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  • il y a 13 heures
Pour cette sixième journée de mobilisation contre la loi travail en près de deux mois, qui a réuni près de 55.000 manifestants à Paris selon la CGT, l’Humanité.fr s'est mêlé aux opposants au texte de la ministre Myriam El Khomri. Réactions.

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Transcription
00:00N'y a mandable, n'y négociable et retrait !
00:05C'est compliqué parce qu'on a en face de nous un gouvernement qui refuse d'écouter,
00:10qui refuse de reconnaître quelle est la réalité sociale,
00:12le fait que son projet de loi est contesté par l'opinion,
00:15est contesté par les organisations sociales,
00:17et même contesté par une partie de sa majorité.
00:20Donc finalement, face à cet entêtement, c'est extrêmement important,
00:22de notre côté, qu'on réaffirme aussi notre détermination,
00:25notre volonté de construire le rapport de force pour se faire entendre.
00:28On ne peut pas tous les quatre matins se plaindre de l'abstention des jeunes aux élections,
00:33du score du Front National qui est de plus en plus important à chaque scrutin,
00:37et ensuite expliquer tranquillement sur une chaîne de radio
00:40qu'en tant que président de la République,
00:42François Hollande n'a pas été élu pour faire le projet de loi travail,
00:44tout le monde conteste ce projet de loi travail, mais qu'il va le faire quand même,
00:47parce que finalement, il n'en a rien à faire de l'opinion des jeunes et des salariés de ce
00:50pays.
00:50Donc je crois que là, il y a une question qui est forte,
00:52et qui fait que cette mobilisation, c'est vrai,
00:55elle est en train de prendre un sens supplémentaire.
00:57C'est non seulement, encore et toujours, une contestation contre la loi travail
01:00et contre la précarité sur le marché du travail,
01:03mais c'est aussi une mobilisation qui traduit la volonté des jeunes de ce pays
01:06de se réapproprier la question démocratique.
01:08La mobilisation, elle est plus compliquée, parce qu'il y a les partiels,
01:11il y a les examens qui arrivent.
01:13Donc on a vraiment besoin aujourd'hui que les salariés,
01:16à nos côtés, rentrent dans la bataille,
01:18même s'ils l'ont déjà fait depuis un moment,
01:20et qu'on fasse converger un peu toutes ces forces qui sont capables de se bouger contre cette loi.
01:24D'autant qu'en plus, nous, on va essayer de continuer la bataille sous plusieurs formes,
01:30avec notamment une consultation populaire qu'on va lancer dans tous les quartiers,
01:34à la sortie des lycées, dans les lieux de passage, dans les lieux de vie des jeunes,
01:38pour les faire voter contre cette loi,
01:40ou pour cette loi, comme ils voudront,
01:41mais on pense que majoritairement, ils vont être contre,
01:43en réponse aussi au 49-3, qui pour nous, est un véritable délit de démocratie.
01:47On fait la démonstration depuis trois mois maintenant,
01:49que les jeunes, ils ne veulent pas de ce projet de loi,
01:51qu'en plus, la population non plus,
01:54puisqu'il y a plus de 73% de l'opinion qui est contre.
01:56Donc bien sûr, c'est de l'obstination, c'est de l'entêtement,
01:59ça valide la stratégie du 49-3,
02:00et de ne pas écouter aujourd'hui ce qui s'exprime dans la population.
02:04En même temps, Chirac, il avait annoncé,
02:05deux jours avant le retrait du CPE, qu'il ne reviendrait pas sur la loi,
02:08donc ce n'est pas pour autant que la bataille, elle est perdue,
02:10ce n'est pas pour autant qu'on va arrêter de se battre,
02:12et de mobiliser les jeunes autour de nous.
02:13S'il veut continuer dans cette voie,
02:16il se condamne lui-même à l'échec,
02:17parce que c'est aussi les jeunes qui l'ont porté au pouvoir
02:20pour battre Sarkozy en 2012,
02:21alors nous, on va continuer à faire entendre notre voix.
02:23Il peut être obstiné s'il veut, je pense qu'on l'est plus que lui.
02:26Parce qu'on sait très bien qu'une loi qui passe dans le privé,
02:28elle passe ensuite dans le public,
02:30et puis en plus, moi, je ne fais pas une séparation
02:34entre la politique du privé et du public,
02:37c'est une politique globale qui est menée,
02:39et c'est une politique qui va vers la déréglementation,
02:42la déréglementation des droits des travailleurs,
02:45parce qu'on cherche à faire en sorte que le travailleur
02:48ait un coût le plus bas possible
02:51pour toujours faire des profits.
02:54Moi, j'appelle à la grève reconductible
02:57et à la grève générale,
02:58parce que contre toutes les attaques du gouvernement,
03:01il n'y a pas 36 000 choses à faire,
03:02les jeunes de Nuit Debout nous montrent le chemin,
03:05il faut remettre en question cette politique globale
03:08qui est une politique pour les patrons,
03:11pour le MEDEF,
03:11et pour la marchandisation
03:13de tout ce qui faisait la gloire de la France jusqu'à présent,
03:16c'est-à-dire les services publics
03:18qui étaient là pour donner des droits
03:20à chacun selon ce qu'il était
03:22et pas selon leurs moyens.
03:25Donc, voilà,
03:26j'appelle tout le monde à continuer cette grève très très fort.
03:28On n'en veut pas,
03:33il faut la grève de l'unité !

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