Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 jours

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:11Générique
00:17Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Médien TV.
00:20Voici les principaux titres de votre soir info.
00:25Sur ordre de Sa Majesté, le roi Mohamed VI, la princesse Lalla Mriem a reçu ce dimanche à Rabat les
00:31enfants maqdésis participant à la 17e édition des colonies de vacances organisée par l'agence Beit Mel al-Quds al
00:38-Sharif.
00:41Le Conseil fédéral national des adeptes de la tariqa tijaniya a organisé une séance de prière pour la paix au
00:49Mali.
00:49A pris part à cette oisifa, une importante délégation conduite par le calife général de la tijaniya du Maroc.
01:00Et enfin, un séisme de magnitude 5,9 a frappé les environs de Tokyo ce matin.
01:06Un premier bilan de l'agence japonaise de gestion des incendies et des catastrophes fait état de 37 blessés.
01:17A la ligne de l'actualité ce dimanche, sur ordre de Sa Majesté, le roi Mohamed VI, la princesse Lalla
01:22Mriem a reçu aujourd'hui à Rabat les enfants maqdésis participant à la 17e édition des colonies de vacances organisées
01:30par l'agence Beit Mel al-Quds al-Sharif.
01:32Cette initiative reflète le soutien constant et indéfectible du souverain à la Ville Sainte et à ses habitants.
01:40Baptisée Manarat Salam, à traduire les phares de la paix, cette édition organisée du 12 au 26 août bénéficie à
01:4850 enfants maqdésis âgés de 11 à 14 ans et accompagnés de 5 encadrants venus également de la Ville Sainte.
01:59Des frappes israéliennes dans le centre de la bande de Gaza ont fait trois morts dont un enfant ce dimanche.
02:05Une autre frappe israélienne a tué une personne dans le camp de réfugiés d'Al-Nusayrat.
02:10Les attaques militaires israéliennes dans la bande de Gaza continuent malgré, depuis l'annonce fin juillet par Donald Trump,
02:18d'une feuille de route américaine prévoyant notamment le désarmement du Hamas et le retrait définitif des soldats israéliens du
02:25territoire palestinien.
02:31Alors que les négociations restent dans l'impasse, Donald Trump a de nouveau brandi la menace de sanctions économiques contre
02:37l'Iran et ses partenaires.
02:38Face à cette pression, l'Iran dénonce une atteinte à sa souveraineté.
02:42On voit cela en détail avec Ababa Kartoumkara.
02:47La confrontation entre Washington et Téhéran entre dans une nouvelle phase.
02:52Le vice-président américain Genevieve s'affirme que la pression économique est désormais l'arme privilégiée des Etats-Unis
02:58pour empêcher l'Iran de reconstituer ses capacités nucléaires.
03:01Le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran est entré dans une nouvelle phase.
03:05La pression économique est l'outil le plus efficace contre l'Iran.
03:08C'est une danse délicate parce que l'Iran tente également d'exercer une pression économique sur les Etats-Unis.
03:13Mais ces dernières semaines, la pression exercée sur l'Iran a été bien plus importante que celle subie par les
03:19Etats-Unis.
03:20Donald Trump, lui, durcit le ton.
03:22Le président américain promet des sanctions sans précédent contre tout pays ou toute entreprise
03:27qui offrirait une aide financière à Téhéran.
03:29Et malgré le virage économique, l'option militaire reste sur la table.
03:36Pour l'option militaire, il n'est pas à écarter. Nous allons voir ce qui se passe.
03:44Au cœur de ces confrontations, le détroit d'Hormuz, Donald Trump affirme que les Etats-Unis en ont le contrôle
03:50total
03:50et va jusqu'à présenter le passage stratégique comme un territoire américain.
03:54Téhéran, pour sa part, rejette fermement les nouvelles sanctions américaines.
03:58L'Iran dénonce une volonté de Washington d'imposer sa souveraineté au-delà de ses frontières.
04:04Ces sanctions secondaires n'ont aucun fondement au droit international
04:07et constituent une affirmation de souveraineté extraterritoriale sur chacun des Etats membres indépendants des Nations Unies.
04:14Alors que la tension monte, une voie diplomatique tente de rester ouverte.
04:18Oman multiplie les contacts avec Téhéran pour rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz
04:24et favoriser la reprise du dialogue.
04:26Les ministres omanais et iraniens des affaires étrangères ont appelé à des discussions pratiques
04:31pour faciliter la reprise de la navigation et préserver la sécurité régionale.
04:35Et si entre Washington et Téhéran, le rapport de force se durcit,
04:39pour l'heure, la voie diplomatique n'est pas totalement fermée.
04:45La République démocratique du Congo et les combattants du M23
04:49se sont mis d'accord sur une feuille de route pour les pourparlers de paix.
04:52A l'issue de discussions tenues en Suisse,
04:55les deux parties qui ont signé en décembre dernier un accord de paix négocié par les Etats-Unis
04:59ont élaboré en collaboration avec les médiateurs
05:03une feuille de route définissant les étapes successives.
05:09La République démocratique du Congo a d'ailleurs lancé une initiative d'urgence
05:13visant à renforcer la surveillance et la prévention contre Ebola le long du fleuve Congo.
05:18Objectif, limiter les risques de propagation de l'épidémie vers les grandes villes
05:22et les pays voisins.
05:24Baptisé fleuve Congo sans Ebola,
05:26le dispositif prévoit le renforcement de la surveillance dans les ports
05:29et le long des voies fluviales,
05:31la mise en place de réseaux communautaires d'alerte précoces
05:34et l'amélioration des capacités d'isolement et de prise en charge.
05:39Doté d'un financement de 9 millions de dollars,
05:41l'initiative est mise en œuvre avec le soutien de plusieurs agences onusiennes.
05:51Direction à présent le Japon ou Tokyo a été touchée par un séisme de magnitude 5,9.
05:57Je vous dis en titre, 37 blessés sont décrétés par l'agence japonaise
06:02de gestion des incendies et de catastrophes.
06:06Le séisme a été suffisamment puissant pour provoquer de fortes secousses
06:11dans la capitale japonaise et ses environs,
06:13déclenchant ainsi les systèmes d'alerte du pays.
06:16La secousse s'est produite à une profondeur de 68 kilomètres
06:20mais n'a pas provoqué de risque de tsunami.
06:25On quitte le Japon pour la série où la sécheresse historique et dramatique de 2025
06:30a encore des répercussions sur les terres agricoles cette année.
06:33Dans un rapport publié en avril dernier,
06:35la Banque mondiale indiquait que plus de la moitié des infrastructures
06:38d'approvisionnement en eau dans le pays
06:40avaient subi des dommages importants depuis la guerre.
06:43On voit cela en détail avec Dunia Dimon.
06:47Une végétation asséchée à perte de vue.
06:50En Syrie, sur des kilomètres et kilomètres,
06:52la sécheresse ravage les terres agricoles.
06:55En cause, une baisse des précipitations,
06:57estimée à plus de 50% selon les Nations Unies,
07:00et la disparition des voies d'irrigation après des années de guerre.
07:07Nos terres sont en voie de désertification.
07:09Les récoltes de cette année ne sont pas bonnes car la terre est aride.
07:12Comme vous le voyez, il n'y a pas d'eau, même pas de l'eau potable.
07:15Dans le passé, des barrages nous approvisionnaient en eau,
07:18mais désormais il n'y a plus d'eau.
07:19Les installations hydrauliques ont été détruites et notre terre est devenue un désert.
07:25Un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture,
07:30publié en septembre 2025,
07:32notait que la Syrie a connu l'une des pires sécheresses des 40 dernières années,
07:35entraînant une chute historique de la production du blé,
07:38estimée à environ 1 million de tonnes.
07:41Dans un pays où des milliers d'habitants dépendent grandement de l'agriculture,
07:44et où deux tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.
07:50Dans le passé, l'eau était acheminée jusqu'à nos terres pour irriguer les terres agricoles
07:54via des canaux hydrauliques.
07:55Mais après que ces canaux aient été coupés,
07:57on a commencé à souffrir de sécheresses et la terre est devenue aride.
