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  • il y a 5 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02Merci de nous rejoindre 13h44 sur Europe 1.
00:04Vous écoutez Clélie Mathias, son chroniqueur Georges Fenec,
00:07qui essaie d'être aussi d'accueillir votre deuxième invité, Clélie,
00:10Aminata Nyakate, porte-parole nationale d'Europe Écologie Les Verts.
00:14Bonjour Aminata Nyakate.
00:15Bonjour.
00:16Soyez la bienvenue.
00:17Écoutez Gabriel Attal, candidat Renaissance à l'élection présidentielle,
00:20qui a vivement critiqué la stratégie de LFI par rapport évidemment à la mobilisation des lycéens.
00:24Il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur Europe 1.
00:27On voit que la France Insoumise, à nouveau, se sert de notre jeunesse
00:32comme de la chair à canon politique.
00:34Ils encouragent des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes,
00:37à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs,
00:41de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics.
00:44Et c'est totalement insupportable.
00:46Ça, c'est la première chose.
00:47Et la deuxième chose, c'est que ça montre aussi une forme de banalisation
00:51que je dénonce depuis plusieurs années de la violence chez les jeunes.
00:54et le fait que notre réponse pénale n'est pas adaptée à ce rajeunissement de la violence
00:59et à cette banalisation de la violence.
01:01Je rappelle les chiffres à 76 personnes, soit des élèves, soit des personnels blessés
01:05depuis le début de la mobilisation, selon les chiffres du ministère de l'Éducation nationale.
01:09Est-ce que vous pensez que la France Insoumise souffle sur les braises ?
01:12Alors moi, je ne suis pas l'avocate de la France Insoumise.
01:16Ce que j'ai envie de vous dire, c'est que les écologistes soutiennent
01:20les revendications des lycéens qui sont légitimes sur les moyens consacrés à l'école.
01:25Les jeunes, c'est vraiment l'avenir de la France.
01:29Ils demandent plus d'enseignants.
01:32Et ils demandent aussi l'adaptation de leurs locaux.
01:35On sait que certaines classes...
01:37Je ne sais pas pour les revendications, mais quand vous voyez par exemple
01:39le maire de Saint-Denis, Bali, Bagayoko, qui va voir les élèves,
01:43qui essayent, je ne sais pas trop ce qu'il fait avec la poubelle d'ailleurs.
01:47Est-ce que vous trouvez ça normal ou pas ?
01:49Je pense qu'il était dans une posture de dialogue, en tout cas de ce que j'en ai vu.
01:53Selon les médias, ça a été interprété d'une manière ou d'une autre.
01:56Mais le ressenti que j'avais, c'est qu'il était plutôt dans une posture de dialogue.
01:59Et je pense que la présidente de région devrait aussi dialoguer avec ces jeunes
02:03dont les revendications sont légitimes.
02:05Ensuite, sur les violences, vous vous rappelez que les écologistes
02:08ont toujours dénoncé les violences.
02:11Voilà, une soixantaine d'élèves blessés, ce n'est pas acceptable.
02:16Mais les violences ne doivent pas permettre de masquer la réalité
02:21et la légitimité des revendications des jeunes.
02:25Alors, vous avez fait référence à la présidente de région Île-de-France,
02:28Valérie Pécresse, qui a dit qu'elle allait envoyer la facture,
02:30d'ailleurs parce qu'il y a eu évidemment beaucoup de casse et d'incendie,
02:33100 000 euros à Bali, Bagayoko.
02:35Bah écoutez, je ne sais pas si ça prospérera en justice,
02:39mais elle peut toujours le faire.
02:40Mais elle pourrait, je pense aussi, engager le dialogue avec les lycéens.
02:44C'est la région qui a la responsabilité des lycées.
02:46Georges Fenech.
02:48Non mais j'entends, c'est un discours tout à fait républicain,
02:51que je viens d'entendre.
02:52A savoir que la violence, elle n'est pas autorisée,
02:55elle n'est pas acceptable en tout cas.
02:57Elle n'est pas acceptable.
02:57Du tout acceptable, surtout quand certains élus se présentent
03:00sur les lieux de violence et donnent le sentiment en tout cas
03:02d'encourager cette violence des jeunes.
