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00:00...
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir.
00:18Merci de vous informer sur Média TV.
00:19Voici les principaux titres de votre soirée.
00:23L'Arabie saoudite fait état ce dimanche d'une nouvelle attaque
00:25contre l'aéroport de Riyadh.
00:27Un incendie a été décrété suite à cette nouvelle attaque.
00:34La présidence mauritanienne a annoncé samedi la composition du nouveau gouvernement
00:38dirigé par le Premier ministre Murtar Woldediyei
00:43qui a été reconduit dans ses fonctions par le président Mohamed Wold, Cheikh El-Ghazwani.
00:50Et enfin, en Côte d'Ivoire, un projet pilote restaure des sols dégradés
00:55par l'orpaillage illicite.
00:57L'initiative transforme une terre abîmée en espaces de production et d'espoir.
01:06A la ligne de l'actualité, ce dimanche, émotions et condamnations.
01:10Après l'attaque contre l'aéroport de la capitale saoudienne,
01:13les outils du Yémen sont accusés d'avoir frappé cette infrastructure civile.
01:18Les réactions internationales se sont d'ailleurs multipliées.
01:21On voit ça en détail avec Younes Benzineb.
01:26Des débris au sol, des traces de dégâts dans le terminal.
01:30A l'aéroport de Riyad, les images témoignent des conséquences de l'attaque.
01:35Les opérations sont suspendues et les vols déroutés.
01:39A Washington, Donald Trump dénonce une attaque terrible.
01:42Le président américain n'exclut pas une intervention des États-Unis
01:45aux côtés de l'Arabie saoudite contre les Houthis.
01:47La condamnation est aussi diplomatique.
01:50Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, dénonce des attaques
01:53qui témoignent, selon lui, d'un mépris flagrant pour la vie des civils.
01:56L'ONU hausse le temps.
01:58Son secrétaire général, Antonio Guterres, rappelle que les attaques
02:01contre les civils et les infrastructures civiles
02:03constituent une violation du droit international.
02:05Même son deux cloches du côté européen, Ursula von der Leyen,
02:08la présidente de la Commission européenne, parle d'une dangereuse escalade.
02:12Elle met en garde contre une spirale de violence
02:14qui menace aussi les transports et l'approvisionnement énergétique.
02:18Au Pakistan, le premier ministre, Shabazz Sharif, condamne lui aussi l'attaque.
02:26Il n'existe aucune justification à l'agression des Houthis contre l'Arabie saoudite.
02:32Le Pakistan exprime sa pleine solidarité avec l'Arabie saoudite
02:37et ne tolérera aucune forme d'agression, quelles que soient les circonstances.
02:46L'Allemagne et le Royaume-Uni condamnent également la frappe.
02:49L'Irak, de son côté, appelle à l'arrêt des opérations militaires
02:52et à la protection des installations civiles.
02:55Des appels qui se multiplient alors que les tensions s'aggravent
02:57et que la sécurité des infrastructures civiles
03:00devient une préoccupation majeure dans toute la région.
03:06Malgré l'entrée en vigueur d'un accord de cessez-le-feu,
03:08il y a un an, les frappes israéliennes continuent de faire des victimes palestiniennes.
03:13Vivant dans des conditions extrêmement difficiles au milieu de ruines,
03:17l'armée israélienne contrôle désormais plus de 60% du territoire de la bande de Gaza.
03:22Quant à la reconstruction prévue par le plan de paix,
03:24elle n'a toujours pas commencé.
03:26On voit cela en détail avec Rachid Farhan.
03:29A Gaza, un an après la trêve, les traces de la guerre sont partout.
03:33Des immeubles éventrés, des rues défigurées
03:36et des familles toujours contraintes de vivre dans des abris de fortune.
03:39Derrière l'annonce du cessez-le-feu,
03:41le quotidien reste marqué par la peur, les restrictions et la difficulté de survivre.
03:46Pour les habitants, les bombardements et les attaques continuent,
03:49la trêve n'a pas apporté la sécurité espérée.
03:56Jusqu'à aujourd'hui, nous avons toujours le sentiment que la guerre n'est pas terminée.
03:59Les bombardements, les restrictions et même les attaques,
04:03disons les structures médicales encore en service, se poursuivent.
04:09La guerre a aussi laissé des blessures qui ne disparaîtront pas avec une trêve.
04:13Farah Jolayda emporte encore les séquelles.
04:16Il y a un an, alors que je fuyais un camp de déplacés pour rejoindre un autre abri,
04:20l'armée israélienne nous a bombardés.
04:22J'ai été blessé à l'œil, qui a dû être remplacé par une prothèse
04:25et des éclats d'obus sont toujours présents dans mon corps.
04:28À la destruction s'ajoute désormais la menace d'une nouvelle aggravation de la crise alimentaire.
04:33Les prix flambent, notamment ceux de la farine.
04:35L'aide d'humanité reste insuffisante,
04:37tandis que les familles peinent à trouver de quoi se nourrir
04:39et à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.
04:42Dans les camps de déplacés, l'incertitude demeure.
04:45Pour ces habitants, le cessez-le-feu reste fragile
04:48et n'a pas permis d'améliorer durablement leurs conditions de vie.
04:53La faim est presque en train de refaire son apparition.
04:56Les prix flambent, surtout ceux de la farine.
04:58Et la situation est extrêmement instable.
05:01Ce cessez-le-feu est fragile et Israël n'a tout simplement pas respecté l'accord.
05:07Un an après l'annonce de la trêve,
05:09Gaza reste ainsi confronté à une urgence humanitaire persistante.
05:12Pour ses habitants, le retour à une vie normale reste hors de portée.
05:16La guerre a peut-être changé de rythme,
05:18mais ses conséquences, elle, continuent de peser sur chaque journée.
05:24En Cisjordanie occupée, la récolte des olives se déroule sous tension.
05:28Depuis le début de la saison,
05:29les agriculteurs palestiniens font face à des attaques de colons israéliens.
05:33A Bevzayt, près de Ramallah,
05:35certains sont contraints d'abandonner leurs oliverets pour se mettre à l'abri.
05:39Et selon les Nations Unies, les violences ont encore augmenté cette année.
05:43Les détails sont de Younes Ben Zineb.
05:49A Bevzayt, des Palestiniens sont en pleine récolte quand des colons approchent.
05:53Très vite, les travailleurs se replient.
05:55Certains évacuent en voiture,
05:57d'autres dégagent en urgence un chemin pour faciliter leur départ.
06:00Sur place, les témoignages font état d'attaques répétées
06:03et d'une pression croissante sur les agriculteurs.
06:09Les colons arrivent de plusieurs directions.
06:11Ils encerclent en quelque sorte les personnes qui récoltaient à la sortie de la ville.
06:17Alors maintenant, les gens se sont retirés.
06:24Sur les images, des colons arrivent dans l'oliveret.
06:27Des bâches utilisées pour récupérer les olives sont déplacées.
06:30Les palestiniens finissent par quitter les lieux pour les habitants.
06:33Travailler dans les champs devient de plus en plus difficile.
06:43Il y a quelques années, nous précédons à la récolte sans problème.
06:46Mais depuis deux ans, les colons attaquent les gens,
06:49labourent leur terre, confisquent les tracteurs, les charrues,
06:52les chevaux et les mulets.
06:53Et s'en prennent même aux ouvriers agricoles.
06:59Les agriculteurs disent aussi craindre de perdre le fruit de leur travail.
07:03Certains accusent des colons de confisquer les olives récoltées
07:05et de détruire des arbres.
07:07Des accusations qui s'ajoutent aux difficultés d'accès aux terres.
07:18Nous ne pouvons pas récolter nos propres arbres.
07:22Ils prennent ce que nous récoltons, détruisent les arbres ou confisquent les fruits.
07:31Ces incidents s'inscrivent dans une tendance plus large.
07:34Selon les Nations Unies, plus de 1600 attaques de colons
07:37ayant causé des blessures ou des dégâts matériels ont été recensés entre janvier et août,
07:42soit une moyenne de 6,7 attaques par jour
07:44contre 5 en moyenne quotidienne en 2025.
