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00:07Bonsoir, bonsoir, bonsoir à toutes et à tous ravis de vous retrouver pour le Carrefour du soir,
00:12votre nouveau rendez-vous sur Médien TV.
00:15Ce soir, comme tous les soirs de la semaine, nous allons revenir sur les faits marquants de la journée.
00:20Pour analyser les faits d'actualité, des invités seront avec nous également ce soir en première partie d'émission.
00:27J'aurai le plaisir de recevoir le professeur universitaire et analyste politique Abdelatif Komat.
00:33Avec lui, nous reviendrons sur le discours prononcé aujourd'hui par Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
00:38En seconde partie d'émission avec l'économiste Mamadou Samba-Anne, nous nous demanderons si une agence africaine de notation
00:46peut changer le regard des investisseurs et permettre aux États d'emprunter moins cher.
00:51Et ce soir encore, on retrouve le Vox du jour avec Rachid Farhan.
00:55Il est allé à votre rencontre pour parler fake news.
00:58On retrouvera aussi la carte blanche, la fenêtre sur le monde du Carrefour du soir.
01:03Ce soir, direction Nairobi au Kenya, où la jeunesse fait de l'intelligence artificielle un moteur d'avenir.
01:10Papa, Al-Younisar, sera avec nous tout à l'heure pour en parler.
01:14Et tous les soirs, j'ai le plaisir de retrouver une équipe de choc pour donner du relief à l
01:19'actualité.
01:20Bonsoir à toutes et bonsoir Nasser.
01:23Bonsoir.
01:23Alors Rita Zinn, comme tu les sors, je commence avec vous.
01:26On vous retrouve en début d'émission avec Bachir Thiam, rédacteur en chef à Médien TV.
01:32Ce soir, Rita, une maladie compensée loin de nous et appartenir au livre d'histoire revient dans l'actualité.
01:40La diphtérie, entre autres maladies infantiles.
01:43Et on parlera importance de vaccination pour les enfants.
01:46Merci beaucoup Rita, on vous retrouve tout à l'heure.
01:49Et comme tous les soirs, l'économie est aussi au rendez-vous avec Nasseruddin Ounein.
01:55Bonsoir Nasser, re-bonsoir Nasser.
01:57Bonsoir Selma.
01:58Alors Nasser, ce soir, vous nous parlez d'un sujet qu'on va par ailleurs développer avec notre invité tout
02:04à l'heure.
02:04Donc c'est plutôt à propos.
02:05L'Afrique veut désormais avoir son mot à dire sur les notes qu'on lui attribue.
02:10Et cette initiative pourrait changer la donne.
02:13Et oui, l'Union africaine tape du point sur la table de l'économie mondiale.
02:17Une nouvelle agence de notation africaine a été lancée.
02:20On verra ce que cela implique plus tard.
02:22Merci beaucoup Nasseruddin.
02:23A tout à l'heure.
02:24Sarah Hamni, bonsoir.
02:26Bonsoir.
02:27Alors vous êtes avec nous comme tous les soirs avec votre fac checking.
02:30Alors ce soir, Sarah, quelles infos avez-vous décidé de débunker ?
02:38Alors au programme ce soir, on va décrypter une photo qui circule sur les réseaux sociaux.
02:43Des internautes la présentent comme la première photo de la CABA.
02:47On va décrypter tout ça tout à l'heure.
02:49Très bien, merci beaucoup Sarah.
02:51Et le sport sera aussi au rendez-vous avec Nargis Bachiri pour le JT Sport et le Zoom Sport en
02:57fin d'émission.
02:58Bonsoir Nargis.
02:59Alors ce soir, votre Zoom Sport tient quatre lettres WNBA.
03:04C'est bien cela ?
03:05C'est tout à fait ça.
03:06On parlera de basket féminin.
03:08Comment est-ce que cette popularité continue de grandir avec des stars, des sponsors et un peu de tresse ?
03:13Merci beaucoup Nargis.
03:15Voilà, vous connaissez l'équipe.
03:17Vous avez le programme Place à présent au titre de votre journal.
03:24À la une de ce journal, Sa Majesté Laurent Mohamed VI a adressé un discours au Parlement à l'occasion
03:30de l'ouverture de la première session de la première législative de la 12e législature.
03:36Les détails dès le début de cette édition.
03:41La nouvelle législature issue du scrutin du 23 septembre s'ouvre ce vendredi au Parlement avec 395 députés élus pour
03:50cinq ans jusqu'en 2031.
04:02A New York, des élus des provinces du sud du Royaume ont pris la parole jeudi devant la quatrième commission
04:08de l'Assemblée Générale des Nations Unies.
04:10Ils ont témoigné, chiffre à l'appui, de l'essor démocratique et de la dynamique de développement que connaît aujourd
04:17'hui la région du Sahara marocain.
04:38Et donc je vous le disais en titre, Sa Majesté, le roi Mohamed VI, accompagné du prince héritier Moulay el
04:44-Hassan, du prince Moulay Rachid et du prince Moulay Ahmed,
04:47a présidé ce vendredi à Rabat l'ouverture de la première session de la première législative de la 12e législature.
04:55A cette occasion, le souverain a prononcé un discours devant les membres des deux chambres du Parlement réunis concernant le
05:02nouveau mandat législatif et gouvernemental.
05:05Le souverain dit s'attendre à ce qu'il constitue un véritable tournant pour un Maroc soucieux de poursuivre son
05:12ambition de puissance économique émergente et fiable
05:16afin de trouver un équilibre harmonieux entre croissance économique et justice sociale et spatiale.
05:23Le souverain a également exhorté le secteur privé à renforcer ses investissements et la création de postes d'emploi.
05:31En matière migratoire, sa majesté constate que le modèle actuel de coopération a atteint ses limites
05:37et annonce une nouvelle vision stratégique claire et pratique visant à promouvoir le co-développement,
05:44la compétitivité économique et la stabilité régionale.
05:54Une nouvelle législature s'ouvre donc ce vendredi au Parlement.
05:59Issue du scrutin du 23 septembre, les 395 députés sont élus pour 5 ans jusqu'en 2031.
06:06Parmi eux, plus de la moitié élus pour la première fois.
06:10Le PAM constitue la première force de la Chambre des représentants avec 97 sièges devant le RNI, l'Estirlel et
06:18le PJD.
06:19Au total, 14 formations politiques sont représentées dans l'hémicycle qui compte 107 femmes.
06:25Une nouvelle composition qui prend place alors que les consultations se poursuivent
06:30pour constituer la majorité parlementaire et former le gouvernement.
06:37Des élus des provinces du Sud du Royaume ont pris la parole jeudi à New York
06:42devant la quatrième commission de l'Assemblée Générale des Nations Unies.
06:47Objectif, témoigner, preuves et chiffres à l'appui de l'essor démocratique
06:52et de la dynamique de développement que connaît aujourd'hui la région du Sahara marocain.
06:57Fraîchement élue à la Chambre des représentants, la jeune députée Moufida Ouided s'est dite fière
07:05d'incarner l'image d'une génération de femmes sahraouis dont la présence dans la vie publique
07:11est devenue une réalité tangible au sein des institutions élues et au poste de décision.
07:17De son côté, le président de la commune de Derla, Hormatola Erareb, s'est dit honoré
07:23de représenter la deuxième plus grande ville des provinces du Sud du Royaume,
07:27devenue un pôle économique prometteur et une interface atlantique ouverte sur le monde.
07:37Le Panama a réaffirmé jeudi son soutien à l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine,
07:44une initiative qu'il considère comme une base viable pour parvenir à un règlement définitif
07:50de la question du Sahara marocain.
07:53La représentante du Panama s'exprimait devant la quatrième commission de l'Assemblée Générale des Nations Unies.
07:59La diplomate a également réaffirmé l'appui de son pays aux efforts du Royaume du Maroc
08:05pour parvenir à une solution pacifique mutuellement acceptable à ce différent régional.
08:13Le Guatemala a lui aussi réaffirmé jeudi son soutien à la souveraineté nationale
08:18et à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc.
08:21Devant la quatrième commission de l'Assemblée Générale des Nations Unies,
08:24son représentant a réaffirmé le soutien de son pays à l'intégrité territoriale
08:30et à la souveraineté nationale du Royaume du Maroc.
08:32Il a également souligné que le Guatemala considère le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine
08:38comme une base réaliste, crédible et sérieuse pour parvenir à une solution définitive
08:44à la question du Sahara marocain.
08:49Et même position du côté du Sénégal.
