- il y a 20 heures
- #11mai
En direct avec Loïc Pen, médecin urgentiste à Creil, responsable départemental CGT, le point à la veille du déconfinement. #11mai : masques, tests... où en sommes-nous?
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00:00Bonjour Loïc Penne. Bonjour. Alors vous êtes médecin urgentiste à Creil dans
00:06l'Oise, on le rappelle, et responsable départemental de la CGT. Vous sortez de
00:1124 heures de garde au SMUR. Comment ça s'est passé cette nuit ? Comment ça se
00:17passe en ce moment à l'hôpital ?
00:20Ben, ça se passe. Je vais regarder ma tête que je la vois. C'est pas terrible. L'activité repart
00:29avec le COVID. Cette nuit, je n'ai pas eu d'appel pour des patients COVID, plus suspicion de COVID.
00:37Par contre, c'est une bonne nouvelle que ça, par contre, c'est que les gens reconsultent. Mais pour des
00:43équipes qui sont fatiguées, parce qu'on vient de vivre quand même des périodes de travail très importantes,
00:50c'est vrai que redémarrer là, il faut vraiment se redonner un deuxième élan. Donc voilà, il y a de
00:55nouveau, on retrouve de nouveau des pathologies qu'on voit aux urgences, avec une inquiétude, c'est que souvent on
01:01les voit tard. Il y a des pathologies très aiguës en SMUR, mais il y a des gens qui ont
01:05quand même attendu pour se soigner. Il est temps qu'ils viennent consulter.
01:10Alors on est à deux jours du déconfinement, maintenant. Peut-on dire que la crise sanitaire est derrière nous ?
01:18Oui, et la marmotte, elle met le chocolat en paquet d'alus. Non, non, il n'est pas du tout
01:22derrière nous. La crise sanitaire, malheureusement, il faut faire.
01:24D'ailleurs, il faut faire attention. Tout le monde est content de se déconfiner, c'est bien normal. Alors après,
01:29on parlera des conditions de ce déconfinement,
01:31qui sont quand même plutôt anormales, en ce sens. Mais tout le monde est content de pouvoir ressortir. Attention, on
01:37n'est quand même pas du tout dans une situation réglée.
01:41Il faut porter des masques, il faut faire des tests, il faut se faire dépister. Et puis, il faut garder
01:46des gestes barrières extrêmement forts.
01:48On n'est pas à l'abri. Je voyais qu'en Allemagne, ils avaient déconfiné un peu avant nous. Il
01:53y a deux landers qui reconfinent quand même,
01:55parce qu'ils voient le nombre de contaminations augmenter. Là, il va y avoir une tendance aux réunions de famille,
02:02à fêter le ramadan aussi,
02:05se rassembler, parce que ça a été compliqué. Il faut garder, en fait, cette logique qu'on a appliquée jusque
02:13-là.
02:13Alors, je ne sais pas qu'il ne faut pas se voir, mais il ne faut quand même pas se
02:16rassembler de façon massive,
02:18avec toute la famille, avec les gens plus âgés qu'on peut contaminer. Il faut faire attention à nos anciens.
02:23On veut les voir, c'est normal. Mais il faut quand même continuer à faire attention.
02:27Et puis, il faut garder ces gestes barrières, pas d'embrassage, se laver les mains, pas se serrer les mains,
02:33et garder les distances de sécurité physique, en quelque sorte. Là, c'est un métalètre 50.
02:38Enfin, voilà, il y a tout ça à conserver. On n'est pas sortis les 11, quand même.
02:44Évidemment, ce confinement a permis de diminuer la circulation du virus.
02:47Donc, on aura moins de contamination tout de suite. Là, en sortant, le virus circule moins.
02:51Il ne faudrait pas que dans les deux à trois semaines, ça reparte fortement.
02:54Alors, on ne sait pas ce qui va se passer. Parce que moi, je n'ai plus des gens qui
02:58faisaient des pronostics.
03:00Ils sont forts, quoi. Enfin, honnêtement, personne ne sait.
03:03On ne sait pas si on va avoir la chance d'avoir un virus un peu saisonnier, une épidémie qui
03:06va diminuer.
03:07Ce serait évidemment le meilleur scénario. Mais personne ne peut se targuer d'être sûr de ce scénario
03:13ou affirmer que ça va se passer comme ça. On ne sait pas du tout. On ne le sait vraiment
03:17pas.
03:18Et puis, ça pourrait être aussi un vrai relâchement parce qu'on en a tous envie.
03:24Et puis, il y a eu des scénarios décrits à 85, 100 000, 200 000, enfin, que sais-je, un
03:30nombre de morts impressionnant.
03:31Là non plus, on ne sait pas grand-chose. Mais le risque existe.
03:35Et donc, il faut, en termes de santé, garder ça en tête, quoi. Il y a un risque.
03:41Alors, il y a Jean-Michel Roche qui fait un commentaire tout de suite, qui nous informe d'un nouveau
03:45cluster en Dordogne,
03:47pourtant zone verte, suite à un enterrement. Donc, ça va dans le sens de ce que vous dites.
03:51C'est-à-dire qu'on n'est pas du tout à l'abri d'un redémarrage de l'épidémie
03:56?
03:57Bien sûr qu'on n'est pas à l'abri. J'ai l'air un peu mournal parce que tout
04:01le monde se dit,
04:01on déconfine dans deux jours, c'est super. Et moi, j'ai un peu douché tout ça sur le truc.
04:06Mais forcément, il faut quand même regarder les choses en face.
04:12On a tous envie de se dire que c'est fini. Vraiment, on ne voit pas le premier.
04:16Un petit ras-bol de ce truc-là. Sauf que voilà, on peut en avoir tous les ras-bol qu
04:20'on veut.
04:20Ça ne va pas changer la situation réelle. Il faut regarder les choses bien en face.
04:24On a toujours un virus circulant. Les hôpitaux ne sont pas en meilleur état qu'au début de l'épidémie.
04:31Même si on a mis des choses en place, tout ce qu'on a mis en place est malheureusement un
04:37peu compensé par la fatigue des équipes
04:38et leur ras-bol aussi au sein de l'hôpital. Donc l'hôpital aurait vraiment du mal à assumer une
04:45deuxième vague.
04:46Vraiment. Il faut garder cette prudence.
04:48Vous sentez les soignants inquiets d'une seconde vague ?
04:54Ben oui, parce qu'on se dit que ça ne va pas être possible. C'est aussi simple que ça.
04:59Quand même, tout le monde est vraiment rincé.
05:02Et puis, on a assez de cette situation.
05:06Et puis, on n'a pas eu un changement profond à l'hôpital.
05:09J'ai regardé une vidéo du professeur Anne Sartman, qui est neurologue à la M.C. Alpêtrière.
05:16Sa vidéo, elle est glaçante, très sincèrement.
05:18Elle nous dit qu'après avoir une autre stratégie de travail entre les administrations et les soignants,
05:26puisqu'on a dit aux soignants, allez-y, organisez, accueillez.
05:31Et on avait retrouvé en effet cette sensation qu'il y avait un vrai travail commun.
05:36Elle le décrit très bien sur son hôpital, c'est la pitié salpêtrière.
05:40Elle nous dit, voilà, là on déconfine, il y a moins de cas de Covid.
05:44Des services Covid ont fermé, ont repris leur activité habituelle, ce qui est un bien.
05:48Voilà, c'est très bien.
05:49Mais on voit revenir, disaient-elles, les directions avec leur tableau Excel,
05:56leur compte d'activité sur les mois de mars et avril.
