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00:11Générique
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média.TV.
00:19Voici les principaux titres de votre soir info.
00:24L'Arabie saoudite a de nouveau été la cible d'attaque Houthi.
00:27Riyad a intercepté ce dimanche 10 missiles balistiques tirés en direction du sud du pays frontalier du Yémen.
00:37L'escalade se poursuit en Cisjordanie occupée.
00:40Ce territoire palestinien sera totalement bouclé mardi lors des élections législatives en Israël.
00:46En attendant, plus de 2000 palestiniens ont été chassés de chez eux par l'armée israélienne.
00:54Et enfin, ce dimanche, c'est jour de vote au Brésil avec le second tour de la présidentielle.
00:59158 millions de Brésiliens sont appelés aux urnes afin de départager entre Lula et Bolsonaro.
01:10Avant de développer ces titres, sachez que les Etats-Unis proposent une nouvelle évolution du mandat de la MINURSO.
01:16Dans un projet de résolution daté du 20 octobre, Washington réaffirme que l'autonomie sous souveraineté marocaine
01:22constitue la seule solution viable au conflit du Sahara.
01:26Le texte prévoit également une réduction des effectifs militaires de la mission
01:30et envisage sa transformation en mission politique spéciale et ce, dès le mois de mai prochain.
01:36On voit cela en détail avec Rachid Farhan.
01:39Le projet de résolution américain daté du 20 octobre réaffirme la résolution 2797
01:45adoptée par le Conseil de sécurité en 2025.
01:48Il considère que l'autonomie sous souveraineté marocaine constitue la seule solution viable au conflit
01:54et appelle à en faire l'unique base des négociations en vue d'un règlement politique.
01:58Autre proposition majeure, le changement de nom de la MINURSO
02:01qui deviendrait la mission des Nations Unies pour le Sahara marocain.
02:05Le texte propose de mettre fin son mandat en tant qu'opération de maintien de la paix le 30 avril
02:09prochain
02:09avant de la transformer, dès le 1er mai, en mission politique spéciale.
02:14Cette formule transitoire s'étendrait jusqu'à fin octobre 2027.
02:18Le projet prévoit également d'engager une réduction de la composante militaire de la mission
02:22avec une baisse d'au moins 50% de ses effectifs d'ici fin janvier 2027.
02:28Sur le plan politique, le document insiste sur la participation de toutes les parties aux négociations
02:33sous l'égide des Nations Unies et avec la facilitation des États-Unis.
02:37Sur le volet humanitaire, il préconise l'achèvement dans un délai de six mois
02:41de l'enregistrement des personnes retenues dans les comptes de Tindouf.
02:45Il appelle également à garantir leur liberté de circulation et un accès sans entrave
02:50conformément aux droits internationaux et aux normes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
02:55Entre la réaffirmation du plan d'autonomie marocain et la perspective d'une refonte du mandat
03:00et des missions de la Minoursou, la question du Sahara marocain se profile ainsi comme une nouvelle étape
03:05dans la recherche d'un règlement politique du conflit.
03:10Les Houthis poursuivent leurs attaques contre l'Arabie Saoudite.
03:13De nouvelles explosions ont secoué Riyad, la capitale, tout ce matin après des messages d'alerte des autorités saoudiennes.
03:19Riyad a intercepté dix missiles balistiques tirés par les Houthis en direction du sud du pays frontalier du Yémen.
03:26L'ampleur des attaques visant l'Arabie Saoudite ces dernières semaines est d'ailleurs inédite.
03:32L'aéroport international de la capitale saoudienne a notamment été pris pour cible à plusieurs reprises,
03:37faisant des morts et entraînant la fermeture du site par les autorités.
03:41Mais ce dimanche, l'aéroport devrait reprendre ses activités et ce après deux semaines de fermeture.
03:50Mardi prochain, les Israéliens seront appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement.
03:55Et en ce jour d'élection législative, Israël a annoncé le bouclage de toute la Cisjordanie.
04:01C'est ce qu'indique un communiqué de l'armée israélienne qui a lancé une vaste opération
04:05dans ce territoire palestinien occupé après la mort de deux soldats israéliens.
04:09Plus de 2000 Palestiniens ont d'ailleurs été chassés de leur foyer à El Khalil ce week-end,
04:14la plus grande ville de Cisjordanie occupée.
04:19Et toujours en Cisjordanie, occuper les violences de colons se multiplient,
04:25notamment contre les agriculteurs palestiniens.
04:27À l'approche des élections législatives israéliennes, une question se pose.
04:32Un changement de gouvernement suffira-t-il à inverser la tendance ?
04:36Élément de réponse avec Younes Benzineb.
04:41Des maisons incendiées, des routes bloquées, des terres agricoles devenues inaccessibles,
04:47en Cisjordanie occupées, les palestiniens dénoncent une pression grandissante sur leur communauté.
04:53Selon les autorités palestiniennes, ces opérations menées depuis vendredi
04:56ont déplacé environ 1500 habitants à El Khalil.
04:59Sur les terres agricoles, la tension est également vive.
05:02À Dirjarir, des soldats israéliens empêchent des habitants et des volontaires de rejoindre les oliveries.
05:15Ils nous ont empêchés de rejoindre nos terres.
05:20Je leur ai demandé de quitter le village pour que les gens puissent circuler librement.
05:26Ils nous ont répondu que nous devions rentrer.
05:30La situation est difficile et tragique.
05:35Les récoltes d'olives sont essentielles pour de nombreuses familles palestiniennes comme ici à Jaloud.
05:40Cet agriculteur a perdu sa maison incendie après des affrontements impliquants décollants.
05:45Il redoute que la situation ne s'aggrave encore si les figures les plus radicales de la droite israélienne retrouvent
05:51le pouvoir.
05:57Moi je dis que si Ben Gvir et Smotrich reviennent au gouvernement,
06:01ils provoqueront des destructions chez les israéliens comme chez les palestiniens.
06:08Il faut un gouvernement qui contrôle les colons
06:13et les empêche d'attaquer les palestiniens.
06:22Le départ éventuel de Benyamin Netanyahou ne garantirait donc pas un changement profond.
06:27Même ses opposants restent majoritairement favorables au développement des colonies.
06:31Pour les palestiniens, l'accès à leur terre et le retour dans leur maison restent des préoccupations majeures.
06:45A Gaza, les ruines deviennent un lieu de travail pour des palestiniens déplacés,
06:49contraints de récupérer le métal des bâtiments détruits pour survivre.
06:53Un travail pénible et dangereux qui rapporte à peine de quoi se nourrir.
06:57A l'approche de l'hiver, ces débris servent d'ailleurs aussi à fabriquer les armatures d'abri de fortune
07:02dans un territoire où les besoins humanitaires ne cessent de s'aggraver.
07:06Les développements sont de Dinam Rény.
