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Les conseils de notre docteur Brigitte Milhau sur les sujets santé qui vous concernent dans #BonjourDrMilhau
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00:00Bonjour, aujourd'hui dans la santé expliquée à ma fille, je répondrai aux questions de Sacha sur les aliments ultra
00:07transformés et bien sûr sur leurs effets sur notre santé.
00:12Puis le docteur Julien Framzel nous expliquera comment les facettes dentaires peuvent transformer votre sourire.
00:19Enfin le docteur Martin Blachier nous présentera une innovation à venir pour mieux lutter contre les hémorragies.
00:32Alors Sacha, on s'intéresse comme on l'a dit aux aliments ultra transformés et ils sont nombreux, ils sont
00:38presque partout et évidemment on va s'intéresser à leurs effets sur notre santé.
00:43Alors déjà est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'est un aliment ultra transformé parce que dans notre
00:47alimentation il y a plein de choses qui sont transformées.
00:51Alors quelle est la différence entre transformé, ultra transformé ?
00:54Mais c'est bien de dire qu'il y en a des transformés parce qu'il y a les brutes,
00:57une pomme, machin, il y a les transformés comme le pain, le pain s'est transformé, le fromage s'est
01:02transformé, la confiture s'est transformée, une boîte de tomates en conserve s'est transformée.
01:08Et après il y a les ultra transformés, le tout est dans le nom, c'est ultra transformé.
01:13Oui mais il y a peut-être une définition ou une explication ?
01:16Alors il y a une définition brésilienne, Nova, mais ce qu'il faut comprendre c'est que ce sont des
01:22aliments, enfin des produits pardon, à base d'un procédé industriel.
01:27Parfois il y a des aliments à base d'aliments, parfois à base de morceaux d'aliments, parfois il n
01:32'y a même pas d'aliments du tout dedans.
01:33Et comme on va le voir, dedans il y a absolument plein de choses, des ingrédients, des additifs, des arômes
01:41artificiels, des édulcorants, des sucres, des graisses, du sel, des produits reconstitulés.
01:47Et là il y en a quelques-uns, mais il y en a beaucoup d'autres.
01:52Et tout ça avec des produits, des procédés de fabrication chimiques, biologiques, du soufflage, de la cuisson, de l'hydrogénation,
02:03enfin énormément de choses.
02:05C'est pas très naturel quoi.
02:06Des conservateurs, des...
02:07Et alors est-ce que tu peux nous donner des exemples pour qu'on comprenne mieux de quoi on parle
02:13?
02:14Parce que là c'est pas très parlant quand même.
02:17C'est là que c'est trompeur.
02:19C'est qu'en fait les aliments ultra transformés, ça correspond à peu près à 40% de ce que
02:27consomment les adultes.
02:29Et à 60% de ce que consomment les adolescents.
02:33Donc tu vois...
02:33Donc c'est assez concernant.
02:34Oui, c'est 6 aliments sur 10 dans un supermarché par exemple, qui sont des produits ultra transformés.
02:41Exemple.
02:42Alors il y en a qui paraissent évidents.
02:43Tu vas savoir que des chips qui sont par exemple aux légumes...
02:47Barbecue.
02:48Des chips au barbecue, des chips au légume, tu te doutes bien que les frères.
02:51Oui, ok.
02:51Mais parfois, un petit yaourt aromatisé, tu penses pas que c'est ultra transformé ?
02:57Là on a mis quelques éléments, mais tu vois, un croque-monsieur, un cordon bleu, la plupart des chips, mais
03:06non mais les céréales du petit déjeuner.
03:07C'est quand même tous les produits que tout le monde consomme, pas tout le monde, mais beaucoup quand même.
03:12Les sodas, mais c'est tout, c'est les pannies, le pannies de ton petit déjeuner, les pannies.
03:18Et c'est là que c'est difficile et que c'est vraiment, on se fait piéger parce que c
03:24'est comme tu dis...
03:25Oui, c'est un peu tout quoi.
03:27Alors pourquoi ils font ça ? Pourquoi ils ultra transforment des produits ?
03:30Pour que tu achètes.
