- il y a 12 heures
Place de la République à Paris, plusieurs dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes, se sont rassemblées contre les violences policières.
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00:01Avant de commencer, je tiens à remercier les personnes qui sont là pour faire le langage des filles.
00:06Parce que dans le combat Adama, il y a aussi les souris muets.
00:09Et ils doivent entendre et comprendre le combat.
00:11Elles sont là à chaque fois dans tous nos déplacements.
00:14Donc je demande juste qu'on les applaudisse parce que c'est très bien ce qu'elles font.
00:24Aujourd'hui, c'est un rassemblement qui est dans la continuité du 2 juin.
00:30Aujourd'hui, c'est un rassemblement pour dénoncer le déni de justice.
00:35Aujourd'hui, c'est un rassemblement pour dénoncer la violence policière.
00:39Aujourd'hui, c'est un rassemblement pour dénoncer la violence sociale.
00:43Aujourd'hui, c'est un rassemblement pour dénoncer la violence raciale.
00:52On reprendra sur tout le parcours des débats.
00:55Là, c'est vraiment la conférence de presse.
00:57On partira à 14h30 quand tout le monde arrivera.
01:02Il y a eu la mort de George Floyd.
01:04Cette mort a fait écho directement avec la mort de mon petit frère en France.
01:09Il y a le père de Sabri qui est là.
01:10Et c'est surtout de dire qu'il se passe aux Etats-Unis, qu'il se passe exactement la même
01:16chose en France.
01:16Nos frères meurent ici sur le camion.
01:20Je ne pourrais pas citer tous les noms, mais quand je cite, quand je vois le père de Sabri qui
01:24est là,
01:25la famille d'Ibrahim là-bas, la soeur de Babatel Gaye, des Gaye Kamara, de toutes les personnes.
01:33Vraiment, la liste, elle est étonnante.
01:35Ils prendront la parole.
01:36Parce qu'il y a des noms aussi qui sont là.
01:38Il y a des jeunes qui meurent tout le temps en France.
01:42Et ça, il faut le dénoncer.
01:44Ce qui est bien, c'est que depuis le 2 juin, la France reconnaît qu'il y a du racisme.
01:52Ils reconnaissent qu'il y a du racisme en France, dans la police française, dans la gendarmerie française.
02:05C'est une victoire, le fait qu'ils le reconnaissent.
02:08Mais on ne l'a pas imposé, ce n'est pas un cadeau qu'ils nous ont fait.
02:11On a fait en sorte qu'ils reconnaissent le racisme et que quand on se fait tuer majoritairement,
02:18ce sont les personnes non-blanches, majoritairement les noirs, les arabes, les personnes non-blanches qui meurent.
02:28Mais aujourd'hui, ce combat, on le dénonce avec le peuple français.
02:33C'est le peuple français qui dénonce ce combat.
02:36Ce n'est pas la famille Traoré, ce ne sont pas que les familles victimes.
02:40C'est le peuple français.
02:41Comme je le dis, peu importe d'où tu viens, peu importe qui tu es,
02:45peu importe ton appartenance religieuse, peu importe ton appartenance sexuelle,
02:50ce combat, personne ne doit rester spectateur de la mort,
02:53ou d'une violence raciale, ou d'une violence sociale, de qui que ce soit.
03:01Et quand le peuple français descend, le message est le plus fort.
03:05Quand le peuple français descend, c'est l'unisson qui parle.
03:09Quand le peuple français descend, c'est qu'on réclame tous la même chose.
03:14C'est une justice juste pour tout le monde.
03:19Mon frère est mort, ça fait 4 ans.
03:214 ans.
03:23À l'heure où je vous parle,
03:26la phrase qui me vaut une mise en examen,
03:28c'est parce que j'ai dit, Adama, les gendarmes t'ont tué,
03:31mais ils ne tueront pas ton nom.
03:32Cette phrase me vaut une mise en examen.
03:35Je serai en procès l'année prochaine face aux gendarmes.
03:38Mais le nom de mon frère est inscrit dans l'histoire française.
03:45Ce nom pour tous les Adama Traoré est inscrit dans l'histoire française.
03:50On parlera d'un renversement, on parlera d'un combat.
03:53On dirait qu'il y a eu un combat des familles victimes.
03:56Et c'est cette histoire-là.
03:58Et votre nom, c'est ce que j'ai dit.
03:59Cette histoire, on doit continuer à l'écrire ensemble.
04:02Cette histoire, elle n'est pas encore finie.
04:03C'est pas parce qu'on a marché la semaine dernière qu'on continue la marche aujourd'hui.
04:07Il faut que le rapport de force soit encore présent, encore plus fort.
04:16Mon frère, quand il va mourir ce jour-là,
04:19quand mon frère va mourir, c'est un jeune garçon de 24 ans.
04:22C'était le jour de son anniversaire.
04:24Ce jour-là, mon frère, il a juste pris sa chemise à fleurs, son bermuda et son bob.
04:30Et il a pris son vélo en bas de la maison.
04:32Il avait juste envie de faire un tour de vélo.
04:35Adama avait juste envie de faire un tour de vélo.
04:38On ne lui a pas laissé ce choix-là.
04:39Mon frère est mort parce qu'il n'avait pas sa pièce d'identité.
