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  • il y a 25 minutes
Près de 300.000 personnes ont manifesté mardi en France pour une augmentation des salaires et pour défendre le droit de grève, dont plus de 70.000 dans le cortège principal à Paris, a affirmé la CGT. Un mouvement qui n'entend pas s'arrêter là.

Cette journée de grève interprofessionnelle a commencé tôt pour les salariés de Monoprix. À 9h, devant l'enseigne de Montparnasse, ils ont reçu la visite de députés insoumis, dont Rachel Keke (7ème circonscription du Val-de-Marne). "Ne lâchez rien", leur a-t-elle sommé lors de sa prise de parole.

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Transcription
00:05On est là pour plein de raisons. La première chose, c'est notre salaire qui est toujours pareil.
00:11On fait 20 ans, 30 ans, 40 ans de carrière. On a le même salaire. Il n'y a pas
00:16d'augmentation.
00:17On vit pour trois jours, quatre jours et après on est en dette. Donc ce n'est pas normal.
00:21Monoprix, quand il y a des personnes qui quittent la boîte, que ce soit pour un arrêt de maladie
00:25ou des retraites, ne sont pas remplacées. Alors du coup, la personne, elle fait le travail de trois à quatre.
00:32Le corps ne suit plus, le moral ne suit plus et on en a marre de voir les gens venir
00:36travailler avec une boule au ventre.
00:39Pendant le Covid, vous avez travaillé. On vous a vu à l'oeuf. S'il n'y avait pas de
00:45salariés de monoprix, comment on allait faire le cours ?
00:48Ça fait, je peux dire, plus de trois ans quand même qu'ils sont en train de réclamer les meilleures
00:52conditions de travail
00:53et que le PDG Nauru ne les écoute pas. Donc ça, je dis jusqu'au bout. Tant qu'il n
00:58'y a pas de satisfaction, on va jusqu'au bout.
01:01On est là, on est là, même si Nauru ne veut pas. Nous, on est là, pour l'honneur de
01:09travailler et pour un monde de meilleurs.
01:23Le fait que toutes les professions avec l'intersyndicale est appelée à faire grève, pour nous, c'est hyper important
01:27parce qu'en tant qu'étudiant, on s'associe complètement à tout ça.
01:30Tous nos camarades travailleurs qui sont en lutte pour leur salaire, nous, on est les travailleurs et les travailleuses de
01:34demain.
01:35Et donc, c'était complètement évident que les organisations de jeunesse appellent à s'associer à ce mouvement-là de
01:42grève.
01:42On espère que ça va prendre, que ça va continuer. Et nous, on est là, de toute façon, pour mener
01:46le combat avec le rapport de force face à Macron aujourd'hui, demain.
01:49Je suis là pour plusieurs raisons. Déjà, la toute première, c'est pour défendre le service public.
01:53Cette année, on a migré ma licence de Tolbiac à l'ancien campus de Paris 3, Sancier, et on est
01:59arrivé en début d'année.
02:00Il n'y avait pas de table, il n'y avait pas de chaise, il n'y avait pas Internet,
02:04il n'y avait pas d'eau, il n'y avait pas de machine à café.
02:06Vous voyez avoir des cours là-dedans ? Pas moi. Donc défendre le service public parce que là, tout est
02:10en train de se casser la gueule et ce n'est pas normal.
02:12La deuxième chose, c'est qu'il faut attendre une réponse immédiate. Je dis des pouvoirs publics, mais ça peut
02:17être du gouvernement, de l'opposition, de n'importe qui.
02:19Que quelqu'un fasse quelque chose pour qu'on arrête de se bouffer l'inflation dans la gueule.
02:24Avec mes collègues, on a fait une liste d'essentiels, on achète tout au gros volume et qu'est-ce
02:29qu'on fait ? On ne bouffe que des pâtes aux pâtes.
02:30C'est un étudiant, c'est un salarié, c'est tous ensemble, il faut l'univers, car c'est tous
02:37ensemble, on va gagner.
02:40Aujourd'hui, on est là parce qu'on revendique l'attractivité des hôpitaux, des EHPAD et de l'action sociale.
02:46Et cette attractivité-là, elle peut prendre naissance que sous un angle certain de politique publique, qui consiste à augmenter
02:55nos salaires,
02:56pour fidéliser le personnel et avoir envie de travailler à l'hôpital, évidemment, réouvrir les écoles sanitaires et sociales.
03:02Et ensuite, nous revendiquons plus que jamais 200 000 emplois pour tout notre secteur.
