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  • il y a 4 minutes
Une heure d’entretien incontournable en partenariat avec CNEWS et Les Echos. Une personnalité politique, un dirigeant économique ou un intellectuel revient sur les grands thèmes de l'actualité et répond aux questions sans détour de Pierre de Vilno pour apporter des réponses concrètes aux Français.

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Transcription
00:00Tout ce qu'on viendra du rôle de l'extrême gauche,
00:01vous avez raison de mentionner Révolution permanente,
00:03donc une forme de parti subversif ou factieux, militant,
00:08mais est-ce qu'il n'y a pas une certaine facilité
00:10à distinguer toujours les casseurs d'un côté
00:13et les lycéens de l'autre?
00:15Est-ce qu'on ne voit pas aussi, dans ces protestations,
00:18pas toujours de la violence,
00:19mais une forme de confusion mentale,
00:22d'effondrement psychique,
00:23on se réfugie immédiatement dans le premier slogan
00:26vaguement communiste disponible.
00:27Donc, je donne partie des lycéens
00:30une forme de confusion qui est le fruit aussi
00:33d'un échec de l'éducation.
00:34Alors, on va à l'essentiel,
00:36parce que si on voulait rétablir l'ordre,
00:39éviter les blocus, on pourrait le faire.
00:41Voilà, premier point.
00:42Deuxième point, la vraie question
00:44que je voudrais aborder aujourd'hui,
00:45parce que j'ai retrouvé une lettre dans mes papiers
00:48que j'avais écrite avant la présidentielle de 2017
00:51à tous les enseignants de France,
00:53et vous pouvez la ressortir.
00:55La vraie question, c'est que ça fait 20 ans
00:57qu'on a laissé s'effondrer le système éducatif.
01:01Moins de savoir,
01:03moins de formation des enseignants,
01:05moins d'exigences,
01:06et la clé de voûte de tout ça,
01:08ça a été la destruction du bac à rôle lauréat
01:11comme épreuve impartiale,
01:14égalitaire,
01:15anonyme, nationale.
01:17Pourquoi il y a ce malaise des jeunes ?
01:19Il faut le comprendre, ce malaise des jeunes,
01:21qui n'a rien à voir avec les casseurs.
01:23C'est cette angoisse de se dire
01:26que votre orientation va être décidée
01:29par un algorithme anonyme,
01:32obscur.
01:33Mais c'est terrible pour les jeunes.
01:34Par les parcours sup, notamment.
01:36Parcours sup.
01:36Il faut, alors là je rejoins, vous l'avez voir.
01:38Qu'est-ce qu'il faut faire sur parcours sup ?
01:39Il y en a certains qui disent qu'il faut le supprimer.
01:41Mais il faut le supprimer par cours sup.
01:43Et le remplacer par quoi ?
01:43Mais le remplacer par le retour d'un bac.
01:47Est-ce que vous savez comment ça marche ?
01:48Un bac exigeant ?
01:49Non, non, mais attendez.
01:51Il fallait faire la queue pour s'inscrire à la fac.
01:54Est-ce qu'on va revenir à ça ?
01:55Non, mais on a aussi, pardonnez-moi,
01:57une époque où au bac,
01:58il fallait passer toutes les matières.
02:00Aujourd'hui, il y a le...
02:01Mais il n'y a plus de bac.
02:02Mais parce qu'un certain monsieur,
02:04Jacques Lang,
02:05a voulu donner le bac à tout le monde.
02:07C'était ça quand même l'histoire.
02:09Il y a deux choses.
02:09Il était ministre de l'Éducation nationale.
02:11Ça remonte à plus de 20 ans.
02:13Par quoi est-ce qu'on le remplace si on le supprime ?
02:15Deux choses.
02:16Moi, je veux d'abord rétablir
02:18l'école de la République des savoirs,
02:20du mérite et de l'effort
02:21à partir du primaire.
02:23Vous trouverez mon projet présidentiel
02:25sur mon site internet pour l'école.
02:28On l'a revu entièrement.
02:2960 mesures, très précises.
02:30Mais je reviens à l'essentiel.
