Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 56 minutes
En Iran, le double scrutin du 26 février, pour l’élection du Parlement et de l’Assemblée des experts, s’annonce très difficile pour les réformateurs. L'accord conclu le 14 juillet 2015 à Vienne entre l'Iran et le groupe P5+1 montre que M. Rohani semble avoir atteint son objectif d'ouverture vers l’international. Sa clé, symbole de sa campagne, n'a cependant pas fonctionné pour la politique interne… Réalisation : Abrahim Saravaki

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Si la clé de M. Rouhani a bien fonctionné pour l'ouverture à l'international,
00:12comme en témoigne l'accord conclu le 14 juillet 2015 à Vienne entre l'Iran et le groupe P5 plus
00:171,
00:18qui limite au volet civil le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions économiques imposées à l
00:24'Iran depuis 2006,
00:25sa clé n'a pas fonctionné pour la politique interne.
00:27Ce double scrutin du 26 février, Parlement et Assemblée des experts, s'annonce très difficile pour le gouvernement.
00:40Ce jeune homme qui embrasse la main de l'ayatollah Khomeini à Nofl-le-Château n'est autre que son
00:45petit-fils, Hassan Khomeini.
00:47Aujourd'hui au Jatol-Islam, il est devenu, après le décès de son père, l'exécuteur testamentaire du fondateur de
00:54la République islamique
00:55pour ce qui concerne ses œuvres et la gestion de son mausolée.
00:58Malgré tout cela, sa candidature à l'élection au sein de l'Assemblée des experts a été rejetée,
01:02le Conseil des gardiens de la Constitution n'ayant pas pu vérifier sa compétence religieuse.
01:07Selon toute vraisemblance, la raison principale de cette censure est sa proximité avec les réformateurs
01:12et son soutien affiché aux pragmatiques du régime.
01:15Ce double scrutin se déroule à un moment crucial.
01:17Les réformateurs sont marginalisés au sein du pouvoir
01:20et la société, qui garde les traces d'un mouvement populaire réprimé mais non enterré,
01:25cherche les moyens de s'exprimer et attend les fruits de l'ouverture internationale.
01:35L'ayatollah Khamenei, qui guide d'une main de fer la République islamique, est malade.
01:40Âgé de 76 ans, il voit le destin de sa succession placée entre les mains de l'Assemblée des experts
01:45qui sera élu ce 26 février pour un mandat de 8 ans.
01:48Tola Ahmad Djanati, président du Conseil des gardiens de la Constitution,
01:52chargé de valider les candidatures pour ces élections,
01:55a bien veillé à l'élaboration de la potion magique.
01:58Il a validé la majorité des candidatures des conservateurs intégristes,
02:02en ajoutant un peu de députés pragmatiques qui seront attentifs aux recommandations du gouvernement,
02:08et une poignée de candidats proches des réformateurs.
02:10Face aux 3000 candidats conservateurs, il n'y aura que 70 candidats proches des réformateurs.
02:16Certains réformateurs ont donc lancé une campagne à Téhéran
02:19pour recueillir les 2 millions de voix pour faire élire les candidats proches de l'ayatollah Ram Sanjani
02:25et des conservateurs non soumis aux intégristes.
02:27En soutenant ces candidats, ils espèrent pouvoir empêcher la réélection
02:31de trois ayatollahs à la tête de poste clé qui appliquent la volonté du guide
02:35et empêchent l'expression des organes électifs.
02:37Ces élections devaient refléter l'évolution de la société iranienne
02:40après deux ans de présidence de M. Rouhani et la levée des sanctions.
02:44Avec la censure des réformateurs,
02:46elles se transformeront en un marqueur du rapport de force
02:48entre conservateurs intégristes et conservateurs pragmatiques.
02:52Proches de l'école du Conseil de discernement de la République islamique,
02:55ces derniers sont pour une relation normalisée avec la communauté internationale,
02:59avec à la clé la relance de la croissance économique
03:02et des relations moins brutales de l'État envers le peuple.
03:06Les électeurs iraniens nous ont habitués aux surprises
03:09depuis qu'ils ont élu M. Rattami en 1997.
03:12Mais pour ces élections, leur champ de manœuvre est encore davantage réduit par l'État,
03:16malgré la volonté de M. Rouhani.
03:19En Iran, un président élu ne détient en effet même pas 20% du pouvoir,
03:24le reste étant dans les mains du guide, le véritable chef de l'État.
03:27Sous-titrage Société Radio-Canada
03:31www.rattami.com

Recommandations