03:32Ah d'accord, très bonne raison.
03:34En général, alors il faut que généralement c'est pas cher, c'est pratique, souvent du snacking, tu vois, t
03:41'as rien à faire, tout le paquet, ton grand monsieur t'as pas tartiné ton truc et tout, non, tout
03:45le paquet.
03:46Il y a déjà le beurre sur la partie.
03:48Donc c'est pas cher, c'est pratique, c'est...
03:51Dedans, il y a tellement de produits dedans que ça donne envie de dire tourner.
03:55Tout est fait pour que vous en mangez, que vous en remangez, ça se mange vite.
03:59Parfois c'est croquant, suivant ce qu'on a mis dedans.
04:02Parfois, au contraire, c'est tout à fait fondant.
04:04Enfin, tout est fait pour que...
04:05Et puis ça se conserve aussi par rapport à d'autres produits qui se périment hyper pressément.
04:10Et alors comment on les reconnaît, ces ultra transformés ?
04:13Eh bien c'est ça le problème.
04:14Parce que là, ils sont pas vraiment cachés.
04:16On se doute bien qu'un croque-monsieur tout près industriel, bon...
04:19Oui, mais tu dis pas que c'est ultra transformé.
04:21Tu penses pas à tous les procédés industriels qu'il y a eu en amont, etc.
04:25Et surtout qu'au-dedans, il y a tellement de produits ajoutés, d'additifs et tout,
04:30que ça fait à la fin, déjà, il faut regarder la liste.
04:33Si tu regardes quand même les étiquettes, la composition,
04:36quand elle est longue comme ça, on doit se dire, tiens, là, c'est ultra transformé.
04:40Mais ce qui est important, c'est que l'assurance maladie, justement,
04:44aimerait, au même titre qu'il existe un Nutri-Score, tu sais, le logo coloré...
04:48Oui, A, B, C.
04:50En fait, l'assurance maladie aimerait qu'on soit informé,
04:54qu'on sache que l'on va consommer...
04:56Que l'on rajoute une lettre.
04:57...un aliment ultra transformé.
04:58Donc, ils aimeraient entourer le Nutri-Score d'un petit bandeau noir
05:02qui pourrait signaler...
05:03C'est pas encore, mais c'est dans les projets à venir.
05:07Oui, mais c'est bien, c'est important.
05:07Si ça a besoin d'être signalé comme ça, c'est que c'est vraiment très mauvais pour la santé.
05:11Alors, comment ça...
05:12C'est quoi l'impact de ces ultra transformés sur notre santé ?
05:15Alors, ce que l'on sait maintenant,
05:17c'est que consommer une quantité importante,
05:20c'est pas parce que tu manges une pizza industrielle ou un biscuit
05:23que tu vas être malade.
05:24Mais ce que l'on sait, c'est que...
05:26Ce qu'on le disait, c'est quand même 40 à 60% des produits que l'on consomme.
05:30Donc, ce qu'on sait maintenant, c'est qu'il peut y avoir du surpoids.
05:35Tu as vu la composition tout à l'heure du sucre et du machin.
05:40Surpoids, obésité, maladie cardiovasculaire.
05:43Il y a beaucoup de sel dedans.
05:44Le sel fait monter la tension artérielle, donc provoque aussi des maladies cardiovasculaires.
05:50Mais pas que.
05:51Il y a le sucre, le diabète.
05:52Le sucre, le diabète de type 2.
05:54Il y a aussi notre microbiote.
05:57Nos micro-organismes qui sont dans notre ventre,
06:00en fait, ils sont habitués depuis des centaines d'années à consommer des produits qu'ils connaissent.
06:06Là, avec tout ce qu'on a ajouté dedans, tous ces additifs, ils ne connaissent pas.
06:10Donc, ça perturbe complètement notre microbiote.
06:13Donc, on va avoir des troubles intestinaux.
06:15Certaines études ont montré que ça avait aussi une action sur les troubles du sommeil,
06:21mais aussi une action en provoquant certains syndromes dépressifs,
06:25et aussi une action sur certains cancers, notamment des cancers digestifs.
06:30Donc, oui, encore une fois, on parle de forte consommation.
