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  • il y a 1 semaine
Débat organisé avec la participation de Laurent Terrasson, membre du Conseil national de l’alimentation et fondateur du magazine L’autre cuisine, Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio, et Brigitte Allain, ex députée EELV de Dordogne, auteure de la loi relative à l’ancrage territorial de l’alimentation. Débat animé par Paule Masson, rédactrice en chef de l’Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki

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Transcription
00:00:03Dans le débat d'hier qu'il y a eu déjà sur l'alimentation, il y avait déjà beaucoup de
00:00:07questions sur la qualité de la restauration collective.
00:00:10J'imagine que ça va rebondir aujourd'hui.
00:00:14C'est un enjeu très important, d'autant plus important que nous sommes dans un moment de discussion sur l
00:00:21'alimentation dans le pays,
00:00:22avec les états généraux de l'alimentation qui ont commencé au mois de juillet et qui vont couvrir sur plusieurs
00:00:28mois.
00:00:28C'est un enjeu très important de par le nombre de repas qui sont servis en restauration collective,
00:00:35parce qu'il y a environ 11 millions de repas samedi chaque jour, dont 7 dans les seules cantines scolaires,
00:00:41donc ça concerne beaucoup aussi nos enfants.
00:00:45Et dans ce panel-là, à peine plus de 3% des aliments sont issus de l'anéculture biologique,
00:00:51on va en parler, puisque vous savez qu'il y a une loi qui a été proposée sur la question.
00:00:56Je vous donne un chiffre que j'ai trouvé la semaine dernière, parce qu'en fait, qui vient le sortir,
00:01:03l'association Agir pour l'environnement l'a publié la semaine dernière,
00:01:07et qui montre que 86% des personnes interrogées se déclarent favorables à l'adoption d'une loi
00:01:14qui impose l'obligation de servir au moins 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique d'ici 2022.
00:01:21En vrai, 2022, quand on regarde les conversions que ça demande en termes de type et de modèle d'agriculture,
00:01:28c'est demain, quoi.
00:01:30Donc, aujourd'hui, on en est très très loin.
00:01:33Les tentatives relégiférées sur son point ont été mises en échec,
00:01:38on verra avec vous, Roger Tannin.
00:01:40Nous verrons pourquoi au cours de ce débat.
00:01:43Mais loi ou pas, la société civile, les parents d'élèves, les associations,
00:01:48et beaucoup d'élus maintenant, notamment dans les communes, des collectivités,
00:01:52ou des départements, poussent fort pour imposer un droit à une alimentation de qualité
00:01:56dans les cantines, qu'elles soient scolaires ou restauration collective d'entreprise,
00:02:02parce qu'il y a aussi une importante restauration collective d'entreprise.
00:02:06Le débat public est très concentré autour de la question du bio,
00:02:11c'est-à-dire d'une production alimentaire qui soit propre, on peut dire comme ça,
00:02:15qui se passe sans chimie, sans pesticides, qui est souvent à taille humaine,
00:02:19qui est souvent de proximité et respectueuse de l'environnement.
00:02:23Il met le débat souvent sur le même plan, l'accès à des productions bio et locales,
00:02:31et nous allons voir aussi dans ce débat, est-ce que c'est la même chose ?
00:02:36Quelles sont les différences ? Est-ce qu'on a raison ou pas de porter ces deux objectifs ?
00:02:41Et puis, pour terminer cette petite introduction,
00:02:44penser à une restauration collective de qualité à l'école, au travail, à l'hôpital aussi,
00:02:49ne se limite pas à la question du bio et de la qualité des aliments,
00:02:52c'est aussi toute une chaîne qu'il y a besoin de mettre en mouvement
00:02:56pour proposer à nos enfants, aux salariés et aux malades de bien manger.
00:03:03Le rôle de la restauration collective est au cœur des défis alimentaires qui nous est causés,
00:03:08parce qu'elle pourrait vraiment être un levier efficace
00:03:14si les pouvoirs politiques à tous les niveaux décidaient de l'actionner,
00:03:19un levier de santé publique et un levier essentiel,
00:03:22mais aussi un élément déterminant de la lutte contre la précarité alimentaire.
00:03:26Il y a un rôle social et un facteur social très important pour que les enfants,
00:03:30quelle que soit leur situation de précarité sociale,
00:03:33puissent aussi être nourris correctement.
00:03:36C'est aussi un voyage important, pertinent, je pense, d'apprentissage,
00:03:41d'éducation au goût, de partage.
00:03:44On peut beaucoup développer, on va en discuter entre nous,
00:03:48et si Laurent Terrasseau arrive à nous rejoindre, il est aussi beaucoup sur ces questions-là.
00:03:54Donc je vous présente vos invités.
00:03:57J'ai donc à ma droite, Brigitte Alain.
00:03:59Vous êtes députée, madame la députée, puisque vous gardez votre titre,
00:04:06et vous étiez députée dans la dernière législative,
00:04:09et vous êtes surtout la députée Europe Écologie Les Verts,
00:04:12qui a porté tout le projet de Loan d'ancrage territorial de l'alimentation,
00:04:18et qui notamment a fixé l'objectif de proposer 40% de produits locaux,
00:04:23dont 20% de produits bio, si je ne me trompe pas,
00:04:25dans les cantines d'ici à 2020.
00:04:27Et ce projet a été mis en échec,
00:04:29donc vous allez un petit peu nous raconter l'état du débat,
00:04:31beaucoup, etc.
00:04:32Merci d'être avec nous.
00:04:34Et Florent Gull, qui est à ma gauche, merci d'être là.
00:04:37Vous êtes directeur de l'agence bio,
00:04:40qui est une agence qui suit de très très près
00:04:43toutes les évolutions de la production et de la consommation bio en France,
00:04:48et qui aussi sonde l'état d'esprit des consommateurs,
00:04:51et nous donne beaucoup d'informations sur ce qui progresse.
00:04:54Donc merci d'être là.
00:04:56Peut-être pour commencer, Brigitte Alain, je me trouve à vous.
00:05:00Pourquoi au fond, alors qu'on a vu ce chiffre de 80%,
00:05:05presque 90% des consommateurs que nous sommes,
00:05:08les gens, les parents, etc.,
00:05:09ont envie de voir de bons produits arriver dans nos cantines,
00:05:13une alimentation saine et de qualité ?
00:05:15Pourquoi tout projet que vous avez porté a été mis en échec ?
00:05:19Et quelle est l'histoire, en fait, de quoi c'est né ?
00:05:22Et pourquoi ça n'est pas arrivé au bout ?
00:05:24Je vais avoir un micro.
00:05:25On a chacun de vous.
00:05:27Merci, bonjour à tous.
00:05:30Je crois que je vais, effectivement,
00:05:33par la chronologie, commencer par l'histoire.
00:05:35Un petit peu de...
00:05:37Ce n'est pas une proposition de loi qui est tombée comme ça au hasard.
00:05:43Dès que les accords que nous avions eus avec le Parti Socialiste,
00:05:49et qui a permis aux écologistes d'avoir un groupe parlementaire,
00:05:54étaient inscrits dans ces accords,
00:05:56le fait de relier l'alimentation à l'agriculture.
00:05:59Je crois que ça, c'est important de le rappeler.
00:06:02Parce qu'il était évident que pour nous,
00:06:05une loi d'orientation agricole devait intégrer l'alimentation
00:06:09pour effectivement relier les citoyens
00:06:15via l'alimentation à l'agriculture.
00:06:17On a notre mot à dire sur la politique agricole
00:06:21comme on a notre mot à dire sur la politique de santé ou d'éducation.
00:06:25Et donc, dès le début du mandat,
00:06:31nous savions qu'il y aurait une loi d'orientation.
00:06:34Donc, lorsque Stéphane Lefort a commencé à travailler
00:06:43sur son projet de loi d'orientation agricole,
00:06:48nous avons été un peu déçus du fait
00:06:50de ne pas avoir été complètement associés
00:06:54à la construction de la loi.
00:06:55Mais bon, il y a eu quand même des allers-retours.
00:06:59Et à la lecture du texte qu'il proposait,
00:07:02nous avons eu le plaisir de voir quand même
00:07:04une véritable loi d'orientation.
00:07:07Donc, c'est comme ça que je l'ai vue, moi,
00:07:11dans le sens où cette loi consacre l'agroécologie,
00:07:16ce qui était quand même quelque chose de très nouveau
00:07:18par rapport à tout ce qu'on avait vu depuis 50 ans.
00:07:21Par contre, le volet alimentation,
00:07:25malgré l'intitulé de la loi,
00:07:27était particulièrement vide.
00:07:29Et donc, dès le départ,
00:07:31j'ai porté des amendements
00:07:33à la fois pour rappeler
00:07:35que la loi d'orientation agricole en France
00:07:39devait d'abord être une loi d'orientation
00:07:44pour affirmer le droit à la souveraineté alimentaire,
00:07:49donc le droit pour notre pays
00:07:50et le droit pour les autres,
00:07:53et bien sûr,
00:07:55les projets alimentaires territoriaux.
00:07:58Ça a été des débats assez difficiles
00:08:02le long des différentes lectures,
00:08:04mais nous avons réussi à introduire cela dans la loi.
00:08:07Et j'ai une grande fierté de cela
00:08:09parce qu'inscrire la souveraineté alimentaire
00:08:12dans notre loi,
00:08:13c'est quelque chose d'extrêmement important.
00:08:17Politiquement, c'est quelque chose de très important.
00:08:20c'est réaffirmer que l'agriculture
00:08:23doit d'abord permettre
00:08:25de porter une politique
00:08:28qui assure l'alimentation à la population.
00:08:32Et donc, un certain niveau d'autonomie alimentaire
00:08:36de notre pays
00:08:36est donc décliné au niveau des régions.
00:08:39Avec les projets alimentaires territoriaux,
00:08:41ça prend sa forme,
00:08:43mais une fois que cette loi a été votée,
00:08:47ça paraissait évident
00:08:48qu'il ne suffirait pas
00:08:49de quelques décrets d'application
00:08:52pour que ça devienne réalité.
00:08:54Et c'est la raison pour laquelle
00:08:55j'ai demandé au président
00:08:57de la commission des affaires économiques
00:08:59dans laquelle je siégeais
00:09:00de porter un rapport
00:09:03sur les circuits courts et de proximité.
00:09:05Parce que qui dit projet alimentaire territoriaux,
00:09:09ça veut dire que c'est au niveau des territoires
00:09:11qu'on doit être capable
00:09:14de décider
00:09:17qu'est-ce qu'on veut manger.
00:09:19Donc, qu'est-ce qu'on veut manger
00:09:20quand on associe dans un territoire
00:09:23les citoyens pour décider
00:09:25de ce qu'on veut manger.
00:09:28Évidemment, vous l'avez dit,
00:09:30il y a beaucoup de choses
00:09:30qui rentrent en ligne de compte.
00:09:32On veut avoir des produits variés,
00:09:35mais aussi sains.
00:09:36Donc, on va décider de comment les produire.
00:09:39On va donner des orientations
00:09:40sur comment les produire.
00:09:42Qu'est-ce qu'on peut produire ?
00:09:43Qu'est-ce qu'on a ?
00:09:44On parle d'un diagnostic.
00:09:46Et puis, on met en place
00:09:48tout un système
00:09:49pour qu'on ait une production
00:09:51pour la consommation locale.
00:09:55Le territoire pouvant se définir
00:09:56de manière assez large,
00:09:58ça peut être des communautés de communes,
00:10:01ça peut être un pays,
00:10:02ça peut être une région.
00:10:04Et là, on se rend compte
00:10:05qu'il y a du boulot à faire.
00:10:08Un des panneaux le dit,
00:10:09la région de l'Ile-de-France,
00:10:11par exemple,
00:10:12les panneaux de votre belle exposition le dit,
00:10:14la région de l'Ile-de-France,
00:10:16par exemple,
00:10:16une des régions les plus riches
00:10:18au niveau des terres agricoles,
00:10:20de ses capacités de production,
00:10:23eh bien,
00:10:24on se rend compte
00:10:25que la ville de Paris
00:10:27ne peut pas se nourrir.
00:10:28Deux jours d'autonomie à éliminer.
00:10:30Voilà.
00:10:31Donc,
00:10:31on n'a pas cette capacité d'autonomie.
00:10:33Donc,
00:10:33il y a beaucoup de choses à faire.
00:10:37Et donc,
00:10:38ce rapport parlementaire,
00:10:40que je portais donc
00:10:41avec une mission parlementaire,
00:10:43ce sont huit députés
00:10:43de tous les groupes parlementaires,
00:10:46m'a permis d'élaborer
00:10:47un rapport parlementaire
00:10:49qui faisait
00:10:49une cinquantaine de propositions
00:10:51pour aller
00:10:53vers cette autonomie alimentaire,
00:10:55pour la mise en place
00:10:56des projets alimentaires territoriaux.
00:10:58Mais en tous les cas,
00:10:59cette mission s'étant déplacée
00:11:01dans cinq régions de France,
00:11:04dont une région
00:11:06en territoire d'outre-mer,
00:11:08cela permettait de dégager
00:11:10quelque chose
00:11:10qui était très fort,
00:11:12c'est que partout
00:11:14où des systèmes alimentaires
00:11:17territoriaux
00:11:17se mettent en place
00:11:19et sont en voie de réussir,
00:11:23ils se sont structurés
00:11:27autour de la restauration
00:11:30collective publique,
00:11:33autour de la commande publique.
00:11:36Ce qui implique
00:11:37que les élus,
00:11:39non seulement,
00:11:40mettent des moyens
00:11:41pour que cette restauration
00:11:43collective intègre
00:11:44des produits locaux,
00:11:46ça entraîne forcément
00:11:47un regard sur le foncier,
00:11:49un regard sur comment
00:11:51ces produits,
00:11:51et donc la question du bio,
00:11:54dès lors qu'on met
00:11:55un conseil alimentaire
00:11:57territorial
00:11:58sur un territoire,
00:12:00sur une communauté
00:12:00de communes,
00:12:01par exemple,
00:12:02eh bien,
00:12:02je peux vous dire
00:12:03que les citoyens,
00:12:06aussi consommateurs,
00:12:07ou les consommateurs
00:12:10redevenant citoyens,
00:12:12la question du bio
00:12:13est une des premières questions
00:12:15qui arrive sur la table.
