- il y a 23 heures
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00:05Générique
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Médian TV. Voici les principaux titres de votre soir info.
00:24En Cisjordanie occupée, la ville d'Al Khalil est bouclée par l'armée israélienne.
00:28Des centaines de familles palestiniennes ont été chassées de leur foyer la nuit dernière et ce samedi.
00:34Plusieurs habitations et commerces ont d'ailleurs été détruits.
00:39Nouvelle journée de mobilisation en France sous haute tension, craignant de nouveaux débordements.
00:44Les autorités ont déployé 70 000 policiers et gendarmes.
00:51Et enfin, c'est la dernière ligne droite pour la présidentielle au Brésil.
00:55Lula et Bolsonaro achèvent leur campagne dans un climat de fortes tensions.
01:00Les Brésiliens sont appelés demain aux urnes afin de départager les deux candidats dans un scrutin annoncé très serré.
01:11A la une ce samedi, le bilan de l'attaque hier contre une église dans le sud de la Jordanie
01:16ne cesse de s'alourdir.
01:18Deux personnes blessées et qui étaient dans un état critique ont succombé à leurs blessures.
01:24Ce qui porte à neuf le nombre de morts, a indiqué le ministre jordanien de la Santé, précisant que 25
01:30personnes sont toujours hospitalisées.
01:32Les assaillants qui ont pénétré dans l'enceinte de l'église avant d'ouvrir le feu sur un cortège funéraire
01:37sont eux toujours en fuite.
01:42En Cisjordanie occupée, la ville d'Al Khalil est bouclée par l'armée israélienne.
01:46Après l'attaque qui a coûté la vie à deux soldats israéliens, l'armée a lancé une opération dans le
01:51secteur
01:52avec des démolitions et des évacuations de familles palestiniennes.
01:56Les accès à la ville sont d'ailleurs également fermés, compliquant ainsi les déplacements des habitants.
02:01Voici l'en détail avec Younes Ben Zineb.
02:06Des maisons marquées d'une croix, des drapeaux israéliens accrochés au balcon et des familles sommées de quitter leur logement
02:12en pleine nuit.
02:13À Al Khalil, des soldats israéliens ont ordonné l'évacuation de plusieurs habitations.
02:18Selon le maire, environ 1200 palestiniens ont été chassés de chez eux.
02:26Vers minuit, les véhicules de l'armée israélienne sont arrivés. Ils nous ont demandé de quitter nos maisons.
02:36Nous avons demandé jusqu'à quand. Ils nous ont répondu jusqu'à nouvel ordre.
02:42Une cinquantaine de soldats et de véhicules ont évacué toutes les maisons autour de nous.
02:50Et les opérations ne se limitent pas aux évacuations.
02:53Des bulldozers ont démoli des bâtiments près du lieu de l'attaque.
02:57Des commerces, des maisons et des routes ont également été endommagés selon le maire de la ville.
03:02Parallèlement, les points de passage sont fermés.
03:04Pour les habitants, rejoindre leur travail ou accéder aux soins devient un parcours compliqué.
03:13Je dois emmener ma fille à l'hôpital de Jérusalem pour son traitement.
03:18Le matin, les forces israéliennes font faire demi-tour au bus.
03:22Je ne sais pas pourquoi.
03:23Le trajet depuis notre village jusqu'ici est une véritable épreuve.
03:29Face à ces mesures, les autorités locales dénoncent une réponse disproportionnée après l'attaque de vendredi.
03:35L'armée israélienne affirme mener des opérations de recherche de militants et d'armes dans le secteur.
03:44Ils ont bouclé la ville d'Al Khalil et ordonné l'évacuation d'un quartier entier.
03:50Il n'y a aucune justification à ces mesures.
03:54Pour la première fois, nous avons vu des personnes âgées, des femmes, des hommes et des enfants contraints de se
03:59retrouver dans la rue.
04:03À quelques jours des élections législatives israéliennes, la situation reste tendue.
04:08Et pour les habitants d'Al Khalil, l'urgence est désormais de retrouver un toit et de pouvoir circuler librement.
04:16Nouvelle journée de contestation en France.
04:18Gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants ont battu le pavé dans plusieurs villes du pays.
04:23Les autorités, redoutant de nouveaux débordements, ont déployé un important dispositif sécuritaire.
04:29Pas moins de 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés sur l'ensemble du territoire.
04:35À la mi-journée, les forces de l'ordre avaient déjà procédé à 135 interpellations.
04:40Une grande partie de ces interpellations est liée au contrôle de flux
04:44et à la découverte de matériel destiné à être utilisé comme arme,
04:48a indiqué le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nouniez.
04:55Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce samedi dans le centre de Madrid
04:59pour défendre les retraites publiques à un mois des élections législatives.
05:04Retraite garantie, les retraites doivent être intouchables.
05:07Pouvait-on lire sur des pancartes brandies par certains des 25 000 manifestants,
05:12selon un chiffre communiqué par la préfecture de Madrid ?
05:16En Espagne, la pension moyenne de retraite s'élève à plus de 1 500 euros mensuels
05:21pour près de 6,8 millions de bénéficiaires.
05:29Qui de Lula ou de Bolsonaro remportera le second tour de la présidentielle ?
05:33C'est demain que les Brésiliens répondront à cette question.
05:36Ils glisseront leur bulletin pour départager les deux candidats dans un scrutin
05:40annoncé comme déjà très serré.
05:42Le président sortant de gauche et son rival conservateur,
05:46fils de l'ancien président Bolsonaro,
05:48se sont affrontés hier lors d'un dernier débat télévisé.
05:52Bolsonaro, arrivé en tête lors du premier tour,
05:55promet plus de sécurité aux Brésiliens,
05:58alors que Lula, lui, compte jouer la carte de la continuité une fois réélu.
06:07Retour en Afrique où Ebola continue de se propager sur le continent.
06:11L'Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d'alarme
06:14et met en garde contre la complexité de l'épidémie
06:17et ce après la première détection d'un cas au Nigeria
06:22où les mesures sanitaires sont renforcées dans les aéroports.
06:25On voit cela en détail avec Pape Cherdiouf.
06:29Dans ceux très fréquentés à l'aéroport de Lagos,
06:32presque tout a changé après la détection d'un premier cas d'Ebola au Nigeria.
06:37A l'arrivée, ces patients sont soumis à un strict protocole sanitaire.
06:43Dépistage, remplissage de formulaires, caméras thermiques,
06:46ils doivent cocher toutes les cases avant de pouvoir sortir.
06:53Tout le monde a peur.
06:55Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai eu peur.
06:57S'il m'était possible d'annuler mon voyage, je l'aurais fait.
07:00Mais je ne peux pas fuir mon pays.
07:02Personne ne fuit la terre de ses ancêtres.
07:05Le Nigeria est le quatrième pays africain touché par Ebola.
07:09Désormais, le virus a voyagé d'est en ouest.
07:12L'Organisation mondiale de la santé met en garde contre la complexité de l'épidémie.
07:17L'OMS qui a un appel à la vigilance et à la solidarité régionale.
07:24Je suis fermement convaincu qu'un pays n'est en sécurité tant que les autres ne sont pas préparés.
07:30Notre priorité doit désormais porter sur l'action, la détection précoce, la réaction rapide et la solidarité régionale.
07:38Partie de la République démocratique du Congo, l'épidémie d'Ebola gagne du terrain et plus rapidement avec la nouvelle
07:44souche Bondobugio, désormais détectée au Nigeria.
07:47Pour limiter sa propagation, un essai clinique est en cours.
07:51Mais il n'existe à ce jour aucun vaccin ni traitement spécifique contre ce virus.
