- il y a 13 heures
En direct du Parlement européen avec l'Humanité.fr
Les élections des derniers mois en Europe ont montré la percée de nouvelles forces à gauche, et fait apparaître des alliance inédites, sur fond de rejet des politiques d'austérité et de régression sociale imposées par l'Europe. Victoire de Syrisa en Grèce, poussée de Podemos et de la Gauche unie en Espagne, arrivée au pouvoir d'une alliance de gauche au Portugal, sans oublier la montée de nouvelles formations de gauche en Irlande, ou la victoire de Jeremy Corbin à la tête du Parti Travailliste au Royaume Uni. Quels espoirs ouvrent ces nouvelles expériences, toutes singulières ? Comment s'en inspirer ? Trois députés européens ouvrent le débat: Stélios Kouloglou, député grec du GUE/NGL, membre de Syrisa; Carlos ZORRINHO, chef de la délégation socialiste du Portugal au Parlement européen, et Patrick Le Hyaric, député européen GUE/NGL, membre du Front de Gauche. Un débat animé par Jean-Jacques Régibier, journaliste.
Les élections des derniers mois en Europe ont montré la percée de nouvelles forces à gauche, et fait apparaître des alliance inédites, sur fond de rejet des politiques d'austérité et de régression sociale imposées par l'Europe. Victoire de Syrisa en Grèce, poussée de Podemos et de la Gauche unie en Espagne, arrivée au pouvoir d'une alliance de gauche au Portugal, sans oublier la montée de nouvelles formations de gauche en Irlande, ou la victoire de Jeremy Corbin à la tête du Parti Travailliste au Royaume Uni. Quels espoirs ouvrent ces nouvelles expériences, toutes singulières ? Comment s'en inspirer ? Trois députés européens ouvrent le débat: Stélios Kouloglou, député grec du GUE/NGL, membre de Syrisa; Carlos ZORRINHO, chef de la délégation socialiste du Portugal au Parlement européen, et Patrick Le Hyaric, député européen GUE/NGL, membre du Front de Gauche. Un débat animé par Jean-Jacques Régibier, journaliste.
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00:11Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ce débat depuis le Parlement européen de Strasbourg.
00:17On va parler aujourd'hui de la recomposition du paysage de la gauche en Europe,
00:21notamment bien sûr à la suite des élections qui ont lieu au cours des derniers mois, jusqu'au début de
00:262015.
00:28Je rappelle la victoire bien sûr de Syriza en Grèce, la poussée de Podemos et de la gauche unie en
00:34Espagne,
00:35la poussée également de la gauche au Portugal et puis nous parlerons évidemment de ce qui s'est passé également
00:40en France
00:40aux élections régionales il y a quelques semaines. Nous avouquerons aussi en quelques mots la montée des nouvelles formations de
00:46gauche en Irlande
00:47et puis ce qui se passe aussi au sein du Parti travailliste anglais avec Jérémy Corbyn.
00:52Pour débattre de ces questions, j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau trois députés européens.
00:58Stelios Cologlou, bonjour.
00:59Bonjour.
01:00Merci d'être avec nous. Vous êtes membre de Syriza, député GE ici au Parlement européen.
01:05J'ajoute que vous êtes aussi journaliste, écrivain, que vous connaissez évidemment très bien la Grèce,
01:10mais aussi beaucoup l'Europe que vous avez sillonné dans tous les sens, dans le cadre notamment de votre travail
01:16de journaliste.
01:18Carlos Zorigno, je ne vais pas écorcher votre nom.
01:21Non, non, très bien, très bien. Bonjour, c'est un plaisir.
01:24Bonjour. Vous êtes le chef de la délégation socialiste du Portugal ici au Parlement européen.
01:29Portugal où il se passe, autre pays où il se passe beaucoup de choses à gauche depuis très peu de
01:33temps.
01:34Des choses tout à fait passionnantes, on aura l'occasion d'en parler.
01:36Et puis Patrick Le Yari, bonjour à vous aussi, député de la gauche unité européenne.
01:40Vous êtes également journaliste et on reviendra, on le disait il y a deux secondes, sur les très récentes élections
01:47régionales en France et ce que ça nous inspire.
01:50Stélios, on va commencer avec vous.
01:52Il y a presque un an, c'était le 25 janvier qu'il y a eu lieu, que Syriza triomphait
01:58aux élections législatives en Grèce.
02:00Une victoire qui a sonné comme un véritable coup de tonnerre en Europe et qui a levé un grand espoir
02:04dans tout le continent, il faut bien le dire,
02:06puisque pour la première fois, depuis la fin de la seconde guerre mondiale,
02:10eh bien un tout jeune parti en Grèce qui était situé à gauche des formations traditionnelles a accélé au pouvoir.
02:17J'allais dire simplement, si on revient un petit peu en arrière, un an en arrière il y a juste
02:21un an,
02:22et Dieu sait, on aura l'occasion d'en reparler, s'il s'est passé des choses pendant un an
02:26en Grèce,
02:28quelles sont les conditions, d'après vous, qui ont rendu cette victoire possible ?
02:34D'abord, c'était la crise économique, et puis c'était la tradition de la gauche en Grèce, qui est
02:42très forte,
02:43commencée par la résistance contre les nazis.