05:59Mars et avril, vous avez une activité insuffisante en mars et avril.
06:03Parce qu'en effet, ils sont toujours sur des logiques très comptables, de T2Z, des choses.
06:08Évidemment, en mars et avril, on faisait autre chose.
06:11C'était des passions peut-être non rentables, c'est ça le problème.
06:13Mais on est encore sur des logiques qui ne sont pas des logiques de santé publique,
06:17qui sont des logiques financières et on les voit revenir.
06:19On a l'impression que ça y est, l'ancien monde néolibéral,
06:25Sarkozo-Holando-Macroniste, nous revient dans la figure
06:29et qu'on va recommencer les mêmes bêtises.
06:31On se l'est dit, les gens, les soignants, ça faisait chaud au cœur.
06:35Mais là, il n'y a pas que ça à faire.
06:38On a parlé du monde d'après, on a parlé de plein de choses.
06:42Il faut là une réflexion collective pour redonner des moyens à l'hôpital,
06:47réinvestir par l'État, par la sécurité sociale,
06:50augmenter les cotisations, augmenter la démocratie à l'hôpital,
06:54cesser de le gérer de façon technocratique.
06:59Je l'ai dit sur plusieurs lives, mais c'est vrai qu'on le dit,
07:03il y avait un enthousiasme, et puis là, on voit finalement les vieilles logiques
07:07revenir en force, celles qui ont flingué l'hôpital public quand même depuis plus de 20 ans.
07:13Je me rappelais, ils ont fermé 100 000 lits, 20% de nos capacités de hospitalisation.
07:19Il faut qu'on ouvre des lits, il faut qu'on réembauche du personnel à l'hôpital.
07:22Et là, si on commence à nous rejouer la rentabilité financière,
07:25on n'est pas sorti du tout de ces logiques qui nous ont détruits.
07:30Alors, on a un message de Sacha qui nous dit, incroyable,
07:33ils ne tirent aucune leçon, ils sont déjà à la rentabilité.
07:38Et Mireille, qui témoigne, qui dit, ma fille infirmière craint plus l'après-confinement,
07:44Chambéry n'ayant pas été trop touché.
07:47Ça augure mal des semaines qui viennent, tout ça.
07:54Après avoir fait du négativisme depuis qu'on a commencé ce live,
07:57mais c'est parce que je suis fatigué aussi, donc je suis convocatif.
08:00Je vais faire un peu de positif, parce qu'il y a quand même des choses fortes qui se sont
08:04passées durant cette période.
08:06Il y a des gens qui ont commencé à arrondir.
08:08Déjà, même si ça faisait un an qu'on était en bataille à l'hôpital et qu'on disait les
08:12mêmes choses,
08:13on n'était pas très audibles finalement.
08:15Les gens nous voyaient dans la rue, mais les indications, les problématiques qu'on posait n'étaient pas très audibles.
08:19Mais elles le sont devenues, là.
08:21Et donc, moi, je le prends toujours comme un point d'appui pour la suite,
08:24parce qu'il y a aussi beaucoup de gens, comme ceux qui réagissent sur le live,
08:28qui se sont rendus compte que cette politique-là libérale à l'hôpital, l'hôpital-entreprise, était plus admissible.
08:34Et même si, pour l'instant, ça va rester compliqué, le rapport de force qu'on va devoir mener avec
08:40ce gouvernement,
08:42qui reste dans des logiques de rentabilité, parce que, voilà, on ne va pas manifester tout de suite.
08:48La démocratie va avoir du mal à reprendre ses grandes.
08:51Il est toujours en situation d'état d'urgence sanitaire qui restreint finalement cette capacité démocratique.
08:57Donc, ça va quand même revenir.
09:00Moi, j'en suis persuadé.
09:02Et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui nous ont dit des choses, pour un Claudio Balcon,
09:07mais qu'on ne s'y défend pas, pour l'hôpital, qu'on commençait à discuter entre eux par Skype,
09:13par les réseaux sociaux, pour voir ce qu'on pouvait faire, comment on se mobilisait.
09:16Moi, j'ai vu plein de choses là-dessus.
09:17Et je ne désespère pas du tout de cette capacité, finalement, à élaborer une autre proposition
09:23pour les services publics dans leur globalité, dans les mois qui vont venir.
09:28Donc, oui, il va y avoir un moment dur.
09:29Alors, un moment dur, d'abord, c'est l'épidémie.
09:32C'est vraiment la situation sanitaire.
09:34Et c'est ça qu'il va falloir vraiment surveiller.
09:37Parce que, pas question de laisser repartir ça à la haute.
09:40Ce serait vraiment...
09:41Il y a un vrai risque.
09:43Il faut encore se le dire.
09:45Derrière, après, c'est plus qu'un virus.
09:48C'est vraiment notre société et sa façon de fonctionner qui va falloir soigner.
09:51Et là, je pense que ce confinement a eu une vertu,
09:55s'il vous plaît d'avoir eu, au-delà de toutes les contraintes qu'il a menées.
09:59C'est de permettre à des gens de lancer un regard nouveau sur les premiers de corvée
10:05qui étaient méprisés jusque-là, qui avaient fait l'essentiel des bataillons des gilets jaunes.
10:10De regarder les services publics qui étaient décriés.
10:13C'était inefficace, pas rentable, pas moderne, pas « start-up nation ».
10:18Finalement, c'est ça qui fait tenir une société quand il y a une difficulté.
10:23C'est ça qui permet aussi de venir aux premiers besoins d'une société.
10:29Et voilà, il y a à les reconstruire tout à fait différemment.
10:33Alors, selon vous, quelles sont les conditions du déconfinement en termes de masques, en termes de tests ?
10:38L'Humanité, le journal L'Humanité a lancé une pétition pour la gratuité des masques.
10:44On le sait, aujourd'hui, les masques sont mis à prix jusqu'à dix fois leur coût réel.
10:50Quelles sont pour vous les conditions d'une réussite du déconfinement ?
10:56Plus que dix fois leur coût réel, 7 centimes à 95 centimes, enfin voilà, ils ne se bougent pas du
11:01coude quand même.
11:02Enfin, c'est de la spéculation sur une crise sanitaire.
11:07C'est tenter de faire du profit sur la misère des gens.
11:10Enfin, tiens, là, on est sur quelque chose de dynamisme.
11:13Moi, j'ai vu, j'ai signé la pétition de l'Humanité, bien évidemment.
11:17J'ai vu aussi l'intervention du sénateur Fabien Guet au Sénat,
11:20qui était une clarté sur 7 centimes à 95 centimes.
11:25Si on est en guerre, c'est qu'il y a des profiteurs de guerre.
11:28C'est un peu dur de le dire comme ça, mais voilà, c'est ça la réalité.
11:31Les masques, c'est un outil de protection.
11:34Tout le monde l'a dit, enfin tout le monde, non.
11:36Dans l'Académie de médecine, tous les milieux médico-scientifiques,
11:40l'Académie de médecine, tout le monde a dit qu'il fallait emporter,
11:43que tout le monde devait être masqué dans l'espace public.
11:45Le gouvernement, pour l'instant, ne l'appelle.
11:48Évidemment, s'il le dit, ça implique aussi, bah oui,
11:51c'est un vrai moyen de protection, rendre le gratuit.
11:53Mais c'est ce qu'il faut faire.
11:55Il faut le rendre gratuit, il faut le faire rembourser par la sécurité sociale.