07:59On quitte le Nigeria pour le Burkina Faso où les autorités veulent généraliser l'accès à l'électricité d'ici
08:052030.
08:06Pour atteindre cet objectif, le gouvernement vient d'adopter un décret portant création d'un nouveau programme baptisé Faso Wafoulou.
08:13Son coût est estimé à plus de 2800 milliards de francs CFA, un projet qui vise notamment à répondre aux
08:20besoins énergétiques du pays
08:21et à améliorer aussi l'accès à l'électricité pour la population.
08:25On va s'en détailler avec Moussa Ramdeh.
08:28Mettre fin à la facture énergétique et garantir l'électricité à l'ensemble des populations d'ici 2030, c'est
08:34l'objectif affiché par les autorités burkinabées.
08:37Avec l'adoption du décret créant l'initiative présidentielle Faso Wafoulou, l'État lance un plan stratégique doté d'une
08:43enveloppe de 2800 milliards de francs CFA sur 10 ans.
08:47Cette initiative veut effectivement accélérer l'énergie pour tous d'ici l'horizon 2030.
08:55C'est une initiative qui va s'étaler sur une période de 10 ans avec une première période d'accélération
09:03de la prise en charge des questions énergétiques
09:06et une seconde phase de 5 ans qui sera consacrée à la consolidation des acquis.
09:12Le programme s'articule autour de 4 grandes composantes à savoir les brigades d'électrification, l'inclusion communautaire, l'accès
09:20et la souveraineté énergétique.
09:21Une initiative qui faisait déjà des discussions dans certains quartiers de Ouagadougou.
09:25Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai tout seul appelé des amis pour leur dire que le débat qu
09:33'on a fait l'autre jour,
09:35sur l'électricité et tout, on parlait du gaz, du solaire, ça vient de passer en conseil des ministres.
09:41Ça veut dire qu'ils écoutent aussi les gens.
09:44Et je pense que ceux qui sont en haut là, ils écoutent aussi ce que les gens disent.
09:49Je pense que c'est vraiment bienvenu.
09:51Ça ne nous surprend pas, il fallait ça.
09:54Si ce plan-là, je me dis même que ça a duré.
09:57Passant énergie, il n'y a pas de développement.
09:59Tout ce qu'on veut faire là, on veut faire une usine.
10:03Il n'y a pas d'énergie, qu'est-ce qu'on va faire ?
10:04L'enjeu majeur de cette feuille de route est d'affranchir le pays de sa dépendance extérieure.
10:09Le Burkina Faso importe actuellement près de 150 000 gigawattheures par an de ses voisins,
10:14soit environ la moitié de sa consommation locale.
10:17Pour atteindre l'autonomie énergétique, certains préconisent l'usage des ressources endogènes.
10:22Le soleil, c'est une richesse pour nous.
10:24C'est une très grande richesse.
10:26Parce qu'il y a des zones où ils veulent un peu seulement le soleil pour vivre, mais ils n
10:31'en ont pas.
10:31Et je pense que le soleil peut faire beaucoup de choses.
10:34Imagine toi si on réussit ce projet, l'énergie est là, à moindre coût.
10:39Vous voyez combien des personnes voudraient pouvoir mettre en place des projets
10:42et utiliser le soleil pour transformer beaucoup de choses.
10:47En engageant ses investissements dans Vergue,
10:50Ouagadougou ambitionne non seulement d'atteindre l'autonomie énergétique,
10:53mais aussi de stimuler l'activité industrielle et le développement socio-économique du pays.
11:01Direction le Sénégal, où Dakar accueille la cinquième édition du Salon du Livre féminin 2026.
11:07Un rendez-vous qui met à l'honneur les femmes de l'être et leur contribution à la création littéraire
11:12et à la vie culturelle.
11:14L'occasion également de valoriser les œuvres et les parcours de celles qui font vivre la littérature africaine.
11:20C'est un reportage signé Fatou Sissé et Moussandia.
11:25Le Salon du Livre féminin de Dakar revient pour une nouvelle édition.
11:30Placé sous le thème « Le matrimoine en action, hérité, écrire, transformé »,
11:36il met la femme au centre de la littérature et la vie culturelle.
11:40On a pensé vraiment revenir sur le travail des femmes,
11:46celles qui nous ont précédées, celles qui nous ont balisé le chemin
11:51et celles qui nous ont toutes inspirées dans la littérature pour pouvoir créer un thème.
11:57Aujourd'hui, on peut avoir une écrivaine qui écrit son livre,
12:01elle peut avoir une correctrice,
12:04elle peut avoir une éditrice, elle peut avoir une distributrice
12:06et elle peut avoir une libraire, toute la chaîne du livre.
12:10Donc ça, je pense que c'est un progrès.
12:12Le Mali est le pays invité d'honneur
12:14avec une délégation de femmes de lettres et de culture.
12:18On a tous hérité de nos grands-mères, de nos mamans,
12:20à travers des comptes, à travers des conseils à la maison,
12:23même la cuisine, voilà, donc la petite fille apprend à cuisiner.
12:27Et voilà les secrets des femmes quand on se marie.
12:29Dans la chambre du Sia, c'est une femme qui nous accompagne
12:32pour nous conseiller comment tenir son foyer,
12:34comment tenir son homme, etc.
12:36Donc voilà, pour nous, c'était un bagage intellectuel même
12:39qu'on nous donne.
12:40Nous sommes venus, on partage l'écriture ensemble.
12:42On a partagé des espérances aujourd'hui,
12:44mais ce sera bien que souvent, on participe à un tel salon
12:47et ils nous ont invités.
12:48Peut-être qu'un jour aussi, on peut les inviter également
12:49à aller au Mali pour participer à des activités culturelles.
12:53Ce salon est une occasion importante pour les éditrices,
12:57les autrices et les libraires de se rencontrer,
13:00de présenter leur ouvrage et d'échanger avec le public.
13:04On a vraiment, mais vraiment édité énormément d'autrices,
13:08on les accompagne.
13:10J'ai énormément de respect et d'admiration pour toutes ces femmes-là
13:14qui sont là et qui écrivent au quotidien pour la condition de la femme.
13:19L'objectif est clair, valoriser les voix féminines,
13:22encourager les échanges autour du livre
13:24et faire connaître la diversité des créations littéraires.
13:27Le programme prévoit des conférences, des ateliers,
13:31des séances de dédicaces, des projections, des spectacles et des expositions.
13:37Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
13:48Le ministère de la Santé et de la Protection sociale,
13:51en partenariat avec l'initiative nationale pour le développement humain,
13:55a lancé la 16e édition de la campagne nationale de promotion
13:58de l'allaitement maternel du 20 octobre au 20 novembre
14:01sous le slogan « L'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de vie suffit ».
14:07L'objectif est de promouvoir l'allaitement maternel exclusif
14:11pendant les six premiers mois de vie,
14:13une pratique recommandée par l'Organisation mondiale de la santé.
14:17Au-delà de la sensibilisation, cette campagne pose une question essentielle.
14:22Comment transformer cette recommandation en une pratique accessible à toutes les mères,
14:27quelle que soit leur situation sociale et leur environnement professionnel ?
14:32Et pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir le docteur Nabil Bunchama,
14:36médecin généraliste.
14:37Docteur Nabil Bunchama, bonsoir et merci d'être avec nous.
14:43Merci à vous et merci pour l'invitation.
14:45Et une petite précision au début, je suis docteur Nabil Bunchama,
14:50effectivement, je suis chef de la division de la santé maternelle et infantile
14:52à la direction de la population, ministère de la Santé et de la Protection sociale.
