que ça crante justement sur l'économie réelle ?
06:28Vous qui regardez les actions,
06:30est-ce que les chefs d'entreprise commencent à être inquiets,
06:32parce que ça va peser forcément sur les finances des entreprises ?
06:36Non, en fait.
06:37De manière un peu contre-intuitive,
06:39ça ne va pas peser sur les finances des entreprises,
06:41ça va peser parce que...
06:43Le coût de la dette, le coût d'argent ?
06:44Le coût de la dette, c'est pas...
06:46Les sociétés françaises ne sont pas vraiment endettées.
06:49Justement, elles sont en bien meilleur état que la France
06:51et elles empruntent à des bien meilleures conditions que la France aujourd'hui.
06:54Mais en fait, la vraie problématique,
06:56c'est qu'elle va être la tentation de l'État français
06:59à ponctionner les revenus de ces sociétés,
07:02pour qui ça va bien.
07:02Et on l'a vu, les super taxes, milieu bancaire, infrastructure,
07:07tout ce qu'on peut penser,
07:08avec des revenus excédentaires,
07:10ils peuvent avoir cette tentation de ponctionner un petit peu à tout va.
07:12Et après, effectivement, de fil en aiguille,
07:14aller peut-être augmenter les impôts sur les consommateurs,
07:17de manière directe ou indirecte,
07:18par votre TVA ou de manière un peu plus directe.
07:22Et de fil en aiguille, peut-être effectivement impacter la consommation.
07:27Parce que c'est un peu de ça dont on parle,
07:29c'est la force du consommateur,
07:32c'est sa capacité à continuer à consommer dans un environnement adverse.
07:35Et c'est vrai, on a un taux de chômage qui n'est pas très haut.
07:38On voit quand même que les Français commencent à...
07:39Enfin, on se trouve inquiets.
07:40On a des records d'épargne.
07:43Oui, c'est ça.
07:44Les Français sont inquiets, ils provisionnent,
07:45ils ont de l'argent un peu de côté, en moyenne,
07:48parce que tout le monde n'en a pas.
07:49Mais effectivement, il y a ces sujets-là.
07:52Et après, sur la partie marché,
07:54si on doit adresser la partie marché,
07:56le marché français est un marché un peu spécifique.
07:58Il y a des billets sectoriels très forts,
08:00en consommation de base, consommation discrétionnaire,
08:03industrie.
08:05Et effectivement, ça s'en ressent.
08:08Ces secteurs-là, aujourd'hui, d'activité,
08:11pêchent en termes de croissance,
08:12ont des problématiques de rentabilité.
08:14Et on voit que, effectivement,
08:17ça a un impact quand on moyenne tout ça dans l'indice.
08:20D'où un CAC 40 à la traîne,
08:22par rapport à l'Iberex,
08:24à nos voisins italiens, espagnols, notamment.
08:27Les solutions, on a l'impression,
08:29quand j'entends les bruits,
08:30qu'on est encore dans le vieux logiciel,
08:32avec des vieilles recettes,
08:32c'est-à-dire que l'État a toujours besoin d'argent,
08:35on va le ponctionner.
08:35Alors qui, chez les entreprises,
08:37on va essayer de mettre des taxes par-ci, par-là,
08:38de faire des ajustements,
08:39aller chercher quelques milliards ?
08:40Mais on n'est pas,
08:42et le marché financier pourrait,
08:44sans parler de tutelle,
08:45nous forcer à faire des vraies réformes.
08:47C'est ça qu'on attend,
08:48c'est peut-être ça qu'on n'ose pas faire
08:50ou que les politiques en place
08:51n'ont pas osé faire jusqu'ici ?
08:53Oui, quand on regarde la copie française,
08:56effectivement, on le voit bien,
08:57il y a des thèmes de réformes
08:59qui sont importants,
09:00la fiscalité,
09:01qui paye l'impôt,
09:02comment est réparti l'impôt,
09:04sur quel taux, quelle base.