07:50Dans le reste de l'actualité internationale,
07:52le président américain Donald Trump s'en est pris à son homologue ukrainien
07:55Volodymyr Zelensky,
07:57affirmant qu'il était temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
08:00Je leur suggère de se doter d'un nouveau dirigeant
08:03qui peut parvenir à un accord,
08:05a affirmé le président américain devant la presse à la Maison Blanche.
08:09Donald Trump a même condamné des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes
08:13qui ne font qu'aggraver, dit-il, le problème mondial de pénurie de diesel.
08:17Le premier ministre britannique de son côté, Andy Burnham,
08:21a déclaré à Volodymyr Zelensky qu'il lui apportait sa totale solidarité.
08:27En France, le leader de place publique, Raphaël Glucksmann,
08:32a largement été désigné ce dimanche candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle
08:37dès le premier tour de la primaire.
08:39C'est ce qu'ont annoncé les organisateurs.
08:41Avec 66,17% des voix, soit 79 613 voix,
08:46l'eurodéputé partisan d'une rupture avec LFI
08:49remporte les faveurs des 120 787 votants,
08:53laissant loin derrière le premier secrétaire du PS, Olivier Faure,
08:57qui n'obtient que 17 398 voix, soit 14,46%,
09:02et est largement désavoué sur sa ligne de rassemblement de la gauche.
09:07Les trois autres candidats, à savoir Ségolène Royal, Jérôme Gage et Emmanuel Morel,
09:12obtiennent tous moins de 10% des voix.
09:17L'ONU annonce ce dimanche qu'au moins 139 migrants sont morts
09:20et 84 sont portés disparus après le naufrage d'une embarcation
09:24dans la nuit du 8 au 9 octobre au large de Djibouti.
09:28Selon les survivants, l'embarcation, qui transportait 305 personnes de Djibouti
09:32vers le Yémen, a Chaviré, près de Gouéré, au nord de la ville djiboutienne d'Obok,
09:37selon un communiqué de l'Organisation internationale pour l'immigration.
09:44La présidence mauritanienne a annoncé samedi la composition du nouveau gouvernement
09:49dirigé par le Premier ministre Murtar Wulddiaye,
09:52qui a été reconduit dans ses fonctions.
09:54Vendredi, Wulddiaye avait présenté la démission du gouvernement
09:57qu'il dirigeait au président mauritanien Mohamed Wuldsheikh El-Rzwani
10:01au lendemain de la présentation du rapport de la commission d'enquête indépendante
10:06sur l'incendie de deux stations de transformation électrique à Nouakchott.
10:10Plusieurs ministres sortants ont d'ailleurs conservé leur portefeuille
10:14dans la nouvelle formation gouvernementale,
10:16dont les ministres des Affaires étrangères, de la justice, des finances,
10:20de l'équipement, des mines et de l'industrie, ainsi que du commerce et du tourisme.
10:28Autour au Maroc, où le Conseil national de l'Union socialiste des forces populaires
10:32a donné son accord pour négocier l'offre de participation à l'exécutif
10:36présentée par la chef du gouvernement nommée.
10:39La décision du Conseil a été prise lors de sa réunion tenue à Rabat
10:43après délibération et discussion entre ses membres
10:46et à la suite de la présentation du rapport politique et social,
10:49du bilan des échéances électorales et des enjeux de la prochaine étape
10:53par son premier secrétaire, Driss Lachgar.
10:56Cette décision a été adoptée au regard des convergences de vues,
11:01de valeurs et de choix avec le parti Authenticité et Modernité
11:05qui conduira le gouvernement.
11:09L'équipe de campagne du président du Brésil et candidat à sa réélection,
11:14Luiz Inacio Lula da Silva, a accusé Meta d'interférence
11:18avec des blocages présumés de ses contenus.
11:20Le géant technologique américain a empêché le profil du président Lula
11:24de promouvoir des publications sur Instagram,
11:26tandis qu'une publication de son compte officiel a subi une interruption
11:29de recension des vues, ce qui a affecté sa portée.
11:34L'équipe du dirigeant de gauche affirme qu'avant le premier tour de dimanche,
11:38dernier remporté par Flavio Bolsonaro,
11:41la page de Lula et celle d'autres dirigeants de gauche
11:43ont soudainement disparu du moteur de recherche d'Instagram.
11:47Meta a attribué ses épisodes à des problèmes techniques.
11:53Plusieurs groupes hôteliers ont pour ambition de s'implanter en Syrie.
11:58Les professionnels du tourisme parient sur la richesse historique
12:01et les destinations côtières du pays.
12:03Les vols internationaux et des touristes ont d'ailleurs commencé à revenir l'année dernière.
12:08Explication avec Rachid Farhan.
12:12A Damas, les rues commencent à redessiner le paysage.
12:15Complexe hôtelier, nouveau quartier, projet immobilier.
12:19La capitale syrienne veut renouer avec son attractivité
12:22et faire de son patrimoine historique un levier de développement.
12:26Un pari sur le retour des touristes,
12:28mais aussi sur celui des Syriens établis à l'étranger
12:31qui pourraient contribuer à redynamiser l'économie.
12:40Les touristes seront toujours au rendez-vous
12:42car Damas est l'une des plus anciennes villes du monde.
12:44Mais près de 5 millions de Syriens vivent à l'étranger avant la révolution.
12:48Ils souhaitent rentrer chez eux.
12:50Beaucoup veulent aussi s'installer dans de nouveaux quartiers
12:52dotés d'infrastructures modernes.
12:58Un potentiel qui attire les promoteurs du Golfe
13:01et les groupes hôteliers internationaux.
13:03Le groupe français Accor négocie deux projets en série.
13:06D'autres opérateurs explorent également les possibilités
13:09offertes par la capitale et les destinations du littoral.
13:12Les compagnies aériennes, elles aussi,
13:14renforcent progressivement leur liaison avec le pays.
13:17Mais l'intérêt des investisseurs ne suffit pas.
13:20Encore faut-il que les projets se concrétisent
13:22et que leurs effets se fassent sentir dans l'économie locale.
13:29Bien sûr, ce serait beaucoup mieux
13:30si ces projets voyaient réellement le jour.
13:32Ils permettraient de créer des emplois et de relancer le pays.
13:35Mais honnêtement, sur le terrain, nous ne voyons rien.
13:38On entend parler d'accords signés par telle ou telle entreprise.
13:41Mais rien de concret ne se passe.
13:45Un constat qui rappelle l'ampleur des défis.
13:48Infrastructures à réhabiliter,
13:50établissements hôteliers à moderniser,
13:51incertitudes sécuritaires,
13:53la relance touristique ne se décrète pas.
13:56Au premier semestre 2026,
13:58la série a néanmoins accueilli
13:593,52 millions de visiteurs,
14:01selon des données officielles rapportées
14:03par l'agence SANA,
14:05dont une majorité de Syriens établit à l'étranger.
14:07Un signal encourageant,
14:09mais qui reste à transformer en activité durable,
14:12en emploi et en investissement effectif.
14:14Pour la série,
14:15l'enjeu dépasse désormais l'attractivité touristique.
14:18Il s'agit de faire des promesses
14:19de reconstruction une réalité pour sa population.
14:26La tempête Isaias a fait au moins 4 morts
14:28dans le sud des Etats-Unis,
14:30où des centaines de milliers d'usagers
14:32demeurent sans électricité.
14:33Deux des victimes ont été tuées
14:35par des chutes d'arbres sur des maisons
14:37en Floride et en Alabama.
14:39Près de 600 000 foyers et commerces
14:41sont toujours d'ailleurs sans électricité.
14:43Le passage de la tempête a provoqué
14:45d'importants dégâts dans le nord-ouest de la Floride.
14:47Le cyclone devrait d'ailleurs se déplacer vers le nord,
14:51puis le nord-est,
14:52et s'affaiblir progressivement
14:53en traversant les vallées du Tennessee
14:55et de l'Ohio.
15:01Retour sur le continent
15:02et direction la Côte d'Ivoire,
15:03où un projet pilote
15:04restaure des sols dégradés
15:05par l'orpaillage illicite.
15:07Sur 3 hectares,
15:08on mise sur des techniques naturelles
15:10d'agroforesterie.