14:56Eh bien voilà, les présentations sont faites.
14:59Alors pour commencer, docteur Bunchama,
15:01est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi l'allaitement maternel exclusif
15:05est particulièrement important pendant les six premiers mois de la vie ?
15:13Pour la simple raison que l'investissement dans le capital humain,
15:18c'est une priorité.
15:20Et le meilleur investissement qu'on peut faire,
15:23le capital humain, un enfant, un nouveau-né,
15:26c'est de l'allaiter au sein.
15:27L'évidence scientifique a démontré qu'en termes d'alimentation,
15:31il n'y a pas mieux que de donner du lait maternel à un bébé,
15:34ce qui permet son évolution, sa croissance,
15:38aussi bien psychique, cognitif que physiologique,
15:43se fasse de la meilleure manière et de la manière la plus optimale.
15:48Alors quels sont les principaux bénéfices pour la croissance,
15:52justement le développement cognitif et la santé de l'enfant ?
15:57Déjà, l'allaitement maternel, le bénéfice, le premier bénéfice,
16:01c'est-à-dire que lorsqu'une mère allait son bébé,
16:04c'est déjà un plus en termes d'immunité.
16:07C'est-à-dire, s'il y a quelque chose à préciser,
16:10le premier vaccin qu'un enfant reçoit, c'est le lait maternel.
16:13Parce que si on allait les heures qui suivent l'accouchement,
16:17déjà il y a eu un transfert d'anticorps qui permet de protéger.
16:20Donc il y a eu une protection, une prévention
16:22contre un certain nombre de maladies immédiatement après la naissance.
16:25Cette protection continue à exister au-delà de cette période des premiers jours.
16:31Et l'allaitement maternel aussi, il apporte tout ce qui est nécessaire
16:34en termes d'aliments, nécessaire à la croissance optimale de l'enfant,
16:39en termes de nutriments.
16:41Ceci dit, pour l'enfant, pour la mère aussi,
16:44il y a un certain nombre de bénéfices.
16:45Des bénéfices relatifs à la prévention d'un certain nombre de problèmes,
16:48tels que les cancers du sein, le cancer de l'ovaire.
16:50Aussi, l'allaitement maternel, surtout lorsqu'il est initié,
16:55les heures qui suivent, permet de prévenir l'hémorragie du postpartum.
16:58Donc, on ne peut dire que l'allaitement maternel,
17:00il y a un bénéfice aussi bien pour le nouveau-né que pour la maman
17:04et aussi pour la communauté et la société,
17:07du moment que c'est un allaitement qui n'est pas disponible à tout moment.
17:11Il y a un apport économique très important que les familles gagnent
17:15en pratiquant cet allaitement maternel.
17:17Alors docteur, que signifie concrètement l'expression
17:20« allaitement maternel exclusif » ?
17:23Est-ce qu'il faut éviter tout autre aliment ou liquide
17:25pendant cette période, y compris par exemple l'eau ?
17:29Merci pour cette précision.
17:31Lorsqu'on parle d'un allaitement maternel exclusif,
17:33c'est uniquement le lait maternel,
17:36abstraction de tout autre aliment, y compris l'eau.
17:39C'est-à-dire que c'est le fait d'allaiter exclusivement le bébé,
17:45ça lui apporte tout le nécessaire en termes de nutriments
17:48et aussi en termes de liquides.
17:50Donc, on n'a pas besoin d'introduire quoi que ce soit
17:53avec l'allaitement maternel pendant les six premiers mois,
17:57sauf l'aqdarallah,
17:59s'il y a un problème de traitement ou autre.
18:02Là, on est censé donner un traitement si l'enfant est en malade.
18:05Mais sinon, c'est exclusivement le lait maternel.
18:08Et à partir du sixième mois,
18:10la mère peut adopter d'autres pratiques
18:12en termes de diversification alimentaire
18:13tout en continuant à donner son sein jusqu'à l'âge de deux ans
18:18et même au-delà si possible.
18:20Alors, malgré les campagnes de sensibilisation,
18:23quels sont aujourd'hui, docteur,
18:25les principaux freins à la pratique
18:27de l'allaitement maternel exclusif au Maroc ?
18:32Déjà, l'OMS a mis le point sur un point essentiel.
18:37C'est-à-dire que la pratique de l'allaitement maternel,
18:39ce n'est pas uniquement quelque chose qui est très simple,
18:43mais c'est quelque chose qui est quelque part compliqué
18:46et nécessite de soutien.
18:47Et c'est la raison pour laquelle l'OMS a invité les États
18:50à mettre tous les moyens possibles
18:52pour soutenir l'allaitement et le protéger.
18:55Parce que l'allaitement maternel,
18:56il a besoin d'être protégé, d'être soutenu
18:58et d'apporter tout ce qui est nécessaire
19:00pour faciliter en pratique la pratique
19:02de cet allaitement maternel.
19:05Et je ne cite qu'un exemple.
19:07L'octroi d'un congé de maternité,
19:10c'est quelque part pour la récupération de la mère
19:13et aussi pour initier et continuer à allaiter.
19:15Aussi, un autre point,
19:17lorsque le législateur a permis à la mère
19:20de bénéficier d'un temps aménagé
19:23pour que le bébé continue à bénéficier de cet allaitement,
19:27donc tout ça, c'est des mesures institutionnelles
19:30qui amènent la mère à continuer à allaiter.
19:32Et là, c'est un soutien institutionnel.
19:35Autre part, il doit y avoir un autre type de soutien,
19:38c'est un soutien familial.
19:40Au niveau de la famille,
19:41il faut que tout le monde s'acharne
19:44pour aider cette maman pour allaiter.
19:46Parce qu'à elle seule,
19:47à un moment donné,
19:48avec l'accouchement et les difficultés
19:51que la maman a vécues pendant toute la grossesse,
19:54elle a tendance vraiment à abandonner.
19:55Donc, elle a besoin d'être soutenue par sa famille,
19:58par le mari,
19:59par tous les membres de la famille
20:00et aussi par la communauté.
20:02Est-ce que le manque d'informations,
20:04les croyances sociales ou culturelles
20:06ou les conseils contradictoires
20:07jouent-elles un rôle, docteur ?
20:09Est-ce qu'il existe finalement des difficultés particulières
20:11dans les zones rurales
20:12ou parmi justement les populations les plus vulnérables ?
20:17Il y a plusieurs points déterminants
20:20qui conditionnent la réussite
20:22de cette allaitement maternelle.
20:24Entre autres, un certain nombre de croyances
20:26liées à la beauté de la femme,
20:31à un certain nombre de choses.
20:32Mais ce qui est important,
20:33c'est de continuer à sensibiliser,
20:35à promouvoir,
20:36à expliquer
20:37que l'allaitement maternel,
20:41je peux me permettre de dire,
20:42est le meilleur moyen d'exprimer son amour à son bébé.
20:45Et donc,
20:46à travers ces campagnes qu'on organise,
20:48nous sommes aujourd'hui à notre 16e édition,
20:52nous sommes convaincus
20:54qu'on continue à promouvoir,
20:55à expliquer.
20:56Nous aurons un impact positif
20:58dans le cadre du changement comportemental.
21:01D'ailleurs,
21:02depuis quelques années,
21:02on a introduit,
21:05en collaboration avec l'INDH,
21:07les approches de changement comportemental et social
21:10pour appuyer et déterminer les freins
21:13qui entravent ce commencement d'allaitement
21:17et cette continuité d'allaitement maternel exclusif.