07:10A Gaza, les décombres sont devenues une source de revenus.
07:14Au milieu des bâtiments détruits par les frappes israéliennes,
07:17des palestiniens déplacés récupèrent des barres de fer
07:21pour tenter de subvenir aux besoins de leurs familles.
07:24Avec le blocus israélien et la pénurie de matériaux de construction,
07:29ces métaux sont devenus particulièrement recherchés.
07:32Mais les récupérer est un travail long et dangereux.
07:42Les structures peuvent vaciller, les murs s'effondraient sur nos têtes à tout moment.
07:46Mais pour survivre, nous endurons tout en silence.
07:49J'ai déjà été blessé par les débris.
07:51Une barre de fer m'a même transpercé le pied.
07:53La douleur persiste toujours,
07:55mais je dois reprendre le travail pour gagner de quoi manger.
08:02Du lever du jour jusqu'à la nuit, les barres récupérées sont transportées sur des charrettes,
08:08puis triées et revendues.
08:10Un travail pénible pour un revenu dérisoire qui peine à couvrir les besoins essentiels.
08:19Ce travail ne rapporte pas beaucoup, mais c'est notre seul moyen de subsistance.
08:23Depuis deux mois, nous gagnons environ 30 shekels par jour.
08:25C'est loin d'être suffisant pour nos familles.
08:27Nous réduisons nos besoins au strict minimum pour permettre à nos enfants de survivre.
08:37A l'approche de l'hiver, ce métal recyclé sert aussi à fabriquer les armatures des abris de fortune.
08:43Pour ces familles, chaque barre de fer représente ainsi un véritable revenu,
08:48mais aussi l'espoir de se protéger du froid,
08:51dans un territoire où les conditions de vie continuent de se dégrader.
08:57Dans le reste de l'actualité internationale,
08:59ces jours de vote au Brésil ce dimanche.
09:01Pour le second tour de la présidentielle,
09:03158 millions d'électeurs brésiliens glissent leur bulletin dans les urnes
09:09pour choisir entre Lula et Bolsonaro.
09:12Ils devront soit accorder 4 années supplémentaires à Lula,
09:15soit rappeler au pouvoir la droite avec le sénateur Flavio Bolsonaro.
09:20Luiz Inacio Lula da Silva, qui fêtera ses 81 ans la semaine prochaine,
09:25mène sa dernière bataille.
09:26Il espère arracher un retournement après son revers du premier tour.
09:30Avec 45% des voix contre 47% pour son rival,
09:34il avait été devancé par le fils de l'ancien président d'extrême droite,
09:38Jair Bolsonaro.
09:43En Algérie, la Chambre haute du Parlement a approuvé ce dimanche une proposition
09:47autorisant l'envoi de troupes au Niger afin de protéger des installations énergétiques.
09:53Il reste encore la validation de la Chambre basse,
09:55mais cette initiative intervient dans un contexte de rapprochement entre l'Algérie et le Niger.
10:00Les deux pays qui partagent près de 1000 kilomètres de frontières
10:03ont récemment renforcé leur coopération sécuritaire
10:07et signé un protocole de défense dont les détails n'ont pas encore été rendus publics.
10:11Depuis plusieurs mois, Alger a multiplié les gestes de soutien à Niamey,
10:16notamment en fournissant 4 hélicoptères militaires
10:18et en déployant des avions de combat au Niger.
10:24Les Ougandais sont de retour dans leur pays après un séjour en République démocratique du Congo
10:29et devront effectuer une quarantaine de 21 jours.
10:33Une annonce ce dimanche du ministère Ougandais de la Santé.
10:37La République démocratique du Congo, qui partage avec l'Ouganda sa frontière,
10:41connaît la pire épidémie d'Ebola jamais enregistrée, avec plus de 4600 morts.
10:46Les autorités sanitaires craignent d'ailleurs une propagation régionale.
10:49Le Kenya, où deux personnes en sont mortes,
10:52et le Nigeria, pays le plus peuplé du continent africain,
10:55avec quelques 200 millions d'habitants,
10:57ont déclaré en octobre des premiers cas d'Ebola.
11:00Le géant d'Afrique de l'Ouest a enregistré d'ailleurs mardi dernier
11:04son premier cas, une femme arrivée à Abuja,
11:07à bord d'un vol en provenance d'Ouganda.
11:13La science nous donne de l'espoir.
11:15Ce sont les mots du directeur de l'Organisation mondiale de la santé,
11:19après le lancement en RDC d'un nouvel essai clinique d'un vaccin contre Ebola.
11:25Un essai à grande échelle pour déterminer si le vaccin candidat
11:28offre une protection suffisante contre la bouche,
11:32contre la souche, pardon,
11:34qui a jusqu'ici coûté la vie à plus de 4600 personnes dans le pays.
11:39Les détails sont de Younes Benzineb.
11:46A Abuja, dans la province congolaise de Litori,
11:50un premier volontaire reçoit une dose du vaccin expérimental.
11:54L'essai clinique baptisé Toumaini, qui signifie espoir,
11:57doit évaluer son efficacité contre la maladie provoquée par le virus Bundibugyo.
12:03Cette initiative intervient alors que la RDC fait face à une épidémie
12:06particulièrement meurtrière et en pleine expansion.
12:10Cet événement révèle une importance particulière.
12:19Il traduit la volonté commune de ne pas subir passivement les menaces sanitaires,
12:27mais de mobiliser toutes les ressources disponibles.
12:34L'essai est piloté par l'Institut national de recherche biomédicale congolais
12:39avec l'appui technique, scientifique et logistique de l'OMS.
12:42Il cible notamment les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
12:47A plusieurs centaines de kilomètres de là, au Kenya, la vigilance est également de mise.
12:51Un deuxième cas d'Ebola a été détecté.
12:53Le patient est un proche du premier malade identifié comme contact.
12:57Il avait été placé en quarantaine avant de développer des symptômes,
13:01puis d'être testé positif.
13:11L'essentiel était d'identifier les contacts et de veiller à ce que
13:14toutes les personnes recensées soient placées en quarantaine.
13:19Cela a été fait.
13:25Selon l'OMS, plus de 4000 professionnels de santé ont été formés au Kenya pour faire face à la maladie.
13:32Au cours des 50 dernières années, Ebola a coûté l'avé à plus de 15 000 personnes.
13:36Le virus de cette maladie mortelle se transmet par contact avec les fluides corporels
13:41et provoque une fièvre hémorragique.
13:46Au Niger, la mobilisation contre le cancer du sang se poursuit dans le cadre d'Octobre Rose.
13:51Plusieurs campagnes de sensibilisation sont organisées afin de rappeler l'importance du dépistage précoce
13:57et favoriser une meilleure prise en charge de la maladie.
14:00Ce week-end, des artistes plasticiennes ont mis leurs pinceaux au service de cette cause.