00:12:16on veut manger sain
00:12:18et on veut
00:12:19qu'en restauration
00:12:20collective,
00:12:21tous les enfants,
00:12:23tous les enfants,
00:12:24par exemple,
00:12:25aient accès
00:12:25à une restauration
00:12:28qui soit en lien
00:12:29avec le territoire
00:12:30parce que ça parle
00:12:31du territoire,
00:12:32ça permet de créer
00:12:33des liens
00:12:33avec les producteurs,
00:12:35ça permet de créer
00:12:36des liens intergénérationnels,
00:12:38ça permet de créer
00:12:39des liens
00:12:39avec son histoire
00:12:44géopolitique même,
00:12:46de son territoire,
00:12:47pourquoi on Périgord,
00:12:49on a du canard
00:12:50à la pâle,
00:12:51dès lors qu'on commence
00:12:54à travailler
00:12:55sur ces questions-là,
00:12:56ça entraîne
00:12:57beaucoup de choses.
00:12:59Quand je parle
00:13:00des enfants,
00:13:01c'est pas seulement
00:13:01les enfants
00:13:02parce que c'est
00:13:02l'hôpital,
00:13:04c'est les épaves,
00:13:07les prisons,
00:13:08c'est partout
00:13:09où on mange,
00:13:12on ne choisit
00:13:13pas son menu,
00:13:13mais en tous les cas,
00:13:15le choix de menu
00:13:16peut avoir un impact
00:13:17extrêmement pédagogique
00:13:19et citoyen.
00:13:21Refaire le lien
00:13:22entre producteurs
00:13:24et consommateurs
00:13:25et permettre aussi
00:13:27à des territoires ruraux
00:13:29qui ont l'impression
00:13:31de ne plus avoir
00:13:33vraiment d'existence connue,
00:13:36au contraire,
00:13:38par exemple,
00:13:39en Aquitaine,
00:13:40chez nous,
00:13:40en Bergeracois,
00:13:42quand le Conseil
00:13:43Alimentaire Territorial
00:13:46planche sur
00:13:46qu'est-ce qu'on veut
00:13:47produire,
00:13:48pour qui,
00:13:48pourquoi,
00:13:49on dit d'abord
00:13:50le Bergeracois,
00:13:51mais enfin,
00:13:52on est une région,
00:13:54on est une métropole
00:13:55qui s'appelle Bordeaux.
00:13:57Effectivement,
00:13:58si Bordeaux ne se nourrit
00:13:59qu'avec le rayon
00:14:00proche de Bordeaux,
00:14:01on va boire
00:14:01beaucoup de vin,
00:14:02mais il va falloir
00:14:05quand même
00:14:05aller chercher
00:14:06beaucoup plus loin
00:14:08dans la région,
00:14:09ce qui est quand même
00:14:10pas si mal.
00:14:11Voilà.
00:14:12Une petite question
00:14:13rapidement,
00:14:14parce qu'après,
00:14:14on va discuter
00:14:15avec le public,
00:14:16on reviendra,
00:14:16mais qu'est-ce qui fait,
00:14:17au fond,
00:14:18que si on vous écoute,
00:14:20tout ce bon sens
00:14:21que vous êtes en train
00:14:22de nous expliquer
00:14:24n'a pas fonctionné ?
00:14:26Qui c'est qu'il y a derrière ?
00:14:27C'est les lobbies ?
00:14:28C'est la loi,
00:14:30elle a été débattue
00:14:31à l'Assemblée,
00:14:32elle a été retoquée
00:14:32au Sénat,
00:14:34vous avez réintroduit
00:14:35par des amendements
00:14:36dans une autre loi,
00:14:37ces objectifs-là
00:14:39qui ont été adoptés
00:14:40à l'Assemblée,
00:14:41puis retoqués
00:14:42par le Conseil constitutionnel
00:14:43cette fois-là,
00:14:44alors que,
00:14:45on peut considérer
00:14:46que dans un pays
00:14:47comme la France,
00:14:48instaurer un droit
00:14:49au bien à manger
00:14:50de restauration collective,
00:14:51c'est juste du bon sens.
00:14:53Alors, en deux mots,
00:14:53si vous voulez bien,
00:14:54ensuite on va...
00:14:55Alors, c'est juste du bon sens,
00:14:56et ça je crois
00:14:57que j'ai réussi
00:14:58à le transmettre
00:14:59à mes collègues députés,
00:15:01puisqu'à l'Assemblée nationale,
00:15:03ma loi,
00:15:04par deux fois
00:15:05a été votée
00:15:06à l'unanimité,
00:15:08alors aidée
00:15:09par les citoyens
00:15:10quand même,
00:15:10aidée par les citoyens
00:15:12qui avaient porté
00:15:12une pétition,
00:15:15et ça c'est extrêmement
00:15:16important de le dire,
00:15:17et de le dire ici,
00:15:18à la fête de l'humain,
00:15:20le rôle des citoyens
00:15:21sur nos assemblées,
00:15:23c'est extrêmement important.
00:15:25Les députés,
00:15:26ils sont des comptes
00:15:26à rendre aux citoyens,
00:15:27ils sont des représentants
00:15:29des citoyens,
00:15:30ils ne sont pas là
00:15:31pour servir
00:15:31le président
00:15:32de la République.
00:15:34Donc ça,
00:15:35c'est la première chose.
00:15:36Donc oui,
00:15:37j'avais réussi
00:15:37à l'Assemblée
00:15:38d'avoir ces votes
00:15:39à l'unanimité,
00:15:41évidemment au Sénat,
00:15:42ça avait moins de prix,
00:15:43et surtout,
00:15:44je pense qu'effectivement,
00:15:46on parle sur
00:15:47beaucoup du lobbying,
00:15:48de la croix-industrie,
00:15:51ou de l'industrie,
00:15:52de la restauration
00:15:54collective,
00:15:55privée,
00:15:56sur les députés.
00:15:58Je crois qu'effectivement,
00:16:00ils ont beaucoup
00:16:00plus de poids,
00:16:01en particulier sur
00:16:02cette question-là,
00:16:03sur les sénateurs.
00:16:05Et j'ajouterais
00:16:06que s'ils ont
00:16:07beaucoup plus de poids,
00:16:09c'est effectivement
00:16:10parce que
00:16:11beaucoup
00:16:12de villes
00:16:13ont délégué
00:16:15à la restauration
00:16:16collective,
00:16:17privée,
00:16:20la restauration
00:16:21des écoles en particulier,
00:16:23mais pas seulement,
00:16:24des hôpitaux,
00:16:26des EHPAD,
00:16:28ce qui est carrément,
00:16:29enfin,
00:16:30les personnes âgées,
00:16:31souvent,
00:16:31il ne reste presque
00:16:32que ce plaisir.
00:16:34Et ça,
00:16:34c'est quelque chose
00:16:35qui m'insupporte,
00:16:36de voir ce qu'on a fait manger.
00:16:38Eh bien,
00:16:39il y a ça,
00:16:40mais c'est aussi,
00:16:41j'appelle ça,
00:16:42de la feignantise politique.
00:16:45Parce que,
00:16:46souvent,
00:16:47quand ils ont délégué
00:16:48la restauration,
00:16:50c'est tout simplement
00:16:51pour se décharger
00:16:52d'une responsabilité.
00:16:54d'une responsabilité.
00:16:57Effectivement,
00:16:59il y a une responsabilité
00:17:00lourde dans l'alimentation.
00:17:03Et donc,
00:17:04c'est beaucoup plus facile
00:17:06de déléguer.
00:17:07Et comme ça,
00:17:08on ne se pose plus
00:17:09de questions.
00:17:10On ne se pose pas
00:17:11de questions
00:17:11par rapport
00:17:11aux fonciers
00:17:13qu'on mange,
00:17:14qu'on grignote
00:17:14tout le temps.
00:17:15On ne se pose pas
00:17:16de questions
00:17:16par rapport
00:17:17à la qualité de l'eau.
00:17:19On ne se pose
00:17:20aucune question.
00:17:21d'ailleurs,
00:17:21la question de l'eau,
00:17:23on a aussi délégué
00:17:25l'eau.
00:17:27L'accès à l'eau,
00:17:28l'accès à l'alimentation,
00:17:30ce sont les mêmes droits,
00:17:30ce sont les droits fondamentaux.
00:17:33Aucun enfant à l'école
00:17:35n'a capacité
00:17:36à travailler
00:17:38s'il n'a pas mangé.
00:17:40Et ça,
00:17:41avoir délégué ça,
00:17:42j'appelle ça
00:17:43de la feignantise politique.
00:17:45Merci.
00:17:46Alors,
00:17:47Florent Gull,
00:17:47je me tourne vers vous.
00:17:48En fait,
00:17:49la première question
00:17:50que j'ai envie
00:17:51de vous poser,
00:17:52c'est,
00:17:53au fond,
00:17:53ce débat,
00:17:54il aurait pu être pris
00:17:55dans l'opinion
00:17:55par plein de nous,
00:17:56mais il vient souvent
00:17:58par la question
00:17:59du bio,
00:18:00de manger
00:18:01des produits bio.
00:18:02Comment vous expliquez ça ?
00:18:05Oui,
00:18:06bonjour,
00:18:07à tous.
00:18:08Oui,
00:18:09comme vous disiez,
00:18:10on est à l'agence bio,
00:18:11donc qui est une agence
00:18:13financée
00:18:13par l'État,
00:18:14mais qui,
00:18:15dans sa gouvernance,
00:18:16regroupe à la fois
00:18:17le ministère de l'Agriculture
00:18:19et celui de l'Écologie
00:18:20et quatre familles professionnelles
00:18:22qui représentent
00:18:23la production
00:18:24et la transformation
00:18:25de produits bio.
00:18:26Pour vous donner juste
00:18:26en quelques mots
00:18:27ces éléments-là.
00:18:28Donc,
00:18:28comme vous disiez,
00:18:29on est souvent amené
00:18:30à faire des enquêtes
00:18:31auprès des consommateurs,
00:18:32à être beaucoup tourné
00:18:33vers la demande sociale
00:18:36ou sociétale
00:18:37autour de cette question
00:18:39du bio.
00:18:40Pourquoi est-ce que,
00:18:41quand on est sur
00:18:42de la qualité
00:18:44de nourriture
00:18:45et l'évolution
00:18:46de l'envie,
00:18:47on va vers du bio ?
00:18:50À mon avis,
00:18:51il y a deux raisons.
00:18:53Il y a une raison
00:18:54un peu positive
00:18:54qui est le fait
00:18:55de dire
00:18:56qu'on a des éléments
00:18:58de témoignage,
00:18:59on raconte
00:19:00comment ça se passe
00:19:01dans des fermes bio,
00:19:02on voit ce monde
00:19:03agricole bio
00:19:03qui est plutôt satisfait.
00:19:05Je fais une petite parenthèse
00:19:06pour raconter
00:19:07les deux dernières fois
00:19:08que j'accompagnais
00:19:09des personnalités
00:19:10au Salon de l'agriculture
00:19:12et plus récemment
00:19:13dans une visite
00:19:14de Nicolas Hulot
00:19:14dans une ferme bio
00:19:15à Rennes.
00:19:16À chaque fois,
00:19:17on a été interrompu
00:19:18au bout de cinq minutes
00:19:19de présentation
00:19:20par une agricultrice,
00:19:21d'ailleurs les deux fois
00:19:22c'était une agricultrice,
00:19:23la dernière,
00:19:24c'était une maraîchère,
00:19:25qui a dit
00:19:25avant qu'on continue,
00:19:26je veux juste vous dire
00:19:26un truc,
00:19:27monsieur le ministre,
00:19:28qu'est-ce qu'on est heureux
00:19:29en bio ?
00:19:30Et cet élément-là,
00:19:31je crois que c'est vraiment
00:19:32quelque chose
00:19:32qui est ressenti
00:19:33par la population,
00:19:34le fait de dire
00:19:35on se réappropris,
00:19:36par rapport à ce que
00:19:37vous disiez,
00:19:37le Gittard à l'instant,
00:19:38c'est très important,
00:19:38on se réappropris de sujet.
00:19:40Et ça, je crois
00:19:40que c'est très perçu.
00:19:42Après, l'élément négatif
00:19:44de moteur de la bio,
00:19:45il ne faut pas se cacher
00:19:45avec son petit doigt,
00:19:46son petit doigt, pardon,
00:19:47ce sont les crises
00:19:48qui se sont enchaînées
00:19:49les unes après les autres.
00:19:51J'ai discuté un peu
00:19:52l'autre jour
00:19:52avec le président
00:19:54de ce qu'on appelle
00:19:54BioLay,
00:19:55qui est une structure
00:19:56très très intéressante
00:19:57qui est le premier
00:19:58collecteur aujourd'hui
00:19:58de lait bio en France
00:20:00et qui dit
00:20:01on a failli fermer
00:20:02en 1995
00:20:03parce qu'on venait
00:20:04démarrer,
00:20:05on n'allait pas bien,
00:20:05etc.
00:20:06On a redémarré
00:20:07avec la vache colle.
00:20:08C'est ça qui a
00:20:09repoussé l'agriculture bio,
00:20:11en tout cas la partie
00:20:13émage à cette époque-là,
00:20:14en disant
00:20:15voilà, nous on était
00:20:16prêts à répondre
00:20:17aux défis,
00:20:18les autres étaient
00:20:19forcément par construction
00:20:20suspects d'avoir
00:20:21trempé plus ou moins
00:20:22dans ce genre
00:20:23d'apprendre enchaînée
00:20:25si on veut
00:20:26prendre peut-être
00:20:26la dernière en date
00:20:27qui a fait bouger
00:20:28encore dans les lignes,
00:20:29en tout cas sur l'agroalimentaire,
00:20:31c'est des questions
00:20:31de traces,
00:20:33de reste de cheval
00:20:34dans les viandes,
00:20:36dans les raisettes
00:20:36qui étaient censées
00:20:37être au bœuf,
00:20:38où finalement
00:20:38le consommateur se dit
00:20:40dans tout ça,
00:20:40dans tout ce qu'on dit,
00:20:41on dit c'est de plus en plus
00:20:42vert, c'est de plus en plus
00:20:43respectueux ce qu'on fait
00:20:44pour vous,
00:20:45pour votre santé,
00:20:46pour l'environnement
00:20:46et puis après je découvre
00:20:47que non, en fait
00:20:48c'est pas vrai.
00:20:49Et donc il reste
00:20:49une épreuve
00:20:51qui est la question
00:20:52de la bélisation bio.
00:20:54C'est souvent interrogé
00:20:55d'ailleurs autour de nous
00:20:56en disant est-ce qu'on
00:20:57n'aurait pas intérêt
00:20:57à avoir plusieurs niveaux
00:20:58de la bél,
00:20:59de la bél,
00:21:00de la bél qui irait plus loin
00:21:00notamment sur ce qui existe
00:21:02aujourd'hui,
00:21:02des labels délétères,
00:21:03des labels biocohérences,
00:21:05etc.
