00:00En province, il n'y a plus depuis deux mois un canard qui sort.
00:04Ça sous-entend, et on l'a dit, que évidemment cette question-là remet en cause les imprimeries,
00:11remet en cause les diffuseurs, les kiosquiers, remet en cause les journalistes.
00:17La décision que M. Dugardin a prise au tribunal de commerce en demandant la liquidation de la SAD,
00:24sans continuité d'activité, a des conséquences extrêmement néfastes pour toute la filière et toute la profession.
00:54Ils se rejettent la balle constamment, c'est pas nous, c'est les MLP, quand on voit les MLP, c
00:59'est pas nous, c'est Prestalys,
01:00sauf qu'au milieu, il y a quand même 512 salariés qui, dans trois jours, vont se retrouver licenciés et
01:08au chômage.
01:09Évidemment, on va contacter nos camarades des SAD pour leur faire part de notre initiative de ce matin,
01:17et continuer sur Paris, à leur apporter toute la solidarité dont ils ont besoin, dont il est nécessaire,
01:25pour que à la fois la SCIC Lyon-Marseille puisse se mettre en marche,
01:30qu'à la fois les repreneurs puissent reprendre un grand nombre de salariés,
01:35notamment puisqu'on a demandé à la direction de lâcher l'activité à un coût, on va dire zéro,
01:41pour le franc symbolique ou l'euro symbolique,
01:43de façon à ce qu'il y ait un maximum de salariés qui soient repris,
01:47et qui soient repris au minima avec leur salaire qu'ils avaient avant d'être licenciés.
01:51On n'a pas l'intention de céder, et notre cœur de syndicaliste, c'est l'emploi,
01:58c'est la défense des salariés, et c'est dans cet objectif-là que ce matin, on s'est inscrit,
02:04et que peut-être, il nous faudra réintervenir prochainement,
02:07pour faire en sorte que ce qu'on a décidé de mettre en avant dans cette lutte puisse se réaliser.
02:19D'abord, un, c'est un projet, et pour que ça se réalise, il faut à la fois de la
02:23charge de travail,
02:23et à la fois du financement.
02:25Pour l'instant, ce qu'on essaye de faire à la fois auprès des messageries lyonnaises de presse,
02:29et de presse Thalys, on essaye de réunir les conditions,
02:32pour que nos camarades puissent monter la SCIC comme ils le désirent.
02:36Sur les autres dépôts, il y a des repreneurs qui se sont manifestés.
02:41On a demandé à la direction de favoriser les mieux-disants sociaux,
02:45à la fois sur le quant-arme du nombre d'emplois,
02:49et à la fois sur, à minima, le maintien des salaires que les camarades avaient.
02:53Les patrons, pendant deux mois de confinement,
02:58ont demandé aux salariés de pouvoir continuer à exercer la mission de public qui est la leur.
03:04J'allais dire, ils n'ont pas eu besoin de le demander,
03:06parce que, consciencieusement, les camarades savent ce qu'ils ont à faire.
03:11Et puis, à l'issue de ce déconfinement, on voit une attaque en règle,
03:14dans la profession, contre la profession,
03:16sans se prémunir de savoir s'il ne faut pas faire une relance du papier,
03:21pour essayer de regagner du lectorat sur le support papier.
03:24Puisqu'on a vu que pendant la période de confinement,
03:26il y avait du lectorat qui était extrêmement sensible
03:29au fait de pouvoir aller acheter à son kiosque un journal dans la période de confinement.
03:35D'ailleurs, l'exemple en est, je ne sais pas si c'est le bon,
03:38mais le monde a vendu plus de 10%,
03:41a fait plus de 10% de ses ventes pendant les deux mois.
03:44C'est donc qu'il y a une attente du lectorat pour avoir un support papier,
03:48pour avoir des dossiers de fonds,
03:50et qui n'est pas antinémique avec le multimédia.
03:53Mais évidemment, ce n'est pas la même chose.
04:00Aujourd'hui, on a décidé de faire une initiative plutôt réduite
04:03et plutôt concentrée,
04:05compte tenu y compris des règles sanitaires qui sont dans le pays.
04:10Donc on a décidé d'avoir une quarantaine de camarades,
04:13ou une cinquantaine à peine, pour cette initiative-là.
04:17Mais on n'exclut pas des initiatives de plus grande envergure.
04:20Et on sait évidemment que le SNJ-CGT et d'autres syndicats y participeront,
04:26parce qu'ils nous ont déjà fait signe de solidarité.
04:29Et on a des contacts réguliers pour échanger sur cette question.
04:33Donc oui, viendra peut-être le temps où il y aura un grand rassemblement dans Paris.
04:39Parce qu'aujourd'hui, on l'a vu,
04:41et compris à travers la question de ce qui se passe à l'équipe,
04:43de ce qui se passe aux Parisiens,
04:44on s'aperçoit qu'il y a nécessité que tout le monde s'accorde,
04:50y compris en direction du ministère de la Culture,
04:52d'ailleurs, qui a été extrêmement absent dans cette période-là,
04:56et qui probablement le sera également par la suite.
04:58Donc voilà, on continue.
05:00Comme dirait l'autre, on ne lâche rien.
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