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  • il y a 4 minutes
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro d'Hélène Roué pour débattre des actualités du jour.

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00:00Georges Fenech, on savait que les magistrats étaient très corporatistes,
00:04ils cèdent entre eux, mais alors les lycéens,
00:06je pense qu'ils sont encore plus corporatistes que les magistrats.
00:09C'est assez hallucinant et je vais vous prendre pour exemple justement
00:11les blocus dans ces lycées très prestigieux qui n'ont pas de problème.
00:16Alors ils peuvent être publics comme Henri IV, comme Louis-le-Grand,
00:18mais ils peuvent être privés aussi.
00:19Hier, il y avait des blocus dans des établissements privés,
00:22notamment à la Cato à Paris, à l'Alsacienne,
00:25l'ancien lycée notamment de Gabriel Attal, ancien ministre de l'Éducation,
00:28aux francs bourgeois.
00:30Et en fait ces lycéens, vous vous expliquez, ils n'ont aucun problème.
00:33Ce sont des enfants de bourgeois, c'est pas forcément un mauvais mot dans ma bouche,
00:36c'est pas quelque chose dont il faut avoir honte, je dis juste que c'est un fait.
00:39Et ils disent solidarité avec le 9-3, etc.
00:42Mais en fait c'est quoi ? Ils se donnent un frisson ?
00:44Ils veulent sécher les cours ? Qu'est-ce que c'est ?
00:47Vous pouvez rajouter, parce que je connais bien la ville de Lyon,
00:51le lycée d'Ouart à Rio, le lycée Saint-Ju,
00:53qui sont dans des quartiers très favorisés.
00:56C'est le 6ème arrondissement, le 5ème à Lyon.
00:58Donc vous avez raison, il y a une sorte de coagulation entre
01:01ceux qui n'ont pas besoin en réalité, dont les lycées d'ailleurs.
01:05Vous le savez puisqu'il n'y a pas un sondage, mais une étude qui a été faite
01:09qui démontre que 91% des lycéens sont satisfaits de leur lycée.
01:13Je ne sais pas si vous avez vu cette étude.
01:15Donc ça montre bien que c'est une minorité vraiment agissante
01:18qui est capable de faire cela.
01:20Moi ce que je crois c'est qu'ils sont très forts.
01:23L'extrême gauche est très forte, très structurée, très organisée.
01:28Elle fait peur, elle est violente, et donc elle entraîne derrière elle.
01:31Voilà, c'est comme ça que je vois les choses.
01:33Et quand on voit quelques paroles singulières,
01:35comme Louise qu'on voit sur tous les plateaux et tout,
01:38ça fait du bien.
01:39C'est une grande fraîcheur, mais en réalité elle représente,
01:42à mon avis, une majorité silencieuse de lycéens
01:45qui ne veut qu'une chose, c'est travailler et préparer les études supérieures.
01:48Éric Tecner, moi j'avais également une question sur Parcoursup.
01:51Alors on sait que c'est une des grandes revendications de ces lycéens.
01:54Et en fait, quand on regarde un petit peu dans le détail
01:56ce qu'ils reprochent à Parcoursup,
01:58c'est quand même l'anxiété qui revient beaucoup.
02:01C'est-à-dire qu'en fait, il y a un certain stress
02:02de où est-ce qu'on va être affecté, etc.
02:05Mais si on part de ce principe-là,
02:07ça veut dire que déjà, de un, la méritocratie n'existe plus en France.
02:10Mais surtout, quelle génération ?
02:12C'est quoi cette génération, si vous voulez ?
02:14Le mot est peut-être fort,
02:15mais on dirait une génération qui est assez fragile.
02:17C'est-à-dire qu'à la seconde où ils vont arriver
02:19sur un marché de travail hyper concurrentiel,
02:21c'est déjà assez compliqué comme ça.
02:23Si justement le fait d'avoir Parcoursup
02:25vous angoisse à ce point,
02:27ça va être très compliqué.