00:21:06qui sont intéressants.
00:21:07Moi je dis souvent
00:21:08attention,
00:21:09un des vrais pointeurs
00:21:10aujourd'hui de la bél,
00:21:11c'est le fait d'être
00:21:12sur une démarche unique,
00:21:14européenne,
00:21:14avec tous les défauts
00:21:15que ça peut avoir,
00:21:16il faut négocier avec
00:21:1727 autres pays,
00:21:18bientôt un de moins,
00:21:19enfin quand même,
00:21:20donc on sait que c'est compliqué,
00:21:22que ça peut s'appliquer
00:21:23à des compromis
00:21:23qui ne sont pas toujours
00:21:24ce qu'on voudrait,
00:21:25ceci étant,
00:21:26notamment quand je discute
00:21:27avec des collègues
00:21:28du commerce équitable
00:21:29qui est une démarche
00:21:29vraiment très cohérente
00:21:30avec la bio,
00:21:31ben eux effectivement
00:21:32on est encore
00:21:34uniquement sur des labels privés
00:21:35et bonhomme alors quand même
00:21:37qui dit label privé
00:21:38dit un peu de suspicion
00:21:39sur est-ce qu'ils contrôlent,
00:21:42est-ce que ce n'est pas
00:21:42finalement le commerçant
00:21:43qui dirige tout,
00:21:45etc.
00:21:45donc la bio je pense
00:21:46que c'est deux éléments,
00:21:47les éléments positifs
00:21:49de fond et de contrôle
00:21:50et puis des éléments moteurs
00:21:52qui sont négatifs
00:21:52il faut les dire
00:21:53parce que finalement
00:21:54ce n'est pas du cynisme
00:21:55de ma part de ça
00:21:56c'est juste objectif
00:21:57de dire que les différentes
00:21:58crises contribuent à
00:21:59je le dis d'autant plus
00:22:01que ce qu'on nous dit
00:22:01aujourd'hui
00:22:02et je suis assez prêt
00:22:03à le partager
00:22:03c'est que la bio
00:22:04va continuer à se développer
00:22:05de façon très importante
00:22:06dans les années à venir
00:22:07les études consommateurs
00:22:09dont vous parliez
00:22:09elles sont vraiment impressionnantes
00:22:10tout le monde dit
00:22:11on veut d'un bio
00:22:11on veut d'un bio
00:22:12c'est ça qui nous fait
00:22:13qui nous donne l'impression
00:22:14d'avancer
00:22:15le seul vrai risque
00:22:16pour moi
00:22:17c'est le risque de scandale
00:22:18autour de la bio
00:22:19c'est à dire qu'à un moment donné
00:22:20on puisse dire
00:22:21je ne sais pas moi
00:22:22on essaye
00:22:22qu'on nous rebat les oreilles
00:22:23en ce moment
00:22:24du fait de dire
00:22:24les graines germées
00:22:26en 2011
00:22:27c'était la bio
00:22:28ça n'a toujours été pas plus prouvé
00:22:29que le concombre ou la tomate
00:22:30sauf que ça
00:22:31ça a rangé pas mal de monde
00:22:33et les lobbies
00:22:34en face de la bio
00:22:35aujourd'hui
00:22:35ils sont vraiment
00:22:36de plus en plus durs
00:22:37moi ça fait un peu plus d'annonce
00:22:38quand je suis directeur
00:22:39de l'agence bio
00:22:40je vais vous avouer
00:22:41que des fois je suis arrivé
00:22:42malgré mon âge
00:22:43qui commence à avancer
00:22:43à rester un peu naïf
00:22:44je me suis dit
00:22:45avec le développement
00:22:46de ce que je disais
00:22:47les aspects positifs
00:22:47moteur etc
00:22:48on aura de moins en moins
00:22:50de résistance
00:22:50évidemment c'est le contraire
00:22:51c'est de plus en plus dur
00:22:53c'est à dire que les attaques
00:22:54aujourd'hui
00:22:55elles sont de plus en plus violentes
00:22:56parce qu'en fait
00:22:57avant
00:22:58on pouvait tolérer
00:22:592-3% de bio
00:23:01aujourd'hui
00:23:02en terre agricole
00:23:03on est qu'à 6,5%
00:23:04en nombre de fermes
00:23:05on est à 8%
00:23:06en emploi agricole
00:23:07on est déjà à 11%
00:23:08vous voyez
00:23:09on commence à franchir des choses
00:23:10en consommation
00:23:11juste un chiffre
00:23:12aujourd'hui
00:23:13les oeufs vendus
00:23:14en 9 coquilles
00:23:15je parle pas des oeufs en produits
00:23:16mais vraiment
00:23:16les oeufs vendus en 9 coquilles
00:23:17en valeur
00:23:18aujourd'hui
00:23:19c'est pratiquement 25%
00:23:20du marché la bio
00:23:21donc on commence à arriver
00:23:22à quelque chose
00:23:22qui a été dit par l'une
00:23:23que par l'autre
00:23:24on a droit à ça
00:23:26il y a des gens
00:23:26qui revendiquent
00:23:27aujourd'hui
00:23:28des consommateurs
00:23:28qui disent
00:23:29quand j'achète des oeufs
00:23:31aujourd'hui
00:23:32dans mon magasin
00:23:32ils sont par construction bio
00:23:34je ne veux pas moins
00:23:36il n'y a pas de raison
00:23:36que j'ai moins que ça
00:23:37j'ai le droit à la bio
00:23:38voilà
00:23:39c'est revendiqué
00:23:40un peu comme un droit
00:23:40j'ai le droit à la qualité
00:23:41donc encore une fois
00:23:42il y a les produits de qualité
00:23:43qui ne sont pas bio
00:23:44vous ne me prenez pas du tout
00:23:45ce que je suis en train de dire
00:23:46je ne veux pas avoir
00:23:46un discours de chapelle
00:23:47je dis simplement
00:23:48que pour les consommateurs
00:23:50c'est le site de qualité
00:23:51le mieux identifié
00:23:52c'est celui dans lequel
00:23:53on voit le mieux les choses
00:23:54c'est peut-être dommage
00:23:55d'ailleurs pour un certain
00:23:56nombre d'autres sites de qualité
00:23:57d'autres démarches
00:23:58mais celui-là
00:23:58il est identifié
00:23:59merci
00:23:59alors rapidement peut-être
00:24:01puisque vous tendez la perche
00:24:03entre bio et local
00:24:04alors ça c'est
00:24:05puisque vous avez vu
00:24:06dans la loi
00:24:07dans les lois qui ont été discutées
00:24:08il y a eu cette introduction
00:24:10de notions
00:24:11qu'il faudrait plus animaux bio
00:24:13dans les cantines
00:24:14bio ou et l'autre
00:24:16alors là-dessus
00:24:18il y a deux choses rapidement
00:24:21je souris parce que
00:24:22ce qui est étonnant
00:24:24c'est que cette histoire
00:24:25de presque opposition
00:24:26entre bio et local
00:24:27là je vais revenir
00:24:28je ne vais pas faire
00:24:29toutes mes interventions
00:24:30sur les lobbies
00:24:30mais n'empêche que
00:24:31ça vient bien d'eux
00:24:32là aussi je vais vous raconter
00:24:33une histoire
00:24:34je vous parlais du salon
00:24:35de l'agriculture
00:24:35donc en février dernier
00:24:36on a un stand
00:24:37de l'agence bio
00:24:38toute la semaine
00:24:39et à un moment donné
00:24:40on me dit
00:24:40donc c'était une année électorale
00:24:42donc on nous avait annoncé
00:24:43beaucoup de visites politiques
00:24:44et à un moment donné
00:24:44on me dit
00:24:44il y a une délégation
00:24:46au développement durable
00:24:46du Sénat
00:24:47qui vient te voir
00:24:48enfin qui vient sur le stand
00:24:50donc une série de messieurs
00:24:52d'un certain âge
00:24:52de droite qui arrivent
00:24:54je me dis c'est bien
00:24:55on a discuté quand même
00:24:55que la commission
00:24:56développement durable
00:24:57se déplace sur le stand
00:24:58de l'agence bio
00:24:58c'est quand même positif
00:25:00et on avait des quiz
00:25:01sur notre stand
00:25:02pour les enfants
00:25:03et pour les adultes
00:25:03la première question
00:25:04à chaque fois
00:25:05c'était quelle est la part
00:25:06de produits français
00:25:07dans la consommation
00:25:07des français en bio
00:25:09je vous donne la réponse
00:25:10pour ne pas vous mettre
00:25:11en difficulté
00:25:11en tout cas
00:25:12sur les résultats
00:25:13de 2016
00:25:14on est à à peu près
00:25:1580%
00:25:15un peu plus
00:25:16si on écarte
00:25:17les produits exotiques
00:25:18de produits
00:25:19qui sont français
00:25:19dans la consommation
00:25:20de produits bio
00:25:21donc j'ai fait faire le quiz
00:25:23je sais plus
00:25:23c'était l'adulte
00:25:24ou l'enfant
00:25:24peu importe
00:25:25c'est à peu près
00:25:25une question
00:25:26à ces sénateurs
00:25:27évidemment
00:25:28ils se sont tous trompés
00:25:29ils ont dit le contraire
00:25:30qu'il y avait en fait
00:25:3180% de produits importés
00:25:33dans la bio aujourd'hui
00:25:35pour finir l'histoire
00:25:36sur notre stand
00:25:37à ce moment là
00:25:38il y avait des agriculteurs
00:25:38qui étaient présents
00:25:39puisque c'est comme ça
00:25:40qu'on fonctionne
00:25:40pratiquement toute la semaine
00:25:41le hasard géographique
00:25:42a fait évidemment
00:25:43un des sénateurs
00:25:44des 8h156
00:25:45et un des agriculteurs
00:25:46se connaissait
00:25:46c'était du même
00:25:48peut-être du même canton
00:25:49ou d'un canton voisin
00:25:50donc ah oui
00:25:51bah tiens
00:25:51l'année dernière
00:25:52vous vous avez aidé
00:25:52à installer
00:25:53un lieu de vente
00:25:54de vos produits bio
00:25:55donc ils savaient
00:25:56que sous le terrain
00:25:57il y avait de la bio
00:25:58de qualité locale
00:25:59etc
00:26:00et quand ils remontaient
00:26:01à Paris
00:26:01ils ne le savaient plus
00:26:02d'abord ça interroge
00:26:03un petit peu
00:26:03sur la défense
00:26:04du cumul des mandats
00:26:05concernant la zone politique
00:26:06en France
00:26:07en disant
00:26:07ça permet d'avoir
00:26:08un pied à Paris
00:26:09et un pied sur le terrain
00:26:10visiblement
00:26:10les deux pièces
00:26:11ne se parlent pas bien
00:26:12ça c'est pour la moutarde
00:26:13mais plus sérieusement
00:26:14ça veut dire quoi
00:26:15ils n'ont pas inventé
00:26:16cette histoire
00:26:16d'aller chercher le fait
00:26:17qu'il y avait 80%
00:26:18de produits importés
00:26:19en bio
00:26:19qui est complètement faux
00:26:20qui n'a jamais été vrai
00:26:21qui est moins en moins vrai
00:26:23c'est quelqu'un
00:26:23qui leur souffle aux oreilles
00:26:24mais c'est très bien
00:26:25ça leur est redit
00:26:26toutes les 5 minutes
00:26:27en leur disant
00:26:27si vous imposez
00:26:28le bio dans la loi
00:26:29vous allez avoir
00:26:30du bio d'importation
00:26:31vous allez avoir
00:26:32des produits égyptiens
00:26:33chinois
00:26:34ou je ne sais pas quoi
00:26:34qui vont arriver
00:26:35c'est du fantasme
00:26:36pur et dur
00:26:37mais ça marche
00:26:37du feu de Dieu
00:26:38donc c'est ça
00:26:39le sujet
00:26:39c'est que quand on dit
00:26:41opposons le bio local
00:26:42on est en train de tenir
00:26:43ce discours de lobbyiste
00:26:44qui consiste à dire
00:26:45c'est l'un
00:26:46ou c'est l'autre
00:26:46et en fait
00:26:47quand on interroge
00:26:48les français
00:26:48comme on l'a fait
00:26:49dans le dernier baromètre
00:26:5085% des français
00:26:51disent
00:26:52moi je veux les deux
00:26:52je veux le bio local
00:26:53et si on interroge
00:26:55des gens de plus de 65 ans
00:26:56ils sont 100% à demander
00:26:57c'est un peu moins vrai
00:26:58dans des générations
00:26:59plus jeunes
00:26:59on a l'impression
00:27:00qu'en vieillissant
00:27:01on a un côté terroir
00:27:02encore plus important
00:27:03et qu'on se dit
00:27:04le bio il est local
00:27:05c'est tout
00:27:05donc il faut vraiment
00:27:06qu'on se batte pour ça
00:27:07pour dire
00:27:07c'est pas l'un ou l'autre
00:27:09c'est les deux
00:27:09il n'y a aucune raison
00:27:10puisqu'il faut structurer
00:27:11comme le disait très bien
00:27:12Brigitte Alain
00:27:13le territoire
00:27:13qui va du coup
00:27:14produire plus de bio
00:27:15ça va avoir un effet positif
00:27:16sur votre environnement
00:27:17ou le cas
00:27:17donc c'est positif
00:27:18pour tout le monde
00:27:19donc pour nous
00:27:21c'est un vrai combat
00:27:21de dire
00:27:22dès qu'on voit quelqu'un
00:27:23qui est en train d'opposer
00:27:24bio ou vinocard
00:27:25on se dit
00:27:25il y a un problème
00:27:26on est face à quelqu'un
00:27:26qui dans 5 minutes
00:27:27va nous expliquer
00:27:28que finalement
00:27:29en bio on aurait peut-être
00:27:29bien fait d'accepter
00:27:30les OGM
00:27:31ça nous éviterait
00:27:31d'avoir besoin
00:27:32de produits fustiles naturels
00:27:34on voit bien la suite
00:27:35des imprimants
00:27:35qui se déroulent
00:27:36mais ce premier
00:27:36c'est toujours ça
00:27:37c'est
00:27:37si vous faites du bio
00:27:39ça va être du bio d'importation
00:27:41encore une fois
00:27:41il n'y a pas de raison
00:27:42pour que ce soit du bio local
00:27:43même si vous ne battez pas
00:27:45majoritairement
00:27:46et automatique
00:27:47ça sera du bio local
00:27:48merci
00:27:49alors le retard
00:27:50s'en fait
00:27:50ce tour de table
00:27:51bien sûr
00:27:52on discutera ensemble
00:27:54une restauration
00:27:55collective responsable
00:27:56c'est pas seulement
00:27:58le produit
00:27:59c'est pas seulement
00:28:00la qualité du produit
00:28:01qui arrive
00:28:02qui arrive dans l'assiette
00:28:03qui soit bio
00:28:04quel etc
00:28:05c'est aussi
00:28:06beaucoup plus que ça
00:28:07je sais que vous
00:28:08vous insistez beaucoup
00:28:09notamment sur le rôle social
00:28:11de la restauration collective
00:28:12est-ce que vous pouvez
00:28:13élargir un petit peu
00:28:14un gros gros
00:28:15pour vous dire
00:28:16jusqu'où ça va
00:28:16est-ce que ça change tout
00:28:17est-ce que je peux
00:28:18commencer par autre chose
00:28:19pour voir mon déficit
00:28:19ceci qui s'est dit
00:28:21et après je reviendrai
00:28:21sur le social
00:28:22parce qu'en fait
00:28:24le bio
00:28:25c'est pas une invention
00:28:26ce qui est une invention
00:28:27c'est depuis les années 60
00:28:28on intègre des produits chimiques
00:28:30dans notre alimentation
00:28:30donc voilà
00:28:31donc le bio
00:28:32ça devrait être normal
00:28:33le travail qu'a fait
00:28:34Brigitte Allin
00:28:35c'est exceptionnel
00:28:35il est déclencheur
00:28:37de pas mal de choses
00:28:37mais en fait
00:28:39on constate quoi ?
