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  • il y a 8 minutes
Ce samedi 10 octobre, François Miquet-Marty, président de Viavoice, Éric Tréguier, journaliste, fondateur du média La Minute Riches, Christian Chavagneux, éditorialiste à Alternatives économiques, Dorothée Duron, cofondatrice du cabinet de conseil Blenders Partners, Ana Boata, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade, ainsi que Paul Waller, journaliste BFM Business, étaient les invités dans l'émission La librairie de l'éco présentée par Emmanuel Lechypre. La librairie de l'éco est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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00:02BFM Business, la librairie de l'écho, Emmanuel Lechypre.
00:09Bienvenue dans la librairie de l'écho, l'émission de BFM Business qui vous offre chaque semaine le meilleur de
00:13la littérature économique.
00:15Alors évidemment, pas d'émission sur les livres sans auteurs, ils seront nos invités dans la première partie de l
00:20'émission.
00:20Vous retrouverez ensuite nos critiques, Christian Chavagneux, Dorothée Duron pour leur coup de cœur et leur coup de gueule.
00:28Et puis vous aurez évidemment toutes nos rubriques sur les études de la semaine, plein de chiffres, le coup de
00:33cœur de la rédaction.
00:34N'oubliez pas tous nos comptes sur les réseaux sociaux, la librairie de l'écho, sur X, Instagram, Facebook, LinkedIn,
00:40YouTube.
00:41Pour y retrouver la liste précise de tous les livres dont on parle dans l'émission.
00:47Et tout de suite, place aux auteurs.
00:54Allez, on chausse nos lunettes roses aujourd'hui dans la librairie de l'écho.
00:58Et si les conditions qui ont vu l'émergence de la formidable période de progrès que fut la renaissance au
01:0515e et 16e siècle étaient à nouveau réunies.
01:08C'est la thèse que défend le sociologue et président du groupe Les Temps Nouveaux, François-Mickey-Marty.
01:15Bonjour François.
01:15Bonjour, bonjour Emmanuel.
01:16Vous publiez Renaissance et Barbarie 2030-2050 aux éditions Bloom Time.
01:22Et puis les milliardaires, les milliardaires.
01:25On les critique, on les envie, mais que nous apprend leur réussite ?
01:29Et si le prochain milliardaire, c'était vous ?
01:32Eh oui, c'est ce que va nous expliquer le journaliste Éric Treguier, spécialiste mondial des riches.
01:39Il a créé le classement des 500 fortunes de France et il a sur Instagram une émission qui cartonne.
01:49Ça s'appelle La Minute Riche.
01:50Voilà, et donc il publie Éric Treguier.
01:52Ils ont fait fortune.
01:53Pourquoi pas vous ?
01:55C'est aux éditions Erol.
01:56Allez, on commence avec vous, François-Mickey-Marty.
01:59D'abord, quand on parle de Renaissance, on parle de quelle période exactement et qu'est-ce que cette période
02:05a d'extraordinaire ?
02:07Alors, ce sont deux très bonnes questions parce que si l'on s'en tient au contexte immédiat, on a
02:13plutôt en général des sources d'inquiétude.
02:14Donc, d'abord, l'idée d'une Renaissance, c'est une démarche volontaire.
02:19C'est-à-dire, projetons-nous un peu dans l'avenir.
02:21Alors, cette période, c'est 2030-2050, c'est-à-dire au fond, les décennies qui viennent.
02:26Et quand l'exercice de prospective, de se projeter dans l'avenir, invite à essayer de trouver des choses positives.
02:33Parce qu'au fond, si vous projetez dans l'avenir pour que vos enfants vivent très mal et soient malheureux
02:36et amplifient la sinistrose actuelle, ça ne rime pas à grand-chose.
02:39Donc, je crois qu'il y a en effet un certain nombre de facteurs convergents.
02:46Le passerelle avec l'idée de la Renaissance, bien entendu, il y a le clin d'œil avec la Renaissance
02:49du XVIe siècle, parce que l'humain était au cœur de la réinvention.
02:53Juste, racontez-nous quand même rapidement la Renaissance du XVIe siècle.
02:56C'est qui ? C'est quoi ?
02:58Écoutez, quand on a des révolutions techniques, l'imprimerie, quand on a Léonard de Vinci qui fait l'homme de
03:04Vitruve, c'est-à-dire qui est capable de superposer à l'humain une figure géométrique,
03:09on va vers la capacité à imaginer des modèles futurs nouveaux.
03:15C'est-à-dire qu'au fond, ensuite, on a le même Léonard de Vinci, le même homme, qui imagine
03:19des engins volants avec des ailes un peu inspirées par le bivio-mimétisme.
03:23Au fond, on est sur de l'imagination de solutions techniques nouvelles.
03:28Alors, on peut dire que c'est très modeste, c'est le XVIe siècle, etc.
03:30Mais, parce que vous le dites aussi dans votre livre, c'est quand même...
03:32Alors, il y a tout ça, mais tout ça résulte d'une combinaison d'événements politiques, scientifiques, vous l'avez
03:38dit, mais aussi culturels, de fortes interactions aussi.
03:41On est en Europe. Et alors, vous dites, cette renaissance, ce fut un acte, vous appelez ça de mémoire créatrice.
03:50C'est important parce que vous dites, en fait, la renaissance, ça a été une vraie modernisation, une vraie période
03:56de progrès, mais qui était très tournée aussi vers le passé.
04:00Oui, c'est très juste. Et au fond, tout l'enjeu, me semble-t-il, est là, c'est-à
04:04-dire avoir en effet le souvenir d'éléments du passé qui permettent de réinventer demain.
04:09Et surtout, surtout, surtout, vous avez dit l'aspect culturel et artistique qui me semble fondamental, c'est-à-dire
04:15que quand on a une économie performante, il faut une capacité d'imagination.
04:20Au fond, les grandes entreprises qui parviennent à se différencier, à s'imposer sur le marché, national et souvent planétaire,
04:29sont celles qui sont capables de faire preuve d'imagination.
04:32Vous savez, Einstein disait, l'imagination a plus de valeur que la connaissance.
04:35De toute manière, la connaissance est un périmètre, je paraphrase Einstein, la connaissance est un périmètre limité, ça vous permet
04:42d'agir dans votre environnement.
04:43L'imagination, c'est se dire qu'aujourd'hui, malgré tous les défis qui se présentent à vous et à
04:50ceux qui vivent avec vous, il est possible d'envisager autre chose.
04:54Et ça, c'est le prérequis de l'esprit d'entreprise.
04:56C'est la raison pour laquelle, je crois, à chaque fois qu'on a dans l'histoire, c'est-à
05:00-dire au XVIe siècle, c'est-à-dire au XIXe siècle, au XXe siècle, à chaque fois qu'on a
05:03des périodes économiques prospères, on a aussi une vitalité artistique et culturelle.
05:08Souvent, on dit, c'est normal, les entreprises finançaient la culture.
05:11Oui, c'est tout à fait vrai.
05:12Mais c'est aussi que la culture et l'art créent les conditions d'un esprit beaucoup plus ouvert, d
05:18'imagination du futur.
05:19Aujourd'hui, vous savez, on a la moitié des jeunes générations, 18-30 ans, qui disent l'avenir est fermé.
05:23Ce truc-là est terrible.
05:24Pour imaginer un avenir ouvert, il faut envisager autre chose, et donc changer de périmètre, et donc avoir parfois, c
05:29'est vrai, le concours, peut-être pas uniquement des artistes, mais de l'esprit culturel et artistique.
05:34Vous savez que vous êtes en train de définir, petite parenthèse, ce qu'Éric Trégué va nous dire sur ce
05:39qui fait qu'on peut devenir milliardaire, cette capacité à imaginer.
05:42Mais on y viendra.
05:43Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, vous pensez que les conditions d'une nouvelle renaissance sont réunies ?
05:50Écoutez, il y a d'abord l'ampleur des entreprises qui s'engagent et qui préparent un avenir sur l
05:57'allongement de la durée de la vie, sur la santé.
06:00On a des investissements, notamment aux États-Unis, qui sont colossaux.
06:02Je vais vous donner un chiffre.
06:03L'investissement réalisé par Amazon sur la lutte contre le vieillissement, c'est un investissement de 3 milliards de dollars.
06:09Donc, ce n'est pas de la plaisanterie d'une certaine manière.
06:11Donc, ça, c'est la santé.
06:13Il y a, bien entendu, l'ensemble des entreprises qui sont engagées en faveur du climat, qui contribuent à la
06:18transition climatique.
06:19On sait que les dépenses de R&D en faveur de la transition climatique ont augmenté de 75 % ces
06:24dix dernières années dans l'OCDE.
06:26Donc, on est en train d'investir de manière extrêmement massive.
06:29Donc, ça, c'est le périmètre, on va dire, santé humain.
06:31Ensuite, on le néglige souvent parce qu'on se lamente beaucoup de l'intelligence artificielle.
06:36Enfin, dans une période où la connaissance, au sens très large, est quand même démultipliée.
06:40On peut aussi avoir, à ce titre-là, des sources d'espoir.
06:43Et puis, il y a les étapes suivantes, les décennies d'après.
06:47On peut imaginer qu'aux alentours de 2050-2060, la fusion énergétique soit possible,
06:51ce qui permettrait de résoudre nos sacro-sains problèmes énergétiques avec la question du pétrole, etc.
06:57Donc, il y a toute une liste de sujets sur lesquels on peut se dire, pas demain matin,
07:02mais dans dix ans, dans vingt ans, dans trente ans, il est peut-être possible d'imaginer un autre monde.
07:07Alors, ce livre s'appelle Renaissance et barbarie parce qu'il y a aussi des scénarios de barbarie.
07:12Pop, pop, pop, on va y venir.
07:12Pop, pop, pop, on y vient.
07:13On va y venir.
07:16Donc, on va être aussi honnête, intellectuellement.
07:20C'est que ça, le scénario de la Renaissance, on va dire que c'est le scénario idéal,
07:25mais vous esquissez aussi d'autres scénarios différents qui ne sont pas tous catastrophiques,
07:31mais peut-être qui font moins rêver.
07:33– Écoutez, oui, il y a une chose…
07:35– Vous en avez trois, en fait.
07:36– Oui, oui, oui, le scénario de la Renaissance, en effet, le scénario idéal.
