- il y a 14 minutes
Avec Nicolas Corato, Président fondateur du think tank “Place de la République” et Matthieu Hocque, Secrétaire général du think tank “Le Millénaire”
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NewsTranscription
00:02Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10h, Jean-François Akili.
00:07C'est l'heure du débat avec Mathieu Hock, secrétaire général du Think Tank, le millénaire.
00:12Bonjour Mathieu.
00:12Bonjour, bonjour à tous.
00:13Et vous Nicolas Corato, président fondateur du Think Tank Place de la République.
00:19Bonjour Nicolas, bonjour à tous les deux.
00:21Je vous fais écouter tout d'abord, c'est le premier sujet, c'est le sujet du matin,
00:24la déclaration devant la presse américaine de Donald Trump qui lâche littéralement le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
00:33Nous lui avons dit, tu peux faire ce que tu veux avec la Russie, mais ne touche pas aux raffineries
00:37car c'est un problème qui a des répercussions mondiales
00:39et il veut causer des problèmes au monde et il veut causer des problèmes à nos agriculteurs et nos éleveurs.
00:44Je suggère qu'ils élisent un nouveau leader qui peut conclure un accord, parce qu'ils auraient pu conclure un
00:49accord de nombreuses fois et pourtant il ne l'a jamais fait.
00:51C'est une guerre qui n'aurait jamais dû commencer et je pense qu'il est temps pour l'Ukraine
00:55d'avoir un nouveau président.
00:57Traduit par Louis de Kerr-Gorlet, Nicolas Corato, c'est un lâchage pur et simple, c'est pas simplement une
01:05paiep ici.
01:06C'est un nouveau lâchage j'ai envie de dire, parce qu'en fait depuis que M. Trump a été
01:10élu, il n'a cessé de lâcher son allié entre guillemets ukrainien.
01:15Ce qui est formidable dans l'extrait que vous avez choisi, c'est l'argumentaire du président Trump
01:21qui explique que c'est pour sauver les agriculteurs américains qui sont confrontés à une hausse du pétrole
01:30qu'il fait pression sur M. Zelensky.
01:33Enfin, qui a ajouté au malheur du monde ?
01:36Est-ce que c'est M. Zelensky dernièrement ou est-ce que c'est le président des Etats-Unis en
01:40déclenchant une guerre avec l'Iran
01:42qui aujourd'hui, avec une impréparation stratégique et politique et diplomatique sans aucune relation dans l'histoire moderne,
01:53et c'est lui qui aujourd'hui ajoute au malheur du monde et est responsable de la hausse des hydrocarbures
01:58un peu partout dans le monde, aux Etats-Unis et en Europe.
02:01Mais c'est un lâchage supplémentaire pour l'Ukraine, avec des conséquences aussi pour nous les Européens.
02:06Mathieu Hock, là-dessus, les auditeurs de Sud Radio pensent qu'il faut en finir avec cette guerre,
02:13qu'il a peut-être quelque part raison, c'est ce que nous disent ceux qui nous écoutent et qui
02:18réagissent sur le net à cette question qui est posée ce matin.
02:22Et que dites-vous ce matin Mathieu ?
02:23Moi je leur répondrais qu'ils avaient raison jusqu'à il y a un an à peu près,
02:26c'est-à-dire qu'en fait on pouvait considérer qu'il y a un an, jusqu'à ce que
02:31Donald Trump propose un accord de paix à Vladimir Poutine,
02:34qui était un accord où tout était favorable à Vladimir Poutine,
02:37on se souvient, partage de l'Ukraine en deux, neutralisation de l'Ukraine, pas de troupes de l'OTAN en
02:43Ukraine,
02:44ce qui répondait à tout le narratif de Vladimir Poutine, partage des ressources minières de l'Ukraine avec la Russie.
02:49À partir du moment où il offre autant, et là je rejoins ce qu'a dit Nicolas Corato,
02:53il offre autant à Vladimir Poutine et que Vladimir Poutine ne signe pas un accord sous des motifs qui sont
02:58un peu fallacieux,
02:59comme quoi Zelensky ne voulait pas venir à Moscou signer l'accord, etc.
