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  • il y a 4 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02Vous écoutez Cléline Mathias sur Europe 1 et vos deux chroniqueurs.
00:05Aujourd'hui Cléline, le directeur adjoint de la rédaction du journal du dimanche,
00:08Raphaël Stainville, et l'avocat essayiste Gilles-William-Golnadel.
00:11Et on va commencer évidemment par la mobilisation des jeunes lycéens et étudiants
00:15et sur les réponses qu'a apporté hier Édouard Jeffrey qui a annoncé
00:183000 professeurs remplaçants qui vont être déployés là, dans les tout prochains jours,
00:23dans les établissements qui le nécessitent le plus.
00:25Eh bien écoutez la réaction du député RN Laurent Jacobelli
00:28qui était l'invité de la grande interview Europe 1 CNews ce matin.
00:31Pour lui ça donne raison aux casseurs.
00:33C'est Édouard le magicien.
00:35Hier c'était pas possible, aujourd'hui on a 3000 professeurs qui vont être devant les étudiants.
00:39Donc ça veut dire quoi ?
00:40Ça veut dire que le prof d'histoire va donner des cours de maths,
00:42le prof de maths va donner des cours de sport.
00:44Si tu casses, tu reçois.
00:46Aujourd'hui il n'y a que les gens qui vont dans la rue,
00:48qui mettent le feu, qui obtiennent quelque chose d'un état qui, c'est vrai, n'a plus d'argent.
00:52Ça veut dire que les gens qui bossent, les gens qui respectent la loi,
00:55les gens qui ont des demandes légitimes mais qui ne hurlent pas,
00:58eux n'obtiendront rien de ce gouvernement.
01:00Quand on brûle des voitures, quand on agresse des policiers, on obtient quelque chose.
01:03C'est la légitimation de la violence et ça dans un état de droit c'est inacceptable.
01:07Alors j'entendais cette semaine justement une jeune lycéenne qui disait
01:11mais je suis obligée d'aller dans la rue, je suis obligée de faire tout ça
01:13parce que sinon on ne m'entend pas Raphaël Stainville.
01:15Est-ce que ça effectivement, comme dit Laurent Jacobelli,
01:18est-ce que vous pensez-vous aussi que ça lui donne raison ?
01:20D'une certaine manière, oui.
01:22Parce que le ministre de l'Éducation nationale consent à finalement déployer des moyens supplémentaires
01:29pour satisfaire les revendications des lycéens
01:33alors même qu'il avait sous la main ce vivier de 3000 professeurs remplaçants
01:39qui n'étaient pas employés.
01:40C'est ça qui est absolument sidérant.
01:42Il a fallu ce mouvement de colère pour que finalement un certain nombre de lycées 114
01:47qui étaient considérés comme parmi les plus nécessiteux et souffrants de carence de professeurs
01:53puissent bénéficier des mardis de professeurs qui existaient.
01:56Alors il peut se réfugier derrière l'excuse d'un logiciel défaillant
02:00dont il aura fallu finalement revoir son déploiement
02:05pour que enfin ces 3000 professeurs soient disponibles.
02:08Mais c'est quand même sidérant.
02:10C'est dire à quel point l'administration, cette administration est mal dirigée, mal employée
02:16pour qu'on en arrive finalement à ces scènes absolument désastreuses
02:20d'abord pour l'éducation nationale, pour les lycéens
02:23qui finalement pour certains manipulés par LFI
02:28en sont venus jusqu'à casser leur lycée, agresser leur proviseur
02:33pour que le ministre de l'Éducation nationale finalement fasse un geste nécessaire.
02:40par ailleurs, nécessaire.
02:41Oui, on s'en félicite, on est très content de les avoir retrouvés
02:43parce qu'effectivement, c'est quand même bien qu'il y ait des profs
02:46en face des élèves dans les classes, on est bien d'accord là-dessus.
02:48Vous, qu'en pensez-vous, J. William Golnavel ?
02:50Est-ce que ça légitime la casse, la violence, la mobilisation ?
02:53Non mais moi, je vais beaucoup plus loin que ça.