04:42Le matin même, on appelle à la maison pour dire que sa pièce d'identité est prête.
04:47Mon frère est mort suite à un contrôle au faciès.
04:50Ils ont eu un droit de mort sur la vie de mon petit frère.
04:52Ils ont décidé qu'Adama Traoré allait mourir.
04:55Mon frère a porté plus de 250 kilos.
04:59Les gendarmes sont en train de changer leur version.
05:01Il faut savoir que nous sommes à trois versions des gendarmes.
05:04Les gendarmes sont en train de mentir.
05:06Les gendarmes sont en train de faiblir.
05:07La dernière version, c'est de dire que le plaquage ventral était inexistant ce jour du 19 juillet.
05:13Et c'est faux.
05:14On rappelle que après la mort de mon petit frère, les déclarations des gendarmes vont dire
05:21Il a pris le poids de nos trois corps.
05:24Mon frère a subi un plaquage ventral.
05:26Aujourd'hui, on dénonce le délit de justice.
05:29On dénonce le comportement de la justice française.
05:32On dénonce le comportement des juges Lazer et Berthezen qui couvrent clairement et officiellement devant le monde entier qu'elles
05:42couvrent les gendarmes.
05:44Quand mon frère va mourir, il faut savoir que depuis quatre ans, nous avons écarté cinq maladies.
05:50On va dire qu'Adama Traoré est mort de cause cardiaque, infection très grave, sous l'emprise de l'alcool,
05:55sous l'emprise de la drogue, répanocytose.
05:57Et là, on va remettre les causes cardiaques.
05:59Aujourd'hui, on demande ce que nous exigeons, c'est la mise en examen des gendarmes, la condamnation des gendarmes.
06:05Aujourd'hui, c'est un combat qu'on ne lâchera plus parce que c'est un combat qui n'appartient
06:09plus de la commissaire.
06:13Mon frère a été tué, mon frère a été tué ce 19 juillet, le jour de ses 24 ans.
06:19Et les gendarmes aujourd'hui ne sont pas mis en examen.
06:22Les gendarmes ont été mutés, les gendarmes ont été promus.
06:25C'est comme ça que ça se passe en France.
06:27Quand on tue un de nos petits frères, bah les policiers sont toujours récompensés.
06:32Il faut savoir que quand mon frère va mourir, nous allons avoir le déplacement de Leroux et Caseneuve,
06:38anciens premiers ministres de l'intérieur de l'époque,
06:40qui vont se déplacer dans la caserne mise en compte dans la mort de mon petit frère pour les saluer.
06:46On va les récompenser, on va aller les voir.
06:48Ils vont leur faire honneur avec un déplacement d'aller voir ces gendarmes.
06:52C'est ça qu'on dénonce la répression policière, la répression des gendarmes et des policiers et de l'Etat.
07:00Parce que quand on va saluer la caserne mise en cause dans la mort de mon petit frère,
07:04là c'est un signe fort de la part de l'Etat.
07:11Ma famille subit un acharnement depuis 4 ans.
07:14Depuis 4 ans, nous subissons un acharnement.
07:17On a mis 4 de mes petits frères en prison.
07:19A l'heure où je vous parle, Bagui est en prison pour tant d'actifs d'assassinats sur 60 leurs
07:24gendarmes.
07:2560 gendarmes ont dit que Bagui a voulu les assassiner lors des révoltes.
07:29Ne faire pas son procès au mois de novembre.
07:32On aura la justice pour Adama, mais ça ne sera pas au sacrifice de la justice pour Adama.
07:39Aujourd'hui, on demande la mise en examen des gendarmes.
07:43Nous demandons quand la ministre de la justice va demander à recevoir la famille Traoré.
07:48Nous ne sommes pas là pour converser.
07:50Nous sommes là pour avoir des actes judiciaires.
07:52Ça fait 4 ans.
07:56Aujourd'hui, tous les actes judiciaires feront que nous pourrons avancer.
08:01Une fois que les actes seront posés,
08:03une fois que les gendarmes seront mis en examen,
08:06une fois que les gendarmes seront condamnés,
08:08là peut-être qu'ils pourront recevoir la famille Traoré avec les autres familles victimes.
08:12Mais pas avant.
08:19Notre avocat a sorti d'autres éléments
08:25qui prouvent que les gendarmes qui ont interpellé Adama,
08:28un des gendarmes avait déjà interpellé Adama 3 à 4 fois.
08:32Nous dénonçons l'acharnement que mon frère subissait.
08:36Nous dénonçons la vengeance.
08:37Mon frère a été tué par un gendarme qui le connaissait très bien,
08:41qui l'avait déjà interpellé.
08:42Nous dénonçons aujourd'hui ce comportement-là
08:44et surtout une vengeance de la part de ces gendarmes-là.
08:48Ils auraient pu venir chercher Adama chez nous.
08:51Mais ce jour-là, ils ont décidé d'avoir un droit de mort sur la vie de mon petit frère.
08:55Ils ont décidé qu'Adama Traoré allait mourir.
08:58Aujourd'hui, nous sommes les familles de victimes.
09:00Nous sommes les victimes.
09:02Il ne faut pas inverser les rôles.
09:03Quand un de nos frères va mourir,
09:05le système inverse à chaque fois les rôles.