21:19Et on espère que les chiffres vont s'améliorer
21:22parce que,
21:23partant des chiffres des enquêtes nationales
21:25que le ministère de la Santé et de la Protection sociale a réalisées,
21:27nous sommes partis d'un chiffre de 28%
21:30de prévalence d'allaitement maternel
21:31exclusif en 2011
21:32à un chiffre de 35% en 2018.
21:35C'est des points qu'on a gagnés.
21:36Nous sommes encore loin des objectifs
21:38que l'OMS a fixés,
21:41mais espérons que les résultats
21:43des enquêtes réalisées dernièrement
21:45nous réconfortent
21:46et apportent la preuve
21:49que tout cet effort
21:51en termes de communication et de sensibilisation
21:53commence à donner leurs fruits.
21:55Et quel rôle jouent justement
21:56les professionnels de santé, docteur,
21:58dans l'accompagnement des mères
22:00dès la grossesse et après l'accouchement ?
22:04Le rôle du professionnel de santé,
22:07c'est un rôle qui est primordial et crucial.
22:10Tout simplement parce que
22:12c'est lui qui est censé préparer la maman à allaiter.
22:15C'est-à-dire que la maman,
22:16durant son suivi de grossesse,
22:18il est en contact avec un professionnel de santé,
22:20il est censé parler de l'allaitement maternel,
22:22préparer, expliquer,
22:24apporter toutes les explications nécessaires.
22:27parce qu'il y a un certain nombre de croyances
22:29telles que le lait est insuffisant,
22:32c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de connaissances
22:35qui se sont fausses.
22:36Et le professionnel de santé est le garant
22:38d'une information correcte
22:40qu'il est censé apporter à la maman
22:42pendant le suivi de la grossesse.
22:44Un rôle crucial aussi,
22:46c'est au niveau des structures d'accouchement
22:48où l'accouchement va se dérouler.
22:50Et c'est là que c'est un moment crucial
22:51où le personnel de santé doit protéger
22:54et encourager.
22:56C'est-à-dire en mettant le bébé à côté de sa maman
22:58immédiatement après,
22:59ça va réconforter cette situation
23:01et encourager la pratique de l'allaitement maternel
23:04et bannir cette pratique
23:06où on sépare le bébé de sa maman
23:08pendant 24 heures.
23:09Et là, permettez-moi de dire,
23:11on risque de perdre cette bonne pratique.
23:14Donc, je peux dire que le personnel de santé,
23:17le rôle, il est crucial.
23:18Son rôle, il est crucial, il est capital.
23:20Et aussi, c'est moi,
23:22avec ses compagnes que le ministère
23:24de la Santé et de la Protection sociale organise,
23:27on vise la population,
23:30le grand public,
23:31mais aussi le professionnel de santé
23:32parce que c'est le garant d'une réussite
23:34de sa tarifement maternelle.
23:35Le tout début
23:37et le respect de cette exclusivité
23:39pendant les six mois
23:39qui suivent la naissance.
23:41Alors, beaucoup de maires souhaitent allaiter,
23:44mais rencontrent des difficultés pratiques
23:46comme de la douleur,
23:47de la fatigue,
23:49l'impression de manquer de lait
23:50ou tout simplement la reprise du travail.
23:52Comment est-ce qu'on peut justement
23:53accompagner, docteur,
23:55ces femmes sans culpabilisation ?
24:00Oui, pour ce qui est de manque de lait,
24:03ça, c'est une information
24:05qu'on est censé corriger.
24:06Il n'y a pas de mère qui produit
24:08plus que l'autre.
24:09Il produit ce qui est nécessaire.
24:11Et ce qui est demandé,
24:12c'est encourager pour produire.
24:15Plus on donne,
24:16on alaitre son bébé,
24:17plus on produit du lait,
24:18plus l'enfant,
24:19il est rassasié,
24:21plus il bénéficie de l'apport
24:23de ce lait maternel.
24:25Lorsque vous parlez
24:26du monde du travail
24:27comme contrainte,
24:28ça, là,
24:28je suis entièrement d'accord avec vous
24:30que le travail,
24:32quelque part,
24:33c'est une difficulté
24:36qu'il est rencontrée.
24:37Mais ceci dit,
24:38il y a une solution.
24:39Du moment que
24:40on a la période
24:41du congé de maternité
24:42où la mère,
24:43elle est disponible,
24:45il peut initier
24:46son allaitement exclusif
24:47et continuer à donner le sein.
24:49Lorsqu'il reprend son travail
24:50au bout de
24:51à peu près 3 mois,
24:534 mois,
24:54là,
24:55les choses
24:55commencent un petit peu
24:56à se compliquer.
24:57Mais il y a une solution.
24:59Du moment que
24:59le lait maternel,
25:00on peut l'extraire
25:01et on peut le conserver.
25:03C'est-à-dire,
25:04il y a,
25:04et c'est là
25:05où je suis en train
25:06de mettre le point
25:07sur cette nécessité
25:08d'appuyer
25:09et de soutenir.
25:10Parce qu'une maman
25:11qui va soustraire son lait,
25:13il va le conserver,
25:14et il est au milieu de travail.
25:16Il doit y avoir quelqu'un
25:17qui va s'occuper
25:18de ce bébé,
25:19de lui donner ce lait
25:20extrait et conserver
25:21jusqu'à ce que la maman
25:23bénéficie d'une autorisation
25:25que le législateur
25:25lui a accordée
25:26en lui laissant
25:28quelques,
25:29c'est-à-dire,
25:30une heure
25:32de plus
25:32pour aller
25:33allaiter son bébé.
25:34C'est-à-dire qu'il y a
25:35des mesures
25:35qui ont été mises
25:36en place,
25:37mais je peux dire
25:37que c'est toujours
25:38insuffisant.
25:39Il faut faire davantage
25:40pour soutenir
25:41et préserver
25:41cet allaitement maternel.
25:43Alors,
25:43le ministère prévoit
25:44de renforcer
25:45l'initiative
25:46Hôpitaux Amis des Enfants,
25:47que change concrètement,
25:48docteur,
25:49cette démarche
25:49dans la prise en charge
25:50des femmes
25:51avant,
25:51pendant
25:52et après
25:52l'accouchement ?
25:55Oui,
25:56l'initiative
25:56de l'IHAB,
25:57comme on l'appelle
25:58nous,
25:59c'est l'initiative
25:59des hôpitaux
26:00Amis des Bébés.
26:01C'est une initiative
26:02qui a initié
26:03par l'OMS
26:03et l'UNSF
26:04en 1991.
26:06C'est une initiative
26:07où le ministère
26:08de la Santé
26:08et de la Protection
26:08Sociale
26:09a initié
26:09il y a quelques années.
26:10Il y a des hôpitaux
26:11qui se sont inscrits,
26:11mais cet effort
26:13mérite d'être revu,
26:15d'être accompagné.
26:16Pourquoi cette initiative ?
26:17C'est une initiative
26:18qui vise à protéger
26:19encore une fois
26:20l'allaitement maternel,
26:21moyennant la mise en place
26:24des recommandations.
26:25Tout ce qui est
26:25sensibilisation,
26:26tout ce qui est
26:27information et tout,
26:28mais il y a un volet
26:29qui est très important
26:30dans ces conditions
26:31et ces recommandations
26:32de l'initiative,
26:33c'est tout ce qui est
26:34relatif à la formation
26:35du personnel de santé.
26:37Ça, c'est un point
26:38et une conditionnalité
26:39importante.