08:01Cet endroit était autrefois l'une des terres agricoles les plus prospères.
08:04L'année dernière, j'ai dû m'approvisionner en eau depuis des puits,
08:07mais le coût était trop élevé pour être amorti.
08:12Cette grande sécheresse et ce manque d'eau sont aggravés par l'accélération du changement climatique.
08:17Problème, la dégradation des terres agricoles et du couvert végétal
08:21ont des répercussions directes sur la sécurité alimentaire,
08:24ce qui augmente les risques de pauvreté et de déplacement de population
08:27dans un pays qui tente de se remettre de plus d'une décennie de guerre.
08:30Mais en 2026, les précipitations ont été plus importantes qu'en 2025.
08:35Un espoir pour les agriculteurs syriens
08:37que l'année à venir soit meilleure tant dans les récoltes que dans le stockage d'eau.
08:42L'Unterric sur la présent, le Niger où un nouveau chantier stratégique s'ouvre pour le secteur agricole.
08:47Les autorités ont lancé les travaux d'élaboration d'une politique nationale de l'agriculture.
08:52Objectif, renforcer la résilience d'un secteur qui emploie près de 80% de la population active.
08:58On voit cela en détail avec notre correspondant, Jean Djibril-William.
09:03A travers la mise en œuvre de ce nouveau document de référence,
09:06les autorités nigériennes opèrent une rupture avec des décennies de politiques agricoles.
09:12L'atelier qui s'est ouvert ce lundi a marqué le lancement des travaux d'élaboration d'une politique nationale
09:16pour la période de 2027 à 2035.
09:20Une orientation nouvelle qui vise la restructuration du secteur
09:23dont dépendent près de 80% de la population active.
09:27Doter le Niger d'un document de politique nationale agricole
09:30est une étape importante que nous amorçons aujourd'hui
09:35pour bâtir une agriculture durable, inclusive et plus innovante.
09:39Cela passe par une mobilisation et un accroissement des investissements
09:43pour renforcer la résilience des acteurs des chaînes de valeur agricoles
09:46à faire face aux risques climatiques et économiques
09:49afin de lever les défis alimentaires et nutritionnels du XXIe siècle.
09:54Pour les acteurs du secteur, il sera question, durant les prochaines semaines,
09:57de réfléchir à un modèle agricole adapté aux réalités sociales, économiques et climatiques du moment.
10:03Une stratégie nationale plus cohérente a même de transformer une agriculture vulnérable au choc
10:09en un secteur résilient et porteur de croissance durable.
10:12Le défi structurel réside dans la solution au décalage
10:18persistant entre les contraintes terrain, l'aridité de sol,
10:24les caprices du climat, les effets du changement climatique,
10:28la formation de compétences, les besoins de population,
10:32les exigences de l'État et l'existence d'économies capables d'absorber
10:37la plus-valide production et l'anticipation en vue de s'adapter continuellement.
10:44Les travaux entre autorités locales, acteurs du secteur et partenaires techniques et financiers
10:49devraient aboutir d'ici à la fin de l'année à la mise en œuvre d'un cadre de référence
10:54qui permettra au Niger de passer d'une agriculture de subsistance
10:57à un levier de développement économique et social.
11:02Le Conseil fédéral national des adeptes de la Tariqa Tijaniya a organisé une oisifa pour la paix au Mali.
11:09Cette grande séance de prière a connu la participation d'une délégation
11:13conduite par Cheikh Sidi Mohamed El-Kabir Tijani, calife général de la Tijaniya du Maroc.
11:19On voit cela en détail dans ce reportage sinier Mohamed Danyoko.
11:24A quelques jours de célébré, le Mauloud, le Conseil fédéral national des adeptes de la Tariqa Tijaniya du Mali,
11:31confinat, a organisé au sein de la grande mosquée de Bamako,
11:35une grande oisifa qui a regroupé toutes les avias de la capitale.
11:40Objectif, formuler des prières pour une bonne campagne agricole 2026
11:45et le retour de la paix et de la cohésion au Mali.
11:48Nous les religieux, nous les Tijaniyans, nous les spiritualistes,
11:53on a pensé à Dieu d'abord et a demandé à Dieu de nous guider
12:00et de mettre la lumière dans nos cœurs et dans nos esprits
12:04pour trouver une solution au problème malié.
12:08Cette oisifa a été rehaussée par la présence du calife général de la Tijaniya du Maroc,
12:13Cheikh Sidi Mohamed El Kébir Tijani, accompagnée d'une délégation et de membres de l'ambassade du Maroc au Mali.
12:22Ensemble, Maliens et Marocains, dans une parfaite communion, ont prié pour le Mali et sa stabilité.
12:29C'est avec cette oisifa pour les prières, des prières pour le Mali, pour la fraternité musulmane,
12:42notamment à travers l'intérêt que porte Sa Majesté Mouménine, Mohamed Saldis,
12:49au Mali, Mohamed VI, que Dieu l'assiste, l'intérêt qui porte aux affaires des musulmans et à la Tijaniya
13:00en particulier.
13:01Pour le ministre des cultes et des affaires religieuses,
13:04qui a lancé ce même jour le concours d'entrée à l'Institut Mohamed VI des Imams, Mourchidine et Mourchidat
13:11de Rabat,
13:12Cette union de prières entre Maliens et Marocains témoigne de la fraternité
13:17qui a toujours caractérisé les relations entre les deux pays.
13:23Aujourd'hui, tous les Maliens sont fiers de rencontrer le grand calife général de la Tijani,
13:30venant du Maroc.
13:32Aujourd'hui, la oisifa générale pour le Mali et au Mali,
13:37c'est une oisifa pour l'implorer Allah subhanahu wa ta'ala.
13:42A ce qu'ils mettent à Baraka, dans tout ce que les autorités maliennes sont en train de faire.
13:47En plus de Bamako, cette oisifa de la confinante se tenait dans toutes les grandes villes du Mali au même
13:54moment.
13:56On quitte le Mali pour le Sénégal, où il n'y a pas besoin de salles de sport pour faire
14:01du sport,
14:01justement à Dakar, dans les espaces aménagés.
14:04Pour l'occasion, les Dakarois se retrouvent en plein air pour entretenir leur forme.
14:08Marche, course, fitness, haltérophilie, toutes les disciplines sont au rendez-vous.
14:13Une façon de faire du sport autrement au cœur même de la ville.
14:17On voit cela en détail dans ce reportage, signé Olivia Bossal et Malin Diédiou.
14:22Ici, c'est la Corniche, ouest de Dakar, l'un des lieux les plus fréquentés en soirée.
14:29Ses visiteurs, des sportifs professionnels, amoureux et autres amateurs de sport.
14:34Dès le soir, ils y convergent pour pratiquer l'activité sportive de leur choix.
14:42André y vient au moins trois fois par semaine.
14:45Il quitte son domicile en pas de course pour rallier la Corniche.
14:49Je bouge chez moi à 16h00 et quand je couds trop vite, je peux arriver ici pratiquement à 17h00.
14:59Ici, parce que c'est un endroit bien aménagé.
15:03Tabara, qui était autrefois une apprenante, a aujourd'hui pris l'habitude.
15:08Sa routine est simple.
15:10Je commence par la marche d'abord, 30 minutes de marche.
15:14Après, quand je viens ici, je m'étire, je fais les abdos.
15:18Après, un peu de vélo, la musculation un peu.
15:23À peu près 45 minutes, après je rentre.
15:27Le site est très fréquenté pour diverses raisons.
15:30Parmi elles, la gratuité des lieux et le cadre idyllique qui donne une belle vue sur la mer.
15:39Olivier est coach.
15:41Encadrer et transmettre est une passion.
15:43Pour lui, ce complexe sportif, public, est une aubaine.
15:47Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir les moyens de payer dans les salles.
15:51C'est pour cela que la mer nous a construit un parking walk-out.
15:58C'est une très belle initiative et nous nous entrons ici vraiment à l'air libre avec vue de mer.
16:07Avec des espaces sportifs comme sur la corniche ouest de Dakar, le sport quitte les salles pour le plein air.
16:14Une tendance actuelle dans tout le Sénégal.