08:51Dakar a réitéré jeudi devant la quatrième commission de l'Assemblée Générale des Nations Unies
08:56son soutien au plan d'autonomie présenté par le Maroc
09:00pour parvenir à une solution définitive aux différents régionales autour du Sahara marocain.
09:05Le Sénégal a également réaffirmé son appui à la souveraineté
09:09et à l'intégrité territoriale du Royaume.
09:12Son représentant a estimé que le plan marocain d'autonomie
09:15constitue une option crédible pour mettre un terme à ce différent régional.
09:23Malgré la trêve, le retour à une vie normale
09:26reste encore lointain pour des millions de Palestiniens.
09:30Un an après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, le 10 octobre 2025,
09:35les souffrances de la population persistent.
09:38Les détails avec Dinamrini.
09:41À Gaza, les ruines sont toujours là.
09:44Les familles déplacées peinent à trouver un abri.
09:47Les médicaments manquent et les prix restent hors de portée de nombreux habitants.
09:52Près d'un an après le début de la première phase de l'accord de cessez-le-feu,
09:57la population attend toujours des changements concrets.
10:00Car sur le terrain, la trêve n'a pas mis fin aux souffrances.
10:09Nous espérions un véritable cessez-le-feu,
10:12mais nous avons plutôt assisté à une accalmie dans le bruit de la guerre.
10:15Au moment du sommet consacré à la trêve,
10:17le monde entier se mobilisait pour Gaza,
10:20puis les voix se sont eues dès l'annonce de la trêve.
10:23Pourtant, la guerre n'est pas terminée.
10:33Sur le terrain, des familles vivent toujours au milieu des décombres.
10:38Pour les déplacer, la priorité est de trouver un abri,
10:41alors que l'ampleur des destructions rend tout retour à une vie normale extrêmement difficile.
10:49Aujourd'hui, nous demandons juste un abri.
10:52Regardez ces décombres devant vous.
10:53Face à une telle scène, je suis incapable de trouver les mots pour exprimer ce que je ressens.
11:00Les pénuries touchent aussi les hôpitaux et les pharmacies.
11:03Les malades chroniques redoutent de manquer de traitements essentiels,
11:06notamment les produits nécessaires à la dialyse.
11:08Une interruption qui peut leur coûter la vie.
11:14Je souffre d'insuffisance rénale et j'ai déjà du mal à trouver mon traitement.
11:18On nous dit chaque jour que les produits nécessaires à la dialyse
11:21risquent de ne plus entrer dans la bande de Gaza.
11:24Or, nous ne pouvons pas manquer une seule séance.
11:27Nos vies sont menacées.
11:28La vie des malades comme celle des personnes en bonne santé est menacée.
11:33J'espère que davantage de points de passage seront ouverts,
11:40que plus de marchandises pourront entrer et que les prix baisseront.
11:43Malheureusement, aucune de ces attentes n'est concrétisée jusqu'à présent.
11:47La preuve, une grande partie des médicaments manque toujours
11:50et certains sont totalement indisponibles.
11:52Les prix des médicaments restent très élevés.
11:59Le cessez-le-feu à Gaza reste loin de se traduire par un retour à la normale.
12:04Entre les destructions, les pénuries et l'urgence humanitaire,
12:08les habitants attendent toujours des actes.
12:10L'ONU réclame un accès pour l'acheminement de l'aide
12:13et avertit que la quasi-totalité de la population de Gaza,
12:17soit près de 2 millions de personnes,
12:19est encore dépourvue d'abris adaptés avant l'arrivée de l'hiver.
12:24L'Arabie saoudite annonce ce vendredi la mort de 3 Saoudiens,
12:29dont un pilote dans les frappes menées jeudi
12:31contre l'aéroport de Riyad et revendiqué par les Houthis du Yémen.
12:36Les hostilités entre les Houthis et l'Arabie saoudite
12:39qui soutient le gouvernement yéménite se sont intensifiées en septembre.
12:44Une escalade survenue après la prise par les Houthis du littoral
12:49bordant la mer Rouge à l'issue d'une offensive éclair.
12:52Dans un communiqué, l'autorité de l'aviation civile précise
12:56que l'aéroport a été la cible de deux attaques.
12:59La première a visé les installations aéroportuaires.
13:03La seconde, un avion appartenant à la compagnie saoudienne.
13:09Dans le reste de l'actualité internationale,
13:12Donald Trump exclut une attaque contre l'Iran
13:15avant les élections législatives américaines du 3 novembre prochain.
13:19Le président américain assure que Washington mène des discussions productives,
13:24je cite, avec Téhéran.
13:26Cette mise au point intervient après le bond des cours du pétrole jeudi,
13:30alimentée par des informations de presse évoquant de nouvelles frappes américaines
13:36avant les élections de mi-mandat.
13:38Nous n'attaquerons l'Iran à aucun moment avant les élections de mi-mandat,
13:44a écrit Donald Trump sur son réseau social.
13:47De son côté, le président iranien Massoud Pejekian a indiqué jeudi
13:51que son pays était engagé dans un dialogue,
13:54mais à chaque fois que nous négocions avec les États-Unis,
13:57ils attaquent de nouveau.
13:58C'est ce qu'il a déclaré.
14:02Vladimir Poutine propose son aide pour contribuer au règlement de la guerre au Moyen-Orient.
14:08Le président russe s'est exprimé lors d'une rencontre
14:11avec son homologue iranien Massoud Pejekian
14:15avant un sommet régional organisé ce vendredi au Turkménistan.
14:20Nous sommes prêts à faire tout ce qui est en notre pouvoir
14:24pour contribuer au règlement de cette situation,
14:27a déclaré Vladimir Poutine.
14:29Selon lui, l'Iran fait de véritables efforts pour mettre fin au conflit,
14:34lancé fin février par des bombardements américano-israéliens.
14:39Les deux dirigeants participent aujourd'hui à un sommet de la communauté
14:43des États indépendants à Avaza,
14:45station balnéaire située sur les rives de la mer Caspienne.
14:52Au Brésil, le candidat conservateur Flavio Bolsonaro,
14:56favori de la présidentielle face au chef de l'État sortant,
14:59Louise Ignacio Lula da Silva,
15:02a obtenu jeudi le soutien d'Augusto Curri,
15:05arrivé troisième au premier tour.
15:08En pleine période électorale,
15:10un juge de la Cour suprême a par ailleurs ordonné l'émission
15:14d'un mandat d'arrêt contre Eduardo Bolsonaro,
15:17fils de l'ancien président Jair Bolsonaro.
15:20L'ancien député avait été condamné en juin
15:22à quatre ans de prison pour intimidation
15:25dans le cadre du procès de son père.
15:28La décision a été rendue par le juge Alexandre de Moraes,
15:31qui a également ordonné l'annulation des passeports
15:34d'Eduardo Bolsonaro.
15:38Allez, retour à présent sur le continent africain.
15:41Le premier ministre mauritanien Mokhtar Ouid Diaye
15:44a présenté ce vendredi sa démission
15:47au président Mohamed Ouid Cheikh El Razwani.
15:51La présidence mauritanienne précise dans un communiqué
15:54que le chef de l'État a reçu Mokhtar Ouid Diaye
15:57au palais présidentiel.
15:58Le premier ministre lui a alors présenté
16:00la démission de son gouvernement.
16:06Le prix Nobel de la paix a été décerné ce vendredi
16:09à la juriste sud-africaine Navi Pillai.
16:12A 85 ans, elle est récompensée
16:14après avoir consacré une grande partie de sa vie
16:17à la défense des droits humains
16:19et à la lutte contre les atrocités du Rwanda au Proche-Orient.
16:23Navi Pillai a notamment présidé la commission
16:25d'enquête indépendante de l'ONU
16:27qui a accusé Israël l'an dernier
16:29de commettre un génocide dans la bande de Gaza.
16:32La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant
16:36pour garantir que les crimes de guerre,
16:38les crimes contre l'humanité et le génocide
16:40fassent l'objet de poursuites judiciaires.
16:43C'est ce qu'a déclaré le président du comité Nobel norvégien.
16:55Allez, il est maintenant temps de prendre un peu de recul
16:58avec Bachir Thiam et Rita Zin.
17:00C'est le dossier du soir.
17:12Bonsoir à tous les deux.
17:14Bonsoir Salmane.
17:15Bonsoir Bachir, rebonsoir Rita.
17:17Alors, Rita Bachir, on l'a pensé derrière nous
17:20et pourtant, la diphtérie, comme vous le disiez tout à l'heure, Rita,
17:23est au cœur de ce dossier du soir
17:25et ce n'est pas un hasard.