09:08Les policiers et les gendarmes deviennent des victimes
09:10et nos frères deviennent coupables
09:12et en criminalisent la famille.
09:21Quand mon frère va mourir, il va dire cette phrase que le monde entier va reprendre.
09:29Cette phrase que le monde entier va dire, c'est insoutenable.
09:33Il va dire la même chose que George Floyd.
09:35Je n'arrive plus à respirer.
09:37Je n'arrive plus à respirer.
09:39Je n'arrive plus à respirer.
09:40Ce sont les derniers mots de mon petit frère.
09:43Ils ont laissé mourir mon frère sur le bitume de cette gendarmerie.
09:46Aujourd'hui, la famille Traoré, on a des questions.
09:49Nous sommes les victimes.
09:51Ce ne sont pas à nous de répondre à leurs questions.
09:53Ce sont à un de répondre à nos questions.
09:55Pourquoi ils courent après mon frère ce jour-là ?
09:58Pourquoi ils interpellent Adama Traoré ?
10:00Pourquoi Adama Traoré va subir un placard général ?
10:04Pourquoi ils n'emmènent pas Adama Traoré alors qu'ils étaient à 200 mètres de l'hôpital ?
10:09Pourquoi ils laissent mon frère dans son bitume de cette gendarmerie ?
10:13Pourquoi les pompiers vont devoir insister à plusieurs reprises
10:17pour qu'on lui retire les menottes ?
10:18Pourquoi mon frère va mourir à 19h05 ?
10:22Et en fait, la vraie question, à quelle heure mon frère est vraiment-il mort ?
10:26À quelle heure il déclare la mort à 19h05 ?
10:29Mais mon frère est mort bien avant.
10:34Mon frère Yacouba a été mis en prison
10:37parce qu'il a mis le pied devant la porte de la gendarmerie.
10:40Mais j'ai envie de dire que si mon frère n'avait pas mis le pied devant la porte de
10:42la gendarmerie,
10:43qu'est-ce qu'ils auraient fait du corps à Adama ?
10:45Qu'est-ce qu'ils auraient fait ?
10:46Ils ont caché le corps de mon petit frère pendant plusieurs heures.
10:50Ma mère a été devant la gendarmerie aux alentours de 21h.
10:54Les gendarmes ont dit à ma mère,
10:56« Madame, votre fils, il va très bien. »
10:58Elle a demandé, « Est-ce que vous avez appelé un avocat ? »
11:01Ils ont dit, « Madame, si Adama a besoin d'un avocat, nous appellerons un avocat. »
11:05Et ma mère va dire cette phrase.
11:07Cette phrase qui va prendre sens aujourd'hui.
11:09Elle va dire, « S'il arrive quelque chose à mon frère, à mon fils, je porterai plainte. »
11:15Qu'est-ce qu'ils allaient faire du corps de mon frère ?
11:16Ils étaient à l'intérieur.
11:18Ils étaient tous à l'intérieur.
11:19Le préfet, on découte qu'ils étaient tous à l'intérieur
11:22pendant qu'ils étaient en train de nous mentir
11:24et de nous cacher la mort de mon petit frère.
11:26Et il faut savoir que lors de la première autopsie,
11:29ils vont nous convoquer à la préfecture de Sergi-Pontoise.
11:32Et on va nous dire,
11:33« Nous savons que vous êtes des musulmans
11:35et que dans la religion musulmane,
11:37vous enterrez le corps dans les trois jours. »
11:39On s'est permis de contacter Roissy et Air France
11:42et que le corps n'est pas préparé.
11:44C'est parti dès le lendemain.
11:45Et que toute personne n'ayant pas un passeport,
11:47un passeport leur sera remis.
11:49On va leur dire non.
11:50Et le combat, il commence.
11:51Mais le combat, il commence et il termine avec nous.
11:54Ça fait quatre ans que nous sommes là.
11:56Quatre ans.
11:56Aujourd'hui, nous demandons juste
11:58d'avoir un procès public.
12:00Nous demandons juste
12:01à ce que vous soyez tous présents
12:03et que vous assistez au procès de ces gendarmes
12:07et qu'ils puissent répondre
12:08de la mort de mon fils,
12:10de la mort d'Adama Traoré.
12:16Tout le monde, la planète entière, la planète entière,
12:20va avoir le sang glacé sur la mort de George Floyd.
12:23Dites-vous bien, Adama Traoré est mort exactement de la même façon.
12:28Mon frère est mort exactement de la même façon.
12:31Nous avons pu poser une image sur la mort d'Adama Traoré.
12:35Aujourd'hui, c'est un combat que nous allons pas lâcher.
12:38C'est un combat que nous allons continuer.
12:40Mais c'est un combat que nous ferons dans l'unisson.
12:42C'est un combat que nous ferons avec le peuple français.
12:44C'est un combat que nous ferons avec toute la classe sociale.
12:47C'est pas parce que tu ne la subis pas
12:49que tu ne dois pas la défendre.
12:51Et c'est ça aujourd'hui.
12:52Si tu ne la subis pas, tant mieux.
12:54Si tu ne la subis pas, j'ai envie de dire tant mieux.
12:56Viens avec nous, on y va ensemble.