15:12Cacao, banane, manioc
15:13ou encore pisciculture
15:15structure ce modèle
15:16de réhabilitation écologique.
15:18C'est un reportage
15:19signé Mélissa Connet,
15:20Max Houbi et Arnold Dossot.
15:25À Koudougou,
15:26dans la région de Bois-Flé,
15:28la terre porte encore
15:29les cicatrices profondes
15:31de l'orpaillage illicite.
15:33Des sols autrefois fertiles,
15:35aujourd'hui lacérés
15:36comme une peau brûlée
15:37par l'acide de l'exploitation sauvage.
15:40Mais ici, sur 3 hectares,
15:43un souffle nouveau
15:44est en train de réécrir l'histoire.
15:46Celui du projet pilote
15:47de restauration
15:48et de valorisation
15:50des sols dégradés
15:51porté par l'ONG Agir
15:53pour l'environnement
15:54dans les industries extractives.
15:57Il y avait des forces parquées.
15:58Et quand on arrivait,
15:59notre méthode,
15:59c'est d'abord de faire
16:00une étude de faisabilité,
16:01de chercher à savoir
16:02la vue de France,
16:03on essaie de prélever l'eau
16:05et le sol pour voir
16:06si c'est pollué.
16:07On a conservé
16:08qu'il n'y a pas de pollution.
16:09Financé par SACO Group,
16:12le projet se dresse
16:13comme un laboratoire
16:14à ciel ouvert
16:15où la nature
16:16reprend progressivement
16:17ses droits.
16:18Ici,
16:19la terre n'est plus
16:20une victime silencieuse
16:21mais une patiente
16:23en convalescence,
16:24soignée par des techniques
16:26naturelles,
16:26loin des produits chimiques.
16:28L'agroforesterie
16:30en est le cœur battant.
16:31cacao,
16:33banane,
16:34haricots verts,
16:35maniocs,
16:36mais aussi
16:36un barrage
16:37piscicole intégré.
16:38Un écosystème
16:40où chaque élément
16:41nourrit l'autre.
16:42Dans ce décor
16:43où la poussière
16:44se mêle à l'espoir,
16:46les populations locales
16:47retrouvent peu à peu
16:48une dignité économique.
17:06Un témoignage
17:07qui résonne
17:08comme une victoire sociale
17:09dans une zone
17:10longtemps dominée
17:11par l'économie
17:12informelle de l'or.
17:13Sur les parcelles
17:15restaurées,
17:15les plants de cacao
17:17et de manioc
17:17s'élèvent timidement
17:18mais avec assurance
17:20comme des promesses
17:21plantées
17:21dans une terre
17:22qui réapprend
17:23à respirer.
17:25Maintenant,
17:26je peux travailler.
17:28Avant,
17:29si je récolte
17:30le cacao,
17:30je peux aller
17:31tomber dans le trou.
17:32Le projet
17:33ne se limite pas
17:34à la restauration
17:34écologique.
17:35Il est aussi
17:36un moteur social.
17:38Plusieurs jeunes
17:39du village
17:39travaillent
17:40sur le barrage
17:41piscicole.
17:42Tandis qu'une trentaine
17:43de femmes,
17:44autrefois exposées
17:45au risque
17:45de leur paillage
17:46clandestin,
17:47sont désormais
17:48intégrées
17:48dans des activités
17:49agricoles
17:50structurées.
17:51Une reconversion
17:52silencieuse
17:53mais déterminante.
17:54Nos parents souffrent.
17:56Ils ont du mal
17:57même à pouvoir
17:58se retrouver.
17:59Ils se disent
17:59mais si on ne trouve
18:00pas une solution,
18:02qu'est-ce qui deviendrait
18:02l'avenir de ce pays
18:03dont l'économie
18:04est basée
18:04sur l'agriculture
18:05d'ici 20 ans,
18:0740 ans ?
18:08Voici comment
18:08l'idée
18:09de créer
18:10cette ONG
18:11pour venir buter
18:11contre cette dégradation
18:13et apporter
18:13des solutions.
18:15à Kudougou,
18:16la Terre raconte
18:17désormais
18:18une autre histoire,
18:20celle d'un sol
18:20qui refuse
18:21de mourir,
18:22d'une communauté
18:23qui se relève
18:24et d'un projet
18:25qui prouve
18:25qu'après l'or,
18:27il peut encore
18:27y avoir la vie.
18:29En Côte d'Ivoire
18:30toujours autrefois
18:32gardien
18:32de la mémoire
18:33familiale
18:33et des identités
18:34officielles,
18:35les studios photos
18:36se réinventent
18:37afin de survivre
18:38et séduire
18:38une clientèle
18:39hyperconnectée.
18:40Ils connaissent
18:41une profonde mutation
18:42où le métier
18:43se situe désormais
18:44entre tradition
18:45du portrait physique
18:46et les codes esthétiques
18:48du digital.
18:49On voit ça en détail
18:49dans ce reportage
18:50signé Mélissa Connet
18:51et Arnold Dossot.
18:54Penser comme
18:55une simple empreinte
18:56de la lumière
18:57qui capture fidèlement
18:59le réel.
18:59La photographie
19:00s'est affirmée
19:01au fil de son histoire
19:02comme une représentation
19:04esthétique et subjective
19:05transformant radicalement
19:07la manière
19:07de voir le monde.
19:08Ailleurs comme
19:09en Côte d'Ivoire,
19:10ce regard a bien évolué
19:12à travers l'objectif.
19:13Aujourd'hui
19:13dans la capitale
19:14abidjanaise,
19:15les studios photos
19:16se multiplient
19:17pour une clientèle
19:18qui ne cherche plus seulement
19:19un portrait de famille
19:20pour le salon
19:21mais une image
19:22de marque personnelle
19:24comme Berenice Kaku,
19:25cliente dans ce studio
19:26photo depuis 2020.
19:28Je suis là ce matin
19:29parce que je vis un poste
19:32au niveau institutionnel.
19:33J'ai décidé donc
19:34de passer au studio
19:36faire des photos,
19:37on va dire des photos pro
19:38pour pouvoir postuler.
19:41Après quelques réglages techniques,
19:43le shooting peut enfin débuter.
19:45Pour son projet,
19:46Berenice a opté
19:47pour un style professionnel
19:48pour se donner
19:49une nouvelle image
19:50et convaincre
19:51ses potentiels partenaires.
19:55Pour une meilleure qualité
19:56d'image,
19:57les outils
19:58et les techniques
19:58de traitement
19:59sont essentiels
20:00pour le choix
20:00de la photo.
20:01Il y a plusieurs logiciels
20:03mais le logiciel adapté
20:04pour des retouches photos,
20:05c'est Photoshop.
20:06Ça en général,
20:07tout le monde le sait.
20:08En tout cas,
20:08les photographes,
20:09ceux qui sont habitués
20:09à faire des retouches,
20:11c'est Photoshop.
20:12Maintenant,
20:12il y a Lightroom,
20:13la Capture One.
20:14Ces autres logiciels,
20:15c'est pour juste
20:16retoucher les couleurs.
20:18C'est-à-dire la tenue,
20:18si tu veux en mettre
20:19un peu plus de contraste,
20:21tu prends le logiciel.
20:22Avec Photoshop,
20:23c'est plus les détails.
20:24Le chef d'orchestre
20:26dans ce studio,
20:27c'est lui,
20:28Aka Roselin,
20:29passionné de photographie
20:30depuis les années collège.
20:32Pour lui,
20:32ce métier va encore
20:33se perfectionner
20:34avec l'avènement
20:35de l'intelligence artificielle.
20:37L'IA est devenu
20:39aujourd'hui
20:39comme un assistant
20:40pour nous.
20:40Nous ne sommes pas
20:41en concurrence
20:42vraiment avec l'IA.
20:44Nous travaillons
20:45comme un collaborateur
20:47et un assistant
20:48et puis son maître.
20:50Dans les rues
20:51d'Abidjan,
20:52en plein air,
20:53Joseph a fait
20:53de cet espace naturel
20:55son studio photo
20:56misant sur la lumière
20:57et l'environnement.
