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« On est là, parce que la réforme de l’assurance chômage va nous plonger toutes et tous dans la misère ». La CGT Chômeurs, les occupants du théâtre de l'Odéon et de nombreux intermittents du spectacle, de la restauration et de l’événementiel ont envahi une réunion de la Direction régionale du Pôle Emploi 93 (Noisy-le-Grand). L’Humanité était en direct à leurs côtés.

Par cette action coup-de-poing, ils alertent sur les dangers que fait peser la réforme de l’assurance chômage sur les plus précaires et les plus vulnérables. Prévue pour le 1er juillet, cette réforme prévoit notamment une modification du mode de calcul des droits au chômage, avec un nouveau calcul particulièrement désavantageux pour les travailleurs les plus précaires, et ceux aux parcours moins conventionnels.

« Cette réforme revient tout simplement à pénaliser les travailleurs précaires de leur précarité ! » s’indigne Pierre Garnodier, secrétaire du comité national CGT des privés d'emplois et des précaires, qui affirme que leurs allocations chômage vont être divisées quasiment par deux.

Au total, d’après une note de l’UNEDIC, ce sont « 1,15 million de travailleurs précaires qui vont passer d’une indemnité de 950 à 650 euros par mois » rappelle Pierre Garnodier. « Et ça, c’est inacceptable », scande-t-il dans la salle de réunion qui se vide d’une partie des salariés de Pôle Emploi.

Pour Karine Huet, secrétaire générale adjointe SNAM-CGT, cette réforme ne pourrait pas plus mal tomber: « On traverse aujourd’hui une pandémie qui a pénalisé tout le monde, mais on va faire une économie de 2 milliards sur les plus pauvres ! Alors qu’on a donné des dizaines de milliards aux entreprises  ! ». Devant la foule, elle insiste particulièrement sur les difficultés qui vont frapper les jeunes et les femmes, plus durement touchés par les formes de précarité.

Dans l’assemblée, les témoignages pleuvent: maîtres d’hôtel, extras, intermittents de l’événementiel, du spectacle… Beaucoup n’ont pas pu bénéficier d’aide au cours de la pandémie de Covid-19, pour compenser l’arrêt de leur activité. Toutes et tous sont venus crier leur désespoir devant la direction régionale du Pôle Emploi du 93. Ils appellent le gouvernement à mettre en place, au plus vite, une nouvelle négociation sur la réforme de l’assurance chômage, et ont été reçus dans une réunion informelle par la direction de Noisy-le-Grand (93).

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#AssuranceChomage #Précaires #Chômeurs