12:58Parce qu'aujourd'hui,
13:03cette machine de guerre qui est en face de nous,
13:05cette machine de guerre qui n'a ni sentiment,
13:08ni état d'âme, ni remords,
13:09où tous les coups sont permis, où tous les coups sont puissants,
13:13où c'est une broyeuse qui se met en place,
13:15nous on se met devant.
13:16On renversera cette machine de guerre
13:17pour récupérer une bonne France.
13:20Cette France qui nous permettra de vivre dans l'unité.
13:23Cette France qui nous permettra de vivre ensemble.
13:26Cette France qui nous permettra de vivre dans la tranquillité,
13:29sans violence policière.
13:31Hier, nous avons des policiers qui ont été manifestés
13:33pour réclamer que là,
13:36qu'il n'y a pas vraiment de ce train de faire.
13:41Quand j'ai vu ces images,
13:43j'ai même pas été en colère.
13:45J'ai eu honte.
13:46J'ai eu honte de cette police française.
13:53Comment des syndicalistes, des petits syndicalistes,
13:56peuvent aller manifester pour demander de garder un permis de tuer.
14:03J'ai eu honte.
14:03J'ai eu honte que le monde entier voit cette police
14:07et dise que dans le monde entier,
14:09les seuls policiers qui auront manifesté pour garder ce permis de tuer,
14:13c'est la France.
14:14La France qui se cache derrière un mot de pédocratie.
14:19La peine de mort a été abolie.
14:21Battons-nous pour que la peine de mort ne soit pas rétablie.
14:30Je vais passer le discours à Youssef.
14:34Tout au long, en tout cas, de la marche,
14:38les familles de victimes pourront se présenter.
14:40Les familles de victimes pourront prendre la parole.
14:42Si on soutient le comité Vérité et Justice Adama,
14:45vous êtes obligés, obligés de soutenir toutes les familles.
14:49Le 20 !
14:51Samedi prochain, il y aura la marche,
14:53mais la ville gagne.
14:54J'espère qu'on sera aussi l'endroit
14:56et que vous serez là.
15:00On va passer la parole s'il y a des questions.
15:02Juste pour préciser certaines choses,
15:04c'est qu'il y a eu...
15:05Le comité Adama, la famille Traoré porte plainte
15:07contre Marion Maréchal Le Pen,
15:10contre Marine Le Pen,
15:12contre Bourdin, contre Odole,
15:14tous ces incendielles.
15:16Et maintenant, on vous l'annonce,
15:17on l'a pas encore dit,
15:18mais Éric Zemmour aussi.
15:20C'est une doucement qui salise sa mémoire
15:23d'Adama Traoré et de la famille Traoré.
15:26Ce qu'ils veulent, ces gens-là,
15:27comme l'adresse à Traoré,
15:28c'est d'établir la peine de mort.
15:30La peine de mort a été abolue en 1981.
15:33À quoi cela sert-il de sortir casés judiciaires
15:36des victimes de la police ?
15:38À quoi cela sert-il ?
15:40À chaque fois qu'il y a des victimes
15:42entre les mains de la police ou de la gendarmerie,
15:44on ressort des casés judiciaires,
15:46on ressort des condamnations.
15:48C'est inadmissible.
15:49Il n'y a rien qui peut justifier
15:51qu'un signe moyen français
15:52meurt entre les mains de la police
15:54ou de la gendarmerie.
15:57Rien !
15:58Rien !
15:59Rien !
15:59La peine de mort,
16:00c'est la part Paris !
16:04Donc, s'il y a des questions,
16:05des journalistes,
16:06vous les coup?
16:10Pas de la challenge,
16:19pas de la vie."
16:23...
16:25Massa, Assa Traoré, France de Champagne, divers médias identitaires et certaines personnalités publics, dont Renaud Camus, membre du CNRE, vous
16:37ont accusé de vouloir apporter une guerre raciale.
16:41Je cite ses propos, il a tweeté. La soiffée de sang Assa Traoré vouloir apporter une guerre raciale totale en
16:48France. Qu'avez-vous à leur répondre ?
16:55Assa Traoré veut juste que la peine de mort ne soit pas rétablie. Le comité vérité et justice pour Adama
17:01dénonce le comportement et leur dire surtout qu'ils n'ont pas de droit de mort sur nos vies.
17:07Et j'invite, on avait fait une vidéo, j'espère qu'il y aura des policiers qui vont venir dénoncer
17:12le comportement de leur collègue.
17:14Quand on entend les policiers dire, Assa Traoré ou le comité Adama, il y a des bons policiers, il y
17:25a des bons gendarmes.
17:26J'ai envie de leur dire, quand Adama Traoré est mort, il est mort dans une caverne de gendarmerie.
17:31Il n'y avait pas que trois gendarmes, il est mort dans une caverne de gendarmerie.
17:35Et tant que les policiers et les gendarmes de l'intérieur ne dénonceront pas le comportement dédiant, le comportement raciste,
17:43le comportement violent de la collègue, on n'en finira pas.
17:47Donc s'ils sont de bons policiers, on veut les voir ici. Sinon je ne veux pas entendre cette phrase.
17:53Pour moi, ce sont tous les mêmes. Donc ils la dénoncent.
17:55Et aujourd'hui, on se bat pour la peine de mort. Ne sois pas rétabli par des fachos et des
18:00racistes.