11:58C'est un outil qui va nous permettre de combattre un virus.
12:02Est-ce que les antibiotiques ou les traitements antiviraux,
12:05on ne les rembourse pas ?
12:07Là, ça nous coûtera beaucoup moins cher.
12:08Ce sera de la prévention.
12:09Les gens ne sont pas malades.
12:10C'est extrêmement rentable sur le plan antivir.
12:12Il faut absolument que tout le monde ait des masques
12:13et qu'ils soient gratuits.
12:15Il n'y a pas d'autre formule.
12:17Permettre là, moi je veux bien que la grande distribution
12:20soit plus efficace que l'État dans sa capacité à récupérer les masques.
12:23C'est d'ailleurs extrêmement inquiétant sur l'état de déliquescence
12:25des services de l'État.
12:27Mais là, s'il y a, je ne sais pas,
12:30on avait discuté la dernière fois de ce scandale potentiel de masques stockés.
12:34Moi, je n'en sais rien s'ils ont été stockés avant, après, pendant.
12:37L'histoire le dira.
12:38Et je pense qu'il y a des gens qui sont en train de s'y intéresser fortement.
12:41Parce qu'en effet, s'ils ont été stockés alors qu'on était en pénurie,
12:43c'est très grave.
12:44Mais je ne le sais pas.
12:45Par contre, ce que maintenant on sait tous,
12:47c'est qu'il y a au moins 400 millions de masques
12:49qui sont disponibles à la vente.
12:51Voilà.
12:51Bon, ben très bien.
12:52On a un État en France.
12:53Il réquisitionne les masques.
12:55Et puis, il en fait une distribution gratuite.
12:58Ce n'est pas compliqué.
12:59On a le pouvoir de le faire.
13:01Et c'est une urgence sanitaire.
13:03Je pense que c'est toujours un mauvais état d'urgence.
13:05C'est dangereux pour la capacité collective à gérer les choses.
13:09Mais on est en état d'urgence sanitaire.
13:11Donc ils ont tout le pouvoir de rétitionner ses masques et qu'ils le fassent.
13:14Je veux dire, ce n'est pas normal.
13:15Moi, je vois des quartiers populaires dans le bassin de vie où j'habite
13:19où les gens ne sont pas inquiets parce qu'ils ne pourront pas acheter des masques.
13:21C'est aussi simple que ça.
13:2330 balles par personne par mois, une famille de 5,
13:27des gens qui sont sur un seul salaire et un petit salaire,
13:30ce n'est pas possible.
13:32Et puis, avec le chômage partiel,
13:33on perd des pourcentages de leurs revenus.
13:36Là, on est en état d'urgence sanitaire.
13:39Il ne faut pas qu'on laisse le marché gérer ça.
13:41De toute façon, depuis le début, on est nombreux à le dire.
13:44Le marché ne sait pas gérer une crise sanitaire.
13:46Il faut de la puissance publique.
13:48Il ne faut pas raisonner sur l'individualisme et le libéralisme économique.
13:53C'est un échec.
13:54Regardez les États-Unis.
13:55La catastrophe intégrale.
13:57Il faut absolument que l'État retrouve un gros stratège.
14:00Mais là, on est sur un affrontement idéologique avec ce gouvernement
14:05qui, en effet, renvoie tout à la responsabilité individuelle et au libéralisme.
14:10Mettez vos enfants à l'école si vous voulez.
14:12Portez un masque si vous voulez.
14:14Faites des tests si vous le sentez.
14:19Non, il faut une stratégie de loi.
14:21Il faut une démarche, en effet, sanitaire.
14:24Et il faut la discuter avec l'ensemble des forces politiques, syndicales, associatives de ce pays.
14:29Il ne faut pas recommencer la bêtise où on annonce une date de déconfinement le 11 mai,
14:34tout seul, à la télé, bien sûr.
14:36Et puis après, comment on fait ?
14:38Ce n'est pas ça, un État stratège.
14:39C'est qu'on voit quelles conditions sont nécessaires à un déconfinement.
14:44Et puis après, en fonction de la réalisation de ces conditions, on a une date.
14:47Enfin, ce n'est quand même pas bien sorcier.
14:49Dans un pays comme la France, qui a été un pays magnifiquement administré pendant des années,
14:53aujourd'hui, on a l'impression que tout est parti à volo.
14:55Mais on sait faire ça.
14:57Et là, on ne le fait pas.
14:59Donc, c'est extrêmement inquiétant.
15:01Alors, sur la question des masques, on l'a bien compris.
15:03On invite tout le monde, d'ailleurs, à signer la pétition de l'Humanité sur humanité.fr
15:07et à la faire circuler.
15:09Faites-la circuler, qu'un maximum de personnes puissent s'en saisir
15:13et demander au gouvernement la gratuité des masques.
15:17Sur la question des tests, selon vous, que faudrait-il faire aujourd'hui ?
15:22Là encore, il y a un accord très large de la communauté médicale et scientifique
15:29sur le fait qu'il faut le tester le plus possible.
15:32Ne relançons pas des clusters dans les entreprises
15:34en n'ayant pas testé les salariés avant qu'ils reprennent le travail.
15:37Ne lançons pas des clusters dans les écoles.
15:40Moi, je ne sais pas pour...
15:41Franchement, je continue à penser que c'est une folie de réouvrir les écoles
15:45pour un temps effectif de classe qui sera de 6 à 10 jours par enfant
15:49jusqu'aux grandes vacances dans un bordel innommable
15:52et des injonctions sanitaires inapplicables.
15:57Je ne vois pas l'intérêt de la chose.
15:59Enfin, si, j'avais dit que le seul intérêt que je voyais,
16:01la seule chose que je comprenais, c'est qu'on voulait remettre les parents au travail.
16:04Mais je ne vois pas, en fait, sur le plan sanitaire, il n'y a pas de logique.
16:09Et on a beau dire que les enfants sont moins contaminants d'après l'étude de Pasteur,
16:14moins, ça ne veut pas dire pas contaminants.
16:16Et je ne vois pas pourquoi on va aller se poser de nouveaux problèmes
16:19avec des gens qui vont se croiser comme ça,
16:22alors que l'enjeu, il est de 6 à 10 jours de classe.
16:27Et sur les plus petits, en plus, à la limite les plus grands,
16:30ils appliqueront les gestes barrières.
16:31Les plus petits, on n'arrive déjà pas à les mettre en rang et à se faire tenir la main.
16:35Enfin, c'est déjà une grosse galère.
16:37Je cite ma fille qui travaillait avec des petits-enfants à une époque.
16:40Mais voilà, comment on va réussir à ce qu'il y ait des gestes barrières ?
16:46Enfin, des enfants de maternelle ou de début de primaire,
16:49ils se passent dessus tout le temps, quoi.
16:50C'est juste la réalité, il faut aller faire un tour.
16:54Puis, leurs enfants ont vraiment beaucoup vieilli.
16:56Aux gens qui ont pris cette décision, ils ne s'en rappellent plus.
16:58Enfin, c'est un peu sidérant.
17:00Donc, voilà, c'est tout ça à mettre en place.
17:03Donc, les tests, il va falloir les faire massivement.
17:05Sauf que, là, je te donne un exemple de comment ça marche en pratique.
17:12On nous dit qu'on va être capable de faire 700 000 tests.
17:15J'avais dit la dernière fois, on a le professeur Philippe Proguel à Lille
17:19qui nous a dit que ce n'est pas vrai.
17:20Ce n'est pas vrai, il monte.