02:47On avait aussi la personnalité des Tsipras qui a joué un rôle,
02:51à la fois pour mettre ensemble des différents états de la gauche,
02:57mais aussi une personnalité jeune qui n'avait pas un passé compromis,
03:04comme c'était le cas avec ses adversaires politiques de la droite.
03:09Alors ça, c'est une caractéristique dont on aura l'occasion de reparler dans ce débat.
03:13On a affaire à des partis jeunes en Europe, quand il se passe des choses à l'heure actuelle,
03:18ce sont des partis plutôt nouveaux, Syriza est un parti très très jeune,
03:23quand il est arrivé au pouvoir, c'était un parti pratiquement en voie d'organisation,
03:26qui était un parti tout jeune.
03:28Ça, c'est une particularité des gens venus, on peut dire quoi,
03:31du mouvement social, de ce qui se passait en Grèce à ce moment-là,
03:36et qui étaient en tous les cas branchés sur ce mouvement social.
03:39Écoutez, c'est une combinaison entre une partie de l'ancien parti communiste,
03:46le poulot-reformiste, l'attendance, l'aille de l'ancien parti communiste,
03:52mais aussi des mouvements sociaux qui ont fait une alliance.
03:57Syriza d'ailleurs, ça veut dire, une coalition entre la coalition de la gauche radicale.
04:05Mais, tandis qu'en Espagne, par exemple, on a eu le Podemos,
04:09qui est un parti tout à fait nouveau, qui a été né pendant le mouvement de l'année 2011.
04:20Alors, est-ce que ça paraît important, on peut tout de suite aborder cette question-là,
04:24d'ailleurs, entre nous ici, est-ce que ça paraît important dans cette recomposition à gauche,
04:28ça semble être en tous les cas une des caractéristiques qu'on observe dans différents pays, vous venez de le
04:32dire,
04:33ce lien entre parti politique, organisation politique, qui va être élu à un moment donné,
04:39accéder au pouvoir à un moment donné, et les mouvements sociaux,
04:42les mouvements sociaux construits forts, qui à un moment donné apparaissent, émergent,
04:46dans le paysage social, j'allais dire, plus que politique du pays.
04:51Est-ce que c'est une des caractéristiques de notre temps en Europe, ça, par exemple ?
04:54Je pense que oui, il faut avoir des alliances pareilles,
04:58comme la social-démocratie traditionnelle a abandonné les couches populaires
05:08et les couches sociaux sur lesquelles a été basé,
05:14alors il faut, évidemment, trouver de nouvelles alliances sociales, pas seulement politiques.
05:21Et ça, ça a été fait plus ou moins par Syriza.
05:25Et ce qu'on essaie maintenant, les investisseurs, les créanciers,
05:30effectivement, de briser ce lieu préférentiel entre Syriza
05:38et la base sociale et aussi électorale du pays.
05:44Je vous pose à vous, Carlos Origno, directement la question.
05:47On parlait là de cette alliance, cette particularité en Espagne, en Grèce,
05:53d'alliances entre des mouvements sociaux forts
05:55et une organisation politique soit naissante, soit déjà existante.
06:00Ce n'est pas exactement, on va en reparler aussi en détail,
06:02ce qui s'est passé au Portugal.
06:05Si, quand même, qu'est-ce que vous diriez, vous ?
06:07Non, je crois que c'est très important pour faire face à ces nouveaux défis,
06:15développer une alliance très forte entre les partis politiques de gauche
06:19et les mouvements sociaux.
06:21Mais à mon avis, ce n'est pas bon de faire la confusion entre les deux.
06:25Même en Espagne, je crois que Podemos a un être à partir d'un mouvement social,
06:31va se transformer dans un parti.
06:32Et après, c'est bon pour Podemos d'avoir des mouvements sociaux
06:36à travailler avec le parti.
06:38Je crois que la question, c'est que la social-démocratie,
06:42dans les dernières années et dans le contexte européen,
06:45a resté beaucoup de temps dans le milieu de la ponte.
06:49C'est un peu la répétation d'une autorité plus douce,
06:55mais se transformer dans une alternative vraie, vraiment forte.
07:03Et maintenant, je crois qu'il faut qualifier ça.
07:08Il y a la gauche conservative, il y a la gauche progressiste.
07:11Et je crois qu'il faut faire des alliances entre les mouvements sociaux
07:16et la gauche progressiste.
07:18C'est un peu ça qu'on a essayé de faire en Portugal,
07:22qu'on a essayé de faire en toute l'Europe.
07:24Parce qu'il y a aussi la gauche conservative,
07:27la gauche qui est contre l'Europe,
07:28la gauche qui est contre la dynamisation,
07:30l'intégration et le développement d'oppositions européennes.
07:35Ça, c'est un autre champ de politique,
07:38complètement acceptable,
07:39mais ce n'est pas ça qu'on veut faire en Portugal.
07:43En Portugal, on a fait une coalition,
07:44que c'est un gouvernement minoritaire du Parti socialiste,
07:49avec un accord avec le Parti de gauche,
07:53le Parti communiste et le bloc de gauche,
07:55avec un compromis avec des mesures directes
08:00et exactement bien écrites.
08:03Ici, par exemple, au Parlement européen,
08:07c'est très rare l'occasion où le vote des socialistes
08:11est le même que le vote de mes collègues,
08:13qui sont le groupe Rouen.