14:05On voit cela en détail dans ce reportage signé Jean Djibril-William.
14:10Dans ce quartier de Dar es Salaam, en banlieue de Niamey,
14:13les populations ont été invitées depuis ce matin à prendre part à une séance gratuite de dépistage du cancer du
14:19sang.
14:20Comme chaque année, le mois d'octobre dédié à la lutte contre la maladie
14:24est l'occasion de sensibiliser les femmes principales concernées sur la nécessité d'un dépistage précoce.
14:30Le but qui nous a réunis aujourd'hui, c'est pour mobiliser et sensibiliser la population,
14:36surtout les femmes et aussi les hommes à encourager leurs femmes à venir se faire dépister
14:42car un cancer dépisté tôt, il s'est guéri dans 90 voire 100% des cas.
14:48Mais entre tabou, peur et ignorance, le cancer du sang reste encore aujourd'hui un mal peu connu
14:54avec un taux de dépistage préventif relativement faible.
14:58À quelques mètres de la clinique mobile, une exposition réunissant les œuvres de quatre artistes nigériennes
15:03permet ainsi de sensibiliser non plus seulement avec les mots, mais aussi à travers l'art.
15:09Cette année, une des innovations, c'est qu'on a ouvert à d'autres corps de métier
15:14et on a souhaité travailler avec les artistes et on leur a demandé de faire des toiles
15:21qui vont nous sortir du catastrophisme qu'on rencontre généralement dans le cancer du sein.
15:29De quoi encourager les plus réticentes à travers des œuvres évoquant la femme,
15:34l'espoir ou encore la résilience face au fléau du cancer.
15:37Vous allez voir que j'ai pris des petites calabas qui ont la forme du mamelon
15:43pour vraiment rentrer dans le thème.
15:46Et c'est toujours relié avec l'espoir.
15:50Ici, vous avez le collage qui représente la femme.
15:56Ici, c'est le ruban rose que vous reconnaissez.
16:00Donc ici, c'est la lumière tout autour.
16:01Donc ici, vraiment, c'est pour dédramatiser la maladie.
16:05Et puis, voilà, vous verrez ici tous ceux qui sont derrière la femme pour l'encourager.
16:10Tout au long de ce mois d'octobre rose, la sensibilisation a été axée sur les dépistages précoces
16:16qui permettraient dans 90% des cas de guérir du cancer du sein.
16:21En plus d'une consultation gratuite, la clinique mobile est aussi l'occasion d'initier le grand public aux symptômes
16:27ainsi qu'aux gestes simples de détection du cancer tel que l'autopalpation.
16:33Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
16:45Et durant cet entretien, nous allons parler lecture et littérature.
16:49Est-ce que le livre peut retrouver une place centrale dans nos vies
16:52à l'heure où les écrans captent une grande partie de notre attention au Maroc ?
16:57La rentrée littéraire entend justement faire du livre un espace de rencontre
17:01entre écrivains, éditeurs, professionnels de la culture et lecteurs.
17:06Pour sa deuxième édition, le Festival de la rentrée littéraire Le Matin
17:10propose deux journées de rencontres et d'ateliers
17:13autour de la littérature, du cinéma, de l'histoire et du patrimoine.
17:16Et pour en parler, nous sommes avec Ali Alaoui-Sossei,
17:20promoteur culturel et directeur du Festival de la rentrée littéraire Le Matin.
17:25Ali Alaoui-Sossei, bonsoir.
17:27Et merci d'être avec nous.
17:29Bonsoir, merci beaucoup pour l'invitation.
17:32Alors, revenons sur la question de l'accès aux livres
17:35et de l'élargissement du lectorat qui reste central.
17:38Comment est-ce qu'on peut aujourd'hui donner davantage envie de lire,
17:42notamment aux jeunes générations, sachant que la plupart du temps,
17:46elles ont les yeux rivés sur les écrans ?
17:51Tout à fait. Nous, nous partons déjà d'un constat, c'est qu'on ne cherche pas à mettre justement
17:56une contradiction entre la lecture et les écrans.
18:01Aujourd'hui, les jeunes, ils sont forcément sur les réseaux sociaux, ils sont attirés par les écrans.
18:07Donc nous, ce que nous souhaitons faire, c'est déjà utiliser ces réseaux sociaux-là pour aller vers les jeunes.
18:12L'idée, c'est d'aller vers les jeunes à travers les réseaux sociaux pour leur parler de livres et
18:17de lecture.
18:17Ça, c'est le premier point.
18:18Le deuxième point pour nous qui est important, c'est de créer des expériences.
18:23L'expérience, il faut qu'il soit intéressante et enrichissante pour les jeunes,
18:27pour qu'ils soient intéressés par cette lecture, d'où l'organisation de plusieurs événements de différentes catégories,
18:34que ce soit des cafés littéraires, des rencontres de lecture collective.
18:38Nous avons lancé l'initiative des kiosques dans des espaces verts.
18:42On a deux kiosques, un à Enfapark et un douzième à Mohamedia.
18:46Et on a vraiment constaté que les jeunes et les moins jeunes aussi viennent volontiers à ce genre d'espace,
18:54qui sont des espaces ouverts, pour rencontrer d'autres lecteurs, d'autres passionnés du livre et de lecture
18:59et de partager ensemble ce plaisir de lire.
19:02Voilà, donc justement, aujourd'hui, c'est cette proximité qui est importante pour encourager et pour rapprocher le livre au
19:09lecteur.
19:11Alors, cette deuxième édition prévoit, le programme de cette deuxième édition prévoit notamment des ateliers d'écriture,
19:18de lecture théâtralisée, de manga aussi, mais aussi des activités destinées aux enfants.
19:24Pourquoi, selon vous, est-ce qu'il est important de faire pratiquer la lecture et la création,
19:28plutôt que de tout simplement se limiter aux conférences ou encore aux dédicaces ?
19:34Aujourd'hui, ce que nous avons constaté, c'est vraiment un feedback que nous avons constaté lors de la première
19:40édition,
19:41c'est que vraiment les expériences participatives donnent plus d'intérêt et attirent plus de monde.
19:47Ça, c'est un point très important.
19:49Le deuxième point qui me paraît important, c'est la rencontre avec les écrivains.
19:54La rencontre avec les écrivains, c'est vraiment quelque chose qui permet aux lecteurs, aux passionnés,
20:00de visualiser l'univers du lecteur et de se rapprocher de ce qu'ils cherchent à faire.
20:06Et donc, cet échange entre lecteur et écrivain, c'est ce qui va parfois créer cette volonté ou cette décision
20:13d'aller acheter le livre et d'aller le lire.
20:15Donc, voilà, c'est ces échanges-là qui permettent de créer cette interaction entre lecteur et écrivain.
20:24Cette édition fait aussi dialoguer littérature, cinéma, histoire et patrimoine.