03:08Donc, comme je vous le disais, on continue à revendiquer, mais à revendiquer non pas pour se faire plaisir, mais
03:15vraiment pour nous entendre.
03:18On réclame, bien sûr, une augmentation de salaire, on travaille dans des conditions terribles.
03:25Souvent, nous voyons nos collègues en souffrance, des collègues qui n'en peuvent plus, en dépression par rapport au surplus
03:33de travail, un manque d'effectifs énorme.
03:35On est un petit peu les oubliés, on va dire, de la fonction publique territoriale.
03:40Dans les finances publiques, aujourd'hui, les fonctionnaires, on est peu rémunérés, on perd beaucoup de pouvoir d'achat.
03:47On a été augmenté que de 3,5% pour l'indicière, mais on a des primes qui, elles, n
03:52'ont pas bougé depuis 2007.
03:54Donc, en fait, on est loin d'avoir été augmenté de 3,5%, mais plutôt de 2,5%.
04:01Face à l'inflation, c'est vraiment trop insuffisant.
04:03Et donc, aujourd'hui, c'est là pour continuer à se battre, important, important pour également protéger le droit de
04:11grève qui est essentiel dans notre pays.
04:21Pour tout le monde, il y a un seul, pour l'instant, un seul mot d'ordre qui fait converger.
04:26C'est les salaires pour ceux qui travaillent et pour ceux qui, comme moi, sont pensionnés.
04:35Ben, c'est la pension, donc c'est la vie chère, c'est pouvoir vivre, on dit dignement, après tout,
04:42je ne sais pas trop ce que c'est vivre dignement.
04:43Mais en tout cas, c'est pouvoir, pour ce qui nous concerne, nous qui sommes pensionnés, c'est pouvoir avoir
04:51des loisirs,
04:52c'est pouvoir déjà se soigner, avoir accès aux soins.
05:03Nous, on vient du secteur de l'aérien, comme on peut voir le drapeau sud aérien.
05:07Nos revendications sont un peu comme tous ceux qui sont dans la rue aujourd'hui.
05:10C'est la misère sociale, la misère en entreprise, les cadences acharnées, les salaires qui ne suivent pas.
05:19Les salariés ne se retrouvent pas à la fin du mois, tout simplement.
05:21Et on nous parle de une retraite à 65 ans, on peut encore presser le citron.
05:26Nous, on n'en peut plus aujourd'hui.
05:27Plus loin que l'âge de la retraite.
05:31Travaille pas mal.
05:34Moi, je suis là, c'est pour les jours heureux.
05:37Parce que moi, j'en ai marre de vivre avec un SMIC à 1 600 euros.
05:43Parce qu'une fois qu'on a tout payé, il ne me reste plus que 300 euros pour vivre.
05:47Et moi, j'en peux plus.
05:48Je suis seule avec un enfant à charge.
05:51Et je commence à en avoir marre, parce qu'en plus, l'écricité, le gaz va augmenter.
05:56Moi, si c'est pour réduire sur les cinémas, sur les choses de la vie, ça commence à bien faire.
06:02La Confédération paysanne est là aujourd'hui parce que notre combat est très proche.
06:06C'est le même en fait.
06:07Celui contre les super profits pour une meilleure répartition des richesses,
06:10c'est le même pour les paysans, c'est le même pour les salariés.
06:13Aujourd'hui, nous, les paysans, on a beaucoup de mal à vivre de notre travail.
06:16C'est extrêmement difficile et du coup, on partage vraiment le même combat.
06:19C'est important d'être là, pas que par solidarité avec le mouvement de grève des raffineries,
06:25mais pour dire que ce soit ce gouvernement-là ou le patronat,
06:28eh bien, c'est eux qui bloquent le pays.
06:30C'est eux qui bloquent le pays parce que c'est eux qui bloquent le salaire.
06:33C'est eux qui bloquent l'âge de la retraite et même qui le reculent.
06:37C'est eux qui bloquent les chômeurs pour rechercher du travail
06:40parce qu'ils n'arrêtent pas de supprimer des postes de travail,
06:43que ce soit dans le service public comme dans le privé.
06:45Alors, on a mille fois raisons de manifester et les rapineries,
06:49ils ont mille fois raisons d'être en colère et de faire la grève.
06:51on peut vous faire ça.
06:55Donc on va sans prouver de jeunes.
06:55Bienvenue.
06:58J'ai été mis en colère.
06:59Il y a la fin de travail.
07:04Je t'en ai déjà commencé par la cuisine par l'étranger.
07:05C'est parti.
07:05C'est parti.
07:06On va avoir des choses sur le travail,

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