00:28:41on constate
00:28:41une restauration collective
00:28:42et je vous parle vraiment
00:28:43de ce contexte-là
00:28:44c'est le contexte
00:28:45sur lequel je travaille
00:28:46c'est qu'il y a
00:28:47une tension énorme
00:28:48et je prendrai l'exemple
00:28:49à la rentrée
00:28:50puisque nous suivons
00:28:51l'actualité
00:28:52Marsanet
00:28:53Marsanet
00:28:54l'élu
00:28:55arrête la bio
00:28:56alors qu'il était
00:28:58précurseur
00:28:59et pourquoi
00:29:00est-ce qu'il arrête
00:29:01la bio ?
00:29:01finalement
00:29:02tous les citoyens
00:29:03sont contre lui
00:29:04maintenant
00:29:05donc sa parole politique
00:29:07elle ne pèse plus
00:29:08que ce qu'elle pesait avant
00:29:10il a été réélu
00:29:12je pense en partie
00:29:13il y a beaucoup d'élus
00:29:13qui ont été réélus
00:29:14sur leur politique
00:29:15qu'ils menaient
00:29:16politique alimentaire
00:29:17en restauration collective
00:29:18et là
00:29:19en fait
00:29:20il aborde
00:29:20la question du budget
00:29:23voilà
00:29:24en fait
00:29:24on a la preuve
00:29:25encore une fois
00:29:26en restauration collective
00:29:28que la bio
00:29:28peut être moins chère
00:29:31donc là
00:29:31en fait
00:29:32on voit
00:29:32cette tension
00:29:33de l'élu
00:29:33alors
00:29:33est-ce que c'est
00:29:34la fainéantise
00:29:35j'adore ça
00:29:35la fainéantise
00:29:36des élus
00:29:36ça je trouve ça superbe
00:29:38il y a une autre ville
00:29:39c'est Valence
00:29:39Valence
00:29:40l'élu choisit
00:29:42d'acheter des pommes
00:29:44et il met une politique
00:29:45d'alimentation
00:29:47locale
00:29:47alors il achète
00:29:48des pommes
00:29:49chez un gros faiseur
00:29:50qui fait des pommes
00:29:52assez dégueulasses
00:29:54et juste d'un côté
00:29:56il y a un producteur bio
00:29:57et non
00:29:58sa parole politique
00:29:59en fait
00:29:59pour son électorat
00:30:01aujourd'hui
00:30:01c'est lui
00:30:02qui peut être
00:30:03dans sa fainéantise
00:30:04va parler de produits locaux
00:30:06oui parce que le citoyen
00:30:07entend produits locaux
00:30:09parce qu'on n'entend plus
00:30:11le produit bio
00:30:11alors je ne sais pas
00:30:13à Marçanet
00:30:13les citoyens
00:30:14entendent le produit bio
00:30:15l'importance
00:30:16mais à Paris
00:30:17vous savez
00:30:17on entend aussi
00:30:19beaucoup
00:30:20la parole
00:30:21de l'élu
00:30:23comment il s'appelle
00:30:24Ani Dago
00:30:25elle parle de produits locaux
00:30:27et le produit locaux
00:30:28à Paris
00:30:28il n'y en a pas beaucoup
00:30:29elle parle aussi de bio
00:30:31mais le bio
00:30:32elle va l'acheter où
00:30:33c'est la grande question
00:30:35donc en fait
00:30:36les débats sont là
00:30:37et c'est important
00:30:37que les citoyens
00:30:38s'expriment
00:30:39et dans ses votes
00:30:41disent qu'il attend
00:30:43quelque chose
00:30:44avec la restauration collective
00:30:45et effectivement
00:30:46la restauration collective
00:30:46est porteuse
00:30:47de beaucoup de choses
00:30:49dans son rôle social
00:30:51je pense
00:30:54que le citoyen
00:30:55doit s'impliquer
00:30:56là-dedans
00:30:58et la restauration collective
00:30:59peut aller beaucoup plus loin
00:31:01dans mes réflexions
00:31:03je pense
00:31:04que les sociétés
00:31:05de restauration
00:31:06et je ne mettrai pas
00:31:07forcément
00:31:07le privé
00:31:08contre le public
00:31:09parce que de toute façon
00:31:10le privé
00:31:11va
00:31:12je pense
00:31:13prendre du poids
00:31:14pour différentes raisons
00:31:15que je ne les ai pas
00:31:16forcément aidées
00:31:17on n'a pas le temps
00:31:18mais
00:31:20là
00:31:20on peut toujours
00:31:21dans
00:31:23quand c'est une société
00:31:24de restauration
00:31:26avoir
00:31:26un poids
00:31:27pour réclamer
00:31:29de la qualité
00:31:29du bio
00:31:30du local
00:31:31on a des exemples
00:31:32en France
00:31:33on a Saint-Etienne
00:31:34et Brest
00:31:35Saint-Etienne
00:31:36c'est Elior
00:31:37qui gère ça
00:31:37et Brest
00:31:38c'est Sodexo
00:31:39c'est vrai que ça fait
00:31:42enfin
00:31:42je dis toujours
00:31:43les sociétés de restauration
00:31:44c'est pas des sociétés
00:31:45de restauration
00:31:45c'est des sociétés
00:31:46de gestion avant tout
00:31:47c'est la gestion économique
00:31:49et là je pense
00:31:50que le social
00:31:51a fait quelques erreurs
00:31:52dans sa gestion
00:31:52et donc le privé
00:31:54arrive à grand pas
00:31:55vous allez avoir
00:31:56un monsieur
00:31:56comme Laurent Wauquiez
00:31:57qui
00:31:59en début d'année
00:31:59dit
00:32:00on mange que de la merde
00:32:01dans les lycées
00:32:01ce qui est vachement sympa
00:32:02pour les chefs des lycées
00:32:04après il est réuni
00:32:05il leur dit
00:32:06oh non non
00:32:06mais ne vous inquiétez pas
00:32:07je ne recule de vous
00:32:08et tout ça
00:32:08et là il est en train
00:32:09de négocier
00:32:09avec les sociétés
00:32:10de restauration
00:32:11alors
00:32:11cette fainéantise là
00:32:13c'est une fainéantise
00:32:13pas de responsabilité
00:32:15puisque l'élu est responsable
00:32:16c'est une fainéantise
00:32:18peut-être de gestion
00:32:19et que c'est la gestion économique
00:32:20qui leur fait prendre
00:32:21certaines décisions
00:32:23mais
00:32:23le citoyen
00:32:25mais l'élu
00:32:26a toujours un poids
00:32:27et on va avoir
00:32:29je pense
00:32:29une restauration collective
00:32:30qui va changer
00:32:32et il y a de nouveaux métiers
00:32:33qui vont arriver
00:32:34en restauration collective
00:32:35pour justement avoir
00:32:36ce que vous avez préconisé
00:32:38du local
00:32:39ce que vous avez préconisé
00:32:41avoir de la bio
00:32:42et
00:32:43je pense qu'il faut être
00:32:44très sensible
00:32:45à cette question
00:32:45et plus de social encore
00:32:47c'est-à-dire qu'on a
00:32:48un problème aussi
00:32:48dans la gestion
00:32:49je pense qu'il y a
00:32:50des élus ici
00:32:52de la restauration scolaire
00:32:54la restauration scolaire
00:32:55c'est 140 services par an
00:32:56vous vous rendez compte
00:32:57c'est 365 jours
00:32:58comment l'élu
00:32:59qui aujourd'hui
00:33:00a une baisse des dotations
00:33:02peut gérer
00:33:03sa cantine scolaire
00:33:04où c'est 140 services par an
00:33:06il se pose la question
00:33:08j'aimerais faire avancer
00:33:10un peu les textes
00:33:11et ça on en reparlera
00:33:14les textes de loi
00:33:15pour que la restauration
00:33:17collective
00:33:17ouvre
00:33:18la restauration scolaire
00:33:19en particulier
00:33:20ouvre ses portes
00:33:21au plus démunis
00:33:22on a quand même
00:33:23une paupérisation
00:33:24de la société
00:33:25et la restauration collective
00:33:26peut fournir des repas
00:33:27avec des produits locaux
00:33:29avec des produits bio
00:33:30des produits frais
00:33:31à des gens
00:33:32qui sont en grande difficulté
00:33:34et qu'ils arrêtent d'acheter
00:33:35des produits
00:33:36effectivement
00:33:37dites l'agroalimentaire
00:33:39l'industrie
00:33:40mais
00:33:42tout ça
00:33:43c'est des réflexions
00:33:43qui sont en cours
00:33:44c'est là où c'était
00:33:45très intéressant
00:33:45parce que je pense
00:33:46que la restauration collective
00:33:47focalise énormément
00:33:48de débats aujourd'hui
00:33:50merci
00:33:50je pense que
00:33:51voilà
00:33:51il y a pas mal
00:33:52de débuts
00:33:53cette intervention
00:33:53il y a pas mal de débats
00:33:54alors
00:33:56je vais vous proposer
00:33:57de venir
00:33:58je vais y aller
00:34:00c'est parfait
00:34:01non non
00:34:01je peux aller
00:34:02je vous propose
00:34:03de vous lever
00:34:04mais en fait
00:34:04si ça ne vous embête pas
00:34:05parce qu'il faut faire
00:34:06sinon tourner le micro
00:34:07on va perdre du temps
00:34:08voilà
00:34:09pour intervenir
00:34:11poser des questions
00:34:11donner un avis
00:34:13et une question
00:34:14voilà
00:34:15je vous en prie
00:34:16directeur de l'agence
00:34:18l'alimentation biologique
00:34:20c'est ça
00:34:20vous avez dit
00:34:21que le sénateur
00:34:22n'a pas bien répondu
00:34:24la première question du quiz
00:34:25j'aurais peut-être pas
00:34:26répondu aussi
00:34:27parce que
00:34:28on l'a dit
00:34:29cette logique
00:34:29je trouve à 90%
00:34:32et
00:34:32dans les petits magasins
00:34:35qui
00:34:36maintenant
00:34:36on a tous les
00:34:37bonheur prix
00:34:38les francs prix
00:34:39tout ça
00:34:39ils ont leur rayon
00:34:42de produits bio
00:34:43et ils ont l'obligation
00:34:45de marquer
00:34:46l'origine
00:34:46c'est
00:34:48pas souvent France
00:34:49c'est Espagne
00:34:51et Italie
00:34:51pour les légumes
00:34:53surtout pour les légumes
00:34:54je voulais dire
00:34:54que dans certaines communes
00:34:56pour l'accès à la cantine
00:34:58des enfants
00:34:58il va être réservé
00:35:01ceux dont un parent
00:35:02ne travaille pas
00:35:03ne pourront pas
00:35:03s'inscrire à la cantine
00:35:04les 5 jours
00:35:05de la semaine
00:35:07voilà
00:35:08parce que
00:35:09vous nous disiez
00:35:10que ça pourrait être
00:35:10un moyen
00:35:11de faire manger bien
00:35:12les gens de la boule
00:35:13et le deuxième truc
00:35:15que je voulais dire
00:35:15c'est
00:35:15je voulais donner l'exemple
00:35:16au Canada
00:35:17en particulier au Québec
00:35:18où j'ai habité
00:35:19en fait
00:35:20là-bas
00:35:20il n'y a pas de cantine
00:35:21scolaire du tout
00:35:22il n'y a pas de cantine
00:35:23non plus
00:35:24d'ailleurs dans le travail
00:35:24et donc les enfants
00:35:26dès tout petit
00:35:27ils ont 20 minutes
00:35:28de pause le midi
00:35:29avec un lunchbox
00:35:31et donc ils vont avoir
00:35:33le temps de manger
00:35:33des chips
00:35:34et je trouvais que c'était
00:35:37une force qu'on avait
00:35:38en France
00:35:38d'habituer les enfants
00:35:39à bien manger
00:35:41voilà
00:35:44Nandri
00:35:44bonjour
00:35:45donc moi j'avais
00:35:46deux points
00:35:47sur lesquels
00:35:47je vous aurais aimé revenir
00:35:48une part
00:35:49la véganisation du bio
00:35:50et la marchandisation du bio
00:35:52moi aussi je pense
00:35:52que vous serez trompé
00:35:53dans le poulet
00:35:54c'est un chameau
00:35:54parce qu'effectivement
00:35:55le problème
00:35:56c'est la grande distribution
00:35:57qui fait beaucoup de bio
00:35:58maintenant
00:35:59donc effectivement
00:35:59dans les supermarchés
00:36:00les hypermarchés
00:36:01on trouve du bio
00:36:02et quand on regarde
00:36:02la provenance
00:36:03moi je vois beaucoup
00:36:04de UE
00:36:06non UE
00:36:07Espagne
00:36:07etc
00:36:08donc ça c'est vrai
00:36:09que moi je me serais trompé
00:36:11je pense qu'effectivement
00:36:12l'aspect local
00:36:13est super important
00:36:14et le bio
00:36:15ne garantit rien
00:36:15le local
00:36:16ne garantit rien
00:36:17et il faut avoir
00:36:18les deux
00:36:18au moins de l'agriculture
00:36:19très zonnée
00:36:20enfin savoir comment
00:36:21se produisent les choses
00:36:22localement
00:36:23et où se produisent
00:36:24des choses
00:36:24qui sont bio
00:36:26et résonnées
00:36:28sur la labellisation
00:36:29du bio
00:36:29alors je sais
00:36:30qu'il y a un peu
00:36:30des controverses
00:36:31par rapport au label AB
00:36:34et l'importance
00:36:35qu'il y a
00:36:35à s'occuper
00:36:36effectivement
00:36:37de la qualité
00:36:37des aliments
00:36:38et à la façon
00:36:39enfin au contenu
00:36:40donc est-ce qu'il y a
00:36:41des pesticides
00:36:42est-ce qu'il y a
00:36:42des matières chimiques
00:36:43etc
00:36:43mais également
00:36:44sur les conditions
00:36:45dans lesquelles
00:36:45ces aliments sont produits
00:36:47les conditions de travail
00:36:48du coup des agriculteurs
00:36:49donc je pense notamment
00:36:50au label
00:36:51de type nature et progrès
00:36:52qui va beaucoup plus loin
00:36:54et qui a une charte
00:36:54qui inclut
00:36:55beaucoup plus
00:36:56de notions
00:36:57justement
00:36:57sur les conditions