03:03On voit bien que c'est plutôt Poutine qui ne veut pas signer d'accord de paix et non pas
03:07Zelensky.
03:08Donc moi ce que je répondrais aux auditeurs qui pensent ça, c'est que jusqu'à il y a un
03:12an,
03:12on aurait pu penser effectivement que Vladimir Poutine était entre guillemets dans son droit d'une certaine façon,
03:18et qu'il fallait mettre fin à cette guerre en Ukraine.
03:21En réalité, on voit bien que les intentions de Vladimir Poutine ne sont pas seulement de s'arrêter aux quatre
03:26oblastes de l'Est en Ukraine,
03:28mais d'aller beaucoup plus loin.
03:28D'aller beaucoup plus loin.
03:30Nicolas Corato, je rappelle, le fond du problème, cette déclaration, il l'a fait au lendemain de l'annonce d
03:37'un accord avec Poutine,
03:38c'est une annonce, pour faciliter les exportations de diesel russe,
03:44300 000 tonnes dès octobre aux Etats-Unis et sur le marché mondial, jusqu'à un million de tonnes en
03:49décembre.
03:50Effectivement, le consommateur américain voit les prix exploser à la pompe, c'est du diesel là-bas, comme chez nous
03:56à moitié.
03:58Il y a la guerre, vous le disiez, Hormuz, et puis c'est une levée des sanctions pour Poutine.
04:04Donc c'est un atout pour Poutine.
04:07Faut-il lâcher Zelensky ? Faut-il changer de président ukrainien ?
04:10La question pour Trump, c'est pas faut-il lâcher Zelensky, c'est comment je vais gagner les midterms ?
04:15Ou comment je ne vais pas perdre les élections qui se profilent ?
04:18Et donc sa réaction, lorsque Zelensky dit que c'est un signe de faiblesse d'avoir signé cet accord avec
04:23Poutine,
04:24et on peut tous reconnaître que c'est un signe de faiblesse.
04:27Je sais qu'on aime bien les hommes puissants aujourd'hui, c'est à la mode de reconnaître les hommes
04:31puissants,
04:32mais voilà un homme qui se dit puissant, et qui cède à la première incartade face à Vladimir Poutine
04:38pour acheter quelques barils de diesel.
04:41Donc le sujet pour Donald Trump, c'est même pas de savoir comment il va pouvoir régler la guerre en
04:47Ukraine,
04:47c'est tout simplement d'envoyer un signal à ses électeurs, de faire baisser les prix à la pompe,
04:52et les prix et l'inflation, parce que l'inflation devient galopante du fait de la politique de Donald Trump
04:56aux Etats-Unis,
04:57afin de ne pas perdre des élections qui s'annoncent catastrophiques pour le camp du président de la République.
05:03Mathieu Hock, au fond, il y a des midtermes, comme le rappelle absolument, c'est très juste, Nicolas Corato,
05:08et au final, effet domino, les prix du diesel en France aussi explosent à la pompe.
05:14Est-ce qu'il va falloir en sortir un jour, et de quelle façon ?
05:17En fait, oui, il faut sortir de cela, et si on se met à la place de Donald Trump,
05:21et puis je reviendrai sur les dirigeants européens,
05:23mais à la place de Donald Trump, Donald Trump a gagné en 2016 en faisant campagne contre Obama.
05:28Et Obama, c'était deux choses, c'était des résultats économiques qui étaient bons sur la partie macroéconomique,
05:34mais microéconomiquement, les Américains ne s'enrichissaient plus,
05:37et donc c'est pour ça qu'il disait, avec Barack Obama, vous perdez, et avec moi, vous gagnerez.
05:41Et la deuxième chose qu'il disait, c'était, moi je suis un homme de paix,
05:44lorsque Barack Obama est un homme de guerre.
05:47Et troisième élément qu'on pourrait dire aussi, c'est que Barack Obama n'avait pas de...
05:52Dans ce monde avec les puissants, etc., ne permettait pas à l'Amérique d'être forte.
05:57On voit bien que sur ces trois indicateurs, Donald Trump est en difficulté,
06:01c'est pour ça qu'il panique à l'approche des mid-termes,
06:04et il est aussi marqué par le fait que Barack Obama, lorsqu'il perd les mid-termes de 2014,
06:12il est dans une situation, donc entre 2014 et 2016, dans l'impuissance totale,
06:15puisqu'il n'a pas la chambre avec lui.