18:09Comment vous accueilliez les Allemands de Castaer ?
18:12Ce qui a conduit à faire ces annonces, notamment de l'interdiction de la création des mouvements.
18:16Comment vous les accueillez aujourd'hui ?
18:23Donc la question c'est comment on accueillait l'annonce de Castaer par rapport à la clé d'étranglement à
18:30l'interdiction.
18:31Moi je tiens à préciser, M. Castaer ne vient pas nous sauver quand il le dit.
18:37Il y a un travail qui a été fait depuis des années par le MIP et Vivolet sur l'interdiction
18:42de la clé d'étranglement pour l'interdiction de toutes les techniques.
18:45C'est un travail qu'ils ont fait depuis des années.
18:48Aujourd'hui, s'ils le disent, c'est parce qu'ils ont imposé leur voie.
18:51Et on veut qu'elle soit interdite. Par contre, on ne veut pas que la clé d'étranglement soit interdite.
18:55On veut que toutes les techniques d'immobilisation que j'appelle mortelle soient interdites.
19:00Les policiers devraient dire, enfin, les policiers devraient dire, on ne veut plus utiliser ces techniques-là.
19:05Ce ne sont pas des barbares. Les policiers devraient la dénoncer.
19:09Aujourd'hui, quand on dit gardien de la paix, ils ne devraient même pas user de cette violence-là.
19:13Ils devraient être les premiers à dire, on n'en veut plus.
19:16Des pays frontaliers l'interdite. Des pays aux Etats-Unis, des états aux Etats-Unis l'interdite.
19:21Mais nous avons des policiers qui voudraient les manifester pour avoir ce permis de tuer.
19:26Et ça, c'est honteux et scandaleux.
19:28Donc nous, on demande, est-ce qu'elles soient toutes interdites ?
19:31Et M. Cascalière ne nous a pas fait un cadeau.
19:33C'est le travail du MIB de biboler et dans la continuité du comité Adama qui fait qu'il est
19:39obligé d'en parler.
19:47Bonjour. Révolution permanente.
19:50Samir du MIB a parlé tout à l'heure des quartiers populaires en première ligne.
19:54Le 16 juin, il y a une manif des hospitaliers, il y a des mobilisations dans le commerce, dans le
19:58nettoyage pour des revalorisations salarielles.
20:00Est-ce qu'on peut imaginer une convergence avec ces luttes qui mettent aussi en bataille des gens qui vivent
20:06dans les quartiers populaires,
20:07qui sont aussi confrontés à ces questions, qui sont aussi victimes de racisme ?
20:11Et je pense que voilà, la manif des soignants du 16, c'est quelque chose qu'on peut imaginer.
20:15Merci beaucoup et bravo pour la belle manifestation.
20:17La base, ce serait bien pour vous aussi.
20:22Les soignants du 16 juin, les soignants du 16 juin, les soignants du 16 juin.
20:35Aujourd'hui, il ne faut pas parler en organisation, mais il faut parler en peuple.
20:39En fait, c'est ce mot-là que tout le monde a utilisé.
20:42On doit parler au nom du peuple.
20:44Et quand on défend une cause, on ne parle pas en organisation, on parle en peuple.
20:47Bien évidemment, on sera là.
20:56Oui, Nicolas Bertrand pour l'Humanité.
20:59Une question sur les violences policières.
21:02J'ai vu ici, et c'est le cas dans beaucoup de rassemblements,
21:06il y a des gilets jaunes qui se joignent à votre rassemblement, à votre mouvement.
21:10Ils dénoncent également les gilets jaunes.
21:12Ils ont été victimes des violences policières très durement.
21:16Aujourd'hui, ils les dénoncent.
21:17Ils ont envie de mener ce combat au commun.
21:21Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ?
21:27Je vais répondre au nom du comité Agama.
21:29Alors, il faut déjà savoir une chose, c'est que dès le début,
21:32nous, le comité Agama, on a pris la responsabilité, je parle bien de responsabilité politique,
21:37de rejoindre le mouvement des gilets jaunes sur Paris.
21:40L'idée, c'était de dire que nous, ça fait, comme le dit à Saint-Ravaud,
21:44ça fait 40 ans qu'on est gilets jaunes dans les quartiers populaires.
21:46Ça fait des années et des années qu'on vit la relégation,
21:49la ségrégation urbaine, sociale et raciale.
21:51Et donc, quand on va, on rejoint les gilets jaunes.
21:54Pour un coup, je suis nué dans un tout, c'était pour affirmer toutes les spécificités
21:58de ce qu'on vivait depuis des années.
21:59Et je pense que notre travail a payé, puisqu'on a sensibilisé les gilets jaunes
22:03sur la question des violences policières.
22:05On a prévenu les gilets jaunes au début.
22:06On leur a dit, ça ne sert à rien de parier à des policiers individuellement dans des marches,
22:09de dire de nous rejoindre, etc.
22:11Parce que les policiers sont au service d'un système.
22:13C'est un système qui tue aujourd'hui.
22:15Et je pense que ça a marché, puisqu'on a vu, on la marche,
22:18la dame A3 à Beaumont, l'année juste, qui a suivi après notre appel.
22:22On a vu énormément de gilets jaunes venir de toute la France,
22:25venir pour l'anniversaire de la mort d'Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise.