07:40Il y a le scénario à l'opposé et qui est celui des barbaries.
07:44Moi, il y a quelque chose qui me préoccupe beaucoup.
07:46Alors, il se trouve que depuis 25 ans, j'ai aussi un métier d'étude de l'opinion,
07:49de prospective, etc.
07:52on constate que, de manière très grave,
07:55et pardon de rompre le côté rose du propos,
07:57mais la valeur de la vie humaine, dans l'esprit de beaucoup de nos contemporains,
08:01perd de manière extrêmement significative.
08:04C'est-à-dire que l'humain a de moins en moins de valeur.
08:05Et celles et ceux qui considèrent au fond que l'humain,
08:07aujourd'hui, peut être réductible à un amas mécanique,
08:12eh bien, au fond, peuvent contribuer aussi à considérer que demain,
08:15on peut négliger l'humain.
08:16– Alors, allons sur ce terrain-là, puisque vous nous y emmenez.
08:19Mais, effectivement, ce que vous soulignez dans votre livre,
08:22qui s'appelle, je le rappelle, « Renaissance et barbarie »,
08:24c'est qu'effectivement, il ne faut pas non plus
08:28qu'on se raconte des histoires merveilleuses sur ce qu'a été la Renaissance.
08:33Ça a été aussi une période, finalement, de convulsions barbares,
08:39politiques, religieuses.
08:40– Bien sûr, bien sûr, la Renaissance, ce sont les guerres de religion.
08:43Et si on tire les fils, alors, personne ne peut savoir
08:46ce qui va se passer dans les décennies qui viennent.
08:47Mais aujourd'hui, vous parliez tout à l'heure de conditions.
08:50Les conditions sont réunies, en effet, pour qu'on ait des entreprises
08:54qui s'engagent en faveur de l'humain, en faveur de la nature, etc.,
08:57et d'autres sujets.
08:58Et aussi, pour que ces scénarios,
09:01on parlait aussi de scénarios de barbarie,
09:05soient présents.
09:05– La XVIe siècle, c'est exactement ça.
09:08Le XVIe siècle de la Renaissance, vous avez en effet une fécondité
09:12d'inventions culturelles absolument brillantes,
09:14et en même temps les guerres de religion,
09:16c'est-à-dire les atrocités les plus absolues.
09:18N'excluons pas…
09:19Alors, ça tempère votre…
09:21Pardon, Emmanuel Lechypre, ça tempère votre enthousiasme initial
09:23et cette belle imaginaire des lunettes roses.
09:26Mais au fond, à côté des lunettes roses,
09:28il peut y avoir aussi des choses beaucoup plus sombres.
09:29Il y a beaucoup de signaux qui vont vers ces schémas-là.
09:36Ensuite, il y a au fond une capacité,
09:39quand on parle de réinvention,
09:41il y a l'idée aujourd'hui qu'il est nécessaire de vivre mieux.
09:43Aujourd'hui, vous avez en France 60% des Français
09:45qui estiment que leur situation se détériore,
09:47ils s'estiment en déclassement.
09:48C'est humainement, durablement insoutenable.
09:51C'est-à-dire qu'on ne peut pas, à mon avis,
09:53pendant des décennies, considérer que ma foi,
09:55on vit de moins en moins bien, mais est-ce que c'est bien gênant ?
09:57Et donc, cette ambition première, il faut un ressort premier.
10:01Ce ressort premier de croire en quoi, au fond ?
10:03En l'idée de progrès ?
10:04C'est ça.
10:05Cette idée de progrès qui nous a fait défaut ces dernières décennies,
10:09c'est ça qui appelle à être un préinventaire.
10:11Justement, ce serait sur quelle base,
10:13sur quel concept, finalement, ce grand retour du progrès ?
10:17On voit bien, par exemple, qu'au XVIe siècle,
10:20on a été dans la progression du niveau de vie,
10:24de l'enrichissement, etc.,
10:27du quantitatif, quelque part.
10:29Là, vous le dites, on voit bien que,
10:32finalement, la prochaine frontière
10:35du mieux-être, pour nous,
10:37c'est tout ce qui est qualité de vie,
10:39qualitatif, et pas forcément
10:40tout ce qui touche à l'avoir plus,
10:42mais plutôt ce qui touche à l'être mieux.
10:44C'est ça.
10:45Il y a, pour beaucoup, l'allongement de la durée de la vie,
10:47qui est quand même un élément central pour beaucoup de gens.
10:50Il y a, en effet, la qualité de vie,
10:52c'est-à-dire comment est-ce qu'on peut vivre,
10:54aidé, accompagné, alors, par des humains,
10:56par des robots, tout ce que vous pouvez imaginer, etc.
10:58La question des mobilités.
11:00Et puis, au-delà de ça, pour de plus en plus de gens aussi,
11:03la question de l'harmonie avec la nature.
11:04Il y a de plus en plus d'œuvres d'art,
11:06et ce sont des signaux faibles.
11:07Il y a notamment une artiste qui s'appelle Alexandra Ginsberg,
11:10qui réalise des œuvres d'art sur la nature,
11:13en essayant, non pas de se mettre à la place de l'humain
11:15qui voit la nature, mais à la place de la nature.
11:17Par exemple, si vous voyez une logique de pollinisation,
11:19elle dit qu'on prend un champ, elle peint des champs,
11:22et elle dit, au fond, comment on peut imaginer
11:24que la pollinisation se fasse avec du bien-être animal
11:26dans cette pollinisation-là.
11:28Ce qui déplace le regard, moi, c'est ça qui m'intéresse,
11:31qui déplace le regard.
11:31Et quand vous raisonnez comme ça,
11:33ça peut ouvrir des voies à de nouvelles réflexions
11:36sur la manière dont on considère la nature,
11:37la manière dont on peut investir dans la nature.
11:39Est-ce qu'il n'y a pas des manières de calculer
11:41le vivant dans la nature,
11:42la manière dont on peut soutenir le vivant dans la nature
11:45et considérer ça peut-être comme des unités de compte,
11:47et donc de le valoriser financièrement,
11:49et tout ça pour dire que dans vos réflexions
11:51auxquelles vous vous invitez sur les voies de progrès,
11:55il y a peut-être aussi cette idée
11:56de la manière dont l'économie et la finance
11:58peuvent s'inscrire plus en résonance
12:00et en harmonie, si on peut dire, avec la nature de demain.
12:03Au fond, il faut faire preuve d'imaginer.
12:05Alors aujourd'hui, ça fait sourire.
12:06On va dire, de quoi nous parle-t-il ?
12:08Mais par définition, une idée qui a du succès
12:11demain ou après-demain fait toujours sourire au début.
12:13Alors, vous soulignez un point aussi,
12:15vous dites, attention, il y aura quand même peut-être
12:17deux modèles de renaissance.
12:20Un modèle plutôt européen et un modèle plutôt américain.
12:23Oui, avec des scénarios qui se profilent.
12:28Alors, on le voit de manière très court-termiste
12:30avec la situation de Donald Trump
12:32et les valeurs qu'il professe.
12:33Le scénario américain, qui est par définition
12:36très pro-business, indique que l'avenir est construit
12:40par les entreprises pour les entreprises.
12:42Ce qui est un schéma de pensée.
12:45Au fond, un progrès, quand Rockefeller achetait
12:47des puits de pétrole, il disait, je fais le progrès
12:50en acquérant des puits de pétrole.
12:51Les entreprises ont la responsabilité,
12:53par le simple business, de faire avancer la société.
12:57En Europe, on est davantage préoccupé,
13:01et je vois aujourd'hui beaucoup de dirigeants d'entreprise
13:03qui se préoccupent sur les finalités ultimes
13:06de leur entreprise dans les décennies qui viennent.
13:08Est-ce que je suis utile à la transition climatique ?
13:09Est-ce que je suis utile à l'humain ?
13:10Est-ce que je suis utile à la santé ?
13:11Ce n'est pas tout à fait la même vie.
13:14Et donc, on peut en effet imaginer,
13:15et puis aujourd'hui, on voit,
13:16pour prendre un exemple très concret,
13:17je parlais tout à l'heure des investissements
13:18de plusieurs centaines de millions de dollars
13:21sur, au fond, l'humain augmenté.
13:23Cette idée d'humain augmenté aux États-Unis,
13:25elle passe extrêmement bien.
13:26Si vous dites aux gens aux États-Unis,
13:27est-ce que vous souhaitez demain que votre cerveau,
13:29votre mémoire, soit aidé par des connexions,
13:32des interfaces cerveau-homme-machine,
13:34ça fonctionne très bien.
13:35En Europe, on vous dit, oh là là, c'est très embêtant.
13:37Donc, l'idée même du progrès
13:40et la vision de l'humain sous-jacente sont différentes.
13:42Après, j'ajouterai un bémol à tout ça,
13:44si vous le permettez.
13:45C'est-à-dire que là aussi,
13:45quand vous faites aujourd'hui des études d'opinion,
13:47parce que les gens vous disent,
13:48l'homme augmenté, surtout pas,
13:49de manière générale, en France ou en Europe.
13:51Mais si vous dites aux gens,
13:52quand vous perdez votre mémoire,
13:54vous avez, je ne sais pas, 70-80 ans,
13:56est-ce que vous aimeriez avoir,
13:59limiter cette perte de mémoire ?
14:00Là, les gens vous disent oui.
14:01Si vous avez une espérance de vie à 80 ans,
14:03est-ce que vous aimeriez qu'elle passe à 90 ?
14:05Les gens vous disent oui aussi.
14:06Et donc, par pragmatisme en Europe,
14:08on peut aller vers un schéma
14:09qui ressemble au schéma américain aussi.
14:11Alors, beaucoup de résonance,
14:13Éric Tréguier, avec votre livre,
14:14notamment aussi sur ces différences
14:16entre l'Europe et les États-Unis.
14:18Alors vous, votre passion, Éric Tréguier,
14:20ce sont ces 0,00003% de la population
14:27que sont les milliardaires.
14:30Alors, ce qui est passionnant dans votre livre,
14:31c'est qu'à la fois,
14:31vous nous racontez 50 destins individuels,
14:33mais aussi, vous essayez de chercher
14:35un petit peu les règles d'or, finalement,
14:38ou les points communs
14:39qui font que ces entrepreneurs,
14:41alors, partis de rien,
14:43il y a des cas,
14:44il y a des récits absolument incroyables.