16:17L'initiative, souvent issue des communes, vise le bien-être et la santé des populations.
16:26Selon les différents articles de loi relatifs à l'occupation de l'espace public par les commerces,
16:31les cafés ne peuvent pas envahir la voix publique comme ils l'entendent.
16:35Mais en saison estivale, les infractions à la loi deviennent monnaie courante.
16:39Une situation qui force les riverains à marcher sur les bords de la chaussée.
16:44C'est un reportage signé Mohamed Rahal et Youssef Ouham.
16:49Saison estivale rime avec affluence touristique.
16:52Et pour répondre à ce flux, les cafés et commerces agrandissent leurs espaces sur la voie publique.
16:56Il y a des terrasses par exemple, pour le plus grand plaisir de certains,
16:59mais suscitant aussi le mécontentement chez d'autres.
17:04On a l'impression que les cafés et commerces ne respectent pas l'espace public.
17:08Les cafés débordent sur l'extérieur avec les tables, la nourriture et les gens qui mangent dehors.
17:12Il faudrait que tout le monde en ait davantage conscience.
17:15Car le problème est que cette occupation de l'espace public oblige très souvent les piétons à se déporter sur
17:21la route
17:21où l'affluence des voitures est tout aussi importante et bien plus dangereuse.
17:28C'est vraiment frappant et c'est dans tout le Maroc, pas seulement Rabat.
17:31Les cafés doivent vraiment respecter les limites qui leur sont imposées pour ne pas empiéter sur l'espace public.
17:45Le problème est que nous craignons que ce phénomène finisse par avoir un impact négatif sur la sécurité des citoyens,
17:50surtout les enfants et les personnes âgées.
17:52Comme tout le monde le sait, un propriétaire de café ou restaurant souhaite seulement développer son activité
17:57et ainsi contribuer à l'animation économique de la ville.
18:00Mais c'est en faisant ça, en installant des tables, qu'il peut commencer à empiéter sur le domaine public.
18:11L'organisation de l'espace public relève donc d'une responsabilité partagée
18:15entre commerçants, riverains et autorités publiques,
18:18toujours dans le but de garantir l'accessibilité de l'espace public à tout le monde.
18:23Le géant chinois Alibaba prévoit d'émettre pour 10,2 milliards de dollars de nouvelles actions à Hong Kong
18:29afin de financer ses ambitions mondiales en matière d'intelligence artificielle.
18:34Alibaba a déjà investi des dizaines de milliards de dollars dans l'IA
18:38et ses actionnaires sont impatients de voir comment ces investissements vont se traduire en termes de retombées monétaires.
18:45Le géant de la tech est connu d'ailleurs pour ses modèles dits à open source quen
18:49qui ont gagné en popularité auprès des développeurs du monde entier.
18:58Tesla est sur le point de lancer le CyberCab, son premier véhicule sans volant ni pédale
19:04destiné au service de taxi sans chauffeur.
19:06Le constructeur américain a diffusé un visuel annonçant un événement le 3 septembre prochain à Austin, au Texas.
19:13Ce visuel publié sur le compte X du groupe d'Elon Musk avec la mention accès exclusif,
19:19la date et le lieu est venu compléter une annonce publiée il y a quelques jours sur son site officiel.
19:24Le CyberCab a été dévoilé en octobre 2024.
19:28Elon Musk prévoyait alors une production avant 2027
19:31et de le vendre en dessous de 30 000 dollars à des particuliers.
19:39Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
19:50Et dans cet entretien, nous allons parler des réseaux sociaux qui sont devenus une partie intégrante de la vie des
19:56adolescents.
19:57Mais à mesure que leur usage s'intensifie, les inquiétudes grandissent autour de leurs effets sur la santé mentale.
20:03Anxiété, dépression, troubles du sommeil, comparaison sociale, cyberharcèlement ou encore difficulté de concentration.
20:10Aux Etats-Unis, l'administration de la santé publique estime que les réseaux sociaux présentent un risque réel pour la
20:16santé mentale des jeunes
20:17tout en reconnaissant d'importantes lacunes dans les connaissances scientifiques.
20:21L'association américaine de psychologie, elle, insiste aussi sur un point essentiel.
20:26Les réseaux sociaux ne sont ni bons ni mauvais.
20:29Leurs effets dépendent notamment du contenu consulté, de la manière de les utiliser, de l'âge et des vulnérabilités de
20:37chaque adolescent.
20:38Alors, les réseaux sociaux rendent-ils nos adolescents plus anxieux et plus fragiles ou attirent-ils davantage ceux qui sont
20:45déjà en souffrance ?
20:46Eh bien, pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Imen Kendili, psychiatre et psychothérapeute spécialiste en addictologie.
20:54Imen Kendili, bonsoir et merci d'être avec nous.
20:57Bonsoir. Merci à vous.
21:00Soyez la bienvenue. Alors, commençons par la question centrale.
21:02Peut-on, aujourd'hui, établir un lien entre, d'un côté, l'usage des réseaux sociaux et, de l'autre,
21:09l'anxiété ou la dépression chez les adolescents ?
21:13Alors, il va y avoir déjà tout le côté neurobiologique lié à l'usage de l'écran.
21:17Donc, déjà, l'écran va venir titiller la sérotonine et faire en sorte qu'il va y avoir plus d
21:23'impulsivité, plus d'anxiété.
21:25Et tout dépend aussi de la longueur et des moments d'usage.
21:28Maintenant, les réseaux sociaux vont avoir plusieurs impacts.
21:31Avant les États-Unis, il y a eu la Chine, il y a eu plusieurs pays européens qui ont remarqué,
21:35notamment, l'usage des réseaux sociaux.
21:37Déjà, ça fait vivre les enfants et les adolescents parce que, des fois, même si c'est interdit d'être
21:42sur un réseau social avant 13 ou 14 ans,
21:45certains parents vont pouvoir aider leurs adolescents, des fois, à dire un âge qui est différent pour avoir accès à
21:50certains réseaux sociaux.
21:52Aujourd'hui, on va dire qu'ils sont l'apanage des adolescents.
21:56Je ne veux pas, mais bon, le TikTok, le Snapchat, etc.
21:59Donc, bien avant l'âge qui, normalement, leur incombe.
22:03Il va y avoir, en effet, un impact de ces réseaux sociaux.
22:06Déjà, on ne va pas vivre dans la réalité.
22:08On va rallonger le temps sur les réseaux sociaux et on va regarder des vidéos de plus en plus courtes.
22:14Et puis, on va scroller et scroller sans se rendre compte, en fait, du temps qui passe.
22:18Ça va toucher la cognition d'un point de vue concentration, d'un point de vue mémoire de travail,
22:24d'un point de vue capacité à pouvoir s'asseoir et avoir la capacité, justement, de pouvoir avoir un travail
22:30qui est bien mené.
22:32Les adolescents vont avoir plus d'impulsivité.
22:34C'est un cerveau qui est encore en construction.
22:36Il va y avoir un problème d'irritabilité.
22:39Ça va toucher directement le sommeil.
22:41Ça va toucher également le comportement alimentaire.
22:43Et ça va toucher, bien entendu, il y aura un impact social parce qu'on va vivre un peu en
22:49autarcie dans ce monde qu'on va se créer.
22:51Et on va vivre selon des références et des référents et des héros sur ces réseaux sociaux qui ne sont
22:56pas dans la vie réelle.
22:57Et par conséquent, ça aura un impact non seulement biologique et neurologique,
23:01mais ça aura un impact aussi social et un impact environnemental sur la santé de l'adolescence.
23:07Est-ce que vous pouvez nous expliquer, Ymène Kendili, comment distinguer une corrélation d'une véritable relation de cause à
23:14effet, justement ?
23:16Alors, en médecine, il n'y a jamais de cause à effet.
23:17C'est ce qu'on appelle de l'épigénétique, donc environnement et génétique.
23:21Il va y avoir des jeunes qui vont être beaucoup plus fragiles que d'autres.
23:25Donc, il y aura des facteurs, on va dire, des facteurs de fragilité.
