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  • il y a 1 semaine
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Rony qui est avec nous, elle nous appelle depuis Nice.
00:02On parle de ces émeutes et je vous invite, chers auditeurs,
00:06à lire ce dossier passionnant dans les colonnes du journal du dimanche.
00:10Émeutes lycéennes, ceux qui cassent et ceux qui s'opposent.
00:13Et cette une, détruire ou s'instruire, avec d'un côté les émeutiers
00:17et de l'autre cette jeune Louise, étudiante, également militante à l'Uni,
00:23qui a émergé dans l'espace politique et médiatique
00:27et qui dit tout haut ce que des millions de Français pensent tout bas
00:32et c'est vrai que c'est une figure montante
00:34dans cette mobilisation lycéenne et estudiantine.
00:40Il s'avère que dans l'actualité, si vous nous rejoignez,
00:44on est longuement revenu sur cette université nantaise qui a été saccagée.
00:49Il s'avère que l'université nantaise n'est pas la seule
00:52à avoir fait les frais des émeutiers d'extrême gauche,
00:55puisque Rennes également a été l'université de Rennes saccagée.
00:59Il faudrait voir et se renseigner,
01:01mais peut-être que l'université de Caen a également été mise à sac.
01:06Et puis c'est l'image de la France qui est touchée.
01:09La colère à l'ICN se fait entendre bien sûr
01:12et elle est vue depuis l'étranger.
01:14Depuis deux semaines, les mobilisations sont scrutées par la presse étrangère,
01:17parricade en flamme, affrontement avec la police.
01:20Ces images ont fait le tour du monde ces derniers jours
01:22et les médias étrangers y voient le symptôme d'une crise sociale et économique du pays.
01:27Laura Legault.
01:27La révolte des étudiants met le feu à la France,
01:30titre le quotidien italien Corriere de la Serra,
01:33avec en une une image de barricade enflammée à Aubervilliers.
01:37Partout, les images d'établissements en feu et d'affrontement sont commentées avec effroi,
01:41comme ici sur la chaîne américaine conservatrice Fox News.
01:44La situation prend une toute autre tournure, une tournure très dangereuse.
01:49En bas de votre écran, vous voyez le drapeau palestinien brandi.
01:52Qu'est-ce que cela a à voir avec le manque de professeurs ?
01:55La réponse ? Absolument rien.
01:58La France devient connue pour trois choses,
02:00le vin, le fromage et les émeutes.
02:04Des émeutes qui ne sont pas sans lien avec la situation économique catastrophique du pays,
02:08juger la presse étrangère dans un édito au vitriol intitulé
02:12« Le bûcher des inepties de la France »,
02:13le Wall Street Journal dresse le portrait d'un pays lourdement endetté
02:17et privé de marge de manœuvre.
02:19La violence met le président Macron sous pression,
02:21titre un quotidien suisse à six mois de l'élection présidentielle.
02:24Certains commentateurs y voient un avant-goût d'avril 2027.
02:28Et Véronique est en direct avec nous, une niçoise.
02:30Bonjour Véronique.
02:31Moi je ne suis pas niçoise, je suis corse, j'habite à Nice.
02:34Bonjour et bien.
02:34Vous avez bien fait de rappeler que vous êtes corse.
02:37Oui, j'ai à le souligner parce que ça, ça ne se passerait pas chez moi.
02:41Alors attendez, évidemment on peut être, Véronique,
02:45on peut être très positive et positif à l'endroit de la Corse,
02:49mais on a déjà vécu des violences urbaines en Corse.
02:54Oui, j'ai honte, j'ai honte.
02:55Mais là on ne parle pas de la Corse, on parle de Nantes.
02:58Oui, on parle de ce qui s'est passé à Nantes.
03:00Alors ils ont des revendications, ces jeunes,
03:03et ils détruisent leur outil travail,
03:04mais prenez-nous pour des abrutis.
03:06Et l'État qui ne fait rien ?
03:08Où est le ministre de l'Éducation ?
03:10On ne donne pas de moyens en force de l'ordre.
03:13Au contraire, on leur dit, restez en retrait.
03:15Mais on marche sur la tête, on marche sur la tête.
03:17C'est ubuesque, cette situation est ubuesque.
03:19Et ça ne m'étonne pas que les étrangers réagissent ainsi.
03:23C'est l'image de la France qui est touchée, bien sûr.
03:25C'est l'image de la France, elle est abîmée, mais elle est abîmée.
03:28Depuis dix ans, elle est abîmée.
03:30Ce n'est pas le ministre de l'Éducation, pour le coup, pour l'Université de Nantes,
03:33mais le ministre de l'Enseignement supérieur.
03:36Oui, de l'Enseignement, oui, plus facile, où est-il ?
03:38Alors il a réagi.
03:39Je vais vous lire son message sur les réseaux sociaux,
03:41mais évidemment, dans un monde normal,
03:44vous avez le ministre qui se rend sur place tout de suite.
03:47A l'Université de Nantes, écrit-il,
03:55des dégâts considérables, des semaines de travaux,
03:57des étudiants privés de locaux, c'est un lamentable gâchis
04:00qui ne sert aucune cause, si ce n'est celle de la bêtise.
04:03Le droit de contester, de manifester, de revendiquer
04:05et de faire gérer ce sont des piliers essentiels de notre démocratie.
04:09Saccager une université, détruire ou vandaliser des locaux, c'est intolérable.
04:12J'adresse tout mon soutien à la présidente de l'université,
04:14aux recteurs et à leurs équipes.
04:16Je fais confiance à la justice de notre pays
04:17pour retrouver et sanctionner les coupables.
04:20C'est très intéressant ce tweet de Philippe Baptiste.
04:22Pourquoi ? Parce que, un, il n'apporte absolument pas
04:26un mot de soutien pour les forces de l'ordre
04:28qui ont délogé ces délinquants.
04:31Deux, il adresse tout son soutien à une présidente
04:35qui potentiellement a une responsabilité
04:37puisqu'elle est présidente de l'université.
04:40Donc c'est là aussi un choix de Philippe Baptiste.
04:44Et puis ensuite, c'est évidemment le pas de vague.
04:47Il met un petit message, mais dans un monde normal, je le répète,
04:51vous allez tout de suite sur place et vous expliquez que,
04:55et vous faites la promesse que les personnes qui vont être interpellées,
04:59qui seront reconnues, identifiées,
05:02et dont on a la certitude qu'ils ont participé à ces méfaits,
05:04vont payer.
05:05Vont payer, quitte à payer ces centaines de milliers d'euros
05:09et toute leur vie d'être ponctionnés sur ce qu'ils ont fait,
05:11et c'est ce qu'ils ont commis, ils vont payer.

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