00:05Ce qui est amusant, c'est que les journalistes en poste au plus haut degré de la hiérarchie
00:12font la même chose que les patrons.
00:14Les patrons, type, je ne sais pas, hier, c'est l'hier, aujourd'hui, gattaz,
00:18font croire que les patrons, c'est un monde unique.
00:20Et du coup, que le petit patron qui a un ou deux salariés
00:23aurait les moindres intérêts communs avec ses grands patrons.
00:27Dans le monde du journalisme, c'est pareil.
00:28Il y a tout un petit peuple du journalisme qui n'a strictement rien à voir avec les éditorialistes,
00:34avec ceux comme Barbier, comme Bruno Roger Petit,
00:39qui sont effectivement la crème, entre guillemets, du journalisme.
00:41Donc déjà, le premier point, c'est de ne pas parler des journalistes.
00:45Il faut parler effectivement de ceux qui souffrent, de ceux qui sont exploités et qui sont journalistes.
00:49Et il faut parler par ailleurs de ceux qui, effectivement, sont d'une façon ou d'une autre,
00:54aux ordres, même si les ordres ne sont pas transmis tous les jours,
00:57aux ordres des 9 milliardaires qui tiennent 90% de la presse.
01:01Déjà, ça ferait un petit peu de clarté.
01:03Après qu'il y ait des politiques qui s'amusent, si j'ose dire, à être chroniqueurs ou journalistes,
01:08c'est très secondaire par rapport à ce qu'est la presse aujourd'hui.
01:10Le point important, c'est que 90% de la presse est possédée par un certain nombre de milliardaires
01:17et qu'il faut se demander quel est leur intérêt à ces milliardaires.
01:20Puisqu'on dit que la presse, justement, n'est pas un milieu rentable.
01:23Il y a une rentabilité.
01:25Mais qui est quoi ?
01:26Qui est une rentabilité idéologique et pas une rentabilité financière.
01:30Une fois qu'on a dit ça, on a déjà un peu clarifié les choses.