09:06Je pense que ça,
09:07c'est quelque chose
09:08qui mériterait d'être dans le débat,
09:09je ne l'ai pas encore vu.
09:11Du moins, il y a des politiques
09:12de hausse ou de baisse de taxes
09:14dans certaines déclarations.
09:17Il y a des changements de fiscalité,
09:18il y a aussi quelques hausses de taxes
09:20à droite ou à gauche,
09:22on joue avec la TVA.
09:24Peut-être qu'il faudrait remettre
09:25un petit peu à plat le système français.
09:26Ce n'est pas le grand soir.
09:27Ce n'est pas le grand soir encore,
09:30mais il y a eu énormément de rapports
09:32de la Cour des comptes
09:32sur les niches fiscales,
09:34par exemple,
09:34en disant qu'il y en a beaucoup trop
09:36et ça ne rapporte pas assez.
09:37Et donc, effectivement,
09:38il y aurait peut-être un petit besoin
09:41de clarification
09:42sous cet angle-là.
09:43Sinon, effectivement,
09:44c'est ce que l'on disait tout à l'heure,
09:46si on reste avec un déficit à 5,
09:48on appartient à un club,
09:49enfin la France appartient à un club,
09:51et le club s'appelle la zone euro.
09:52Et la France avait même la chance
09:55d'être le cœur avec l'Allemagne
09:57de cette zone euro.
09:58Ce qu'on est en train de voir maintenant,
09:59c'est que si on ne prend pas en compte
10:01effectivement ces problèmes,
10:02si on ne les gère pas,
10:03la France ne va pas sortir de la zone euro,
10:06mais elle va sortir du cœur de la zone euro.
10:08Elle va être traitée
10:09comme un pays secondaire.
10:12Donc déjà,
10:13on comptera moins dans les instances.
10:14On se manquait des pays club-mètre,
10:16comme on les appelait lors de la crise.
10:18Aujourd'hui,
10:18on a l'impression que le club-mètre,
10:19c'est nous.
10:20La moitié de la croissance de la zone euro
10:22est faite depuis deux ans
10:24par l'Espagne,
10:25la Portugal et l'Italie.
10:27Ce sont eux qui sont les plus dynamiques.
10:28Mais parce qu'ils ont fait des réformes,
10:30je pense au Portugal notamment.
10:31Ils ont plutôt bien géré la sortie du Covid.
10:34Ils ont été aidés par les fonds européens,
10:37le fameux Recovery Fund
10:39qui a été maintenant reconverti en fonds
10:41avec la Défense
10:42et les infrastructures.
10:44Donc ils ont plutôt bien géré
10:45la sortie du Covid.
10:47Peut-être plus que de retour
10:49à un club-mètre
10:49dans lequel on ne sait pas
10:51trop mettre où la France,
10:52ce que je craindrais,
10:53ce serait avoir une opposition
10:54entre une Europe à deux vitesses.
10:56Ça, on en avait évoqué
10:57dans les années précédentes,
10:58comme 1990,
11:00où on avait effectivement
11:01les pays qui sont bien gérés,
11:03plutôt le nord de l'Europe,
11:04avec des pays qui ont des difficultés
11:05de gestion,
11:06présentes, passées ou futures,
11:08où on retrouverait les pays du Sud.
11:10Et là, on aurait une logique
11:11à deux vitesses.
11:11Et ça, en dehors du côté club-mètre,
11:14ce sera effectivement pénalisant
11:16pour la crédibilité de la zone euro.
11:17Parce qu'en fait,
11:18il y a deux pays ou deux zones
11:21qui veulent démanteler la zone euro.
11:23Ce sont les Etats-Unis et la Chine.
11:25Oui, ça a des raisons.
11:26Je ne sais pas qu'on soit au milieu.
11:28Alain Duré, pendant longtemps,
11:29on se souvient de cette expression.
11:30Le malade de l'Europe,
11:31c'était l'Allemagne.