20:59Je suis vraiment
21:00ouvert sur les shootings
21:01extérieurs
21:02parce que ça te permet
21:03de développer,
21:04ça te permet de créer,
21:05ça te rend encore plus créatif
21:06par rapport
21:07à certains shootings
21:09qui se passent
21:10en quatre murs.
21:11Avec la montée
21:12en puissance
21:12des réseaux sociaux,
21:14ce métier apporte
21:14une valeur ajoutée
21:15au visuel
21:16et fait de la photographie,
21:18le pont direct
21:18en tradition
21:19et digital.
21:20J'ai très souvent
21:21précoût
21:22aux photographes
21:24dans la mesure
21:25où je crée
21:25du contenu,
21:26j'ai une communauté
21:27qui me suit
21:27et parfois
21:28je ressens le besoin
21:30de partager mon quotidien
21:32avec ma communauté.
21:33Aujourd'hui,
21:35l'image numérique
21:36ne se contente plus
21:36de documenter le monde,
21:38elle le dévance.
21:39La prolifération
21:40des photographies
21:41transforme la discipline
21:42en un carrefour complexe
21:44entre technique
21:44et expression artistique pure.
21:47Il est le rapprésent
21:48de notre entretien
21:49avec l'invité de la rédaction.
21:59En football,
22:00la différence
22:01entre deux grandes équipes
22:02se joue parfois
22:03sur un détail.
22:04Un espace mal couvert,
22:05une faiblesse adverse,
22:06mal identifié,
22:07un joueur repéré
22:08au bon moment
22:09ou encore une blessure évitée.
22:11Et si l'intelligence artificielle
22:12permettait justement
22:13de mieux anticiper
22:14ces détails.
22:15A l'approche du Mondial 2030
22:17que le Maroc
22:18co-organisera
22:18avec l'Espagne et le Portugal,
22:19vous le savez,
22:20les nouvelles technologies
22:21ouvrent des perspectives
22:22inédites
22:23pour analyser les matchs,
22:25préparer les stratégies
22:26et détecter les talents.
22:27La FIFA investit
22:29elle-même
22:29dans des outils d'analyse
22:30assistés par l'intelligence artificielle,
22:33signe que cette évolution
22:34dépasse désormais
22:35le stade de la prospective.
22:37Mais disposer d'une technologie
22:38ne suffit pas.
22:39Encore faut-il savoir l'utiliser.
22:40disposer de données fiables
22:42et transformer
22:43les résultats
22:44en décisions pertinentes.
22:46Et bien pour en parler,
22:46nous recevons
22:47Imad Roch
22:48docteur en Business Administration
22:50et spécialiste
22:51de la transformation digitale.
22:53Imad Roch
22:54bonsoir
22:55et merci
22:55d'être avec nous.
22:57Bonsoir
22:58merci à vous
22:59pour cette invitation.
23:00Soyez le bienvenu.
23:01Alors pour commencer,
23:02concrètement,
23:03qu'est-ce que
23:03l'intelligence artificielle
23:05peut apporter
23:06au football
23:06de haut niveau
23:07que les méthodes
23:08traditionnelles
23:08ne permettent pas
23:09déjà de faire ?
23:11Et là,
23:12concrètement,
23:13pour l'intelligence artificielle,
23:15il permet de passer
23:16d'une observation
23:17classique du match
23:18à une analyse
23:19beaucoup plus approfondie.
23:21Prenons par exemple
23:22un exemple très simple.
23:23Avant un match
23:25ou une rencontre,
23:25le staff peut analyser
23:27les précédents matchs
23:27de l'adversaire
23:28et repérer les habitudes,
23:30les pressings,
23:31les espaces,
23:31même les faiblesses encore.
23:33Alors l'IA peut aider
23:34à traiter rapidement
23:36ces séquences
23:37et faire ressortir
23:38des tendances utiles
23:39pour préparer
23:40des différents scénarios
23:41tactiques.
23:42Et il peut aussi
23:43permettre d'évaluer
23:44plus objectivement
23:45les performances
23:46de notre propre équipe.
23:48Mais il faut rester lucide.
23:51Une analyse statistique
23:53ne garantit jamais
23:54le résultat d'un match.
23:55L'entraîneur conserve
23:56la responsabilité
23:58de l'interprétation
23:59et des choix.
24:00L'IA ne remplace
24:01donc pas
24:02l'intelligence
24:03du terrain.
24:05Elle permet
24:05de mieux
24:06l'éclairer.
24:08Comment est-ce que
24:09cela fonctionne concrètement ?
24:10Est-ce que
24:10Rima Drost,
24:11l'IA peut analyser
24:13des milliers
24:14de séquences
24:15de jeux
24:15pour identifier
24:16les faiblesses
24:16d'un adversaire,
24:18anticiper ses réactions
24:19et même proposer
24:19des ajustements tactiques ?
24:23Je pense que oui.
24:25Alors pour le Maroc,
24:26il doit considérer
24:282030
24:28une occasion
24:30de construire
24:30des capacités
24:31qui restent utiles
24:32bien après la compétition.
24:34Alors je vois
24:36trois applications
24:37prioritaires.
24:38D'abord une cellule
24:39d'analyse tactique
24:40renforcée par l'IA
24:43pour mieux
24:44préparer les matchs
24:45et étudier les adversaires.
24:46Ensuite,
24:48un dispositif
24:49de suivi
24:49des talents
24:50par exemple,
24:51reliant progressivement
24:52les académies,
24:53les clubs,
24:53etc.
24:53ces applications
24:55peuvent
24:55et pourraient
24:56être expérimentées
24:57dans un cadre
24:58coordonné
24:58avec la fédération
25:00bien sûr.
25:00Et ce véritable
25:01héritage
25:02de 2030
25:03ne doit pas
25:03absolument se voir
25:04dans nos infrastructures
25:06des applications
25:07mais également
25:07dans nos compétences
25:08et nos méthodes
25:09de travail.
25:10Est-ce qu'on peut
25:12aller jusqu'à dire
25:14que demain
25:14à l'avenir,
25:15une équipe
25:16pourrait préparer
25:17un match
25:17en disposant
25:18d'une cartographie
25:19presque complète
25:20des habitudes
25:21de son adversaire ?
25:23Oui,
25:24bien évidemment.
25:25Grâce à l'IA
25:26et à l'ère de l'IA
25:27et en utilisant
25:30la data
25:30qu'il dispose,
25:31il peut vraiment
25:32faire une préparation
25:33au préalable
25:34et ça peut aller
25:35vers la prospection
25:37même
25:38et la détection
25:39des nouveaux talents.
25:40Est-ce que ce ne serait
25:41pas un petit peu
25:41de la triche ?
25:44Je ne pense
25:45que non.
25:46Je pense que non
25:48parce qu'aujourd'hui,
25:50les informations
25:52et techniquement
25:53parlant,
25:53c'est la data,
25:54elle est accessible
25:55pour tout le monde.
25:56On peut visualiser,
25:57on peut consulter,
25:58on peut voir les vidéos
25:59et on peut vraiment
26:00revoir les matchs
26:01qui sont déjà passés.
26:06Alors,
26:06le Maroc prépare
26:07la Coupe du Monde 2030,
26:08on le sait.
26:09Est-ce que c'est une occasion
26:10de franchir un cap
26:11non seulement
26:12dans les infrastructures
26:14sportives,
26:14mais aussi dans la manière
26:15de préparer les joueurs
26:17et de penser
26:18la performance
26:18selon vous ?
26:23Selon moi,
26:24oui.
26:25Je pense que
26:26le premier apport
26:27de l'intelligence
26:28artificielle,
26:29c'est d'élargir
26:30le champ
26:31d'observation.
26:34Alors,
26:36par exemple,
26:37pour le diasporama,
26:39cela pourrait être facile
26:40de faire une veille
26:41plus structurée
26:42sur les jeunes joueurs
26:43éligibles
26:44et sélectionnés marocains.
26:46mais il faut éviter
26:47un piège,
26:48c'est de réduire
26:49les talents
26:50à une note calculée
26:51algorithmique.
26:52Est-ce que j'ai bien
26:53répondu à votre question ?
26:54Je pense que oui.