08:14Mais dans ces 8, 9, 10 questions,
08:17qui sont surtout sur mettre les jeunes dans le centre de politique
08:21et mettre la sustentabilité du planète,
08:24les causes de la modernité,
08:27comme des choses progressistes,
08:30pour mobiliser les jeunes
08:31et pour transformer le futur,
08:34je peux dire ça.
08:35Pour ça, c'est possible et c'est bon
08:38de faire toutes les alliances,
08:39des partis politiques avec les mouvements sociaux.
08:42Les mouvements sociaux sont les dynamisateurs
08:48de chaque cause spéciale.
08:50Le parti politique les transforme
08:51en des lois et des mesures au niveau gouvernemental.
08:55Alors, c'est tout à fait nouveau au Portugal,
08:57il faut rappeler,
08:58ce type d'alliance à gauche
09:00n'avait encore jamais eu lieu en tous les cas depuis la révolution.
09:02La grande question,
09:03et dans un programme comme ce programme,
09:05c'est important de la faire,
09:07c'est comment vont les institutions européennes,
09:10comment vont les institutions européennes
09:13réagir à cette alternative ?
09:16Parce que nous savons que le Célisa a gagné,
09:19et avec Maman a référé à Grèce,
09:23ils sont maintenant à mettre en œuvre un programme
09:25qui n'est pas un programme de gauche,
09:27et nous sommes au Portugal
09:30à essayer de faire,
09:32à dire que la TINA,
09:34de l'Isneau Alternative,
09:35ce n'est pas quelque chose
09:38impossible de passer.
09:40On a essayé de mettre en œuvre
09:41une alternative,
09:42qui c'est une politique
09:45plus liée à la croissance
09:46et à la cohésion,
09:49mais dans le cadre
09:51d'une vision flexible
09:54et intelligente
09:54des traités budgétaires,
09:56des traités constitutionnels,
09:58des rôles de l'Union européenne.
10:01Et je sais,
10:02nous sommes accompagnés de ça,
10:04qu'il y a un gros débat
10:05ici dans l'Union européenne,
10:08s'ils vont laisser cette expérience
10:12montrer leur potentiel,
10:14ou s'ils vont la couper.
10:16Et ça, ça sera,
10:18dans les prochains 3-4 mois,
10:20on va voir ça.
10:21Et j'appelle à l'appui
10:22de toute la gauche
10:24et de tout le centre européen
10:26pour cette bataille.
10:27Patrick Lojaric,
10:29parlons deux mots aussi
10:30sur ce point-là,
10:31sur ce point particulier,
10:32de la liaison avec les mouvements sociaux
10:34et de l'émergence
10:36de nouveaux groupes
10:37ou forces politiques.
10:37Ce n'est pas vraiment le cas en France,
10:40en dehors, bien sûr,
10:41du Front de Gauche,
10:42qui est né il y a quelques années
10:43et qui est un peu dans ce créneau-là.
10:44Comment voyez-vous les choses ?
10:45Est-ce qu'on est dans des configurations
10:46du même type ?
10:47Et pourquoi finalement,
10:49ça, on en reparlera tout à l'heure,
10:51mais pourquoi finalement,
10:53on n'arrive pas à avoir
10:54une configuration comparable
10:55à celle en France,
10:57comparable à celle qu'on peut avoir
10:58en Grèce, en Espagne,
11:00même, j'allais dire,
11:01au Portugal, à l'heure actuelle ?
11:02D'abord, ce ne sont pas
11:05les mêmes histoires.
11:06L'histoire récente,
11:08je parle d'un demi-siècle,
11:10de la Grèce, du Portugal
11:12et de l'Espagne,
11:13n'est pas du tout la même
11:15que celle de la France.
11:16L'histoire de la gauche
11:17n'est pas non plus
11:18tout à fait la même.
11:20La force du Parti communiste
11:22pendant très longtemps
11:23a conduit à avoir en France
11:28un rapport de force
11:31extrêmement important
11:32et qui avait des conséquences
11:33sur tout le spectre politique.
11:35Mais l'histoire même
11:36du Parti socialiste
11:37aussi avait une influence.
11:40C'est-à-dire,
11:40il y avait une interaction
11:41entre les deux.
11:43Malheureusement,
11:44ce cycle est révolu
11:47désormais.
11:47C'est-à-dire,
11:48depuis qu'on est rentré
11:49dans le cycle de la présidence
11:51de François Hollande,
11:53je pense que c'est terminé.
11:54et le cycle du Parti communiste
11:57tel qu'on l'a connu,
11:59c'est-à-dire un Parti communiste
12:00fort depuis,
12:03en gros, disons,
12:05la chute du mur de Berlin,
12:07c'est un recul continu,
12:09un rapport de force nouveau.
12:10Et le mouvement social aussi.
12:12Il y a eu un puissant mouvement social
12:14à deux reprises,
12:16dont sous le quinquennat
12:18de M. Sarkozy,
12:21contre les contre-réformes
12:22des retraites.
12:23Mais la caractéristique
12:25de ce mouvement,
12:26c'est qu'il a été mis en échec,
12:27contrairement à celui de 1995,
12:30lorsque Juppé voulait faire
12:32les modifications
12:33de la protection sociale
12:34telle qu'on l'a connue.
12:35Donc, le mouvement social aussi,
12:37il est en difficulté.