11:32On a l'impression qu'aujourd'hui,
11:33c'est la France qui est un petit peu en panne.
11:37Par rapport à ça,
11:37la Banque centrale,
11:38elle peut faire quoi ?
11:39Parce qu'on parle de monter les taux
11:41pour contenir le doigt
11:42sur la couture du pantalon.
11:44Elle regarde l'inflation, évidemment.
11:45Pas cette logique de l'emploi
11:46comme aux Etats-Unis.
11:48Qu'est-ce qu'on peut faire
11:49face à cette situation ?
11:50Alors, peut-être une précision
11:51par rapport à la question précédente.
11:53C'est qu'on parle de la France,
11:55effectivement.
11:56Mais quand on regarde
11:57les perspectives économiques
11:58de l'Allemagne
11:59et maintenant même
12:00à partir de 2027 de l'Italie,
12:02on est quand même
12:03dans un rythme de croissance
12:04assez faible
12:05avec un taux de chômage
12:07qui remonte
12:07et ce pessimisme
12:09des consommateurs
12:09dont je parlais tout à l'heure.
12:11Donc finalement,
12:11ce n'est pas cantonné à la France ?
12:13Vous dites,
12:13voilà,
12:13il y a eu une embellie
12:14sur ce pays ?
12:15L'Allemagne a connu
12:16une récession,
12:17nous, pas.
12:18Donc voilà,
12:19nous, notre perspective
12:20de croissance,
12:21c'est 0,7%
12:23l'année prochaine
12:24pour la France.
12:25On dépasse à peine
12:26le pourcent
12:27pour l'Allemagne.
12:28Parce qu'il y a
12:29cette dynamique
12:30encore interne
12:31qui est sauvée
12:32en partie
12:32par le plan budgétaire allemand
12:34mais qui va apporter
12:36jusqu'à un point
12:37de croissance
12:38mais le reste
12:39ne suit pas.
12:41Donc,
12:41que peut faire
12:41la BCE ?
12:42La BCE,
12:44par expérience,
12:46je peux dire
12:46qu'elle regarde
12:47un peu les chiffres
12:48moyens
12:48de la zone
12:49en ce qui concerne
12:50la détermination
12:52des taux d'intérêt.
12:53Maintenant,
12:53en tant que crise,
12:55je pense qu'il y a
12:57trois instruments
12:58nouveaux
12:59qui vont être
13:00permanents.
13:01Ce qu'on appelle
13:02l'instrument
13:03de protection
13:03de la transmission,
13:05donc pour la protection
13:06de la transmission
13:07de la politique monétaire
13:08qui a été adoptée
13:08en 2022
13:09où la Banque centrale
13:10vous dit
13:11s'il y a perturbation
13:13dans le marché
13:13et qu'un pays
13:14est attaqué
13:16et qu'on considère
13:17que sa dette publique
13:18est soutenable
13:20à long terme,
13:21sans définir le long terme,
13:22on interviendra.
13:23Alors,
13:24évidemment,
13:25si on a un déficit
13:28qui est grandissant,
13:28une dette
13:29qui n'arrête pas
13:29d'augmenter,
13:30c'est un sujet
13:32mais elle a
13:33la marge de manœuvre
13:34pour intervenir.
13:34Les deux autres instruments
13:36qui vont être
13:37très importants
13:38et qui vont faire partie
13:39de manière permanente
13:40du bilan
13:40de la Banque centrale,
13:41c'est les opérations
13:42de refinancement structurel
13:44qui vont permettre
13:46aux banques
13:46de gérer
13:47leur écart de maturité
13:49dans leur bilan
13:50et le portefeuille
13:52structurel
13:53de politique monétaire
13:54où, en gros,
13:55la Banque centrale
13:55va garder
13:56un certain pourcentage
13:57de tous les actifs
13:58qu'elle a accumulés
13:58pendant la crise.
