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  • il y a 12 heures
Une délégation du syndicat général du Livre et de la communication écrite Cgt et du syndicat des imprimeries de presse et de la communication Cgt ont rencontré la direction de Presstalis, principale messagerie de la presse. La diffusion des titres de presse est bloquée depuis deux mois en province après la liquidation totale des sociétés d'agences et de diffusion (Sad), et du licenciement effectif de ses 512 salariés, le 5 juin.
Porteur d'un projet de coopérative (Scic) pour les dépôts de Marseille et Lyon et exigeant une reprise au "mieux disant social" pour les autres centres, Didier Lourdez, secrétaire général du SGLCE a tenu à réaffirmer les positions des salariés de la distribution. Reportage.

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Transcription
00:00En province, il n'y a plus depuis deux mois un canard qui sort.
00:04Ça sous-entend, et on l'a dit, que évidemment cette question-là remet en cause les imprimeries,
00:11remet en cause les diffuseurs, les kiosquiers, remet en cause les journalistes.
00:17La décision que M. Dugardin a prise au tribunal de commerce en demandant la liquidation de la SAD,
00:24sans continuité d'activité, a des conséquences extrêmement néfastes pour toute la filière et toute la profession.
00:54Ils se rejettent la balle constamment, c'est pas nous, c'est les MLP, quand on voit les MLP, c
00:59'est pas nous, c'est Prestalys,
01:00sauf qu'au milieu, il y a quand même 512 salariés qui, dans trois jours, vont se retrouver licenciés et
01:08au chômage.
01:09Évidemment, on va contacter nos camarades des SAD pour leur faire part de notre initiative de ce matin,
01:17et continuer sur Paris, à leur apporter toute la solidarité dont ils ont besoin, dont il est nécessaire,
01:25pour que à la fois la SCIC Lyon-Marseille puisse se mettre en marche,
01:30qu'à la fois les repreneurs puissent reprendre un grand nombre de salariés,
01:35notamment puisqu'on a demandé à la direction de lâcher l'activité à un coût, on va dire zéro,
01:41pour le franc symbolique ou l'euro symbolique,
01:43de façon à ce qu'il y ait un maximum de salariés qui soient repris,
01:47et qui soient repris au minima avec leur salaire qu'ils avaient avant d'être licenciés.
01:51On n'a pas l'intention de céder, et notre cœur de syndicaliste, c'est l'emploi,
01:58c'est la défense des salariés, et c'est dans cet objectif-là que ce matin, on s'est inscrit,
02:04et que peut-être, il nous faudra réintervenir prochainement,
02:07pour faire en sorte que ce qu'on a décidé de mettre en avant dans cette lutte puisse se réaliser.
02:19D'abord, un, c'est un projet, et pour que ça se réalise, il faut à la fois de la
02:23charge de travail,
02:23et à la fois du financement.
02:25Pour l'instant, ce qu'on essaye de faire à la fois auprès des messageries lyonnaises de presse,
02:29et de presse Thalys, on essaye de réunir les conditions,
02:32pour que nos camarades puissent monter la SCIC comme ils le désirent.
02:36Sur les autres dépôts, il y a des repreneurs qui se sont manifestés.
02:41On a demandé à la direction de favoriser les mieux-disants sociaux,
02:45à la fois sur le quant-arme du nombre d'emplois,
02:49et à la fois sur, à minima, le maintien des salaires que les camarades avaient.
02:53Les patrons, pendant deux mois de confinement,
02:58ont demandé aux salariés de pouvoir continuer à exercer la mission de public qui est la leur.
03:04J'allais dire, ils n'ont pas eu besoin de le demander,
03:06parce que, consciencieusement, les camarades savent ce qu'ils ont à faire.
03:11Et puis, à l'issue de ce déconfinement, on voit une attaque en règle,
03:14dans la profession, contre la profession,
03:16sans se prémunir de savoir s'il ne faut pas faire une relance du papier,
03:21pour essayer de regagner du lectorat sur le support papier.
03:24Puisqu'on a vu que pendant la période de confinement,
03:26il y avait du lectorat qui était extrêmement sensible
03:29au fait de pouvoir aller acheter à son kiosque un journal dans la période de confinement.
03:35D'ailleurs, l'exemple en est, je ne sais pas si c'est le bon,
03:38mais le monde a vendu plus de 10%,
03:41a fait plus de 10% de ses ventes pendant les deux mois.
03:44C'est donc qu'il y a une attente du lectorat pour avoir un support papier,
03:48pour avoir des dossiers de fonds,
03:50et qui n'est pas antinémique avec le multimédia.
03:53Mais évidemment, ce n'est pas la même chose.
04:00Aujourd'hui, on a décidé de faire une initiative plutôt réduite
04:03et plutôt concentrée,
04:05compte tenu y compris des règles sanitaires qui sont dans le pays.
04:10Donc on a décidé d'avoir une quarantaine de camarades,
04:13ou une cinquantaine à peine, pour cette initiative-là.
04:17Mais on n'exclut pas des initiatives de plus grande envergure.
04:20Et on sait évidemment que le SNJ-CGT et d'autres syndicats y participeront,
04:26parce qu'ils nous ont déjà fait signe de solidarité.
04:29Et on a des contacts réguliers pour échanger sur cette question.
04:33Donc oui, viendra peut-être le temps où il y aura un grand rassemblement dans Paris.
04:39Parce qu'aujourd'hui, on l'a vu,
04:41et compris à travers la question de ce qui se passe à l'équipe,
04:43de ce qui se passe aux Parisiens,
04:44on s'aperçoit qu'il y a nécessité que tout le monde s'accorde,
04:50y compris en direction du ministère de la Culture,
04:52d'ailleurs, qui a été extrêmement absent dans cette période-là,
04:56et qui probablement le sera également par la suite.
04:58Donc voilà, on continue.
05:00Comme dirait l'autre, on ne lâche rien.
05:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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