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  • il y a 13 heures
Alors que la loi travail a été promulguée en août dernier, des milliers de personnes ont manifesté ce jeudi 15 septembre (40.000 selon les syndicats) à Paris à l’appel de l’intersyndicale. La caméra de l’Humanité.fr s’est rendu dans le cortège de tête afin de recueillir les réactions de leaders syndicaux.
Reportage.

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Transcription
00:02La stratégie syndicale c'est la même, on demande l'abrogation de la loi donc il faut
00:05des mobilisations nationales et en même temps comme on l'a annoncé, il y aura des recours
00:11juridiques au niveau national et international et puis il y aura des mobilisations dans les
00:14entreprises. La loi travail, certains veulent l'anticiper dans les entreprises, notamment
00:19les grands groupes parce que c'est eux les plus intéressés par ça, mais quand les salariés
00:23vont voir concrètement ce que c'est que des heures supplémentaires majorées à 10% au lieu de 25%
00:29il va y avoir aussi des mobilisations dans les entreprises donc on a un champ qui s'est élargi
00:34au niveau des mobilisations et on compte bien jouer là dessus. Le gouvernement a adopté la loi de façon la
00:38plus antidémocratique possible dans un pays comme la France, pays des droits de l'homme ou la démocratie
00:44ça veut dire quelque chose. Quand on n'arrive pas à voir la majorité, sa majorité qui est d'accord
00:49sur
00:49un texte, quand on a l'opinion publique contre soi, quand on a une majorité de syndicats, il faut revoir
00:54sa copie, c'est ce qu'on dit encore aujourd'hui. Cette mobilisation elle est là pour dire c'est
00:58pas un
00:58barreau d'honneur. Le barreau d'honneur ça voudrait dire quoi ? Ça veut dire on mobilise aujourd'hui
01:02et après on rentre à la maison on n'en parle plus. Non, on va continuer à traiter le dossier,
01:05on va continuer sur ce dossier. J'ai dit ce sera le chewing-gum qui... Bah ça va être le
01:09chewing-gum,
01:09ça va continuer. Alors c'est pour montrer qu'on ne laisse pas tomber, que le dossier il est toujours
01:14là.
01:14On était 7 la semaine dernière, on était 7 à Nantes, on était 7 à la fête de l'Huma,
01:18voilà.
01:18La loi a été promulguée, mais on peut, on l'avait déjà fait pour le CNE et on l'avait
01:24gagné à l'époque,
01:25il y a à la fois des recours devant l'OIT qui sont en examen, des recours sur les directives
01:29européennes
01:30et des questions prioritaires de constitutionnalité. Donc c'est les trois volets essentiels sur lesquels
01:34on travaille. Et si on fait ça, c'est avec l'espoir de gagner, au moins sur les points qui
01:39nous apparaissent
01:39les plus importants. On voit bien qu'on est dans une période où de toute façon les entreprises,
01:46ou tout du moins les grands responsables d'entreprises se croient un peu tout permis
01:49et qu'il leur semble possible de faire travailler les gens dans des conditions mauvaises
01:55pour des salaires qui ne sont pas décents. Et puis le jour où ils ont besoin d'aller faire
01:58des bénéfices ailleurs, ils n'ont aucun scrupule à lâcher. Et cela, sans dialogue,
02:03avec les organisations syndicales, sans préavis, etc. Donc ce qui montre bien que ce que nous
02:08dénonçons depuis des mois sur une loi travail qui recentrerait le lieu de décision
02:13sur l'entreprise, fragilise beaucoup les salariés. Puisque sur Alstom, si l'État n'intervient pas,
02:19Alstom s'en va et claque la porte sans ne rien dire à ses salariés. Et donc, bien
02:23évidemment, la démonstration qu'on fait depuis des mois, il ne faut pas laisser les salariés
02:28fragiles face à des responsables d'entreprises qui ont beaucoup de pouvoir, parce qu'ils ont
02:32déjà le pouvoir de l'argent. Et évidemment, ça, ce n'est pas possible. Donc malheureusement,
02:36c'est la démonstration que nous avons raison sur ce problème de la hiérarchie des normes.
02:40Mais pendant cette mobilisation, on a vu aussi qu'il y a différentes formes de contestations
02:43qui se sont entremêlées pour pouvoir exprimer un mécontentement. C'est une pétition
02:48en ligne, des occupations de place, des youtubeurs, youtubeuses sur les réseaux sociaux. Et
02:55donc tout ça, je pense qu'il ne faut jamais les entrechoquer, mais bien faire en sorte
02:57que tous ces mots de contestation, ils soient pris en compte, puisque c'est une génération,
03:01aujourd'hui, qui refuse de se faire mâcher dessus, qui veut faire respecter ses droits.
03:03Et c'est ça que les jeunes expriment aussi en cette rentrée.
03:05Merci.
03:06Merci.
03:06Merci.
03:08Merci.
03:09Merci.
03:09Merci.

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