12:39Il y a bien une multitude
12:41de mouvements citoyens,
12:44sociaux, dans les entreprises,
12:46dans les collectivités,
12:47contre des projets
12:48ou pour des projets.
12:49Mais il n'y a pas
12:49de mouvement social global.
12:51Et tout ceci pèse
12:52sur l'ensemble du spectre
12:54social et politique,
12:56dont sur le front de gauche.
12:58Mais justement,
12:58si on devait dire,
12:59aujourd'hui en France,
13:00après tout,
13:01on est aussi, bien sûr,
13:02dans une situation
13:03qui a été moins grave,
13:04entre guillemets,
13:04que la situation
13:05qui a connu la Grèce
13:06en termes de difficultés économiques,
13:09ou même la situation
13:10du Portugal,
13:11mais on est quand même
13:11dans une situation
13:12qui n'est pas facile en France,
13:13ne serait-ce qu'à cause du chômage.
13:15Comment se fait-il qu'en France,
13:16justement,
13:17comment vous interprétez ça ?
13:18Comment se fait-il
13:19que ce mouvement social
13:20n'apparaisse pas réellement
13:21en dehors des canaux habituels,
13:23qui sont les canaux syndicaux,
13:24mais qui sont effectivement
13:25quand même un peu à l'écart
13:26de la politique habituelle ?
13:29Mais moi, je crois que le problème,
13:31il est plus profond
13:32qu'une question de parti
13:33ou qu'une question de coalition.
13:35Moi, je pense que,
13:36depuis la contre-offensive idéologique
13:38des néoconservateurs,
13:39de la réaction nord-américaine
13:42du riganisme puis tatchérienne
13:45et tout ce qu'il a accompagné,
13:48c'est-à-dire une école de pensée
13:50qui a occupé les médias,
13:53qui est rentrée dans les universités,
13:54qui occupe les journaux.
13:56Ceci a des conséquences très profondes,
13:58bien plus profondes
14:00que nous pouvons le penser
14:01sur la manière dont les individus
14:03se représentent leur entourage
14:06et sur la manière
14:07dont ils conçoivent leur avenir.
14:09Dès lors qu'ils commencent
14:10à concevoir leur avenir
14:12comme soit au mieux le statu quo,
14:16soit au pire l'impossibilité
14:18de retourner à un nouveau progressisme
14:20transformateur pour le bien-être,
14:23pour les biens communs,
14:24eh bien, évidemment,
14:26ça ne crée pas de conditions
14:28ni pour des mouvements sociaux
14:30ni pour le développement
14:32de partis progressistes.
14:34Stelius Clouglon,
14:35on revient sur la situation
14:37de cette année en Grèce,
14:39Syriza donc axée de pouvoir.
14:42L'Europe, on est là
14:43dans un des palais de l'Europe.
14:46L'Europe, évidemment,
14:47n'a pas dit son dernier mot,
14:48loin de là.
14:51Une négociation va s'engager
14:52qui va être extrêmement difficile.
14:54Franchement, tout le monde
14:55a suivi ça,
14:56notamment,
14:56ça a été le feuilleton
14:59que tout le monde
15:00a regardé en Europe.
15:01qu'est-ce qui va se passer ?
15:02C'était un bras de fer,
15:03bien entendu.
15:04Redonnez-nous un peu
15:06le contexte
15:07de comment ça s'est réellement...
15:09Les uns et les autres
15:10en ont parlé,
15:10mais comment ça s'est également...
15:12Comment ça s'est exactement passé
15:14et comment vous avez ressenti
15:15les choses dans ce bras de fer
15:16entre le nouveau gouvernement
15:19de Syriza et l'Europe,
15:20et la Troïka,
15:21on va dire,
15:22et l'Europe en général ?
15:23Écoutez, d'abord,
15:25moi, je pense toujours...
15:27Je l'ai écrit d'ailleurs
15:28au Monde Diplomatique
15:30qu'il s'agissait
15:31d'un coup d'État silencié,
15:33comme je l'ai décrit.
15:35C'était un coup d'État
15:36à la fois pour...
15:38avec le but
15:40de renverser le gouvernement.
15:42Ce coup d'État a échoué,
15:44mais quand même,
15:45on a réussi
15:45à renverser la politique
15:48que Syriza voulait appliquer.
15:50parce que la politique
15:52imposée à la Grèce
15:54après les négociations
15:56qui...
15:57c'est une politique
15:58d'une austerité très dure,
16:01plus dure
16:02que la politique
16:05menée jusqu'à ce moment-là.
16:08Syriza et Tsipras
16:09ont beaucoup fait,
16:11mais à la fin,
16:12ils ont dit
16:12«capituler »
16:13de cette manière,
16:15signé encore
16:16qu'il n'est pas
16:17les nôtres,
16:19qu'il n'est pas
16:20un accord
16:22basé
16:23sur la politique
16:24de Syriza.
16:25Alors,
16:26pour le moment,
16:27le bilan
16:28est provisoire,
16:30évidemment,
16:30mais aussi ambiguï.
16:32Ça veut dire,
16:34on a eu...
16:34Les choses positives,
16:37c'est que
16:39Syriza,
16:39le gouvernement de Syriza
16:41a semé
16:42quelque chose
16:43dans la terre européenne.