17:26Alors, pourquoi d'abord ?
17:28Pourquoi est-ce qu'il faut en parler aujourd'hui ?
17:30Surtout, et quelle est la situation actuelle au Maroc ?
17:33Et premièrement, qu'est-ce que c'est que la diphtérie ?
17:36Dites-nous tout.
17:37La diphtérie, d'abord Salma, il faut savoir que c'est une maladie infectieuse,
17:41une infection respiratoire qui touche la partie supérieure,
17:44donc elle peut s'apparenter à une rhinopharyngite,
17:47à une pharyngite, parfois même à une infection pulmonaire anodine,
17:52aiguë, qui peut être soignée par antibiotiques.
17:55Et c'est là, tout le danger de la diphtérie,
17:57parce que c'est à ce moment-là qu'elle commence à devenir dangereusement virale
18:03et donc contagieuse.
18:04Et c'est à ce moment-là qu'elle commence à se propager également.
18:09Donc, le plus important, c'est la vaccination.
18:11On en reparle encore aujourd'hui,
18:13après 34 ans d'éradication de la diphtérie au Maroc,
18:17où le plan d'immunité de la population a fait ses preuves.
18:23La diphtérie n'existe plus au Maroc depuis 1992
18:27et soudain, la couverture vaccinale recule.
18:30Les enfants sont de moins en moins vaccinés entièrement ou partiellement contre la diphtérie.
18:36Et donc, c'est un retour, notamment dans certaines régions,
18:39où cette couverture est inférieure à la moyenne nationale.
18:44Donc, recul de la vaccination avec de grosses conséquences, Bachir ?
18:48Oui, justement, c'est du, peut-être, il faut le rappeler,
18:50parce que jusque-là, on a encore les vieux carnets de vaccination en papier, en cahier,
18:54donc qui se perdent au fur et à mesure que les familles grandissent
18:58et que les années passent.
19:00Donc, je pense qu'il faut d'abord numériser
19:01toutes ces initiatives de vaccination pour les enfants.
19:07comme ça, les parents pourront suivre, justement, l'évolution de ce recul.
19:11Parce que, justement, ce recul a été observé dans certaines régions,
19:14éloignée des grands centres, Agadir en l'occurrence,
19:17et qui fait que, finalement, je pense que l'enjeu,
19:19c'est de, justement, repartir sur ces bases-là et tout numériser, si possible.
19:23Et donc, quelle réponse pour faire face à ce fléau ?
19:26La vaccination, mais est-ce qu'il y a d'autres réponses ?
19:29Un protocole sanitaire a été mis en œuvre par le ministère de la Santé
19:32et de la Protection sociale, justement, en réponse à cette nouvelle remontée
19:36des infections et des contagions, surtout au niveau des régions,
19:40comme l'a souligné Bachir.
19:42La région de Sous-Massa, Agadir-i-Dautanen, justement,
19:46est dotée d'un CHU parmi les plus importants du Maroc
19:49et parmi les plus évolués.
19:51Donc, la question ou l'importance multiple et renforcée est de sensibiliser les familles,
20:00d'avoir des démarches de proximité au niveau des centres de santé,
20:04au niveau des établissements scolaires.
20:07Et c'est tout le travail que fait actuellement le ministère de tutelle,
20:10en plus, bien sûr, de tout un dispositif de suivi des cas,
20:14d'enquête épidémiologique, d'anticipation sur les prises d'antibiotiques
20:18pour contrer toute éventuelle infection à grande échelle.
20:23C'est un travail très important à faire et c'est une vigilance, donc,
20:27qui est accrue pour reprendre, justement, récupérer cette couverture vaccinale
20:32qui a été en recul, surtout depuis la pandémie de Covid-19.
20:39– Et c'est justement, juste pour préciser, parce que quand même,
20:42il y a eu, sur les réseaux sociaux, surtout les antivax,
20:45c'est ceux-là aussi qui ont aussi pollué un peu les esprits
20:48en disant que oui, c'était dangereux pour la santé.
20:50– Les antivax à l'époque du Covid.
20:51– Du Covid, justement, parce qu'elle parle du Covid en 2021.
20:54Donc, il y a eu cette communauté d'antivax sur les réseaux sociaux,
20:57notamment dans le monde entier d'ailleurs, on ne sait pas qu'au Maroc.
20:59Et puis, ça a fait quand même reculer la volonté des parents d'aller vacciner,
21:03de faire vacciner leurs enfants et même eux-mêmes de se vacciner,
21:06même les personnes âgées aussi par moment.
21:08Donc, ça pose ce problème-là aussi.
21:09– Et justement, ça paraît évident, mais pourquoi est-ce que, justement,
21:14la couverture vaccinale est-elle si importante ?
21:18– Alors, la couverture vaccinale revêt toute son importance au niveau mondial,
21:23Selma, et pas uniquement au niveau du Maroc.
21:26Selon les recommandations de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé,
21:30le Maroc a jusque-là été en phase avec la barre maximale qui est de 90%.
21:36Le minimum étant entre 80 et 85%.
21:40C'est la répartition, si vous voulez, du nombre de populations vaccinées contre un virus,
21:47une bactérie, une maladie contagieuse, par exemple la diphtérie,
21:50ou toute autre maladie infantile sur un ensemble de populations à un instant T.
21:56C'est la couverture vaccinale qui nous permet de considérer qu'il y a danger élevé ou pas du tout
22:02d'une éventuelle contagion, d'une éventuelle épidémie.
22:05Il faut savoir pourquoi on parle de la diphtérie aussi,
22:07parce qu'avant le plan vaccinal du Maroc qui a été introduit depuis la fin des années 80,
22:14le début des années 90, la diphtérie faisait des morts en grand nombre au Maroc.
22:19C'est le cas également de la rougeole, on l'a vu il y a ces trois dernières années justement
22:23à Sous-Massa encore.
22:25Et donc ce sont des adaptations, on va dire, de chiffres qui sont importants à souligner
22:32et auxquels le ministère de tutelle est très attentif également.
22:36Juste rappeler aussi que la rougeole comme la diphtérie aussi avait disparu des radars des maladies au Maroc.
22:42Et ça s'est revenu il y a trois ans, en 2023, simplement aussi parce qu'on a baissé aussi
22:47la garde.
22:47C'est simplement ça ce qu'il faut dire aujourd'hui.
22:49Et ce soir c'est vigilance, vigilance, vigilance.
22:51Parce qu'il faut vacciner les enfants, il faut que les personnes aussi âgées se fassent vacciner
22:56simplement parce que sinon la contagion se propage facilement au niveau des populations.
23:01On est tellement tactiles, on est entre nous, on se parle, on se touche, on se salue, on s'embrasse.
23:06Donc tout ça pose problème aussi.
23:07Rita ?
23:08On ne parle pas uniquement, en fait, ce qui est important aussi à dire,
23:11c'est qu'on ne parle pas uniquement de vigilance, de sensibilisation parce que c'est important à dire.
23:17C'est aussi parce que cette vigilance est accessible en fait.
23:22Pourquoi ? Parce que les vaccins qui sont inclus au calendrier vaccinal national,
23:28dont la rougeole, dont la diphtérie, dont plusieurs autres maladies mortelles qui touchent les enfants,
23:33sont gratuitement accessibles dans les centres de santé.
23:36C'est important de le rappeler.
23:37Et gratuitement accessibles également dans les établissements scolaires
23:42lorsqu'il y a campagne nationale qui vise une cible d'âge en particulier.
23:47Donc même s'il n'y a pas encore numérisation sur tous les plans au niveau du carnet vaccinal des
23:52enfants,
23:53il est très facile d'avoir le contrôle et d'être à jour sur ce calendrier-là et sur ce
23:59carnet-là
24:00à travers un professionnel de santé, un centre de santé, un centre de proximité, un établissement scolaire.
24:08Et sur quoi porte la surveillance actuellement ?
24:11Alors la surveillance actuellement porte sur six points importants
24:17qui sont la détection précoce des cas suspects.
24:20C'est important parce qu'on a dit au début de ce grand dossier que la diphtérie peut paraître avoir
24:28les symptômes d'un rhume
24:30ou d'une infection respiratoire quelconque.
24:34Donc c'est important de détecter les cas suspects, de les confirmer ou les infirmer rapidement
24:40parce que ça fait partie de la suite du protocole à prendre.
24:45La documentation de l'évolution et de l'infection et la résistance aux antibiotiques
24:50pour adapter la qualité de soins et la prise en charge des patients.
24:54L'identification des tendances de transmission, c'est important à savoir aussi
24:59lorsque justement on vit en communauté, on vit en proximité ou en promiscuité.