26:56Mais justement,
26:57Rima Drost,
26:57mettons-nous,
26:58si je peux me permettre,
27:00à l'essai.
27:01Si vous deviez proposer
27:02une première application
27:03concrète
27:04de l'intelligence artificielle
27:06au football marocain,
27:07justement,
27:08par quoi, selon vous,
27:09faudrait-il commencer ?
27:10Est-ce que c'est par
27:10l'analyse tactique,
27:12la préparation physique,
27:13le recrutement
27:14ou la formation
27:14ou bien tout en même temps ?
27:17Je pense que les applications
27:19sont l'une complète
27:20l'autre.
27:21Alors,
27:22pour une première,
27:22je vois,
27:23comme je t'ai dit,
27:24il y en a trois.
27:25Moi,
27:25je propose trois.
27:26La première,
27:27elle sera dédiée
27:28à une cellule
27:29d'analyse tactique
27:31renforcée par l'IA.
27:32Et ensuite,
27:33un dispositif
27:34de suivi des talents
27:35reliant progressivement
27:36les académies,
27:37etc.
27:38Et une troisième
27:39pour le renforcement
27:41musculaire
27:42et les préparations physiques.
27:43C'est à mon avis
27:44que les trois applications
27:45vont vraiment combler
27:47l'analyse
27:47de manière
27:49à 360 degrés.
27:51Alors,
27:51vous défendez,
27:52à Emma Drost,
27:52l'idée
27:53d'un écosystème national
27:54autour des données
27:55du football.
27:57Que faudrait-il,
27:58selon vous,
27:58réunir
27:58pour le construire ?
28:00Est-ce que ce sont
28:00les clubs,
28:01la fédération,
28:02les académies,
28:02les analystes,
28:03les chercheurs
28:04et les entreprises
28:05technologiques ?
28:06Je pense que
28:08l'académie,
28:10ainsi que,
28:13on pourrait peut-être
28:15faire appel
28:15à des spécialistes,
28:18sinon à des universités.
28:20C'est des universités
28:21qui font cette spécialité.
28:24Et certainement,
28:26moi,
28:26je pense que
28:27l'académie,
28:28c'est la fédération
28:29qui doit chapeauter
28:29ce projet
28:31pour le faire réussir.
28:32Alors,
28:33on le remarque
28:33depuis des années
28:33maintenant,
28:34le Maroc dispose
28:35d'un vivier
28:36de joueurs
28:37au niveau national
28:37comme dans la diaspora
28:39et au niveau international.
28:40Comment,
28:41selon vous,
28:41l'intelligence artificielle
28:42pourrait-elle aider
28:43à repérer
28:44justement des talents
28:45qui échappent encore
28:46au circuit traditionnel
28:48de recrutement ?
28:51Un jeune joueur
28:53peut évoluer
28:54dans un club
28:55peu médiatisé
28:56au Maroc
28:57et dans un championnat
28:58étranger
28:58sans être suffisamment suivi.
29:00Avec des vidéos
29:02et des données fiables,
29:03les outils d'analyse
29:04peuvent aider
29:04à identifier
29:05des profils promoteurs,
29:08à comparer leurs performances
29:10dans des contextes similaires
29:12et à suivre leur progression.
29:14Alors,
29:14pour le diaspora,
29:16cela pourrait faciliter
29:17une V plus structurée,
29:18les jeunes joueurs
29:20éligibles aux élections marocaines.
29:22Mais il faut éviter
29:23le piège
29:23de réduire les talents
29:24à une note calculée
29:26par les algorithmes,
29:28la créativité,
29:29la personnalité,
29:30l'intelligence collective
29:32et le potentiel
29:33d'évolution
29:35reste difficile
29:36à le mesurer
29:37à l'heure du dia.
29:39Est-ce que justement
29:40l'intelligence artificielle
29:41peut également contribuer
29:42à mieux gérer
29:43la charge physique,
29:44repérer des signes
29:46de fatigue
29:46ou encore de réduire
29:47certains risques
29:48de blessures ?
29:49Où s'arrêtent
29:51finalement
29:52ces capacités prédictives ?
29:55Dans le football moderne,
29:56l'un des grands défis
29:57consiste à gérer
29:58l'accumulation des efforts.
29:59Les joueurs
30:00enchaînent
30:01des matchs,
30:02les déplacements,
30:03les entraînements
30:03avec des temps
30:05de récupération
30:05parfois limités.
30:07L'IA peut aider
30:08à croiser
30:08différentes données,
30:10charges d'entraînement,
30:11distance parcourue,
30:12l'intensité des efforts,
30:14sommet ou récupération.
30:15lorsque ces informations
30:17sont collectées
30:18de manière appropriée,
30:19l'objectif
30:20est d'identifier
30:23certaines situations
30:24de surcharge,
30:26d'aider les préparateurs.
30:27Là, je souligne
30:28le mot aider.
30:30Il aide
30:30les préparateurs physiques
30:32à personnaliser
30:33les programmes.
30:34Mais il faut être prudent.
30:35Une blessure
30:36dépend de nombreux facteurs
30:39et aucun algorithme
30:40ne peut prédire
30:41avec sa situation.
30:43L'IA peut améliorer
30:46la gestion des risques
30:46mais la décision
30:48doit rester
30:48entre les mains
30:49des professionnels.
30:50Alors justement,
30:51est-ce qu'un joueur
30:52est finalement réduit
30:53à des statistiques
30:54de l'intelligence artificielle ?
30:55Comment est-ce qu'on peut,
30:56Rimmad Roche,
30:57éviter
30:57que les recruteurs
31:01privilégient
31:01les profils
31:02qui correspondent
31:02justement aux critères
31:03de l'algorithme
31:06au détriment
31:06de l'intuition,
31:07du potentiel
31:08ou encore
31:09des qualités
31:10moins quantifiables ?
31:15Pour répondre
31:16à votre question,
31:17parce qu'elle est
31:17très pertinente,
31:19l'IA va certainement
31:21vous aider
31:22à identifier,
31:24à trouver
31:24de l'information
31:25mais je reviens
31:26toujours à l'humain
31:27parce que
31:29dans le football,
31:31il y a ce qu'on appelle
31:31l'intelligence collective,
31:33le contact
31:33entre les coachs
31:34et les préparateurs physiques
31:36ainsi que les joueurs.
31:37Les joueurs, bien sûr.
31:39Donc l'apport
31:40de l'être humain
31:41dans cette collectivité
31:43d'équipe
31:44est devenu
31:45plus important
31:46à l'ère de l'IA
31:47parce que l'IA,
31:48comme j'ai expliqué
31:49tout à l'heure,
31:50il essaie d'aider,
31:51il vous alimente
31:52de data,
31:53il vous donne
31:53des synthèses
31:55et la décision
31:57revient toujours
31:58au coach
31:59ou bien
31:59à l'équipe.
32:02Alors imaginons...
32:03Oui.
32:04Il revient
32:05au staff
32:06ou bien
32:06à l'équipe.
32:07au coach.
32:08Alors imaginons
32:09que d'ici
32:09la Coupe du Monde
32:102030,
32:11le Maroc décide
32:11d'investir
32:12dans les meilleurs
32:13outils disponibles
32:14en intelligence artificielle.
32:16Qu'est-ce qui garantit
32:17que justement
32:17ces technologies
32:18se traduiront
32:21réellement
32:21par de meilleures performances
32:23sur le terrain
32:23d'après vous ?
32:26Et là,
32:26je vais distinguer
32:27trois conditions essentielles.
32:28La première,
32:29c'est l'investissement
32:30dans les compétences.
32:31Il faut former
32:32des analyses sportives,
32:35mais également
32:36accompagner
32:36les entraîneurs,
32:37les préparateurs physiques,
32:38les responsables
32:39dans l'utilisation
32:39de l'outil.
32:42Après,
32:43la deuxième,
32:43c'est la gouvernance.
32:44Il faut définir
32:45des règles claires
32:45concernant la collecte,
32:47la qualité,
32:47la protection
32:48de l'utilisation
32:49de ces drogués.
32:50Et la troisième,
32:51c'est la méthode
32:51de déploiement
32:52plutôt que d'investir
32:55immédiatement
32:55dans des grands systèmes.