22:29Et ça, c'est une grande victoire, et on l'a déjà fait.
22:31Et aujourd'hui encore, on voit qu'il y a des gilets jaunes ici, parmi nous.
22:35On trouve un gilet jaune, évidemment, on est tout, comme je l'ai dit,
22:39on dénonce toute la violence policière.
22:42Mais les gilets jaunes, le travail qu'on a pu faire et qu'on a pu imposer,
22:46c'est de dire, quand on parle de gilets jaunes,
22:48il ne faut pas faire, comme le système a fait, comme la France a fait,
22:52en oubliant son histoire.
22:53Les violences policières commencent dans nos quartiers populaires.
22:56Nous, on n'a pas besoin d'aller manifester dans la rue pour qu'elles viennent.
22:59Les gilets jaunes, on y va ensemble, mais les gilets jaunes vont dénoncer ce comportement-là
23:03et de dire, oui, il y a la violence des gilets jaunes,
23:05mais l'histoire, l'historique, elle se passe dans les quartiers populaires.
23:19Bonjour, le globe, le globe 777.
23:23D'abord, j'aimerais féliciter cet élan pour la justice, pour le droit et pour la liberté.
23:28Et j'aimerais aussi qu'on, enfin c'est personnel, mais j'aimerais qu'on parle également du contrôle au
23:36faciès,
23:36de cette façon, de ces éléments de langage qui sont totalement désinhibés au sein de la police
23:42et qui font justement, qui sont créatrices de discrimination.
23:48Et du coup, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour que le racisme soit éradiqué au sein de la
23:52police ?
23:53Est-ce que la formation de la police ne doit pas assurir une réforme profonde
23:58pour que le racisme soit interdit, justement, pour que ces contrôles de faciès n'aient plus vieux ?
24:07Alors oui, la question des contrôles au faciès, pour nous, elle est fondamentale,
24:12puisqu'on le sait, l'écrasante majorité des victimes entre les mains de la police
24:17démarre au nom d'un contrôle d'identité, qui est un contrôle arbitraire,
24:20qui est basé sur la couleur de la peau.
24:22C'est-à-dire qu'à chaque fois, Adama Traoré, par exemple, ce jour-là,
24:26comme on le dit souvent, c'était le jour de son anniversaire,
24:28il voulait simplement vide, il voulait juste vide,
24:31et il a suivi un contrôle d'identité qui était basé sur sa couleur de peau.
24:35Et à partir de ce contrôle d'identité, on l'a écrasé, asphyxé,
24:39on a comprimé sa cage thoracique pendant plusieurs minutes,
24:41et où il a répété, comme l'a dit à sa Traoré, « je n'arrête plus à respirer ».
24:44Donc oui, les contrôles d'identité, nous, on n'est pas simplement dire qu'on veut un récipicé,
24:48nous, notre position, c'est-à-dire que ça devrait être interdit.
24:51On ne peut pas accepter une discrimination.
24:54On ne peut pas accepter une discrimination en disant qu'on a dit qu'il y a un récipicé.
24:59Il faut que la police soit, qu'on intervise la police,
25:02qu'on contrôle sur la base de l'apparence ou de la couleur de peau.
25:06Maintenant, sur ce qui est de la police, nous, on n'est pas au gouvernement,
25:09ce n'est pas nous qui allons demander la police.
25:10Maintenant, on voit ce qui se passe, par exemple, à la ligne de la police,
25:12où on parle carrément de démanteler la police,
25:16on parle carrément de la refomber autrement.
25:18Mais je pense que la France, déjà, ce qu'il faut regarder,
25:21c'est qu'il faut regarder l'histoire de notre pays,
25:23et d'où viennent ces violences policières ?
25:25Il faut regarder dans l'histoire coloniale, dans l'histoire de l'esclavage,
25:27parce que, comparément à ce qui a été dit,
25:29en France, aussi, il y a une histoire de l'esclavage,
25:31et il y a une histoire de la colonisation.
25:48Bonjour, c'est-à-dire qu'il y a une histoire de l'esclavage de l'esclavage de l'esclavage
25:56de l'esclavage de l'esclavage de l'esclavage de l'esclavage.
26:03La question suivante, après ce rassemblement. Merci.
26:08Ce que nous attendons d'Emmanuel Macron,
26:12ce que nous attendons d'Emmanuel Macron,
26:18évidemment, dans son discours,
26:21on demande à ce qu'il protège son peuple.
26:23Il est garant de notre sécurité.
26:25Il est garant à ce qu'on puisse vivre en tranquillité.
26:28Il est garant de l'impunité policière.
26:31Il est garant qu'il n'y ait pas de violences policières.
26:33Il est garant qu'il n'y ait pas de violences raciales.
26:36Il est garant du respect de chacun.
26:39Il est garant de cette liberté en France.
26:43Nous attendons simplement qu'il prenne ses responsabilités.
26:46Un peuple est élu.
26:48Il n'y a pas de gouvernement, il n'y a pas de président sans peuple.
26:52Demain, nous attendons un discours clair de sa part.
27:01Bien évidemment, ça fait quatre ans que nous sommes là.
27:04Le combat ne commence pas hier.
27:05Le combat ne commence pas le 2 juin.
27:08Mais pendant le confinement,
27:09beaucoup ont parlé du monde d'après.
