00:00C'est qui les casseurs ? C'est eux les casseurs !
00:03Et c'est qui la racaille ? C'est eux !
00:06Il y a besoin maintenant que le gouvernement écoute véritablement la contestation à son projet de loi.
00:11J'allais dire, qu'est-ce qu'il faut faire de plus pour qu'on soit écouté ?
00:15Le gouvernement a tort de s'obstiner dans sa démarche,
00:19qui nous semble parfois très éloignée des intérêts des citoyens,
00:23et plus, entre guillemets, des calculs électoraux en vue de la présidentielle de l'année prochaine.
00:29L'essence fondamentale de ce texte, c'est le dumping social.
00:32Et ça, ça ne peut pas continuer.
00:34Donc on a fait des propositions au gouvernement,
00:37et vendredi, on va de nouveau expliquer,
00:39puisqu'apparemment, on n'a pas été compris ou entendu,
00:42quelle est la nature de nos propositions.
00:45Il est quand même regrettable, par exemple,
00:46que les sept organisations syndicales aient été créées au président de la République le 20 mai,
00:50et que nous n'ayons toujours pas de réponse.
00:56On est dans de la posture.
00:57Je pense qu'il y a une perspective dans un an,
01:00de présidentielle, comment je dois comporter,
01:03quelle majorité je veux, etc., etc.,
01:05pour les uns et pour les autres.
01:06C'est plus ça, j'ai l'impression, qu'il l'emporte,
01:08aujourd'hui qu'autre chose.
01:09Parce qu'in fine, le gouvernement, il a quel choix ?
01:11Ou il ne bouge pas, ou il bouge avec des virgules.
01:14Il sera obligé de passer au 49-3.
01:16Quand même, c'est cocasse,
01:17une loi dite de progrès qui passe au 49-3 deux fois.
01:20Ou il prend conscience que ce projet de loi est ultra minoritaire partout.
01:24chez les syndicats, chez les artisans, dans la population, etc.
01:28À l'Assemblée nationale, il revient à la raison.
01:31D'une certaine manière, il accepte de le bouger sérieusement,
01:34et de respecter la branche, par exemple, au niveau national,
01:37auquel cas le gouvernement peut espérer qu'il n'y ait pas de 49-3 et un vote.
01:40Mais c'est à lui de choisir.
01:41On a déjà prévu deux journées de mobilisation,
01:47si jamais le gouvernement ne nous entendait pas à cette manifestation.
01:50Le 23 juin prochain, avec des interpellations parlementaires,
01:54et le 28 pour la remise de la votation,
01:56on verra s'il faut d'autres mobilisations, d'autres modalités différentes.
02:00Je crois qu'on se rend capacité de les trouver,
02:02et le gouvernement aurait tort de parier sur le pourrissement.
02:05On fait des lois dans ce pays.
02:07Ce qui est important, c'est qu'elles soient légitimes.
02:09Mais pour qu'elles soient légitimes, il faut quand même espérer avoir une majorité dans le pays,
02:12une majorité sociale et une majorité politique.
02:15Or, ce gouvernement sur cette loi n'a ni majorité sociale,
02:18ni majorité en termes de sondage, de savoir si cette loi convient ou non aux Français,
02:24et ni même de majorité au Parlement.
02:25Alors, ça fait quand même beaucoup.
02:26Et l'entêtement de Manuel Valls, de François Hollande,
02:30est à l'image de leur dogmatisme vis-à-vis des politiques imposées par l'Union Européenne,
02:35qui sont très libérales et qui visent sans cesse à diminuer les droits
02:39et les conditions de vie du grand nombre dans notre pays et à travers même toute l'Europe.
02:43Voilà, on est là, hyper nombreux, vent debout contre cette logique, contre cette loi.
02:48Si on n'avait pas ouvert la boîte de pendant sur des sujets où la droite cherche depuis des années
02:54et des années
02:54à faire reculer le monde du travail, nous n'aurions pas ce risque d'urcissement qu'on observe au Sénat.
03:01En même temps, le Sénat, ils sont assez malins pour avoir essentiellement repris des propositions
03:09qui étaient dans le texte initial, auxquelles ils ont rajouté la remise en cause des 35 heures qu'on connaît
03:15par cœur
03:16et qu'ils ont de toute façon l'ambition de faire.
03:19Je pense qu'aujourd'hui, il y a un gouvernement qui nous explique depuis plus de trois mois
03:22que la mobilisation, elle est morte.
03:24Et en fait, on n'a jamais été aussi nombreux depuis le début du mouvement.
03:27Et comme on n'a jamais été aussi nombreux depuis le début du mouvement, on a les pneus gonflés à
03:31bloc
03:31et on ne s'arrêtera pas jusqu'à la victoire, c'est-à-dire jusqu'au retrait de la loi.
03:34Ils ont parlé trop fort depuis le début et c'est en train de se retourner contre eux,
03:38l'espèce de dispositif et de discours ambiant qui consiste à dire qu'on a un mouvement
03:42qui n'en finit pas de finir.
03:43Voilà, pour un mouvement mort, on est bien vivant.
03:46Manuel Valls, au vestiaire, on va gagner, on est éter !
03:51Manuel Valls, au vestiaire, on va gagner, on est éter !
03:56Manuel Valls, au vestiaire, on va gagner, on est éter !
04:01Manuel Valls !