16:45Alors,
16:45on a eu
16:46des événements
16:47très importants,
16:49très significatifs,
16:50comme c'était le cas
16:51avec le Portugal,
16:52la montée de Podemos,
16:53mais aussi
16:53l'élection
16:54de Corbyn
16:56au Parti de la République.
16:58Mais la situation
17:00en Grèce
17:01reste très,
17:02très difficile.
17:03Il y a toujours,
17:04à mon avis,
17:05l'idée
17:05qu'il faut donner
17:07une leçon
17:08aux Grecs
17:10de la voix
17:10qui ont osé.
17:11Voilà,
17:12qu'ils ont osé.
17:13Au Gé.
17:15Donc,
17:15vous vous êtes dit
17:16à ce moment-là,
17:17à ce niveau-là
17:18du bras de fer,
17:19vous vous êtes dit
17:21il faut qu'on reste au pouvoir,
17:22il n'est pas question
17:23qu'on abdique
17:23ou qu'on capitule,
17:25même si on est obligé
17:26de faire des compromis
17:26dans la discussion,
17:29la négociation,
17:30notamment autour
17:31de la dette,
17:31etc.
17:32Alors,
17:33est-ce que ça veut dire
17:34que c'est très difficile
17:35aujourd'hui
17:36d'échapper
17:37à l'ordre économique
17:38de la zone euro,
17:39on va dire ?
17:40Est-ce que vous vous êtes
17:41rendu compte
17:42à un moment donné
17:43que la Grèce toute seule
17:44n'allait pas y arriver ?
17:45Absolument.
17:47Nous avons besoin,
17:49nous avions toujours
17:50besoin des alliances.
17:52La victoire d'ailleurs
17:53de Syriza,
17:54à mon avis,
17:55n'était pas mûre.
17:58La victoire était poussée
17:59par la crise,
18:00on ne sait jamais,
18:03elle a été poussée
18:04par la crise profonde
18:06sociale,
18:07mais encore,
18:09elle était un petit peu
18:10prématurale.
18:11Alors,
18:11on a joué le rôle
18:12des catalytes
18:13pour les événements
18:15dans les autres pays
18:16européens,
18:17notamment au CID,
18:19mais la Grèce aussi,
18:21et ce n'est pas seulement
18:22le cas de la Grèce,
18:23souffre
18:24d'une titèle
18:26de Berlin et de Bruxelles
18:29qui ne donne pas
18:31de marge de manœuvre
18:32au gouvernement
18:33bien progressiste
18:34d'appliquer
18:35un autre programme.
18:37par exemple,
18:39par exemple,
18:39les problèmes
18:40qui affrontent
18:41notre camarade
18:44au Portugal
18:45ne sont pas
18:46les problèmes
18:47de coalition
18:48entre le Parti Socialiste
18:50et le Parti
18:51de la gauche
18:51traditionnelle,
18:52mais c'est
18:53que le marge
18:54de manœuvre
18:54est très limité.
18:57On ne peut pas
18:57faire des choses
18:59qui pourraient
18:59vraiment changer,
19:01réchauffer l'économie,
19:02et faire l'économie
19:05démarrer.
19:05À mon avis,
19:06ce n'est pas
19:06notre camarade
19:09qui connaît bien
19:10qui est moi,
19:11mais en Grèce,
19:13de toute façon,
19:15les créanciers
19:17toujours gardent
19:18une position
19:21et une politique
19:22punitive.
19:23Il faut encore
19:24payer
19:24parce qu'on a osé
19:26un an avant
19:27de défier
19:29la politique.
19:31Carlos Rigno,
19:32vous ressentez
19:33cette ambiance
19:33qui est en train
19:34de décrire
19:35Stelios ?
19:35Vous ressentez
19:36cette ambiance
19:36au Portugal
19:37ou pas vraiment ?
19:38Comment ?
19:39Je vais dire
19:40une chose d'abord,
19:41c'est qu'on ne peut pas
19:42dire tout simplement
19:44que les mouvements sociaux
19:46sont des choses
19:48bonnes par nature.
19:49Il y a des mouvements sociaux
19:51et des mouvements sociaux.
19:52Ils sont à se développer
19:54maintenant
19:54dans différents pays
19:55de l'Union européenne.
19:57Des mouvements sociaux
19:58très nationalistes
19:59qui veulent maintenir
20:01les choses
20:02comme ils sont,
20:03qui veulent maintenir
20:04les droits
20:05qu'ils ont acquis
20:06dans leur pays.
20:08Je crois
20:08qu'il y a
20:10un grand défi
20:10pour nous.
20:12On n'a pas abouti
20:13jusqu'à ce moment
20:14de créer
20:15un mouvement
20:15socio-européen.
20:17Les citoyens européens
20:19disent que
20:19cette politique
20:20n'est pas possible,
20:22ce n'est pas bonne
20:22pour l'Allemagne,
20:24ce n'est pas bonne
20:24pour la Grèce,
20:25ce n'est pas bonne
20:25pour le Portugal.
20:26et on a
20:28une génération
20:28Erasmus
20:29qui est très importante,
20:30la génération
20:31de mes filles
20:31par exemple,
20:33partent de cette génération
20:34et sont en train
20:35de partir
20:35pour d'autres pays,
20:37d'autres générations
20:38qui sont complètement
20:39absents de la politique.