17:22On n'a pas les moyens de faire 700 000 tests.
17:24C'est quelqu'un qui est très investi dans le test.
17:26Il disait d'ailleurs que l'hôpital de Lille communiquait sur près de 3 000 tests
17:30et qu'il n'y avait que quelques centaines de réalisés.
17:32Donc, voilà.
17:33Là, j'étais sur un hôpital où je travaille, où on faisait 50 tests par jour.
17:38J'étais sur le circuit des pistades, d'ailleurs.
17:41L'ARS nous donne injonction à faire 300 tests par jour.
17:44Voilà.
17:44Une injonction.
17:45Faites 300 tests.
17:46Et ils me disent aussi, allez tester les commissariats de police,
17:50les casernes de gendarmerie, les casernes de pompiers.
17:52Voilà.
17:53Tester tout.
17:54Allez tester en déporté.
17:56C'est-à-dire envoyer une équipe qui va aller écouvillonner,
17:58les nés de tous ces fonctionnaires pour voir où ils en sont.
18:04On n'a pas le personnel.
18:05Enfin, dans les hôpitaux, on a gagné à mettre en place des circuits de Covid,
18:09des circuits de dépistage.
18:11Moi, là, quand j'y étais, il y avait une infirmière, un médecin, une secrétaire.
18:16Et là, si on veut passer à 300 tests, ça veut dire qu'il faut qu'on trouve
18:19tout à coup 6 infirmières, une secrétaire, 2 médecins ou 3.
18:23Les médecins, peut-être moins.
18:24Parce que là, c'est un circuit qui servait aussi à prendre de l'information médicale,
18:30à faire de l'examen.
18:31Là, ce serait vraiment des tests.
18:32Mais au moins, les infirmières.
18:34Là, on ne les a pas.
18:35On ne les a pas.
18:36Ça fait des années qu'on est, et on dit, en déficit de personnel sur les opus de public,
18:40qu'il a fallu tout réorganiser pour créer des circuits.
18:42Et là, il va falloir que tout à coup, on sorte du chapeau des personnels qui n'existent pas.
18:46Je pensais que les brigades, c'était ça.
18:49Donc, quand ils ont parlé de brigades, je me suis dit, ben voilà, on va former des gens
18:52à aller faire de l'écouvillonnage, en délocaliser, quelques petites équipes.
18:56C'est une formation qui est assez rapide.
18:57Ça ne demande pas des compétences d'infirmières.
18:59C'est juste des compétences pour prélever.
19:01Et donc, on peut former rapidement et permettre qu'on aille tester les EHPAD.
19:05Là aussi, les EHPAD, pour les tévister, bonjour.
19:07On dit, il faut tester toutes les EHPAD pour former quelqu'un, surtout.
19:09C'est compliqué.
19:10Je ne sais pas de le dire.
19:12Ça s'organise.
19:12C'est ça qu'on...
19:14On a en fait le sentiment que c'est à l'hôpital comme à l'école.
19:17C'est-à-dire qu'on lui donne des injonctions irréalistes, inapplicables.
19:21Ça fait vachement bien aux 20 heures.
19:23Mais sur le terrain, c'est débrouillez-vous, quoi.
19:25Ce n'est pas ça, administrer un pays.
19:28Enfin, vraiment.
19:29C'est penser qu'il n'y a qu'à dire...
19:32C'est de la pensée magique, quoi.
19:33C'est de la pensée magique.
19:34Et là, on ne donne ni les moyens, ni l'organisation pour le faire.
19:37Et moi, je ne sais pas comment on va faire pour monter en puissance.
19:40Ça va être...
19:41Avec des équipes qui sont, je le disais, fatiguées.
19:45On ne veut injonction à faire des tests.
19:46Et pour, en fait, le matériel, c'est-à-dire les écouvillons, les réactifs, les machines,
19:51on n'est pas sûr...
19:52Enfin, je reprends les propos de Philippe Freuillet.
19:55Lui, il pense que...
19:56Et il est quand même beaucoup plus investi que moi sur les systèmes de tests,
19:58qu'on ne va pas pouvoir le faire.
20:00Les robots ne sont pas complètement installés.
20:03Les réactifs, on ne sait pas trop.
20:04Quand on a posé la question, il nous a dit que les CHU vous approvisionneront.
20:07Enfin, les CHU, ils sont un peu mieux que les hôpitaux généraux.
20:12Mais enfin, ils sont quand même en grande difficulté, eux aussi.
20:15Eux aussi, ils manquent de personnel.
20:16Eux aussi, ils manquent de matériel.
20:17Moi, je ne sais pas comment ces missions, ils vont pouvoir les assumer.
20:21Donc, le bilan, pour le moment, que vous tirez,
20:24c'est que malgré toutes les promesses ministérielles et présidentielles,
20:29les moyens ne sont pas réunis pour faire face correctement au déconfinement.
20:37Je pense qu'ils n'ont pas mis, en effet...
20:40Déjà, ils ont mis la charrue avant les deux.
20:41Mais ça, c'est...
20:43Moi, si je tire un bilan quand même de cette période,
20:45c'est que cette logique présidentialiste de la Vème République
20:50où c'est un gars au sommet qui décide de tout,
20:52il faut vraiment arrêter avec ça.
20:54C'est une catastrophe, en fait.
20:57Il faut s'appuyer vraiment sur le collectif,
21:00l'intelligence collective,
21:01les forces sociales dans le pays.
21:04Là, vraiment, on a l'impression du roi qui dit...
21:07« Ben voilà, j'ai une parole magique et je vous dis comment faire les choses. »
21:12On est en train de courir comme des poulets sans tête, là, partout,
21:16pour essayer de, malgré tout, mettre les choses en place.
21:19Les publics s'y emploient, comme ils ont fait, là, sur toute cette période.
21:23Et on essaie de trouver des solutions.
21:26Mais ce serait tellement plus simple,
21:28si on réfléchissait collectivement,
21:31qu'on mettait les pré-requis.
21:33et que, finalement, ensemble,
21:36on décidait du moment où on sera tous très nickel.
21:38Là, c'est des injonctions sans moyens,
21:43sans capacité à régler complètement
21:45toutes les problématiques qui sont posées.
21:47C'est pour ça que j'insiste lourdement,
21:49comme je le faisais au début,
21:50sur la nécessité de conserver vraiment tous les gestes de barrière.
21:53Parce que, sur le plan sanitaire,
21:55on n'est pas encore à une efficacité optimum.
21:57Alors, j'espère qu'on arrivera à monter encore en gamme.
22:01Mais c'est vrai qu'on a l'impression qu'on est un peu livré nous-mêmes.
22:05Alors, on a des questions très concrètes qui nous arrivent.
22:08Beaucoup de commentaires.
22:09Merci, d'ailleurs, à tout le monde de suivre ce live.
22:11N'hésitez pas à le partager et à poser vos questions.
22:15Jean-Luc nous demande très concrètement
22:18si les écouvillons ne sont pas à la norme,
22:21par exemple, s'ils sont trop rigides.
22:23Quels seraient les risques encourus par les patients
22:26au niveau des fosses nasales ?
22:29Non, il n'y a pas de risque.
22:32En fait, c'est pour ça qu'on est formé à faire des prélèvements.
22:34Les infirmières, pour l'instant, le fond,
22:36mais qu'on pourrait former des gens à le faire.
22:40Enfin, voilà.
22:41On ne va pas aller enfoncer l'écouvillons dans la fosse nasale.