02:28Et puis par ailleurs, si on enlève Parcoursup, on fait quoi ?
02:30Alors là, vous avez raison, c'est que la gêne Z,
02:32comme on dit aujourd'hui, n'est pas prête.
02:34C'est-à-dire inembauchable pour une certaine partie.
02:36Non mais vraiment, inembauchable pour une grande partie.
02:38En revanche, Parcoursup,
02:40la problématique par exemple,
02:41c'est qu'on peut avoir la réponse au mois de juillet ou au mois d'août
02:44pour aller dans une ville où, par exemple,
02:47on prend le cas de Bordeaux,
02:48Louise Montangon en parlait,
02:49il y a des problématiques de logement.
02:51Donc ça, on peut comprendre qu'il y a un stress.
02:53La problématique, vous l'avez dit,
02:54c'est qu'il n'y a pas d'autre solution.
02:56Moi, je pense en revanche que le bac ne vaut plus rien.
02:59Donc, il faudrait faire en sorte que le bac vaille quelque chose.
03:03D'abord parce que peut-être qu'il n'y a pas forcément besoin
03:04d'aller faire des études supérieures.
03:06Ensuite, je pense que tout le monde n'est pas obligé d'aller vers le bac.
03:09Je pense qu'il faut beaucoup plus pousser les jeunes
03:11dès l'âge de 16 ans qui veulent aller dans les métiers de l'artisanat à le faire
03:14parce que dans les métiers de l'artisanat aujourd'hui,
03:16on gagne beaucoup plus d'argent qu'on ne l'imagine.
03:19Ils ne seront pas remplacés par l'IA.
03:20Voilà, ça ne veut pas dire que vous devenez uniquement,
03:23pour ainsi dire, un ouvrier.
03:24Vous pouvez être chef d'entreprise, gérer vos entreprises, etc.
03:26Il faut pouvoir valoriser absolument ces filières.
03:29Il y a aussi les lycées techniques.
03:31Il n'y a pas que l'artisanat.
03:33Il y a toutes les filières techniques.
03:34Les lycées techniques, les CAP, etc.
03:36Moi, je pense que si on ne fait pas des études supérieures techniques
03:40comme médecine, les études, ça ne sert à rien.
03:43Moi, c'est mon avis.
03:44Je pense aujourd'hui que faire bac plus 5, ça ne sert plus à rien.
03:47Je pense qu'en deux ans, vous pouvez apprendre beaucoup de choses, etc.
03:50Et donc, en fait, c'est tout ça qu'il faut absolument réorganiser.
03:54Parce que l'objectif aussi, même pour financer nos retraites à long terme,
03:57c'est que les jeunes rentrent sur le marché du travail beaucoup plus tôt.
04:01Et c'est ça qui est nécessaire.
04:02Quand on vous parle d'immigration, qu'on a dit qu'on a besoin d'immigrer
04:05pour prendre certains emplois, etc.
04:07Mais les jeunes peuvent le prendre aujourd'hui.
04:09Et s'ils commencent tôt, ils pourront partir plus tôt.
04:11C'est aussi simple que cela.
04:13Mais c'est vrai que sur le fond, c'est une génération qui, de toute façon,
04:16ne veut pas travailler.
04:16Il y a ceux qui, en fait, attendent les 24 ou 25 ans pour avoir un petit boulot.
04:21Et ceux qui, dès l'âge de 18 ans ou encore dans les lycées agricoles,
04:24commencent à travailler à l'âge de 16 ans.
04:26Il est 18h43 sur Europe 1, très exactement, avec Eric Teckner et Georges Fenech.
04:30Nous restons ensemble et nous parlerons dans un instant avec Géraud Verny,
04:34député UDR des Bouches-du-Rhône.
04:36Il fait une proposition de loi constitutionnelle.
04:39Et alors, ce député UDR veut priver les ministres, les députés et les sénateurs
04:42de leurs indemnités en cas de dérapage grave des comptes publics.
04:46On en parle dans un instant.
04:47Restez avec nous sur Europe 1.

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