00:00Pour l'instant, la demande, c'est la liquidation judiciaire à effet immédiat, sans maintien d'activité.
00:09Donc on a 512 salariés de la SAC qui vont se retrouver au chômage, sans compter les intérimaires qui n
00:20'auront également plus de travail.
00:44Le tribunal de commerce a considéré qu'il y avait un projet de reprise valable pour le secteur qui avait
00:53été évoqué par la coopérative des quotidiens,
00:57qui était un quai, d'ailleurs, le site d'exploitation de votre livre, et le siège de Prestalice.
01:07De ce constat-là, pas de reprise annoncée par les SAD, à la fois parce que les magazines n'ont
01:15pas fait d'offres,
01:16mais à la fois parce que les quotidiens n'ont pas fait d'ailleurs non plus.
01:29Les camarades, de toute façon, n'ont plus rien à perdre.
01:32Ils n'ont plus rien à perdre parce que, en gros, s'il n'y a rien de goût,
01:36qu'ici vendredi, ils savent ce qu'ils en attendent.
01:40Donc, ils ont décidé, dès hier soir, de bloquer toute la presse quotidienne, la presse-magazine, aussi en province.
01:51Et compte tenu de la situation, d'ailleurs, qui a été annoncée ce matin,
01:56le syndicat appelle les imprimeries parisiennes, aussi en solidarité,
02:03mais avec un soutien total du syndicat vis-à-vis, au moins, de nos adhérents de la SAD,
02:11et évidemment des salariés plus généralement, à une non-parution des quotidiens nationaux.
02:21C'est ici, vendredi, ce qu'on entend, ce qu'on voit, où ce qu'on lit, se confirme.
02:30Pour l'instant, les deux grands groupes de presse-magazine n'ont pas décidé de rejoindre l'offre de la
02:41coopérative au quotidien,
02:42ce qui sous-entendrait, après avoir mis 512 salariés de la SAD au chômage,
02:49que presse-magazine serait évidemment de nouveau fragilisée,
02:54de nouveau fragilisée, et qu'on n'est pas à l'abri, d'ailleurs,
02:58et évidemment, on ne souhaite pas être à contre,
03:01mais on n'est pas à l'abri que, derrière,
03:05que ce soit une disparition de la messagerie historique,
03:11ex-LMPP, comme on l'appelait,
03:15donc on est évidemment particulièrement originaux en impériale.
03:19Les magazines se plaignent de payer le prix fort pour les quotidiens,
03:27et donc ils décident de ne plus le faire,
03:30c'est le cas d'ailleurs des deux grands groupes de Prisma et de Rayward,
03:33les gars, donc ces deux grands groupes-là disent « nous, de toute façon,
03:40on ne rejouerra pas la coopérative des petits gains,
03:42on fera notre propre distribution ».
03:48Au-delà des égaux surdimensionnés des éditeurs des uns et des autres,
03:52il y a une histoire de poursous.
03:56Ce qui est dégueulasse maintenant, c'est que ce sont les salariés qui payent des désaccords.
04:02Ce qui est dégueulasse maintenant, c'est que ce sont les éditeurs
04:07qui, pendant longtemps, se sont sucrés sur le dos des messageries.
04:12Ce qui est dégueulasse maintenant, c'est qu'il y a eu des remises arrière
04:18ou des bonus bienvenus pour les plus grands groupes d'ailleurs.
04:23Voilà la faillite de Prestalys, qui commence par l'Assad d'ailleurs,
04:29amène à ce que les erreurs de gestion et tous les petits cadeaux entre patrons
04:36font qu'on se retrouve dans une situation où c'est les salariés qui payent des pots de cassé.
04:47On voyait des salariés au chômage alors que, pendant la période de confinement,
04:54ils ont fait tout le nécessaire pour que la presse continue d'apparaître
04:58et être distribuée partout.
05:02D'ailleurs, le président de la République ou le Premier ministre, je ne sais plus,
05:06avait déclaré l'activité de la profession comme essentielle.
05:11Et donc, on n'est ni désagréablement surpris, ni déçus.
05:19On est dans une situation dont l'État abandonne, abandonne les salariés,
05:26alors qu'ils ont à plus de millions, au moins, peut-être de milliards,
05:34soutenu un grand nombre d'éditeurs.
05:38Et donc, ils abandonnent clairement les salariés et les salariés de l'Assad.
05:50Je rappelle quand même que la distribution de la presse permettait à distribuer à la fois
05:55les quotidiens et les magazines, permettait une péréquation des deux.
06:02Dans cette péréquation, le fait de pouvoir transporter des flux communs
06:06permettait de remplir un peu plus les camions et de se partager les frais.
06:11Évidemment, si demain, juste l'humanité, pour ne prendre que lui,
06:16va prendre ses propres voitures pour aller se faire distribuer tout seul
06:21à Paris et en province, il est inutile de dire que ça, ça ne fonctionne pas.
06:26L'humanité étant un groupe, y compris indépendant,
06:30donc pas relié à des grands groupes financiers tels d'ailleurs
06:34que celui du Monde ou celui du Figaro, dont on connaît derrière
06:40les capacités capitalistiques à investir.
06:43Non, ça ne marche pas.
06:44Ça ne marche pas.
06:45Ça marche avec une structure qui n'est pas celle qui est portée dans l'offre aujourd'hui.
06:50Donc, quand je disais tout à l'heure,
06:52on peut assister à une première vague,
06:55qui est celle qui est citée sur les sables,
06:57mais on peut assister aussi à un démantèlement rapide
07:00du reste de Prestalys, c'est parce que les craintes sont effectivement particulièrement fondées.
07:06Évidemment, on invite les coopératives à faire en sorte que d'abord,
07:14un, il y ait l'évitement du dépôt de bilan sans le maintien d'activité pour vendredi,
07:22parce que là, ce serait une véritable catastrophe industrielle, incontestablement,
07:28et sociale, humaine, certainement.
07:34Donc, c'est ça, nous, sur les quelques jours qui nous restent,
07:37sur lesquels on va oeuvrer pour qu'il y ait une offre de reprise
07:42qui permette effectivement d'éviter la catastrophe.
07:51S'il n'y a plus de distribution, comme on avait pu l'évoquer une période,
07:57en dehors des métropoles, notamment dans des zones blanches,
08:02et bien c'est autant d'électeurs au moins, pas informés,
08:05autant de démocraties supprimées,
08:08autant de quotidiens qui ne seront pas imprimés,
08:12autant qui ne seront pas distribués,
08:13mais il y aura des répercussions, forcément, sur les journalistes,
08:19sur toute la série,
08:23et toute la filière telle qu'on connaît.
08:26Il y aura des problèmes sur, évidemment, les diffuseurs
08:29qui ont, dans cette période, beaucoup souffert, quand même.
08:33Mais je pense que les choses étaient cousues de fil blanc,
08:37depuis bien longtemps, d'ailleurs.
08:42Et aujourd'hui, le gouvernement et l'éditeur se mettent ensemble
08:45pour faire l'acro, pour faire l'acro, sans qu'il y a de livres,
08:49et pour faire l'acro à la CGT,
08:52notamment en province.
08:54Mais encore une fois,
08:57la fragilisation de Prestalys est dans toutes les têtes.
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