14:00Et ça,
14:01ce portefeuille-là,
14:02l'objectif,
14:02c'est de garder
14:03la porte ouverte
14:03à un QE
14:04si nécessaire.
14:05La première ligne
14:07de défense
14:08pourrait être
14:08une décélération
14:10ou voire un arrêt
14:11du resserrement
14:12monétaire
14:13quantitatif
14:14qu'on a aujourd'hui,
14:15le quantitative tightening
14:16comme on dit en anglais.
14:17Ça continue, là ?
14:18On est sur quel rythme
14:19en ce moment ?
14:19On reste sur les 30 milliards
14:21mensuels.
14:22On est toujours
14:23à 2200 milliards
14:24d'excès
14:25de liquidités excédentaires.
14:28Donc, voilà.
14:29On en retire 30 milliards
14:30par mois ?
14:30Comment ?
14:33On ne réinvestit pas
14:34une partie
14:34des obligations
14:35qui arrivent ?
14:36Ok, très bien.
14:37Donc, ça,
14:37c'est la première ligne
14:37de défense.
14:38Donc, à l'indurrection,
14:39on comprend bien
14:40une stratégie,
14:41une boîte à outils
14:41ou un arsenal,
14:42on peut dire ça
14:42comme on veut,
14:43assez profond
14:44du côté de la BCE
14:45qui peut faire face
14:46si la dette française,
14:47par exemple,
14:47était attaquée.
14:49Modulo,
14:50qu'on ait quand même
14:51une visibilité
14:51d'amélioration,
14:53une piste d'amélioration
14:53à long terme.
14:54Mais ce qui est important,
14:55c'est qu'il y a
14:55l'aspect contagion.
14:57La BCE
14:57n'aura très difficile
14:58d'intervenir
14:59que pour un pays,
15:00même si c'est la France.
15:01Mais on a bien vu
15:02sur le marché
15:03que quand il y a eu
15:05les premiers sell-off
15:06après la publication
15:07du budget,
15:08l'Italie n'est pas
15:08restée insensible
15:09au mouvement français.
15:12Donc, je pense
15:13que contagion,
15:14ils pourront le démontrer
15:15assez facilement.
15:16Et le paradoxe,
15:17c'est que si aujourd'hui,
15:18la BCE devait intervenir
15:19en termes de TPI
15:20sur cette protection,
15:21elle achèterait
15:22de la dette espagnole
15:23et italienne,
15:23mais pas nécessairement
15:24de la dette française
15:25tant que le budget
15:25n'est pas voté.
15:26D'accord.
15:27Bon.
15:27Donc, affaire à suivre.
15:29On passe à notre page
15:31micro,
15:32microéconomie,
15:32la vie des entreprises
15:33avec la saison des résultats
15:34qui démarre.
15:36Ça a démarré
15:37en demi-teinte
15:38hier du côté
15:39des Etats-Unis
15:41avec effectivement
15:42cette déception.
15:43Alors,
15:44vous allez nous en parler,
15:44Émeric Blond,
15:45sur OpenAI
15:46avec des revenus,
15:48alors bon,
15:49qui peuvent être gigantesques
15:50pour une autre société,
15:50mais TchadGPT
15:52qui n'aurait généré
15:53que 50 milliards de dollars
15:55en revenus
15:55en rythme annuel,
15:57alors qu'on attendait
15:5868 milliards.
15:59Alors,
16:00expliquez-nous
16:00qu'est-ce que vous en pensez.
16:01Ça rebondit aujourd'hui,
16:02d'ailleurs.
16:02Oui,
16:03ça rebondit,
16:04pas parce que...
16:05On a mal compté.
16:06Voilà,
16:06les gens,
16:07en fait,
16:07ont sorti les calculettes
16:08après cette publication
16:09et ont réalisé
16:10que les plateformes
16:13qui diffusent
16:13ces grands modèles
16:14comme Amazon
16:15Web Services,
16:17comme Microsoft,
16:18comme Alphabet,
16:19Meta,
16:20etc.,
16:20ces hyperscalers,
16:21quand ils diffusent
16:22ces modèles,
16:23ils ponctionnent
16:24une partie du revenu.