06:35Et encore une fois, je ne voudrais pas que les gens pensent qu'en avalant...
06:39Mais c'est important quand même de comprendre qu'on ne peut pas continuer à manger tout ça sans être
06:46informé.
06:46Ça, c'est important de le comprendre.
06:49Et ce qu'il faudrait, c'est arriver à limiter le nombre de produits au profit,
06:56ou alors à les mélanger, par exemple, avec des fruits, des produits bruts, quoi.
07:00Des fruits, des légumes, des œufs, du poisson, de la viande,
07:04mais vraiment varier l'alimentation.
07:06Et on peut en consommer quelques-uns, mais vraiment avec modération.
07:11Maintenant qu'on connaît leurs effets sur la santé,
07:13il faut absolument être informé.
07:16Je pense que ça ne va pas tarder.
07:17Et surtout, avec modération.
07:24Docteur Julien Framzel, je suis ravie de vous accueillir.
07:27Vous êtes chirurgien dentiste à Paris.
07:29Et aujourd'hui, avec vous, on va voir comment métamorphoser un sourire,
07:34j'allais dire, grâce à des facettes.
07:37Alors déjà, rappelez-nous ce que sont les facettes.
07:39Ça existe depuis plusieurs années quand même.
07:40Alors les facettes, on va dire que ça fait au moins peut-être une trentaine d'années que ça existe.
07:44C'est en fait une pellicule de céramique, on va dire ça comme ça,
07:48qui va être collée sur la dent.
07:51Donc vraiment un collage, on va dire, très efficace.
07:54Et qui va permettre de restaurer la forme, la teinte,
07:56ou de corriger éventuellement une dent cassée ou abîmée.
07:59Et aussi protéger certaines dents qui peuvent être particulièrement usées.
08:04Alors l'avancée, par rapport à mon époque,
08:09l'idée c'est quand même de préserver au maximum la dent dans son intégrité,
08:14son entièreté, de ne pas l'abîmer.
08:15C'est ça l'idée avec les facettes ?
08:17Alors exactement.
08:18Aujourd'hui, avec les facettes, on a différents types de céramique
08:21qui peuvent être plus ou moins fines et qui vont être plus ou moins adaptées
08:24aux défauts que nous devons corriger.
08:26On peut penser à la céramique felsfatique,
08:29qui va être une céramique qui va être très fine, très translucide,
08:32qui ne va peut-être pas forcément permettre de corriger la teinte d'une dent,
08:36mais qui va corriger aisément la forme
08:37et qui va être très préservatrice pour les mailles de la dent.
08:40D'accord.
08:40Et on la compare toujours aux faux ongles.
08:44C'est un petit peu la même chose ?
08:45C'est un petit peu ça, si on veut dire ça concernant.
08:48Mais les faux ongles, on ne les garde pas longtemps,
08:49alors que la facette, on la garde longtemps.
08:50La facette, il vaut mieux qu'elle dure longtemps, effectivement.
08:52On la garde combien de temps ?
08:53Une dizaine d'années, une quinzaine d'années ?
08:55Alors, si c'est correctement réalisé,
08:56vous pouvez la garder sur de très longues années,
08:5815, 20, peut-être même plus,
09:00aujourd'hui avec les nouveaux protocoles de collage.
09:02Le souci qui peut pousser un patient éventuellement à leur faire,
09:05c'est malheureusement le vieillissement,
09:06le retrait de la gencive qui arrive avec le temps
09:08et qui peut pousser le patient à dire
09:11« J'aime un peu moins aujourd'hui cette facette
09:15et j'ai envie de la changer parce que ma gencive s'est rétractée. »
09:18Sinon, donc ça tient longtemps.
09:19Alors, vous êtes venu à aider avant-après,
09:20nous on aime bien aider avant-après.
09:22Alors, montrez-nous les principales indications
09:24et encore, vous en avez beaucoup plus,
09:26mais on va y aller doucement.
09:28Alors là, qu'est-ce que vous avez fait ?
09:30Racontez-nous.