14:46Ah, mais c'était la pétition de départ,
14:48et il fallait absolument des gens
14:50qui étaient partis de rien.
14:51Alors, bon, vous dites,
14:52il y a mille façons de devenir riches,
14:55mais il y en a une seule
14:57de devenir milliardaire,
14:58c'est franchir des seuils
15:00que la plupart des individus
15:01ne voient même pas.
15:03C'est l'histoire de l'imagination
15:04de François,
15:06j'allais dire François de Médicis,
15:07de François-Miquet-Marty.
15:09Oui, c'est exactement ça.
15:10C'est parce que c'est un peu mon cas.
15:11Moi, je suis du mauvais côté de la barrière,
15:13je suis du côté des pauvres,
15:14et je regarde ce monde
15:16avec un peu de fascination,
15:18parce qu'il y a des choses
15:19que je ne comprends pas.
15:20Je ne comprends pas comment ces gens
15:22arrivent à avoir ces idées-là,
15:24comment se forment
15:28ces initiatives,
15:29ces lancements de sociétés.
15:31Alors, c'est vrai qu'on ne voit
15:33que la crème,
15:33c'est-à-dire ceux qui sont allés
15:35jusqu'au bout de leurs idées
15:36et ont réussi à les réaliser.
15:39Tous les autres,
15:40ils sont retournés
15:44avec l'ensemble du peuple,
15:45les 0,003 %,
15:48ils ne sont pas si nombreux.
15:49Il y en a à peu près
15:503 500 sur toute la Terre,
15:52mais ils représentent quand même
15:5420 trilliards de dollars.
15:5920 trilliards de dollars.
16:00Alors, quand vous dites
16:01qu'ils franchissent des seuils
16:02que la plupart des individus
16:03ne voient même pas,
16:04ça veut dire qu'ils passent leur vie
16:05à être contre ?
16:07Non, c'est une sorte
16:08d'attention au monde
16:09qui est différente
16:10de celle
16:12du reste de la population.
16:15Je vais prendre un exemple
16:16quand même
16:17qui est assez proche des Français,
16:18c'est Doctolib.
16:19Doctolib,
16:20super idée,
16:21super idée.
16:22Comment est venue l'idée
16:24Nioc-Château
16:25quand il a eu cette idée ?
16:27Il était dans une salle d'attente
16:29et il voyait,
16:31rappelons-nous comment c'était
16:32avant Doctolib,
16:33c'est-à-dire qu'il fallait
16:36aller prendre rendez-vous
16:37auprès d'une secrétaire
16:38qui était là,
16:39qui était débordée,
16:40qui faisait autre chose
16:40en même temps,
16:42qui n'en pouvait plus,
16:43qui retransmettait
16:46son exaspération
16:48aux médecins,
16:49aux patients.
16:49Il y avait la salle d'attente
16:50qui était pleine
16:51et on ne comprenait pas
16:53comment on pouvait
16:54résoudre ce problème.
16:55Eh bien, lui,
16:57donc Stanislas Nioc-Château,
16:58avait un problème de dos
17:01qui était récurrent.
17:02Alors ça, on le retrouve
17:03chez les créateurs d'Uber,
17:05c'est parce qu'ils attendaient
17:06un taxi à Paris,
17:08le fondateur de Scarro.com,
17:09c'est parce qu'il s'est fait
17:10casser un rétroviseur
17:11un jour dans la rue
17:12et qu'il a dit
17:12ça, vous le supportez,
17:16mais il y a des gens
17:17qui ne supportent pas
17:17et qui se disent
17:19que ce n'est pas possible,
17:19il faut trouver une solution.
17:20Vous dites, il y a quand même
17:22différentes façons
17:23de devenir milliardaire,
17:25il y a quand même
17:26les héritiers
17:27qui réussissent
17:28à faire prospérer
17:28un patrimoine familial,
17:31il y a les créateurs
17:32qui partent de rien
17:34et alors ce qui est fascinant
17:34c'est que vous dites
17:35en fonction des continents
17:37presque,
17:38il y a différents modèles
17:39pour devenir milliardaire
17:41et l'Europe,
17:42je ne sais pas si
17:42c'est bien ou pas,
17:44mais vous dites en Europe
17:45deux tiers des milliardaires
17:46sont des héritiers.
17:47Oui, alors est-ce que ça veut dire
17:49que c'est mal d'être héritier ?
17:51Non, pas du tout.
17:52Est-ce que ça veut dire
17:53qu'on n'a pas
17:55le même regard
17:56de la part de la population
17:57quand on est
18:00un créateur d'entreprise
18:01et un héritier ?
18:02Oui, ça c'est vrai.
18:03On le voit très bien.
18:04C'est-à-dire que l'héritage
18:05c'est mal,
18:06la création d'entreprise
18:08c'est bien, je résume.
18:09Mais le regard de la société
18:11sur ces deux types
18:12de richesses
18:13est complètement différent.
18:15Moi, je me suis intéressé
18:16justement à cette population
18:18qui crée de rien
18:20et qui arrive
18:22à une situation
18:23où elle atteint
18:24le milliard.
18:25Alors, quand même,
18:25vous dites en Europe
18:26notamment à cause de ce fait
18:28les fortunes se font
18:30sur plusieurs décennies.
18:31Oui.
18:31En Chine,
18:33il faut dix ans à peu près.
18:34C'est quoi le modèle
18:35du milliardaire chinois ?
18:37Le modèle du milliardaire chinois
18:38c'est soit quelqu'un
18:40qui a repéré quelque chose
18:41en Occident
18:42qui marche très bien
18:43et qui s'aperçoit
18:45que ça n'existe pas
18:46chez lui
18:47et donc à partir
18:48de ce moment-là
18:48il le crée
18:49et ça va très très vite
18:51puisqu'on est dans un pays
18:52de plus d'un milliard
18:52d'habitants
18:54qui n'a pas de barrières
18:55administratives,
18:57sanitaires, etc.
18:58Donc ça va très très vite.
18:59Si en plus
19:00il bénéficie du soutien
19:01de l'administration
19:03et donc du pouvoir
19:04ça peut aller
19:05très très très vite.
19:07Et on a des exemples
19:09de fortunes
19:10qui se sont faites
19:11à une allure supersonique.
19:12Mais aujourd'hui
19:13il faut être conscient
19:15qu'on est dans une période
19:17en Chine
19:17qui a connu
19:18un fort ralentissement
19:20et que la génération
19:22des nouvelles fortunes chinoises
19:24est en train
19:24de se ralentir.
19:25Il y en a un peu moins
19:26qui se créent
19:27tous les ans
19:29qu'il y a dix ans.
19:30Aujourd'hui
19:31le pays
19:31qui crée
19:32le plus
19:33de milliardaires
19:34par an
19:35c'est l'Inde.
19:37L'Inde.
19:38Parce que
19:39c'est pareil
19:39on est dans une situation
19:41où on a un pays
19:42qui a besoin de tout
19:43qui n'a rien
19:44qui n'a aucune
19:46aucune vision
19:48ou en tout cas
19:49qui a des petites compagnies
19:51régionales
19:52etc.
19:53Et qui n'a pas
19:56cette capacité
19:57qui n'avait pas
19:58jusqu'à présent
19:59cette capacité
19:59à générer
20:00des entreprises
20:01capables de prendre
20:02à bras le corps
20:03tout le marché.
20:04Et on le voit
20:05des entreprises
20:06par exemple
20:07comme Reliance
20:08là-bas
20:11derrière
20:11il y a une famille
20:13les Adani
20:14et c'est
20:16une capitalisation
20:17de 200 milliards
20:18de dollars.
20:19Et c'est quand même
20:19aux Etats-Unis
20:20qu'on fait fortune
20:21le plus vite.
20:22Ça oui
20:23en tout cas
20:23ils sont le plus nombreux
20:24et
20:25où l'écart
20:27est le plus important
20:29entre
20:29la moyenne
20:30des milliardaires
20:32et ceux
20:32qui sont tout en haut.
20:34Je ne vous prendrai pas
20:35l'exemple
20:40de quelques milliardaires
20:42il y en a un
20:42qui va atteindre
20:43bientôt
20:431000 milliards
20:44de dollars
20:46et ça
20:46personne jusqu'à présent
20:48dont toute l'humanité
20:49n'avait atteint
20:49une telle richesse.
20:50C'est vrai que c'est
20:51les Etats-Unis
20:51parce que
20:52c'est très simple
20:53ils ont directement
20:54un pays qui est régulé
20:55avec 250 millions
20:58d'habitants
20:58et ils ont une langue
21:00et un système
21:01qui leur permet
21:02de s'adresser au monde.
21:03On le voit
21:03avec l'IA
21:05Sam Altman
21:06il suffit
21:07qu'il y ait
21:08une nouvelle version
21:09de son système
21:12qui soit développé
21:13pour qu'aussitôt
21:14il soit vendu
21:15dans le monde entier
21:15et c'est un avantage
21:17extraordinaire.
21:19Et nos milliardaires français
21:19dans tout ça
21:21ils se débrouillent
21:22très très bien.
21:23Ils ont du mérite
21:24finalement
21:24parce qu'ils bénéficient
21:25ni de l'effet d'échelle
21:27ni de l'effet marché
21:29avec la langue
21:31etc.
21:31On ne peut pas dire
21:32qu'ils soient portés.
21:33L'accès au capitaux aussi.
21:34Voilà.
21:34On ne peut pas dire
21:35qu'ils bénéficient
21:35d'un accès au capitaux
21:37formidable.
21:38On ne peut pas dire
21:38qu'ils bénéficient
21:39d'un environnement
21:39réglementaire et fiscal
21:40qui soit extrêmement
21:42incitatif.
21:43Donc finalement
21:43c'est des aventuriers.
21:46Ce n'est pas des aventuriers.
21:47Denis Kester appelait ça
21:47des tarzans
21:49parce que tellement
21:49ils doivent surmonter
21:50des preuves
21:51pour vivre dans la jungle.
21:52c'est des warriors.
21:53C'est des warriors.
21:54Si ils ont survécu
21:55à tous les obstacles
21:56que la société française
21:57met en travers
21:58de leur chemin
21:59ils sont abattables.