06:18Or, si Donald Trump se retrouve dans la même situation,
06:20effectivement, il n'aura plus de levier pour là, justement, répondre à la crise énergétique qui est galopante,
06:25et les pays européens aussi devront faire de même,
06:28parce qu'en fait, à partir du...
06:30Et normalement, la guerre au Moyen-Orient a renchéri les coûts énergétiques pour le monde entier,
06:37mais c'est surtout les pays européens qui ont été le plus touchés,
06:39puisque l'Amérique était un peu protégée par le gaz de schiste.
06:42On voit bien qu'aujourd'hui, l'Amérique, ce n'est pas suffisant le gaz de schiste,
06:44et l'Europe est dans une situation encore plus dépendante du pétrole du détroit d'Ormuz,
06:49et donc, effectivement, il faudra prendre des mesures qui sont très fortes.
06:51On va passer au deuxième sujet, mais juste une question très simple, Nicolas Corato,
06:55il faut que nous aidions toujours les Ukrainiens à contenir les Russes,
07:02voire continuer à frapper, parce que c'est ce que font les drones ukrainiens,
07:06les dépôts de pétroliers de Poutine.
07:09Je crois qu'on n'a pas le choix, la guerre n'est pas acceptable,
07:11mais c'est souvent la pire des moins mauvaises solutions.
07:16Bien sûr qu'il faut continuer à aider l'Ukraine,
07:18et je dis que la France n'est pas à la hauteur de ses annonces et de ses discours diplomatiques.
07:23La France fait partie, dans le concert européen, des nations qui aident le moins l'Ukraine,
07:28alors qu'elle a beaucoup de moyens,
07:30et je crois qu'il faut que ce sujet redevienne aussi un sujet des présidentielles.
07:34Le soutien à l'Ukraine, c'est un soutien à l'Europe, c'est aussi un soutien à l'avenir
07:38de la France.
07:39Avec une finale possible en France, Mathieu Hock,
07:44entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
07:48qui risque de, on va dire, de redessiner un petit peu le débat autour de l'Ukraine.
07:53On voit bien que pour Zelensky, qui est dans une situation extrêmement compliquée,
07:58dont l'impopularité aussi commence à progresser en Ukraine,
08:01il faut quand même rappeler cela, il va regarder, il va surveiller les grandes élections qui arrivent dans les pays
08:06européens,
08:07et notamment, il y a des plusieurs élections qui vont être marquantes.
08:11Effectivement, la reconduction pas de Giorgia Meloni en Italie, ça va quand même compter,
08:15parce qu'Italie est devenue un pays important.
08:17L'Allemagne est dans une situation qui est très fragile,
08:19puisque aujourd'hui, Friedrich Merz est à deux doigts de devoir quitter son poste
08:24dans sa coalition de briques et de brocs avec le SPD.
08:27Et puis, effectivement, la France, avec l'arrivée de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon,
08:32est une ligne complètement différente vis-à-vis de la Russie,
08:35avec cette tentation de la normalisation des relations avec la Russie
08:39pour pouvoir, justement, bénéficier, on va dire, d'un nouveau partenariat économique
08:43et se désaxer des Etats-Unis, ça pose problème pour Zelensky.
08:46Allez, c'est l'autre sujet du jour, les manifs lycéennes.
08:49Il y a un appel à mobilisation de nouveau ce mardi.
08:52Et puis, il y a cette émotion suscitée par le saccage de la fac de Nantes.
08:58Écoutez ce qu'on a dit, Karine Berneau.
09:00Elle est la présidente de l'université de Nantes, qui s'est dit écœurée, qui porte plainte.
09:05J'ai la responsabilité, en tant que présidente d'université,
09:08d'assurer la sécurité des personnes qui sont dans nos bâtiments.
09:11Je n'étais pas en capacité de le faire.
09:12Et très vite, la situation s'est dégradée.
09:14Il faut prendre la mesure, quand même, de ce qui s'est passé.
09:16Il y a un étudiant, par exemple, un élu étudiant,
09:19qui a été menacé de mort avec un couteau.