20:30Pourquoi, justement, ces passerelles sont importantes pour comprendre la société marocaine contemporaine ?
20:36Alors, ce que nous avons constaté ces dernières années, justement, c'est que le livre, quelque part, est traité d
20:41'une façon isolée.
20:42Et nous pensons que l'un des axes pour développer la lecture, c'est de décloisonner le livre,
20:49de le faire dialoguer avec les autres interprétations artistiques,
20:53de créer des passerelles avec les autres arts et les autres interprétations artistiques, justement,
20:59que ce soit avec le cinéma, avec la musique, avec le théâtre, avec l'art plastique.
21:05Donc, cet échange, ces expériences multiples et plurielles, j'allais dire,
21:12permettent, justement, à ceux qui viennent, par exemple, assister à ce festival de la rentrée littérature,
21:18de sortir avec une expérience globale, dont le livre est au centre,
21:22mais qui dialogue avec l'ensemble de ses interprétations artistiques.
21:27– Monsieur Ali Alaoui Sousey, quelle place on pourrait, finalement, donner aux différentes langues
21:34et expressions littéraires du Maroc, selon vous ?
21:37– Alors, dans cette édition, nous avons lancé l'un des moments forts, justement, de la rentrée littérature,
21:44c'est le prix littéraire le matin.
21:45C'est un prix littéraire qui vient récompenser la création littéraire romanesque marocaine
21:52à travers ses trois langues, arabe, française et amazir.
21:57Et nous pensons qu'aujourd'hui, la richesse de la culture marocaine,
22:00elle se traduit à travers ses différentes langues,
22:03et nous espérons, à travers le prix littéraire le matin,
22:07ne pas uniquement juxtaposer trois langues et trois prix,
22:11mais créer un espace de dialogue et de communication entre ces trois langues
22:15qui ne sont autres que des interprétations, des façons de parler de notre vécu,
22:21de notre société, de notre réalité marocaine.
22:24Et l'échange à travers ces trois langues va certainement enrichir le débat et le dialogue
22:30et va permettre peut-être de créer de nouvelles expériences,
22:34de coproduction, de traduction et de multiplication des échanges
22:39entre les différents acteurs culturels marocains.
22:42Alors ce festival s'ouvre à plusieurs formes d'expression,
22:45de la poésie au manga en passant par la littérature destinée à la jeunesse.
22:50Est-ce que cette diversité est nécessaire pour justement toucher des publics
22:54qui ne se reconnaissent pas toujours dans les circuits littéraires traditionnels ?
22:59Tout à fait. Parlons justement des jeunes.
23:02Les jeunes aujourd'hui, tout ce qui est manga, avant, dessinée,
23:05c'est des choses qui les attirent.
23:06Nous, on considère tous les moyens, c'est-à-dire,
23:10si un jeune aujourd'hui préfère faire une lecture d'un manga ou d'une bande dessinée,
23:15c'est très intéressant de lui offrir cette possibilité dans un premier temps,
23:19considérant que c'est le premier passage vers des lectures plus approfondies
23:23et plus fournies par la suite.
23:24Donc c'est cette diversité, justement, qui permet à des jeunes
23:28d'avoir ce premier contact avec le livre et avec la lecture.
23:33Selon vous, comment est-ce qu'on pourrait contribuer,
23:35M. Alaoui Sossei, à une meilleure visibilité des auteurs marocains ?
23:42Alors nous, à travers cette récompense du prix littéraire le matin,
23:46ce que nous avons imaginé, c'est de ne pas uniquement se contenter du prix
23:50ou de la récompense financière,
23:52mais plutôt de mettre beaucoup d'efforts sur le volet communication,
23:56parce que nous considérons que la communication est quelque chose d'indispensable,
24:00la communication et la promotion est quelque chose d'indispensable
24:04pour l'amélioration de l'écosystème dans sa globalité du livre au Maroc.
24:08Donc nous, à travers les différents canaux du groupe le matin,
24:12nous comptons justement accompagner les lauréats
24:15en organisant des rencontres Book Club le matin,
24:18en offrant un espace de visibilité plus important pour les lauréats,
24:22et même en les accompagnant à travers des tournées,
24:26à travers le royaume, en partenariat avec d'autres acteurs
24:29tels que les libraires et d'autres centres culturels à travers le royaume.
24:33Donc aujourd'hui, c'est cette proximité,
24:35c'est le fait d'aller à la rencontre des lecteurs
24:38qui va permettre à ce prix d'avoir son impact
24:42et de se transformer comme un levier de la lecture dans notre pays.
24:48Bien évidemment, il y a plusieurs, c'est une action parmi d'autres,
24:51c'est un travail collectif, la lecture c'est une affaire collectif,
24:56et ce n'est pas une affaire du ministère ou d'un seul acteur,
24:58mais nous, à travers ce prix, à travers le comparément que nous proposons,
25:03nous espérons contribuer à travers notre,
25:06de par notre position, à notre échelle,
25:08à justement faire développer davantage la lecture dans notre pays.
25:12Alors pour terminer, si vous deviez retenir un seul objectif,
25:16M. Sausset, pour cette deuxième édition,
25:17est-ce que ce serait de faire découvrir des auteurs,
25:20de conquérir de nouveaux lecteurs,
25:23ou bien de contribuer à installer justement durablement
25:26une culture de la lecture au Maroc ?
25:28Ou les trois en même temps, finalement ?
25:30C'est tout ça en même temps, on ne va pas choisir,
25:33tout ça, ça contribue à la promotion de la lecture.
25:36Ce que nous pensons, c'est justement permettre
25:38à un livre de se retrouver au cœur de la ville,
25:42permettre le livre de retrouver sa place dans la société,
25:44et tous ces éléments-là sont importants pour la promotion du livre
25:48et de la lecture dans notre pays.
25:50Donc pour conclure, si vous permettez,
25:53c'est juste un dernier mot,
25:54donc ce que je souhaite dire, c'est,
25:55je donne rendez-vous aux passionnés du livre,
25:58aux lecteurs et même aux curieux,
26:00le vendredi prochain, le vendredi 30 octobre,
26:04le samedi 31 octobre et le dimanche 1er novembre,
26:08pour le Festival de la Rentrée littéraire,
26:10il y a un programme très riche, très diversifié,
26:12où il y a plusieurs choses, venez en famille,
26:15venez en famille, passez un moment agréable
26:17avec le livre et avec l'ensemble des acteurs
26:20de l'écosystème du livre qui seront présents sur place.
26:23Et bien voilà, le message est passé.
26:24Merci beaucoup à Ali Alaoui Sosseil pour votre analyse
26:26et d'avoir répondu à toutes nos questions depuis Casablanca.
26:29Je rappelle que vous êtes promoteur culturel
26:32et directeur du Festival de la Rentrée littéraire Le Matin.
26:35C'était un plaisir de vous avoir avec nous, merci.