22:02On le voit par exemple
22:02avec Octave Clabat
22:05donc OVH
22:08OVH Cloud
22:09qui aujourd'hui
22:10est le représentant
22:12d'une partie
22:13de la souveraineté
22:16numérique française
22:17et même européenne
22:18parce qu'il a su s'imposer
22:21par à la fois
22:23une rigueur
22:24d'exécution
22:25une rapidité d'exécution
22:27là où...
22:28Alors c'est ça
22:29parce que dans cette diversité
22:30de parcours
22:30ce qui est toujours intéressant
22:32c'est d'aller voir
22:33est-ce qu'il y a
22:34des lois finalement
22:36alors vous avez
22:37tout un chapitre
22:37qui s'appelle
22:38les 10 commandements
22:39vous pouvez peut-être
22:40citer les plus importants
22:41mais moi ce que j'ai retenu
22:42c'est que vous dites
22:42qu'il y a trois lois simples
22:43en fait
22:44pour devenir riche
22:461. La vitesse
22:48d'abord
22:49c'est important
22:49il faut aller plus vite
22:50que les autres
22:50il faut aller plus vite
22:51ça c'est clair
22:52il faut choisir des secteurs
22:53où on peut aller plus vite
22:54et ça c'est vraiment important
22:57on le voit par exemple
22:59j'ai un exemple
23:01Denise Cote
23:01Denise Cote
23:03qui est une jeune femme
23:05qui a hérité
23:07de la boutique
23:08de bookmakers
23:08de son père
23:09une boutique
23:10vraiment
23:11en coin de rue
23:12et elle s'est dit
23:15ça ne va pas marcher
23:17ça ne va pas marcher
23:18comme ça
23:18très longtemps
23:19ce n'est pas viable
23:21tout le monde
23:21est en train
23:22d'avoir des téléphones
23:23portables
23:24tout est en train
23:25de passer sur internet
23:27il faut qu'on bascule
23:28rapidement
23:28elles s'enferment
23:29elles s'enferment
23:30vraiment
23:30dans un préfabriqué
23:32au-dessus d'un garage
23:33le truc vraiment
23:34le plus
23:34ça le mythe
23:35du lieu fondateur
23:36ça existe
23:36ça existe
23:37ça existe vraiment
23:38ça existe vraiment
23:39et elle va pondre
23:41un des premiers programmes
23:43de Paris en ligne
23:46d'abord ça va être en Angleterre
23:48ça s'appelle
23:49Bette 365
23:50et aujourd'hui
23:52Bette 365
23:52c'est une des plus grosses
23:54sociétés au monde
23:55et c'est tenu toujours
23:57à 100% par une femme
23:58cette femme a obtenu
23:59sa licence
24:00en France
24:01il y a à peu près
24:02un mois et demi
24:04et autre particularité
24:06c'est la société
24:07anglaise
24:08qui a versé
24:09le plus gros dividende
24:10l'année dernière
24:11à une de ses actionnaires
24:13et lui a versé
24:14500 millions
24:15de livres
24:16500 millions
24:18de livres
24:18alors la vitesse
24:19de ce que vous appelez
24:20l'effet d'échelle
24:21l'effet d'échelle
24:22ah bah oui
24:22il faut essayer
24:23de trouver
24:24le secteur
24:25où on va pouvoir
24:26se multiplier
24:27assez rapidement
24:28on le voit
24:29on a déjà cité
24:31Doctolib
24:31c'est exactement le cas
24:33on peut citer
24:34en France aussi
24:35Granjon
24:36c'est simple
24:38le mec
24:39il est fripié
24:40dans le sentier
24:43il voit très bien
24:45que les invendus
24:46c'est un peu poussiéreux
24:48ça passe mal
24:50et c'est pas du tout glamour
24:51et il se dit
24:52il va falloir lui donner
24:53du glamour
24:54et il arrive à donner
24:55du glamour
24:55il fait des petites
24:57séquences vidéo
24:58et il lance
24:59un truc qui s'appelle
25:00Vente privée
25:01qui est aujourd'hui
25:01VP
25:02et qui est aujourd'hui
25:03un géant mondial
25:04et là vous basculez
25:05sur la troisième loi
25:08pour vous
25:10qui permet
25:11de développer
25:14beaucoup
25:14c'est ce que vous appelez
25:15la narration
25:16c'est qu'en gros
25:17il faut raconter une histoire
25:18il faut raconter une histoire
25:19aujourd'hui
25:20aujourd'hui
25:20l'exemple
25:22vraiment
25:23c'est
25:24Dario Amodei
25:25c'est le fondateur
25:26d'Anthropic
25:27et il a raconté un truc
25:30tout le monde y a cru
25:31je sais pas où il va aller
25:32mais on voit très bien
25:34que dans la réalité
25:35ce qu'il a raconté
25:36est un petit peu différent
25:37de ce que les gens constatent
25:39qu'est-ce qu'il a raconté ?
25:40Il a raconté
25:41les IA
25:42c'est bien les gars
25:43mais les IA
25:44vous savez combien
25:45c'est dangereux
25:46que ça hallucine
25:46que
25:47et vous êtes des entreprises
25:48vous ne pouvez pas faire confiance
25:50à l'IA
25:50qui va
25:51peut-être
25:52vous envoyer directement
25:53dans le mur
25:53donc moi
25:54je vais créer
25:55un modèle
25:56d'IA
25:57qui va
25:57qui va avoir
25:58toutes ses sécurités
25:59et qui ne va pas halluciner
26:01qui va être
26:02beaucoup plus respectueux
26:03et
26:03qu'est-ce qu'on voit ?
26:05ça marche
26:05il a réussi à faire venir
26:07à la fois des clients
26:08et
26:08il y a beaucoup d'entreprises
26:10des grandes entreprises
26:11qui sont devenues clientes
26:12et
26:12à la fois les capitaux
26:14et ça a valorisé
26:15Anthropic
26:15à un niveau
26:17colossal
26:17donc
26:18ça marche
26:18ça marche à chaque fois
26:19quand on arrive à avoir
26:20le bon discours
26:21Merci beaucoup à tous les deux
26:22je vais terminer
26:23quand même par
26:23un conseil
26:24ou un avertissement
26:26que vous lancez
26:27dans votre livre
26:28Éric Tréguier
26:29vous dites
26:29attention
26:31la lecture de ce livre
26:33ne doit pas
26:34vous conduire
26:35à chercher un modèle
26:36mais une méthode
26:38ce livre
26:39c'est une méthode
26:40c'est de copier
26:41la réussite
26:42et de l'inspiration
26:44qui sont cités
26:44dans votre livre
26:45exactement
26:46merci beaucoup
26:47à tous les deux
26:48je rappelle vos deux livres
26:49Éric Tréguier
26:49ils ont fait fortune
26:51pourquoi pas vous
26:51aux éditions
26:52Erol
26:52et puis
26:54François
26:54Mickey
26:55Marty
26:55Renaissance
26:56et Barbarie
26:562030
26:572050
26:58aux éditions
26:58Bloom Time
26:59on se retrouve tout de suite
27:00pour la deuxième partie
27:01de l'édition
27:04BFM Business
27:06la librairie de l'écho
27:08Emmanuel Lechypre
27:10on se retrouve pour la deuxième partie
27:12de cette librairie de l'écho
27:14vous retrouverez bien sûr
27:15le coup de coeur de la rédaction
27:17l'étude de la semaine
27:18mais tout de suite
27:18nos critiques du jour
27:20à ma gauche
27:21Christian Chavagneux
27:22éditorialiste à
27:24alternativeéconomique.fr
27:25est critique
27:26aussi dans le magazine
27:28alternative économique
27:29c'est lui qui anime
27:30la rubrique livre
27:31et puis
27:32Dorothée Duron
27:33qui est notre consultante
27:36préférée
27:36voilà
27:37qui est la cofondatrice
27:38du cabinet
27:39de conseil
27:41Blenders
27:41on commence
27:43avec votre choix
27:44Christian Chavagneux
27:45le livre de
27:46Pierre William Johnson
27:47Thé
27:48l'envers de la tasse
27:50c'est aux éditions
27:51Charles Léopold Maillère
27:52oui un livre sur un produit
27:53de consommation du quotidien
27:553 milliards de tasses
27:56bu chaque jour
27:57ça paraît énorme
27:59mais en même temps
27:59j'étais surpris
28:00sur un petit marché mondial
28:01l'OTAN nous dit
28:02un chiffre d'affaires
28:02autour de 50 milliards de dollars
28:04donc c'est pas énorme non plus
28:05le sous-titre
28:06c'est
28:06enjeux sociaux environnementaux
28:08de la filière Thé
28:08donc on s'attend
28:10à des chapitres
28:10sur les enjeux sociaux environnementaux
28:11et de fait
28:12on a ces chapitres là
28:13il nous dit que
28:15lorsqu'on a
28:15une petite exploitation
28:16de Thé
28:17un petit exploitant
28:17c'est très difficile
28:18d'en vivre
28:20les conditions de vie
28:21sont vraiment
28:21très très dégradées
28:22sur le plan environnemental
28:25érosion des sols
28:26déforestation
28:27utilisation maximale
28:29des pesticides
28:30souvent par des femmes
28:31qui sont sous-payées
28:32qui sont exposées
28:34à tous ces produits chimiques
28:35donc vraiment
28:36on a ces chapitres là
28:37mais le bouquin
28:38va bien au-delà de ça
28:39et il commence par
28:40d'abord un petit rappel historique
28:41sur les batailles
28:43entre l'Angleterre
28:44la Chine
28:45l'Inde
28:45pour contrôler un petit peu
28:46ce marché du thé
28:48et puis après
28:48on va vraiment avoir
28:50toute la filière du thé
28:51de la production
28:52jusqu'à la vente
28:53moi j'apprends par exemple
28:54que les intermédiaires en Europe
28:56ils sont situés
28:57en Allemagne
28:57et en Pologne
28:58et que c'est là
28:59que ça se passe
29:00pour le marché du thé
29:00en Europe
29:00moi j'ignorais complètement
29:01que ça se passait
29:03comme ça
29:04ensuite on a
29:05vraiment un travail
29:06extrêmement précis
29:07géographique
29:08pour le dire
29:08attendez vous parlez
29:09de production de thé
29:10comme ça
29:10mais la production de thé
29:12Darjeeling en Inde
29:13dans le reste de l'Inde
29:14en Chine
29:15en Afrique
29:15au Kenya
29:16c'est pas du tout
29:16la même chose
29:17et on va avoir
29:18région de production
29:19par région de production
29:20vraiment un examen
29:22serré détaillé
29:23on a les multinationales
29:25du thé
29:25bien évidemment
29:26il y en a eu
29:27mon Lipton
29:27tout le monde la connaît
29:28c'est américain
29:29on a Thetley
29:30c'est indien
29:31et j'apprends
29:32qu'il y a une multinationales
29:33Sri Lankaise
29:33qui est la marque Finlay
29:35bon moi je pense que
29:36le thé est sûrement
29:37peut-être
29:38le seul endroit
29:39où il y a une entreprise
29:40Sri Lankaise
29:41qui fait partie
29:41des grands acteurs
29:42mondiaux
29:43on a des petits passages
29:44aussi sur le thé premium
29:45il y a une demande
29:46de thé un petit peu plus
29:49moins que ce qu'on trouve
29:50dans les petits sachets
29:50des supermarchés
29:51bref
29:51tout un environnement
29:53tout un livre
29:54qui nous décrit
29:54toute la filière thé
29:55c'est bon côté
29:56c'est mauvais côté
29:57pour ce produit
29:58de consommation courante
30:00vous consommez du thé
30:01d'or au thé du rond
30:02pas comme ça
30:02vous êtes team café
30:04je suis plutôt team café
30:05effectivement
30:05mais je m'envoie un peu de thé
30:06par contre je ne vais pas
30:07dans le matcha
30:07d'ailleurs c'est assez émusant
30:08dans le livre
30:09c'est qu'il parle du matcha
30:10qui en fait est vraiment
30:11le sous-sous-produit
30:13si on reprend l'histoire du thé
30:14c'est vraiment le truc
30:15c'est les feuilles pourries
30:16qu'on utilise
30:17donc quand on voit
30:18à quel prix c'est vendu
30:19dans les cafés du coin
30:20c'est assez cocasse
30:22moi ce qui m'a beaucoup plu
30:23alors bon
30:23on a une vision
30:25assez européenne
30:26c'est-à-dire
30:26on lit les critères
30:28ESG etc.