00:36:59dans lesquelles
00:36:59sont produits
00:37:00ces aliments
00:37:02et ensuite
00:37:02je voulais faire
00:37:03un petit témoignage
00:37:04moi je viens de Marseille
00:37:06j'ai deux enfants
00:37:07qui sont scolarisés
00:37:07en maternelle
00:37:08qui mangent malheureusement
00:37:09j'ai envie de dire
00:37:10tous les deux à la cantine
00:37:11donc il faut savoir
00:37:12qu'à Marseille
00:37:15c'est Sodexo
00:37:15qui a le monopole
00:37:16alors ça va être
00:37:18remis en pause
00:37:19c'est une délégation
00:37:20de service public
00:37:20et c'est Sodexo
00:37:21qui a remporté la mise
00:37:22il y a 7 ans
00:37:24donc Sodexo
00:37:24a le monopole
00:37:25c'est une multinationale
00:37:26marseillaise
00:37:27donc il n'y a pas
00:37:27beaucoup de surprise
00:37:29ni de mystère à tout ça
00:37:30mais
00:37:31donc Sodexo
00:37:33alimente
00:37:34les grèches
00:37:34les maternelles
00:37:35et toutes les écoles
00:37:36primaires
00:37:36et tout Marseille
00:37:37alors c'est toute catastrophe
00:37:39enfin moi je suis absolument
00:37:41peinée
00:37:41que le médecin-enfant
00:37:42soit poussé
00:37:43de manger à la cantine
00:37:44mais ça me désespère
00:37:45donc moi j'aimerais
00:37:46effectivement
00:37:46essayer de porter
00:37:48des alternatives
00:37:49après en tant que
00:37:50pardon d'élèves
00:37:51c'est compliqué
00:37:53de savoir
00:37:53quel rouage actionner
00:37:54pour espérer
00:37:55pour faire changer les choses
00:37:56donc on peut créer
00:37:57des collectifs
00:37:58etc
00:37:58essayer de
00:38:00alors à Marseille
00:38:02forcément c'est Codin
00:38:03qui est encore
00:38:03à la tête de la mairie
00:38:05donc on a un peu d'espoir
00:38:06d'imposer quoi que ce soit
00:38:07mais ce qui a été fait
00:38:08il y a 7 ans
00:38:09par un collectif
00:38:10qui s'était intéressé
00:38:11à ça
00:38:11c'était de faire en sorte
00:38:12que Sodexo
00:38:13s'engage effectivement
00:38:14à 30% de bio
00:38:17dans ses repas
00:38:18alors ce qui se passe
00:38:20dans la réalité
00:38:20c'est qu'effectivement
00:38:21on a du pain bio
00:38:22à chaque repas
00:38:23pain bio qui souvent
00:38:24est un peu dur
00:38:25pour les enfants
00:38:25qui sont tout petits
00:38:26et donc en gros
00:38:27qu'ils ne mangent pas
00:38:27et par ailleurs
00:38:28on a de la viande
00:38:29qui est de très très
00:38:30mauvaise qualité
00:38:32une sauce absolument
00:38:33immonde
00:38:34et que les enfants
00:38:35ne vont pas manger
00:38:35non plus
00:38:36donc au bilan
00:38:37témoignage
00:38:38des enfants
00:38:39et des personnels
00:38:40de la restauration scolaire
00:38:42c'est absolument
00:38:44catastrophique
00:38:44mais sur le papier
00:38:45c'est très très joli
00:38:46c'est à dire
00:38:47qu'on met
00:38:47des petites étoiles
00:38:49pour dire
00:38:49ça c'est bio
00:38:50ça c'est local
00:38:51mais ça c'est
00:38:52mais bon
00:38:52voilà
00:38:53c'est assez
00:38:54donc effectivement
00:38:55les hobbies
00:38:56de restauration privée
00:38:58moi je trouve ça
00:38:59fou
00:39:00qu'on puisse permettre
00:39:01en fait
00:39:02que des municipalités
00:39:04accordent
00:39:06ces pôles
00:39:06qui sont pour moi
00:39:07super importants
00:39:08comme vous l'avez dit
00:39:09dans l'éducation du groupe
00:39:10dans la sociabilisation
00:39:11pour des enfants
00:39:12etc
00:39:13et puis ça me n'a
00:39:14mais par contre
00:39:15si vous avez des recettes
00:39:16pour savoir
00:39:17quelle voie j'ai accepté
00:39:18pour qu'on essaie
00:39:19de faire changer les choses
00:39:19moi je suis carrément
00:39:21en fin de ce moment
00:39:22merci
00:39:23allez-y
00:39:24je vous en prie
00:39:24oui bonjour
00:39:25moi je suis un simple citoyen
00:39:28sensible aux questions environnementales
00:39:32je pense
00:39:33donc j'ai écouté
00:39:34madame la députée
00:39:35il y a beaucoup
00:39:36de bonnes intentions
00:39:37et on se dit
00:39:38en écoutant votre discours
00:39:40mais qu'est-ce qui bloque
00:39:43c'est super
00:39:44il faut vraiment
00:39:44développer le bureau
00:39:46et aussi
00:39:49relocaliser
00:39:50parce que
00:39:50vous avez effectivement
00:39:51vous avez raison
00:39:51les deux sont liés
00:39:54alors moi je suis pour
00:39:56100% des comptines bio
00:39:59et
00:40:00si on arrive
00:40:01à faire
00:40:03à vous dire ça
00:40:03c'est en même temps
00:40:05créateur d'emploi
00:40:06c'est écrit
00:40:06dans l'avenir en commun
00:40:07le programme
00:40:09pour lequel j'ai voté
00:40:10300 000 emplois
00:40:11avec l'école
00:40:14qui sont nécessaires
00:40:16parce que la culture bio
00:40:17c'est
00:40:18il faut beaucoup
00:40:18de manœuvres
00:40:19moi j'ai un ami
00:40:20moi-même
00:40:20qui cultive
00:40:22des maraîchers
00:40:24à Amiens
00:40:25des ortiens d'Amiens
00:40:26c'est le seul producteur
00:40:27de maraîchers bio
00:40:28et j'ai pris conscience
00:40:30de ça
00:40:31il y a
00:40:3120 dernières années
00:40:34qu'est-ce qui bloque
00:40:35on a parlé budget
00:40:37je parlais de collectivité
00:40:39territoriale
00:40:40j'ai vu
00:40:41les orientations
00:40:42budgétaires
00:40:43de monsieur Macron
00:40:44c'est 20 milliards
00:40:45de sous-pression
00:40:46de budget
00:40:48pour les collectivités
00:40:49territoriales
00:40:50donc
00:40:50j'ai grosse treinte
00:40:52sur
00:40:52sur les orientations
00:40:55et la transformation
00:40:56des comptines
00:40:57en comptines bio
00:40:58notamment déjà
00:40:59dans un premier temps
00:41:00dans les comptines scolaires
00:41:02on dit
00:41:03on rétorque souvent
00:41:05que le bio
00:41:06c'est cher
00:41:07je ne pense pas
00:41:08au contraire
00:41:08à terme
00:41:09on fait des économies
00:41:10notamment sur la santé
00:41:12produire bio
00:41:13manger bio
00:41:14c'est faire de la prévention médicale
00:41:16aussi
00:41:16je pense que tout est
00:41:17des questions médicales
00:41:18aussi
00:41:19grosse inquiétude
00:41:21j'ai entendu
00:41:22je crois que c'est
00:41:24au niveau de l'Europe
00:41:24l'Europe a l'intention
00:41:25de baisser
00:41:27les normes
00:41:28sur le bio
00:41:29donc on va
00:41:31décrédibiliser
00:41:31le
00:41:33comment dire
00:41:35le
00:41:35le
00:41:35le
00:41:36le
00:41:36le
00:41:37le
00:41:38le
00:41:38le
00:41:38le
00:41:38le
00:41:39le
00:41:39le
00:41:40le
00:41:40le
00:41:40le
00:41:40le
00:41:40le
00:41:40le
00:41:40le
00:41:42le
00:41:43le
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00:41:43le
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00:41:44le
00:41:44le
00:41:44le
00:41:44le
00:41:44le
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00:41:44le
00:41:44le
00:41:45le
00:41:45le
00:41:45le
00:41:47le
00:41:47le
00:41:48le
00:41:49le
00:41:49le
00:41:49le
00:41:49le
00:41:50le
00:41:52Alors, je pense que la conscience, je crois que c'est monsieur qui l'a dit, vous avez raison, c
00:41:57'est les grosses scandales qui ont fait progresser la conscience.
00:42:02Et moi, je prends l'électro-joc en tout cas, et tant mieux qu'il y ait eu des scandales
00:42:07si ça peut faire progresser la conscience des gens.
00:42:11Voilà, je m'arrêterai là.
00:42:13Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions ? Est-ce qu'on revient un petit peu ?
00:42:17Peut-être qu'on revient là et on revient vers nous ensuite, parce qu'il y a quand même pas
00:42:22mal d'interventions là,
00:42:23une question sous-jacente sur, comment je peux appeler ça, la concurrence dans le prix bas, qui concerne le public,
00:42:30privé,
00:42:31parce que le problème des grosses entreprises de restauration collective, c'est que quand elles se font concurrence sur le
00:42:36prix le plus bas,
00:42:37pour faire au marché, le prix très très bas, ce sont des aliments qui ne sont pas forcément de qualité.
00:42:41Donc, peut-être, est-ce qu'il y a des... certains noms, voilà.
00:42:48En fait, vous parliez du Québec.
00:42:52Vous savez, ce que j'essaie de faire comprendre, c'est qu'en France, on a la chance d'avoir
00:42:55de la restauration collective.
00:42:57C'est un service extraordinaire.
00:42:59On a beaucoup de choses à faire, vous le disiez, et ça, je pense que c'est essentiel de le
00:43:05préserver.
00:43:05Et justement, de l'ouvrir, d'aller beaucoup plus loin, parce qu'il est porteur de beaucoup de messages.
00:43:10À Marseille, je connais l'exemple. J'ai accompagné des associations de parents d'élèves sur le sujet, mais il
00:43:18n'y a rien à faire.
00:43:19Mais il y a d'autres exemples. Non, attendez pour l'instant, la sélection va revenir.
00:43:23C'est évident. J'étais, je suis en janvier sur le sujet, donc on organise à Marseille un débat sur
00:43:30le sujet au salon Fouvel-Sud.
00:43:32Donc, c'est évident que ça bloque. Et on invite les parents d'élèves.
00:43:37Il y a, en fait, de plus en plus, même à Paris, il y a une mairie, j'ai terminé
00:43:41pour l'instant,
00:43:42qui veut faire un débat citoyen pour parler de la restauration collective.
00:43:46Parce que là, on est dans une grosse machine économique de gestion.
00:43:50Effectivement, le bio, ce n'est pas plus cher. Il y a des communes qui le prouvent.
00:43:53Mais il faut tout reprendre. Et effectivement, on peut travailler avec les sociétés de restauration.
00:43:58Brest, c'est une preuve.
00:44:00Et Lyon, avec Saint-Étienne, c'est une preuve aussi.
00:44:04Marseille, non. Pourquoi ? Le politique, qu'est-ce qu'il fait ?
00:44:08Et en fait, c'est là où le citoyen... Je vous parlais de Marsanais.
00:44:11C'est très intéressant ce qui se passe à Marsanais. On va voir comment l'élu va pouvoir prendre la
00:44:15suite.
00:44:15Mais bon, pour moi, on a un très très bel outil.
00:44:18On a un outil social qui était vraiment incroyable.
00:44:21Et c'est unique au monde.
00:44:26Alors, Flamand Gull, vous êtes sur la question d'importation, par importation,
00:44:30sur la question des normes, des labels, et puis de la marchandisation du bio aussi,
00:44:34des inquiétudes sur la manière de rendre sur place sans part des produits.
00:44:39Donc, j'ai bien compris que pour l'année prochaine, pas de gens pour revenir jouer à notre cuisse
00:44:42et gagner le palier de produits bio qui est en jeu à chaque fois.
00:44:44Et il y en a peut-être que dizaines en jeu, alors ne vous inquiétez pas.
00:44:47Alors, plus sérieusement, je comprends bien ce que vous dites.
00:44:49Moi, en tant que consommateur, j'ai le même sujet.
00:44:51Quand je vais dans le supermarché du coin, je vois et je vais vérifier.
00:44:55Et entre nous, soit dit pas que le supermarché, il faut que tout le monde balaye devant sa porte.
00:44:58Je vous racontais tout à l'heure, au mois de mars, d'aller dans un magasin bio près de chez
00:45:01moi,
00:45:02j'ai engueulé le vendeur en disant « Mais vous pouvez quand même pas mettre des tomates en ce moment.
00:45:05»
00:45:05Je quitte Espagne et il n'y avait pas de malentendus.
00:45:07Mais voilà.
00:45:08Alors, on me dit « Oui, mais les consommateurs en demandent. »
00:45:11Et si vous faites des tomates bio au mois de mars, elles sont espagnoles.
00:45:13C'est la nature, c'est comme ça.
00:45:16C'est renforcé aujourd'hui par le fait qu'on a des vraies tensions sur la fourniture de produits.
00:45:21On est en situation de pénurie de produits bio.
00:45:24C'est la première fois qu'on sort ce vocabulaire-là la semaine dernière,
00:45:26en disant « Maintenant, il faut dire les choses clairement. »
00:45:28Puisqu'on est en plein dans le débat des états généraux de l'alimentation,
00:45:31que le Masson le racontait tout à l'heure,
00:45:33on dit « C'est ce moment, il faut dire. »
00:45:36Arrêtons de nous dire qu'on pourrait progresser l'un ou deux pourcents de surface en bio
00:45:40dans les cinq prochaines années,
00:45:41puisque c'est ça qu'on entend venant de la rue de Varennes, au ministère de l'Agriculture.