16:25En fait,
16:25c'est comme un Apple Store,
16:27c'est comme un store
16:28d'un opérateur
16:30de smartphone,
16:31c'est comme un Uber,
16:33c'est comme Deliveroo.
16:34Quand vous faites
16:35du chiffre d'affaires
16:35sur la plateforme,
16:36ils prélèvent
16:37une partie
16:37de ce chiffre d'affaires
16:38et c'est entre 20 et 30%.
16:40Donc,
16:40voilà.
16:41Et en fait,
16:41ce qu'a fait OpenAI,
16:43c'est qu'ils ont communiqué
16:44sur le chiffre d'affaires
16:45Net Société,
16:47ce qui est touché réellement.
16:48Là où Anthropique,
16:49quand ils ont commencé
16:50à communiquer,
16:51on communiquait
16:51plutôt en brut.
16:53Donc,
16:53du coup,
16:53ça a créé une confusion
16:54et tout le monde
16:55s'est mis à recalculer
16:56un petit peu
16:57et à refaire tourner
16:57les modèles
16:58pour tenir compte
16:59de cette partie brute nette
17:01qui n'était pas vraiment
17:02encore intégrée
17:02dans les modèles.
17:03D'accord,
17:03donc la différence
17:04s'explique par ce retraitement ?
17:05Exactement.
17:06De cette ponction
17:07des hyperscalers
17:08et des diffuseurs
17:09de ces grands modèles.
17:10Et c'est ce qui fait
17:10qu'aujourd'hui,
17:11dans la techno
17:12et dans l'intelligence artificielle,
17:14les marchés remontent.
17:15Donc,
17:15au final,
17:15ça n'a pas vraiment
17:16été perdu.
17:17Alors,
17:17au-delà,
17:18ce qu'on va surveiller,
17:19parce qu'on attend
17:19le signal d'une bulle
17:21avec ces CAPEX,
17:22ces centaines de milliards,
17:24voire milliers de milliards
17:24à investir
17:25et on dit
17:26que ça va continuer.
17:27On dit jusqu'à quand ?
17:29Est-ce que la productivité
17:30est en face ?
17:30Est-ce qu'on aura
17:30ces fameux ROI,
17:32retour sur investissement ?
17:34Quelle est votre thèse ?
17:36On va avoir de la déception ?
17:37On pourrait avoir de la déception
17:38sur cette saison ?
17:39Ou pas encore ?
17:39Parce que finalement,
17:40la machine est lancée
17:41et c'est trop tôt
17:42pour faire le bilan ?
17:44Non,
17:44c'est encore trop tôt.
17:45Aujourd'hui,
17:46on a encore une phase
17:47expansionniste
17:47en termes de CAPEX,
17:48d'effet d'annonce
17:49et puis
17:50d'expansion
17:54des carnets de commande.
17:55On passe les ordres,
17:56on quantifie les besoins
17:57en termes de puissance
17:58de calcul nécessaire
17:58pour le futur
17:59et on sait qu'on va avoir
18:01un certain type de besoin.
18:06On sait
18:07qu'un data center
18:09à maturité,
18:10une fois qu'il commence
18:11à délivrer,
18:12qu'il a amorti
18:13ces CAPEX,
18:15devient rentable
18:16au bout d'une
18:19selon la génération,
18:21comment l'énergie
18:21est produite,
18:22selon le type
18:23de refroidissement,
18:24etc.
18:24Mais on sait
18:25qu'au bout de 10 ans,
18:27tout est amorti,
18:28tout est payé
18:29et qu'on tourne
18:30à plein régime
18:30en termes de rentabilité.
18:31Il n'y a pas
18:31une certaine forme
18:32d'obsolescence
18:33qui rebalance ?