20:41Il y a quelqu'un
20:41qui reste
20:42comme les défenseurs
20:44d'une vision
20:46globale
20:47et bonne
20:47pour vivre
20:48la vision européenne.
20:49Je crois que c'est
20:49très très important.
20:51D'autre côté,
20:53je crois que
20:53oui,
20:54c'est ça,
20:56nous sommes en train
20:57d'essayer
20:59en Portugal
21:00de mettre en œuvre
21:01un programme
21:03qui est un programme
21:05encadré
21:05dans nos compromis
21:07avec l'Union européenne
21:09mais en même temps
21:10avec un peu plus
21:12de flexibilité,
21:13avec une lecture
21:14intelligente,
21:14avec une lecture
21:15qui n'est pas basée
21:17dans les numéros
21:18seulement financiers
21:19mais dans la félicité,
21:22la dignité des gens,
21:23etc.
21:24Et tout le monde
21:25a la conscience
21:27que nous sommes toujours
21:30à essayer
21:31de passer la ligne
21:31et à un moment,
21:35les institutions européennes
21:36peuvent nous dire
21:36la ligne c'est rouge maintenant.
21:38Nous sommes toujours
21:39à essayer
21:40d'aller un peu plus loin
21:41et c'est ça
21:43que c'est l'important,
21:43c'est aller un peu plus loin
21:45et aboutir
21:48avec des résultats.
21:49Il faut expliquer une chose
21:51que c'est peut-être
21:52important pour les gens
21:52qui nous sont à nous écouter
21:54que pourquoi c'est possible
21:56maintenant
21:56d'avoir cette coalition
21:57au Portugal ?
21:58Parce qu'en 2011,
22:02il a été un gouvernement
22:03socialiste au Portugal,
22:06minoritaire,
22:07et quand on a besoin
22:09de faire le premier
22:10accord de stabilité
22:11et croissance,
22:12c'est un nom
22:14magique,
22:15mais c'est le nom,
22:15le pacte de stabilité
22:17et croissance,
22:19la France a fait un,
22:21la Spagne a fait un,
22:23l'Italie a fait un,
22:24et au Portugal,
22:26la gauche traditionnelle
22:27et la droite
22:28sont
22:306 juin,
22:32tous
22:33ont
22:35provoqué
22:36la fin
22:37du gouvernement
22:37socialiste.
22:38Et après,
22:38on a
22:39quatre ans
22:40d'une austerité
22:41très forte.
22:41Et maintenant,
22:4262% des gens
22:44ont dit
22:44qu'on ne veut pas
22:45plus
22:45cette politique.
22:46et je crois
22:47que le Parti
22:48communiste au Portugal
22:49et aussi
22:50le bloc de gauche,
22:51c'est un peu plus
22:52flexible,
22:52le bloc de gauche
22:53c'est un bloc,
22:54il y a aussi des gens
22:55de différentes
22:56perspectives dans le bloc,
23:00ont entendu
23:01que ce n'est pas
23:02plus acceptable
23:04de donner
23:05une autre fois
23:06le pouvoir à la droite,
23:07parce que
23:07s'ils font ça,
23:09c'est une deuxième
23:10opportunité
23:11de faire d'autorité.
23:12Alors,
23:13si on s'appuie un peu
23:14sur l'exemple,
23:15Patrick Le Yari,
23:15dont on vient
23:16de parler
23:16il y a deux secondes,
23:18qui est un peu
23:19parce que
23:20si on regarde
23:20les résultats
23:21des élections
23:22du premier tour
23:22des élections
23:24régionales
23:25d'il y a quelques
23:25semaines en France,
23:27finalement,
23:27le groupe des gauches
23:28est majoritaire.
23:29Est-ce que
23:29ce qu'on est en train
23:31de décrire là
23:32du côté du Portugal,
23:33c'est-à-dire
23:34la nécessité
23:35d'une coalition
23:36à un moment donné,
23:37aujourd'hui,
23:37dans les conditions
23:38qui nous sont faites
23:39telles qu'elles nous sont faites,
23:40est-ce que ça,
23:41c'est un enseignement
23:41ou quelque chose
23:42qu'on pourrait
23:42en tous les cas
23:43réfléchir à partir
23:44de l'exemple portugais
23:45pour la France ?
23:46Ça dépend
23:47pour quoi faire.
23:48Oui.
23:49S'il était possible
23:50de faire
23:50une union
23:52de l'ensemble
23:53de la gauche
23:54pour faire
23:55une politique
23:56de progrès social,
23:57pour traiter
23:58les questions
23:59du chômage
24:00de la jeunesse,
24:01du chômage
24:02en général,
24:03une politique
24:04de réindustrialisation,
24:05une politique
24:05de modernisation
24:06avec les enjeux
24:08nouveaux
24:09dans l'industrie,
24:11dans le numérique,
24:11une politique
24:12de transition
24:14environnementale,
24:15évidemment,
24:16oui,
24:16il faudrait y aller.
24:17Mais de quoi
24:18parle-t-on aujourd'hui ?
24:19On a promis
24:20le droit de vote
24:22aux citoyens
24:23d'origine étrangère,
24:24mais on fait
24:25la déchéance
24:25de nationalité.