00:45:45Ce n'est pas ça l'enjeu, c'est qu'il faut multiplier les surfaces de façon très importante.
00:45:48Sinon, pour l'instant, c'est la pénurie,
00:45:50parce qu'en fait, il y a deux éléments.
00:45:53D'une part, même la grande distribution cherche des produits français,
00:45:56parce qu'ils ont fait des études marketing,
00:45:57ils savent très bien que le consommateur de bio veut des produits plutôt locaux,
00:46:01donc ils cherchent quand même des produits français,
00:46:03et d'autre part, pour l'instant,
00:46:04cette tension entre l'offre et la demande, elle est vraie partout.
00:46:07C'est-à-dire que contrairement, là aussi, aux images qu'on nous raconte,
00:46:10de gens qui sont capables de produire en quantité énorme des produits bio
00:46:13en Espagne, en Ukraine, en Chine, je ne sais quoi, on entend tout ça,
00:46:16ce n'est pas vrai.
00:46:17Aujourd'hui, si ça existait, on aurait des produits importés.
00:46:20Aujourd'hui, c'est les rayons vides qu'on a.
00:46:22Vous allez dans un supermarché acheter du lait bio, du beurre bio,
00:46:25passer 18 heures, vous n'allez plus en trouver en ce moment.
00:46:27On n'a plus de produits, on n'en a pas assez pour répondre à la demande.
00:46:30C'est ça la réalité.
00:46:31Donc l'importation, oui, sur les légumes et les fruits,
00:46:34c'est là où il y a plus d'importations, vous avez raison,
00:46:35parce que sur le lait, on est à 99% français,
00:46:38la viande 97, les œufs 99,5, le vin 100%.
00:46:43Enfin bon, la plupart des produits ne sont que français,
00:46:45mais il y a effectivement les fruits et légumes,
00:46:47pour la question de la saison, principalement,
00:46:49c'est-à-dire, encore une fois, le fait de dire
00:46:51« je vais offrir des fraises bio au mois de février »,
00:46:53elle serait bio ou pas bio, c'est le même sujet,
00:46:55elle ne peut pas pousser en France.
00:46:56Ou alors, je vais rater un épisode.
00:46:59Sur la réglementation, les labels, etc.,
00:47:02sans être trop technique,
00:47:05premier élément, le logo AB et le logo européen,
00:47:09vous savez, cette petite feuille avec 12 étoiles européennes,
00:47:12c'est la même chose, c'est-à-dire que celui qui est obligatoire,
00:47:15c'est le logo européen.
00:47:16Le logo AB, il est facultatif,
00:47:18tous les vendeurs le mettent,
00:47:19parce que 98% des Français le connaissent,
00:47:22et qu'on n'est qu'à peu près 50 ou 60% à connaître le logo européen.
00:47:26Mais en fait, il n'y a pas deux informations,
00:47:27je sais que c'est un peu perturbant,
00:47:29mais ça dit la même chose,
00:47:31ça dit que ça respecte le cahier des charges européen,
00:47:33qui est globalement le même que celui
00:47:35qu'on avait au niveau français avant de faire cette démarche européenne.
00:47:38qui date de 1991 et pas de 2009,
00:47:41comme on l'entend souvent,
00:47:42la réglementation est européenne depuis 1991,
00:47:46et les discussions européennes actuelles,
00:47:49comment je dirais,
00:47:50en quelques mots,
00:47:52il n'est pas vrai que le nouveau règlement
00:47:55va être moins bien que l'ancien,
00:47:57il est juste vrai que probablement,
00:47:59on a raté l'occasion qu'il soit mieux.
00:48:01Ce que je veux dire par là,
00:48:03c'est que la Commission européenne,
00:48:04et contrairement à l'Océla Rumeur,
00:48:05c'est la Commission européenne qui est montée en gamme,
00:48:07elle a posé dès le départ un texte,
00:48:09il y a trois ans,
00:48:10qui était très ambitieux,
00:48:11qui notamment revenait sur un certain nombre de dérogations
00:48:13qui étaient historiques,
00:48:15parce que la bio étant toute petite,
00:48:16elle avait besoin de dérogations historiquement,
00:48:18et c'est le Conseil,
00:48:19donc le Conseil c'est le regroupement des pays d'Europe,
00:48:21donc des gouvernements européens,
00:48:23qui a fait de la résistance sur un certain nombre de sujets.
00:48:25J'en rends un typique,
00:48:26parce qu'il parle beaucoup,
00:48:27vous parliez de marchandisation,
00:48:29c'est la taille des élevages par exemple.
00:48:31En France, on avait défendu le fait de dire
00:48:33qu'il faut mettre une taille maximale d'élevage,
00:48:35par exemple,
00:48:36en étant choquée même si c'est du maximum,
00:48:38de dire qu'on peut faire des élevages de poules pondeuses
00:48:43avec 3000 poules par bâtiment,
00:48:44et on refuse qu'il y en ait plus de 6 sur une exploitation.
00:48:47Donc la jardin qu'on voulait poser,
00:48:48elle était quand même déjà très haute,
00:48:50puisqu'on disait qu'il ne faudrait pas qu'on dépasse
00:48:52pour un même exploitant,
00:48:53pour un même agriculteur,
00:48:54qu'il y ait une poule pondeuse bio au même endroit,
00:48:56dans l'espace qui permet quand même de respecter
00:48:59le fait qu'il y a assez de place pour ces poules.
00:49:01Et même ça, ça a été refusé,
00:49:03et on a aujourd'hui, notamment en Italie,
00:49:05des élevages de poules pondeuses
00:49:07qui dépassent les 100 000 poules en bio.
00:49:09Et donc, on voit bien que c'est très dangereux
00:49:11pour la suite de l'histoire,
00:49:12parce qu'on est convaincu qu'à un moment donné,
00:49:14les consommateurs diront,
00:49:15si c'est ça qui est produit en bio,
00:49:17finalement, on n'aura pas l'intérêt d'acheter un produit bio.
00:49:19Donc, ce que disait M. tout à l'heure,
00:49:20est tout à fait vrai,
00:49:21il y a une question de confiance à moyen terme.
00:49:23Mais en tout cas,
00:49:24c'est bien important de le corriger quand même.
00:49:26Ce n'est pas d'une part ni la Commission
00:49:27qui a voulu baisser en gamme,
00:49:29et le règlement qui va sortir
00:49:30ne sera pas moins bien qu'avant,
00:49:32simplement,
00:49:33et ce n'est pas forcément des lobby privés
00:49:35qui ont beaucoup joué,
00:49:36c'est des gouvernements qui voulaient défendre.
00:49:38L'autre sujet que vous avez entendu,
00:49:39c'est la culture hors sol,
00:49:41c'est-à-dire la possibilité de faire
00:49:42la culture sur-sur-tras.
00:49:44De fait, les pays du Nord de l'Europe
00:49:46demandent à maintenir cette possibilité,
00:49:47parce que les conditions climatiques
00:49:49au Danemark, en Allemagne,
00:49:51et encore plus au Nord,
00:49:52font que eux disent,
00:49:53si vous voulez absolument qu'on fasse de la bio
00:49:55dans des sols naturels,
00:49:56il faut le dire tout de suite,
00:49:57il faut le dire que c'est réservé
00:49:58à l'Espagne, à l'Italie
00:49:59et au sud de la France,
00:50:00et puis nous, on arrêtera tout de suite
00:50:01d'en faire, mais ça ne nous intéresse pas.
00:50:04Merci, Roger Tala.
00:50:07Oui, alors, tout à l'heure,
00:50:08vous évoquiez Marsané.
00:50:11Marsané, c'est un village de Dordogne.
00:50:13Donc je connais bien l'histoire.
00:50:16À Marsané,
00:50:17ce n'est pas le même mer.
00:50:19On a changé de mer,
00:50:20parce qu'il y a eu
00:50:21un regroupement commune nouvelle,
00:50:23un regroupement de trois communes,
00:50:25et le nouveau maire,
00:50:27qui est le maire
00:50:28de la plus grosse commune,
00:50:31ben lui,
00:50:33dans sa fainéantise politique,
00:50:36il n'a pas envie
00:50:37de se casser la tête
00:50:39à faire en sorte
00:50:39que dans la commune nouvelle,
00:50:41qui est beaucoup plus importante,
00:50:44on prenne le modèle de Marsané.
00:50:47Donc au lieu de prendre
00:50:48le modèle de Marsané,
00:50:49qui était 100% bio,
00:50:51qui a fait la preuve
00:50:52que ça n'était pas plus cher,
00:50:53qu'on ne gaspillait plus,
00:50:55parce qu'il y a un lien
00:50:56extrêmement important,
00:50:57on n'en a pas parlé,
00:50:59entre,
00:50:59ben, si c'est bon,
00:51:01s'il y a une bonne éducation,
00:51:03si on a bien expliqué
00:51:04comment ça fonctionne,
00:51:05si les enfants ont vu
00:51:06comment poussent les légumes,
00:51:08comment sont élevés
00:51:09les animaux,
00:51:11et comment ils sont traités,
00:51:13voilà, tout ça,
00:51:15et bien,
00:51:15il n'y a pas de gaspillage,
00:51:19ça fait partie de l'éducation,
00:51:21et donc,
00:51:22à Marsané,
00:51:23on avait montré
00:51:24que non,
00:51:24ça ne coûtait pas plus cher,
00:51:25mais sauf que
00:51:26le nouveau maire,
00:51:27il préfère avancer des chiffres,
00:51:29on préfère dire
00:51:30ce qu'on veut à des chiffres,
00:51:31à un moment donné,
00:51:32selon ce qu'on y met dedans,
00:51:34et donc,
00:51:35en fait,
00:51:36c'est pour ça que
00:51:37la loi
00:51:38est importante,
00:51:40si c'est dans la loi,
00:51:43et bien après,
00:51:43la question ne se pose plus,
00:51:46ça veut dire
00:51:46que les projets alimentaires
00:51:47vont devenir une réalité,
00:51:49et après je dis,
00:51:51en parlez-vous de la loi,
00:51:52parce que les projets alimentaires,
00:51:53ils sont aujourd'hui
00:51:54dans la loi,
00:51:55mais qu'en font les élus ?
00:51:58Qu'en font les élus ?
00:51:59Est-ce qu'il y a
00:52:00des systèmes alimentaires,
00:52:01de projets alimentaires
00:52:02partout ?
00:52:03Non,
00:52:03pour l'instant,
00:52:04ils ne sont que encouragés,
00:52:06donc,
00:52:07en fait,
00:52:08ces 40%
00:52:09de produits locaux
00:52:10dans la moitié en bio,
00:52:11donc l'argument du Sénat
00:52:13qui disait
00:52:13que ça allait amener
00:52:14à importer du bio,
00:52:16ils tombent tout seuls
00:52:17puisque c'était
00:52:17la moitié
00:52:18de ces aliments locaux
00:52:19qui devaient être en bio
00:52:20dans ma loi.
00:52:23Donc,
00:52:23c'était n'importe quoi
00:52:25à ce qu'ils disaient.
00:52:26Donc,
00:52:27pour s'en plaire,
00:52:28à un moment donné,
00:52:30c'est vraiment
00:52:32si il y a
00:52:33des projets alimentaires
00:52:34territoriaux,
00:52:34c'est une autre organisation
00:52:36de l'approvisionnement
00:52:37qui va se faire.
00:52:39il faut avoir
00:52:41des plateformes
00:52:42de regroupement
00:52:43de la production.
00:52:45Ces plateformes,
00:52:46quelquefois,
00:52:46elles existent déjà.
00:52:48On a arrangé
00:52:49ça parmi,
00:52:50mais on a des marchés
00:52:52d'intérêts locaux,
00:52:54régionaux.
00:52:56Il suffit
00:52:56de les activer.
00:52:57Je suis allée
00:52:58à une vidéo réunion
00:52:59pour le rapport
00:53:00parlementaire.
00:53:01À l'île de la Réunion,
00:53:03comme les routes,
00:53:04il y a des distances
00:53:06importantes,
00:53:06c'est montagneux,
00:53:07etc.
00:53:08Et bien sûr,
00:53:08qui ont s'est appuyé ?
00:53:10Finalement,
00:53:11ce sont les épiciers,
00:53:13les épiciers
00:53:14des petits villages
00:53:14qui servaient
00:53:15de plateforme.
00:53:17Tout simplement,
00:53:18en approvisionnement,
00:53:19tout le monde achet
00:53:20d'épiciers,
00:53:20le producteur local,
00:53:21pour lui,
00:53:22c'était plus facile,
00:53:23le plus basse,
00:53:24pour les enfants.
00:53:24Finalement,
00:53:26l'épicerie locale
00:53:28peut servir
00:53:29de plateforme
00:53:30et de regroupement
00:53:30de la production locale.
00:53:32Tout simplement.
00:53:33C'est revenir
00:53:34à des choses
00:53:35relativement simples,
00:53:37mais qui demandent
00:53:39une certaine organisation
00:53:40de remise en cause
00:53:41de la façon
00:53:43dont on produit
00:53:45aujourd'hui.
00:53:46Et effectivement,
00:53:46quand même
00:53:47l'agroalimentaire,
00:53:48ça lui demande
00:53:49une certaine remise en cause.
00:53:50Mais je reviens
00:53:51sur le cahier
00:53:53des charges de Marseille.
00:53:54C'est le cahier
00:53:55des charges
00:53:56que va mettre
00:53:56en place
00:53:57les élus,
00:53:58y compris
00:53:59à la restauration
00:54:01privée.
00:54:02Si un cahier
00:54:02des charges
00:54:03a respecté,
00:54:04mais ça emmènera
00:54:05à la collectivité locale
00:54:06quand même
00:54:07à se poser la question,
00:54:08il nous manque
00:54:09des producteurs,
00:54:10comment on fait
00:54:10pour les installer,
00:54:11comment on utilise
00:54:12du boncier,
00:54:13comment on fait,
00:54:13par exemple,
00:54:14pour que les zones
00:54:15de captage d'eau
00:54:16ne soient pas pollulées.
00:54:19Partout
00:54:20où sur les zones
00:54:21de captage d'eau,
00:54:22on a aidé
00:54:23de l'agriculture biologique
00:54:24et notamment,
00:54:25là,
00:54:25ce sont bien
00:54:25les sociétés privées
00:54:28qui commercialisent
00:54:29l'eau,
00:54:30quand elles encouragent
00:54:31l'agriculture biologique
00:54:33au-dessus
00:54:34des zones
00:54:34de captage d'eau,
00:54:36la dépollution,
00:54:37le coût
00:54:37de la dépollution
00:54:38est divisé
00:54:38par 27.