30:29finalement dans le livre
30:30et au début
30:31il y a toute cette histoire
30:32du thé il fait référence
30:34à un autre livre
30:35pour le coup
30:35un ouvrage académique
30:36qui s'appelle
30:37The Tea World
30:38et qui revient
30:39au 19ème siècle
30:40sur pourquoi
30:41il y a autant de thé
30:42en Inde
30:43au Sri Lanka
30:44en Afrique
30:44et en fait
30:45c'est l'Empire anglais
30:47qui en avait
30:48objectivement
30:49ras-le-bol
30:50de payer si cher le thé
30:51parce qu'il y avait
30:52un vrai monopole
30:53des Chinois
30:54et qui en fait
30:55a mis en oeuvre
30:56une contre-attaque
30:57pour aller
30:58prendre le marché
30:59aux Chinois
31:00ce qu'ils ont réussi
31:01et en fait
31:02ce qui est assez
31:02je vais pas dire
31:03cocasse
31:03c'est pas le mot
31:04mais ils ont utilisé
31:05les avantages
31:06de l'Empire
31:07c'est-à-dire
31:07une main d'oeuvre
31:07vraiment pas chère
31:09pour pas dire
31:10gratuite
31:11puis ils ont
31:12piqué
31:13en fait
31:13des savoir-faire
31:14chinois
31:15et ils ont
31:16mis ça en musique
31:17et en oeuvre
31:17d'un point de vue
31:18plus industriel
31:19et moins éparpillé
31:20quelque part
31:21moi je trouve
31:22c'est assez intéressant
31:22de le voir
31:23avec ce nouveau regard
31:24en se disant
31:25finalement
31:25est-ce que la Chine
31:25n'est pas en train
31:26de reconquérir
31:27sur d'autres secteurs
31:28avec exactement
31:29ma logique
31:30dans l'automobile
31:31etc
31:31et en fait
31:33ce qui m'a semblé
31:35enfin en tout cas
31:35que moi
31:35ce que j'ai beaucoup aimé
31:36c'est lire à la fois
31:37le livre
31:38L'envers de la tasse
31:40et en même temps
31:40cette étude
31:41d'un universitaire
31:43américain
31:43publié par
31:45Yale University
31:45qui est
31:46enfin c'est le
31:47le combo des deux
31:48qui est très intéressant
31:49parce qu'on a une vision
31:50ESG d'un côté
31:51enfin sociale
31:52environnementale
31:53d'un côté
31:53de l'autre côté
31:54une guerre un peu plus
31:56de marché
31:56de concurrence
31:57qui date du 19ème siècle
31:58avec le côté
31:58rien n'est immuable
32:00c'est-à-dire qu'un pays
32:00qui est leader un jour
32:01n'est pas toujours
32:03Vous nous avez donné envie
32:04à la fois de boire du thé
32:05et de lire ce livre
32:07allez on passe à votre choix
32:10Dorothée Duron
32:11alors quoi de mieux
32:12qu'une consultante
32:13pour nous parler
32:14d'un livre
32:15qui se demande
32:16à quoi servent
32:17les consultants
32:17c'est le livre
32:18de Betsy Parail
32:20Offsiter
32:21qui est publié
32:22aux éditions
32:22de l'Aube
32:23et donc
32:24elle pose cette question
32:25à quoi servent
32:26les consultants
32:27est-ce que la consultante
32:28a été convaincue
32:29par la réponse
32:30Dorothée Duron ?
32:32Alors la question
32:32elle mérite de se poser
32:34je pense qu'à peu près
32:35toute personne
32:36normalement constituée
32:37dans une entreprise
32:37se demande
32:38à quoi servent
32:38un consultant
32:39parce qu'on en voit beaucoup
32:40il y en a beaucoup
32:41qui arrivent
32:42etc
32:43effectivement moi
32:44je suis
32:45moi-même consultante
32:46donc ça m'a interrogée
32:48je me suis
32:48j'ai regardé ça
32:49avec attention
32:50je ne vous cache pas
32:51qu'au début
32:52j'étais un peu déçue
32:53en tout cas
32:54en première lecture
32:55j'ai trouvé que c'était
32:56un peu une succession
32:56de poncifs
32:57sur
32:58il ne faut pas arriver
32:59dans une entreprise
33:01en sachant déjà
33:02la conclusion
33:02qu'on veut avoir
33:03on ne peut pas
33:03venir avec
33:04des outils
33:05préfabriqués
33:06du benchmark
33:07bref
33:07il faut arrêter
33:08d'imposer des formats
33:10arrêter d'être
33:11le consultant expert
33:12pour devenir
33:12le consultant éclairé
33:14alors là déjà
33:15quand il y a le concept
33:16du consultant éclairé
33:18j'ai eu un petit doute
33:20et c'est vrai
33:21qu'il y a un certain nombre
33:22de poncifs
33:24de ce qui est raconté
33:25ça ressemble beaucoup
33:26aux pages web
33:27d'un certain nombre
33:28de cabinets de conseils
33:29c'est-à-dire
33:31on ne préjuge pas
33:32on remet l'humain
33:33l'intérieur
33:34on accompagne
33:35etc
33:37alors ça c'est ma première
33:38lecture
33:38honnêtement
33:39c'est ma première lecture
33:39qui est un peu dure
33:41et en fait
33:41en réfléchissant
33:42un tout petit peu
33:42à ce qui est dit
33:43je trouve qu'il y avait
33:44quelque chose
33:44d'extrêmement pertinent
33:45et surtout à l'heure
33:46de l'IA
33:47c'est l'attention
33:48qui est posée au fait
33:49que finalement
33:49il y a de plus en plus
33:50de benchmarks
33:51et en fait
33:51c'est un peu le reproche
33:52qu'a fait aux consultants
33:53historiques
33:54c'est d'utiliser
33:55des benchmarks
33:55d'étudier des chiffres
33:56des chiffres
33:56des chiffres
33:57et elle montre
33:59des benchmarks
33:59de comparaison
34:00de regarder
34:01ce qui se passe ailleurs
34:02comment ça fonctionne
34:03où sont les points
34:04où ça coince
34:05des audits
34:06en fait
34:06des entreprises
34:07et que finalement
34:08elle voit
34:09que souvent
34:10ça lui arrive
34:11qu'il y a plusieurs audits
34:12faits par plusieurs consultants
34:14et tout le monde
34:14arrive à la même conclusion
34:15et pourtant
34:16rien n'avance
34:16et en fait
34:18ce que je trouve intéressant
34:19c'est-à-dire qu'elle met en avant
34:21qu'il faut remettre de l'humanité
34:22savoir plus écouter
34:23en fait
34:23les personnes avec qui on parle
34:25qu'il y a une spécificité
34:27qu'il faut sortir
34:28finalement de
34:30on fait la même chose
34:31pour tout le monde
34:31sans singularité
34:33et en fait
34:34quand on pense à l'IA
34:36ça va devenir encore pire
34:37c'est-à-dire que
34:38le nombre de data
34:39le nombre de données
34:41on va avoir de plus en plus
34:42ça va devenir encore mieux
34:43au contraire
34:44ben non
34:44parce qu'en fait
34:44son constat
34:45c'est bien justement
34:46en avant
34:47que c'est pas parce qu'on a
34:48un bon audit
34:49c'est pas parce qu'on a
34:51beaucoup de données
34:52pour analyser
34:52et comprendre
34:53qu'on fait changer les choses
34:54et qu'on ne fait changer les choses
34:55qu'en parlant
34:56effectivement aux gens
34:57pour les accompagner
34:58dans la mutation
34:59donc on ne peut pas dire
35:00que ça va être un outil
35:01d'individualisation extrême
35:02du traitement
35:03de chaque entreprise
35:04pour trouver la solution
35:05qui correspond à chaque entreprise
35:06et justement
35:07c'est ça qui est intéressant
35:08c'est que
35:09en filigrane
35:10elle dit
35:10il faut remettre de l'humain
35:11ce qui peut paraître
35:12très cucu de dire ça
35:12mais en fait
35:13ça ne l'est pas
35:14c'est qu'en vrai
35:15remettre de l'humain
35:16c'est-à-dire dépasser
35:17justement
35:17la data
35:18les chiffres
35:19qui ont tendance
35:20à uniformiser
35:21pour sortir de la standardisation
35:23et apporter un vrai conseil
35:24et elle met en avant
35:25surtout que l'expérience
35:27finalement a plus de valeur
35:28que l'expertise
35:29c'est-à-dire que
35:30les batteries de junior
35:30qui arrivent
35:31c'est pas là où
35:32créer la valeur
35:33ce qui est intéressant
35:34dans un conseil externe
35:35c'est quelqu'un
35:36qui arrive avec un autre regard
35:37une autre expérience
35:39voilà
35:40donc en fait
35:41sur première approche
35:42je ne suis pas très convaincue
35:43et finalement
35:44ça amène à réfléchir
35:45l'avenir appartient
35:46aux consultants expérimentés
35:48expérimentés
35:49l'expérience
35:50l'expérience
35:50c'est rien que l'expérience
35:50Christian Chavagneux
35:51cette plongée
