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  • il y a 2 jours
Pour cette dixième journée de mobilisation syndicale contre la loi travail, la CGT annonce plus de 200.000 manifestants en France. "La détermination est toujours là", souligne Philippe Martinez.

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Transcription
00:05Pas question d'interdire les manifestations, ça serait une première dans ce pays
00:08et ça serait un mauvais signal que d'interdire les manifestations.
00:12Donc on fait une manifestation et on est aussi conscient d'un certain nombre de choses.
00:17Vous savez très bien que ce que font les casseurs qui est inadmissible
00:23dessert les manifestants parce que ça empêche de parler du vrai problème
00:27et le vrai problème c'est la loi travail.
00:28Donc nous manifestons contre la loi travail une fois de plus
00:32et pour l'instant on attend des réponses du gouvernement.
00:35État policier, on ne nous empêchera pas de manifester !
00:40Moi je suis satisfait qu'on ait pu préserver la liberté de manifester
00:44qui est une liberté fondamentale.
00:48Donc le ministre intérieur a fait correctement son boulot là-dessus, je le dis clairement.
00:53Donc nous on était ouverts sur le parcours.
00:55Ce que nous n'acceptions pas, c'est un, une interdiction,
00:58deux, de nous dire vous allez faire une manifestation statique.
01:01Ça n'existe pas une manifestation statique.
01:03Où on fait un meeting public, dehors, place de la Bastille ou ailleurs,
01:07ça veut dire avec prise de parole, etc.
01:09C'est pas ce que nous voulions. Nous nous voulions manifester.
01:12Donc je crois que le ministre l'a compris hier, après le parcours ça se discute.
01:16Et d'ailleurs la proposition de ce parcours, elle vient du ministre.
01:18Et on l'a accepté.
01:20Retrait ! Retrait !
01:21Retrait !
01:23Cette loi travail, c'est la généralisation du dumping social.
01:27D'ailleurs, on n'est pas beaucoup contredit sur cet argument-là.
01:30Donc il faut des réponses à ces questions-là.
01:32Et nous on a fait des propositions.
01:34Maintenant il faut que le gouvernement puisse nous répondre sur les propositions qu'on a faites.
01:39Que quand cette organisation syndicale écrive au président de la République,
01:43dans un contexte social que tout le monde connaît,
01:47donc quand il reçoit une lettre le 20 mai, le minimum c'est de répondre.
01:51Quelle que soit la réponse, c'est de répondre.
01:54Résistance !
01:55La révolution !
01:56Dans la constitution telle qu'elle est faite, celui qui a le rôle le plus important c'est le président
01:59de la République.
02:00Moi je me souviens de conflits, même si c'est pas les mêmes, etc.
02:03Je me souviens de 2006, à la fin, c'est le président de la République qui a réglé les choses.
02:07Bon, par définition, quels que soient les individus.
02:10Donc à un moment donné, oui, si ça tourne en rond, il faudra bien que le président de la République
02:13dise les choses.
02:14Maintenant quand il dit « nous irons jusqu'au bout », il dit pas dans quelles conditions.
02:19Donc moi, vous savez, quand on milite, on est par définition optimiste.
02:22Et être optimiste aujourd'hui, c'est espérer qu'il y a un vrai dialogue qui s'instaure.
02:27Je le demande, à nouveau, ça fait quelques semaines que je le demande.
02:30En plus on a mis sur la table, donc on s'engage quand on met sur la table des propositions,
02:33que ces propositions non seulement ne soient lues, mais qu'on en tienne compte.
02:37On a rencontré la ministre, tardivement, mais on l'a rencontrée.
02:41Et deux jours après, le Premier ministre, dans un interview, dans un journal,
02:45a remis de l'huile sur le feu en parlant des casseurs, de la complicité avec les organisations syndicales.
02:50C'est absolument pas comme ça qu'on montre sa volonté de discuter.
02:56Chirac, en 2006, ou Baladur, en 1994, avait su retirer quand ils avaient quand même une mobilisation contre eux.
03:02Et là, Hollande vient de dire qu'il va jusqu'au bout, mais c'est absolument irrationnel.
03:07Il est absolument minoritaire en tout.
03:09Minoritaire au Parlement, d'abord, au Parlement.
03:12Minoritaire à gauche, minoritaire dans les syndicats.
03:14On a 85% de syndicats qui sont contre cette loi, avec des secteurs de l'UNSA maintenant, de la
03:19CEPDT.
03:20Et après, tous les sondages confirment qu'il est minoritaire.
03:24Enfin, où est-ce qu'on va ? Il va falloir qu'il s'arrête.
03:27C'est dans la rue, ça se passe.
03:28On va passer les éperts.
03:30C'est dans la rue, ça se passe.
03:32On va passer les éperts.
03:34C'est dans la rue, ça se passe.
03:36On va passer les éperts.
03:38C'est dans la rue, ça se passe.

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