00:54:40Donc,
00:54:41quand on parle
00:54:41du coût,
00:54:43c'est global.
00:54:45Et partout
00:54:46où on met
00:54:46ces systèmes alimentaires
00:54:47territoriaux,
00:54:48très vite,
00:54:49on se rend compte
00:54:49que ça ne coûte pas
00:54:50plus cher.
00:54:51Et chez moi,
00:54:52j'ai eu des témoignages
00:54:53de collectivités locales.
00:54:54Un maire
00:54:55que j'ai rencontré
00:54:55il y a quelques semaines
00:54:58qui me dit
00:54:59« Mais attendez,
00:54:59Brigitte,
00:55:01grâce à vous,
00:55:02on s'est posé la question,
00:55:03on l'a fait
00:55:03et en moins d'un an,
00:55:05on a économisé 20%
00:55:06sur notre cantine scolaire.
00:55:10J'ai l'exemple
00:55:11de l'Imeu
00:55:11des papillons blancs.
00:55:1350%
00:55:14de produits
00:55:15sont bio
00:55:15en moins d'un an.
00:55:16Ils ont réussi
00:55:17à s'approvisionner.
00:55:18Alors ils disent
00:55:19qu'on pourrait beaucoup
00:55:20mieux faire,
00:55:20mais là,
00:55:21il faut une organisation
00:55:21pour qu'on soit aidé.
00:55:23Il faut un projet
00:55:24alimentaire territorial.
00:55:25Je vais apporter
00:55:26un témoignage
00:55:28du côté
00:55:29de l'acheteur public.
00:55:30Ma fonction est...
00:55:31Par les prévues.
00:55:32Ma fonction...
00:55:34Merci,
00:55:35ça va.
00:55:36Dans ma fonction,
00:55:37j'ai exercé
00:55:38dans un premier temps
00:55:39le métier de prescripteur,
00:55:42alors pas dans
00:55:43l'administration territoriale
00:55:44mais dans l'administration centrale.
00:55:46Donc,
00:55:46est amené
00:55:47à rédiger
00:55:48les cahiers des charges
00:55:50pour passer
00:55:51des appels d'offres.
00:55:52Parce que
00:55:53on passe
00:55:54à la fois
00:55:55soit par le code
00:55:56des marchés publics
00:55:56que maintenant,
00:55:58malheureusement,
00:55:58je suis tenté de le dire,
00:55:59par les partenariats
00:56:01publics-privés
00:56:01qui nous protègent
00:56:03beaucoup plus loin
00:56:03au niveau de l'État.
00:56:05Donc,
00:56:06l'importance
00:56:07de la prescription
00:56:08est essentielle.
00:56:09Il y a des aspects
00:56:10techniques,
00:56:10par exemple,
00:56:11qu'il faut aborder
00:56:12et qui abordent
00:56:13et qui ont une influence
00:56:19très importante
00:56:19sur le prix.
00:56:20Je prends un exemple.
00:56:21j'ai pesqué un marché
00:56:23d'un 7 ou 8 ans
00:56:25où il y avait
00:56:26en appel d'offres,
00:56:28en répondant
00:56:29à appel d'offres,
00:56:30tous les grands industriels.
00:56:32On leur a imposé
00:56:33que
00:56:34le 20% de bio,
00:56:36puisque
00:56:36il y a une directive
00:56:38ministérielle
00:56:38qui existe
00:56:39depuis plusieurs années,
00:56:40qui est appliquée
00:56:41par les acheteurs publics,
00:56:42donc moi,
00:56:43j'ai posé par qui,
00:56:44et on applique
00:56:45l'obligation
00:56:46dans les marchés publics,
00:56:48de minimum
00:56:4820% de bio,
00:56:50même si la loi
00:56:50n'est pas passée.
00:56:52Donc,
00:56:52aujourd'hui,
00:56:52c'est encore pratiqué.
00:56:54Mais pour arriver,
00:56:55il y a des aspects techniques.
00:56:56Donc,
00:56:57il y a une professionnalisation
00:56:58des acheteurs publics
00:57:00qui est importante.
00:57:01Par exemple,
00:57:02d'imposer
00:57:02dans le marché
00:57:03le lissage
00:57:04des prix du bio
00:57:05sur l'ensemble
00:57:06de la facturation
00:57:07à tous les gens
00:57:09qui se restaurent.
00:57:10Ce qui fait
00:57:10que c'est porté
00:57:11par l'ensemble
00:57:12des gens
00:57:12qui se restaurent
00:57:13et pas uniquement
00:57:15par une dissociation
00:57:16du prix du bio
00:57:17qui est effectivement
00:57:18tissuade.
00:57:19Et je vais vous donner
00:57:19deux chiffres.
00:57:21Quand on lisse
00:57:21sur le...
00:57:21Oui,
00:57:22je sais.
00:57:23Mais quand on lisse
00:57:24sur le prix global,
00:57:26on arrive à un taux de prise
00:57:27à 13%
00:57:28de consommation
00:57:29effective.
00:57:30Et actuellement,
00:57:31sur un marché
00:57:31où les prix sont dissociés,
00:57:33on n'arrive pas
00:57:33à dépasser le 5%.
00:57:35Il y a aussi
00:57:36une partie technique
00:57:37qui est importante
00:57:38et une professionnalisation
00:57:39de l'achat public
00:57:40parce qu'on critique
00:57:42beaucoup les élus
00:57:42mais il faut savoir
00:57:43que ce ne sont pas les élus
00:57:44qui font les cahiers
00:57:45et les charges suivantes.
00:57:46Ce sont des acheteurs
00:57:46publics.
00:57:47Deuxième aspect,
00:57:49je filme,
00:57:50je ne suis pas
00:57:50été prudent.
00:57:52Je confirme
00:57:53qu'il y a
00:57:54un véritable lobbying
00:57:55des grands industriels
00:57:57de la restauration
00:57:59collective
00:58:01pour évacuer
00:58:02le débat du bio
00:58:03au profit du local.
00:58:05Je suis en plein dedans
00:58:06actuellement,
00:58:07je ne les citerai pas,
00:58:08mais ils font
00:58:09un véritable lobbying
00:58:10sur ce système.
00:58:11Voilà,
00:58:11c'est ce que je voulais
00:58:13Merci.
00:58:14C'est le micro,
00:58:15c'est le débat.
00:58:16Oui,
00:58:16bonjour,
00:58:16moi je suis élue locale
00:58:18sur Arqueuil,
00:58:20ville de Val-de-Marne
00:58:21et donc dans l'île de France
00:58:23et dans la banque
00:58:24parisienne.
00:58:25Et je voudrais témoigner
00:58:26qu'il existe déjà
00:58:28des structures
00:58:30qui assurent
00:58:31sur la restauration
00:58:31collective.
00:58:32Et donc,
00:58:33ma ville a adhéré
00:58:34en 2006
00:58:35à un syndicat intercommunal
00:58:36de la restauration scolaire
00:58:38qui s'appelle le CIRESCO
00:58:39qui est un des plus grands syndicats
00:58:42qui regroupe aujourd'hui
00:58:4419 communes,
00:58:464 départements
00:58:47et qui depuis 90,
00:58:50effectivement,
00:58:52par le pari
00:58:53et l'ambition politique
00:58:55d'élus engagés
00:58:58communistes
00:58:59au niveau de Champigny
00:59:00et de la ville de Bobigny,
00:59:02ont créé
00:59:05une cuisine centrale
00:59:07et une structure publique
00:59:08s'appuyant sur
00:59:09la structure
00:59:10des syndicats intercommunaux.
00:59:12Depuis 90,
00:59:13donc commençons
00:59:14à deux villes,
00:59:15deux grosses villes,
00:59:16de Bobigny,
00:59:16Champigny,
00:59:17aujourd'hui,
00:59:18on est à 19 villes
00:59:19qui ont adhéré,
00:59:21c'est une adhésion,
00:59:22et qui ont construit
00:59:24cet outil
00:59:25qui est une réponse
00:59:26publique
00:59:27pour les villes.
00:59:28Effectivement,
00:59:29les difficultés
00:59:30sur l'échelle,
00:59:31je pense qu'un syndicat
00:59:33intercommunal
00:59:33peut être une réponse
00:59:34quand les villes
00:59:35sont effectivement
00:59:37en difficulté
00:59:38pour assurer,
00:59:39assumer les responsabilités
00:59:41qui sont très importantes,
00:59:43d'assumer
00:59:44une assiette de qualité
00:59:46avec les marchés publics,
00:59:48avec toutes les difficultés
00:59:49qu'il y a aujourd'hui,
00:59:50surtout en Ile-de-France
00:59:50où le pion
00:59:52n'est pas non plus
00:59:54très facile
00:59:55à capiter.
00:59:56Et donc,
00:59:57nous,
00:59:57on s'est engagés
00:59:58sur une agriculture
01:00:00respectueuse
01:00:00de l'environnement
01:00:01et des hommes,
01:00:03parce qu'il ne faut pas
01:00:05oublier non plus
01:00:06de tous ces agriculteurs
01:00:07aujourd'hui
01:00:08qui ne vivent pas
01:00:10de leurs produits.
01:00:11Donc,
01:00:11on a essayé politiquement
01:00:12d'avoir
01:00:14ces engagements
01:00:16à ce niveau-là.
01:00:17Aujourd'hui,
01:00:18on est arrivé
01:00:19à structurer
01:00:20le syndicat
01:00:21autour de 15%
01:00:22de bio
01:00:23et on a une convention
01:00:24avec la FNAB.
01:00:28qu'est-ce qui est
01:00:29important aussi
01:00:30de dire ?
01:00:33J'ai pris
01:00:34quelques notes.
01:00:35C'est aussi
01:00:36ce qui...
01:00:38On essaie
01:00:39de faire face
01:00:40et de construire.
01:00:41On a la construction
01:00:42des filières
01:00:42qui est aussi
01:00:43une difficulté
01:00:44puisque,
01:00:46par exemple,
01:00:48on n'a pas
01:00:48de légumerie.
01:00:49Les producteurs
01:00:50n'ont pas
01:00:50de légumerie.
01:00:51Donc,
01:00:52il faut structurer
01:00:54les quantités
01:00:55parce que nous,
01:00:56évidemment,
01:00:57on représente,
01:00:57je crois,
01:00:57plus d'un million
01:00:58maintenant
01:00:59de personnes
01:01:00à qui on fournit
01:01:01des repas
01:01:02de restauration
01:01:02collective.
01:01:03Donc,
01:01:04c'est énorme.
01:01:05On a un point
01:01:06important pour
01:01:07et une responsabilité
01:01:08du coup
01:01:08pour la structuration
01:01:10d'une réponse publique.
01:01:13Je voudrais aussi
01:01:15témoigner sur...
01:01:17Évidemment,
01:01:18on a une ambition sociale.
01:01:19On s'adresse...
01:01:20On a structuré
01:01:21au sein de l'école
01:01:22parce que c'est là
01:01:23qu'on s'adresse
01:01:24à tous les enfants
01:01:25sans discrimination
01:01:26parce qu'un parent
01:01:27ne travaillerait pas
01:01:28au chômeur.
01:01:29C'est certainement
01:01:29pas le politique
01:01:30parce que...
01:01:31Voilà.
01:01:31Donc,
01:01:31on s'adresse
01:01:32à tous les enfants
01:01:32pour qu'ils ont
01:01:33un repas de qualité
01:01:35avec la structuration
01:01:37du quotient familial.
01:01:38Nous avons,
01:01:39dans notre ville,
01:01:41des enfants
01:01:41qui payent
01:01:42de 50 centimes
01:01:43à 6 euros
01:01:43le repas.
01:01:45Voilà.
01:01:45Par aucune famille,
01:01:46un repas
01:01:47revient à 10,
01:01:4812 euros
01:01:49entre le produit
01:01:51de l'assiette
01:01:51et puis les fluides
01:01:52de les personnels,
01:01:53etc.
01:01:54Donc,
01:01:54vous voyez
01:01:55que là,
01:01:55il y a une véritable ambition
01:01:59sociale.
01:02:00Sur le gaspillage,
01:02:01deux mots,
01:02:01parce que,
01:02:02voilà,
01:02:02on travaille beaucoup
01:02:03au Ciresco,
01:02:04on a fait beaucoup aussi,
01:02:05on a structuré
01:02:06avec un atelier pédagogique
01:02:08pour la formation
01:02:09des personnels.
01:02:10Aujourd'hui,
01:02:10il n'y a pas de formation
01:02:11en restauration collective
01:02:12de filière vraiment
01:02:14structurée non plus.
01:02:15on a travaillé
01:02:17sur des rencontres,
01:02:18on a fait des rencontres
01:02:20sur,
01:02:20donc on alimente aussi
01:02:21tous ces débats
01:02:23qui sont importants.
01:02:24On a fait,
01:02:25par exemple,
01:02:26l'assiette en commun
01:02:27autour de la laïcité,
01:02:29on a fait
01:02:30manger en santé
01:02:31et on se prépare
01:02:34à faire aussi
01:02:34au Ciresco
01:02:35l'assiette de demain.
01:02:37Voilà.
01:02:37Donc,
01:02:37on a un site
01:02:38où vous avez
01:02:39des informations
01:02:40si ça vous intéresse
01:02:42pour poursuivre.
01:02:44le siège
01:02:45est à Bobigny.
01:02:46Qu'est-ce que je voulais dire
01:02:47sur le gaspillage ?
01:02:48Excusez-moi,
01:02:48juste important.
01:02:49On ne va pas
01:02:49parler de tout le monde.
01:02:51Juste important
01:02:52sur le gaspillage.
01:02:53Vous dites effectivement
01:02:54qu'il y a...
01:02:55Mais la situation
01:02:56est complexe.
01:02:57Il faut aussi penser
01:02:57à l'encadrement
01:02:58des enfants.
01:02:59Parce que l'encadrement,
01:03:00c'est le personnel
01:03:01qui encadre les enfants
01:03:02pour l'éducation,
01:03:03pour l'éducation.
01:03:04Voilà,
01:03:04je m'arrête là
01:03:05parce qu'il y a
01:03:05tellement de choses à dire.
01:03:06Merci.
01:03:07Sinon,
01:03:07merci pour ce témoignage
01:03:08pour qu'il y a aussi
01:03:10du courage politique
01:03:11dans les communes
01:03:12de son visage.
01:03:13Je vous en prie,
01:03:13allez-y.