26:39C'est-à-dire,
26:40lorsqu'on a un personnel
26:41de santé formé,
26:44sensibilisé,
26:44c'est un moyen
26:45de protection,
26:46c'est-à-dire que
26:48notre personnel,
26:49c'est lui qui va
26:52œuvrer pour qu'aucun
26:55publicité relative
26:56au substitut
26:57de lait maternel
26:57ne soit affiché
26:58au niveau des hôpitaux.
26:59C'est des formations,
27:02des sensibilisations.
27:03Aussi,
27:03il y a une autre
27:03conditionnalité,
27:04une conditionnalité
27:05relative à l'adoption
27:06d'un code
27:07de commercialisation
27:08du lait maternel.
27:10Et là,
27:11je peux dire
27:11que c'est parmi les points
27:12où nous avons encore
27:14de l'effort
27:14à déployer
27:16parce qu'il y a
27:17plusieurs tentatives
27:17pour faire passer
27:18un code de commercialisation,
27:20mais jusqu'à maintenant,
27:20on a quelques difficultés
27:22pour faire sortir
27:23ce code de commercialisation.
27:25Une autre conditionnalité
27:28pour cette initiative
27:29des hôpitaux
27:29AME-BV,
27:30c'est-à-dire qu'il y a
27:30une politique
27:31de promotion
27:32de la laitement maternel
27:32et c'est à travers
27:33cette politique
27:34où toute la structure
27:35hospitalière
27:37se mobilise
27:38pour réussir
27:39la laitement maternel
27:40et on peut dire
27:41que c'est une structure
27:42qui est amie du bébé.
27:45On a eu
27:45dernièrement
27:47l'adoption
27:48d'une décision
27:49ministérielle
27:49qui institutionnalise
27:50une commission nationale
27:52de l'octroi
27:53de ce label
27:55IHEP
27:55qui commence
27:56à travailler,
27:57qui commence
27:57à sensibiliser,
27:58à former
27:59et on a même reçu
28:00des demandes
28:02du secteur privé,
28:03des structures
28:03d'accouchement
28:04en milieu privé
28:05qui ont demandé
28:06à ce qu'ils soient
28:06accompagnés
28:07et labellisés
28:07via ce label
28:10IHEP.
28:11Merci beaucoup
28:12docteur Nabil Benchama
28:13pour votre analyse
28:14et d'avoir répondu
28:15à toutes nos questions.
28:17Je rappelle
28:17que vous êtes médecin généraliste
28:18mais aussi
28:19chef de division
28:20de la santé maternelle
28:21et infantile
28:22et que vous étiez
28:23en direct avec nous
28:23depuis Rabat.
28:24C'était un plaisir
28:24de vous avoir avec nous.
28:25Merci.
28:26Merci à vous.
28:29Il est l'heure à présent
28:30de faire le tour
28:31de l'actualité économique
28:32nationale et internationale
28:33et c'est avec
28:33Nassar Dinounayn.
28:43Au Maroc,
28:44le projet de loi de finances
28:452027 prévoit
28:46plusieurs changements fiscaux
28:47qui concernent aussi bien
28:49les ménages
28:49que les entreprises.
28:50Première mesure phare,
28:51l'impôt sur le revenu.
28:53Le gouvernement propose
28:54de relever progressivement
28:55le seuil annuel exonéré
28:57de 40 000
28:57à 60 000 dirhams.
28:59Autre changement,
29:00le taux marginal maximal
29:02passerait de 37
29:03à 30%
29:04à l'horizon 2031.
29:05La réforme doit être
29:07mise en œuvre
29:07par étapes sur 5 ans.
29:09Pour les salariés,
29:10le projet prévoit également
29:12de porter à 45%
29:13le taux forfaitaire
29:14de déduction
29:15appliqué aux revenus salariaux
29:17tout en maintenant
29:18le plafond
29:19de cette déduction
29:20à 35 000 dirhams.
29:21Mais toutes les mesures
29:22ne vont pas
29:23dans le sens
29:24d'une baisse des impôts.
29:25Pour les grandes entreprises
29:26du secteur des hydrocarbures,
29:28le gouvernement propose
29:30de relever l'impôt
29:31sur les sociétés
29:31de 35 à 40%.
29:33Cette hausse concernerait
29:35les entreprises
29:35d'importation
29:36ou de distribution
29:37de carburant
29:38dont le bénéfice net annuel
29:40atteint au moins
29:41100 millions de dirhams.
29:42Autre objectif,
29:43lutter contre certaines pratiques
29:45d'évasion fiscale.
29:46Les indemnités
29:47versées aux salariés
29:48ne seraient exonérées
29:50que si elles correspondent
29:52à des frais professionnels réels,
29:54effectivement engagés
29:55et justifiés.
29:56Le gouvernement souhaite
29:57faciliter l'intégration
29:58du secteur informel
29:59dans l'économie organisée
30:00en réintroduisant
30:02en 2027
30:02un dispositif
30:03permettant
30:04à certains contribuables
30:05de se déclarer
30:06auprès de l'administration fiscale
30:08sans poursuite
30:09pour les années antérieures.
30:10Baisse progressive
30:11de l'impôt sur le revenu,
30:13fiscalité renforcée
30:14pour certains grands groupes
30:15et lutte contre l'informel.
30:17Le PLF 2027
30:18entend donc agir
30:19sur plusieurs fronts.
30:21Ces mesures restent
30:22des propositions
30:23soumises
30:23à l'examen du Parlement.
30:25Le bras de fer
30:25en Méditerranée orientale.
30:27Le Parlement libyen
30:28basé dans l'est du pays
30:29a approuvé
30:29un accord maritime
30:30controversé
30:31avec la Turquie.
30:32Cet accord délimite
30:33les zones maritimes
30:34revendiquées
30:35par les deux pays
30:36un enjeu stratégique
30:37notamment pour
30:38l'exploration
30:39et l'exploitation
30:40des ressources énergétiques
30:41en mer.
30:42Mais cette décision
30:43ravive les tensions régionales.
30:45La Grèce,
30:45l'Égypte
30:46et Chypre
30:47contestent l'accord
30:48estimant qu'ils portent
30:49atteinte à leurs droits
30:50maritimes.
30:51L'Union européenne
30:51considère également
30:53qu'ils ne respectent pas
30:54le droit international
30:55de la mer.
30:55Mais pour Ankara
30:56en revanche,
30:57cet accord serait légitime
30:58et protégerait
30:59les intérêts
31:00des deux pays.
31:01Cette approbation
31:02marque aussi
31:03un rapprochement
31:03entre la Turquie
31:04et les autorités
31:05libyennes de l'Est
31:06qui avaient rejeté
31:07le texte en 2020.
31:09Derrière cette bataille
31:10juridique
31:10sur les frontières
31:11maritimes,
31:12c'est donc aussi
31:13le contrôle
31:14des espaces stratégiques
31:15et des ressources énergétiques
31:16de la Méditerranée
31:17qui se joue.
31:18Créer une entreprise
31:19en ligne
31:20en moins de 48 heures
31:21et sans capital
31:22minimum obligatoire,
31:23c'est l'ambition
31:23de ce nouveau statut européen.
31:25Les 27 Etats membres
31:26ont validé
31:27leur position
31:28sur ce projet.
31:29L'objectif,
31:30simplifier la vie
31:31des entrepreneurs
31:31et réduire
31:32les formalités
31:33administratives
31:34tout en facilitant
31:35le développement
31:35des entreprises
31:36au-delà
31:37des frontières nationales.
31:38Avec ce statut
31:39facultatif,
31:40la création d'une société
31:41pourrait coûter
31:42au maximum
31:43100 euros.
31:44Les entreprises
31:44pourraient ensuite
31:45exercer leurs activités
31:47dans l'ensemble
31:48du marché unique européen
31:49sans devoir se plier
31:51à un nouveau régime
31:52juridique national
31:53à chaque étape.