25:05Les zones et les populations à risque, on a identifié sous ce MESA,
25:10Yousophia un peu avant, le suivi de l'évolution de l'épidémie
25:14et l'évaluation de l'efficacité des mesures de riposte
25:17pour améliorer encore une fois l'ensemble de ce dispositif.
25:21Et Bachir, finalement, toutes les mesures qui ont été prises justement pendant le Covid
25:26pour éviter toute cette promiscuité, elles se sont un petit peu érodées avec le temps ?
25:31Question de culture seulement, on est culturellement...
25:34Ça revient.
25:34Voilà, on est culturellement attachés les uns aux autres,
25:37donc forcément on vit ensemble, on vit entre nous, on se touche, on se salue,
25:40on s'embrasse tous les jours et c'est ça aussi qu'il faut peut-être surveiller
25:44parce qu'en cas de retour de grandes maladies comme ça, contagiennes,
25:48il faut vraiment, c'est pas méchant de ne pas s'embrasser
25:51si vraiment l'environnement ne le permet pas, en tout cas l'environnement sanitaire.
25:56Vigilance.
25:57Eh bien merci, merci à tous les deux, on se retrouve lundi, lundi prochain.
26:01Très bon week-end à vous et merci, merci beaucoup.
26:04On passe maintenant à l'économie avec Nasruddin Ounayn.
26:18Rebonsoir Nasser, je précise que Bachir Tiam, comme tous les soirs, est resté
26:22parce qu'il aura certainement des petites remarques.
26:25Alors Nasser, je le disais dans le sommaire,
26:28l'Afrique veut-elle aussi avoir sa place dans la notation de sa propre économie ?
26:35Et justement, l'Union africaine vient officiellement de lancer à Maurice
26:39l'Africa Credit Rating Agency, une première pour le continent.
26:45Dites-nous tout Nasser.
26:46Eh bien écoutez, votre enthousiasme est partagé par les porteurs du projet.
26:50L'objectif est simple, proposer une autre manière d'évaluer le risque financier
26:55des pays et des entreprises d'Afrique.
26:57Aujourd'hui, lorsqu'un État africain veut emprunter sur les marchés,
27:02il est notamment évalué par trois grandes agences internationales.
27:06SNP, Moody's et Fitch, trois agences américaines pour le coup.
27:10Leur verdict compte énormément.
27:12Pourquoi ? Parce qu'une bonne ou une mauvaise note
27:15peut directement influencer le coût auquel un État peut emprunter seulement.
27:21Mais à quoi ça sert précisément une notation financière ?
27:24Alors, on va être très clair.
27:26C'est une sorte de butin de santé économique.
27:29Une agence regarde la capacité d'un État ou d'une entreprise
27:32à rembourser ses dettes.
27:34Elle analyse les finances publiques, la croissance, la stabilité économique
27:37ou encore les risques politiques.
27:40Et à partir de cette analyse, elle attribue une note.
27:43Plus le risque est considéré comme élevé,
27:46plus les investisseurs vont généralement demander une rémunération importante
27:50pour prêter leur argent, Selma.
27:52Et c'est là que le problème commence, non ?
27:55Alors effectivement, et vous avez bien vu, je vais même vous dire
27:59qu'une chose, Selma, c'est que votre constat est partagé
28:01par plusieurs responsables africains.
28:04Le risque du continent serait parfois surestimé.
28:07Selon l'Union africaine, les pays d'Afrique subsahariens
28:10paieraient des intérêts supplémentaires par rapport à des emprunts comparables.
28:15Autrement dit, deux pays qui présenteraient pourtant
28:17certaines caractéristiques semblables, économiquement similaires,
28:21pourraient parfois ne pas emprunter au même prix.
28:24Et pour un État qui doit financer des infrastructures,
28:27des hôpitaux, des écoles ou encore même l'énergie,
28:31quelques points de pourcentage, ça peut représenter beaucoup
28:34au final sur la facture.
28:35L'Union africaine parle donc d'un véritable premium africain,
28:38une sorte de coût supplémentaire qui serait lié à la perception
28:42du risque africain.
28:44Et pourquoi Nasser, est-ce qu'on en parle aujourd'hui ?
28:46Et surtout, pourquoi cette question est-elle aussi importante ?
28:50Alors, parce que l'Afrique a besoin de capitaux
28:54pour construire des routes, pour développer l'électricité,
28:57pour financer les télécommunications, pour industrialiser,
29:00pour créer des emplois.
29:01Et pour financer tout cela, il faut pouvoir emprunter
29:04et savoir aussi attirer des investisseurs.
29:07Or, si un pays est considéré comme très risqué,
29:11eh bien l'argent lui coûte aussi plus cher.
29:13Et si l'argent coûte plus cher,
29:15certains projets deviennent plus difficiles à financer.
29:18C'est donc plus qu'une histoire de chiffres ou de notes,
29:22derrière une notation financière,
29:24au final, il y a une question très concrète.
29:26C'est combien va coûter le développement d'un pays seulement ?
29:29Et donc, c'est un point qu'on a déjà précisé,
29:33mais c'est bon de le rappeler.
29:34Et ça sera la principale agence africaine de notation
29:38dans un environnement contrôlé par les agences américaines.
29:44C'est assez inédit.
29:45Oui, il est important de le rappeler,
29:47parce que vous faites très bien même de le rappeler,
29:49car c'est ce qui va faire tout le défi pour cette agence.
29:53Elle devra maintenant convaincre les investisseurs,
29:55parce qu'une agence de notation n'a de valeur
29:57que si les marchés croient en ces évaluations.
30:01L'Afrique veut donc reprendre une partie de cette capacité d'analyse,
30:05pas pour se couper du reste du monde,
30:07mais aussi pour avoir davantage de poids dans les discussions.
30:10L'Union africaine le présente d'ailleurs
30:12comme un élément de sa souveraineté financière,
30:15c'est le terme qui a été utilisé.
30:17Et cette souveraineté ne signifie pas
30:19vivre sans investisseurs étrangers,
30:21loin de là.
30:22Elle signifie plutôt avoir davantage de moyens
30:25pour comprendre, mesurer et défendre
30:28les propres intérêts africains.
30:30Bachir, quelles sont selon vous
30:32les principales limites,
30:34mais aussi les risques liés à tout cela ?
30:37Elles sont nombreuses déjà, les principales limites,
30:40parce que d'abord je vais rappeler que le fait
30:42que seule l'Afrique, en dehors des États-Unis,
30:45a créé sa propre agence,
30:47pose problème déjà de démarche.
30:49Je pense qu'en termes de souveraineté,
30:51encore, l'Afrique n'a pas besoin de s'isoler du monde.
30:54Le reste du monde n'a pas créé ses agences
30:56pour se faire noter.
30:57Parce que là, ça pose la question justement
30:58le risque d'ingérence politique seulement.
31:01L'agence pourrait subir des passions directes ou indirectes
31:03pour attribuer des notes favorables
31:05aux États qu'ils financent
31:07ou les entreprises qu'ils financent.
31:09Donc là, ça pose problème.
31:10Le deuxième défi, c'est la crédibilité aussi,
31:12en termes, sur le plan international bien sûr,
31:14qui ne découle pas seulement
31:16de son origine géographique,
31:17mais de son mandat politique.
31:19Parce que l'agence, si elle est mandatée par des États,
31:22elle peut aussi, par ailleurs,
31:23contrôler derrière ce qu'elle fait
31:24ou ce qu'elle ne fait pas.
31:25Et ça, ça pose un problème d'indépendance
31:29par rapport à ce qu'ils notent.
31:30Donc ça, ça pose problème.
31:31Et quand bien même,
31:32elle serait indépendante, autonome,
31:34ces notes, qu'est-ce qu'elles vont valoir
31:36sur le marché international ?
31:37Que veut une note de AFKRA,
31:40Agence africaine de notation de crédit,
31:43face aux mastodontes américains
31:46Moody's, Fitch ?
31:48Eh bien, l'avenir nous le dira,
31:49Basti, on va s'en arriver à la fin
31:51de ce point éco.
31:53Merci à tous les deux.
31:55Reposez-vous bien.
31:56Bon week-end,
31:57parce qu'on vous veut en forme
31:58la semaine prochaine.
32:00Et c'est parti pour votre flash.
32:10Sa Majesté, le roi Mohamed VI,
32:13accompagné du prince héritier
32:15Moulay el-Hassan,
32:16du prince Moulay Rachid
32:17et du prince Moulay Ahmed,
32:19a présidé ce vendredi à Rabat
32:21l'ouverture de la première session
32:23de la première année législative
32:25de la douzième législature.