09:30Alors ici, c'est le cas d'une patiente
09:32qui avait en fait pas mal d'usure
09:34au niveau de ses incisives centrales
09:36avec des restaurations en résine composite
09:38qui étaient un petit peu vieillissantes
09:39et elle avait un vrai désir de récupérer,
09:42on va dire ça,
09:43mais de la manière la plus naturelle possible.
09:45Elle ne voulait pas que ça se voit,
09:46elle ne voulait pas qu'on se pose des questions
09:49sur son sourire ou autre.
09:50Donc nous, on s'est permis de vraiment restaurer
09:53en fait les mailles qu'elle avait perdues
09:55sur la dent en collant.
09:57Donc c'est la même avant et après.
09:59Exactement.
10:00Et c'est même un cas où, si vous pouvez le voir,
10:02on a travaillé un tout petit peu
10:04au niveau de la gencive
10:05pour avoir un sourire un petit peu moins gingival
10:07qui permet de moins montrer les gencives
10:10au niveau de cette patiente.
10:12D'accord.
10:12Et ça, ça prend à peu près combien de temps ?
10:14Alors, ça s'effectue sur environ,
10:15on va dire, 3-4 rendez-vous.
10:17On a un premier rendez-vous,
10:18on va se positionner,
10:20faire un plan de traitement,
10:21savoir exactement ce qu'on va réaliser
10:22avec ce qu'on appelle un mock-up
10:23qui est une prévisualisation du résultat final
10:25qu'on peut essayer et critiquer avec le patient.
10:28Et ensuite, on aura, on va dire,
10:30un rendez-vous de préparation,
10:32de pause et d'empreinte surtout.
10:34Et un second rendez-vous pour la pause
10:36si tout va bien
10:37et potentiellement un troisième
10:38si jamais on voit que le rendez-vous de pause,
10:40on a des petits changements à effectuer ou autre.
10:42Donc en 15 jours, 3 semaines,
10:43on a quand même un résultat.
10:45Et d'autres cas alors, d'autres indications ?
10:48L'indication, ça peut être aussi des traumatismes.
10:51Ah oui, là c'est un sacré traumatisme.
10:53Voilà, donc ça c'est un patient.
10:54Mais là c'est une facette quand même ?
10:55Oui, c'est une facette.
10:57Parce qu'on n'a pas voulu couronner la dent
10:59parce qu'elles n'étaient pas assez abîmées à mon goût.
11:01Et c'est donc un patient
11:03qui avait fait une belle chute dans les escaliers.
11:07Et surtout, il était jeune
11:08et il avait vraiment besoin de récupérer ses dents.
11:11Et alors le résultat,
11:12donc là on travaille beaucoup quand même,
11:14là on prépare ?
11:16Alors la dent étant déjà abîmée,
11:18on a peu de préparation à faire en réalité.
11:20On va retirer une pellicule de 0,3 mm sur le dessus
11:24pour laisser l'espace à la céramique
11:25pour que le prothésiste puisse travailler.
11:27Et ensuite, on va coller notre céramique
11:30pour restaurer surtout la partie abîmée.
11:32Et surtout, comme on a les dents à côté
11:34qui sont, on va dire, intactes,
11:36on ne doit pas créer de surapé ça.
11:37Et là, elle était abîmée aussi.
11:38Oui.
11:39Donc ça faisait trois.
11:41Exactement.
11:42Ah oui, autre exemple.
11:47Voilà, ça c'est un cas assez simple
11:48de facette unitaire.
11:50On avait une restauration en composite
11:52qui était défaillante
11:53et on est venu faire une seule et même dents.
11:55Et c'est des cas qui sont parfois les plus compliqués
11:57parce qu'on doit matcher vraiment
11:58une seule facette avec les autres dents.
12:00Avec des couleurs.
12:00Voilà, exactement.
12:01C'est là où la communication avec le prothésiste
12:04doit être primordiale.
12:05Oui, mais ça, ce n'est pas évident
12:06d'avoir des bons prothésistes, j'imagine.
12:08On les compte sur les doigts de la main.
12:09Oui, effectivement.
12:10C'est un vrai boulot.
12:11Ensuite, cas suivant.