31:54Mais attention,
31:55le texte n'est pas
31:56encore adopté définitivement.
31:57Le Parlement européen
31:58doit encore se prononcer
31:59avant des négociations
32:01avec les Etats membres
32:02pour trouver
32:02un accord final.
32:03L'enjeu économique
32:04rendra l'Europe
32:05plus attractive
32:06pour les entrepreneurs
32:07et les start-up
32:08face à la concurrence
32:09internationale.
32:10Coup dur
32:11pour le gouvernement français.
32:12L'Assemblée nationale
32:13a rejeté
32:14ce vendredi
32:14à la quasi-unanimité
32:16le projet de budget
32:17de la sécurité sociale
32:18pour 2027.
32:19Les députés ont voté
32:21contre la partie
32:22consacrée aux recettes
32:23par 115 voix
32:25contre une.
32:26Résultat,
32:26les débats s'arrêtent
32:27et le texte est transmis
32:28au Sénat
32:29qui doit l'examiner
32:30à partir du 9 novembre.
32:32Ce rejet intervient
32:33après une semaine
32:34de discussion houleuse
32:36durant laquelle
32:36plusieurs mesures
32:38d'économie
32:38du gouvernement
32:39ont été supprimées
32:40par les députés.
32:41L'exécutif veut pourtant
32:43ramener le déficit
32:44de la sécurité sociale
32:45à 12,7 milliards d'euros
32:47en 2027
32:48contre 21,8 milliards
32:49en 2026.
32:50Le gouvernement
32:51devra désormais
32:52tenter de faire avancer
32:53son budget
32:54dans un parlement
32:55profondément divisé.
32:56Un dossier sensible
32:57alors que les économies
32:58envisagées
32:59touchent notamment
33:00les dépenses de santé
33:01et la revalorisation
33:02des pensions de retraite.
33:04Aux Etats-Unis,
33:05le moral des consommateurs
33:06remonte légèrement en octobre
33:07par rapport aux premières estimations
33:09mais reste à un niveau
33:10très faible.
33:11Selon l'Université du Michigan,
33:12l'indice de confiance
33:14atteint 48 points
33:15contre 46,3 initialement estimés
33:17en cause
33:18les inquiétudes persistantes
33:19sur le pouvoir d'achat
33:21et la hausse des prix,
33:22notamment ceux
33:23de l'énergie
33:23depuis le début
33:24du conflit
33:25au Moyen-Orient.
33:26Le constat est préoccupant,
33:27la confiance des consommateurs
33:29reste inférieure
33:30de 15%
33:30à son niveau
33:31de février
33:32avant le début
33:33de la guerre.
33:34Cette situation
33:34intervient à quelques jours
33:35des élections
33:36de mi-mandat
33:37du 3 novembre
33:38alors que le coût
33:39de la vie s'impose
33:40comme un sujet central
33:41du débat politique américain.
33:42Lorsque les ménages
33:43s'inquiètent
33:44pour le pouvoir d'achat,
33:45cela peut aussi peser
33:46sur leurs dépenses
33:47et sur l'activité économique.
33:51Votre Soir Info
33:52se poursuit
33:53avec l'invité Culture.
33:54Mme Pramilichi
33:55reçoit le galériste
33:56Khalid Bouanani.
34:07Mesdames et messieurs,
34:08bonjour et bienvenue
34:09dans l'invité Culture.
34:11Focus aujourd'hui
34:12sur l'exposition
34:13Siempre Bolbert
34:14de l'artiste espagnol
34:15Carla Cerejeta Roca
34:17actuellement en cours
34:19à la galerie Alma Art Galerie.
34:22Siempre Bolbert
34:24est une réflexion profonde
34:25et constante
34:26sur la relation intime
34:28entre l'être humain,
34:29les lieux qu'il habite
34:30et la construction
34:31de son identité.
34:33Son œuvre,
34:34à l'image de son parcours,
34:36se fait, se défait
34:38et se recompose
34:40par le biais
34:41d'assemblages inventifs,
34:43de montages
34:43de matériaux variés
34:45et de formes singulières
34:46dialoguant
34:47avec la peinture.
34:48Carla Cerejeta Roca
34:50poursuit une quête
34:52donc incessante,
34:53celle d'un espace
34:54insaisistable
34:56et d'une identité
34:56en perpétuel
34:57mutation
34:58et on va en parler
34:59ce soir avec
35:00Radit Benani.
35:01Bonjour à vous,
35:02c'est un plaisir
35:03de vous avoir
35:03comme invité.
35:04Merci d'avoir accepté
35:05cette invitation.
35:07Merci,
35:08c'est toujours un plaisir
35:09de venir
35:11un petit peu
35:12participer avec vous
35:13à cette émission culturelle.
35:15Merci à vous.
35:16En tout cas,
35:17vous êtes galeriste,
35:18vous avez pensé
35:19cet espace,
35:20l'espace de cette exposition
35:22en collaboration
35:23avec l'Institut Cervantes.
35:26Parlez-nous tout d'abord
35:27de l'artiste,
35:29de Carla Cerejeta Roca.
35:32Oui.
35:33Qui est-elle ?
35:34Parlez-nous de son travail
35:35et puis du choix
35:37qui s'est opéré
35:38par rapport
35:38à cette exposition.
35:39Très bien.
35:41Bon, Carla est une artiste
35:43d'origine marocaine,
35:46espagnole,
35:47et ses parents,
35:49ses grands-parents,
35:50ses arrière-grands-parents
35:51ont habité Tanger
35:53depuis du temps de Tanger
35:55quand elle était internationale.
35:57Et là,
35:58elle a vécu
36:00un petit peu
36:00entre Madrid
36:02où elle a fait
36:03les beaux-arts
36:04après les études
36:06superbes,
36:06après les études secondaires
36:08et puis après
36:09elle est partie
36:10en France,
36:11à Paris,
36:12puis après
36:12elle est revenue
36:12à Tanger,
36:14puis après
36:15avant de se marier
36:15pour s'installer
36:16définitivement
36:17à Toulouse.
36:20Elle est née
36:21à Pampeloun
36:21en 79,
36:24ce qui en fait
36:25quand même
36:26une artiste
36:27qui a une certaine
36:28légitimité
36:28sur la scène artistique
36:30à l'échelle internationale.
36:31Elle est présente
36:33dans de nombreuses
36:34collections,
36:35elle a fait
36:36énormément
36:36d'expositions
36:40individuelles
36:41que ce soit
36:41en Europe
36:42et même déjà
36:43au Maroc.
36:45Donc,
36:45Siempré-Bolbert,
36:47déjà le choix
36:48de cette thématique,
36:49le fait de toujours
36:49revenir.
36:51Pourquoi
36:52cette thématique
36:53en particulier ?
36:54Alors,
36:54moi,
36:55la question
36:55que j'ai déjà posée
36:56bien sûr
36:56à l'artiste,
36:57c'est le choix
36:57de l'artiste,
36:58c'est Pierre
36:59Siempré-Bolbert.
37:00En fait,
37:01c'est toujours,
37:01il me dit
37:02qu'on revient
37:02toujours au profond
37:03de son âme
37:04et on revient
37:06aussi,
37:08elle me dit
37:08là où nous sommes,
37:10on se sent vrai
37:11et authentique.
37:12Elle parle bien évidemment
37:13du Maroc
37:14et plus particulièrement
37:15de Tangier
37:16où l'a grandi.