32:27À cette occasion,
32:28le souverain a prononcé un discours
32:31devant les membres des deux chambres
32:32du Parlement réunis
32:33concernant le nouveau mandat
32:36législatif et gouvernemental.
32:38Le souverain dit s'attendre
32:39à ce qu'il constitue
32:40un véritable tournant
32:42pour un Maroc soucieux
32:43de poursuivre son ambition
32:45de puissance économique émergente
32:47et fiable
32:47afin de trouver un équilibre harmonieux
32:49entre croissance économique
32:51et justice sociale.
32:53Le souverain a également exhorté
32:55le secteur privé
32:56à renforcer ses investissements
32:58et la création de postes d'emploi
33:00en matière migratoire.
33:02Sa Majesté constate
33:03que le modèle actuel
33:04de coopération
33:05a atteint ses limites
33:06et annonce une nouvelle vision stratégique
33:09claire et pratique
33:10visant à promouvoir
33:12le co-développement
33:13et la stabilité régionale.
33:18Une nouvelle législature
33:20s'ouvre donc ce vendredi
33:21au Parlement.
33:22issu du scrutin
33:24du 23 septembre
33:25les 395 députés
33:27sont élus
33:28pour 5 ans
33:29jusqu'en 2031
33:30parmi eux
33:31plus de la moitié
33:32sont élus
33:33pour la première fois.
33:34Le PAM
33:35constitue la première force
33:36de la Chambre des représentants
33:37avec 97 sièges
33:39devant le RNI
33:40l'Isterkléel
33:41et le PJD.
33:43Au total
33:4314 formations politiques
33:45sont représentées
33:46dans l'hémicycle
33:47qui compte
33:48107 femmes.
33:49Une nouvelle composition
33:50qui prend place alors
33:52que les consultations
33:53se poursuivent
33:54pour constituer
33:55la majorité parlementaire
33:57et former le gouvernement.
34:04Et tout de suite
34:05place à notre invité
34:07Abdelatif Komat.
34:19Sa Majesté
34:20le Roi Mohamed VI
34:22a présidé aujourd'hui
34:23l'ouverture
34:24de la première session
34:25de la première année
34:26de la douzième législature.
34:28A cette occasion
34:29le souverain
34:30a prononcé
34:30un discours
34:31devant les deux
34:32chambres du Parlement.
34:34Alors que retenir
34:35du discours royal ?
34:36Nous avons le plaisir
34:38d'avoir avec nous
34:39le professeur universitaire
34:41et analyste politique
34:43Abdelatif Komat.
34:45Bonsoir monsieur.
34:46Bonsoir
34:47et merci pour l'invitation.
34:49Merci, merci beaucoup.
34:50Merci d'être avec nous
34:51ce soir.
34:52Alors ma première question
34:53Sa Majesté
34:54le Roi
34:55attend du nouveau
34:56mandat législatif
34:57et gouvernemental
34:59un véritable tournant
35:01je cite.
35:02Alors qu'est-ce que cela
35:02implique
35:03pour les priorités
35:05de cette nouvelle législature ?
35:09En fait
35:10l'attente
35:10de Sa Majesté
35:11est très clairvoyante
35:13et très profonde.
35:14En fait
35:15c'est un
35:15je dirais
35:16un appel
35:17à ce que
35:18toutes les composantes
35:19de la société
35:19soient à la hauteur
35:21de ce que nous sommes
35:22en train de vivre
35:22une véritable transformation.
35:24Parce que le Maroc
35:25et d'ailleurs
35:25Sa Majesté
35:26il l'a évoqué
35:26on passe à une étape
35:27qu'on appelle
35:28émergence
35:29sur le plan économique
35:30parce que
35:31le Maroc
35:32l'économie marocaine
35:32qui était
35:33peut-être
35:34peu diversifiée
35:35moins productive
35:36aujourd'hui
35:37en fait
35:38je dirais
35:39le contour
35:39est en train
35:40de changer
35:40avec des infrastructures
35:42avec plus de compétitivité
35:44avec plus d'intégration
35:45dans les chaînes
35:46de valeur mondiale
35:47et tout cela
35:47nous prédispose
35:49à passer
35:49vers l'émergence
35:51l'émergence
35:51est un stade
35:52plus avancé
35:53dans le processus
35:54de développement
35:55d'un pays
35:55et aujourd'hui
35:56tous les ingrédients
35:57ils sont là
35:58pour que l'étape
35:59justement
36:00sur laquelle
36:00vont travailler
36:01les parlementaires
36:02et le prochain gouvernement
36:03devraient être
36:05à la hauteur
36:05justement
36:06pour réussir
36:07ce changement
36:08cette transformation
36:09je dirais
36:10de très profonde
36:11que connaîtra
36:12le Maroc
36:12aujourd'hui
36:13Sa Majesté
36:14depuis plus de décennies
36:15a lancé
36:16les bases
36:17justement
36:17de cette transformation
36:18et de ce tournant
36:20que nous sommes
36:20en train de préparer
36:22et qu'on va pouvoir
36:23gérer
36:24et d'où
36:24bien sûr
36:25cet appel
36:25solennel
36:26de Sa Majesté
36:27pour que toutes les composantes
36:28soient à la hauteur
36:29de je dirais
36:30de cette étape
36:31fondamentale
36:31dans notre dynamique
36:33socio-économique
36:34Le souverain souligne
36:36la nécessité
36:37d'un équilibre
36:38entre croissance économique
36:40et justice sociale
36:42mais aussi spatiale
36:43alors comment traduire
36:44cette ambition
36:45dans les politiques publiques ?
36:48Alors là également
36:48c'est vraiment
36:49un appel
36:50je dirais
36:50de Sa Majesté
36:51très clairvoyant
36:53Pourquoi je dis
36:53que c'est très clairvoyant ?
36:55Parce que
36:55en fait
36:56les pays
36:56qui ont précédé
36:57le Maroc
36:58en matière d'émergence
36:59il y avait
37:00un déphasage
37:01entre la croissance économique
37:02et la dynamique sociale
37:05et territoriale
37:06et un développement
37:07ne peut être global
37:08et intégré
37:09que s'il n'est composé
37:11de ces trois composantes
37:12à savoir
37:12l'économique
37:13le social
37:14et le territorial
37:15avec bien sûr
37:16l'environnement politique
37:18et l'environnement institutionnel
37:20Le Maroc
37:21d'ailleurs
37:21Sa Majesté
37:21l'avait souligné
37:22lors de son discours
37:23du Trump
37:24de 2025
37:25il a connu
37:26un essor économique
37:27les indicateurs économiques
37:28ils sont bons
37:29nous sommes aujourd'hui
37:30la première puissance
37:32industrielle
37:32en Afrique
37:33nous avons une industrie
37:35automobile
37:36une industrie aéronautique
37:37nous avons aujourd'hui
37:38de nouvelles industries
37:40dans le domaine
37:40de l'énergie
37:41dans le domaine
37:42de développement
37:42vert
37:43etc.
37:44Alors tout cela
37:45ne saurait réaliser
37:46des objectifs escomptés
37:47s'il n'est pas accompagné
37:49par justement
37:50la réduction
37:51des disparités sociales
37:52et territoriales
37:53et c'est pour ça
37:54Sa Majesté a lancé
37:55depuis le début
37:56de son règne
37:56l'INDH
37:57et puis il l'a suivi
37:59par la politique
38:00de généralisation
38:01de la couverture sociale
38:02et puis bien sûr
38:04la régionalisation avancée
38:05concernant le volet
38:06post-spatiale
38:07pour que cet essor économique
38:09soit accompagné
38:10également par un développement
38:11social et un développement
38:13territorial
38:14de manière
38:15comme l'a dit
38:16Sa Majesté
38:16dans ses procédants
38:17discours
38:18que tous les Marocains
38:19puissent bénéficier
38:20justement
38:20de cet élan économique
38:22et c'est pour cela
38:23qu'aujourd'hui
38:24nous sommes appelés
38:25nous sommes interpellés
38:26à agir davantage
38:27sur le côté social
38:29et également
38:30sur le côté territorial
38:31et Sa Majesté
38:31a beaucoup insisté
38:32sur la question
38:33de la régionalisation avancée
38:34pour que le développement
38:35économique soit également
38:36accompagné par une dynamique
38:38sociale et territoriale
38:39Sa Majesté
38:41le Roi
38:42appelle à lancer
38:43une nouvelle génération
38:45de grandes stratégies
38:46dans la sécurité
38:47hydrique
38:48énergétique
38:49et alimentaire
38:50ou encore
38:51dans l'intelligence artificielle
38:53alors
38:53quelle place pour le Parlement
38:54dans leur mise en oeuvre ?