35:52dans l'univers des consultants
35:53moi je ne suis pas consultant
35:53donc j'ai trouvé la critique
35:54intéressante
35:55mais vraiment incomplète
35:56tout le début du livre
35:57ça fait quand même mal
35:58pour le métier de consultant
36:00parce qu'elle y va
36:01franco
36:02des gens qui utilisent
36:03des modèles tout fait
36:04il y a une phrase terrible
36:05qui dit
36:07les gars en fait
36:08ou les femmes
36:08ils connaissent le secteur
36:10ils prennent les chiffres
36:11de la boîte
36:11et avant même
36:12d'arriver dans l'entreprise
36:13ils ont déjà
36:13le rapport final
36:15ils ont déjà la solution
36:15sans même parler aux gens
36:16et ça c'est vraiment terrible
36:17donc elle nous dit
36:19déshumanisation totale
36:20s'il faut virer plein de gens
36:21on vire plein de gens
36:22s'il faut bouleverser
36:23les organisations
36:23on bouleverse
36:24de toute façon
36:25au moment où tout ça
36:25se met en place
36:26on est parti
36:26donc il n'y a vraiment
36:27aucun souci
36:28ça c'est la première partie
36:30du livre
36:31et à un moment donné
36:32on se dit
36:33mais pourquoi
36:33pourquoi est-ce que
36:34le métier de consultant
36:34est devenu ça
36:35et on n'a pas la réponse
36:37sauf une phrase
36:37dans un moment donné
36:38où l'autrice nous dit
36:39c'est un problème systémique
36:40ça c'est intéressant
36:42dans le fonctionnement
36:43du système économique
36:44ça pousse les consultants
36:45à travailler comme ça
36:46pourquoi
36:47où ça
36:47qu'est-ce qui s'est passé
36:48et là on ne sait pas
36:49et c'est dommage
36:50parce que
36:50si c'est un problème systémique
36:52les réponses
36:53elles doivent être systémiques aussi
36:54or là
36:54comme on n'a pas qualifié
36:56le problème systémique
36:57on n'a pas de réponse systémique
36:58on retourne sur des réponses individuelles
37:01et alors là franchement
37:02oui là moi je suis d'accord
37:03avec Dorothée
37:04on a l'impression
37:04de voir le site web
37:05il faut que le consultant
37:06fasse attention à lui
37:08il faut qu'il soit de bonne humeur
37:09il faut avoir une bonne hygiène de vie
37:11il faut avoir des valeurs aussi
37:12il ne faut pas
37:13il ne faut pas hésiter
37:14à quand même
37:14s'auto-critiquer
37:16il faut regarder
37:16des fois on fait les choses bien
37:17des fois on fait les choses mal
37:18on est dans un monde
37:19un peu bisounours
37:20où là on se dit
37:21mais non
37:21ce n'est pas ça la réponse
37:23et ce n'est pas ça la réponse
37:24parce qu'on n'a pas la bonne question
37:26où est vraiment le problème
37:28on l'a
37:28mais qu'est-ce qui explique ça
37:30on ne sait pas
37:30et du coup on n'a pas la réponse
37:31je me disais
37:32est-ce que le consultant
37:33finalement il ne sert pas
37:35à imposer des solutions
37:37qui viennent de l'extérieur
37:38de l'entreprise
37:39est-ce qu'il dédouane en fait
37:40la direction de l'entreprise
37:41non parce qu'il le dit bien
37:42de trouver
37:44d'annoncer
37:44alors ça c'est un usage
37:45c'est un usage évident
37:47d'être appelé
37:47pour une mission de conseil
37:49pour justement
37:50justifier des décisions
37:52on s'externalise
37:53bon après
37:54c'est quand même pas
37:55enfin c'est comme le poisson volant
37:57ça existe
37:57mais c'est pas la majorité
37:58de l'espèce
37:58il y a quand même
37:59beaucoup de gens
37:59qui ont
38:00oui je fais un peu d'eau au diard
38:01je ne peux pas m'en empêcher
38:02à chaque fois
38:03mais ce que je veux dire
38:04c'est qu'il y a
38:04quand même
38:05tout le monde n'a pas cette volonté
38:06enfin souvent
38:07quand on décide
38:07d'aller voir un conseil externe
38:09c'est aussi pour avoir
38:11quelqu'un avec qui
38:12on échange
38:13on se pose des questions
38:14pour avoir un autre regard
38:15parce que c'est comme
38:15assez facile
38:16de rester
38:17et de pédaler
38:18sans regarder un peu
38:19ce qui se passe ailleurs
38:20donc il y a de la valeur
38:21mais il ne faut pas
38:22que ça se résume
38:23à juste apporter
38:24de la data
38:24des chiffres
38:25des éléments
38:26de comparaison
38:27sans se poser la question
38:28de c'est quoi en vrai le problème
38:29Vous avez un regard un peu
38:32distancié j'imagine
38:33sur le rôle des consultants
38:35Oui mais je trouve
38:36une critique
38:37assez féroce
38:38c'est des petits chapitres
38:40très très bien écrits
38:41donc ça va direct
38:42to the point
38:43et to the bullet point
38:44même pour parler des consultants
38:47et c'est vraiment
38:48enfin c'est vraiment
38:49la critique est farouche
38:51mais l'autrice nous dit bien
38:52la solution technique
38:54rationnelle
38:54avec tous les benchmarks
38:55que vous voulez
38:56avec toutes les datas
38:56que vous voulez
38:57ça peut être super bien
38:58comme l'a dit Dorothée
38:59vous avez 4 consultants
39:00les 4 ont la même réponse
39:02sauf que
39:03il faut se poser la question
39:04de dans cette entreprise
39:05avec ces gens là
39:06à ce moment là
39:06est-ce que ça marche ou pas
39:07et ça malheureusement
39:08les consultants le font pas
39:09et manifestement
39:09elle doit être assez bonne
39:10parce qu'elle a beaucoup
39:11de clients
39:13d'accord
39:13bah voilà
39:15la vie qui compte
39:16donc
39:17allez on se retrouve tout de suite
39:18avec notre étude de la semaine
39:21BFM Business
39:22la librairie de l'écho
39:24l'étude de la semaine
39:27et c'est le travail
39:28très intéressant
39:29que publient les économistes
39:31d'Allianz Trade
39:32comment
39:33le super cycle
39:35de l'intelligence artificielle
39:37redéfinit-il
39:38les taux d'intérêt
39:39mondiaux
39:40et pour nous livrer
39:41les conclusions
39:42de cette étude
39:43passionnante
39:44on est avec
39:45Anna Boata
39:46directrice
39:47de la recherche économique
39:48chez Allianz Trade
39:49bonjour Anna
39:50oui Mariel
39:51alors
39:52Anna
39:53quel sera
39:54l'impact
39:55de l'intelligence artificielle
39:56sur les taux d'intérêt
39:57mondiaux
39:59oui
40:00aujourd'hui
40:01on est en train
40:02de regarder
40:02au-delà
40:03des impacts
40:04sur la productivité
40:05sur la croissance
40:06effectivement
40:07quel est l'impact
40:08à court terme
40:08et à long terme
40:10de l'IA
40:11et des investissements
40:12dans l'IA
40:12sur les marchés
40:14obligataires
40:14et sur les taux longs
40:15mais pas seulement
40:17aussi sur les taux
40:18d'équilibre
40:18donc ce qu'on retrouve
40:19c'est l'histoire
40:20de court terme
40:21qui est une histoire
40:22en fait
40:22d'un boom
40:23d'investissement
40:23qu'on connaît tous
40:24mais qui va attendre
40:25un trillion de dollars
40:27en 2028
40:28quand nous on attend
40:29un prix
40:29et qui se stabilise
40:30à peu près à 900
40:31donc ça veut dire
40:32qu'on a en fait
40:33en jeu
40:33des levées de capitaux
40:36sur les marchés
40:36obligataires
40:37qui sont énormes
40:38et qui rendent
40:39un petit peu
40:39qui mettent en compétition
40:41d'autres types
40:42de financements
40:42donc on le voit
40:43déjà aujourd'hui
40:44on a cette prime
40:45sur les spreads
40:47par rapport
40:47à des secteurs
40:50qui ne sont pas
40:51liés à l'IA
40:51qui va jusqu'à
40:5350 points de base
40:54aux Etats-Unis
40:55et au pic
40:56potentiellement
40:57jusqu'à 20 points de base
40:58en Europe
40:58donc aujourd'hui
40:59clairement on voit
41:00cette montée des taux
41:01qui n'est pas juste
41:02une histoire
41:03d'inflation
41:04qui n'est pas juste
41:05une histoire
41:05de crédibilité
41:06des finances publiques
41:07mais qui est aussi
41:07une histoire liée
41:08à l'IA
41:09à court terme
41:10mais à long terme
41:12vous dites
41:13c'est pas pareil ?