03:05Mais maintenant, ça pose aussi la question,
03:06peut-être pouvez-vous me répondre,
03:08quels sont vraiment vos rapports avec LFI,
03:11notamment à propos de la présidentielle ?
03:13On voit les difficultés que vous avez pour la constitution des groupes,
03:15notamment au niveau du Sénat.
03:16Pas de difficultés, c'est tranché.
03:18C'est tranché, oui, mais enfin, c'était pas évident au départ.
03:21Donc, quelle est votre position par rapport à ceux qui,
03:25effectivement, rallument les braises sur des violences
03:29qui sont absolument inacceptables ?
03:29Les écologistes ne soutiendront jamais des prises de position
03:35invitant, incitant à la violence.
03:37On a toujours été clair là-dessus, on ne soutient pas la violence.
03:40On a un regard différent sur la désobéissance civile,
03:44qui est reconnu par l'État, qui est une forme d'expression
03:47et de revendication légitimée par le Conseil d'État.
03:51Ce n'est pas la même chose, mais c'est jamais sans violence.
03:54Et c'est à visage découvert, en assumant ces actes,
03:57mais jamais sans violence.
03:59Donc, indépendamment de LFI, LFI ou pas,
04:02nous condamnons les violences.
04:04Et dans le même temps, on ne peut pas réduire ce débat
04:07à juste ces violences.
04:09Ça ne doit pas annihiler les revendications des jeunes
04:13qui sont légitimes.
04:15Aminata, n'inquiétez, on faisait référence,
04:17Georges Fenech faisait référence au Sénat.
04:19Vous disiez, c'est tranché ?
04:20Pas forcément, parce que rien alors.
04:22Le groupe écologiste du Sénat, vous allez me dire si c'est juste,
04:25ne va pas accueillir le premier sénateur de la France insoumise,
04:28Gabriel Lamarre.
04:29Voilà, cette question est tranchée.
04:30C'est une chose de consensus interne.
04:31Celle-là, elle est tranchée.
04:32Mais, vous avez ouvert la porte au divers gauche,
04:35Marc Perret, qui a été élu avec le soutien
04:36des LFI et des Verts.
04:38Et, Gabriel Lamarre a réagi.
04:41Il a dit, mais ceux qui pensent qu'ils vont imposer à Marc Perret
04:43un choix de manière unilatérale
04:44se mettent un bras dans l'œil.
04:46Les insoumis, de toutes parts, ne comprendraient pas
04:48pourquoi les écologistes prétendent faire le tri entre nous.
04:51Nous allons donc ensemble discuter de ce que nous faisons.
04:53Alors, après, Marc Perret décidera
04:55s'il souhaite rejoindre le groupe ou pas.
04:57En tout cas, il était candidat sur une liste
05:00soutenue par les écologiques.
05:01Donc, c'est naturel qu'il rejoigne le groupe
05:04s'il le souhaite.
05:05Est-ce que ce n'est pas un peu hypocrite, quand même ?
05:07En revanche, sur le Rhône,
05:11il y avait une liste écologiste
05:14et cette candidature, elle a été faite
05:16contre cette liste.
05:18Et puis, pendant la séquence de la campagne,
05:20on peut dire que la France insoumise
05:22n'a pas toujours été très tendre
05:23avec Mélanie Vogel, nouvelle présidente
05:25de ce groupe, qui a subi un harcèlement
05:28en ligne inacceptable.
05:30Et je profite d'être ici pour apporter
05:31tout mon soutien, avec des arguments
05:33de mauvaise foi
05:35sur la manière dont on a géré
05:37la séquence et la création.
05:38Parce que, justement, Marc Perret,
05:40lui, il était dans une coalition
05:42où il y avait des éléfistes
05:43et des écologistes.
05:45Donc, les configurations étaient différentes.
05:50Il y a une candidature
05:51qui est soutenue et acceptée
05:53par les sénateurs du groupe
05:56et une autre qui ne l'est pas.
05:58Ami Nathalie Catté,
05:59aux aides-portes-paroles
06:00d'Europe Écologie Les Verts.
06:01On reste ensemble, évidemment.
06:02On abordera la question
06:04du pouvoir d'achat
06:05et puis de la présidentielle, bien sûr.
06:06Il est 2h moins 10.
06:07Très bon après-midi
06:08avec Lélie Mathias sur Europe 1.
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