18:34Si, mais justement
18:35dans les modèles,
18:36on tient compte
18:36du fait qu'on va
18:38renouveler les puces
18:38au fur et à mesure
18:39que le temps passe
18:40pour augmenter.
18:41En fait,
18:42le plus lourd,
18:42c'est l'infrastructure.
18:43Une fois que l'infrastructure
18:44est en place,
18:44changer les puces,
18:45ça fait partie de l'OPEX.
18:47Ça veut dire que les puces
18:48en ont besoin ?
18:49On va avoir des rotations.
18:51Des acteurs
18:52qui voudront dépenser moins
18:53rachèteront les vieilles puces
18:55au prix moins installant
18:57et qui achèteront
18:58effectivement les puces
18:59de dernière génération.
19:00Sachant que quand on achète
19:01les puces de dernière génération,
19:03on peut multiplier
19:04par des facteurs
19:05assez importants,
19:07la capacité à faire du calcul
19:08et l'efficience énergétique.
19:10On peut réduire
19:11la consommation
19:11entre une génération 1,
19:12Nvidia,
19:13et une génération 2 ou 3.
19:15On diminue
19:15la consommation électrique
19:16par 40%.
19:17On augmente
19:19la puissance de calcul
19:20de 60%.
19:21Voilà,
19:22c'est...
19:22La loi de moi en tout cas
19:23pour les puces,
19:24ça s'applique.
19:26Je demande votre avis
19:27même si ce n'est pas
19:27votre cœur de mes teams
19:29parce qu'en fait,
19:30on a une porosité
19:30entre cette microéconomie
19:32avec ces chiffres
19:33absolument gigantesques.
19:34On est sur certains,
19:35on dirait des PIB
19:36de certains pays.
19:38Et la macro
19:39parce qu'il y a forcément
19:40aussi des craintes.
19:41Quand je dis concentration,
19:42il y a un peu
19:43les 7 magnifiques
19:44et puis les 493
19:45restant en tout cas
19:45sur le S&P 500.
19:47M. Gautry,
19:47comment vous voyez ça ?
19:48Est-ce que vous surveillez
19:49quand même,
19:50se dire tiens un moment,
19:51une bulle,
19:52il faudra faire attention,
19:53il faudra prendre en compte
19:54ce poids de ces géants
19:55de la tech ?
19:56Alors,
19:57la notion de bulle,
19:58je ne vais pas la mettre,
19:59je ne vais pas l'utiliser
20:00effectivement dans la macroéconomie
20:01parce que là,
20:02c'est beaucoup plus
20:03effectivement sur le débat
20:04de la monétisation
20:05parce que les investissements,
20:06ils sont là
20:07et ils vont continuer
20:07à se développer.
20:08Effectivement,
20:09et les questions
20:10qu'on peut se poser,
20:10c'est sur,
20:11je dirais,
20:11le pic d'investissement.
20:13Alors,
20:14est-ce que c'est 2027
20:15ou est-ce que c'est
20:16encore plus loin ?
20:16Et puis,
20:17effectivement,
20:18après,
20:18il y a un passage
20:18entre les hyperscalers
20:20avec ceux qui vont
20:21fabriquer les logiciels
20:22qui vont,
20:23comme vous l'avez rappelé,
20:24renouveler les puces,
20:24etc.
20:25Donc,
20:25on voit bien
20:26que de toute façon,
20:26c'est tout un écosystème
20:28qui se met en place.
20:29Pour l'instant,
20:29on n'a pas visiblement
20:30fait le plein encore
20:32de toutes les capacités
20:33ni de remplir les capacités,
20:35c'est-à-dire,
20:36alors là,
20:36j'utilise des termes
20:37moins précis que vous,
20:38sur l'utilisation
20:39des logiciels
20:40et des puces.