41:15Exactement
41:15il y a une phase
41:16transitoire
41:17jusqu'à long terme
41:18il y a une sorte
41:18de moyen terme
41:19à 3-4 ans
41:21où effectivement
41:22il y a des gains
41:22de productivité
41:23qui seront
41:24beaucoup plus visibles
41:25et qui auront
41:26au-delà des secteurs
41:27qu'on connaît
41:28aujourd'hui
41:28qui enregistrent
41:29des gains
41:29de productivité
41:30comme les technologies
41:32les services
41:34business
41:35donc professionnels
41:36donc en fait
41:37il y a une histoire
41:38qui est que
41:39parce qu'on a
41:40ce gain de productivité
41:41et que les marchés
41:42l'anticipent
41:43on a effectivement
41:44aussi des taux
41:45d'équilibre
41:46qui commencent
41:47à augmenter
41:47et qui vont
41:49se rapprocher
41:49de 4%
41:50aux Etats-Unis
41:51il faut quand même
41:51rappeler qu'aujourd'hui
41:52on est plutôt proche
41:53de 3%
41:54donc on a quand même
41:54ces 80 points de base
41:56qui mènent
41:58ces taux d'équilibre
41:59plus haut
42:00qui drive d'ailleurs
42:01toute la courbe de taux
42:02mais à long terme
42:03l'histoire qui change
42:04c'est qu'effectivement
42:05les gains de productivité
42:06ça veut aussi dire
42:08beaucoup plus de profit
42:09pour les entreprises
42:10ça veut potentiellement
42:12vouloir dire
42:13beaucoup plus
42:14de recettes fiscales
42:14pour l'Etat
42:15et Anna
42:15ça veut dire
42:16moins d'inflation
42:16et donc ça veut dire
42:18aussi
42:19des taux plus bas
42:20effectivement aussi
42:21moins de dettes
42:22moins de déficit public
42:23et des taux plus bas
42:24Est-ce que vous imaginez
42:29la même tendance
42:31aux Etats-Unis
42:32et en Europe ?
42:34Pas tout à fait
42:35parce qu'en fait
42:36aujourd'hui
42:36l'Europe
42:37c'est une consommatrice
42:38de l'IA
42:38avec une adoption
42:39qui augmente
42:41timidement
42:41alors qu'aux Etats-Unis
42:43on a clairement
42:43le boom
42:44de l'investissement
42:45qui prend lieu
42:46et en fait
42:47in fine
42:48les gains de productivité
42:49qu'on peut attendre
42:50aux Etats-Unis
42:50c'est 5%
42:52sur 10 ans
42:53donc c'est environ
42:54un demi-point chaque année
42:55alors que c'est
42:56trois fois moins
42:57en Europe
42:57parce qu'on a quand même
42:59des marchés
42:59qui sont beaucoup plus
43:01régulés
43:02les secteurs sont
43:03bien moins tournés
43:05vers l'IA
43:05et donc clairement
43:06en fait
43:07ce gain potentiel
43:09qu'on peut avoir
43:09en termes de recettes fiscales
43:11puisqu'aussi
43:11les gens de la tech
43:13ne sont pas en Europe
43:14sont beaucoup plus limités
43:15néanmoins
43:16si on avait
43:17les mêmes gains
43:19de productivité
43:19en Europe
43:20on aurait presque
43:21deux fois plus
43:22d'impact
43:24sur les finances
43:26publiques
43:26et sur les taux
43:27en Europe
43:27Dernière question
43:28Anna Boita
43:29est-ce que
43:30tout ce que vous décrivez
43:32est déjà
43:33dans les cours
43:35obligataire
43:36ou pas ?
43:36C'est-à-dire
43:37qu'est-ce qui est déjà
43:38pris en compte
43:38dans le niveau actuel
43:40des taux d'intérêt
43:40et qu'est-ce qui ne l'est pas ?
43:43Nous on pense
43:44que l'histoire
43:45de court terme
43:45elle est déjà là
43:46et qui peut
43:47encore augmenter
43:48donc ça veut dire
43:49que cette chasse
43:50au capital
43:51peut encore
43:52voir des taux
43:53augmenter
43:53jusqu'en 2028
43:55et ce qui n'est pas
43:56dans les cours
43:56c'est une histoire
43:57positive
43:57de baisse
43:58des taux longs
43:59d'environ 50 à 80 points
44:01de base
44:01grâce à l'IA
44:02ça pour l'instant
44:03ça n'est pas
44:04pris en compte
44:05et ça va venir
44:07une fois qu'on aura
44:08beaucoup plus d'évidence
44:09sur l'impact positif
44:11de l'IA
44:12et bien voilà
44:12encore des bonnes nouvelles
44:13dans cette librairie
44:14de l'écho
44:15merci beaucoup
44:16Anna Boita
44:17pour nous avoir délivré
44:18les conclusions
44:19de cette passionnante étude
44:21de vos équipes
44:23d'Allianz Trade
44:25BFM Business
44:27la librairie de l'écho
44:28des idées
44:29et des chiffres
44:30autour de
44:32l'absentéisme
44:33cette semaine
44:34toute une batterie
44:35d'études
44:36publiées sur cette thématique
44:38la nouvelle édition
44:39du baromètre de marche
44:40par exemple
44:40sur l'absentéisme
44:42en France
44:42en 2025
44:43ce taux d'absentéisme
44:44atteint
44:455,7%
44:46c'était 5,6%
44:47en 2024
44:49c'est une évolution
44:50lente
44:51mais continue
44:52puisqu'il a progressé
44:55cet absentéisme
44:55de 14%
44:56depuis la crise
44:58sanitaire
44:59le baromètre
45:00met en évidence
45:01des écarts
45:01toujours marqués
45:02entre les femmes
45:03et les hommes
45:04en 2025
45:057,9%
45:07de taux d'absentéisme
45:08chez les femmes
45:08contre 4,1%
45:10chez les hommes
45:10autre baromètre
45:12celui de Witiwi
45:13qui contribue
45:14et qui précise
45:15certains éclairages
45:1638 jours
45:17c'est la durée moyenne
45:18d'absence
45:19en hausse de 2 jours
45:20depuis 2023
45:214% des salariés
45:23concentrent
45:2361%
45:24de tout
45:25l'absentéisme
45:26et plus 17%
45:27pour l'augmentation
45:28de l'absentéisme
45:30chez les cadres
45:30en 2 ans
45:31c'est beaucoup
45:32alors beaucoup d'explications
45:34c'est évidemment
45:35des raisons sociétales
45:36liées au rapport
45:37au travail
45:37à la démographie
45:38des raisons psychologiques
45:40mais il y en a une
45:40qu'on oublie
45:41trop souvent
45:42et que met en avant
45:43une autre enquête
45:44réalisée par
45:45Vivaléa
45:45et bien c'est
45:46les aidants
45:4811,5 millions
45:49de personnes
45:50soutiennent aujourd'hui
45:51un proche
45:52en perte
45:53d'autonomie
45:54un salarié
45:54sur 4
45:55sera bientôt
45:56concerné
45:57et parmi eux
45:5861%
45:59travaillent
46:00et cette double vie
46:01a un coût
46:02un salarié aidant
46:03cumule en moyenne
46:0416 jours
46:05d'absence supplémentaire
46:06par rapport
46:07à un collègue
46:07non aidant
46:10BFM Business
46:10la librairie
46:12de l'écho
46:12le coup de cœur
46:13de la rédaction
46:14et cette semaine
46:16c'est celui
46:16de notre journaliste
46:17Paul Valère
46:18Paul vous avez choisi
46:19de nous parler
46:20du livre enquête
46:21sur les câbles sous-marins
46:22de Marie Balléo
46:23La guerre silencieuse
46:25c'est un livre
46:26qui sort tout juste
46:27chez Grincet
46:28et qui fait
46:29la lumière
46:29sur une industrie
46:30méconnue
46:31du grand public
46:32mais cruciale
46:34pour l'économie mondiale
46:35Oui et pour que nous lecteurs
46:36prenions conscience
46:37de l'importance
46:38de ces câbles
46:38l'auteur commence
46:39par nous rapporter
46:40ces chiffres marquants
46:4199% des données
46:43que nous échangeons
46:44transitent par ces câbles
46:46enfouis au fond des mers
46:47c'est sûr
46:47que reposent
46:48nos connexions à internet
46:49mais aussi
46:50les marchés financiers
46:5110 000 milliards de dollars
46:53défilent chaque jour
46:54sous les mers
46:55incroyable
46:56donc ça c'est l'état des lieux
46:57et pourtant
46:58cette industrie
46:59connaît encore
47:00un essor fulgurant
47:01Oui
47:02entre 2012 et 2016
47:03la capacité du réseau sous-marin
47:04a été multiplié par 13
47:06sous l'impulsion
47:07de Google et Meta
47:08ces deux géants
47:09de la tech
47:09investissent dans
47:10leurs propres câbles
47:12afin d'optimiser
47:13le temps de réponse
47:13aux requêtes
47:14faites par les utilisateurs
47:15tout ça
47:16dans le but
47:16de gagner la bataille
47:17de l'attention numérique
47:18et de maximiser
47:19leurs revenus publics
47:20Mais alors Paul
47:21on se dit quand même
47:22bon c'est crucial
47:23et en même temps
47:24on se dit des câbles
47:25sous la mer
47:26comme ça
47:26c'est quand même
47:27extrêmement fragile
47:28Oui tout à fait
47:29parce que grâce au témoignage
47:30qu'elle recueille
47:31notamment chez le français
47:32Alcatel Summary Networks
47:34l'un des trois leaders
47:34mondiaux de cette industrie
47:36l'auteur nous apprend
47:37qu'on peut faire passer
47:38sous les mers
47:394 milliards d'appels téléphoniques
47:41dans un seul câble
47:42d'une épaisseur équivalente
47:44à celle d'un tuyau
47:45d'arrosage
47:46Autant dire
47:46que si une grande puissance
47:47veut en affaiblir une autre
47:48il peut être parfois
47:49assez simple
47:50de sectionner un câble
47:51avec un pouvoir
47:52de nuisance important
47:53Et pourtant
47:54ça ne s'est pas vraiment
47:55encore vu
47:58même s'il y a des pays
47:59qui exploitent quand même
48:00ce talon d'Achille
48:03comme la Chine
48:04autour de Taïwan
48:05par exemple
48:05Oui tout à fait
48:06et d'ailleurs
48:06là où ce livre
48:07nous embarque totalement
48:08c'est qu'il nous fait
48:09voyager au cœur
48:10de régions marines
48:11sensibles
48:11dans le monde entier
48:12et Marie Balléo
48:13me rapporte
48:14qu'elle a voulu
48:14par des témoignages
48:15de capitaines de navires
48:16de garde-côte
48:17de diplomates
48:18d'anciens ministres