38:57Alors en fait
38:58le Parlement
38:58a un rôle crucial
39:00en fait
39:01la conception
39:01et l'exécution
39:02des politiques publiques
39:03et de la responsabilité
39:04du gouvernement
39:05mais bien sûr
39:06selon l'article 70
39:08de la Constitution
39:08de 2011
39:09le Parlement
39:10a trois
39:11je dirais
39:12leviers
39:12il a trois prérogatives
39:14très très importantes
39:15pour accompagner
39:16les stratégies
39:16d'une manière générale
39:17et les politiques publiques
39:18d'une manière particulière
39:19il s'agit bien évidemment
39:21de légiférer
39:21tout d'abord
39:22parce que les lois
39:23elles doivent être
39:24à la hauteur
39:25justement
39:25des ambitions stratégiques
39:27de manière à les encadrer
39:28sur le plan juridique
39:30et ça c'est très très important
39:31la deuxième chose
39:33c'est de contrôler
39:35faites la prérogative
39:37de contrôle
39:37de l'action publique
39:38là également
39:39ça fait partie
39:39des attributions
39:40bien sûr
39:41du Parlement
39:42et il doit contrôler
39:43l'avancement
39:44de l'action publique
39:44et ce qu'il est en phase
39:45avec les objectifs stratégiques
39:47et puis bien sûr
39:48il y a l'évaluation
39:49là également
39:50c'est une responsabilité
39:51qui incombe au Parlement
39:52d'évaluer
39:53les politiques publiques
39:54et donc bien sûr
39:55on voit que l'arsenal
39:56elle est très importante
39:57sur le plan juridique
39:59la législation
40:00mais également
40:01en termes de contrôle
40:02et d'évaluation
40:02qui fait que
40:03le Parlement
40:04a un rôle très très important
40:05dans la mise en oeuvre
40:06des politiques publiques
40:07d'une manière
40:08je ne sais pas
40:08et ces stratégies
40:09sur lesquelles insiste
40:10sa majesté
40:11qui sont des stratégies futuristes
40:13on parle d'énergie
40:13on parle de développement durable
40:16on parle de l'intelligence artificielle
40:18donc ce sont des sujets
40:19de grande importance
40:20pour l'avenir
40:21de notre pays
40:22et sa majesté
40:23le roi Mohamed VI
40:25exhorte
40:26le secteur privé
40:28à renforcer
40:29son rôle
40:30en tant qu'acteur stratégique
40:31de la transformation
40:33du pays
40:33alors quel changement
40:35est attendu
40:35dans sa contribution
40:36à l'emploi
40:37à l'investissement
40:38et à l'exportation
40:40alors tout d'abord
40:41bien sûr
40:42sa majesté
40:42avait appelé
40:43depuis quelques années
40:45au moins deux ans
40:46que la tendance
40:48devrait s'inverser
40:49c'est à dire
40:49en termes d'investissement
40:51aujourd'hui au Maroc
40:51nous avons les deux tiers
40:52de l'investissement public
40:53et un tiers du privé
40:54ce n'est pas normal
40:56en fait l'investissement
40:57est essentiellement
40:58du ressort du privé
41:00et sa majesté
41:01avait appelé
41:02à inverser cette tendance
41:03pour que le privé
41:04prenne les deux tiers
41:06que le public
41:06qui a une mission
41:07d'accompagnement
41:08de préparer l'infrastructure
41:09mais également
41:10l'écosystème
41:10éducation santé
41:12garde le un tiers
41:14donc ce qui fait
41:14qu'en matière d'investissement
41:15le privé
41:17est interpellé
41:18de manière à renforcer
41:20justement
41:21ces efforts
41:21en matière d'investissement
41:22mais bien sûr
41:23il y a également
41:24la création d'emplois
41:25sa majesté a insisté
41:26sur l'investissement
41:27sur l'emploi
41:27parce que là également
41:28c'est l'emploi
41:29c'est le privé
41:30qui crée de l'emploi
41:31l'administration
41:32aujourd'hui
41:33on voit un peu
41:34ce qui est prévu
41:35au niveau des lois
41:35de finances
41:36en matière de création
41:37de postes budgétaires
41:38il varie entre
41:3925 000 à 30 000 au maximum
41:41donc c'est pas
41:42l'État
41:42c'est pas le public
41:43qui va résorber
41:44justement
41:45la problématique
41:47du chômage
41:47c'est le privé
41:48et le privé
41:49il doit investir
41:50mais il doit également
41:51investir
41:52avec dorénavant
41:53ce qu'on appelle
41:54une croissance qualitative
41:56c'est-à-dire une croissance
41:57qui devrait générer
41:58des richesses
41:59création
42:00de l'emploi
42:01pas seulement
42:02investir pour investir
42:03mais également
42:04on doit focusser
42:04sur un investissement
42:06qui crée de l'emploi
42:07et puis bien sûr
42:08il y a le troisième volet
42:09évoqué par sa majesté
42:10les exportations
42:11là également
42:12le Maroc
42:13bon on l'a vécu
42:14ces derniers mois
42:14il y a une certaine
42:16aggravation
42:16au niveau du déficit
42:17commercial
42:18ce qui a créé
42:19un impact
42:20même sur la valeur
42:21de notre monnaie nationale
42:22et donc bien sûr
42:23nous sommes également
42:24interpellés
42:25à agir
42:26davantage
42:26en matière d'exportation
42:27aujourd'hui
42:28la balance commerciale
42:30il est pratiquement
42:30avec un déficit
42:31de 54%
42:32ça veut dire
42:33que nos exportations
42:35ne financent
42:36que 54%
42:37de nos importations
42:38ce qui n'est pas normal
42:39parce qu'il va falloir
42:41renforcer
42:42les exportations
42:43c'est pour cela
42:44que le privé
42:45est très interpellé
42:46et doit jouer son rôle
42:47d'une manière responsable
42:48en matière d'investissement
42:49en matière d'emploi
42:50et en matière d'exportation
42:52et sa majesté
42:53le roi Mohamed
42:54a insisté
42:55les questions
42:56liées à la jeunesse
42:57doivent être placées
42:58en tête
42:59des politiques publiques
43:00aujourd'hui
43:00quelle place
43:01accordée
43:02à la jeunesse
43:04dans les décisions
43:05des instances
43:06de gouvernance
43:08alors là également
43:09c'est une question
43:10centrale
43:10sur tous les plans
43:11si bien économique
43:12social
43:13et même
43:14également institutionnel
43:15donc on a vécu
43:16ces dernières semaines
43:18les élections
43:19on a vu que
43:20au niveau de l'inscription
43:22des jeunes
43:22au niveau
43:22des listes electorales
43:24ils n'étaient pas
43:24à la hauteur
43:25des attentes
43:26et donc bien sûr
43:26nous sommes interpellés
43:28à renforcer
43:30la politique
43:30à l'égard des jeunes
43:31lorsque je dis
43:32renforcer
43:32en fait le Maroc
43:34a toujours eu
43:34une politique
43:35en matière de formation
43:36en matière de qualification
43:37en matière d'insertion
43:39économique
43:40en matière
43:41je dirais également
43:42d'incitation
43:43à la participation
43:44à la vie publique
43:45mais tout cela
43:46peut-être
43:47n'a pas eu
43:47les résultats
43:48espantés
43:48et d'où
43:49aujourd'hui
43:50la situation
43:51du chômage des jeunes
43:52qui nous interpelle
43:53la question
43:54de la participation
43:54des jeunes
43:55au niveau des institutions
43:57au niveau des partis politiques
43:58au niveau de la société civile
44:00et donc
44:00nous sommes
44:01aujourd'hui
44:02interpellés
44:02pour que ces politiques publiques
44:04soient davantage efficaces
44:05plus cohérentes
44:06et surtout orientés
44:07aux résultats
44:07au moins sur trois volets
44:09fondamentaux
44:10tout d'abord
44:10la préparation
44:12des jeunes
44:12à l'insertion
44:13à la vie active
44:14là j'évoque bien sûr
44:15tout ce qui est formation
44:16formation professionnelle
44:17qualification
44:18mais également
44:19l'aide
44:20à l'insertion économique
44:21là également
44:21il y a des initiatives
44:22au niveau de l'INDH