12:16Alors là, c'est un cas
12:18avec ce qu'on appelle une micro-doncille latérale.
12:20Donc c'est des latérales qui sont...
12:22Oui, on voit bien qu'elles sont plus petites.
12:24Exactement, plus petites.
12:25Donc la demande du patient,
12:26c'était vraiment de rétablir des dents
12:27un petit peu plus larges.
12:29Donc là, c'est presque des facettes
12:30qu'on appelle, nous, no prep.
12:32C'est-à-dire qu'on ne prépare pratiquement pas la dent
12:34puisque le but étant uniquement
12:36de rajouter de la matière plus qu'autre chose.
12:38Mais vous êtes obligé, de toute façon,
12:39de la limer un petit peu,
12:40de la polir un petit peu la dent.
12:42Dans ce cas-ci, presque pas
12:43parce que vous voyez,
12:43on a vraiment des dents qui ont moins de matière
12:47comparé aux autres.
12:48Donc là, on est plus dans une thérapeutique,
12:50on va dire, d'ajout
12:51plutôt que de préparation.
12:54Et il faut que ce soit quand même très fort
12:56pour ne pas être gêné,
12:57il faut que la gencive...
12:58En fait, toute la difficulté,
13:00c'est vraiment l'épaisseur, finalement,
13:02selon ce qu'on veut obtenir comme résultat.
13:05Exactement.
13:05Et c'est ce qui va être compliqué
13:06et qui va demander une grande technicité
13:08auprès de nos prothésistes
13:09pour pouvoir réaliser ce travail.
13:10Quand vous dites une grande technicité,
13:13c'est une question très bête que je vais poser,
13:15mais c'est plus facile de poser une facette
13:17ou une couronne ?
13:18Alors, c'est plus technique de poser une facette
13:20et surtout, c'est plus technique à réaliser également
13:23parce que c'est une préparation
13:24qui va être très fine
13:25où on va devoir cacher les limites de la facette
13:28entre les dents.
13:29Donc, vraiment, si c'est mal réalisé,
13:31on peut avoir une facette qui n'est vraiment pas jolie
13:33et qui ne va pas plaire aux patients.
13:34Donc, c'est un grand travail de réflexion en amont.
13:37Et ensuite, pour le prothésiste,
13:38c'est beaucoup plus de boulot
13:39parce que c'est vraiment...
13:40Le prothésiste, il vient à votre cabinet ?
13:42Il peut venir au cabinet
13:42ou alors après, on peut communiquer avec lui
13:44via des photos
13:45ou alors des petites caméras
13:46qui nous permettent d'enregistrer la teinte.
13:48Et lui, c'est vraiment un travail
13:49de stratification de céramique au pinceau
13:51pour créer justement la vie dans la céramique.
13:53Oui, les résultats sont assez impressionnants.
13:55Ça fait tellement naturel.
13:57On a l'impression que c'est vraiment comme vous dites au pinceau.
13:59C'est ça, c'est au pinceau.
14:00Ce sont des artistes.
14:01Pour ceux qui ont les dents du bonheur,
14:04qui ne sont pas trop écartés,
14:06on peut aussi rapprocher un peu ?
14:08Oui, absolument.
14:08On peut fermer un diastème,
14:09ce qu'on appelle un diastème,
14:10avec justement des facettes.
14:12C'est quelque chose qui se fait très bien.
14:13Mais il y a aussi plein de patients
14:14qui ont envie de le conserver parfois
14:15parce que ça fait partie de leur personnalité.
14:17Tout à fait.
14:17On en connaît.
14:19On va regarder un autre.
14:19Ah oui, alors là,
14:21elles sont bien allumées quand même.
14:23Oui, alors ça,
14:24c'est deux anciennes restaurations
14:25en résine composite
14:26qui avaient un petit peu fait leur temps
14:27et cette patiente avait vraiment
14:28une demande de l'échanger
14:31et elle ne voulait pas repartir sur quelque chose.
14:32Donc en fait,
14:32on avait déjà mis un composite sur les dents
14:35et vous avez rattrapé en fait
14:38l'usure de ce composite.
14:39Exactement.