37:18Elle m'a souvent aussi,
37:19on a souvent parlé
37:20de l'éternel retour
37:21de Nietzsche
37:22où on va venir
37:23un petit peu,
37:24revenir,
37:26revivre
37:27ces expériences
37:28de la vie
37:30et peut-être
37:33les plus belles expériences
37:34sont celles
37:35de l'enfance,
37:36peut-être,
37:37c'est un petit peu ça
37:38parce qu'elle a quand même
37:39passé son enfance
37:40à Tangier
37:41jusqu'à l'as de 6 ans
37:42et elle est revenue
37:43s'installer
37:44et je pense que
37:44c'est pour ça
37:45qu'elle revient
37:47et c'est pour ça
37:48qu'elle a donné
37:48ce nom
37:49à Siempré-Bolbert.
37:52Un Maroc
37:52qui est resté finalement,
37:54enfin,
37:54qui fait partie d'elle
37:55déjà de son identité
37:56et puis un retour aux sources
37:59on va dire
38:00de l'artiste
38:00avec cette exposition.
38:02Mais c'est d'une manière
38:03plus générale en fait,
38:04on revient,
38:05on a tous tendance
38:05à revenir,
38:07à vouloir revivre
38:09l'expérience de la vie,
38:10refaire la vie
38:11comme une seconde fois.
38:14Et vous,
38:15justement,
38:15tant que galeriste
38:16qui a organisé
38:17un petit peu
38:17cette exposition,
38:18comment avez-vous
38:20pensé
38:21l'espace,
38:22l'exposition ?
38:25Pour repenser l'espace,
38:26d'abord,
38:27c'est une oeuvre
38:28exceptionnelle
38:29qui est un petit peu
38:30à la frontière
38:31entre la peinture
38:33et les sculptures.
38:34On est sur des bas-reliefs
38:37et des présentations
38:40tridimensionnelles
38:42qui vraiment marquent
38:44le visiteur
38:45d'une manière
38:46très, très forte
38:47sur le point émotionnel.
38:49Franchement,
38:50quand on visite
38:51de très près,
38:53il y a déjà
38:54deux regards,
38:54les gens,
38:55ils auront tendance
38:56à aller voir
38:56de très près
38:57ces matériaux,
38:58se poser la question,
38:59puis après,
39:00un certain moment,
39:00ils commencent
39:01en reculant
39:03et se rendent compte
39:05quand même
39:05qu'on peut découvrir
39:06énormément de choses.
39:08Et c'est là,
39:08un petit peu,
39:09la force des arts visuels
39:11ou de l'art
39:11d'une manière générale,
39:12c'est de faire une pause
39:16d'un instant ou deux
39:19pour au moins
39:20se poser des questions.
39:22parce que les gens
39:22se posent des questions.
39:23Qu'est-ce que c'est ?
39:24Ah oui,
39:24je vois ceci,
39:25je vois cela.
39:26Pourquoi ?
39:27Énormément de questions.
39:29Franchement,
39:29on n'a pas le temps
39:30de nos jours
39:30de nous arrêter
39:31un instant
39:32pour nous poser des questions
39:33que les questions
39:34qui s'imposent à nous.
39:35Et puis,
39:36beaucoup de reliefs.
39:37Là,
39:37on a les œuvres
39:39qui sont en train
39:40de défiler en background.
39:41Évidemment,
39:42on est très loin
39:43de la réalité
39:43parce que vous me l'avez expliqué,
39:45il y a beaucoup d'œuvres
39:46où elles travaillent
39:47sur la matière,
39:48sur les reliefs,
39:51en fait en 3D.
39:52Oui,
39:53exactement.
39:53Là,
39:54on le voit très bien.
39:55On ne le voit pas tellement
39:56sur les photos
39:57qui défilent maintenant
39:58d'une personne
40:00qui pourrait en tout cas
40:02être intéressée
40:03et aller visiter
40:04l'exposition
40:05qui est actuellement
40:05toujours en cours
40:06jusqu'au 1er novembre.
40:08Tout à fait.
40:08Elle pourrait voir
40:09les choses autrement
40:09que ce que l'on voit
40:10sur l'écran.
40:11Si on devait commenter
40:12celle-ci,
40:12là,
40:13on voit quand même
40:13le relief.
40:14On voit un petit peu
40:15qu'il y a des choses
40:16qui ressortent.
40:18Si on devait commenter
40:19cette œuvre,
40:19qu'est-ce que vous voulez dire ?
40:20Franchement,
40:20vous aurez juste
40:21mon commentaire à moi
40:22parce que le commentaire
40:23reste très personnel
40:24et c'est ça un petit peu
40:25l'art d'une manière générale.
40:28C'est un sujet
40:29qui est ouvert
40:30à tout le monde
40:30pour qu'il puisse
40:31venir s'exprimer.
40:33On a posé la question
40:34à des enfants.
40:35Il y en a qui voyaient
40:36des mangas,
40:37des jeunes,
40:38des petites villes
40:39de Japon.
40:39En fait,
40:40chacun essaie
40:41de retrouver
40:41des choses
40:42qui l'intéressent
40:43et c'est pour ça
40:45que je disais
40:46c'est un moment
40:47où on se pose
40:48ce genre de questions
40:49parce que peut-être
40:50sous un autre angle de vue
40:51on peut voir autre chose.
40:53En tout cas,
40:55des œuvres
40:55qui suscitent
40:56une émotion forte.
40:58Ah oui,
40:59je peux vous le garantir.
41:00Des jeux des couleurs
41:02avec...
41:02Et on ne sent pas
41:04qu'elles se ressemblent
41:07finalement.
41:08Chaque œuvre
41:09est singulière
41:10à sa propre particularité
41:12et puis...
41:13elle se ressemble
41:15peut-être
41:15par la forte émotion
41:18sincèrement
41:18qu'elle va dégager
41:20quand on se rapproche
41:22de très près.
41:24Est-ce qu'il y a
41:25un fil conducteur
41:26par rapport
41:27à l'agence
41:28de l'espace
41:28et de l'exposition ?
41:31Comment avez-vous
41:32conçu
41:33cette exposition ?
41:35Alors justement,
41:37comme les œuvres
41:39sont très complexes,
41:40il s'agit de bas-reliefs
41:41des fois
41:41avec carrément
41:42des hauts reliefs
41:43puisqu'on est
41:43des fois
41:44sur 40 centimètres
41:45de hauteur.
41:50Il fallait...
41:51Et puis après,
41:51il y a des sujets
41:52très complexes
41:53qui nécessitent
41:54beaucoup de recul.
41:56Déjà,
41:56donc déjà,
41:58nos espaces,
41:59ce n'est pas
42:00un espace
42:01où le recul
42:02est similaire partout.
42:05tout cet exercice
42:06nous a imposé
42:10une scénographie
42:11assez particulière
42:12pour permettre
42:13aux visiteurs
42:14d'être capables
42:15de voir de très près
42:16et aussi d'avoir
42:17le recul nécessaire.
42:18Bien entendu,
42:19les dimensions
42:19sont différentes
42:20en plus des toiles.
42:21Là,
42:22on a sur une œuvre
42:22qui fait 1m50 par 1m50,
42:24ce n'est pas la même chose
42:25pour une œuvre
42:26qui va faire peut-être
42:2750 par 50.
42:29Il y a ceci.
42:29et puis après,
42:30dans chaque toile,
42:31il y a en plus
42:35des emboîtements
42:36de certaines pièces,
42:41il y a aussi
42:42des ouvertures.
42:43Là,
42:44il y a une ouverture blanche.
42:45Donc,
42:45ça veut dire
42:45que ça nous a un petit peu...
42:46Il y en a même plusieurs.