32:56Et là,
32:57je privilégierais
32:59des projets pilotes
33:00avec des objectifs
33:01mesurables.
33:01Par exemple,
33:02tester un dispositif
33:03d'analyse tactique
33:04sur une sélection
33:05mesurée,
33:06son utilité
33:07pour le staff,
33:09puis décider
33:09de son extension.
33:11L'important
33:11est aussi
33:13de créer
33:13une collaboration
33:14entre le monde sportif,
33:16les universités,
33:17les entreprises
33:18technologiques.
33:19Alors,
33:20on vient de parler
33:21du Maroc.
33:21Imaginons à présent
33:22que si toutes
33:23les grandes sélections
33:24ont accès
33:24à des outils similaires,
33:26finalement,
33:26où se situera
33:27l'avantage compétitif ?
33:29Est-ce que c'est
33:29dans la qualité
33:30des données,
33:30des compétences,
33:31des analystes,
33:32l'organisation du staff
33:34ou la capacité,
33:34finalement,
33:35à prendre
33:35les bonnes décisions ?
33:37C'est probablement
33:40le point le plus
33:41stratégique
33:41de notre échange.
33:43Alors,
33:43aujourd'hui,
33:44accéder à une technologie
33:46ne suffit plus
33:49pour se différencier.
33:51Deux sélections
33:52peuvent disposer
33:54des mêmes logiciels
33:55et pourtant
33:56obtenir des résultats
33:59très différents.
34:00La différence
34:01se situe
34:02dans trois éléments.
34:04La qualité
34:05des données,
34:06les compétences
34:07des équipes
34:08et surtout
34:08la capacité
34:09à transformer
34:10les analyses
34:11en décisions concrètes.
34:13Prenons un exemple.
34:15Identifier
34:15une faiblesse
34:16chez un adversaire
34:18n'a pas de valeur
34:19si le staff
34:20peut la traduire
34:21en consignes tactiques.
34:23Oui,
34:24si les joueurs
34:25parviennent
34:26à les appliquer.
34:27Et donc,
34:28l'humain
34:28devient vraiment
34:29le plus important
34:30dans la réussite
34:32de l'analyse
34:34des résultats
34:36de l'IA.
34:36C'est exactement
34:37ce qu'on observe.
34:38La transformation
34:39digitale
34:39des entreprises,
34:40la technologie seule
34:41ne produit
34:42pas la performance.
34:43Il faut adapter
34:44l'organisation
34:46et les méthodes
34:47de décision.
34:48Alors,
34:48on le remarque
34:49depuis quelques temps,
34:50l'IA
34:50et des études
34:51l'ont prouvé,
34:52peut aussi devenir
34:53une source
34:54de dépendance,
34:55notamment si les outils,
34:56les infrastructures
34:56ou encore les modèles
34:57utilisés sont conçus
34:59par des entreprises
35:00étrangères.
35:01Est-ce que,
35:01selon vous,
35:02le Maroc doit développer
35:03ses propres compétences
35:04et capacités
35:05technologiques ?
35:07Oui,
35:08certainement.
35:09Les données sportives
35:10aujourd'hui
35:12représentent
35:13un véritable
35:13actif stratégique.
35:15On parle
35:16de performances
35:16individuelles,
35:17de conditions physiques,
35:18de méthodes,
35:19d'entraînement
35:20et parfois
35:20d'informations
35:21tactiques,
35:22confidentielles.
35:23La première question
35:24est donc de savoir
35:25qui contrôle
35:26ces données,
35:27où ils sont hébergés,
35:29qui peut accéder
35:30et dans quelles conditions
35:31elles peuvent être utilisées.
35:33Et cela veut dire
35:33que le Maroc
35:34doit développer
35:35tous ses logiciels
35:36lui-même
35:37et se fermer
35:39aux solutions
35:40internationales.
35:41Au contraire,
35:42nous pouvons bénéficier
35:43de ces technologies
35:44tout en renforçant
35:45nos compétences
35:46nationales,
35:47notamment dans
35:48l'analyse des données,
35:49l'intelligence
35:49artificielle
35:50et la cybersécurité.
35:52Il faut également
35:53prévoir des règles
35:53de protection
35:55des données personnelles
35:56et de confidentialité.
35:58Pour moi,
35:58la souveraineté
35:59technologique,
36:00c'est la capacité
36:01à coopérer
36:01avec les meilleurs
36:03acteurs mondiaux,
36:04sans perdre la maîtrise
36:05de nos informations stratégiques.
36:07Pour terminer,
36:09Aïma Drost,
36:09peut-on réellement
36:10affirmer
36:11que l'intelligence
36:12artificielle
36:12peut aider le Maroc
36:13quand on ne sait jamais
36:14à gagner une Coupe du Monde
36:15ou faut-il plutôt
36:16la considérer
36:17comme un simple levier
36:18pour augmenter
36:19justement ses chances
36:21sans jamais
36:22garantir le résultat ?
36:24Je dirais
36:25que le Maroc
36:26dispose d'une belle opportunité
36:27à l'horizon de 2030.
36:29Mais notre ambition
36:29ne doit pas être
36:31simplement
36:31d'utiliser
36:33les mêmes outils
36:34que les grandes nations
36:35du football.
36:36Elle doit être
36:38de développer
36:39notre propre capacité
36:40à analyser,
36:41apprendre
36:41et décider
36:42car finalement
36:43l'intelligence artificielle
36:44ne marquera pas
36:46de but
36:47à la place des joueurs.
36:48Mais bien
36:49utilisé,
36:50elle peut contribuer
36:51à créer des conditions
36:52pour en marquer
36:53davantage.
36:55Et voilà,
36:55c'est ma réponse.
36:57Alors,
36:57écoutez,
36:58merci beaucoup
36:59Aïma Drost
36:59pour votre analyse
37:00et d'avoir répondu
37:01à toutes nos questions.
37:02Je rappelle
37:03que vous êtes docteur
37:04en business administration
37:05et spécialiste
37:06de la transformation
37:07digitale.
37:08Merci infiniment.
37:09C'était un plaisir
37:09d'échanger avec vous
37:11sur ce sujet.
37:12Merci beaucoup
37:12pour votre invitation.
37:13Bonne soirée.
37:14Bonne soirée.
37:15Alors,
37:16votre soirée info
37:16se poursuit à présent
37:17avec l'invité culture.
37:19Mriam Remlichy
37:19reçoit Marc Bitton,
37:22co-organisateur
37:22de la deuxième édition
37:23des rencontres
37:24méditerranéennes
37:25de Tanger
37:26pour justement
37:26en faire le bilan
37:27et revenir
37:28sur les moments forts
37:29de l'événement.
37:40Mesdames et Messieurs,
37:42bonsoir
37:42et bienvenue
37:43dans l'invité culture.
37:44Nous revenons
37:45ce soir
37:45sur les rencontres
37:46méditerranéennes
37:47de Tanger.
37:48Les rencontres
37:49pour penser
37:50la Méditerranée
37:51comme un espace partagé,
37:52comme un territoire
37:53de création,
37:54d'hospitalité
37:55mais aussi d'invention.
37:57Pendant quatre jours,
37:58écrivain, artiste,
37:59penseur, musicien,
38:00plusieurs acteurs culturels
38:01se sont retrouvés
38:02pour dialoguer,
38:03créer, imaginer ensemble.
38:05Il s'agit surtout
38:07de voyager finalement
38:08par les mots,
38:09les idées,
38:09les arts
38:10et d'inventer
38:11depuis Tanger
38:11une Méditerranée
38:13de passage
38:14et des possibles
38:15et nous allons justement
38:16faire le bilan
38:17ces rencontres
38:18méditerranéennes
38:19avec Marc Bitton
38:20qui a co-organisé
38:22cet événement.
38:22Bonsoir à vous.
38:23Bonsoir.
38:24Merci d'avoir accepté
38:25cette invitation.
38:26C'est un plaisir.
38:27Un plaisir de vous avoir
38:27avec nous.
38:29Si on devait faire
38:30le bilan
38:30de ces rencontres,
38:33quel serait le bilan
38:34aujourd'hui ?