14:39Et en fait,
14:40on a retiré un tout le composite
14:42pour le remplacer par une pellicule de céramique.
14:46Après, il y en a encore ?
14:47Vous avez encore un cas, je crois.
14:49Oui.
14:50Alors ça, c'est un cas d'usure.
14:52Donc ça, c'est un petit peu plus compliqué.
14:53Ce sont des patients qui sont en général bruxomans
14:56et donc qui ont usé leurs dents.
14:57Donc ça veut dire que leurs dents se frottent
14:58les unes contre les autres ?
14:59Voilà.
14:59Ils ont usé leurs dents
15:00de manière assez pathologique
15:01et ils se retrouvent avec ce qu'on appelle
15:03une perte de dimension verticale,
15:04c'est-à-dire qu'ils ont les taches
15:05de la face inférieure
15:06qui paraît un petit peu plus bas
15:06parce qu'on a vraiment des dents
15:08qui ont perdu un à deux millimètres d'émail.
15:10Et nous, on va pouvoir,
15:11grâce aux facettes
15:13et ce qu'on appelle des vonley,
15:15des sortes de facettes
15:17qui peuvent recouvrir
15:18un petit peu le dessus de la dent,
15:20rehausser en fait la perte de substance
15:21et protéger justement cet émail
15:24qui aurait disparu.
15:24Mais il va continuer à bruxer quand même.
15:26Alors oui,
15:27mais l'émail sera protégé
15:29et il aura en fin de traitement
15:31souvent une gouttière
15:31pour protéger le traitement.
15:33Oui, parce que ça ne va pas l'empêcher.
15:35Non, mais par contre,
15:36on va protéger la dent
15:38et éviter que celle-ci s'use plus.
15:40Oui, la vraie dent s'usera moins,
15:42ce sera la facette qui s'usera.
15:43Mais là, quand on voit cette transparence,
15:46je ne sais pas la photo,
15:47c'est que c'est réellement fait
15:49avec vraiment un aspect
15:51tellement naturel.
15:53C'est ça.
15:54Et c'est là où le travail du prothésiste
15:56est très important
15:56et puis de se mettre d'accord aussi
15:57avec lui en amont
15:58sur ce qu'on doit réaliser
15:59et la demande du patient, bien sûr,
16:01parce que c'est quand même le patient
16:02qui en général se fait
16:03une petite idée du résultat.
16:04Donc, on doit l'aiguiller nous là-dedans
16:06et l'aider à choisir une teinte
16:08qui correspond de sa demande.
16:09Mais une facette peut être mal posée.
16:12Vous nous avez apporté aussi un cas
16:14d'une personne qui n'était pas très contente.
16:16Oui.
16:17On va regarder.
16:19Voilà, donc ça, c'est un cas
16:21où on a vendu un peu des facettes
16:24à cette patiente,
16:24mais qui n'en sont pas en réalité.
16:26C'est plutôt en plus des couronnes
16:27qui sont solidarisées.
16:28On parlera presque de bridge.
16:30Et on peut voir
16:31toute une sorte de liseré inflammatoire
16:33autour de la gencive.
16:34C'est la gencive, là.
16:35Mais ça veut dire qu'ils ont mis
16:36trop épais ?
16:37Des choses trop épaises ?
16:38Non, plutôt des restaurations
16:41qui ne sont pas adaptées.
16:42C'est-à-dire qu'ils sont en surcontour
16:43comparé à la gencive.
16:44Donc, ça fait comme une marche d'escalier
16:45et vous avez de la nourriture
16:46qui se glisse autour.
16:47Ah oui, ça crée une parodontie.
16:48Voilà.
16:48Et vous êtes dans l'impossibilité, vous,
16:50de nettoyer ces zones-là
16:51et qui rendent la gencive inflammatoire.
16:53Donc, j'imagine que vous avez fait
16:54une dépose et une repose ?
16:56On en discute, là.
16:58Ah, ce n'est pas encore plus.
16:58Non.
16:59Vous viendrez nous apporter
17:00les résultats une fois qu'elle leur a...