26:37Merci pour l'invitation.
26:40Il est l'heure à présent de faire le tour
26:42de l'actualité économique nationale et internationale
26:44et c'est avec Rachid Farhan.
26:53Le gouvernement marocain veut renforcer
26:55les dispositifs d'insertion professionnelle en 2027.
26:58Le projet de loi de finances prévoit notamment
27:01des primes à l'embauche durable,
27:02le développement de l'apprentissage
27:04et de nouveaux investissements dans la formation professionnelle.
27:07Le PLF 2027 mise sur plusieurs leviers
27:10pour faciliter l'accès à l'emploi,
27:12en particulier pour les jeunes, les femmes et les personnes
27:15dont les qualifications ne correspondent pas
27:17aux besoins des entreprises.
27:19Parmi les mesures annoncées,
27:21une prime destinée aux employeurs
27:22qui recrutent durablement,
27:24ainsi qu'une plateforme nationale
27:26dédiée aux jeunes de 18 à 29 ans
27:28sans emploi ni formation.
27:30Le gouvernement prévoit également
27:32d'élargir l'apprentissage
27:33de 150 000 à 200 000 bénéficiaires par an
27:36avec une enveloppe annuelle
27:38de plus de 900 millions de dirhams.
27:40Autre volet, le renforcement de l'offre de formation
27:43avec 24 nouveaux établissements,
27:4535 000 bourses
27:46et l'achèvement des 12 cités des métiers
27:49et des compétences.
27:50L'investissement global annoncé pour ces chantiers
27:53approche les 5,5 milliards de dirhams.
27:55L'emploi n'est pas le seul chantier économique au Maroc.
27:58La modernisation des services financiers
28:00figure également parmi les priorités
28:02avec un projet destiné à mieux connecter
28:05les différents moyens de paiement.
28:06Banca al-Marreb travaille à la mise en place
28:08d'un schéma national de paiement.
28:10L'objectif est de mieux coordonner
28:12les acteurs du secteur,
28:13de faciliter les transactions électroniques
28:15et de développer l'usage du paiement instantané.
28:19Un cadre commun pour rendre
28:20les paiements électroniques plus simples
28:22et plus interopérables.
28:24C'est l'ambition du projet porté par Banca al-Marreb
28:27en concertation avec les principaux acteurs
28:29de l'écosystème financier.
28:31Ce schéma doit notamment définir
28:33les conditions d'accès aux services,
28:34les standards techniques,
28:36les règles d'interopérabilité
28:37et les mécanismes de gestion des risques
28:40et des litiges.
28:41Les travaux portent également sur
28:42l'harmonisation des formats de messages,
28:44la standardisation des codes QR
28:47et la création d'un annuaire central
28:49des identifiants de paiement.
28:51L'enjeu est de permettre aux utilisateurs
28:53d'effectuer et de recevoir des paiements
28:55indépendamment de leurs prestataires,
28:57tout en favorisant de nouveaux usages,
28:59notamment les paiements entre particuliers
29:01et chez les commerçants.
29:02Cette initiative s'inscrit dans la stratégie
29:04de développement des paiements de la Banque centrale
29:07pour la période 2024-2028.
29:10Cap maintenant sur l'Afrique subsaharienne
29:13où le financement des entreprises
29:14et la mobilisation des recettes fiscales
29:16restent des enjeux majeurs
29:18pour les économies de la région.
29:20Au Cameroun, deux établissements bancaires
29:22concentrent à eux seuls plus de 31%
29:24des nouveaux crédits accordés
29:25au deuxième trimestre 2026.
29:27BGFI Banque arrive en tête devant AFG Banque,
29:31selon les données de la Banque des États
29:33de l'Afrique centrale.
29:34BGFI Banque Cameroun occupe la première place
29:37du marché des nouveaux crédits bancaires
29:39au deuxième trimestre 2026
29:40avec une part de marché de 15,9%
29:43contre 8,6% un an auparavant.
29:46Sa progression atteint ainsi 7,3 points en 12 mois,
29:50la plus forte hausse parmi les principaux établissements
29:53du pays.
29:54AFG Banque Cameroun se classe deuxième
29:56avec 15,4% des nouveaux crédits
29:59contre 10,4% au deuxième trimestre 2025.
30:03À L2, les banques représentent plus de 31%
30:06des nouveaux financements accordés sur la période.
30:08Derrière elles, Commercial Bank of Cameroun
30:11détient 11% du marché,
30:12CSB Cameroun 10,7%
30:15et CCA Banque 10%.
30:17La Banque des États de l'Afrique centrale
30:19souligne toutefois qu'aucun établissement
30:21n'exerce d'influence significative
30:23sur les prix ni sur les conditions générales du crédit.
30:27Autre enjeu pour les finances publiques africaines,
30:29la capacité des États à collecter
30:31les recettes fiscales nécessaires
30:33au financement de leurs dépenses.
30:35En Centrafrique, les autorités annoncent
30:36une nouvelle opération de contrôle.
30:39En République centrafricaine,
30:40l'administration fiscale lance une campagne
30:42de contrôle sur le terrain
30:43pour accélérer le recouvrement
30:45des impôts impayés.
30:46Baptisée « Gogourou »,
30:47l'opération doit notamment permettre
30:49d'élargir l'assiette fiscale
30:51et de renforcer les recettes de l'État.
30:52La campagne débute ce lundi 26 octobre.
30:55Elle cible en priorité les personnes
30:57qui exercent une activité économique
30:59sans être inscrites aux fiches des contribuables.
31:02Les contrôles concerneront également
31:04les contribuables qui n'ont pas réglé
31:06l'intégralité des impôts déclarés,
31:08ceux dont le chiffre d'affaires paraît sous-évalué,
31:11ainsi que les propriétaires de biens immobiliers
31:13mis en location qui ne respectent pas
31:16leurs obligations fiscales.
31:17À travers cette opération,
31:18Bangui entend mobiliser davantage de ressources
31:21pour financer les dépenses publiques
31:22et les priorités gouvernementales.
31:24La loi de finances 2026 fixe à 79 milliards de francs CFA
31:28l'objectif annuel de recettes
31:30de la Direction générale des impôts et des domaines.
31:33Des recettes fiscales aux revenus des salariés,
31:35le pouvoir d'achat reste cœur des débats économiques en France.
31:38Le gouvernement envisage désormais
31:40d'avancer une éventuelle hausse du salaire minimum.
31:44En France, une hausse du salaire minimum
31:46avant le 1er janvier prochain est à l'étude.
31:48Le ministre de l'Économie, Roland Lescure,
31:50affirme que cette possibilité fait partie des discussions
31:52dans un contexte de revendication sur le pouvoir d'achat.
31:55Le gouvernement français pourrait avancer
31:57la revalorisation du SMIC,
31:59normalement prévue au 1er janvier.