44:23un certain nombre
44:24d'initiatives
44:25pour faciliter l'insertion
44:26dans le milieu professionnel
44:28ça également
44:29il va falloir
44:29le renforcer
44:30et puis
44:31bien sûr
44:31l'insertion
44:32davantage des jeunes
44:33dans la politique publique
44:35au niveau des institutions
44:36au niveau des partis politiques
44:38au niveau de la société civile
44:39de manière à ce qu'on ait
44:40pas seulement
44:41des jeunes
44:42formés
44:43et actifs
44:44économiquement
44:44mais également actifs
44:46socialement
44:47et politiquement
44:47et c'est ça
44:48je dirais
44:49la nation émergente
44:50d'une manière intégrée
44:51globale
44:52pas seulement
44:53économiquement
44:53mais socialement
44:55territorialement
44:56et institutionnellement
44:57et c'est le sens même
44:59du message
45:00de sa majesté
45:01lors de son discours
45:02d'aujourd'hui
45:03sur la charte
45:05de déconcentration
45:06sa majesté le roi
45:07affirme
45:08qu'aucun retard
45:08ni attermoiement
45:10n'est plus tolérable
45:12alors quels changements
45:13concrets
45:14doivent permettre
45:15aux territoires
45:16d'exécuter
45:17justement
45:18leurs projets
45:18plus efficacement
45:20là également
45:20c'est un sujet
45:21très important
45:22sur lequel
45:22en fait
45:23il y a eu
45:24beaucoup
45:24je dirais
45:25de débats
45:26en matière
45:27d'avancement
45:28en matière
45:28de concentration
45:29et de décentralisation
45:31administrative
45:32mais toujours
45:32est-il
45:33et d'ailleurs
45:33ça m'a fait
45:33de la relever
45:34il y a encore
45:35des dysfonctionnements
45:35et en fait
45:36aujourd'hui
45:37tout le monde
45:37est convaincu
45:38on a tenu
45:39deux grands assises
45:40sur la régionalisation
45:41celle de 2019
45:42et celle de 2024
45:43on a constaté
45:44des évolutions
45:45mais en même temps
45:46on a constaté
45:47qu'il y a encore
45:47des choses
45:48à avancer
45:48surtout en matière
45:50de la décentralisation
45:51administrative
45:51de manière
45:52à ce que les décisions
45:54soient prises
45:54au niveau territorial
45:55au niveau régional
45:57de manière à ce qu'il y ait
45:58une proximité
45:59une rapidité
46:00une efficacité
46:00au niveau des prises
46:02de décisions
46:02en matière d'investissement
46:04mais pas seulement
46:04en matière d'investissement
46:05tous les aspects
46:06qui concernent
46:07les services publics
46:08bien sûr
46:09destinés aux citoyens
46:10et donc là également
46:11c'est un grand sujet
46:12sur lequel sont attendus
46:14aussi bien le Parlement
46:15que le gouvernement
46:15durant le prochain
46:16mandat de 5 ans
46:18et on espère
46:18que justement
46:20cet élan va connaître
46:21une accélération
46:22parce qu'aujourd'hui
46:24il devient très très stratégique
46:25d'ailleurs
46:25Sa Majesté a lancé
46:26en fait la politique
46:27de développement
46:28territorial intégré
46:29qui passe par
46:30cette décentralisation
46:31des concentrations
46:32de manière à ce que
46:33on aille vers un développement
46:35plus équitable
46:36au niveau des régions
46:37et plus de réduction
46:38des disparités spatiales
46:40là également
46:41c'est un appel
46:42très solennel
46:43de Sa Majesté
46:43lors de son intervention
46:44d'aujourd'hui
46:45En matière migratoire
46:48le souverain constate
46:49que le modèle actuel
46:51de coopération
46:52a atteint ses limites
46:54alors quelle portée
46:55donner à ce constat ?
46:57Oui effectivement
46:58parce que
46:59lorsqu'on parle
46:59d'un partenariat
47:00c'est un partenariat
47:01entre deux parties prenantes
47:03il ne s'agit pas
47:04de subir
47:05en fait
47:05des recommandations
47:07ou des remarques
47:08parfois subjectives
47:09pour des considérations
47:10politiciennes
47:11le Maroc
47:12le Maroc
47:12aujourd'hui
47:12en fait
47:13il va dans une politique
47:15comme l'a dit
47:16Sa Majesté
47:16de co-développement
47:17parce qu'il s'agit
47:19en fait
47:19que le destin
47:21soit partagé
47:22c'est comme ça
47:22qu'on peut aller
47:23vers un certain équilibre
47:24et bien sûr
47:25le partenariat
47:26il doit être équitable
47:28et puis il doit être
47:29basé sur des éléments
47:31je dirais
47:31de respect mutuel
47:32et de considération
47:34partagée
47:35et là
47:35Sa Majesté
47:36n'a pas seulement
47:37fait le constat
47:38et ça c'est sanitaire
47:39de la part de Sa Majesté
47:41et là également
47:41c'est un signe
47:42de clairvoyance
47:43et de sagesse
47:44parce que Sa Majesté
47:45n'a pas seulement
47:46fait le constat
47:46mais il a proposé
47:48il est en train
47:48en fait de proposer
47:50un schéma nouveau
47:51à nos partenaires
47:52dans lequel
47:53on va intégrer
47:54toutes ces dimensions
47:55et ça
47:56je dirais
47:56c'est la souveraineté
47:57d'un pays
47:58sur un plan
47:59je dirais
48:00très sensible
48:01sur un sujet
48:01très sensible
48:02le Maroc
48:02il est concerné
48:03sur tous les plans
48:03par la question
48:04d'immigration
48:05le Maroc
48:06également
48:06est un pays
48:07au-delà
48:07qu'il soit
48:07de transit
48:09c'est un pays
48:09d'installation
48:10et il gère
48:11avec la clairvoyance
48:12Sa Majesté
48:12peut-être ce volet
48:13depuis des années
48:14et là
48:15il faudrait
48:15que les partenaires
48:16également
48:16soient partie
48:17prenante
48:17d'une politique
48:18très volontariste
48:19et équilibrée
48:20Merci à vous
48:21Merci beaucoup
48:22Monsieur Komat
48:23je rappelle
48:23que vous êtes
48:24professeur universitaire
48:25et analyste politique
48:26merci
48:27d'avoir été avec nous
48:29et d'avoir analysé
48:30le discours royal
48:31merci beaucoup
48:32Merci à vous
48:35L'actualité sportive
48:37et les performances
48:38qui font vibrer
48:39le sport
48:40c'est tout de suite
48:41avec Nargis Bachiri
48:55Bonsoir Nargis
48:57Bonsoir Selma
48:58Alors Nargis
48:59ce soir
48:59on va être gâté
49:00ce week-end
49:01pardon
49:01on va être gâté
49:02niveau sport
49:04et on va commencer
49:06d'ailleurs
49:06par le football marocain
49:08Tout à fait
49:08la Botola Pro
49:09a repris
49:10hier après-midi
49:11avec 3 résultats
49:12à retenir
49:13pour la 3ème journée
49:14du championnat
49:15carton plein
49:16pour le Hassan Yad Agadir
49:17qui a signé
49:18une large victoire
49:19face à la renaissance
49:20de Zmemra
49:215 buts à 2
49:22on revoit ensemble
49:23Selma
49:23le 5ème but
49:24qui a été inscrit
49:25peu avant
49:26la fin du match
49:27à la 83ème minute
49:29voilà
49:31la renaissance
49:32la renaissance berkane
49:32quant à elle
49:32a été tenue
49:33en échec
49:34par l'union
49:35Tuarga
49:350 partout
49:36la SFAR
49:36s'est imposée
49:37face au We Dead
49:38et puis il y a eu
49:39un autre match nul
49:40celui entre le Maghreb
49:41de Fès
49:42et le Raja Casablanca
49:47A 20h ce soir
49:48l'équipe nationale féminine
49:50affronte l'Ouzbékistan
49:51à Rabat
49:52une rencontre
49:53qui doit permettre
49:54aux Marocaines
49:55de poursuivre
49:55leur préparation
49:56et de continuer
49:57à travailler
49:58leurs automatismes
49:59avec leur nouveau sélectionneur
50:01Eric Blaik
50:02un rendez-vous important
50:03pour une sélection
50:04qui veut continuer
50:06de progresser
50:07sur la scène internationale
50:09à quelques mois
50:10de la Coupe du Monde
50:11au Brésil
50:13Et Nargis
50:14on en a parlé
50:15un petit peu tout à l'heure
50:16vous me disiez