23:29Donc, il y a un impact génétique parce qu'on sait maintenant qu'il y a aussi une hérédité, entre
23:35guillemets,
23:35qui n'est pas aussi, ce n'est pas 1 plus 1 égale 2, mais une hérédité en ce qui
23:39concerne la fragilité
23:41à pouvoir faire une dépression, une anxiété, un trouble bipolaire, une schizophrénie, etc., une fragilité.
23:45Maintenant, l'environnement et la façon dont on va créer des facteurs de gravité ou créer des facteurs de protection
23:52va faire que le jeune va avoir des difficultés à pouvoir gérer ses réseaux sociaux
23:56et que ses réseaux sociaux aient un impact délétère sur sa propre vie, sur sa cognition, sur sa mémoire, sur
24:03son comportement.
24:04C'est-à-dire les troubles du comportement, irritabilité, impulsivité, les grosses colères,
24:08comme on peut voir chez certains adolescents, si on retire juste Internet ou l'accès aux réseaux sociaux ou aux
24:15écrans, etc.
24:16Donc, il va y avoir une fragilité qu'on va nourrir, en fait.
24:19Et un cerveau, c'est ce travail, c'est-à-dire qu'il y a déjà le plaisir immédiat.
24:23Ça commence très tôt, ça ne va pas commencer à l'adolescence.
24:25Ça va commencer par les téléphones et les tablettes au restaurant qu'on donne à ses bébés et ses enfants
24:30pour pouvoir manger tranquillement, sans penser qu'avec le temps, on sera de moins en moins tranquille.
24:34Parce que ça va vous donner des adolescents qui ont une sérotonine plus basse au niveau du cerveau
24:38parce que cette lumière bleue va impacter la glande pinéale.
24:41Donc, qui dit moins de sérotonine, dit moins de mélatonine, donc troubles du sommeil.
24:45Il va y avoir aussi chez ces jeunes qui vont en général, je parle des jeunes à problème,
24:50qui auront des problèmes avec un impact de leur usage sur leur vie quotidienne.
24:55Donc, il va y avoir un problème scolaire.
24:57Il va y avoir un problème sur le sommeil, donc l'incapacité, des fois même qu'ils quittent l'école.
25:02Il va y avoir un problème de pouvoir interagir avec leur père de manière réelle
25:06parce qu'ils interagissent plus dans un monde irréel.
25:09Il va y avoir des héros qui sont différents.
25:11Il va y avoir une éducation sur ces réseaux sociaux avec des héros particuliers.
25:16Donc, s'il y a en plus un lac, c'est-à-dire un manque par rapport à la discussion
25:19familiale
25:19ou certains tabous qu'on est dans un environnement qui s'y connaît moins,
25:23qui n'en parle pas avec des parents occupés,
25:25il va y avoir une autre éducation parallèle, une culture parallèle sur le réseau social
25:30et des fois, une sorte d'habitus et de prénontion qui vont se mettre en place.
25:35Un conditionnement parallèle qui peut aller au-delà ou différemment de la culture actuelle
25:41dans laquelle elle vit dans la société et puis des principes de la société,
25:44c'est-à-dire l'engagement, les valeurs familiales.
25:47Des fois, un impact également sur les différentes orientations.
25:51Et surtout, quand on se sent différent, ce qui va se passer, c'est qu'on va avoir de l
25:55'anxiété,
25:56on va avoir un retrait social, on va avoir une coupure avec les siens à la maison
26:00et des difficultés avec les pères à l'école ou à rester scolarisés
26:04parce qu'il y a des difficultés de connaissance.
26:06Il faut savoir que plus on reste, même pour un adulte.
26:10Justement, c'est ma prochaine question.
26:12Est-ce qu'on peut affirmer, selon vous, que les adolescents qui vont déjà mal
26:15ont tendance à se réfugier davantage sur les réseaux sociaux ?
26:20Oui. Les adolescents qui vont mal, il va y avoir le retrait social
26:22qui est en fait un symptôme en pathologie clinique.
26:25Le retrait social est un symptôme.
26:27Donc, il va y avoir le retrait social, il va y avoir ce monde parallèle.
26:30Et des fois, on se crée une vie dans ce monde parallèle,
26:33c'est-à-dire que certains vont être des héros sur certains réseaux sociaux
26:36alors qu'il y a des difficultés notoires, qu'il y a des dépressions graves,
26:39que la personne ne sort pas de chez elle,
26:41qu'elle a des difficultés de communication avec les siens et en société.
26:45Et après cette montée en flèche qui peut arriver sur le réseau social,
26:49il peut y avoir un problème grave avec une descente également,
26:53d'un point de vue Uber, une dépression grave,
26:55surtout quand les likes vont se déplacer.
26:57On sait bien que les likes se déplacent et les héros sur les réseaux sociaux changent tout le temps.
27:02Et cette personne peut être en détresse très importante
27:04parce qu'elle n'a pas de vaste communicant.
27:06On va y revenir justement sur ces likes.
27:08Avant cela, on parle beaucoup du temps d'écran.
27:11On le remarque d'ailleurs, c'est une option sur les téléphones portables de nos jours.
27:14Est-ce que c'est réellement le meilleur indicateur du risque selon vous ?
27:21C'est une réduction des risques.
27:23C'est-à-dire pouvoir gérer le temps d'écran,
27:25c'est de permettre une corrélation qui est moindre,
27:26donc un contact qui est moins répété,
27:28donc une heure par jour ou une heure et demie par jour, entre guillemets.
27:32Parce que moi, je dirais qu'en dehors, ça tout dépend des âges.
27:35Et puis en dehors de l'école, pendant les vacances,
27:37on peut donner 7 heures par jour.
27:38Il faut pouvoir de temps en temps ne pas avoir accès au réseau, même pour l'adulte.
27:43Maintenant, ce qu'il faut savoir, c'est qu'on voit quelque chose depuis pas longtemps,
27:47depuis 4-5 ans, qui est assez alarmante,
27:50c'est qu'aujourd'hui, certains adolescents, certains jeunes de moins de 25 ans
27:53sont dans l'incapacité de suivre une série ou un film jusqu'au bout,
27:56parce que c'est trop lent et qu'ils ont l'habitude de scroller
27:59et que c'est beaucoup plus rapide ces vidéos-là.
28:01Donc un film jusqu'au bout, c'est très très long.
28:04Et ce scrolling qui est répété, qui va donner une irritabilité au niveau neuronal
28:09et qui va justement stimuler au-delà de décapacité,
28:15c'est-à-dire stimuler le cerveau, va faire qu'on va manger vite.
28:20On est de plus en plus rapide, on est de plus en plus anxieux,
28:22on est de plus en plus impulsif.
28:24Et on n'a même pas cette détente de pouvoir profiter d'un film,
28:27c'est-à-dire qu'on ne peut pas profiter et lire un livre,
28:29c'est-à-dire qu'on ne peut pas profiter d'un moment familial.
28:31On est tout le temps en train de chercher à droite, à gauche, des stimulants.
28:35Et c'est pour ça qu'on est raccrochés en permanence au téléphone,
28:38même quand vous avez des réunions familiales
28:40et des moments où vous devez justement décrocher
28:42et avoir un moment social réel.
28:45Ça, c'est une réalité qui est assez pénible
28:47parce que si on ne peut pas suivre un film
28:50ou lire quelques pages d'affilée ou lire un journal
28:53ou avoir accès à une lecture qui va dépasser les 20 minutes,
28:57c'est très difficile pour ces jeunes-là de leur demander d'aller en cours,
29:01de pouvoir travailler, de pouvoir se concentrer,
29:03il y a un impact réel.
29:05Et des fois, il suffit chez des jeunes,
29:07les collègues vous le diront aussi,
29:09il suffit de faire un retrait des écrans
29:11et un retrait des réseaux sociaux
29:13pour voir en quelques semaines le jeune se concentrer,
29:16mieux dormir, se sentir moins angoissé
29:19et on a une récupération assez rapide.
29:21Alors selon vous, qu'est-ce qui est le plus préoccupant
29:24entre le fait de passer plusieurs heures à discuter avec des amis,
29:28regarder passivement des vidéos,
29:29rechercher constamment des likes, on en a parlé juste avant,
29:32ou bien être exposé à des contenus anxiogènes,
29:34ou bien tout en même temps ?