09:21Un bâtiment, en fait, qui est sur plusieurs étages.
09:23Par sa configuration, il pouvait y avoir des chutes.
09:26Il y aurait pu y avoir des blessés.
09:27Il y aurait pu y avoir des morts extrêmement inquiétants.
09:29Et encore une fois, je veux vraiment insister.
09:31Il ne faut pas amalgamer ce qui se passe dans ce bâtiment
09:35avec le mouvement qui est en cours.
09:36Nicolas Corato s'est allé trop loin.
09:38Je retiens surtout la dernière phrase de la présidente.
09:41Il ne faut pas amalgamer ce qui s'est passé chez elle
09:43avec le mouvement qui est en cours.
09:44Ce n'est pas moi qui le dis, l'afrogauchiste.
09:46C'est la personne que vous interviewez
09:48qui est présidente de cette université.
09:50Non, je pense que ce qui n'est pas allé assez loin,
09:53c'est la réponse du gouvernement.
09:54La sortie de cette crise,
09:56elle n'appartient pas aux lycéens, aux étudiants.
09:58Elle appartient à la réponse politique.
10:00Or, la réponse politique, elle n'existe pas à ce jour.
10:02La seule réponse politique qu'on a vue
10:04au tout début du mouvement,
10:05c'était Laurent Nunez.
10:07Les lycéens sont dans la rue,
10:08c'est le ministère de l'Intérieur qui s'exprime.
10:10On voit effectivement que ce retard à l'allumage politique,
10:13on le paye aujourd'hui.
10:14Donc, plus ce mouvement n'aura pas de réponse politique,
10:17plus il va peut-être s'étendre,
10:19plus il va peut-être se radicaliser,
10:21plus il va devenir éventuellement violent.
10:23Et personne ne le souhaite,
10:25mais c'est au gouvernement de sortir de cette crise politique.
10:28Mathieu.
10:28Non, mais honnêtement,
10:30quand on regarde dans le détail
10:31les revendications des lycéens et des étudiants,
10:34puisque là, on est dans le cas d'étudiants à Nantes,
10:36on voit bien qu'il y a une partie des revendications
10:38qu'on peut comprendre,
10:39mais une autre partie, c'est un peu n'importe quoi.
10:42Quand vous voyez la question des rythmes scolaires,
10:44on se dit, mais s'ils ne veulent pas travailler plus,
10:47alors qu'il faut justement un réarmement éducatif,
10:50il faut retravailler,
10:51on voit bien que dans les classements PISA,
10:53on décroche.
10:54S'ils ne veulent pas le travailler plus,
10:55aller au lycée ou à l'université,
10:57qu'est-ce que ça donnera dans le marché du travail ?
10:59Ils ne veulent pas travailler moins,
11:00ils veulent travailler mieux, Mathieu.
11:01Ensuite, après,
11:02quand on regarde aussi,
11:03je suis désolé de le dire,
11:04je ne t'ai pas coupé,
11:05mais sur la partie lycée,
11:08les lycées,
11:09la plus grande partie avait déjà été rénovée,
11:12en tout cas en Ile-de-France,
11:14mais également dans d'autres régions.
11:15C'est un point qui est quand même à noter,
11:17le taux de vétusté est passé de 40%
11:18à moins de 10% en Ile-de-France pour l'instant.
11:21Donc voilà,
11:21moi je trouve qu'une partie des revendications
11:23ne sont pas tout à fait légitimes.
11:26Vous diriez quoi, Mathieu,
11:27que la violence qui vient émailler les mobilisations
11:31flingue ce mouvement ?
11:32Et ensuite, après,
11:33il y a une partie sur les revendications,
11:35je me suis exprimé,
11:35mais sur la récupération,
11:37le noyautage des mobilisations,
11:40on voit bien qu'il y a aussi
11:41les professionnels de la casse,
11:43les professionnels de l'ultra-gauche.
11:45Il y a aujourd'hui dans notre pays
11:463000 fichés S pour ultra-gauche,
11:48selon Gérald Darmanin,
11:49à l'époque lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
11:51On voit bien que ce sont toujours les mêmes profils.
