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  • il y a 4 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Salut Mathias sur Europe 1 et c'est le moment de vous retrouver avec vos trois chroniqueurs du jour.
00:04Avec vous, Michel Fayat, chroniqueur international sur Europe 1 et CNews,
00:08Hélène Roué, journaliste au journal du dimanche à Europe 1,
00:10et Gauthier Lebrecht, journaliste politique à CNews et chroniqueur à Europe 1.
00:13Bonjour à tous les trois, soyez les bienvenus.
00:16On va commencer par parler de la colère des lycéens.
00:18Écoutez, Nathalie El-Combary, le président du conseil d'administration du mouvement Renouveau Lycéen,
00:23qui a réagi aux annonces faites hier par le gouvernement.
00:25Il était sur Europe 1 ce matin.
00:27On a en effet eu des annonces aujourd'hui qui sont dans le sens des revendications que nous avons portées,
00:32de nos demandes, par exemple la refonte complète de Parcoursup pour les lycéens qui sont actuellement en terminale,
00:39qui vont vivre la prochaine campagne Parcoursup qui va s'ouvrir dans quelques semaines, dans quelques mois.
00:44L'ouverture de places, donc on a 15 000 places qui vont être ouvertes dans le supérieur.
00:48On a aussi eu d'autres annonces sur le bâtis scolaire, on a obtenu 4 milliards pour un plan d
00:52'urgence.
00:53Maintenant nous, ce que l'on appelle et ce que l'on dit, on demande aux lycéens de continuer la
00:57mobilisation,
00:57pour la simple et bonne raison que, et je le regrette, on a besoin de continuer à avoir un rapport
01:02de force avec le gouvernement,
01:04pour pouvoir continuer le dialogue, sinon on n'est pas entendus.
01:07Est-ce que l'un de vous trois peut m'expliquer ?
01:08On est content, mais on continue le rapport de force.
01:12Voilà, Hélène Roué.
01:13De toute façon, ils en voudront toujours plus, c'est-à-dire, vous leur donnez une main, ils voudront un
01:17bras.
01:17Ça paraît absolument évident, c'est-à-dire qu'ils se rendent compte que parce qu'ils ont manifesté pendant
01:20deux semaines,
01:21ils ont obtenu quelque chose, ils ont obtenu un chèque, et puis pardon, pas des moindres, 5 milliards en tout,
01:25vous avez 4 milliards pour les lycées, 1 milliard pour les universités, c'est quand même beaucoup d'argent.
01:29Alors que tout le monde nous explique qu'on a absolument plus d'argent dans les caisses,
01:33donc à un moment donné, forcément, ils vont continuer, je ferai la même chose à leur place.
01:37Alors, surtout que Nathanael, c'est la ligne cool du mouvement, puisqu'il est aussi dans la campagne de Gabriel
01:42Attal.
01:43Ceux qui sont beaucoup moins cools, c'est tous ceux qui ont été reçus avec lui, certes, hier à Matignon,
01:47et qui sont du mouvement d'extrême-gauche, de l'UNEF, et qui veulent continuer les blocages.
01:52Alors, pas maintenant, parce que maintenant, c'est les vacances de Toussaint, donc ça n'a aucun intérêt, il n
01:55'y a pas cours.
01:55Ils ne vont pas bloquer alors qu'il n'y a pas cours.
01:57Donc, ça va reprendre lundi quand les cours vont reprendre, parce que là, il y a un intérêt, on peut
02:00comme ça ne pas avoir cours en même temps,
02:02parce que bloquer quand il n'y a pas cours, ça n'a pas d'intérêt, puisqu'il n'y
02:04a pas cours.
02:04Et donc, l'extrême-gauche, évidemment, reçue à Matignon, moi, ce qui me choque le plus dans cette affaire,
02:10c'est qu'ils ont exigé une chose pour être reçue à Matignon, qui n'est pas l'UNEF.
02:13L'UNEF n'a pas été reçue, c'est-à-dire que vous faites venir l'UNEF, qui s'est
02:19fait voler la majorité par l'UNEF,
02:21donc au sein de toutes les universités françaises, et vous ne faites pas venir le premier syndicat de droite du
02:27pays,
02:27parce que l'extrême-gauche ne veut pas être à la même table que l'UNEF.
02:30Par contre, vous faites venir des influenceurs, c'est incroyable.
02:32Et en plus, donc à la fin, ils auront le déshonneur et les blocages,
02:36parce qu'ils auront cédé sur à peu près tout, sur Parcoursup.
02:39Philippe Baptiste, à ce micro il y a dix jours, il dit que ceux qui veulent supprimer Parcoursup
02:44prennent les étudiants pour des imbéciles.
02:48J'ai même plus son terme en...
02:49Il a dit que c'était des magots aussi.
02:50Voilà, que c'était des magots.
02:51Et le même homme dit donc hier qu'ils vont supprimer Parcoursup en 2028.
