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  • il y a 8 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:0313h19 sur Europe 1, vous écoutez Europe 1 Info avec Clélie Mathias et ses trois chroniqueurs du jour.
00:08Aujourd'hui avec vous Clélie, le chroniqueur politique et communicant Jean-Michel Salvatore,
00:12Jules Therès, journaliste politique au journal du dimanche et rédacteur en chef de l'infiltré,
00:16et le chroniqueur international sur Europe 1 et CNews, Michel Fayad.
00:19Bonjour à tous les trois, soyez les bienvenus.
00:21Bonjour.
00:22On va commencer par le mouvement dans les lycées,
00:25ils ont été rejoints d'ailleurs par les facultés un peu partout en France.
00:30Il réclame quoi ? Des remplacements de professeurs, davantage de moyens,
00:34parfois des tenues vestimentaires, la fin de parcours sub, c'est un peu nébuleux, on va y venir.
00:38Mais à propos de ce mouvement, écoutez Olivier Vial, il est chercheur au CRU,
00:43expert des radicalités, il était l'invité d'Europe 1 ce matin.
00:45Ces scènes de violence qu'on voit, d'habitude c'est ce qu'on appelle le pourrissement du mouvement,
00:49ça vient à la fin du mouvement quand le mouvement va s'éteindre.
00:52Là en fait ça a commencé par la violence,
00:53et en fait on s'aperçoit qu'effectivement on a une forme d'hybridation
00:56entre les violences urbaines, l'extrême gauche et des mouvements lycéens.
01:02On voit des mi-temps de LFI, mais aussi de toute la galaxie de l'ultra-gauche,
01:06du NPA, de révolution permanente, des mouvements aussi plus nouveaux,
01:11c'est-à-dire qu'on a des mouvements indigénistes,
01:13on a des mouvements proches des frères musulmans,
01:15qui sont également présents sur ces mobilisations.
01:17– Alors on va venir, Jean-Michel Salvatore, sur la récupération politique,
01:22juste avant quand même une première question,
01:24des mouvements et des mobilisations de la part des étudiants ou même des lycéens,
01:30je ne dirais pas qu'on y habitait, mais c'est arrivé quand même fréquemment,
01:33est-ce que là selon vous c'est un mouvement nouveau ?
01:36– Oui, et pour un gouvernement, un mouvement de lycéens, il n'y a rien de pire.
01:40Il n'y a rien de pire parce qu'on a affaire à des manifestants qui sont très jeunes,
01:45qui sont très inexpérimentés, qui ne sont pas toujours bien encadrés,
01:48qui font n'importe quoi, et c'est vrai qu'en temps normal,
01:51la police n'a pas le droit à l'erreur, mais avec des jeunes,
01:55ils ont encore moins le droit à l'erreur, on se souvient de la mort de Malik Ousekine,
02:00en 1986, c'était un jeune étudiant qui était mort lors des manifestations
02:05contre la loi de Vaquet.
02:06Et François Hollande, il avait une expression assez amusante pour résumer tout ça,
02:11il disait qu'en fait, les étudiants ou les lycéens,
02:15c'était un petit peu comme le dentifrice, une fois qu'il s'est sorti du tube,
02:18on n'arrive pas à les faire rentrer.
02:21Et c'est exactement ça le sujet, d'autant que là, si vous voulez,
02:24on a un mouvement qui est totalement hybride,
02:28qui part dans tous les sens, on ne sait pas ce qu'ils veulent ou ce qu'ils ne veulent
02:30pas,
02:31alors que lors des précédents mouvements, c'était beaucoup plus clair.
02:34– Mais il y avait une réforme souvent aussi.
02:36– Quand il y avait la réforme de Vaquet, c'était pour ou contre ?
02:38Bon, la réforme de Vaquet, c'était la sélection de l'université,
02:40bon, voilà, c'était un sujet.
02:42– Le CPE aussi ?
02:42– Le CPE, c'était le contrat premier embauche,
02:45avec deux villes-parbes, etc.
02:46Là, il n'y a pas de mode d'ordre particulier,
02:49et honnêtement, moi, quand je vois les choses,
02:51bon, d'abord, je suis très surpris par la violence débridée,
02:55et par une deuxième chose, c'est qu'on ne sait pas
02:57s'ils veulent plus travailler ou moins travailler.
02:59– Ah ben, moins ?
03:01– Jules Torres, vous avez la réponse.
03:02– Oui, ils veulent moins travailler,
03:04mais moi, je ne veux plus travailler,
03:05je ne fais pas partie de ces jeunes-là.
03:07Non, mais les revendications, elles sont extrêmement claires,
03:09mais elles ont muté, elles ont muté.
03:12Au départ, c'était, on n'a pas assez de professeurs,
03:14nos établissements sont dégradés,
03:16il y a, on l'a entendu, des sélections dans certains lycées
03:19qui sont antisociales et racistes,
03:21et, en effet, on veut moins travailler,
03:23on veut le droit à la paresse,
03:25mais là, on n'est plus dans ces revendications-là,
03:27on est complètement dans une délégitimation du pouvoir,
03:29dans une contestation de l'autorité,
03:31c'est pour ça qu'ils s'en prennent à des pompiers,
03:33c'est pour ça qu'ils s'en prennent à des policiers.
03:34Je note quand même qu'il y a certains lycées
03:37où il n'y a pas de manque de moyens,
03:39où il y a ces professeurs,
03:40quand je vois qu'il y a des manifestations au lycée Henri IV,
03:42mais je me tiens les côtes,
03:44c'est-à-dire que ces revendications-là,
03:46elles n'existent pas,
03:46donc, en réalité,
03:47on assiste à une récupération politique absolument dingue
03:50de la part de l'extrême-gauche et de la gauche,
03:52et notamment avec la France insoumise,
03:54et, en effet, il y a des lycéens
03:58qui sont en accord avec tout cela
04:00et qui sont complètement instrumentalisés
04:02et manipulés par un parti politique.