42:48Alors,
42:49des fois,
42:50on a été obligé
42:52de revisiter
42:53la couleur
42:54des fonds des murs
42:55pour donner
42:56un petit peu
42:56encore plus
42:57de profondeur
42:58et plus
43:01pour faciliter
43:02aussi la perception.
43:03Et là,
43:03vous avez choisi
43:04un fonds blanc.
43:04Là,
43:04c'est resté sur fonds blanc
43:05parce que quand même
43:07il y a pas mal
43:07de sujets
43:07qui sont en noir.
43:08Mais j'imagine
43:09que si les couleurs
43:10étaient vives
43:11ou claires,
43:12vous auriez
43:12plus ou moins favorisé.
43:13C'est pour ça
43:14qu'il faut se rendre
43:15sur place
43:16pour voir de très près.
43:18En tout cas,
43:19l'œuvre de Carla,
43:20comme je le disais,
43:20interroge un petit peu
43:21la relation
43:22entre l'air humain,
43:23enfin,
43:24entre les êtres humains,
43:26l'architecture,
43:27l'espace habité
43:27puis cette notion
43:28de construction,
43:30de déconstruction.
43:31Parlez-nous un petit peu
43:32de cet état d'esprit,
43:34finalement.
43:35Moi,
43:35je pense
43:36qu'une artiste
43:38comme Carla
43:41qui a voyagé,
43:44qui a des racines
43:45en Maroc,
43:46ancrée en Maroc,
43:47qui a des racines
43:48en Espagne,
43:49qui a vécu un peu
43:50en France,
43:51elle a certainement
43:52rencontré
43:54et vu
43:55et vécu
43:57des expériences
43:57très très riches.
44:00Certainement,
44:01il y a eu
44:01des difficultés
44:02comme dans n'importe
44:03quelle vie.
44:04En fait,
44:06les constructions
44:07et les déconstructions,
44:09en fait,
44:10on va revenir
44:11à la déconstruction,
44:12mais plutôt,
44:12ce sont des éléments
44:13détruits,
44:14des destructions,
44:15loin de l'annihilation,
44:17en fait,
44:18c'est juste
44:19pour permettre
44:20un petit peu
44:21de traduire
44:23la vénurabilité humaine
44:24et qui peut
44:26un petit peu,
44:27une fois rassemblée,
44:29redonner toute une force
44:31à d'êtres humains.
44:32Et ça,
44:33je pense
44:33que c'est le fruit
44:35de l'expérience
44:36et de la vie.
44:38Et puis,
44:39c'est trop blanc
44:40dont on parlait tout à l'heure.
44:41Là,
44:41on le voit
44:41sur une œuvre
44:42un peu plus colorée
44:43avec des couleurs
44:45plus ou moins pastelles
44:46et claires.
44:46Vous avez tout de même
44:47choisi un fond blanc
44:48ici encore.
44:50Est-ce que c'est ces trous
44:51qu'on considère
44:52comme des destructions ?
44:54Oui,
44:55en fait,
44:56la destruction,
44:59utiliser des éléments
45:02qui sont détruits
45:03initialement
45:04pour les reconstruire après.
45:07D'abord,
45:08là,
45:08on revient
45:08à la déconstruction
45:09de Jacques Derrida
45:10où on vient
45:13déjà casser
45:14le cliché classique
45:16de dire
45:17qu'il n'y a que des choses
45:18qu'il y a des pièces
45:21et qu'il y a des choses
45:21compactes.
45:22C'est-à-dire,
45:23si on accepte
45:25peut-être
45:26moins bien
45:27les choses
45:28qui sont détruites,
45:30quoi,
45:31plutôt que d'avoir
45:32un morceau entier.
45:34Et là,
45:35elle vient
45:36avec ce travail
45:37sur cet aspect
45:38nous apporter
45:39la preuve
45:40que finalement,
45:40il y a une force
45:41aussi
45:42à ce que les pièces
45:43assemblées différemment
45:45puissent
45:45régénérer
45:46une grande force,
45:48notamment de l'esthétique.
45:49Parce que là,
45:50il y a des pièces,
45:51franchement,
45:52où le travail
45:54de création
45:55apporte
45:56cette démonstration
45:57d'une manière évidente.
45:58Mais là,
45:58en tout cas,
45:59quand les pièces
45:59défilent comme ça
46:00sous mes yeux,
46:01j'ai vraiment l'impression
46:02que chaque pièce,
46:03comme je le disais
46:04tout à l'heure,
46:05est singulière
46:06et à sa propre,
46:08on ne sent pas vraiment
46:08qu'il y a
46:09une continuité.
46:11Là,
46:12par exemple,
46:12il y a des petites pièces
46:13de bois
46:14et là,
46:15on voit ici
46:16des femmes
46:17qui sont en train
46:18de discuter à droite.
46:19On les voit.
46:19Mais là,
46:19on n'a pas suffisamment
46:20de recul.
46:21C'est pour ça,
46:22c'est ça la force
46:24de ce travail.
46:25Quand on essaie
46:26de reculer derrière,
46:28on va voir
46:28un petit peu
46:29des silhouettes
46:31de ces espaces.
46:33En fait,
46:33ça c'est...
46:34Car là,
46:34elle a travaillé aussi
46:35sur des espaces.
46:36Parce que là,
46:36on est sur des espaces.
46:37Ça se voit.
46:38Voilà,
46:38sur des espaces,
46:39que ce soit extérieur
46:40ou intérieur.
46:43Et ça,
46:44un petit peu,
46:44c'est le fruit
46:45de la richesse
46:47de ces déplacements
46:48qu'elle a eus
46:48dans son parcours.
46:50En tout cas,
46:51pour conclure un petit peu,
46:52si on devait parler
46:53en termes d'organisation,
46:55mais aussi de coopération
46:56avec l'Institut Cervantes,
46:58comment ça s'est passé exactement ?
47:00Alors,
47:01la collaboration
47:02avec l'Institut Cervantes,
47:04franchement,
47:05ça a été une opportunité
47:07très précieuse
47:08puisqu'elle permettait
47:11de répondre
47:11à un imprévu
47:13de notre programmation.
47:15Et le travail,
47:17en plus,
47:18l'Institut,
47:19on est voisins,
47:21ce qui a permis
47:22de rendre
47:23cette rencontre
47:24un peu naturelle.
47:27sans parler
47:28du travail
47:30de Carla,
47:32sa force,
47:33sa qualité,
47:34sa grande qualité,
47:35sa particularité
47:38a rendu immédiatement
47:41ce choix
47:42un peu
47:43et nous a convaincus
47:44pour saisir
47:46en fait
47:46cette chance.
47:47Voilà,
47:47c'est un peu ça
47:48ce qui s'est passé
47:49dans cette collaboration
47:51avec l'Institut Cervantes.
47:52Merci à vous,
47:53en tout cas,
47:54Haïd Bonany,
47:55c'est un plaisir
47:56de vous avoir avec moi
47:56comme invité
47:57de discuter
47:58de cette exposition
47:59qui est toujours en cours
48:00jusqu'au 1er novembre.
48:01Rappelons-le
48:02à nos chers téléspectateurs
48:03qui pourraient vouloir
48:03se rendre à Casa
48:04ou qui vivent
48:05à Casa
48:06et qui pourraient vouloir
48:08donc se rendre
48:09à Alma Art Gallery
48:11pour découvrir
48:13cet artiste espagnol
48:15Carla
48:16Merci à vous.
48:19C'est la fin
48:20d'Invité Culture
48:21pour aujourd'hui.
48:22À demain.
48:23Sous-titrage Société Radio-Canada