02:53Justement, ce que je ne comprends pas, c'est qu'ils ont cédé, le gouvernement a cédé,
02:56et a dit, voilà, on va leur donner ce qu'ils veulent.
02:58Et pour autant, ça ne calme pas la grogne et la colère.
03:03Non, ils sont en panique.
03:04Vous avez des ministres qui se contredisent, c'est pas la première, c'est pas la dernière fois,
03:07et pardon aussi d'enfoncer une porte ouverte.
03:08On changera Parcoursup et on le supprimera en 2028.
03:11Mais ils ne seront plus là en 2028, je ne sais pas si quelqu'un les a prévenus.
03:13Vous parliez de Parcoursup, justement.
03:15Allez, écoutez Madeleine de Gesset.
03:18Elle est professeure agrégée de lettres classiques en classe préparatoire à Paris,
03:21et elle était sur Europe 1 ce matin.
03:23Elle, elle pointe du doigt la massification du nombre d'élèves dans le supérieur.
03:27Pour elle, en fait, c'est pas le problème, c'est pas Parcoursup.
03:30Plus de la moitié des emplois actuellement occupés le sont par des personnes
03:34qui ont le bac ou un niveau inférieur au bac.
03:38Donc, former à tout prix des diplômés qui se retrouveront ensuite déclassés,
03:43plus tard, n'a strictement aucun sens.
03:46Ce qu'il faut, c'est vraiment revaloriser ces filières
03:50qui sont aujourd'hui considérées comme des filières de relégation à tort en France,
03:55à savoir toutes les filières qui sont liées au métier de la main,
03:57toutes les filières liées à l'apprentissage et professionnel.
04:02Ça paraît du bon sens, Michel Fayad.
04:04Oui, tout à fait.
04:05Mais je pense aussi que les étudiants, ils cherchent vraiment à avoir
04:08une sorte d'accès libre à différentes filières,
04:13sans qu'il y ait une véritable sélection.
04:14Mais moi, je me rappelle que de mon temps, la première année,
04:18à l'époque, on appelait ça le DEUG,
04:19et maintenant, c'est la première année de licence,
04:21il y avait un pourcentage très bas de réussite.
04:24Même à Assas, par exemple, en droit,
04:26il n'y avait même pas 5% qui passaient la première année.
04:29Donc, ça sert à quoi, si vous voulez, d'éliminer Parcoursup
04:33pour que tout le monde ait accès à tout et n'importe quoi,
04:36et que derrière, dès la première année, ils se fassent tous recaler ?
04:40Il n'y a pas vraiment d'utilité.
04:41J'ai retrouvé que Philippe Baptiste est employé au micro d'Europe 1
04:44chez Pierre de Villeneuve, il y a 10 jours,
04:45il disait que ceux qui veulent supprimer Parcoursup
04:48prennent les lycéens pour des blaireaux.
04:49C'était il y a 10 jours.
04:51Le même homme, ministre de l'Enseignement supérieur,
04:53nous annonce une réforme d'envergure,
04:55alors qu'il n'est là encore que pour 6 mois,
04:56pour 2027, et la suppression pour 2028.
04:59Comment croire des gens qui ont la colonne vertébrale politique
05:02d'un long brique ?
05:02C'est-à-dire que ces gens changent d'avis comme de chemise
05:04en l'espace de 10 jours.
05:06Est-ce qu'ils ont eu le choix, en fait, surtout ?
05:07On a toujours le choix.
05:08On a le choix de passer d'à l'extrême-gauche.
05:09D'ailleurs, vous l'avez dit vous-même, Clélie,
05:11ils cèdent, et c'est pour ça que j'utilise cette formule,
05:13ils auront le déshonneur et les blocages,
05:16ils cèdent parce qu'ils vont avoir de nouveaux blocages
05:18à partir de lundi,
05:19une fois que les vacances de la Toussaint seront passées.
05:21Donc c'est la double peine.
05:22Je pense qu'il y a une forme de peur aussi.
05:24Je pense qu'il y a une forme de peur aussi.
05:25On était pendant deux semaines, quand même,
05:26il y a eu des édiculations.
05:28Souvenez-vous ce qui s'est passé au lycée Nelson Mandela à Nantes.
05:30Enfin, c'était pas rien, ces blocus lycéens,
05:32parce que quand vous rajoutez la violence,
05:33bien sûr de l'extrême-gauche qui s'est rajouté à ces blocus lycéens,
05:36encore une fois, le gouvernement a peur
05:38et donc du coup cède par tout simplement peur de la rue.
05:40Michel Fayette ?
05:40Il y a quelque chose que je voulais dire aussi
05:42par rapport à ce que Gauthier a dit sur l'Uni,
05:44c'est qu'apparemment, d'après les responsables de l'Uni
05:46qui se sont succédés sur les plateaux,
05:48ils n'ont jamais été invités par le ministre,
05:50au-delà même de ce mouvement lycéen.