04:04Je m'appuie sur ce que disait,
04:04ce qu'on a entendu de la part d'Olivier Vial,
04:07récupérateur ou initiateur du mouvement C-parti de gauche ?
04:09Il y a un petit peu des deux.
04:11D'abord, en effet,
04:11il y a un certain nombre d'initiateurs.
04:13Olivier Vial parle de Révolution Permanente,
04:15qui est un groupuscule qui est très actif,
04:17notamment en Seine-Saint-Denis.
04:18Il vous suffit de 4 à 5 éléments
04:21pour qu'il y ait ensuite des suiveurs,
04:23parce qu'encore une fois,
04:24quand on voit des gamins de 13 ou 14 ans
04:26qui jettent des pavés sur des policiers
04:29et des gendarmes,
04:30on se doute bien qu'ils ne se sont pas levés le matin
04:31en se disant qu'ils allaient faire ça.
04:33Non, c'est parce qu'il y a des initiateurs,
04:35il y a des personnes qui ont créé tout cela,
04:38et ensuite, vous avez beaucoup de suiveurs
04:40et vous avez le mouvement qui est en train de se dégénérer.
04:43Je vous fais écouter Bruno Rotailleau.
04:45Soutenir les étudiants, soutenir les lycéens,
04:49tenir des propos absolument inacceptables,
04:52légitimer la violence,
04:53et ce n'est pas un épiphénomène,
04:55si vous voulez, ça vient après l'affaire Jeune Garde
04:59du mois de février,
05:00où vous vous souvenez que
05:03ce mouvement très proche de la France insoumise
05:05a été impliqué dans la mort d'un jeune homme.
05:08Donc, on sent bien qu'il y a une fascination
05:10pour la violence,
05:11pour la violence politique,
05:12et là, elle s'exprime d'une façon éclatante
05:16aux portes des lycées.
05:17Bali Bagayoko a été interrogé ce matin,
05:20il disait, mais c'est la place d'un élu
05:21d'être présent lors de tels événements,
05:22comme je le suis aussi,
05:24je cite,
05:24quand il y a des sans-papiers qui sont concernés,
05:26comme je l'étais d'ailleurs dans les grandes mobilisations
05:28pour le service public.
05:29Il assure que c'est sa responsabilité,
05:31en tant qu'élu,
05:32d'apprécier l'ensemble quasiment de la population,
05:34et que les lycéens en font partie.
05:36Michel Fayad.
05:36Enfin, maintenant, il est quand même cité
05:38dans une des plaintes,
05:39donc on va voir qu'est-ce qui va lui arriver à lui,
05:42parce qu'il est aussi censé,
05:43en tant que maire,
05:45enfin, il a des responsabilités
05:46de maintien de l'ordre.
05:47Ça, c'est une chose.
05:48Et il y a aussi le fait que,
05:51il y a Nora Bussini,
05:52qui a sorti un article dans Le Point aujourd'hui,
05:54dans lequel elle dit qu'il y a non seulement
05:56l'implication de mouvements de gauche,
05:57dont a parlé Olivier Vial,
05:59mais il y a également l'implication
06:00des étudiants musulmans de France,
06:02c'est-à-dire le groupe étudiant
06:05de la branche française des frères musulmans,
06:07qui s'appelait autrefois UOIF
06:08et qui s'appelle désormais musulmans de France.
06:11Donc il y a, d'après elle,
06:13d'après son enquête,
06:14leur implication.
06:15Donc là, on n'est plus seulement...
06:16L'un des chefs est un collaborateur
06:17de la France insoumise
06:18qui s'appelle Mohamed Awad.
06:19Bien sûr, et d'ailleurs...
06:21Qui est très actif à la Courneuve.
06:22Oui, ce que dit Jules est vrai,
06:24et d'autant plus que,
06:25lors de la commission d'enquête
06:26à laquelle Jean-Luc Mélenchon avait participé,
06:29il y avait un des députés de la France insoumise
06:32qui avait dit qu'il y avait un bon islam
06:35et c'était celui de l'UOIF,
06:37qui en fait ne s'appelle plus UOIF,
06:38qui s'appelle musulmans de France
06:40et qui est la branche française des frères musulmans
06:41et qui serait donc impliquée dans ces émeutes.
06:44Donc c'est quand même assez grave
06:45que non seulement on parle de la France insoumise
06:49et de sa possible mise au banc,
06:51son interdiction,
06:52mais il y a également donc la branche
06:55apparemment des jeunes, des étudiants,
06:57des frères musulmans.
06:57Et on parlait de rétaillot,
07:00mais rétaillot voulait interdire les frères musulmans.
07:01Là, il y a les jeunes qui participent apparemment.
07:04Alors, je rappelle que le gouvernement est en train,
07:06enfin Sébastien Lecornu préside en ce moment même d'ailleurs
07:08une cellule interministérielle de crise
07:10et que le gouvernement a lancé une plateforme de concertation.
07:13Ben voilà, je voulais avoir votre réaction,
07:16je l'ai eue en direct.
07:16Et pourquoi pas un numéro vert ?
07:18Une agence.
07:19Allez, dans un instant, on parle du budget 2027
07:22qui a été dévoilé ce matin avec vous trois.
07:24Donc, Jean-Michel Salvatore,
07:26Jules Torres et Michel Fayad sur Europe 1.
07:2813h28, excellente après-midi.
07:30Jules Torres et Michel Fayad sur Europe 1.
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