24:27On a promis
24:28l'inversion
24:28du couple de chômage,
24:29mais on est en train
24:30de chercher
24:30des astuces
24:31pour inverser
24:32la courbe
24:33sans créer
24:33de l'emploi
24:36sécurisé.
24:36Donc,
24:36si c'est pour faire ça,
24:38non,
24:38nous ne pouvons pas
24:39y aller.
24:40Mais est-ce qu'en même temps,
24:41on n'est pas obligé ?
24:41Est-ce que ce n'est pas
24:42une obligation aujourd'hui ?
24:43Une obligation.
24:44Au point où nous en sommes,
24:45nous,
24:46aujourd'hui,
24:46en France,
24:47au niveau national,
24:48vous parlez,
24:49au point où nous en sommes
24:50aujourd'hui,
24:51avec une application,
24:53avec le plus grand zèle
24:54de tous les traités,
24:57de toutes les orientations
24:58qui se décident ici
25:00et qui saignent à blanc
25:02des millions et des millions
25:03de familles,
25:04non,
25:05ce n'est pas possible.
25:06Et ça,
25:06ce n'est pas le fait
25:07de ceux qui se réclament
25:10authentiquement de la gauche
25:11et du progressisme.
25:12C'est le fait
25:13de ceux
25:14qui se déclarent à gauche
25:15mais qui refusent
25:17de mettre en œuvre
25:18une politique de gauche.
25:19Aujourd'hui,
25:20on a un gouvernement,
25:21il a très peu de différence
25:22avec des candidats
25:24qui se présentent
25:25à la primaire
25:26de la droite
25:27aujourd'hui,
25:27par exemple.
25:28Donc,
25:29c'est la question fondamentale.
25:30Qui peut résoudre ça ?
25:32Les seuls
25:33qui peuvent résoudre ça,
25:35ce sont les citoyens.
25:36Mais ils ne peuvent
25:38les résoudre
25:38que dans le cadre
25:39d'un débat public
25:41approfondi
25:42sur un choix possible,
25:45un choix alternatif possible.
25:47Pas le retour
25:47de la droite
25:48et de l'extrême droite
25:49parce que c'est
25:49ce qui nous menace
25:50en France.
25:52Avec une extrême droite
25:53qui est en position
25:54d'arbitre
25:55dans notre politique.
25:56C'est quand même
25:57une particularité.
25:57parce que là aussi,
25:58on crée
25:59les conditions
26:00pour qu'elles soient
26:01mises en position
26:02d'arbitre.
26:02Que voulez-vous
26:03quand un président
26:04de la République
26:05en France,
26:06il prend
26:07depuis maintenant
26:08le début
26:09de mois de décembre,
26:10le débat en France
26:13qui ne vient
26:14de changer
26:14qu'avant-hier
26:15depuis la présentation
26:17d'un plan
26:18soi-disant
26:19pour l'emploi,
26:20ne porte que
26:20sur une question
26:21la reprise
26:23d'une proposition
26:24de l'extrême droite,
26:25c'est-à-dire la déchéance
26:26de nationalité
26:27pour les binationaux
26:28en faisant
26:29des citoyens
26:31qui ne sont français,
26:32qui ne sont pas égaux
26:34devant la loi
26:35et même dans la Constitution.
26:36Donc,
26:37nous avons un problème
26:39de fond
26:39qui doit être résolu
26:41par nos concitoyens,
26:42mais ils ne peuvent pas
26:44le résoudre
26:44sans un débat public
26:46contradictoire,
26:48argument contre argument,
26:49programme contre programme.
26:50C'est à ce prix-là
26:52qu'on peut créer
26:53les conditions
26:54d'une renaissance
26:56d'une gauche authentique.
26:57Alors,
26:58en Grèce,
26:58ce débat a eu lieu
27:00il y a plus d'un an maintenant,
27:02il a eu lieu depuis.
27:03Est-ce qu'il continue ?
27:03Est-ce que c'est encore...
27:04Est-ce que le débat,
27:05j'allais dire,
27:06social et politique
27:07est vivant en Grèce
27:08à l'heure actuelle ?
27:10Comment vous jugez
27:10la situation ?
27:12Si on la réfère
27:13à ce qui s'est passé,
27:14à l'ambiance,
27:15j'allais dire,
27:16générale
27:16qu'il y avait
27:16il y a un an,
27:17un an et demi en Grèce ?
27:18Écoutez,
27:19à ce qui concerne la gauche,
27:23Syriza joue seul.
27:26Ça veut dire
27:26les autres redacteurs
27:27de la gauche
27:28ont été marginalisés.
27:31À droite de Syriza,
27:33le parti socialiste
27:34pas choc
27:35d'un parti en décadence.
27:38Alors,
27:38on essaie toujours
27:39de trouver
27:40de nouvelles formules
27:43pour se redresser,
27:45mais ce n'est pas
27:45du tout facile.
27:47Ils n'ont pas fait
27:47d'autocritique.
27:48qu'ils insistent toujours
27:51à garder
27:52le même nombre
27:53« Bradneim »
27:56« Bradneim »
27:57« Paschoc »
27:57qui est tout à fait
27:59catastrophique,
28:00à mon avis,
28:01et dépassé.
28:02Le grand danger
28:03vient de la droite
28:05à ce moment-là,
28:07parce qu'il est
28:07l'extrême droite.