05:51En fait, ce ministre ne les a jamais rencontrés.
05:53Philippe Baptiste les a reçus, une fois.
05:54Ah, donc une fois.
05:55Philippe Baptiste les a reçus,
05:56pas Édouard Geffrey,
05:57alors Édouard Geffrey est ministre de l'éducation nationale
05:59et pas Sébastien Lecornu
06:00parce que l'UNEF,
06:01les autres syndicats de gauche et d'extrême-gauche
06:03ne voulaient pas les avoir autour de la table.
06:04Mais grosso modo,
06:05quand on parle avec une seule partie,
06:07on fait le choix d'aller forcément
06:08vers les revendications de cette partie,
06:10pas de l'autre.
06:11Monsieur le bref, vous avez évoqué aussi,
06:12c'est peut-être cette erreur de com'
06:14de la part du gouvernement
06:15qui a reçu des influenceurs et des influenceuses.
06:17Peut-être qu'ils voulaient bien faire
06:18en disant on va s'adresser aux jeunes
06:20via les influenceurs et les influenceuses,
06:22mais ils ont grillé la priorité des syndicats.
06:23Non mais c'est-à-dire que
06:24donc vous recevez des influenceurs et des influenceuses,
06:26il y en a une qui a dit
06:27on a été reçu parce qu'on a DM le PM.
06:31On a DM le PM.
06:32Donc on a mis un message
06:33activé sur Instagram au Premier ministre.
06:35Donc je veux bien qu'on reçoive des influenceurs,
06:37à la limite je n'ai rien contre,
06:38mais donc on exclut un syndicat aussi important que l'UNI
06:41qui est le seul syndicat de droite dans les facs
06:43qui a plus de sièges que l'UNEF,
06:46mais on reçoit des influenceurs.
06:47Enfin il y a quelque chose qui ne va pas quand même.
06:49Et puis que Sébastien Lecornu...
06:50Et qui ont été reçus avant bien sûr
06:51donc tous les syndicats
06:52et qui ont dévoilé les annonces.
06:54Ce qu'ils ont très mal pris.
06:54Et certains par visio.
06:55Mais donc Sébastien Lecornu
06:57qui combat avec véhémence d'ailleurs
06:58et non sans talent
06:59l'extrême gauche à l'Assemblée nationale,
07:01leur cède ensuite
07:02en faisant un casting
07:04et en disant
07:05vous vous êtes exclu.
07:06En fait c'est le cordon sanitaire
07:07mais autour de l'UNI.
07:09C'est quand même un truc incroyable.
07:10Alors qu'il y a quand même des figures
07:11comme Louise Montangon
07:12qui ont émergé de l'UNI
07:14pendant cette crise
07:15justement en étant le visage anti-blocage
07:17des jeunes étudiants.
07:19Et en termes de com'
07:20je pense que Sébastien Lecornu
07:21a dit
07:22tiens on va essayer de jouer
07:23dans leurs cours,
07:24on va jouer sur les réseaux sociaux,
07:25on va contacter des influenceurs,
07:26des influenceuses.
07:27C'est juste qu'en fait
07:28il y a un moment donné
07:28ça marche pas.
07:29C'est vrai qu'il y a des revendications
07:30lycéennes,
07:30on peut les critiquer
07:31mais c'est vrai qu'il y en a certaines
07:32qui sont quand même légitimes.
07:33Donc en fait
07:34quand vous faites passer ça
07:35par des influenceurs,
07:35des influenceuses,
07:36des personnes qui en réalité
07:37contrairement aux syndicalistes
07:38n'ont pas de légitimité.
07:40Ils n'ont pas été élus,
07:41c'est un coup de com'
07:41parmi tant d'autres.
07:42C'est vrai que ça paraît
07:43un petit peu léger
07:43comme coup de com'.
07:45Ils ont une audience.
07:46Ils n'ont peut-être pas
07:47une légitimité élective.
07:48Ils n'ont plus d'abonnés
07:49sur Instagram
07:50que les influenceurs
07:51qui ont été reçus hier.
07:51Elle aurait pu peut-être
07:52être reçus en termes de
07:54titre d'influenceuse.
07:56Oui c'est ça,
07:56on n'ouvre pas la porte
07:57en tant qu'unis,
07:58passe pas la fenêtre
07:58en tant qu'influenceuse.
07:59Oui c'était peut-être ça
08:00la solution.
08:01Gauti Lebrun,
08:01Hélène Rouet et Michel Fayat
08:02dans le débat d'Europe 1.
08:04Pendant ce temps,
08:05vous allez écouter
08:06ce que dit le patron
08:07de Coopérative U.
08:08Il était l'invité
08:10d'Europe 1 ce matin.
08:11Vous l'entendrez
08:12juste après le journal
08:12permanent d'Europe 1.

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