32:01Interrogé samedi sur France Info,
32:03le ministre de l'Économie, Roland Lescure,
32:05a indiqué que le calendrier d'une éventuelle hausse
32:08serait discuté avec les partenaires sociaux,
32:10notamment si l'inflation se poursuit.
32:13Le sujet intervient alors que le pouvoir d'achat
32:15alimente les mobilisations sociales dans le pays.
32:18Et pour terminer, direction l'Asie du Sud-Est,
32:20où les impératifs de sécurité énergétique
32:23se mêlent aux tensions diplomatiques.
32:25L'Indonésie réduit ses exportations de gaz naturel vers Singapour
32:29afin de donner la priorité à la demande intérieure.
32:32La décision intervient dans un contexte de tension
32:34entre les deux pays lié à la pollution atmosphérique
32:37provoquée par les incendies de forêt dans la région.
32:41Au total, 31 millions de pieds cubes standards de gaz par jour
32:44seront retranchés des livraisons indonésiennes à Singapour.
32:47La réduction concerne deux zones de production,
32:5015 millions de pieds cubes par jour,
32:52en provenance de Natuna, dans les îles Rio
32:55et 16 millions de pieds sumatra.
32:58Selon le responsable de l'agence publique indonésienne
33:00chargée de superviser le secteur pétrolier et gazier,
33:04cette mesure vise à préserver la fiabilité
33:06de l'approvisionnement national,
33:07notamment pour la production d'électricité.
33:19Votre Soir Info se poursuit avec l'Invité Culture.
33:21Mere Mrablichy reçoit l'auteur Karina Zera.
33:35Mesdames et messieurs, bonjour.
33:36Et on se retrouve à nouveau pour notre rendez-vous culture.
33:39Nous nous concentrons sur le deuxième volet du livre
33:45La Médina de Rabat.
33:46Après la théorie et l'histoire explorée,
33:49dans le premier volume, place à la pratique et au mouvement.
33:53Ce second ouvrage propose de passer directement
33:56de la page au terrain,
33:58avec quatre parcours structurés,
34:00pensés pour les grands comme pour les petits.
34:03Une approche vivante qui fait de chaque lecteur
34:06un explorateur.
34:07Et on va justement en parler avec vous,
34:10Karine Zera.
34:12Bonjour à vous, c'était un plaisir de vous avoir
34:14comme invitée aujourd'hui.
34:16Merci beaucoup.
34:17Nous allons parler de ce deuxième volet.
34:19Donc, quatre parcours dans la Médina de Rabat.
34:23J'ai déjà reçu la personne qui a co-écrit avec vous ce livre
34:26et qui nous avait parlé du premier volume.
34:28Là, on va se concentrer sur le parcours en particulier,
34:32le choix de ces parcours.
34:36Parlez-nous un petit peu de cette transition
34:38qui s'est opérée aussi entre le premier et le deuxième volet
34:41et le fait de quitter dans un deuxième temps
34:45le rôle, on va dire, du lecteur
34:47pour devenir le promeneur et être en mouvement.
34:51Donc oui, effectivement, après s'être un petit peu immergé
34:55dans un premier temps grâce au premier ouvrage
34:57« Regards sur la Médina »
34:59où on a pu avoir quelques images
35:00et quelques premières sensations
35:02de ce qu'on peut trouver au cœur de la Médina,
35:05on propose au lecteur effectivement
35:07de se rendre sur place
35:09et d'expérimenter à travers quatre parcours
35:13une déambulation qu'on a voulu le plus sensible possible
35:18et les accompagner pour peut-être regarder les choses
35:22un petit peu différemment.
35:24Et justement, comment avez-vous pensé
35:26la cartographie et tracer ces quatre parcours ?
35:29Oui, alors en fait, au départ,
35:31il était question d'un seul et unique parcours.
35:34Ce qu'on retrouve dans notre ouvrage
35:37et qui est le parcours bleu
35:38était le premier parcours.
35:41Il est donc, pour ces raisons-là,
35:43peut-être un petit peu plus long
35:44et un petit peu plus complet que les autres
35:46puisqu'il devait n'y en avoir qu'un.
35:48Et puis finalement, à la fin de ce premier parcours,
35:53on a eu un petit peu un sentiment d'inachevé.
35:56Donc on s'est posé et rapidement,
35:59on a pris la décision de couvrir
36:02de manière beaucoup plus exhaustive
36:04tout ce labyrinthe que constitue
36:08le cœur de la Médina de Rabat.
36:10Et on a essayé de trouver trois autres parcours
36:15avec des entrées et des sorties
36:18qui étaient connectées aux grands axes
36:20qui sont les plus pratiqués de la Médina.
36:24Et voilà.
36:25Et en fait, finalement,
36:26comme le premier parcours avait été déjà
36:28bien balisé et bien posé,
36:30la réalisation des trois suivants
36:32s'est faite assez naturellement.
36:33On passe donc de un à quatre parcours.
36:37Qu'est-ce qui distingue la simple visite
36:39de ces parcours en particulier ?
36:41Alors, qu'est-ce qui les distingue
36:44les uns par rapport aux autres ?
36:46Ou de manière générale, notre démarche ?
36:48La démarche de quelqu'un qui visite la Médina,
36:51qui veut faire justement du tourisme
36:53sans passer par ses parcours ?
36:55Voilà.
36:55Alors, nous...
36:56Pardon.
36:57Allez-y.
36:58En fait, ce qui s'est passé
37:00et qui est un petit peu à la genèse de ce projet,
37:02c'est que moi, j'ai eu une formation
37:04au départ d'architecte.
37:06Et finalement, j'adore découvrir des lieux,
37:11des espaces, des architectures.
37:13Et je fais ça assez naturellement.
37:15Et je me suis rendue compte
37:17qu'autour de moi,
37:19il y avait des personnes
37:20pour qui c'était un petit peu moins naturel.
37:22Et à chaque fois que j'avais l'occasion
37:24comme ça de faire des découvertes
37:26dans des lieux différents
37:28avec ces personnes-là,
37:29c'était un vrai plaisir
37:30et un plaisir partagé pour elles et pour moi.
37:33Donc, ça a été, dans un premier temps,
37:35l'envie de faire découvrir
37:39ce lieu qui m'est cher,
37:40donc la Médina de Rabat,
37:41à travers un peu mon regard à moi.
37:45J'y ai embarqué donc Emmanuel,
37:48la coautrice, dans cette aventure.
37:51Et il s'agissait justement un petit peu
37:54d'accepter de se perdre,
37:56de vraiment s'attacher à des détails
38:00devant lesquels on peut passer
38:02sans s'attarder normalement,
38:04dans une visite classique.
38:06et voilà, d'orienter le regard
38:09et d'accompagner comme ça les visiteurs
38:10dans les méandres de la Médina.
38:13Des parcours possibles pour tous,
38:17petits et grands en famille.