48:19et de militaires
48:20faire un ouvrage
48:20de non-fiction
48:21c'est-à-dire raconter
48:22les faits réels
48:23tout en mobilisant
48:24les codes romanesques
48:25et ça fonctionne très bien
48:26par exemple
48:26dans l'archipel taïwanais
48:27on revit avec les gardes-côtes
48:29les instants qui suivent
48:30la coupure
48:31en janvier 2025
48:33d'un câble
48:34reliant Taïwan
48:34à la Corée du Sud
48:35les Etats-Unis
48:36et la Chine
48:37Et pour les experts
48:38il n'y a pas de doute
48:39c'est un coup des Chinois
48:39Oui mais tout lui permet
48:41en fait de se déresponsabiliser
48:42parce que le navire
48:44battant pavillon camerounais
48:45et naviguant
48:46en zone économique exclusive
48:47et bien c'est difficile
48:48d'engager des poursuites
48:49directement à la Chine
48:51parce que les poursuites
48:51du judiciaire
48:52cela révèlerait plutôt
48:53de la compétence
48:54de l'État camerounais
48:54pas la Chine
48:55elle en profite
48:56car ces attaques
48:57se sont multipliées
48:58ces dernières années
48:59autour de l'île
48:59des experts rapportent
49:00à l'auteur
49:01que si la Chine
49:01doit envahir Taïwan
49:02elle commencera
49:03par s'attaquer
49:04aux câbles sous-marins
49:05Alors il n'y a pas
49:06que la Chine
49:07la Russie aussi
49:08est passée maître
49:09dans l'art
49:10du chantage
49:13ou de l'endommagement
49:15de ces câbles sous-marins
49:16Oui elle est redoutable
49:17dans l'Atlantique
49:18dans le Grand Nord
49:19dans les eaux britanniques
49:20la Russie cartographie
49:22les zones de câbles sous-marins
49:23depuis des années
49:24avec une flotte
49:25spécialement
49:25conçue pour ça
49:26et davantage encore
49:27depuis 2014
49:28le but
49:29dit un commandant norvégien
49:30l'auteur
49:30comprendre nos faiblesses
49:32pour pouvoir à terme
49:33nous infliger
49:34le plus de dommages
49:35possible
49:35ce qui montre
49:36la détermination
49:37de la Russie
49:37ce sont ces séquences
49:38d'intimidation
49:39de la part
49:40de navires russes
49:41en pleine mer
49:41comme celle
49:42du navire
49:43Yantar
49:44je ne vous en dévoile pas plus
49:46mais de la manière
49:47avec laquelle
49:47tout cela nous est restitué
49:48on a l'impression
49:49d'y être
49:50et ça ça fait froid
49:51dans le dos Emmanuel
49:51et alors en attendant
49:54les américains
49:55les européens
49:56évidemment redoutent
49:58des opérations
49:59de sabotage
49:59et on se dit
50:00mais comment
50:01est-ce qu'on peut se prémunir
50:02finalement
50:02de cette vulnérabilité
50:04de nos câbles
50:05et bien il faut
50:05parce qu'elles sont déjà
50:06une réalité
50:07en mer baltique
50:09les attaques
50:10se sont multipliées
50:11depuis l'invasion
50:11de l'Ukraine
50:12alors il y a eu
50:13entre la Finlande
50:14et l'Allemagne
50:14des cap sectionnés
50:15aussi entre la Suède
50:17et la Lituanie
50:18d'autant que la profondeur
50:19des eaux en mer baltique
50:20est en moyenne
50:20de 55 mètres environ
50:22donc à cette distance
50:23il suffit à un navire
50:24de laisser traîner son encre
50:25pour faire facilement
50:26des dégâts
50:27de grande ampleur
50:28et face à cela
50:29l'auteur
50:29elle appelle l'Europe
50:30à se réveiller
50:31quitte à ce que
50:32le vieux continent
50:33se montre lui aussi
50:34menaçant
50:35citant la fameuse phrase
50:36de Churchill
50:36une politique d'apaisement
50:38c'est comme nourrir
50:39un crocodile
50:40en espérant
50:41qu'on sera le dernier
50:42à être mangé
50:43Merci beaucoup Paul
50:45Bélaire
50:45pour cette plongée
50:46alors je dois dire
50:47absolument passionnante
50:48dans cet univers
50:50méconnu
50:50et pourtant crucial
50:51des câbles sous-marins
50:53ça s'appelle
50:53la guerre silencieuse
50:54par Marie Baleo
50:56Allez
50:57c'est l'heure
50:58de nos ultimes choix
50:59BFM Business
51:02La librairie de l'écho
51:04Les livres
51:05de la dernière minute
51:06Allez
51:06Christian Chavagneux
51:07quelle est votre
51:08dernière sélection
51:08pour aujourd'hui ?
51:09Une étude vraiment originale
51:10vous savez qu'au moment
51:11au lumeur de Berlin
51:12est tombée
51:12la Stasi
51:12donc Service secret allemand
51:14ont détruit
51:14tous leurs archives
51:15sauf qu'il y avait
51:15une copie de sauvegarde
51:16de tout ce qu'ils ont
51:17de tout l'espionnage
51:18industriel de la Stasi
51:19qui était piqué à l'ouest
51:20pour donner aux entreprises
51:21de l'Est
51:22et ils ont retrouvé
51:23les auteurs ont retrouvé
51:23cette copie de sauvegarde
51:24et ils l'ont comparée
51:25avec une structure
51:26des entreprises
51:27Est allemand
51:28à ce moment-là
51:29on s'aperçoit
51:29que l'espionnage
51:30a été massif
51:31qu'il a été très efficace
51:32toutes les entreprises
51:33qui en ont bénéficié
51:34on veut
51:34le chiffre d'affaires progresser
51:36la productivité progresser
51:37les exportations
51:38vers l'URSS progresser
51:39et bien évidemment
51:40beaucoup moins de brevets
51:41que les autres
51:41parce que quand vous piquez
51:42les innovations aux autres
51:43vous avez besoin
51:44d'être moins innovant
51:45franchement
51:46c'est une étude
51:47très simple
51:47très facile
51:48et que j'ai trouvé
51:50très originale
51:51Dorothée Duron
51:52votre dernière minute
51:53et bien moi
51:54j'ai vu une vidéo
51:55dans les pages
51:56du New York Times
51:57ils ont une page d'opinion
51:58avec des petites vidéos
52:00et c'en est une
52:01qui a été faite
52:01par un économiste
52:03qui a fait revivre Keynes
52:05et avec un avatar
52:07en mettant
52:07toutes les données
52:08tous les articles
52:09les interviews
52:10qu'il a données
52:11Keynes
52:11et qui lui demande
52:12sur la base
52:13d'une phrase
52:13qu'il avait dite
52:14sur une interview
52:15en 1930
52:15en disant
52:16dans 100 temps
52:17la technologie
52:17sera tellement performante
52:19qu'on travaillera
52:2015 heures par semaine
52:21et en fait
52:22il l'interroge
52:22en disant
52:23ben voilà
52:23on est en 2030
52:24voilà ce qui se passe
52:25quelle est votre lecture
52:26et honnêtement
52:27la vidéo
52:27est assez jubilatoire
52:28je ne vais pas dire
52:29quelle est la conclusion
52:30mais c'est assez
52:31enfin c'est assez
52:32enfin c'est
52:33il y a quand même
52:34une vraie magie
52:34c'est que
52:35c'est vraiment adapté
52:36c'est pas juste
52:37un copier-coller
52:38c'est un truc un peu marrant
52:40de l'intelligence artificielle
52:41bien sûr
52:41c'est Keynes
52:42avec l'accent
52:43très british de Keynes
52:44parce qu'on a
52:46quelques enregistrements
52:46et tout son travail
52:49sur sa lettre
52:50à ses petits-enfants
52:51tout est repris de là
52:53donc tout ce qu'il dit
52:53est juste
52:54c'est du Keynes
52:55c'est assez fabuleux
52:57franchement c'est
52:57une petite pépite
52:58c'est assez jubilatoire
52:59ça ne dure pas longtemps
53:00mais ça suffit
53:01quand même
53:02c'est une petite dizaine
53:03de minutes
53:03mais c'est vraiment
53:05intéressant
53:06et puis comme c'est un économiste
53:07de Princeton
53:08un peu sérieux
53:09qui a fait l'exercice
53:09on n'est pas dans
53:11une moufoquerie
53:12d'un influenceur
53:14de troisième zone
53:14est-ce que c'est très pédago
53:15ou est-ce qu'on fait dire
53:16à Quetz n'importe quoi
53:17demain
53:17dans la prochaine vidéo
53:18c'est ça la question
53:19c'est la question
53:19c'est jusqu'où on va l'exploiter
53:21passionnant
53:22et bien moi aussi
53:22j'ai été séduit
53:24par ce livre
53:25que j'ai reçu comme ça
53:26et je me suis dit
53:27mais de quoi ça parle
53:28et alors j'ai trouvé ça
53:29passionnant
53:30ça s'appelle
53:31Généalogie successorale
53:32à la recherche des héritiers
53:33perdus
53:34par Antoine Djipka
53:35qui est le président
53:36de ADD associé
53:37chez Airol
53:38c'est sa spécialité
53:39c'est son métier
53:40alors effectivement
53:40à l'heure où on parle
53:41beaucoup des transmissions
53:42des successions
53:43qu'est-ce qui se passe
53:44par exemple
53:44quand on ignore
53:45qui sont ses héritiers
53:46et bien derrière cette question
53:48en fait se cache
53:49ce métier
53:50un peu méconnu
53:51qui est un peu au croisement
53:52des métiers
53:53de détective
53:54de notaire
53:55de juriste
53:56d'historien
53:57la généalogie successorale
53:59et alors là où le bouquin
54:00est vraiment bien fait
54:01c'est qu'il nous raconte
54:01en fait
54:02plein d'histoires
54:03d'enquêtes
54:04des récits de famille
54:06voilà
54:07ça dit beaucoup aussi
54:08de ce que sont
54:08les transmissions
54:10et les donations
54:11dans une société
54:13en mutation
54:13comme la nôtre
54:14donc ça s'appelle
54:15Généalogie successorale
54:17Antoine Djipka
54:18aux éditions
54:19Érol
54:20voilà c'est la fin
54:20de cette librairie de l'écho
54:21on se retrouve la semaine prochaine
54:23et d'ici là bien sûr
54:24bonne lecture
54:26La librairie de l'écho
54:27sur BFM Business
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