29:37Alors écoutez, c'est tout en même temps
29:38parce qu'en fait, il faut des vastes communicants dans la vie.
29:40On ne peut pas vivre sur son téléphone,
29:41sur les réseaux sociaux,
29:42ce qu'on nous sert en fait à la carte
29:45et des fois sur des fausses vies
29:46parce que les jeunes aussi vont être en internelle insatisfaction
29:49avec une estime de soi très basse
29:51parce qu'on vous donne des standards,
29:53des standards pour manger,
29:54des standards pour s'habiller,
29:55des standards pour penser,
29:56des standards pour paraître.
29:57Et ce paraître-là, il va venir en fait
30:01complètement recodifier la vie du jeune
30:03qui va tout le temps se sentir amoindri
30:05par rapport à ces choses qu'on lui sert dans la vie sociale.
30:07Mais comme je dis à mes patients,
30:09ici on a pris autant de temps à photographier un plat,
30:12c'est qu'on n'a pas apprécié en fait de le manger chaud.
30:15Il y a des choses qui sont en fait de l'ordre
30:20qui semblent comme ça anodines
30:22mais qui vont impacter l'estime de soi des jeunes
30:24et qui vont en permanence se comparer
30:27et se retrouver toujours amoindri
30:28parce que la vie sert sur ces réseaux sociaux
30:30et qui est en fait complètement théâtrale.
30:33Et ils auront des difficultés à pouvoir construire la leur
30:36avec une estime de soi basse,
30:37avec des difficultés à s'adapter
30:39et en pensant que la vie devrait être
30:40comme ce qu'on voit sur les réseaux sociaux,
30:42ce qui est bien entendu très faux
30:44parce que la vie, elle est faite de persévérance,
30:47d'engagement, de responsabilité, de construction.
30:50Ce ne sont pas des choses qui se font à travers des likes justement.
30:54À partir de quel moment, Imen Kendili,
30:57on peut parler d'usage problématique ou compulsif ?
31:02Alors écoutez, il y a des jeunes qui n'arrivent pas en fait à décrocher,
31:05qui peuvent avoir des réactions assez agressives.
31:08On en voit entre 13 et 18 ans.
31:10Donc quand les parents veulent mettre le haut là, c'est très difficile.
31:14Il y a, là on parle bien sûr des jeunes avec problématique
31:17qui ont déjà un problème de cadre.
31:18C'est-à-dire les parents sont dépassés.
31:19Il y a des jeunes qui peuvent entrer en déscolarisation
31:22parce que indépendamment des réseaux sociaux,
31:24vous avez aussi les jeux vidéo, les écrans en général.
31:26Donc en général, c'est la panoplie.
31:28C'est des réseaux sociaux, aux jeux vidéo, aux jeux en ligne, etc.
31:33Donc ça devient une vie virtuelle extrêmement, on va dire présente
31:37et il y a une déscolarisation qui se met en place à ce moment-là
31:40où en général on voit les jeunes.
31:41C'est quand les écoles ou les parents ont accès en consultation
31:44parce qu'ils sont inquiets.
31:45C'est une rupture dans le fonctionnement du jeune.
31:48Il y a aussi les jeunes qui vont faire des problèmes de troubles
31:51du comportement alimentaire parce que les réseaux sociaux
31:54vont vous donner des images.
31:55Donc avant, c'était plus les jeunes filles que les jeunes garçons.
31:58Mais là aussi, on a les jeunes garçons, donc les anorexies mentales.
32:01Et là aussi, problème d'estime de soi, surveillance du poids,
32:05mise en danger de soi et qui sont en fait comorbides
32:08avec des dépressions graves, avec une anxiété importante, etc.
32:12Et les parents n'arrivent pas toujours à répondre.
32:14Donc là, on se retrouve dans des prises en charge qui sont plus importantes.
32:17Et vous avez cet impact neurobiologique de l'écran et de la lumière bleue.
32:20Donc à travers les réseaux sociaux et cette rapidité d'accès
32:23et ce scrolling qui va avoir un effet sur le cerveau,
32:26une baisse de sérotonine.
32:27Qui dit baisse de sérotonine, dit augmentation de l'impulsivité,
32:30de l'irritabilité et des troubles du comportement chez le jeune.
32:33Qui dit baisse de sérotonine, dit moins de mélatonine,
32:35troubles du sommeil, concentration et mémoire.
32:38Qui dit baisse de sérotonine, dit aussi anxiété,
32:42troubles anxieux en règle générale.
32:43Donc on ne parle pas de diagnostics avérés,
32:46mais à partir d'après 18 ans, on peut asseoir des problèmes d'anxiété,
32:51des problèmes de dépression.
32:53Et des problèmes de troubles de la personnalité.
32:55Parce qu'on vous sert des choses et des fois on n'a pas la capacité,
33:00la résilience de pouvoir choisir ou de passer la passoire.
33:03Donc on a tendance à tout prendre.
33:05Et puis vous avez les jeunes qui aujourd'hui vont venir vous dire
33:07que ça ne sert à rien d'étudier,
33:09ça ne sert à rien d'avoir un projet de vie.
33:12Puisque de toute façon, nous avons des héros
33:14qui n'ont jamais rien fait de leur vie
33:16et qui le jour au lendemain sont devenus extrêmement riches
33:19sur les réseaux sociaux.
33:20Là aussi, c'est une polémique particulière, assez fausse.
33:24Et le jeune n'est pas dans la capacité de trier.
33:28Donc il ne trie pas et il prend l'information pour vrai.
33:31Sans parler des fake news,
33:32sans parler de toutes les choses qui vont venir avaler de cette manière.
33:37Et ça va être plus compliqué chez nous, je vais dire en Afrique,
33:39parce que nous, on a quand même entre 60 et 70 % de jeunes de moins de 25 ans
33:43qui font la population africaine.
33:45Donc ça va être plus compliqué si vous devez faire de la psychoéducation,
33:50de la sensibilisation et pouvoir leur apprendre à gérer,
33:54apprendre ce qui peut être apprendre
33:57et puis à pouvoir passer justement le peigneux fin
34:00pour les choses qui peuvent être délétères,
34:02pour leur santé, pour leur avenir
34:04et puis surtout pour leurs fonctions cognitives,
34:06pour les fonctions cognitives.
34:07Parce que si aujourd'hui on parle d'interdiction des réseaux sociaux
34:09au moins de 16, au moins de 18 et de temps d'écran,
34:13c'est parce que le cerveau humain,
34:15il y a un impact direct sur le cerveau
34:17et qu'il y a un problème sur les fonctions cognitives,
34:19sur l'imaginaire, sur la capacité de travail.
34:22Alors revenons, Imen, s'il vous plaît,
34:24sur le fait que les adolescents,
34:26malgré qu'ils se cherchent à cet âge-là,
34:28pourquoi est-ce qu'ils sont particulièrement sensibles
34:31au regard des autres et à la recherche de validations
34:33sur les réseaux sociaux, justement ?
34:36En fait, c'est un rituel de passage, l'adolescence.
34:39Il a toujours existé avant...
34:41Est-ce que vous m'entendez, Imen Kendili ?
34:43Oui, oui, je vous entends. Vous m'entendez ?
34:45Maintenant, je vous entends, oui.
34:47Oui, alors l'adolescence, c'est un rituel de passage,
34:50biologique certes, mais aussi social.
34:52C'est le moment où on est en train de construire.
34:55Et puis en général, on ne va plus s'identifier
34:58à la parentalité, mais on s'identifie
34:59à ses pères et aux autres adolescents.
35:01Donc on va chercher des héros.
35:03Donc avant, c'était le professeur, le papa,
35:08le prof d'école.
35:10Ça peut être, on veut être pilote,
35:11on veut être médecin, etc.
35:12Mais quand vous allez, en fonction
35:13de ce que vous allez servir aux jeunes,
35:15ils vont choisir des fois le héros
35:17le plus facile à avoir.
35:19Alors il y a une fragilité à l'adolescence.