11:52Et c'est d'ailleurs ce que disent les policiers,
11:53ce sont les mêmes profils
11:54qui viennent,
11:55établissement par établissement,
11:57université par université,
11:59venir accompagner les blocages,
12:01caillasser la police
12:02et accompagner la casse
12:04des équipements.
12:06C'est facile d'invoquer des violences
12:09même si tout le monde les condamne,
12:10et quelles qu'elles soient.
12:11C'est facile d'invoquer des violences
12:13et de ne pas traiter le sujet de fond.
12:15Vous savez, il y a le film des Misérables
12:16qui sort mercredi prochain
12:18et on ressort cette phrase d'Hugo,
12:20qui recherche l'ordre engendre le chaos.
12:21C'est-à-dire qu'à un moment,
12:23je répète,
12:24la responsabilité du chaos,
12:26elle n'est pas du côté des manifestants.
12:28Elle est du côté d'un gouvernement
12:30qui ne répond pas
12:31à ce mouvement
12:32qui est ressenti,
12:33pardonnez-moi Mathieu,
12:34légitimé,
12:35compris dans votre propre camp.
12:36Et moi, ce qui m'étonne
12:37quand vous parlez de noyautage,
12:39c'est faire quand même injure.
12:40LFI ne noyautent pas ?
12:42Non, LFI ne noyautent pas
12:44que les jeunes qui manifestent
12:46votent majoritairement
12:47ou voteraient majoritairement
12:48pour LFI.
12:49Ça, c'est un fait qui est sondé
12:50mais qui existait bien avant le mouvement.
12:54Mais moi, ce qui m'étonne,
12:55monsieur Mathieu,
12:56c'est que Mme Pécresse
12:57et ses amis LR
12:58qui ont la responsabilité
12:59des lycéens en région Île-de-France
13:00ne soient pas allés au contact
13:02des lycéens
13:03devant les blocus,
13:04dans les lycées,
13:04dans les manifestations.
13:06Pourquoi est-ce que ce sujet
13:07des moyens attribués à l'éducation
13:09seraient un sujet d'extrême-gauche,
13:11d'ultra-gauchistes,
13:12de fichettes ?
13:12Ce sont des revendications très simples.
13:14Ces jeunes ne veulent pas
13:15changer la société.
13:16Ils veulent simplement
13:17changer leurs études.
13:18Oui, mais on pose des questions.
13:20C'est comme à l'auditeur
13:21votre réflexion à droite.
13:22Vous êtes capable de penser ça ?
13:24Il vous reste une minute
13:24pour conclure.
13:25En deux questions,
13:26moi, je parle de manque de moyens
13:28mais quand on regarde,
13:29on compare au niveau européen
13:31les moyens alloués
13:32à l'éducation nationale en France,
13:33on dépense autant,
13:35sinon plus,
13:35que la moyenne des pays européens
13:37et pourtant,
13:38on a des problématiques
13:39d'organisation des moyens
13:41de l'éducation nationale.
13:42Et allez leur dire
13:42« Allez confronter ces chiffres
13:44à leur réalité, écoutez-les. »
13:45Et pourtant, ça ne marche pas.
13:46Je crois qu'il n'y a qu'une seule envie,
13:47c'est d'être écouté.
13:48Et puis la deuxième question,
13:49pourquoi dans ces cas-là,
13:52accepter, tolérer,
13:53de casser des équipements publics
13:55alors que vous vous plaignez
13:56du manque de moyens ?
13:57C'est quelque chose
13:57qui, moi, me pose question.
13:59Et attention à ce qui se passera,
14:01messieurs,
14:02donc mardi prochain,
14:03nous aurons l'œil sur,
14:05on va dire,
14:06le volume de la mobilisation
14:07et en espérant
14:09qu'il n'y ait pas
14:10de débordement,
14:11de casse,
14:11de blessé
14:12et que les uns et les autres
14:14puissent se parler.
14:15C'est important,
14:16comme vous le faites
14:17tous les dimanches matin,
14:19messieurs,
14:19Mathieu Hocq
14:20du Think Tank Le Millénaire
14:21et Nicolas Corato
14:22du Think Tank
14:23Place de la République.
14:37Je vous dis
14:37Parlons vrai.