20:40Et puis après,
20:41il y a la diffusion
20:41dans l'économie,
20:42c'est-à-dire que pour l'instant,
20:43on est,
20:43et si on prend
20:44l'échantillon américain,
20:46assez représentatif
20:47de ce qui se passe,
20:49la diffusion,
20:49en fait,
20:50dans le reste de l'économie,
20:51dans l'ensemble de l'économie,
20:52est encore relativement faible,
20:53relativement modérée.
20:54Donc,
20:54la productivité dégagée,
20:55aujourd'hui,
20:56c'est de l'activité pure
20:58et dure,
20:58c'est pas l'activité,
20:59c'est pas de la productivité
21:01liée à une activité
21:02ou liée aux nouvelles technologies
21:04ou à l'intelligence artificielle.
21:05Et ça,
21:05ça va venir encore,
21:07peut-être,
21:082028,
21:092030,
21:10peut-être 2027
21:11pour certains secteurs.
21:12Ce qui est intéressant,
21:13c'est qu'il y a encore
21:14beaucoup de secteurs
21:15qui n'utilisent pas cela,
21:16qui sont en période de test.
21:18Donc là,
21:18et ceux qui utilisent,
21:19donc il y a 4 grands secteurs
21:21qui sont plutôt
21:21dans les secteurs des services,
21:23la publication,
21:23la communication,
21:24les services juridiques,
21:26etc.,
21:26les services scientifiques également.
21:28Et là,
21:28il y a des gains de productivité
21:29qui sont assez importants.
21:31Et en finance aussi,
21:32on va bientôt être tous remplacés,
21:33vous le savez.
21:34Alain Duret,
21:35une question,
21:36on l'a vu,
21:37ces hyperscalers,
21:38ils utilisaient leur cash flow,
21:39aujourd'hui,
21:39ils vont sur les marchés
21:40et avec des meilleures signatures
21:41même que certains états.
21:42Est-ce qu'il y aura
21:43une course là aussi,
21:46une compétition,
21:47voilà,
21:47pour attirer le cash
21:48des investisseurs ?
21:49Ah ben,
21:50oui,
21:51et du point de vue macroéconomique,
21:53on le voit,
21:53comme je le disais tout à l'heure,
21:55on a à la fois
21:56ces hyperscalers
21:58qui maintenant
21:59vont s'endetter
22:00pour,
22:01mais qui investissent énormément
22:02dans un cycle
22:03où on a des gouvernements
22:06de manière globale
22:07qui s'endettent également
22:08pour la transition climatique
22:10mais qui essayent aussi
22:11d'aider l'innovation.
22:12Donc aujourd'hui,
22:13on est dans un phénomène
22:14où on a plus d'investissement
22:15que d'épargne
22:19mais avec toujours
22:20un contexte
22:21de liquidité
22:22ample
22:23et excédentaire
22:24partout.
22:25La Fed a arrêté
22:26son cutie,
22:27la Banque d'Angleterre
22:28l'a réduit
22:29et l'a gelé
22:30jusqu'en 2034
22:31et donc
22:32au jour d'aujourd'hui
22:33avec les craintes
22:34qu'on peut avoir
22:34sur le secteur public
22:36en termes de dette,
22:38soutenabilité de la dette,
22:39avec la combinaison
22:41de cette liquidité excédentaire
22:42on a toujours
22:43des primes de risque
22:44comprimées
22:45et donc c'est pour ça
22:46qu'on a toujours
22:47un marché
22:47qui va plutôt
22:48vers les actifs risqués
22:50que les actifs
22:51dits non risqués
22:52qui sont les dettes publiques
22:53qui pour certains
22:54deviennent risqués.
22:55qui pourtant
22:55commencent à offrir
22:56quand même
22:56des beaux rendements
22:57alors on va se reposer
22:58les questions
22:59peut-être refaire
23:00tourner des portefeuilles
23:00et c'est capté
23:01justement de l'obligataire
23:02sauf si ça continue
23:03évidemment à flamber
23:04où là on n'a pas intérêt
23:05il vaut mieux attendre
23:06un petit peu.