02:32Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
02:33Comme le bac a été quasiment supprimé,
02:36on a gardé le mot bac.
02:38Mais vous avez un contrôle continu
02:40qui commence en première terminale.
02:43Il y a une pression sur les professeurs,
02:45une angoisse des élèves qui se disent
02:47dès la première copie de première,
02:49si je n'ai pas une bonne note,
02:51attendez, l'algorithme,
02:53cette note va rentrer dans l'algorithme
02:55et donc mon destin,
02:57mon destin, ma vie va être bouleversée.
03:01Qu'est-ce qui se passe ?
03:02C'est que des professeurs ont une pression énorme
03:05et tous les professeurs, les enseignants
03:07qui m'écoutent le savent.
03:08Ils ont une pression énorme
03:09pour augmenter les notes.
03:11Ensuite, il y a des différences entre lycées.
03:13Il y a des lycées où on note large.
03:15Donc les enfants vont être favorisés
03:17au moment du parcours sub
03:19de la machine noire.
03:20Et puis il y a des lycées
03:22qui notent sévère.
03:23Les enfants qui sont les meilleurs
03:25vont être défavorisés.
03:26Donc, vous avez toute une génération
03:28qui aujourd'hui sait que leur destin
03:30est dans les mains d'un algorithme injuste
03:33qui n'a plus d'égalité.
03:34On a compris, on fait quoi ?
03:36On rétablit le bac,
03:37c'est-à-dire une épreuve anonyme
03:39où que vous habitiez Brest, Carpentras,
03:43Bobigny, Saint-Denis,
03:45vous arrivez avec...
03:47Mais après, en fonction des notes du bac.
03:49Mais attendez, excusez-moi,
03:51il y a deux problèmes.
03:52Vous pouvez avoir un parcours sup
03:54qui part d'une épreuve égalitaire
03:56qui est le bac.
03:57Là, au moins, les élèves savent
03:59que la note a été juste.
04:01Comment vous voulez faire entrer
04:03dans la vie active
04:04une génération
04:06qui est orientée sur l'injustice,
04:08l'opacité ?
04:09D'accord.
04:10Est-ce qu'il n'y a pas une autre dimension...
04:11Alors, il faut analyser
04:12toutes les dimensions de cette crise.
04:14Je vois aussi beaucoup
04:15de drapeaux palestiniens,
04:18algériens ou autres
04:19chez les manifestants.
04:20On entend ce que j'appelle
04:21la gauche walla.
04:22Est-ce que ce n'est pas une autre dimension
04:24qu'on ne veut pas mentionner ici,
04:26c'est-à-dire un échec très net
04:27de l'intégration de la civilisation
04:29qui se manifeste aussi
04:30dans ces émeutes ?
04:31Sans une école
04:33du savoir,
04:34de la méritocratie,
04:35il n'y a pas d'assimilation possible.
04:37Voilà.
04:38Et l'école était
04:40le dernier endroit possible.
04:41Donc, bien évidemment,
04:42vous avez raison.
04:43Une jeunesse perdue.
04:45Plus de repères.
04:46C'est la faillite...
04:46Mais il y a des repères,
04:47quelquefois,
04:47c'est le refus de la France.
04:49Oui, enfin,
04:49des repères extérieurs.
04:51Voilà.
04:51Le repère extérieur,
04:52ça va être la religion,
04:53ça va être le McDo
04:54et ça va être
04:55le drapeau palestinien.
04:57Parce qu'il n'y a pas
04:58de patriotisme français.
05:00Il n'y a plus d'histoire française
05:02à l'école,
05:02il n'y a plus de langue française,
05:04il n'y a plus d'exigence,
05:05il n'y a plus de méritocratie.
05:06Il ne faut pas s'étonner.
05:07L'histoire est enseignée,
05:08mais effectivement,
05:09on pourra...
05:09Vous avez vu l'histoire
05:10qui est enseignée ?
05:11Vous avez vu les manes-mêmes ?
05:11J'ai vu Nicolas Dupont-Aignan.
05:13On pourra en parler
05:13dans un instant.
05:14Au grand rendez-vous,
05:14à tout de suite.
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