38:19Et les enfants,
38:20vous les impliquez également dans ces balades.
38:23Est-ce qu'il y a cette volonté
38:24de transmettre un petit peu
38:25cet esprit, cet amour, ce respect
38:28d'avoir notre patrimoine,
38:30de la Médina à la jeunesse ?
38:32Tout à fait, tout à fait.
38:33On est toutes les deux enseignantes
38:35et donc on a comme public quotidien
38:38des enfants avec qui on aime
38:41partager nos centres d'intérêt.
38:43Et c'est vrai qu'on a à cœur
38:45aussi bien l'une que l'autre
38:46de leur faire découvrir
38:47les richesses du patrimoine
38:49de notre magnifique ville.
38:51Donc on a dans d'autres occasions
38:55l'occasion de les amener
38:57dans d'autres lieux.
38:58Mais c'est vrai que leur faire découvrir
39:01le cœur de notre Médina,
39:03ça a été une super aventure.
39:06En tant qu'architecte,
39:08ancienne architecte,
39:09puisque maintenant vous avez été
39:10reconvertie en enseignante,
39:13j'imagine que vous devez certainement
39:16vous focaliser sur les détails,
39:18les détails architecturaux,
39:21les portes, les ruelles, les décors.
39:24Et ça, on le retrouve
39:26parce que c'est un livre,
39:27rappelons-le, très imagé.
39:28Il y a pas mal d'images,
39:30des explications.
39:32Si on devait retenir
39:34quelques éléments architecturaux
39:37qui sont finalement principaux
39:39ou qui tracent les grandes lignes
39:41de ce qui a été,
39:44on va dire,
39:46j'ai perdu le mot,
39:48mais intégré dans ce volume,
39:51lesquels seraient-ils ?
39:52Il y en a plusieurs.
39:53On a fait des petits focus
39:55sur les portes,
39:59les pentures,
40:00les grilles,
40:03les avancées sur rue.
40:05Donc, c'est des éléments construits.
40:08Voilà.
40:08Donc, ça va vraiment,
40:09ça touche différentes échelles.
40:12Et puis,
40:15ce qui pourrait,
40:16selon moi,
40:17un petit peu,
40:18distinguer
40:18la Médina de Rabat
40:20des autres Médina,
40:21si on devait retenir
40:22un petit peu
40:23ce qu'on a noté,
40:25nous,
40:25en découvrant
40:26un petit peu plus
40:27en profondeur
40:28notre Médina,
40:29ce serait
40:30l'utilisation
40:31de la pierre de Salé
40:33qu'on retrouve
40:34dans la Médina de Rabat
40:35et aussi dans celle de Salé
40:37et qu'on retrouve
40:38beaucoup moins
40:38dans les autres Médina
40:39du Royaume
40:40et aussi une note,
40:42alors,
40:43donc là,
40:43c'est vraiment quelque chose
40:44de très patrimonial
40:46et aussi quelque chose
40:48de plus,
40:49qu'on peut considérer
40:50comme un peu plus anecdotique
40:51mais qui, moi,
40:52m'a marquée
40:52dans mes déambulations,
40:54c'est l'utilisation
40:55de la peinture argentée,
40:57voilà,
40:57qui depuis des générations
40:58est utilisée
41:00pour venir,
41:01comme ça,
41:03remettre
41:03un petit peu de couleur
41:04sur les moulures
41:06d'une porte
41:07ou laisser,
41:09les éléments décoratifs
41:12d'une porte.
41:13Et donc,
41:14un patrimoine
41:15de la Médina
41:16qui ne réside pas seulement
41:17dans ces portes,
41:18dans ces pierres,
41:21mais aussi dans les personnes
41:22qui habitent finalement,
41:23les dieux,
41:24n'est-ce pas ?
41:24Oui,
41:25alors,
41:25c'est vrai que moi,
41:27j'ai eu un rapport
41:28assez particulier
41:29avec les gens
41:31de la Médina
41:31puisque quand je suis arrivée ici
41:34donc il y a une vingtaine d'années
41:35en tant que néorbatie,
41:37j'étais aussi en même temps
41:39jeune maman
41:39et puis finalement,
41:40l'endroit
41:41où je me suis sentie
41:43accueillie
41:43et où je me suis sentie
41:45pour la première fois
41:46rebâtie,
41:46c'était en Médina.
41:48J'y allais
41:49en promenant mes enfants
41:51et ces visites régulières
41:54faisaient que les gens
41:55m'accordaient de leur temps,
41:57me parlaient
41:58de leurs activités.
42:00C'était des moments
42:01très,
42:01très enrichissants
42:02où je me suis sentie
42:03vraiment reconnue
42:05où on me parlait
42:08de ces savoir-faire
42:10et de...
42:11Je découvrais une culture,
42:13je découvrais un lieu,
42:14je découvrais des gens
42:15et à travers
42:16ces ouvrages,
42:17cet ouvrage-là,
42:18on a voulu aussi
42:18rendre visibles
42:20ces personnes-là.
42:23Et justement,
42:24je sais que vous disiez
42:25tout à l'heure
42:25que vous avez initié
42:27l'écriture de ce projet,
42:29l'idée venait de vous.
42:32Parlez-nous un petit peu
42:33du déclic.
42:35Qu'est-ce qui a fait
42:35que vous vous êtes dit ?
42:36Je pense que ça revient
42:38un petit peu
42:38à l'anecdote
42:39que je viens de partager
42:41avec vous.
42:42C'est vraiment
42:42lors de ces...
42:44Moi, j'appelais ça
42:45des bains de Médina
42:46où j'avais besoin
42:47régulièrement
42:48de retourner
42:48dans cet endroit
42:49qui était plein de vie
42:50et où je me savais
42:51être bien accueillis.
42:52Donc, c'est l'envie
42:53de transmettre ?
42:54L'envie de transmettre,
42:55de partager
42:55et de découvrir
42:57de manière plus...
43:00Oui, plus précise
43:01ce qui se cachait
43:02derrière ces fameux axes
43:04très connus.
43:05Parce que finalement,
43:06moi, la première,
43:07je n'allais pas
43:08trop m'aventurer
43:09dans les petites impasses
43:11qui sont derrière
43:14la rue Suica
43:15et la rue des consuls.
43:16Et j'avais
43:17cette curiosité-là.
43:18Donc, le projet est né
43:20de cette curiosité
43:21et de cette découverte
43:23que j'avais envie
43:23de partager.
43:24Et puis,
43:24cette envie aussi
43:25de mettre ça
43:27à la portée de chacun.
43:28Sur papier,
43:29le rendre accessible
43:30à tous.
43:31Et puis,
43:31une fois que c'est écrit...
43:33C'est un joli témoignage,
43:34enfin,
43:35on l'espère comme tel.
43:37Tout à fait.