27:12Beaucoup ont écrit sur le monde d'après.
27:14Le monde d'après commence là.
27:16Le monde d'après commence avec nous.
27:18Le monde d'après commence avec le peuple.
27:24Emmanuel Macron doit savoir que le monde d'après se fera avec nos exigences.
27:29Le monde d'après se fera avec le droit et le respect de nos vies.
27:34Bien évidemment, la police doit être réformée.
27:36Bien évidemment, il faut la changer.
27:39Il faut bien évidemment,
27:40que tous les enquêteurs, le JGN, le JPN,
27:43soient dissous.
27:44Et qui est un corps étranger du plus enquêté sous la police française de la Gendarmerie française.
27:54Alors on va prendre la dernière question.
27:56Ensuite, on va prendre un petit moment et on va commencer le débat du Parc du Parc.
28:19Parc du Parc du Parc du Parc du Parc du Parc.
28:30On va prendre une école de mobilisation autour des architectes.
28:33Oui.
28:34Oui.
28:39La barrelle, la barrelle, la barrelle, la barrelle.
28:41La barrelle, la barrelle.
28:44La barrelle, la barrelle.
28:46Juste une question pour Quotidien.
28:48Les policiers ont manifesté vendredi.
28:51Ils disent qu'ils craignent une haine anti-fliques, ils ont d'ailleurs repris notre slogan en détournant « pas
28:55de police, pas de paix ».
28:56Est-ce qu'ils tuent les policiers et les gendarmes sont assis ? Est-ce qu'ils reconnaissent la crainte
28:59de certains noms ?
29:00Est-ce qu'ils parlent d'une reconnaissance ?
29:07Ça fait 4 ans qu'on est là, 4 ans qu'on se bosse depuis la mort de l'anti
29:11-fliques.
29:12On ne dénonce pas la haine anti-fliques.
29:14En fait, ce qu'il faut dire, c'est que la police française et les gendarmes françaises arrêtent de se
29:19victimiser et sortent de la mobilisation.
29:21Ils ne sont pas un objectif, nous sommes objectifs.
29:25Et si ils sont des policiers, et si ils sont de bons gendarmes, je les attends.
29:30Qu'ils viennent là, qu'ils viennent, il y a plein de caméras, qu'ils viennent dénoncer le comportement de
29:36leurs collègues.
29:48En fait, nous sommes les victimes de la police française et de la gendarmerie française, qui ont décidé de porter
29:57l'uniforme pour, je ne sais pas quoi, en tout cas pour, soit disant, être gardien de la paix, arrêtent
30:05de se victimiser.
30:07Ce ne sont pas que victimes.
30:12Alors, c'est donc, est-ce que tous les policiers sont racistes ?
30:15Je veux dire ce que j'ai dit tout à l'heure.
30:17Quand Adama Traoré est mort, il est mort dans une caserne de gendarmerie.
30:22Il n'y avait pas que trois gendarmes.
30:24Que les autres gendarmes viennent dénoncer le comportement déviant et racistes de leurs collègues.
30:28Et là, on pourrait dire que tous les policiers sont racistes.
30:31C'est un combat qu'on voudrait amener avec eux.
30:34Si eux de l'intérieur, ils ne cassent pas ce qu'ils tiennent déviant de leurs collègues.
30:39On y arrivera difficilement.
30:41Quand la balle est dans leur camp, ils peuvent.
30:43Ils ont décidé d'aller manifester, d'ailleurs du Paris, pour que la clé d'entendement soit rétablie.
30:48Donc, ça en dit long sur ce qu'ils font.
30:51Alors, juste pour terminer, il n'y a pas d'ailleurs une question du journal quotidien pour terminer cette conférence
30:58de presse.
30:59Est-ce que la police est raciste ? C'est la question.
31:02Alors, aujourd'hui, je ne sais pas comment on peut poser ce genre de question.
31:05Parce que quand on voit qu'il y a des groupes de policiers et de gendarmes,
31:08plus de 8000 policiers et de gendarmes qui se défoulent sur les noirs et les arabes,
31:12on les tient par le piquant du boulot,
31:14ce qui n'apprécie.
31:16Et quand on voit, il y a des enquêtes qui ont été faites aujourd'hui dans ce pays,
31:20qui restent encore quelques jours noirs,
31:22notamment Mediapart qui a sorti l'enquête,
31:24et qui a montré que l'impunité était systémique.
31:28L'impunité est systémique.
31:30L'impunité, c'est la règle en France, quand il s'agit d'impunité.
31:34C'est-à-dire qu'on a une policière noire qui dit qu'elle subit des insultes racistes
31:39et elle reçoit une fin de non-recevoir.
31:41C'est-à-dire qu'elle n'est pas prise en compte.
31:43Les policiers ne sont pas suspendus.
31:44Il n'y a aucune sanction.
31:46Comment peut-on ne pas parler de système dans ce cas-là ?
31:50Quand on a la France qui est condamnée pour contrôle au faciès,
31:54qu'est-ce que ça veut dire ?
31:55La police française est condamnée pour contrôle au faciès.
31:58C'est la justice qui le dit.
32:00Le défenseur des droits le dit.
32:02C'est 20 fois plus de chances d'être contrôlée
32:04qu'ont dans des noirs et arabes dans ce pays.