50:16que la relève
50:17se prépare
50:18Elle se prépare
50:19elle est presque prête
50:20parce que le coup d'envoi
50:21de la Coupe du Monde
50:22féminine U17
50:23est lancé
50:24elle aura lieu
50:25ici chez nous
50:26au Maroc
50:27la compétition se déroulera
50:28du 17 octobre
50:30au 7 novembre prochain
50:31les Lyoncelles
50:32sont placées
50:33dans le groupe A
50:33avec l'Allemagne
50:34l'Argentine
50:35et la Nouvelle-Zélande
50:37une compétition historique
50:38à domicile
50:39qui permettra
50:40de montrer
50:41encore
50:42que le football féminin
50:43marocain
50:44sera mis
50:45encore une fois
50:45en lumière
50:46Du Maroc
50:47à l'Europe
50:48où il y aura
50:49beaucoup de choses
50:50à suivre
50:50puisque la Ligue 1
50:52la première Ligue
50:53et la Ligue 1
50:54reprennent leurs droits
50:56après une longue
50:57trêve internationale
50:59une longue trêve
51:00qui a duré presque
51:03trois semaines
51:03et en France
51:04la Ligue 1
51:04reprend dès ce soir
51:06avec comme affiche
51:07en ouverture
51:07de la sixième journée
51:08Lyon
51:09qui se déplace
51:09en ce moment même
51:10sur la pelouse
51:11du stade Bollard
51:12pour affronter
51:13l'OL
51:14deuxième du championnat
51:15avec 11 points
51:16reste invaincu
51:17après les cinq premières
51:19journées
51:19avec Lens
51:20en face
51:21qui n'a pris
51:21que 4 points
51:22et reste sur 4 matchs
51:24sans victoire
51:25les 100 Ayors
51:26qui ont changé
51:26d'entraîneur
51:27en septembre
51:28avec l'arrivée
51:28de Yannick Cahuzac
51:30ont un objectif clair
51:31profiter de cette reprise
51:33pour relancer la machine
51:35et le nouveau coach
51:36pourra notamment
51:37compter sur trois retours
51:38importants
51:39du Racing
51:39Baïdo
51:40Abdoulhamid
51:41et Titraoui
51:42malgré le forfait
51:43du buteur sénégalais
51:44Abdallah Sima
51:45on a aussi
51:47Lille-Le Havre
51:48ce week-end
51:48et on finira
51:49avec PSG Le Mans
51:52direction l'Angleterre
51:53la première Ligue
51:54reprend
51:54demain samedi
51:55après une longue trêve
51:57comme on le disait
51:57tout à l'heure
51:57et le champion
51:58en titre Arsenal
52:00va tenter
52:00de repartir du bon pied
52:02les Gunners
52:03accueillent Leeds
52:03avec l'objectif
52:05d'oublier
52:05leur dernière sortie
52:06en championnat
52:07une défaite 3-0
52:08face à Brighton
52:09mais l'affiche du week-end
52:11sera probablement
52:12celle de dimanche
52:13Liverpool reçoit
52:14Manchester City
52:15un duel qui opposera
52:16notamment
52:17les deux meilleurs
52:18actuels buteurs
52:19du championnat
52:20Erling Haaland
52:21et Alexander Isaac
52:23et je vous emmène
52:25en Espagne
52:25on voyage avec vous
52:27je vous emmène
52:28en Espagne
52:28où on va disputer
52:30la Liga
52:30parce qu'elle reprend
52:31elle aussi ce soir
52:32le FC Barcelone
52:33leader après 7 journées
52:35reçoit Getafe samedi
52:36les Catalans réalisent
52:37pour l'instant
52:38un début de saison
52:39impressionnant
52:40avec 7 victoires
52:41en 7 matchs
52:42et déjà 31 buts inscrits
52:44mais le Real Madrid
52:45deuxième
52:46est également
52:47au rendez-vous
52:48les Madrilènes
52:49reçoivent Villareal
52:50samedi soir
52:50avec normalement
52:52un faux dernière minute
52:52un Kylian Mbappé
52:53bien présent
52:54on vous le rappelle
52:55il s'était blessé
52:56lors de la trêve internationale
52:57avec l'équipe de France
52:58on s'en rappelle
53:00il devrait être là
53:01il devrait être là
53:02donc la bataille
53:03pour le titre espagnol
53:04entre le Real Madrid
53:05et le FC Barcelone
53:06est déjà lancée Selma
53:09et à présent
53:10maintenant qu'on a parlé
53:10du ballon rond
53:11du ballon rond
53:13au green de golf
53:14c'est ça
53:14un peu plus petit
53:16un peu plus petit
53:17oui voilà
53:17pas le même volume
53:18nouvel exploit
53:19pour le golf marocain
53:21et arabe
53:21cette performance
53:22exceptionnelle
53:23permet à Adem Bresnoud
53:25d'occuper
53:25la 3ème place
53:26du PGA Tour
53:27University Ranking
53:28de la promotion
53:302027
53:31et grâce aussi
53:31à sa victoire
53:32au prestigieux
53:34Ben Yogan
53:35Collegiate
53:35Invitational
53:36au Texas
53:37le jeune prodige
53:38se hisse
53:39au 13ème rang mondial
53:40il s'agit à ce jour
53:42du meilleur classement
53:43de l'histoire
53:44jamais enregistré
53:45par un golfeur
53:46amateur marocain
53:48et arabe
53:48cerise sur le gâteau
53:50ce succès
53:51lui offre
53:51une exemption officielle
53:52pour participer
53:53au mythique
53:54Charles Schwab Challenge
53:55du PGA Tour
53:56à votre accent Nargis
53:57il est parfait
53:59qui se déroulera
54:00l'année prochaine
54:00du 27 au 30 mai
54:02merci beaucoup
54:04merci beaucoup
54:04Nargis Bachiri
54:05on vous retrouve
54:06tout à l'heure
54:06pour votre Zoom
54:08sport
54:08merci Nargis
54:09à tout à l'heure
54:09Salma
54:09allez à présent
54:11vous avez la parole
54:13c'est le Vox Pop
54:23les fake news
54:25on en parle beaucoup
54:26mais vous
54:27qu'en pensez-vous
54:28Rachid Farhan
54:30vous a posé la question
54:31c'est le Vox Pop
54:33une vidéo
54:34une information
54:35une publication
54:36les contenus
54:37sur les réseaux sociaux
54:38circulent à toute vitesse
54:40mais comment vérifier
54:41ce qui est vrai
54:42et ce qui ne l'est pas
54:43une étude de la ACA
54:45s'est penchée
54:45justement sur cette question
54:47de la désinformation
54:47et l'influence
54:49sur les réseaux sociaux
54:50mais est-ce que les Marocains
54:52vérifient les informations
54:53sur les réseaux sociaux
54:55c'est la question
54:56que nous avons posée
54:57aux citoyens
54:58alors par rapport
54:59il est essentiel
55:03de vérifier une information
55:05avant de la partager
55:07pourtant
55:08beaucoup de personnes
55:09repartagent
55:10des vidéos
55:11ou des publications
55:12sans aucune vérification
55:13c'est particulièrement
55:15dangereux
55:15sur les réseaux sociaux
55:18les fausses informations
55:20existaient déjà auparavant
55:21notamment avec la presse
55:22à sensations
55:23mais aujourd'hui
55:24leur impact
55:24peut être considérable
55:27même lorsqu'une vidéo
55:29est démentie
55:29elle peut déjà avoir
55:30influencé notre manière
55:31de penser
55:32et porter atteinte
55:34à la réputation
55:34de certaines personnes
55:35notamment des responsables
55:37politiques
55:37comme on a pu le voir
55:39pendant la campagne électorale
55:45les fausses informations
55:47existent depuis longtemps
55:48et elles continueront
55:49sans doute
55:49à circuler
55:50certains cherchent
55:52à attirer l'attention
55:53en diffusant
55:54de fausses informations
55:55pour des raisons politiques
55:56ou autres
55:57les moyens de diffusion
55:59ont simplement changé
56:00des journaux
56:01aux réseaux sociaux
56:02ils font donc
56:03garder un esprit critique
56:04prendre le temps
56:05de vérifier une information
56:06et de croiser les sources
56:08avant de se faire une opinion
56:13je fais assez peu confiance
56:15aux informations
56:16qui circulent
56:16sur les réseaux sociaux
56:17avec l'intelligence artificielle
56:20on peut désormais
56:20produire presque
56:21n'importe quel contenu
56:23on peut même fabriquer
56:24de fausses informations
56:25ou de fausses déclarations
56:26bonagen
56:27bonétaire
56:27j'ai vidéo
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