38:35Bilan très positif.
38:40Non, je suis ravi
38:40de ce qui s'est passé.
38:42On est post-événement.
38:43L'événement s'est très bien passé
38:45avec un niveau de qualité
38:47au niveau des intervenants
38:48absolument incroyable,
38:50incroyable,
38:50de l'avis du public
38:51et de l'avis
38:52des intervenants eux-mêmes.
38:55On a eu la chance
38:56d'avoir des écrivains
38:59de renom
39:00comme Fouad Laroui,
39:01comme Moustapha Kibir Ammi,
39:03comme Rachid Benzine,
39:05des interventions
39:06sur l'islam
39:11avec Asma Al-Mrabet,
39:13docteur,
39:13qui a été absolument extraordinaire.
39:15On a eu des moments
39:17très émouvants aussi
39:18avec Atika Benzidane,
39:20qui nous a raconté
39:22l'histoire de sa vie,
39:24comment elle a été adoptée
39:25par Hassan II
39:28et comment il a été
39:29bienveillant à son égard.
39:33Voilà, vraiment,
39:34Iman Nassiri
39:35pour les femmes,
39:37Léila Benzayn,
39:38enfin bon,
39:38vraiment un parterre
39:40d'écrivains
39:41et de personnes
39:42au grand cœur,
39:43des personnes vraiment
39:44attachantes
39:45et le niveau
39:46était très bon.
39:47Si on devait revenir
39:48justement sur les moments
39:49forts ces quelques jours.
39:52Alors moi,
39:53je pense tout de suite
39:53à un moment très fort
39:54avec Atika Benzidane.
39:57Vous savez,
39:58ces moments où vous écoutez
39:59une dame en train de parler
40:01de sa vie
40:01avec énormément d'émotions
40:04et vous avez
40:06le coin droit
40:08de l'œil
40:09qui vous chatouille
40:10parce que vous avez
40:10une arme
40:11qui est en train
40:11de se préparer.
40:14elle nous a raconté
40:15son histoire,
40:16c'était vraiment émouvant.
40:17Elle a d'ailleurs fait
40:18un livre
40:20qui raconte son histoire
40:21et j'encourage vivement
40:23les gens à le lire.
40:24c'est un très bon moment.
40:25Très bon moment.
40:26En tout cas,
40:26quelques jours
40:27fortes en émotions
40:28finalement,
40:30beaucoup d'émotions,
40:31beaucoup d'échanges
40:33finalement,
40:33du dialogue,
40:34une ouverture
40:35vers le monde,
40:36une ouverture
40:37vers la Méditerranée.
40:39On peut dire
40:40que c'est une édition
40:41qui était finalement
40:42à la hauteur
40:42de vos attentes
40:43en tant que
40:44co-organisateur
40:46de cet événement ?
40:47Alors honnêtement,
40:48elle était au-delà
40:49de mes attentes
40:50parce que la première édition
40:52était une édition
40:53on va dire
40:55pour laquelle
40:55on avait fait
40:56beaucoup d'efforts
40:56mais on avait eu
40:57une vingtaine d'écrivains.
40:59Des gens avaient cru en nous
41:00comme Tar Ben Jeloun,
41:03Moustapha Kebir aussi
41:04étaient venus
41:05à cette première édition.
41:07Donc voilà,
41:08on avait fait
41:10beaucoup d'efforts
41:10et ça s'est bien passé.
41:12La deuxième édition,
41:14contre toute attente,
41:15énormément d'écrivains
41:16ont adhéré
41:17immédiatement
41:18et on s'est retrouvés
41:19avec une quarantaine
41:20d'intervenants
41:22avec une parité d'ailleurs
41:24hommes-femmes
41:2720 femmes
41:2820 hommes
41:29donc c'était
41:29un hasard complet
41:30lorsqu'on a vu
41:31la liste
41:32et
41:34voilà
41:35on était
41:36ravis
41:37d'avoir
41:38ce panel
41:39de personnes.
41:40Donc à l'un
41:40des axes
41:42de ces rencontres
41:43c'était
41:44être femme
41:45aujourd'hui
41:45en Méditerranée
41:46regard d'autrice
41:47donc vous avez aussi
41:50donné une voix
41:51on va dire
41:52à ces autrices
41:54aujourd'hui
41:55qui écrivent
41:56qui exercent
41:58Oui
41:59alors
42:02effectivement
42:02on avait
42:03la volonté
42:05avec Khalid
42:05Khalid Tamer
42:06qui est le
42:06co-organisateur
42:08de cet événement
42:10avec moi
42:10on avait à cœur
42:11de donner la parole
42:12aux femmes
42:12et notamment
42:15des femmes
42:16je qualifierais
42:18d'exception
42:18franchement
42:19franchement
42:19j'ai été
42:21surpris
42:22de la qualité
42:24de ces personnes
42:25et de leur
42:25discours
42:27on a fait
42:28d'ailleurs
42:28une table ronde
42:29sur être femme
42:31aujourd'hui
42:32en Méditerranée
42:33donc ça signifie
42:34beaucoup de choses
42:35C'était essentiel
42:36de placer la femme
42:37un petit peu
42:37au centre
42:38de cet événement ?
42:39Oui
42:39j'avais la volonté
42:40de le faire
42:42ça a été
42:43au départ
42:43un concours
42:44de circonstances
42:45parce que
42:46j'avais plusieurs
42:46personnes
42:47qui avaient fait
42:48des travaux
42:49sur la femme
42:51et sur l'amour
42:55et ce qui a finalisé
42:57ce thème
42:58et ce qui l'a
42:59enterriné
43:00c'est une personne
43:02chère à mon cœur
43:03qui s'appelle
43:04Azin Sedrati
43:05et Azin Sedrati
43:07c'est un monsieur
43:08qui n'a rien à voir
43:08avec la littérature
43:09et tout ça
43:10c'est un scientifique
43:12un biologiste
43:13mais
43:15à 80 et quelques années
43:17il a décidé
43:18de créer
43:18un forum
43:19de la femme
43:21à Marrakech
43:22et il est en train
43:23de construire
43:24un forum
43:24de la femme
43:25à Marrakech
43:26initialement
43:26j'avais été le voir
43:27à des fins
43:28complètement professionnels
43:29autres
43:30et puis
43:31la conversation
43:32est partie sur la femme
43:33et je suis resté
43:35avec lui
43:35pendant trois heures
43:36à écouter
43:36ce que ce monsieur
43:37me racontait
43:38l'histoire de la femme
43:39depuis la nuit des temps
43:40jusqu'à aujourd'hui
43:40avec tout un tas
43:42d'anecdotes
43:42sur les vêtements
43:43etc
43:45une encyclopédie
43:45de la femme
43:46et j'ai appelé Khalid
43:47je lui ai dit
43:48écoute
43:48on tient
43:49notre fil rouge
43:50on va faire
43:51cet événement
43:52autour de la femme
43:53et c'est comme ça
43:53qu'est né
43:55le thème de la femme
43:57après
43:57comme on est
43:58la fondation
43:59Al-Bouraz
44:00et qu'on est à Tanger
44:01parce que c'est une ville
44:01qui m'est chère
44:03une ville de passage
44:05pas vous décrire
44:06avec Ibn Battuta
44:09donc
44:11on voulait organiser
44:13cette deuxième édition
44:15à Tanger
44:16autour de la femme
44:17et dans un espace
44:18absolument extraordinaire
44:20je ne sais pas
44:21si vous connaissez
44:21l'espace d'exposition
44:22Ibn Battuta
44:24mais je remercie d'ailleurs
44:25les personnes
44:27qui sont en charge
44:27de cet espace
44:28de nous l'avoir
44:28gracieusement
44:30proposé
44:31c'est la deuxième année
44:31il y a eu énormément
44:33de personnes
44:34qui ont cru en nous
44:35et qui nous ont aidé
44:37non pas uniquement
44:37financièrement
44:38mais avec
44:42de l'organisation
44:44des petites choses
44:45par-ci
44:46des petites choses
44:46par-là
44:46qui fait qu'on a pu
44:48organiser cet événement
44:49ça prend combien de temps
44:51d'organiser un tel événement ?