35:21On dit que l'adolescence, c'est un bébé
35:23dans un corps d'adulte, parce qu'il est en train
35:25de grandir, alors qu'il plus est encore plus
35:27maintenant, parce qu'on est dans des sociétés
35:29hyper protectrices, où la maturité,
35:32vu l'hyper protection, vu qu'on est moins dehors,
35:35qu'il y a moins d'interactions sociales jeunes,
35:37et qu'il y a une sorte de protection de l'enfant
35:39qui est plus sur Internet et sur les réseaux
35:41qu'à l'extérieur en réel contact social,
35:46ça fait que la maturité, elle met plus de temps.
35:49On n'a pas la même capacité de grandir.
35:52Alors il y a toujours eu des rituels de passage.
35:54J'avais le service militaire dans certains pays
35:56à l'âge de 18 ans, qui était vécu comme un moment
36:01de rituel de passage à l'âge adulte.
36:04Mais dans ça, il y avait aussi l'engagement,
36:06il y avait la responsabilité, il y avait la fonction patriote,
36:09le fait de passer à être un homme ou une femme
36:12de manière réelle.
36:13Il y a toujours eu des rituels de passage.
36:14Alors les réseaux sociaux ne sont pas un rituel de passage,
36:18ils sont en fait une facilité sociale irréelle
36:25qui vont vous servir plusieurs microcosmes de société.
36:29Et ces microcosmes de société peuvent impacter.
36:31Vous savez, il y a des groupes sur ces réseaux sociaux
36:34qui vont inciter les jeunes adolescents à certaines pratiques.
36:38Il y en a même qui vont parler de dépression
36:41et de passage à l'acte suicidaire.
36:44Donc en fait, on ne sait pas à quoi on va avoir accès
36:47et surtout pour un enfant ou un adolescent fragile
36:49qui ne saura pas toujours choisir.
36:51Surtout s'il est en difficulté.
36:52Déjà, il rencontre un mal-être personnel
36:54parce qu'il y a des pourcentages différents,
36:57des fragilités différentes dans toutes les sociétés.
37:02Maintenant, le réseau social ou l'écran,
37:06le réseau social ou les jeux vidéo, etc.,
37:09plus on tarde à être en contact
37:11et moins on va développer, on va dire,
37:14une addiction ou des troubles de comportement
37:18liés à l'usage
37:18parce qu'on aura su faire d'autres choses.
37:21La vie est faite de vastes communicants.
37:23On ne peut pas juste aller à l'école
37:25et rentrer à la maison.
37:26C'est-à-dire qu'il y a un moment en famille,
37:27il y a un moment où il faut développer
37:28des relations sociales avec des amis,
37:29pas des amis qu'on connaît juste
37:31et avec lesquels on joue en ligne.
37:34Ce ne sont pas de vrais amis.
37:35Et puis, il faut avoir un moment,
37:38c'est-à-dire avec la famille,
37:41la petite, la grande, etc.,
37:43il y a un moment où on a une activité physique,
37:44il y a un moment où on développe
37:45une passion et le moment scolaire.
37:48Si vous n'avez pas des vastes communicants
37:50dans la vie,
37:50il est plus facile, en fait,
37:53d'avoir des difficultés
37:54ou de se retrouver dans certains mésusages
37:57et du mésusage de passer
37:58à certaines dépendances
37:59et comportements délétères
38:01liés à l'usage des réseaux sociaux.
38:03Il y a des…
38:04Bon, j'ai eu des patients
38:05qui ne pouvaient pas dormir,
38:06c'est-à-dire qu'ils devaient laisser
38:08les lives et les réseaux sociaux
38:11allumés à très fort,
38:12avec le son très fort,
38:14comme ça,
38:14s'ils entendaient leur prénom
38:15ou le nom de leur héros,
38:17ils devaient vite se réveiller
38:18pour aller voir ce qui se passait
38:19sur le live en question.
38:22Il y a des personnes fragiles,
38:23il est du devoir civique
38:25de les protéger.
38:26Maintenant, comment faire
38:26pour avoir moins de personnes fragiles ?
38:28C'est bien entendu
38:29l'âge d'usage,
38:30qui devrait être un minimum de 16 ans
38:33pour les réseaux sociaux,
38:35et puis,
38:36quels réseaux sociaux garder
38:37et lesquels, en fait,
38:40éviter pour pouvoir protéger
38:43et réduire les risques
38:44par rapport à la société.
38:45Il y aura toujours,
38:45comme toute société,
38:46un pourcentage de personnes
38:48plus fragiles que d'autres.
38:49Mais comment protéger
38:50ou comment créer,
38:51en fait,
38:52des héros sur les réseaux sociaux
38:54qui sont plus proches
38:55de la réalité,
38:55qui sont plus proches
38:56de la construction
38:57d'une société
38:59avec un civisme présent,
39:02avec un engagement,
39:03avec une responsabilité
39:05et un engagement citoyen responsable.
39:09Eh bien, écoutez,
39:10merci beaucoup,
39:11Imane Kendili,
39:11pour votre analyse
39:12et d'avoir répondu
39:13à nos questions
39:13sur ce sujet très intéressant
39:15et très important.
39:15Je rappelle que vous êtes
39:17psychiatre et psychothérapeute,
39:18spécialiste en addictologie
39:20et que vous étiez en direct
39:22avec nous depuis Casablanca.
39:23Merci infiniment.
39:25Merci à vous.
39:27Il est l'heure à présent
39:28de poursuivre ce soir info
39:31avec l'invité culture.
39:33Madame Ramblichy reçoit
39:34la photographe et auteure visuelle
39:36Renata Thiek Alami.
39:47Mesdames et messieurs,
39:48bonjour et bienvenue
39:49dans l'invité culture.
39:51Focus aujourd'hui
39:52sur le dernier livre
39:53publié par Hubert Seyant,
39:55le Sahara marocain,
39:56la résolution des Nations Unies
39:58du 31 octobre 2025.
40:00Le 31 octobre 2025,
40:02une date qui marque
40:04un tournant décisif
40:06dans l'histoire
40:06de la question du Sahara.
40:08Par la résolution adoptée
40:09par le Conseil de sécurité
40:11des Nations Unies,
40:12la communauté internationale
40:14consacre l'aboutissement
40:15d'un long processus diplomatique
40:17et la reconnaissance définitive
40:20d'une réalité historique
40:21et géopolitique
40:23progressivement imposée
40:25au fil du temps.
40:26Ce sont vos propos,
40:28M. Hubert Seyant.
40:29Cet ouvrage collectif
40:31est le fruit
40:31d'un séminaire franco-marocain
40:33organisé à Bordeaux
40:34en avril 2026.
40:35Il propose une analyse
40:37approfondie des enjeux
40:39et des perspectives ouvertes
40:40par cette nouvelle
40:41configuration internationale.
40:43Il éclaire les dynamiques
40:45en cours ainsi que
40:46les nouvelles potentialités
40:47diplomatiques, juridiques,
40:48économiques et sociales
40:50du Royaume du Maroc.
40:52C'est un plaisir de vous recevoir
40:53comme invité aujourd'hui.
40:55Merci à vous, M. Seyant.
40:56Je vous remercie.
40:57Vous pensez bien
40:58que je vous suis reconnaissant
41:00de me permettre
41:02de présenter cet ouvrage
41:03qui, comme vous l'avez dit,
41:05a une actualité pressante.
41:08Une actualité brûlante.
41:09Effectivement, l'ouvrage
41:10que je tiens entre les mains
41:11et que je montre
41:11à nos chers téléspectateurs.
41:13Le Sahara marocain,
41:15la résolution des Nations Unies
41:16du 31 octobre 2025.
41:19Déjà, le titre résonne
41:21assez fortement.
41:22Le symbole est dans le titre
41:23parce qu'il y a un avant
41:24et un après,
41:25comme l'a dit le souverain.
41:27Donc, cette résolution
41:28du 31 octobre 2025.
41:31Un ouvrage qui fait suite
41:33à un séminaire franco-marocain
41:35à Bordeaux
41:35organisé en avril 2026.
41:39Parlez-nous un petit peu
41:40de l'écriture de ce livre,
41:43comment la démarche
41:44a été entreprise.