22:45Ça se met doucement et ça se tourne.
22:48Et à la résistance, on trouve un autre chemin où on freine.
22:51On fait déjà ça avec, enfin, plus des jours,
22:54avec d'autres écouvillons, avec des sons nasogastriques, avec...
22:57Non, non, non, non.
22:58On n'est pas sur un risque,
22:59sauf à vouloir se faire soi-même son propre écouvillonnage
23:03sans jamais avoir quelque chose dans un nez.
23:05Bon, voilà, je propose que ce soit quand même des gens formés qui le fassent.
23:08C'est plus simple.
23:09Alors, Isabelle nous demande pourquoi un mètre en France de distanciation
23:15et deux mètres ailleurs ?
23:18Ouais, bon, ça va être un débat.
23:20On a même dit trois mètres.
23:22Il y a des modèles qui ont été esquissés sur la diffusion de ce virus
23:30où on a même prouvé que parfois dans toute une pièce,
23:34il y avait de l'aérosol contenant du virus,
23:37contenant potentiellement du virus.
23:38Parce qu'on n'est même pas complètement sûr de ça.
23:41Évidemment, si on raisonne que sur les aérosols,
23:43on va mettre un mètre, deux mètres, un mètre.
23:44Il a été constaté quand même que si on gardait des distances assez raisonnables,
23:49j'ai bien un mètre, un mètre cinquante.
23:51Voilà, on ne peut pas être très précis.
23:54On limitait.
23:55Il n'y aura jamais de sécurité absolue.
23:56La sécurité absolue, c'est le confinement.
23:58On ne sort plus de chez soi et voilà.
24:00Donc, il n'y aura jamais de sécurité absolue.
24:02Mais mettre une distance où des grosses gouttelettes,
24:05c'est ça le mettre en fait,
24:07les grosses gouttelettes ne vont pas jusqu'à l'autre.
24:09L'aérosol persiste.
24:11Et où on a des masques,
24:13là, on est quand même quasiment à l'équivalent d'un confinement.
24:16C'est-à-dire qu'on bloque les grosses gouttelettes
24:18d'un côté et de l'autre, la sortie et de la réception,
24:20et on est suffisamment loin pour qu'elle tombe au sol.
24:23Donc voilà, c'est ça la logique qui a été portée par ce mètre.
24:26Est-ce qu'elle est tout à fait exacte, tout à fait parfaite ?
24:28Certainement pas.
24:29Certainement pas.
24:30Mais c'est sur ces logiques-là qu'on a raisonné,
24:32sachant que pour avoir le virus,
24:34alors on peut être contaminé par un virus,
24:38mais c'est quand même en général des bols de virus
24:41qui sont dans des gouttelettes qui contaminent.
24:42Donc quand on n'a pas ces grosses gouttelettes,
24:44on réduit le risque de façon importante, très importante.
24:47Après, on ne sera jamais,
24:48si dans quelques années, peut-être qu'on sera tous sur ce virus,
24:52mais je le rappelle à chaque fois,
24:55on n'aura pas les réponses à tout, là, au déconfinement.
24:57Personne ne les a, parce que c'est un virus qui est arrivé en décembre
25:00et qu'on continue à travailler dessus.
25:02La recherche a fait déjà beaucoup,
25:04parce que c'est allé très très vite quand même,
25:06ces équipes qui se sont mobilisées,
25:07mais normalement, la recherche, c'est plutôt du temps long.
25:09Sauf que le temps long, on ne l'a pas eu.
25:12Un, parce que le virus, ce coronavirus est arrivé récemment.
25:15Deux, parce qu'on avait arrêté les recherches sur les coronavirus en général,
25:19parce qu'on avait coupé les crédits de recherche.
25:21Voilà, c'est là aussi,
25:22c'est des choses pas directement rentables tout de suite,
25:25mais on ne le fait pas.
25:26C'est des logiques néolibérales qui sont catastrophiques, ça.
25:30Alors, on a Augusta qui nous dit,
25:33le ministre de la Santé affirme que la loi peut déroger au secret médical,
25:37même sans le consentement de l'intéressé.
25:39Qu'en pensez-vous ?
25:40Que pouvons-nous faire pour nous défendre ?
25:44Alors, moi, je pense qu'on peut, en effet,
25:50tracer des gens qui ont le virus.
25:52Parce que la santé publique, ça prime sur la protection individuelle,
25:56il faut faire attention.
25:57On ne peut pas non plus dire,
25:59au nom de la protection individuelle,
26:01ça a été exactement le débat très compliqué
26:03qu'on a eu avec le VIH,
26:05qui n'était toujours pas tranché.
26:07Bon, le VIH était très stigmatisant à l'époque.
26:09Moi, je me rappelle, les gens qui avaient le VIH,
26:10c'était considéré comme des gens de mauvaise vie.
26:13Enfin, il y avait tout un aspect moral à l'époque
26:16où on a eu ce virus qui est arrivé.
26:19Là, on n'a pas ce problème avec le coronavirus.
26:22Voilà.
26:22Et puis, on l'a beaucoup moins.
26:24Dieu merci, même si je ne suis pas croyant,
26:26avec le VIH, les choses, quand même,
26:29sont revenues sur un problème de santé
26:31et pas un problème de jugement moral.
26:32Enfin, il y en a encore, mais c'est limité.
26:34Et là, on n'a pas ce problème.
26:35Et je pense qu'il faut être capable, quand même,
26:37de trouver les patients et les sujets de contact.
26:39Mais au-delà de cette déclaration un petit peu générale,
26:44je ne suis quand même pas très d'accord
26:45avec ce qu'il y a de se faire.
26:46C'est-à-dire que cette logique
26:49qui consiste à remplir un fichier
26:51avec les déclarations pour les cas de contact,
26:54la première chose, quand même,
26:56et je reviens à cette logique collective,
26:58c'est de mettre le patient dans la boucle.
27:00Parce que nous, quand on a un cas de tuberculose
27:03et qu'on veut trouver tous les cas de contact,
27:04on n'a pas de fichier, là, simplement,
27:06on se dit au patient, mais qui vous avez rencontré,
27:08votre famille, donnez-nous les numéros,
27:10appelez-les vous-mêmes, on travaille ensemble.
27:12C'est aussi simple que ça.
27:13La logique, c'est une logique de trouver tous les gens
27:16pour vérifier qu'ils vont bien,
27:17les traiter si besoin,
27:18faire attention aux enfants de la famille.
27:20Enfin, voilà, là, on est en train d'introduire
27:23un truc de pistage un peu autoritaire,
27:27alors que le travail du médecin,
27:29il est commun avec le patient.
27:31On joue dans le même cours, sinon,
27:32enfin, à quoi ça servirait ?
27:34Donc, moi, je pense qu'il y avait beaucoup plus
27:36cette logique-là à développer.
27:38Après, quand il arrive,
27:40il va falloir quand même réussir à capter
27:42les chaînes de contamination,
27:43telles vont se reproduire,
27:44parce qu'elles se reproduiront à des endroits,
27:45sur un enterrement, mais il y aura d'autres endroits.
27:49Il faut absolument qu'on soit capable d'empêcher
27:51que ça recommence de façon exponentielle,
27:53parce que, ben voilà, c'est un virus qui est dangereux,
27:55on l'a dit, on l'a répété,
27:56même si sa létalité semble aller vers les 0,5%,
28:00s'il y a des millions de personnes contaminées,
28:02ça va faire des centaines de milliers de morts,
28:04quoi, enfin, des dizaines de milliers de morts.