02:55Alors dites-nous.
02:56Je ne crois pas du tout à la sincérité de revendication.
03:00Je pense qu'au départ, le petit milieu des lycéens d'extrême-gauche liés à LFI
03:07voulait casser pour casser, déstabiliser pour déstabiliser.
03:12Après, on peut toujours trouver évidemment des choses qui ne vont pas dans les lycées,
03:17encore que ça n'ait rien à voir avec la situation que j'ai connue personnellement,
03:21mais évidemment.
03:22Mais au départ, je conteste totalement la sincérité des gens qui ont commencé à casser.
03:29Qu'ensuite, une fois que j'ai dit ça, effectivement, je constate comme Raphaël
03:35que ce sont les casseurs qui obtiennent les choses et pas les gens effectivement disciplinés.
03:42Malheureusement, je n'ai pas attendu ce triste événement pour le savoir.
03:46Et notamment en France.
03:48Maintenant, je demande à voir, en plus, comme si ça ne s'appuie pas,
03:52je demande à voir comment les 3000 en question vont être placés.
03:56Où est-ce qu'ils vont être placés ?
03:57Il y a des endroits où je suis certain que certains ne voudront pas être placés.
04:00Alors, le ministre de l'Éducation a donné quelques détails sur cette arrivée,
04:04sur ces 3000 profs, écoutez-le.
04:05Soit en soutien, lorsque leur discipline ne correspond pas immédiatement à besoin,
04:09soit et surtout, c'est ça l'objet, pour remplacer les professeurs qui sont absents,
04:14pour certains, depuis plusieurs semaines, avec, comme je vous l'ai dit,
04:16un ciblage prioritaire sur les 114 lycées en situation rouge.
04:20Puis la deuxième chose, c'est qu'on a donc autorisé le recrutement
04:22de plusieurs centaines de professeurs supplémentaires par les rectorats.
04:25On puisse en trouver très rapidement qu'en des prochains jours.
04:27Alors, Raphaël Staville.
04:28En fait, c'est là où on voit que, derrière cette annonce et ce chiffre
04:32qui semble très impressionnant,
04:35qui consiste justement à vouloir impressionner notamment les lycéens,
04:40lorsque l'on creuse, on s'aperçoit à quel point, encore une fois,
04:43on se trouve assez désarmé,
04:45parce que ces professeurs seront alloués à des établissements
04:50pour des matières qui ne sont pas forcément celles qu'ils enseignent habituellement.
04:54Oui, dans ces cas-là, ils seront en soutien, c'est ce qu'il dit.
04:56Oui, mais vous voyez à quel point on est loin de résoudre une équation
05:03qui, aujourd'hui, est presque impossible pour le ministre de l'Éducation nationale.
05:07J. William Golnadel.
05:08Non, je suis d'accord avec ça,
05:11mais en réalité, si on veut voir les choses en profondeur,
05:16la crise des lycées, ça vient aussi de la crise des professeurs.
05:21Je ne veux pas jeter l'opprobre sur l'ensemble du corps professoral,
05:26encore qu'il y aurait beaucoup à dire,
05:27mais il y a effectivement des professeurs,
05:29soit qui n'ont plus aucune autorité par rapport à leurs élèves
05:34et qui sont déprimés, voire dépressifs,
05:36ou qu'on en voit dans des endroits où ils n'ont envie pas d'être.
05:40Et pourtant, ce sont des gens, en principe, qui sont très progressistes.
05:44Je pense qu'une grande part de la responsabilité de la crise actuelle
05:50vient du corps professoral.
05:52On va continuer d'en parler avec vous deux.
05:54J. William Golnadel et Raphaël Stainville.
05:56Les liens entre LFI, vous en parliez, J. William, et la jeunesse.
06:00On a entendu des manifestants, notamment El-One, dire LFI.
06:03Jean-Luc Mélenchon va sauver les jeunes.
06:05Eh bien, ce sera notre débat, juste après le journal permanent sur Europe 1.
06:08Europe 1, 13h26, excellente après-midi avec Lélie Mathias.

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