41:46Elle a été entreprise
41:48avec des moyens
41:49exiliement simples,
41:50une ambition formidable.
41:52et pas mal d'émotions.
41:57Parce qu'il s'agissait
41:59de traduire rapidement
42:01une réponse structurée,
42:04structurante,
42:06à l'invitation
42:08qui nous est faite
42:09de réfléchir
42:10à un système d'autonomie
42:12avancée
42:12sous souveraineté marocaine.
42:14Je me bats depuis maintenant
42:17de très nombreuses années
42:19sur le sujet
42:21de la souveraineté
42:22du Maroc au Sahara.
42:25Nous avons abouti,
42:27comme vous venez de le dire,
42:29et il fallait traduire ça
42:31en termes opérationnels,
42:33immédiatement.
42:35J'ai voulu que ce document,
42:37ce livre,
42:38puisse permettre
42:39à tout un chacun
42:40des Marocains,
42:41mais aussi des gens
42:43de la francophonie,
42:44d'Afrique notamment,
42:45mais aussi des Nations Unies,
42:48leur montrer
42:48que l'invitation
42:52qui est faite au Maroc
42:53de mettre en place,
42:56sur sa demande d'ailleurs,
42:58parce que c'était sa demande,
42:59un système d'autonomie avancée,
43:02devait reposer
43:03sur un certain nombre
43:04de principes.
43:05Alors,
43:06j'ai proposé
43:07d'organiser
43:07un séminaire
43:09d'une vingtaine de personnes.
43:11Il y assistait
43:12des parlementaires français,
43:15les présidents
43:16des groupes d'amitié
43:19du Sénat
43:20et du Maroc,
43:21le président
43:22du groupe d'amitié
43:23des conseillers marocains,
43:26un certain nombre
43:28de professionnels
43:30du droit,
43:32notamment marocains,
43:33mais aussi français,
43:34des chefs d'entreprises,
43:37enfin,
43:37un aéropage
43:38assez complet
43:39d'une vingtaine
43:40de personnes.
43:41Il s'agissait
43:41de réfléchir
43:44et sur une durée
43:46de temps
43:46très courte,
43:47c'était volontaire,
43:4924 heures,
43:49une journée,
43:51un dîner,
43:51un travail,
43:52une soirée,
43:53c'est tout,
43:53c'est tout.
43:54À Bordeaux.
43:55Pourquoi à Bordeaux ?
43:57Premièrement,
43:58parce que Bordeaux,
43:59c'est la capitale
44:02du Maroc
44:03du point de vue
44:04du droit.
44:05Les juristes
44:06disent toujours
44:07que Bordeaux,
44:08c'est là
44:09que Sa Majesté
44:10a fait ses études.
44:12Voilà.
44:13Il y a des liens.
44:14Le baccalauréat marocain
44:16a été longtemps
44:18donné,
44:19administré
44:20par l'Académie de Bordeaux.
44:21Bordeaux.
44:22Et puis,
44:22je suis bordelais.
44:23Et puis,
44:24la fondation
44:25qui est à l'origine
44:27de l'organisation
44:28et que je préside
44:30de ce séminaire
44:32est basée à Bordeaux.
44:34Elle est entre Bordeaux
44:37et Rabat,
44:38où j'ai mon alter ego,
44:40M. Abdelkrim Benadie,
44:42président de Ribat Al-Fat,
44:44qui anime cette fondation
44:45avec moi.
44:46Alors,
44:46nous avons donc organisé
44:48à Bordeaux ce séminaire
44:49et derrière,
44:52il fallait produire
44:53évidemment des actes.
44:54Je les ai écrits,
44:55évidemment.
44:57Vous y trouverez,
44:58on y trouvera
44:59de la documentation,
45:01des bases,
45:02les fondements,
45:04un glossaire,
45:05des mots,
45:06des définitions
45:08et puis une synthèse
45:10des réflexions.
45:11Alors,
45:11ce n'est pas comme ça
45:12en quelques minutes
45:13que je peux me permettre
45:14de vous dire
45:15ce qu'il en est,
45:16mais cela aboutit
45:17à l'idée
45:18qu'il faut désormais
45:19avoir une doctrine
45:21sur cette question
45:22du Sars.
45:23On l'a au Maroc,
45:25évidemment,
45:25mais une doctrine
45:26de l'action
45:27et de l'action
45:28aujourd'hui,
45:29pas de l'action d'hier.
45:31Je ne suis pas seulement
45:31historien,
45:32je suis aussi
45:33un homme d'action.
45:34Et dans cette perspective,
45:36je propose
45:37l'écriture
45:38d'une doctrine
45:39à la fin du livre
45:40qui permet
45:43de voir
45:43que les aspects
45:44géopolitiques,
45:45les aspects
45:46structurants
45:47du statut futur,
45:50n'est-ce pas,
45:50avec les points
45:52qui relèvent
45:53de la souveraineté,
45:54des compétences exercées,
45:55c'est normal,
45:56tout ça,
45:56voilà.
45:57C'est très simple,
45:57en fait.
45:58Mais le but,
45:59c'est de permettre
46:01à tous ceux
46:02qui,
46:02que j'appelle
46:03des honnêtes gens,
46:05des honnêtes gens
46:05qui savent
46:07que le Maroc
46:09est chez lui
46:10au Sahara,
46:11mais avoir
46:12une vision,
46:13si vous voulez,
46:17plus architecturale
46:17de ce qu'est
46:20cette souveraineté.
46:22Et d'ailleurs,
46:23c'est écrit,
46:25donc dernière publication,
46:26mais il y en a eu
46:28d'autres
46:28qui l'ont précédé,
46:30il y a eu
46:30un phénomène
46:32d'enchaînement
46:32ou d'entraînement
46:33dans la publication
46:34de vos livres.
46:35Ce n'est pas
46:36le premier livre
46:36concernant le Sahara marocain.
46:38Parlez-nous
46:39un petit peu
46:39de ce cheminement
46:41mental
46:42que vous avez eu
46:44parce qu'un livre
46:45en a appelé un autre
46:46qui a abouti
46:47à ce résultat
46:48que j'ai aujourd'hui
46:49entre les mains
46:50final.
46:52Je ne peux qu'apprécier
46:54la lecture fine
46:55que vous faites
46:58de mes ouvrages.
47:00Quand vous parlez
47:01d'enchaînement,
47:04j'ai eu
47:05une carrière
47:05d'universitaire,
47:06j'ai écrit des livres,
47:08comme tout universitaire,
47:10sur les sujets
47:10de ma compétence.
47:12Et
47:15il y a
47:17une dizaine
47:18d'années,
47:18un peu plus,
47:21c'était en 2016,
47:23c'est ça,
47:25on m'a demandé
47:26d'être observateur
47:27international
47:29sur le plan juridique.
47:30je venais de m'installer
47:31comme avocat,
47:32je partais à la retraite
47:32de la faculté,
47:34je venais à un jeune avocat
47:35et le cadeau
47:36qu'on me fit,
47:37c'est de me demander
47:39d'observer
47:40le procès
47:41en appel
47:42d'Oglimizik,
47:44des assassins,
47:45des jeunes gendarmes
47:47et du
47:48sapeur-pompier,
47:49du jeune sapeur-pompier.
47:51Je l'ai suivi,
47:52j'en ai fait un livre
47:53que j'ai intitulé
47:55« Le politique,
47:57le politique
47:57contre le droit,
47:59le Sahara,
48:00les droits de l'homme
48:01et le procès
48:01d'Oglimizik ».
48:02Et j'ai voulu,
48:04dans ce livre,
48:06montrer
48:06combien le Maroc
48:09peut,
48:09sans aucun doute,
48:12faire la démonstration
48:14qu'il est dans le monde
48:15aujourd'hui
48:16un état de droit
48:18exemplaire,
48:18je le dis,
48:20parce que je l'ai vérifié.
48:21beaucoup de pays
48:23qui se disent
48:25donneurs de leçons
48:26sur les droits
48:27de l'homme
48:27n'auraient pas
48:29eu cette capacité
48:31de gérer
48:32pendant plus de six mois
48:34un procès difficile
48:36avec la liberté
48:38laissée à tous
48:39de disputer,
48:42de disputer
48:43les éléments
48:44de preuve
48:45et voilà.