28:05Donc, voilà, c'est aussi simple que ça.
28:07Donc, il faut qu'on soit capable de faire ça.
28:09Après, j'entends, moi, l'inquiétude
28:12de la personne qui a posé la question,
28:14parce que si là, il faut faire,
28:18enfin, vraiment être très pragmatique
28:20dans la gestion du virus des chaînes de contamination,
28:24on sait très bien que les données de santé,
28:25c'est quelque chose d'extrêmement sensible
28:26et qu'on a aujourd'hui des grandes sociétés
28:29qui le rendent dessus.
28:31On a parlé, bien sûr, de Google, d'Apple,
28:34mais, voilà, derrière, il y a récupérer ces données,
28:38pouvoir profiler quelqu'un,
28:40pouvoir le profiler sur un plan assuranciel,
28:43sur un risque pour une entreprise qui l'embaucherait.
28:45Enfin, il y a des grands dangers, en effet,
28:48de liberté publique et de droits au secret
28:49de professionnels et de sa santé
28:51qui sont existants aujourd'hui.
28:53Donc, je comprends qu'on soit extrêmement prudents
28:55et, en tout cas, faire héberger ça,
29:00voilà, c'est comme d'habitude,
29:01comme on n'a rien prévu, c'est la catastrophe,
29:03on fait héberger ça sur des serveurs privés
29:05avec toutes les problématiques et les dangers
29:08de perdre ces données et de les voir exploiter.
29:11Donc, je comprends l'inquiétude.
29:14Simplement, ça pose encore, là,
29:16la question d'un système informatique public
29:18qui serait basé sur du logiciel libre,
29:20qui ne serait pas dépendant de grandes sociétés.
29:23Et on a su le faire, à une époque,
29:24on a mis l'éducation nationale sous Linux
29:26avant de repasser brillamment un contrat
29:28avec Microsoft.
29:29Bon, voilà, je ne l'aurais pas fait,
29:32mais c'est des choses assez désolantes.
29:35On a tout un tas de choses à retravailler.
29:37Moi, j'entends les inquiétudes,
29:38mais on ne va pas les retravailler, là,
29:40d'ici 48 heures avant le déconfinement.
29:42Parce que c'est des retards démocratiques,
29:46des retards de décision politique
29:47qu'on a pris depuis des années.
29:48Mais enfin, il n'est pas trop tard.
29:49Il va falloir changer tout ça.
29:52Alors, une question d'André
29:54qui parle des visières
29:55et qui demande
29:57est-ce qu'elles ne pourraient pas être préconisées
29:59dans les crèches, chez les nounous,
30:01en école maternelle,
30:03pour que le cadre des échanges langagiers,
30:05l'apport des expressions du visage
30:07et les particularités du travail phonologique
30:10puissent continuer à se faire ?
30:12Est-ce que c'est une bonne protection ?
30:15André est prof, ou je ne sais pas.
30:17Non, mais il n'y a rien.
30:18C'est vrai que c'est...
30:19Honnêtement, je n'ai pas du tout réfléchi au sujet.
30:22Ma problématique n'a pas été
30:23du tout les expressions du visage
30:25et les phénomènes magiques.
30:26Mais après, il a raison, évidemment.
30:28Non, c'est compliqué pour des petits
30:30d'avoir des masques.
30:31Et les visières, ça marche.
30:34C'est déjà l'arrêt des gouttelettes
30:36et des protections.
30:37De toute façon, nous, on les utilise.
30:38On utilise de près.
30:39Vu qu'à un moment donné,
30:41on n'avait pas grand-chose,
30:41on a utilisé tout ce qui nous est tombé sous la main.
30:44Là, il y a des visières
30:45qui nous sont arrivées de plein d'endroits.
30:46Il y a des imprimantes en 3D
30:51qui nous ont fait des visières.
30:52Il y a le lycée de Marie Curie
30:55à côté de chez nous.
30:56Un lycée qui, par ailleurs,
30:57a une partie technique
30:58qui nous a fait des visières en plus de chiffres.
31:00Ça a été la débrouille totale, quand même,
31:02cette épidémie.
31:04Mais avec toutes ces mobilisations
31:06qui sont quand même fabuleuses.
31:08Là aussi, s'il y a un truc en positif à retenir,
31:10c'est tous ces gens qui sont mis
31:12à faire des masques, à faire des visières,
31:14à se débrouiller pour apporter
31:16des moyens partout où c'était possible.
31:18D'ailleurs, aujourd'hui, on leur dit
31:19« Bon, vos masques, il faut faire des normes
31:22à finir dessus, eux ne pourront pas le faire. »
31:24Là aussi, il y a peut-être une réflexion à avoir
31:25sur reconnaître le travail de ces gens
31:29et puis le rémunérer.
31:31D'ailleurs, je vois que là,
31:33tout le monde se met,
31:34des entreprises de tissu se mettent
31:35à faire des masques.
31:36Mais pourquoi ?
31:37Pourquoi on ne les a pas mobilisés
31:39dès le début pour les faire ?
31:40Là encore, ça a laissé aller,
31:42le marché règlera.
31:43Ben non, il n'a pas arrêté.
31:44Et là encore, on ne l'a pas fait.
31:46Pour revenir à la question,
31:47les visières, oui, je pense que c'est une bonne idée.
31:52Ça permettrait en effet
31:53de ne pas se retrouver dans des classes
31:56avec des tout petits,
31:57tout le monde masqué.
31:58C'est des classes de socialisation quand même.
32:01On leur apprend le contact à l'autre.
32:03Là, c'est sûr qu'entre les gestes barrières
32:05et les masques,
32:06d'ailleurs, c'est pour ça que je ne vois pas trop
32:07l'intérêt de remettre les enfants
32:09sur la maternelle,
32:10alors que c'est le moment
32:11où on leur apprend à vivre en société.
32:12Là, on va leur apprendre la défiance.
32:14C'est assez terrible.
32:16Alors, Mireille, qui nous dit
32:18en tant que cad à domicile,
32:20mettre les mêmes gants pendant une à deux heures
32:22n'est-il pas dangereux ?
32:23Ne vaudrait-il pas mieux se servir du gel ?
32:26Nos moyens sont faibles,
32:28tout comme nos blouses,
32:29à savoir que j'en ai deux par jour.
32:33Voilà, si ce n'est l'établier plastique.
32:36Bon, encore la question de la pénurie de moyens.
32:39Oui, je ne vais pas pouvoir répondre
32:40à toutes les questions de façon précise,
32:42mais en effet, les gants,
32:43ce sont des faux amis.
32:46On a le sentiment d'être protégé,
32:47sauf que si on touche un patient,
32:49puis un autre, on passe le virus.
32:51Si on se touche soi-même,
32:51on se passe le virus.
32:53Et les gants du gel hydroalcoolique dessus,
32:55ce n'est pas génial du tout.
32:58Mieux vaut avoir les logiques
33:01de se laver les mains.
33:02Déjà, au-delà du gel hydroalcoolique,
33:04la première chose, c'est de l'eau et du savon.
33:07Le gel hydroalcoolique,
33:08on n'a pas de point d'eau, évidemment,
33:09mais de l'eau et du savon.
33:11Ça marche bien, quand même.
33:13Si on fait un bon lavage des mains,
33:14c'est réglé.
33:15Mais vraiment, les gants,
33:18ça reste des choses
33:20qu'on utilise sur des patients contaminés
33:22qu'on jette après.