17:02Après, non seulement ça ne lui plaît pas,
17:06mais ça peut être dangereux aussi
17:07parce qu'il peut y avoir des bactéries après
17:09et des poches parodontales
17:10et des infections généralisées.
17:11Donc, c'est aussi...
17:13Exactement.
17:14C'est le genre de traitement
17:15qui peut desservir pas mal le patient.
17:18Vous avez toujours dit
17:19ma patiente, ma patiente, ma patiente.
17:21Il y a plus de femmes que d'hommes ?
17:22Pas forcément.
17:23C'est très variable.
17:24Vous voyez, dans les cas
17:25que je vous ai montrés,
17:26c'est 50-50.
17:28Donc, il y a vraiment un peu de tout.
17:29Qu'est-ce que vous donneriez
17:30comme conseil à nos téléspectateurs
17:32et téléspectatrices
17:34pour choisir un bon poseur de facettes ?
17:38Alors, j'ai envie de dire,
17:39renseignez-vous.
17:40Quelqu'un qui va prendre le temps
17:41de vous écouter,
17:42de savoir ce que vous avez vraiment envie,
17:44prend le temps de voir aussi
17:46le plan de traitement,
17:47ce qu'on appelle le wax-up
17:48ou le mock-up
17:49qui va être votre projet esthétique.
17:50On peut projeter, nous,
17:51aujourd'hui sur des photos.
17:52Donc, on prend une petite photo du patient
17:53et puis on fait une prévisualisation
17:55pour lui montrer un peu le résultat.
17:58C'est beaucoup, j'imagine,
17:59de bouche à oreille.
18:00Aussi, mais pas spécialement.
18:02Voilà, c'est surtout,
18:03moi, je pense que c'est vraiment
18:04quelque chose qui doit être technique
18:06et il faut bien choisir
18:08la personne avec qui le faire.
18:09Oui, mais ce n'est pas évident de le savoir.
18:10Merci beaucoup, Dr Framzell.
18:12Merci à vous.
18:19Dr Martin Blachier, bienvenue.
18:21Je rappelle que vous êtes
18:22médecin de santé publique
18:23et donc, bonjour, Dr Millot,
18:24vous nous présentez vos innovations.
18:26Exactement.
18:27Alors là, une innovation, quand même,
18:28qu'on attend depuis longtemps.
18:29Il y a toujours eu un problème
18:30avec les hémorragies.
18:32Et donc là, de quoi s'agit-il exactement ?
18:34Alors, il s'agit d'un gel
18:35qui s'appelle le Tromagel
18:36et qui est assez révolutionnaire
18:38qui a été découvert aux Etats-Unis
18:39en collaboration avec l'armée américaine
18:41pour les hémorragies externes.
18:43Vous savez que quand vous avez
18:44un accident de la route très grave
18:46ou quand vous êtes sur un terrain d'opération
18:47et que vous avez une blessure par balle,
18:50votre hantise, c'est l'hémorragie.
18:52Et notamment l'hémorragie
18:53qui n'est pas sur les membres.
18:54Parce que les membres,
18:55vous pouvez mettre un garrot.
18:56Mais quand vous avez une blessure au thorax
18:58ou à l'abdomen,
19:00en fait, vous avez un problème.
19:01Jusqu'à aujourd'hui, qu'est-ce qu'on faisait ?
19:03On prenait des compresses homéostatiques
19:04et on appuie extrêmement fort,
19:06comme on peut voir dans les films.
19:07Donc, on met les compresses dans la blessure
19:09et on appuie extrêmement fort.
19:10Et on essaye, au bout de 3 à 5 minutes,
19:12d'avoir jugulé l'hémorragie interne.
19:14Évidemment, la personne a perdu...
19:16De l'hémorragie, du vaisseau qui est...
19:17Évidemment, mais je parle
19:18des hémorragies assez importantes.
19:20Et donc, en fait,
19:20cette innovation,
19:21c'est complètement différent.
19:23Si on va aller injecter
19:24dans la blessure
19:25un gel
19:26qui est une espèce de mousse
19:27qui va finalement remplir
19:28la blessure,
19:29on le verra sur les images,
19:31et en fait,
19:31va stopper
19:32en moins de 10 secondes
19:34l'hémorragie.