48:47C'est cela aussi
48:48le procès d'Oglimizik.
48:49Ce procès
48:49m'a permis
48:51d'aller au fond
48:52au Sahara.
48:53Comment faire ?
48:55J'étais allé sur place,
48:56j'avais voulu voir
48:57les lieux,
48:59j'avais tout cela,
48:59j'avais fait
49:00des investigations
49:01nécessaires.
49:02Et je me suis,
49:04j'ai été conduit
49:04à dire
49:05mais il faut que je fasse
49:05maintenant un livre
49:06sur le Sahara
49:08marocain.
49:08Voilà.
49:09Et ce livre,
49:10il est dans sa
49:11nouvelle édition,
49:13c'est une nouvelle édition,
49:14c'est un nouveau livre.
49:15– C'est la troisième édition,
49:16je pense.
49:16– Mais je l'ai,
49:19c'est une revue
49:21et complétée,
49:23c'est un,
49:24bien sûr,
49:24l'essentiel a été repris
49:26mais il y a,
49:27il y a un nouveau livre,
49:29je peux dire.
49:30Alors,
49:30il est venu en second
49:31et puis ce livre sur le Sahara
49:33m'a conduit tout simplement
49:35à me rendre compte
49:37qu'il y avait un personnage,
49:39il y avait deux personnages
49:40qui méritaient l'attention,
49:44un Français,
49:45le général Lyoté,
49:47le maréchal Lyoté
49:48et le sultan Moulet Youssef.
49:51Alors,
49:52ce livre-là aussi,
49:53j'ai voulu le faire
49:54dans le suivi
49:56parce que Moulet Youssef
49:58et Lyoté
49:59avaient sur le Maroc
50:01et sur sa souveraineté
50:02dit des choses superbes.
50:04Donc,
50:04il fallait qu'on vienne là-dessus.
50:05C'est aussi
50:06un nouveau livre
50:07qui a été écrit.
50:09Et puis enfin,
50:11comme il faut aussi
50:13faire du collectif
50:15mais du vrai collectif,
50:17j'ai engagé
50:18une démarche,
50:22une dynamique
50:23qui conduit
50:25à la création
50:27d'une collection
50:29écrite en partage
50:31et dont les deux premiers titres,
50:33ça c'est le second,
50:34sont Communauté de Destin.
50:37Communauté de Destin.
50:38Le titre suffit à...
50:39Oui, vous le comprenez.
50:41Alors,
50:41ce sont des auteurs,
50:43là,
50:43ce sont vraiment
50:43un livre collectif
50:44avec une vingtaine d'auteurs,
50:46des Français,
50:47des Marocains
50:48qui font de la littérature,
50:50qui font de l'économie,
50:51qui font du droit,
50:54qui font du raisonnement,
50:55comparé,
50:57mais sans prétendre
50:58à un document universitaire,
51:01pas du tout.
51:01Et le troisième titre,
51:03le troisième tome est en cours,
51:05je vous en parlerai plus tard,
51:06mais j'ai autre chose,
51:07j'ai une autre information
51:10à vous donner,
51:11si vous me permettez,
51:12pour le futur.
51:14– On a hâte de vous écouter,
51:16on vous écoute et dites-nous.
51:17– Vous permettez ?
51:18– Oui, évidemment.
51:19– Eh bien,
51:20je travaille depuis un an et demi
51:23à réunir de la documentation.
51:28C'est compliqué,
51:30parce que les archives nationales françaises
51:33n'ont pas remis tous les documents
51:35concernant le Maroc.
51:38sur une époque,
51:40une époque qui peut être qualifiée
51:43de criminelle.
51:44– Les années 50, c'est ça ?
51:45– C'est l'année 53,
51:47le 20 août 53,
51:49le départ de sa majesté,
51:51le sultan,
51:52à 14 heures,
51:55emmené en exil
51:56avec ses deux fils,
51:58les deux princes,
52:00par l'armée française
52:03et par un certain général Guillaume,
52:06résident général.
52:08Je travaille là-dessus.
52:09– C'est l'objet de votre prochain écrivain.
52:12– Ce livre est dans la suite directe
52:15du livre de Lyoté.
52:16La première personne qui parlera
52:18dans ce livre
52:19sera le maréchal Lyoté
52:21quand il disait
52:22« Le Maroc ne doit pas être vu
52:25comme étant une colonie ».
52:27Donc j'ai tous ces livres
52:28qui sont en lien, voyez-vous.
52:31et j'attends beaucoup
52:32de ce livre sur le coup d'État.
52:35J'appelle ça un coup d'État.
52:36Beaucoup d'auteurs
52:39ont été parlé de coup de force.
52:40Non, ce n'est pas un coup de force.
52:41C'est un coup d'État
52:42parce qu'on a trahi
52:44le traité de 1912.
52:45Il est trahi.
52:47Et oui.
52:48Donc c'est un coup d'État.
52:50Le coup de force,
52:51ce sont des gens
52:52qui n'ont pas compris
52:52que nous n'étions pas au Maroc
52:54dans une colonie.
52:56Nous étions dans un protectorat
52:57avec des obligations
52:58qui obligeaient de part et d'autre
53:01et qu'avaient bien compris
53:03l'ami Lyoté
53:05et l'ami Moulet Youssef
53:06parce que je les appelle
53:07comme ça maintenant
53:08tellement j'ai travaillé
53:09sur leur aventure amicale.
53:13On peut dire même
53:14que si aujourd'hui
53:16les Marocains
53:16ont pour la France
53:18un regard particulier,
53:21c'est dû à cette amitié
53:23de ces deux grands hommes.
53:25une amitié effectivement
53:27historique, séculaire
53:28entre nos deux pays.
53:30Eh oui, eh oui.
53:30En tout cas,
53:31on a hâte de vous relire
53:33pour le coup
53:34et de découvrir
53:35vos prochains écrits
53:36en attendant la suite
53:38des événements
53:39et comment vous allez être conduits
53:40à travailler sur d'autres projets.
53:43Et c'était un plaisir
53:45de vous recevoir ce soir
53:46également pour discuter ce livre.
53:49de rendre hommage
53:50à un éditeur
53:52car tout ceci
53:54c'est lié
53:55à la décision
53:57d'un éditeur
53:58de s'engager aussi fortement
54:00ces éditions bourre-grecques.
54:03Certains livres ont été traduits
54:05en plusieurs langues
54:06notamment en langue chinoise.
54:07Alors, le Sahara
54:09a été traduit en langue chinoise
54:10le Sahara est traduit en espagnol
54:12le Sahara est traduit en anglais
54:15il est en traduction en arabe
54:18en projet
54:19en projet
54:20mais je veux rendre hommage
54:22aux éditions du bourre-grec
54:23parce que c'est une aventure
54:25voyez-vous
54:26on est sur un collectif de livres
54:27Une aventure commune
54:28Et oui, et oui
54:29et ce n'est pas si évident aujourd'hui
54:31quand on voit la frilosité
54:32des éditeurs
54:33à s'engager.
54:35Je suis édité au Maroc
54:38parce que je suis à la fois
54:41autant franco que marocain.
54:43Merci à vous Hubert
54:44C'était un plaisir
54:45de vous recevoir aujourd'hui
54:47Merci d'avoir été mon invité
54:49Je montre à nouveau
54:50votre livre
54:50Le Sahara marocain
54:52La résolution des Nations Unies
54:53du 31 octobre 2025
54:55Fin de l'invité culture
54:57pour aujourd'hui
54:58Très bonne journée
55:01C'est aussi la fin de ce journal
55:03Merci à vous de nous suivre
55:04L'information revient
55:05dans un instant
55:06sur Médien TV
55:06Sous-titrage Société Radio-Canada
55:10Sous-titrage Société Radio-Canada
55:12Sous-titrage Société Radio-Canada
55:13Sous-titrage Société Radio-Canada
55:15Sous-titrage Société Radio-Canada
55:21Sous-titrage Société Radio-Canada
55:24Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations

  1. Entreact333
    il y a 2 semaines