23:07Emric, on revient
23:08justement à vous
23:09qu'est-ce que vous
23:10allez surveiller
23:11sur le marché action
23:12dans les prochaines semaines
23:14prochains mois
23:14ces résultats sont importants
23:15certes
23:16on aura ceux
23:16évidemment de l'Europe
23:17en suivant.
23:19Non mais vraiment
23:19ce qu'on va surveiller
23:20c'est les publications
23:22à l'aune de cette
23:23inflation énergétique
23:24à l'aune de ce contexte
23:26géopolitique
23:27instable
23:28et volatile lui aussi
23:31et on va surveiller
23:33aussi
23:33cette
23:36cette composante
23:37détroit d'hormose
23:38confiée avec l'Iran
23:39inflation énergétique
23:41le problème
23:42c'est qu'en fait
23:43aujourd'hui
23:43on a une dissonance
23:44cognitive
23:44entre la micro
23:45et la macro
23:45on a une macro
23:46qui est un peu plus opaque
23:47un peu moins lisible
23:48ou un peu plus anxiogène
23:50et là où on a eu
23:51de la micro
23:52de très très très
23:53grande qualité
23:54on l'a vu
23:55les dernières saisons
23:55de publication
23:56ont été quasiment
23:57toutes
23:59encore plus
24:00aux US
24:01qu'en Europe
24:02non seulement
24:02c'est à deux chiffres
24:03mais en plus
24:03c'est pas des 10%
24:04c'est 25%
24:04avec des croissances
24:05des bénéfices
24:06bien supérieures
24:07aux attentes
24:07etc.
24:08et avec
24:09effectivement
24:09et ce qui est
24:10étonnant
24:11c'est que ce n'est pas
24:11sous le marché
24:11un peu plus
24:12cet été
24:12mais avec
24:14des composantes
24:15de perspectives
24:17pour le deuxième semestre
24:18et pour le 2027
24:19qui étaient là aussi
24:20très prometteuses
24:23là ce qu'on va devoir surveiller
24:24c'est effectivement
24:25est-ce que ces promesses
24:26pour le S2
24:26pour le T3
24:27et puis le T4
24:312026
24:31puis 2027
24:32est-ce que ces promesses
24:33vont être tenues
24:34et est-ce que cette composante
24:35d'inflation énergétique
24:36et puis d'instabilité géopolitique
24:39un peu chronique
24:40globale
24:40va abîmer
24:42effectivement
24:42ces perspectives
24:43ou minorer
24:44le discours
24:45des dirigeants
24:46aujourd'hui
24:47instabilité géopolitique
24:48le pétrole
24:49le trotement
24:49on n'aura pas le temps
24:50messieurs
24:51ce soir
24:51d'en parler
24:52mais en tout cas
24:52un grand merci
24:53pour ce tour d'horizon
24:55des marchés
24:55que ce soit en macro-économie
24:57ou en micro
24:58un grand merci
24:58à Alain Duré
24:59chef économiste
25:00Europe de Naxi
25:01ici à Ibi
25:01Patrice Gautry
25:02chef économiste
25:03à l'UBP
25:03l'Union bancaire privée
25:04et Emric Blond
25:05le gérant
25:06fonds actions
25:06chez Terler
25:07AM
25:08merci messieurs
25:09cette édition
25:10de Smart Wars
25:11touche à sa fin
25:11merci de nous avoir suivis
25:13comme tous les soirs
25:1317h30
25:14jusqu'à 18h
25:16un peu moins
25:17et puis vous nous retrouvez
25:18également tous les jours
25:20à midi 30
25:21pour un point également
25:22avec un gérant
25:24ou un économiste
25:25lundi
25:25vous retrouvez
25:26Pauline Grattel
25:27qui revient
25:28on vous souhaite à tous
25:29une excellente fin de semaine
25:30et à très bientôt
25:38Sous-titrage Société Radio-Canada

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