44:53en amont
44:54évidemment
44:54écoutez
44:55on a commencé
44:56la préparation
44:57de cet événement
44:58à peu près
44:59allez on va dire
45:004 mois
45:01avant l'événement
45:03le plus dur
45:04c'est de booker
45:05les écrivains
45:06dans leur agenda
45:07et de les convaincre
45:08de venir
45:09aux dates
45:10en question
45:11il y avait également
45:12les élections
45:15donc
45:16il ne fallait pas
45:17tomber en plein
45:18d'élections
45:19et en fait
45:19on a organisé
45:20l'événement
45:20juste après
45:21le 24
45:22après les résultats
45:24du 23
45:24donc il fallait
45:26vraiment faire
45:27coïncider ça
45:27on voulait le faire
45:28dans une période
45:30qui n'est pas juin
45:31vous voyez
45:31juin
45:32juillet
45:32où vous avez
45:33tout un tas
45:33de festivals
45:34de musique
45:37donc
45:38on voulait vraiment
45:39qu'il y ait
45:39une focalisation
45:41sur cet événement
45:42sans qu'il soit dérangé
45:42par d'autres événements
45:43voilà
45:44en tout cas
45:45vous en parlez
45:46avec beaucoup d'amour
45:48on va dire
45:48beaucoup de passion
45:49aussi
45:49c'est la deuxième édition
45:51vous nous avez donné
45:53quelques
45:54enfin on a entendu
45:56quelques
45:57échos
45:58par rapport
45:58à la première édition
46:00enfin vous comparez
46:01un petit peu
46:01les deux
46:03en tout cas
46:03on sent que c'est
46:05une dynamique
46:05qui est en train
46:06de prendre forme
46:09certainement
46:09d'autres éditions
46:10à venir
46:10en tout cas
46:11je l'espère
46:12oui
46:12ça a l'ambition
46:15de devenir
46:15un événement annuel
46:16une célébration annuelle
46:17qui se fait toujours
46:18dans la ville de Tanger
46:20alors
46:21vous me donnez
46:22l'opportunité
46:23bon j'aime pas trop
46:24les remerciements
46:25et tout ça
46:26mais cet événement
46:28n'a vu le jour
46:28que grâce à
46:29à l'impulsion
46:31et à l'aide
46:33du ministère
46:34de la culture
46:37j'ai pas particulièrement
46:38de lien avec ce ministère
46:40mais lorsque j'ai croisé
46:41son ministre
46:43monsieur Mehdi Ben Saïd
46:46je lui ai parlé
46:47en deux minutes
46:48de mon événement
46:49je veux faire un événement
46:50littéraire
46:51à Tanger
46:53il m'a regardé
46:53il m'a dit
46:54très bien
46:55si vous voulez
46:56on se voit
46:57à mon bureau
46:57demain après-midi
46:59je suis parti le voir
47:01sans document
47:01parce que j'avais pas eu
47:02le temps de préparer
47:03je suis arrivé
47:04dans son bureau
47:05c'est une idée
47:05donc qui est venue
47:06un petit peu comme ça
47:07oui
47:07et je lui ai dit
47:08voilà
47:08je veux organiser ça
47:10un événement littéraire
47:12d'autant plus
47:12que Tanger
47:13a été choisi par l'UNESCO
47:14comme ville littéraire
47:15il n'y avait pas un seul
47:16événement littéraire
47:17à Tanger
47:19et il a tout de suite
47:21ça a mis 5 minutes
47:22il est expéditif
47:24il m'a dit
47:25je trouve que
47:27c'est une très bonne idée
47:27on y va
47:28et donc
47:29il m'a suivi
47:32immédiatement
47:32après
47:33j'étais en contact
47:34avec la directrice
47:35du livre
47:35bien sûr
47:36c'est elle qui s'occupe
47:37du livre
47:37des salons du livre
47:38et tout ça
47:38et donc
47:40Rieslène
47:40elle a été
47:42extraordinaire
47:43elle m'a tout de suite
47:44mis le pied à l'étrier
47:45et bon ben voilà
47:46j'étais vraiment surpris
47:47de la façon
47:49avec laquelle
47:49ils m'ont aidé
47:51immédiatement
47:51ils ont cru au projet
47:52donc oui
47:53j'espère qu'il y aura
47:54une troisième édition
47:55sous l'égide
47:56du ministère de la Culture
47:57même si
47:58peut-être des choses
47:58vont changer
47:59je ne sais pas
48:00avec nos élections
48:01mais
48:03j'espère qu'on aura
48:05une troisième édition
48:06et une quatrième
48:07et qu'il y aura
48:07une pérennité dans le temps
48:09parce que
48:10quand vous regardez
48:10les événements au Maroc
48:11les événements littéraires
48:13au Maroc
48:14au Maroc
48:15on aime le football
48:17on aime la musique
48:19mais
48:20des événements littéraires
48:21il n'y en a pas beaucoup
48:23il commence à y en avoir
48:24en tout cas
48:24une dynamique
48:25qui est en train
48:25de s'enclencher
48:26c'est bien que vous en parliez
48:27pour encourager aussi
48:28les jeunes
48:29et puis
48:29toute personne intéressée
48:31par l'organisation
48:32d'un événement
48:32de ce genre
48:33et vous-même
48:34pourquoi avoir choisi
48:35la littérature
48:35vous me disiez
48:36tout à l'heure
48:37en off
48:37que
48:38ce n'était pas forcément
48:39votre domaine
48:40de prédilection
48:41oui c'est vrai
48:42c'est vrai
48:43ce n'est pas forcément
48:43mon domaine
48:44de prédilection
48:45mais celui
48:46qui m'a donné goût
48:47à la littérature
48:49c'est mon fils
48:51paradoxalement
48:51en général
48:52c'est toujours le père
48:52qui donne goût
48:53au fils
48:54mais là c'est l'inverse
48:55parce que
48:56il prépare
48:59un doctorat
49:00de philosophie politique
49:01et donc
49:03il a lu
49:04tous les philosophes
49:05du monde
49:07et à chaque fois
49:08il me montrait
49:09des écrits
49:10littéraires
49:11des philosophes
49:12et bon
49:13ça m'a donné envie
49:14de m'intéresser
49:15à la littérature
49:16et puis au fil des ans
49:19j'ai trouvé ça
49:22magnifique
49:22parce qu'en fait
49:24même si on n'est pas
49:25un grand lecteur
49:26un grand lecteur de livres
49:27ce qui est intéressant
49:29c'est le contact
49:30avec l'écrivain
49:31et avec les personnes
49:33qui écrivent
49:34vous avez une énergie
49:36qui se dégage
49:37pas toujours positive
49:39mais vous avez
49:40une énergie
49:40qui se dégage
49:41et appréhender
49:43cette énergie
49:45la toucher
49:46la sentir
49:47ça donne
49:48une sorte
49:49d'émulation personnelle
49:50qui fait que
49:51vous êtes un peu
49:52transcendé
49:52par rapport
49:53à la situation
49:54donc c'est un peu
49:55comme quand vous lisez
49:57un livre
49:58vraiment qui vous intéresse
49:59énormément
49:59donc c'était surtout
50:01l'organisation
50:02et le contact
50:03avec les écrivains
50:03qui m'ont poussé
50:04à faire ça
50:06voilà
50:08j'espère qu'on aura
50:09plusieurs éditions
50:10à venir
50:10on espère également
50:12merci à vous
50:12Marc Bitton
50:13d'avoir été mon invité
50:14ce soir
50:15c'est un plaisir
50:16et au plaisir
50:17de vous recevoir
50:17à nouveau
50:18pour parler
50:18de la troisième édition
50:19de cet événement
50:21une fois que
50:22les dates seront tombées
50:23c'est la fin
50:24de l'invité culture
50:24pour ce soir
50:25je vous laisse
50:25une très bonne soirée
50:30et c'est aussi
50:30la fin de ce journal
50:32merci à vous
50:33de nous suivre
50:33l'information
50:34vous le savez
50:34se poursuit
50:35sur Median TV
50:36et toutes nos plateformes
50:38de l'invité culture
50:58pour les écrivains
50:58pour les écrivains