33:24Moi, je vois les gens passer en supermarché
33:26avec des gants,
33:27l'impression que ça va aller.
33:30J'ai vu, quand ils font les courses,
33:33je ne vais pas les choper pour leur dire,
33:35mais ils font plein d'erreurs.
33:36C'est assez terrible.
33:38Il y a même des gens
33:39qui n'arrivent pas au voir leur sac plastique,
33:41qui vont lécher leur gant
33:41pour voir le sac plastique.
33:42On est sur des choses
33:43complètement hallucinantes.
33:45Ce sont vraiment des faux amis.
33:47Je pense qu'autant le masque,
33:48c'est évident,
33:49les visières,
33:50c'est une logique
33:51que je n'avais pas pensé
33:52pour les enfants,
33:52mais c'est très bien.
33:55Les gants, pardon, non.
33:57Les gants, non.
33:58Alors, sur les masques,
33:58toujours,
33:59une question de Pascal
34:00qui dit
34:01« Ma mère a distribué
34:03des masques en tissu.
34:05Sont-ils toujours efficaces ? »
34:08Les masques en tissu ?
34:08Je ne sais pas.
34:10Non, mais là,
34:11c'est une question
34:12à laquelle on ne peut pas répondre.
34:13Je ne sais pas
34:13comment sont faits ces masques.
34:15C'est ça la problématique.
34:16C'est que, oui,
34:17ça a été des grands éléments
34:17de solidarité
34:18et en même temps,
34:19alors c'est mieux que rien
34:20quand on n'a rien.
34:21Si on commence à avoir des masques
34:22dont on est sûr de l'efficacité,
34:23mieux vaut privilégier cela.
34:25Il y a des masques en tissu
34:26qui ont été faits,
34:27qui étaient purement décoratifs,
34:30c'est-à-dire que c'était
34:30une vague,
34:33une vague de trame de tissu,
34:34ça ne sert à rien.
34:35D'autres qui étaient extrêmement solides
34:37avec de l'épaisseur
34:39qui empêchait les gouttelettes
34:39de passer,
34:40cela fonctionnait.
34:41Mais ce n'est pas moi
34:43qui vais pouvoir répondre
34:45à la question sur chaque masque.
34:47Et puis,
34:48on a une norme pour ça.
34:49Moi,
34:49j'aimerais qu'elle soit étendue
34:53gratuitement
34:53à ceux qui ont déjà commencé
34:54à faire des masques
34:55pour donner des obligations
34:58sur la qualité du masque,
35:01mais pouvoir valider.
35:02parce que là,
35:04on n'a plus que les grandes entreprises
35:05qui peuvent se payer
35:07une certification.
35:08C'est la norme AFNOR
35:09dont vous parlez ?
35:12Pascal,
35:13peut-être on peut finir
35:14d'ailleurs avec cette question
35:15qui repose la question.
35:17Les revendications
35:18des personnels de santé
35:19avant l'épidémie
35:20ont-elles abouti ?
35:22Non.
35:24C'est brutal.
35:26Non.
35:27On a évidemment des moyens
35:29qui sont arrivés
35:29dans le cadre de l'épidémie.
35:31On a mis des sous
35:31parce qu'il fallait,
35:33même si parfois
35:33on les a mis de façon aberrante,
35:35on n'a pas oublié
35:36les respirateurs
35:38commandés
35:39à grand renfort de publicité
35:41pour découvrir
35:41que finalement,
35:42ils avaient mis
35:421 500 respirateurs
35:43de transport
35:44qui ne sont pas adaptés
35:45à la ventilation
35:46des salons de stress respiratoire
35:47et qui n'en a que 1 500
35:49qui sont des respirateurs de réa.
35:51Il y a eu des choses comme ça.
35:52Il y a eu de la réserve sanitaire.
35:53Ça a coûté des sous
35:54de venir nous renforcer.
35:55Enfin, voilà.
35:55Mais fondamentalement,
35:56la logique reste la même.
35:57Je le disais tout à l'heure
35:59avec cette logique de retour
36:01de la rentabilité
36:02plus que de l'efficacité.
36:04La logique,
36:04ça doit être l'efficacité
36:05pour l'argent public.
36:06C'est-à-dire qu'on ne cache pas
36:08de l'argent public,
36:08on le met là où c'est efficace.
36:09Mais par contre,
36:10l'idée,
36:10ce n'est pas d'essayer
36:11d'en faire quelque chose
36:12de rentable
36:12comme une entreprise privée.
36:13C'est vraiment
36:14de répondre à des besoins humains.
36:15Donc on n'est pas...
36:16Voilà.
36:16On n'a pas les mêmes logiques
36:17qu'aujourd'hui,
36:19le ministère de la Santé.
36:21Et puis,
36:22la seconde chose,
36:23c'est qu'il faut que ça s'inscrive
36:24dans la durée.
36:24Là, on donne des primes.
36:26Moi, ça me fait vraiment
36:26ce sentiment
36:27de jouer à la roulette
36:29et de laisser le jeton
36:30pour le personnel.
36:31Je ne suis pas joueur de casino,
36:33mais voilà,
36:33on l'a que je veux
36:34dans les films
36:34pour le personnel.
36:35Ce n'est pas ça qu'on demande.
36:36Ce n'est pas la petite ratification
36:38à la sortie de la crise.
36:39C'est juste une rémunération
36:41juste de ces métiers,
36:43particulièrement des métiers
36:44les plus mal payés
36:45dans la santé,
36:46prendre cardiaire,
36:47aide-soignant,
36:48ASH, infirmière.
36:50Ce sont des métiers,
36:52c'est minable les payes
36:53qui leur sont données
36:54dans le service public.
36:56Il faut le revaloriser
36:57de façon massive.
36:58Ce n'est pas,
36:58je vous donne une prime une fois,
36:59qui ne contrate d'ailleurs pas
37:00pour avoir votre retraite
37:02à l'avenir.
37:04Et ces gens vont avoir besoin
37:05de moyens tous les mois
37:07pour vivre.
37:08Parce qu'aujourd'hui,
37:10c'est très, très compliqué.
37:12Et ce n'est pas reconnu
37:13du tout à sa juste valeur.
37:15Et puis après,
37:15je le disais,
37:17au-delà,
37:18les moyens restent
37:19fondamentaux.
37:20Il faut complètement
37:21réviser les dépenses
37:23qu'on fait collectivement
37:24pour la santé.
37:25L'objectif national
37:26est de dépenses
37:26d'assurance maladie.
37:28Mais il faut réviser aussi
37:29comment on gère
37:30l'hôpital,
37:31comment on gère
37:31la sécurité sociale,
37:32remettre de la démocratie
37:33dans tout ça.
37:34Je le disais,
37:34on ne peut pas continuer
37:35avec une gestion
37:37totalement pyramidale,
37:38avec des élus exclus,
37:40les élus locaux.
37:41Avant,
37:41ils avaient un rôle.
37:42on n'aurait pas fermé
37:43ici une maternité
37:44si on avait toujours
37:45des conseils d'administration
37:46avec des élus.
37:47Ils auraient dit,
37:48bah non,
37:48on fait un peu
37:48une maternité
37:49alors que la population
37:49en a besoin.
37:50Aujourd'hui,
37:51ils ont regardé
37:52au conseil de surveillance
37:53et ils ont dit,
37:53bah non,
37:54ils auraient dit,
37:54oui,
37:55vous avez donné votre avis,
37:56mais il n'est pas contraignant.