43:37En tout cas,
43:38il était essentiel
43:38pour vous
43:39de ce que je comprends
43:40de proposer
43:40ce regard de la Médina,
43:43celui que vous avez.
43:44Oui.
43:45Oui.
43:45de sortir un petit peu
43:47de cette image muséale
43:49que peut être
43:51une Médina traditionnelle
43:54en y apportant justement
43:55toute la vie aussi
43:56qu'elle propose.
43:59On oppose souvent
44:01la ville moderne de Rabat
44:02à la ville traditionnelle
44:04quand on parle de Médina.
44:06En arpentant justement
44:07ces circuits,
44:09est-ce qu'on perçoit
44:10qu'il y a finalement
44:10un décalage
44:11ou pas du tout ?
44:12Moi, je pense
44:13qu'elle est très contemporaine
44:15dans ce sens
44:16où elle est encore aujourd'hui
44:17très vivante
44:18et chacun peut y aller
44:20pour des occasions
44:21ou avec des objectifs
44:23très, très différents.
44:25Et en ça,
44:26elle n'est vraiment
44:28pas uniquement traditionnelle,
44:30elle est aussi
44:31très contemporaine.
44:33Et puis,
44:34dans cet ouvrage,
44:36dans ces ouvrages,
44:37elle est bien cartographiée du coup.
44:39Voilà.
44:40Alors, il y a eu
44:40tout un travail effectivement
44:41d'élaboration,
44:42des plans
44:43avant de pouvoir
44:44définir les parcours.
44:45Ça aussi,
44:46ça a été un travail
44:47assez fastidieux
44:48parce qu'il a fallu
44:51œuvrer avec des documents
44:53qui n'étaient pas
44:53forcément mis à jour
44:54ou qui n'étaient pas
44:55forcément exacts.
44:56Donc, c'était
44:57des allers-retours
44:58permanents
44:59entre le terrain
45:01et le tracé
45:04sur ordinateur.
45:06Il a fallu aussi
45:06s'auto-former
45:07sur des logiciels
45:08qui avaient bien évolué
45:10depuis mes études à moi.
45:12Et cette temporalité
45:15qui a été imposée
45:17par cet aspect
45:19un petit peu laborieux
45:20nous a permis
45:21à chacune
45:22de vraiment
45:22comprendre
45:23la complexité
45:25de ce territoire
45:28qu'est la Médina.
45:29En tout cas,
45:30Emmanuelle Peck
45:31a dessiné.
45:32Il y a certaines
45:33de ses illustrations.
45:35Vous,
45:35vous avez pris
45:36certaines photos
45:37également.
45:38Donc, un petit peu
45:38ce côté artistique
45:40que vous avez
45:41toutes les deux
45:41qu'on retrouve également.
45:43Les deux sont
45:44très complémentaires
45:45effectivement.
45:46Et c'était ça
45:46un petit peu
45:47notre désir
45:48qui est d'une part
45:49les dessins
45:51d'Emmanuelle
45:51qui sont
45:53très...
45:54avec un trait
45:55très fin
45:55très sobre
45:57et puis c'était aussi
45:58à travers
45:59ce type d'illustration
46:01pendant le parcours
46:02obliger le visiteur
46:04à regarder
46:06encore plus
46:07peut-être
46:08avec acuité
46:09que si c'était
46:10quelque chose
46:11de très réaliste
46:12avec plus de profondeur
46:14et plus de dimension
46:15on va dire.
46:16Là, ce sont des photos
46:17par exemple.
46:17Voilà, alors ça
46:18c'est des photos
46:19en fait
46:19où on a essayé
46:20d'évoquer
46:22la matière vivante
46:24qu'est notre Médina
46:26puisque
46:26d'un jour à l'autre
46:28on peut
46:28le même endroit
46:30peut complètement
46:31être métamorphosé.
46:33Donc, c'est
46:34le même endroit
46:35mais à
46:36quelques mois
46:37d'intervalle.
46:38Et c'est un peu
46:39comme ça
46:39dans de nombreux
46:40endroits de la Médina
46:41qui changent
46:43de décor
46:44avec des petits pots
46:45de fleurs
46:46qui vont s'aligner
46:47pendant une période
46:48et fleurir
46:48et puis une autre période
46:50où ils ne seront plus là.
46:52Et puis
46:53les cartes
46:54justement
46:54comme on vient de voir
46:55celles qui viennent
46:56d'apparaître
46:57sur l'écran.
46:59Voilà, donc ça
46:59nous a permis
47:00vraiment de comprendre
47:01un petit peu
47:01tous les systèmes
47:03aussi de distribution
47:04parce que c'est vrai
47:04que nous on a fait
47:05un focus
47:05sur le cœur
47:07de la Médina
47:08mais dans le premier ouvrage
47:09on évoque quand même
47:10un petit peu
47:11les deux autres parties
47:12que sont le Mella
47:13et les deux rues
47:16adjacentes
47:16à ce labyrinthe
47:17qui ont des systèmes
47:19de distribution
47:20beaucoup plus finalement
47:22dans lesquels
47:23on se repère
47:24plus facilement.
47:25On a choisi
47:25de nous
47:26se concentrer
47:27sur cette partie
47:28qui était un petit peu
47:29plus complexe
47:30et où les repères
47:32étaient moins évidents.
47:34Et puis dans un monde
47:34où tout va très vite
47:36où tout est numérique
47:37se prendre un petit moment
47:38pour une petite balade
47:40au cœur de la Médina
47:41ça ne peut pas faire de mal
47:43le patrimoine peut finalement
47:45devenir un outil
47:46aussi d'éveil
47:47et d'ancrage
47:49pour les tout-petits
47:51qui seront les adultes
47:52de demain.
47:53Ça leur permet
47:54d'avoir
47:55des choses
47:57très concrètes
47:57sous les yeux
47:58de voir à la fois
47:59la Médina
48:00et la salle magique
48:00et c'est que
48:01quand on se promène
48:02on peut à la fois
48:03voir le résultat
48:04c'est-à-dire
48:05les ouvrages
48:06et avoir accès
48:07aussi aux artisans
48:09qui sont tout près
48:11et qui sont souvent
48:12très disponibles
48:13pour partager
48:14leur passion
48:15et leur savoir-faire.
48:16En tout cas
48:16merci à vous
48:18Karine Azera
48:19c'est un plaisir
48:20de vous avoir
48:20avec moi aujourd'hui
48:21Merci pour votre accueil
48:22de parler de ce deuxième ouvrage
48:23que je tiens
48:24entre les mains
48:254 parcours
48:26dans la Médina de Rabat.
48:28Merci.
48:29C'est la fin
48:30d'Invité Culture
48:30pour aujourd'hui
48:31très bonne journée à vous.
48:36Et c'est la fin
48:37de ce journal
48:37merci à vous de nous suivre
48:38l'information revient
48:39dans un instant
48:40sur Média TV.

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