01:03:14Et puis après,
01:03:14on finit avec les invités.
01:03:16Ça va être très court
01:03:16parce qu'il y a beaucoup
01:03:17de choses qui ont été dites.
01:03:19Tout simplement,
01:03:19par rapport à votre introduction
01:03:20et par rapport à la remarque
01:03:22sur le fainéantisme
01:03:24des élus
01:03:24et le bon sens,
01:03:25non,
01:03:25ce sont véritablement
01:03:26des choix politiques
01:03:29de gestion aussi.
01:03:30Puisque donc,
01:03:31en ce qui concerne
01:03:33les investissements
01:03:34qui doivent être faits
01:03:35et justement
01:03:36toutes les pratiques
01:03:36qu'il y a dans la collectivité,
01:03:37ce sont des choix de gestion.
01:03:39Et effectivement,
01:03:40le conventionnel,
01:03:41c'est le porteur du capitalisme.
01:03:43Donc évidemment,
01:03:44les choix de gestion
01:03:45ne sont pas les mêmes
01:03:45pour les élus.
01:03:47A été rappelé aussi
01:03:48la question
01:03:49de la politique d'achat.
01:03:50Moi,
01:03:50j'ai un exemple,
01:03:51je suis en allée
01:03:51du municipal
01:03:52et dans une petite agglomération.
01:03:55Effectivement,
01:03:56les petites collectivités
01:03:57et les petits producteurs
01:03:58ont aussi
01:03:59des grandes difficultés
01:04:00à pouvoir répondre
01:04:01lors des marchés publics.
01:04:03Donc là,
01:04:03on revient aussi
01:04:04le louis
01:04:05qui a été fait
01:04:05dans le passé
01:04:06pour que
01:04:07les difficultés
01:04:08s'enoncerne aussi
01:04:09pour celles
01:04:12et ceux
01:04:12qui pourraient y répondre.
01:04:14Et enfin,
01:04:14je voudrais intervenir
01:04:15sur un dernier point,
01:04:17c'est le mode
01:04:17de production
01:04:18des repas.
01:04:19Parce que,
01:04:19on parle de qualité,
01:04:21mais la qualité dégustative
01:04:22est extrêmement importante.
01:04:24Et le professionnalisme
01:04:25est aussi,
01:04:26je dirais,
01:04:27quelque chose
01:04:27qui doit aussi
01:04:28être pris en compte
01:04:29dans la confection
01:04:30des repas.
01:04:31et comme le disait
01:04:33la collègue
01:04:34qui vient de prendre
01:04:34la parole,
01:04:35c'est aussi
01:04:35l'accompagnement
01:04:36au niveau du repas.
01:04:37Voilà.
01:04:37Vous avez tout à fait raison
01:04:38parce qu'en fait,
01:04:39et merci pour votre témoignage
01:04:41avec le Ciresco
01:04:41parce que c'est vrai
01:04:42qu'il y a des structures
01:04:43exemplaires,
01:04:44il y a vraiment
01:04:45des communes
01:04:46qui bougent vraiment bien
01:04:46et je pense
01:04:47que c'est ces communes-là
01:04:48qu'il faut mettre en avant.
01:04:51Il y a le Ciresco,
01:04:52il y en a un autre,
01:04:53un autre Samedi.
01:04:54Oui,
01:04:55il y en a d'autres.
01:04:55Et puis,
01:04:56moi je prends souvent
01:04:57l'exemple
01:04:58de Lonce-le-Saunier,
01:04:58ce qui s'est passé
01:04:59à Lonce-le-Saunier
01:05:00avec toute la problématique
01:05:02de l'eau au départ
01:05:03et puis tout ce que
01:05:04Jacques Pélissard a fait
01:05:05sachant que,
01:05:07vous savez,
01:05:07lui,
01:05:08il n'est pas...
01:05:09Enfin,
01:05:09la commune de Lonce-le-Saunier
01:05:11était communiste
01:05:11et elle est venue
01:05:12droite avec lui
01:05:13et il a dit
01:05:14la seule chose
01:05:15que j'ai conservée
01:05:15c'est la cantine scolaire.
01:05:18Donc on voit
01:05:19le rôle politique
01:05:20de la cantine scolaire
01:05:21qu'il a déployé
01:05:23non seulement
01:05:24aux scolaires
01:05:25et à l'administration
01:05:26mais à toute la population.
01:05:28Et donc quand je lui pose
01:05:29la question
01:05:29comment vous avez fait
01:05:30avec les restaurateurs
01:05:32de la ville
01:05:33qui disent
01:05:34ils voient la cantine
01:05:35en concurrent
01:05:36il dit non
01:05:37je leur ai expliqué
01:05:38je leur ai expliqué
01:05:39que c'était une association
01:05:39que les gens pouvaient adhérer
01:05:41et venir manger
01:05:42un repas équilibré
01:05:44avec des produits locaux
01:05:45avec toute une démarche
01:05:46et dans une autre ambiance
01:05:47qui est une cantine.
01:05:49Et donc ça
01:05:49c'est toute la vocation
01:05:50de la restauration collective
01:05:52et qu'on n'oublie pas
01:05:54son rôle social
01:05:54et Lonce-le-Saunier
01:05:55je trouve que c'est
01:05:56un très bel exemple.
01:05:56Mais bon
01:05:57vous avez mentionné
01:05:58le cirismo
01:05:59ça c'est génial.
01:06:01Merci.
01:06:01Allez-y
01:06:02Mgr Talar.
01:06:03Oui
01:06:03par rapport à tout
01:06:04ce que vous avez évoqué
01:06:05vous avez évoqué
01:06:07le fait qu'il faut
01:06:08mettre en place
01:06:08les légumeries
01:06:09je rajouterai
01:06:10les abattoirs
01:06:11les abattoirs locaux
01:06:12les abattoirs
01:06:13multi-espèces
01:06:14sans lesquels
01:06:16effectivement
01:06:17l'approvisionnement
01:06:18diversifié
01:06:19et local
01:06:19ne peut intervenir
01:06:22or aujourd'hui
01:06:23on est plutôt
01:06:24dans la concentration
01:06:24des abattoirs
01:06:25donc vous voyez
01:06:26effectivement
01:06:26ce sont vraiment
01:06:27des vrais choix
01:06:28oui oui
01:06:29des vrais choix
01:06:29d'investissement
01:06:30pourquoi pas aussi
01:06:31accompagner les projets
01:06:33d'abattoirs mobiles
01:06:35sur les fermes
01:06:36il y a beaucoup
01:06:38de choses à faire
01:06:39et ce sont effectivement
01:06:41des choix
01:06:41d'ingestion
01:06:42et des choix
01:06:43d'investissement
01:06:44mais qui doivent
01:06:45être guidés
01:06:46chez les élus
01:06:47par leur responsabilité
01:06:49à relever
01:06:50les défis
01:06:51du siècle
01:06:52du moment
01:06:53d'aujourd'hui
01:06:53et de demain
01:06:55c'est la préservation
01:06:57aussi des écosystèmes
01:06:58on a parlé peu
01:07:00du lien
01:07:02entre le bio
01:07:04et la santé
01:07:05c'est un petit peu
01:07:06avec Laurent
01:07:07mais c'est quand même
01:07:09de plus en plus reconnu
01:07:11qu'il y a vraiment
01:07:12des vrais problèmes
01:07:13de santé
01:07:14sur lesquels
01:07:14il faut se poser
01:07:15des questions
01:07:16et le lien
01:07:17avec les pesticides
01:07:19est de plus en plus
01:07:20pointé du doigt
01:07:23moi quand j'entends
01:07:25aujourd'hui
01:07:25qu'on a
01:07:26un enfant sur dix
01:07:28qui atteint
01:07:29de troubles autistiques
01:07:32ça m'interroge
01:07:34et quand je vois
01:07:35en plus
01:07:36à quel point
01:07:36on est
01:07:37sur les familles
01:07:38sans solution
01:07:39ça m'interroge
01:07:40encore plus
01:07:41mais un enfant
01:07:42sur dix
01:07:43c'est beaucoup
01:07:46donc ça mérite
01:07:47quand même
01:07:48de poser la question
01:07:49et donc c'est
01:07:50de la responsabilité
01:07:51des élus
01:07:52les élus
01:07:53n'ont pas toujours
01:07:53à être dans le mouvement
01:07:56ils doivent relever
01:07:57ces défis
01:07:58les écosystèmes
01:08:00les défis
01:08:02du réchauffement
01:08:03climatique
01:08:04on l'a aussi
01:08:05ça renvoie
01:08:06quand même
01:08:07au travail
01:08:07que vous avez fait
01:08:08et votre exposition
01:08:09c'est un vrai sujet
01:08:11et la relocalisation
01:08:13est une des réponses
01:08:16est une des réponses
01:08:18à la lutte
01:08:18contre le réchauffement
01:08:19climatique
01:08:22donc moi
01:08:22j'espère
01:08:24que les étés généraux
01:08:25de l'alimentation
01:08:28mais si je dis
01:08:29que j'espère
01:08:30ça veut dire
01:08:30qu'il faudra
01:08:32que les citoyens
01:08:33et je rappelle
01:08:34que les citoyens
01:08:36ont un rôle
01:08:36à jouer
01:08:38important
01:08:39voilà
01:08:39merci
01:08:40merci beaucoup
01:08:41Flangue
01:08:42oui
01:08:43deux mots
01:08:44de
01:08:45pas de conclusion
01:08:46mais de rebond
01:08:47par rapport à des choses
01:08:47qui ont été dites
01:08:48la formation
01:08:49des collectivités
01:08:50plusieurs personnes
01:08:51dans la salle
01:08:52on en a parlé
01:08:52moi je pense que
01:08:53c'est primordial
01:08:54depuis le Grenelle
01:08:55on m'a dit
01:08:55il faut faire
01:08:5520% de bio
01:08:56etc
01:08:57aujourd'hui
01:08:58l'agence bio
01:08:58on a mesuré
01:09:00au printemps dernier
01:09:01on est à 2,9%
01:09:03aujourd'hui
01:09:03de bio
01:09:04dans les comptines
01:09:04en France
01:09:05donc par rapport
01:09:06au 20%
01:09:06il y a des expériences
01:09:07très réussies
01:09:08de 50
01:09:08parfois de 100%
01:09:09mais la moyenne
01:09:10c'est 2,9%
01:09:11donc on a échoué
01:09:12il faut être clair
01:09:13c'est pour ça
01:09:14que le Gitalin
01:09:15avait lancé sa loi
01:09:16etc
01:09:16mais on est toujours
01:09:17en situation de l'échec
01:09:18moi je pense qu'il faut lancer
01:09:19un grand plan de formation
01:09:20des acheteurs publics
01:09:22des cuisiniers
01:09:23etc
01:09:23parce qu'il y a une demande
01:09:24de ces gens là
01:09:25de qu'on les aide
01:09:25à faire
01:09:26et on ne les aide pas
01:09:27et peut-être aussi
01:09:28du côté de l'amont
01:09:28d'ailleurs
01:09:29l'organisation des agriculteurs
01:09:30etc
01:09:31j'en ai parlé
01:09:32aux états généraux
01:09:32de l'alimentation
01:09:33j'ai fait un grand flop
01:09:34parce que les plans de formation
01:09:35c'est toujours vu
01:09:36comme des choses
01:09:37compliquées à mettre en oeuvre
01:09:38puis c'est pas très visible
01:09:40etc
01:09:41deuxième peut-être sujet
01:09:42puisqu'on parlait
01:09:42de Jacques Pellissard
01:09:43et de l'Anse Le Saunier
01:09:44je l'ai rencontré
01:09:45il y a pas longtemps
01:09:46on parlait de la question
01:09:47du socio-signage administratif
01:09:49qu'on a en France
01:09:50c'est-à-dire que
01:09:50pour des raisons
01:09:51qui ne sont pas forcément
01:09:54incontréhensibles au départ
01:09:54mais par exemple
01:09:56le citoyen
01:09:57qu'on est les uns
01:09:58et les autres
01:09:58on est bien la même personne
01:09:59qui va payer la cantine
01:10:00des enfants
01:10:01et payer le prix d'eau
01:10:02sauf qu'en responsabilité politique
01:10:04il y a un syndicat des eaux
01:10:05et il y a une communauté commune
01:10:07qui gère la cantine
01:10:08et ils n'ont rien à voir entre eux
01:10:09et donc le côté
01:10:10je boucle mon budget
01:10:11en disant
01:10:12ça me coûte un peu plus cher
01:10:13pour l'approvisionnement
01:10:14de ma cantine
01:10:15mais ça me coûte
01:10:16beaucoup moins cher
01:10:16l'entraînement de l'eau
01:10:17ça il n'y a personne
01:10:18qui en a la complète responsabilité
01:10:21et après on s'étonne
01:10:22qu'on n'avance pas
01:10:22parce qu'on a découpé en deux
01:10:24en l'occurrence Jacques Pélissard
01:10:25en cumulant
01:10:26les mandats de responsabilité
01:10:27il a eu la double casquette
01:10:28pendant quelques années
01:10:29donc il a fait ce travail
01:10:30adricuel de dire
01:10:31je gagne d'un côté
01:10:32je perds de l'autre
01:10:33et globalement je gagne
01:10:34mais sinon
01:10:35on tombe sur un système
01:10:36complètement schizophrène
01:10:37où personne n'a intérêt
01:10:39à faire cet effort-là
01:10:40et ça c'est un vrai sujet
01:10:41parce qu'après
01:10:42on vient de parler
01:10:43du vocabulaire
01:10:44du genre
01:10:44des habilités de la bio
01:10:45ce qui s'appelle
01:10:46les externalités positives
01:10:47etc
01:10:48on va inventer des subventions
01:10:49pour payer des agriculteurs
01:10:51parce qu'ils travaillent en bio
01:10:52parce qu'on ne veut pas
01:10:53faire payer les pollueurs payeurs
01:10:54donc on va construire
01:10:55encore une usine à gaz
01:10:56alors que le truc
01:10:57il est tout simple
01:10:58c'est de dire
01:10:58ce que j'ai économisé sur l'eau
01:11:00je le rejette
01:11:00dans la cantine
01:11:01et c'est réglé
01:11:02donc il faut qu'on invente
01:11:03des solutions concrètes
01:11:04parce que nous
01:11:05en tant que personne
01:11:06qui paye
01:11:07on paye bien les deux
01:11:08et on est content
01:11:08si on nous dit
01:11:09vous payez 30% moins de l'eau
01:11:11et puis 10% de plus
01:11:12vos repas de gamins
01:11:13et bien vous aussi
01:11:14c'est bon
01:11:14j'y ai gagné
01:11:15merci

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