37:57Maintenant,
37:58c'est juste un avis.
37:58Donc on décide
37:59contre vous,
37:59sans vous.
38:00Et on doit arrêter ça.
38:03On nous a souvent dit,
38:05bah oui,
38:05mais les élus sont bloquants.
38:06Malheureusement qu'ils sont bloquants.
38:08Ils donnent l'avis des populations
38:09quand les choses sont faites contre elles,
38:11ils sont bloquants,
38:12c'est leur boulot.
38:13Et ils ont raison de le faire.
38:15Qu'ils bloquent nos administrations,
38:16qu'ils n'hésitent pas.
38:17C'est ça qu'ils doivent faire.
38:18Parce qu'on doit être le reflet
38:20des besoins des populations
38:21et pas appliquer bêtement
38:23des logiques technocratiques
38:25inspirées par l'entreprise rentable.
38:30Alors comment le citoyen
38:32peut agir dans ce sens-là
38:33à partir de maintenant,
38:35à partir de lundi ?
38:36Quel soutien,
38:37au-delà des applaudissements,
38:39quel soutien,
38:41demandez-vous ?
38:44Alors,
38:45ça va être un peu compliqué
38:47quand même à partir de lundi
38:48parce qu'on n'a toujours pas
38:52la capacité à se réunir
38:54de façon importante.
38:55On n'a pas la capacité
38:56à manifester.
38:56Mais je pense que la première chose,
38:58ça va être de relancer
39:00les assemblées citoyennes.
39:02Moi, je reprends le modèle
39:03de ce qu'on a pu faire
39:04dans des partis politiques,
39:05aux syndicats
39:06et dans le mouvement
39:07des Gilets jaunes,
39:07de se mettre un peu en tas
39:08et de refaire le monde.
39:10Alors, ça peut paraître
39:10un peu bithnique,
39:11mais c'est des fois quand même,
39:13il y a besoin de rééchanger.
39:15Parce que ces débats
39:16qu'on doit avoir,
39:17aujourd'hui,
39:17ne sont pas portés
39:18par les grands médias.
39:19Ils sont portés parfois
39:19un peu par les réseaux sociaux,
39:20mais avec plein de dérapages,
39:22je trouve.
39:23Enfin, ça prend des fois
39:24des proportions
39:25où on n'a plus de débat.
39:27Mais remettre des gens
39:28les uns en face des autres,
39:29discuter.
39:29Moi, je l'ai déjà fait,
39:31participer à ce type
39:32d'assemblée citoyenne.
39:33Je le referai avec grand plaisir.
39:35On est nombreux à faire ça.
39:37Et puis, essayer de se construire
39:38du collectif,
39:39réfléchir à des propositions,
39:40à des solutions collectives.
39:42Moi, j'ai des propositions à faire,
39:43j'ai des choses à dire.
39:45On est nombreux comme ça.
39:46Les miennes ne sont peut-être
39:47pas parfaites
39:47et pas les meilleures.
39:49Si on se met une tour d'une table,
39:50en général,
39:51on arrive quand même
39:51à aiguiser un petit peu
39:53et puis à dessiner des choses
39:54qu'on peut construire ensemble
39:55et qui vont être meilleures
39:57à dix têtes qu'à l'une,
39:58tout simplement.
39:59Donc déjà, c'est ça.
40:00Relancer ces débats.
40:02Les mouvements politiques
40:03et les organisations syndicales
40:05ont un rôle important.
40:07Les mouvements associatifs
40:08ont un rôle important.
40:09Mais c'est des grands états généraux.
40:10Alors, au-delà de la santé,
40:12c'est des grands états généraux
40:13de la société dont on a besoin.
40:14Mais sur la santé, faisons ça.
40:16Et puis, demandons-le en application.
40:19Et si ça ne se fait pas,
40:21et ça ne se fera pas simplement,
40:22parce qu'on voit bien,
40:22même avec une crise comme ça,
40:23ils ne reviennent pas
40:24sur leur logique dérétère,
40:26ça veut dire, là,
40:27du rapport de force.
40:28Les manifestations
40:29ne s'organiseront pas juste là,
40:31ne s'organiseront pas en été,
40:32parce qu'on est toujours
40:33sur la crise sanitaire.
40:34Par contre, voilà,
40:35on va revenir dans la rue
40:37à un moment donné.
40:38Et moi, je suis bon
40:39pour utiliser tout,
40:41de la rue aux urnes.
40:42On a aussi des élections
40:43qui vont avoir lieu,
40:44puisque pour l'instant,
40:45les élections municipales
40:46sont en ce moment-là,
40:47il y aura aussi des choses
40:48à dire, à exprimer à ce moment-là.
40:50Et puis, il y aura des élections
40:52départementales, régionales.
40:53Enfin, voilà,
40:54je suis pour que
40:56tous ces moments électoraux
40:58ou ces moments de lutte
40:59permettent de porter le débat.
41:01Parce que, moi,
41:02je vote,
41:03je ne suis pas juste là
41:04pour écrire un type,
41:05je suis là pour porter des idées
41:07aussi par un vote.
41:08Et il faut qu'on retrouve
41:09ce sens de la construction collective,
41:11y compris au travers des élections.
41:13Et s'informer,
41:14et je le rappelle,
41:15vous avez accès
41:16sur humanité.fr
41:18à tous les contenus,
41:19les articles,
41:19les enquêtes
41:21tournant autour du Covid-19,
41:23mais aussi la crise hospitalière.
41:26Actuellement,
41:26pour moins de 2,50 euros
41:28par semaine,
41:29c'est une offre d'abonnement,
41:30vous pourrez avoir
41:32beaucoup d'informations.
41:33Et on rappelle aussi
41:34la pétition en ligne
41:35pour des masques gratuits.
41:38Signez la pétition,
41:39faites la tournée.
41:41Voilà,
41:42merci beaucoup Loïc Pen
41:43pour toutes ces explications
41:45à nouveau,
41:46très claires.
41:48On se retrouve bientôt,
41:51lors d'une prochaine garde,
41:52certainement.
41:54Là,
41:55je n'ai plus de garde
41:56ce mois-ci.
41:56Je vais être plus
41:57sur d'autres activités,
42:00en milieu pénitentiaire.
42:02Donc,
42:03je ne sais pas
42:04quand est-ce qu'on fera
42:05le prochain live,
42:05mais je reste disponible.
42:07Là, par contre,
42:09il est temps d'aller coucher.
42:11Bon,
42:11reposez-vous bien.
42:12On rappelle que vous sortez
42:13de 24 heures de garde
42:15à l'hôpital de Creil,
42:17dans l'Oise.
42:18Donc,
42:19bon repos
42:20et à très bientôt.
42:21Et merci à tous
42:22d'avoir suivi ce live.
42:23N'hésitez pas,
42:25évidemment,
42:25à le partager.
42:26Il est consultable
42:29sur la page
42:32de l'UMA,
42:33sur Humanité.fr,
42:35aussi sur YouTube.
42:35et puis,
42:36vous pourrez le retrouver
42:37également sur Facebook.
42:39Voilà,
42:39beaucoup d'explications
42:40pendant 40 minutes.
42:42Pour ceux qui ont pris
42:43le live en cours,
42:44vous pouvez le réécouter.
42:46Il y a beaucoup
42:47d'éléments
42:47qui ont été donnés
42:48depuis le début
42:49de ce live.
42:51Merci à tous.
42:52Merci,
42:53Loïc Pen.
42:53et à très bientôt.
42:55Au revoir.