19:34Donc, c'est assez impressionnant.
19:36Et puis, ça permet
19:37sur les terrains militaires
19:38aux médecins
19:39de passer à un autre malade.
19:40Et l'idée, c'est ensuite
19:41de l'amener au bloc opérateur.
19:42Là, il y a des images, donc...
19:44Exactement.
19:44On injecte, en fait,
19:45dans la blessure,
19:46ça, c'est simili de blessure,
19:48la mousse.
19:49Et en fait, en 10 secondes,
19:50cette mousse va provoquer
19:52la coagulation
19:53et va stopper l'hémorragie.
19:54Et donc, ensuite,
19:55il faut transporter
19:56le malade au bloc opératoire
19:58où le chirurgien
19:58va pouvoir très rapidement
19:59enlever la mousse
20:00et opérer le patient.
20:02Mais quand vous dites
20:02que le chirurgien
20:03va pouvoir très rapidement
20:04enlever la mousse,
20:05il va vraiment...
20:06Ça ne risque pas
20:07de partir justement
20:08un petit peu partout
20:09et on ne risque pas
20:10en essayant de l'enlever,
20:12de créer d'autres hémorragies ?
20:13Exactement.
20:14En fait, c'est le problème
20:14qu'on avait jusqu'à aujourd'hui.
20:16Tout ce qu'on avait essayé,
20:17soit ça crée des petits embols
20:18dans la circulation,
20:19ce qui est gravissime
20:19parce que ça va boucher
20:21des vaisseaux un petit peu plus loin,
20:22ou vous aviez la matière
20:23qui allait coller, en fait,
20:24au tissu.
20:24Et donc, après,
20:25vous alliez avoir des tissus
20:26qui allaient être brûlés, collés.
20:27Et là, en fait,
20:28avec de l'eau,
20:29le chirurgien,
20:29il va complètement dissoudre
20:31cette matière
20:31qui est une matière faite
20:32à partir de végétaux.
20:34Et donc, ça va complètement
20:35se dissoudre
20:36et il va pouvoir opérer.
20:37Les vaisseaux seront intacts
20:38et en plus,
20:38il y aura eu une coagulation
20:39qui aura fait que le patient
20:40aura perdu moins de sang.
20:41D'accord.
20:42Mais vous parlez d'innovation,
20:44donc ce n'est pas encore utilisé
20:46ou c'est déjà utilisé ?
20:47Alors, c'est déjà utilisé
20:48dans l'armée américaine,
20:49notamment.
20:50Donc, ça a été intégré
20:51dans le kit des soldats
20:54sur le terrain aux États-Unis.
20:55Ce n'est pas encore le cas
20:56dans les autres pays.
20:57C'est une start-up américaine
20:58en collaboration
20:59avec l'armée américaine.
21:00Et c'est probablement
21:02une innovation de rupture
21:03sur les terrains d'opération.
21:04Et donc, on peut imaginer
21:06dans un futur proche,
21:08a priori,
21:09avoir ça aussi,
21:10par exemple,
21:11pour les accidents de la route,
21:13pour que tous les professionnels
21:15de secours
21:16soient équipés
21:17de ce tromagène ?
21:18C'est tout à fait possible
21:19et d'ailleurs,
21:19c'est déjà le cas
21:20dans certaines unités
21:21aux États-Unis.
21:22Maintenant, il faut le temps
21:22que ce soit,
21:23que c'est toutes les formalités
21:25d'accès sur le marché
21:27en Europe.
21:28Mais c'est très probablement
21:29quelque chose
21:29qui va être utilisé
21:30par les équipes de secours
21:32ou par le service
21:33de médecine des armées
21:34notamment en France.
21:35Donc, en plus,
21:36sans effets secondaires,
21:37sans arracher après
21:38et sans embole,
21:40c'était les risques essentiels.
21:42On a réglé ce problème-là.
21:43Donc, voilà,
21:44ça fait longtemps
21:44qu'on cherchait.
21:45Il semble qu'on a trouvé.
21:46Merci beaucoup,
21:47docteur Blachier.
21:48Merci.