28:09Mais la droite
28:11néolibérale
28:12qui se présente
28:14avec un nouveau leader
28:16d'une ancienne famille politique,
28:19Mithodakis,
28:21on a toujours
28:21le nepotisme
28:22comme un problème
28:23en Grèce,
28:24qui se présente
28:26avec une plateforme
28:29néolibérale
28:30contre les services publics.
28:32et tout ça.
28:33S'il a échoué,
28:36alors on va avoir
28:40des conséquences
28:41très graves
28:41en ce qui concerne la cause.
28:44Quelle est l'ambiance ?
28:45Qu'est-ce que vous pensez ?
28:47Qu'est-ce que vous pronostiquez
28:48justement ?
28:50Jusqu'où vont vous suivre ?
28:52La situation est très difficile.
28:54Elle est beaucoup aggravée
28:55par la question des réfugiés,
28:58parce que la Grèce
28:59est presque
29:01quasi abandonnée
29:02par tout le monde
29:03pour qu'elle se débrouille seule.
29:07Alors,
29:08ça c'est un problème très grave
29:10qui s'aggrave
29:11tous les temps.
29:12Il n'y a pas d'assistance.
29:13de la part de l'Europe.
29:15Pas les autres problèmes.
29:16Il n'y a qu'un des déclarations.
29:19Et en même temps,
29:20il y a les parties
29:22les souïbles,
29:23je pourrais dire,
29:25la fraction souïbles,
29:26si je peux
29:27l'étiquette comme ça,
29:29qui reste toujours
29:32fixée sur l'idée
29:33de la notion de la Grèce
29:37est pour le moment
29:39cassée,
29:40mais ça revient
29:41afin que les autres pays,
29:44européennes,
29:44et plus tout la phrase
29:45en l'Italie,
29:46prennent leurs leçons aussi
29:49en tant qu'évertissement.
29:50Alors,
29:51il y a toujours
29:51cet esprit
29:53qu'il faut
29:53qu'il fait faire
29:54une Europe
29:56plus restreinte,
29:58qu'on peut
29:59et qu'il y a toujours
29:59des pays
30:00alliés des Allemagnes,
30:02je ne sais pas
30:03qu'est-ce qui va
30:03se passer avec la France,
30:05il y a toujours
30:28cette...
30:29respecter,
30:29pas de la part
30:30du gouvernement syriza,
30:31qui respecte tout,
30:33mais de...
30:34Et vous n'êtes pas sûr,
30:35puisque l'Europe
30:36va vous demander
30:37de nouveau demain matin.
30:38Ils jouent toujours
30:39avec le temps,
30:40ils ne veulent pas
30:42que les négociations
30:46sur le rationnement
30:47de la dette
30:48commencent,
30:50ils ne vont plus
30:50des mesures
30:51d'austérité
30:54inacceptables,
30:54ça veut dire
30:55coupir des pensions.
30:57Ils insistent toujours
30:58ça,
30:59la situation
31:01devient
31:01de plus à plus.
31:03On a quelques alliés
31:04maintenant,
31:05comme les...
31:05mais pas...
31:06C'est exactement
31:07la question
31:07que j'avais posée
31:08à Clermont-Sorignan.
31:09Cette expérience
31:10de la Grèce,
31:12cette expérience
31:12de Syriza,
31:13ça vous a...
31:14Vous l'avez regardée,
31:14j'imagine,
31:15évidemment,
31:15avec beaucoup d'attention.
31:16Ça vous a inspiré,
31:18ça continue...
31:18Vous continuez
31:19à avoir un oeil
31:20sur cette expérience,
31:21j'imagine.
31:22Vraiment,
31:22nous avons peur,
31:24parce que...
31:26Vraiment,
31:27la Grèce
31:28a maintenant
31:29un gouvernement de gauche
31:31à mettre en oeuvre
31:31une politique de droite
31:35et...
31:35ce sont les circonstances,
31:36nous devons changer
31:37ces circonstances.
31:40Le gouvernement portugais,
31:41il vient de...
31:44de commencer
31:45à gouverner.
31:46Maintenant,
31:47il est très concerné
31:48à survivre,
31:51à créer
31:52une velocité
31:53de croisière
31:54pour se maintenir
31:54pendant la législature.
31:56Mais je crois
31:57que pour les acteurs
31:58politiques,
31:59pour nous,
32:01ça pose
32:02un très fort défi.
32:05parce que la solution,
32:07ce n'est pas
32:08retourner au passé.
32:11Le monde
32:12industriel,
32:13traditionnel,
32:15où la...
32:16les principales
32:17solutions de gauche,
32:19où les agendas
32:20des centrales syndicales
32:22sont développées,
32:23ce monde n'existe pas
32:24plus.
32:27et on a besoin
32:28de créer
32:29un nouveau programme
32:31progressiste
32:33avec les gens
32:34des partis traditionnels
32:35de gauche,
32:36avec les gens
32:36qui n'ont pas parti,
32:37avec les gens
32:38qui viennent
32:39de la social-démocratie,
32:40même avec les gens
32:41qui viennent
32:41de la démocratie christienne.
32:42Je crois que
32:44pour moi,
32:44ce sont les deux
32:45piliers centrales.
32:47C'est les gens
32:47qui veulent vivre
32:49dans une planète
32:50plus soutenable,
32:53avec dignité
32:53et félicité.
32:54je crois.