32:06Qu'est-ce que c'est que ça ?
32:07Ce ne veut pas dire que la police est systématiquement raciste.
32:11Ce sont des ordres qui sont données.
32:12C'est la hiérarchie qu'il faut interroger.
32:14On n'est pas dans une guerre individuelle.
32:16On ne pose pas la question de la police individuelle.
32:19On la pose en termes de système.
32:21C'est ce système-là qu'il faut changer.
32:23Merci à tous et à tous.
32:24On ne va pas tarder à redémarrer.
32:29Je salue la présence des 100 papiers qui sont là.
32:32Ils vont marcher samedi 20 aussi.
32:34Ils sont là.
32:35C'est notre combat aussi.
32:36C'est notre combat aussi contre le racisme.
32:38Ils ont le droit d'être ici.
32:39Ils ont le droit de travailler ici.
32:40Ils ont le droit de fonder une famille ici.
32:52Alors là, on voit, je pense, une banderole de génération identitaire
32:55qui se met en place sur la façade derrière.
33:01Voilà, en direct.
33:03Génération identitaire, on le rappelle,
33:05un groupe d'extrême droite,
33:06qui n'est pas son premier coup d'éclat
33:10et qui est en train de...
33:12On est là, on est là, on est là !
33:23Et donc vous assistez en direct pour une action forte de Génération identitaire
33:32qui a pris une position sur le doigt
33:35et qui crée
33:37Leur but, il est simple
33:40c'est de faire déraper la manifestation
33:46On ne tombe pas dans le piège
33:48L'un dans le poids
33:50L'un dans le poids
33:55Vous avez les identiteurs qui sont en haut
33:58qui viennent de monter sur le doigt
34:02Apparemment, je ne sais pas si c'est eux qui vont lancer
34:06Pas de justice, pas de paix
34:10Pas de justice, pas de paix
34:12Pas de justice, pas de paix
34:15Pas de justice, pas de paix
34:17Je t'appuie et pour comprendre ce qui se passe
34:22Ils ont l'autorisation de la préfecture de police
34:26Donc on prend attention à l'inverse
34:28Pas de justice, pas de paix
34:31Pas de justice, pas de paix
34:35On a un appel au calme
34:38Un appel au calme de la part du comité traтории
34:41Pas de justice, pas de paix
34:45Pas de justice, pas de paix
34:58Justice pour Taille ! Justice pour Ribot ! Justice pour la victime ! Justice pour la victime !
35:05Pour la famille Azémi ! Et toutes les victimes !
35:11Donc, je répète, attention, il y a même des policiers qui sont sur le plan et qui ont attention à
35:20les uns les autres.
35:46La génération identitaire qui, visiblement, avait préparé son coup avec la copicité de la police du comité Traoré.
35:54Descendez ! Descendez ! Descendez ! Descendez ! Descendez !
36:08Assez, on tombe, parce qu'on se la gueule !
36:11Descendez ! Descendez ! Descendez ! S'il vous plait ! S'il vous plait ! S'il vous plait
36:18!
36:18Ça, c'est un truc parce qu'on peut foncer la porte, les mecs ils vont autour.
36:21S'il vous plait, ce qu'ils demandent, c'est qu'on attire la porte censureux.
36:26Nous, on sait pourquoi on est là, alors on est là pour nos quartiers, pour les nouveaux sociaux, pour les
36:32antifrachistes.
36:33Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
36:46Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
36:52Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
36:55Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
36:57Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
37:01Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
37:01Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
37:01Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
37:01Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
37:01Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
37:01Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice ! Pas de justice !
37:02Pas
37:02On va commencer la manif, pas de justice, pas de coq, pas de justice, pas de coq, justice pour Adama,
37:10justice pour Adama, justice pour Babacar, justice pour Gaye, justice pour Sabri, justice pour Ribot,
37:30justice pour tous, justice pour Fly, justice pour Adama, pas de justice, pas de coq, pas de coq, pas de
37:46coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas
37:48de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq,
37:50pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de
37:51coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas
37:51de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq,
37:51pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas de coq, pas
38:01Voilà, clairement, l'objectif de Génération Identitaire est de créer le trouble et de créer la tension.
38:08Le comité trahorelle appelle au calme et à manifester dans le calme.
38:14...devant un rassemblement où on réclame simplement la vérité et la justice.
38:18On est en train de partir là-bas, au social, ce n'est pas 10 personnes qui vont mettre à
38:24mal une famille.
38:25...devant un rassemblement où on réclame, ce n'est pas 10 personnes qui vont mettre à mal une famille.
38:36Alors, pas de justice !
38:38Pas de fête !
38:40Pas de fête !
38:42Pas de fête !
38:44Pas de fête !
38:45Pas de fête !
38:46Pas de fête !
38:47Pas de fête !
38:49Pas de fête !
38:53Voilà, on est très étonné qu'il y ait bonne intervention de la police sur une action aussi provocatrice.
38:59Ça fait une bonne dizaine de minutes que Génération Identitaire est tranquille sur le toit
39:05pour étendre une banderole, pour apaiser, pour déclencher la haine, pour attiser la haine.
39:12Le comité trahorelle appelle au calme.
39:16Le comité trahorelle appelle au calme.
39:23...
39:28...
39:28...
39:34...
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