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Transcription
00:00Bienvenue pour ce Direct de l'Humanité, nous sommes actuellement à Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis
00:06pour une action coup de poing menée par la CGT Spectacle, CGT Pôle Emploi, CGT Chômeurs
00:16et de nombreuses associations de chômeurs également qui ont décidé de rentrer dans un lieu qui nous est inconnu
00:26que nous allons découvrir en même temps que vous, ce lieu c'est la direction régionale Île-de-France de
00:32Pôle Emploi
00:33Voilà, une grosse centaine d'intermittents, acteurs du spectacle, rentrent à la direction régionale de Pôle Emploi
00:46et envahissent le lieu, comme vous pouvez le voir sur les images
00:56Voilà, nous poursuivons, nous allons essayer de récupérer le gros des troupes
01:07qui a décidé de s'introduire dans une réunion au sein de la direction régionale de Pôle Emploi
01:21située à Noisy-le-Grand dans le 93
01:25Voilà, nous découvrons le lieu avec vous
01:29Bonjour
01:41J'ai pris la parole pour que les personnes ici présentes sachent de quoi il est question
01:47Mais à présent, notre porte-parole de la CGT Spectacle va bientôt prendre la parole
01:51Notre porte-parole de la CGT Chômeurs va prendre la parole
01:55Notre camarade des extras va prendre la parole
01:58On va vous expliquer pourquoi on est là
02:00Parce qu'au 1er juillet, une réforme va être mise en place
02:04qui va nous plonger toutes et tous dans la misère
02:06Ne partez pas madame, ne fuyez pas
02:09On a des choses à vous dire
02:13Si on est là aujourd'hui, c'est pour plusieurs choses
02:19Donc déjà effectivement, premièrement, c'est parce qu'ici vous savez tous
02:23parce que vous êtes salariés de Pôle Emploi
02:24qu'il y a une réforme qui va être mise en place à partir du 1er juillet
02:28et que cette réforme-là, elle n'a qu'un seul objectif
02:32c'est pénaliser les travailleurs précaires de leur précarité
02:35en diminuant leurs indemnités chômage par quasiment deux
02:40C'est 1,115,000 travailleurs précaires
02:43qui vont passer d'une indemnité de 950 euros à 650 euros
02:47Et ça, c'est inacceptable
02:49C'est inacceptable parce qu'ici, on le sait tous
02:51que ceux qui organisent le chômage et ceux qui organisent la précarité
02:55c'est le patronat et c'est le gouvernement
02:57Voilà, donc on est là aujourd'hui pour rappeler que la CGT
03:01et que les organisations qui sont avec nous
03:03les 100 lieux qui sont occupés aujourd'hui
03:05il y a une mobilisation dans ce pays
03:07qui dit qu'il faut arrêter ce massacre
03:09et qui dit que le gouvernement
03:11il doit revoir sa copie
03:12et mettre en place l'ouverture immédiate
03:15de nouvelles négociations
03:16d'une convention assurance chômage
03:19indemnisant 100% des privés d'emploi et des précaires
03:22La deuxième chose aussi sur pourquoi on est là aujourd'hui
03:25c'est pour remettre en question
03:27un certain nombre de politiques
03:28de la direction générale de Pôle emploi
03:31qui sont relayées par les directions régionales
03:33Ces politiques, par exemple, c'est celle des indus
03:36Aujourd'hui, il y a beaucoup trop de chômeurs
03:39qui ont des indus
03:40alors que les erreurs proviennent des services de Pôle emploi
03:45Alors on pense notamment aux indus
03:48de la prime précarité de 900 euros
03:50mais également à beaucoup d'autres
03:52Je pense notamment à tous les indus
03:54des salariés qui sont multi-employeurs
03:56comme les assistantes maternelles
03:58qui ont des indus au fil de l'eau
04:00parce que le mode d'actualisation ne leur convient pas
04:02Et puis je pense aussi à tous les intérimaires
04:05Les intérimaires ou les employeurs
04:07ils donnent les bulletins de paix à Pôle emploi
04:09ils les transmettent le 17
04:11alors que l'actualisation finit le 15
04:14C'est cette situation-là
04:15qui fait qu'énormément de travailleurs intérimaires
04:18se retrouvent avec des indus
04:20Et depuis un certain temps
04:22ces indus-là, ils sont transformés par Pôle emploi
04:25comme des périodes non déclarées sanctionnées
04:28C'est-à-dire que les intérimaires
04:29sur ces périodes-là où il y a des indus
04:32ils ne pourront pas ouvrir de futur droit
04:34Nous, on a des dossiers avec nous
04:36ces désintérimaires qui peuvent perdre
04:383 à 4 mois d'indemnisation chômage dans le futur
04:41Voilà, donc ça c'est inacceptable
04:42La politique de répression de Pôle emploi
04:45c'est aussi bien évidemment
04:46la question des radiations
04:48avec le décret du 30 décembre 2018
04:51qui alourdit considérablement les radiations
04:54avec la mise en place de plateformes
04:56de contrôle de la recherche d'emploi
04:58qui sont à l'extérieur des centres-villes
05:00des plateformes dans lesquelles les chômeurs
05:02ils ne peuvent même pas être reçus
05:04alors qu'on va les radier
05:05Il y a un questionnaire
05:06un questionnaire impersonnel
05:08on a un coup de fil au téléphone
05:10avec un conseiller d'une plateforme
05:12qui ne nous connaît pas
05:13et qui par contre nous insulte
05:15et il nous rend responsables
05:17du fait d'être au chômage
05:19alors qu'aujourd'hui il n'y a pas de boulot
05:21Voilà, donc ce décret-là
05:22la répression c'est inacceptable
05:24Ce qu'il faut savoir
05:25c'est qu'aujourd'hui
05:26un chômeur
05:27parce que soi-disant
05:28il ne rechercherait pas assez un emploi
05:30qui n'existe pas
05:31on peut lui supprimer deux mois d'indemnisation
05:34deux mois d'indemnisation
05:36c'est 1200 euros
05:37aujourd'hui le gouvernement
05:39et Pôle emploi
05:39ce qu'ils nous disent
05:40c'est qu'être au chômage
05:42et ne pas assez rechercher un emploi
05:43c'est un crime
05:44et c'est un délit
05:45parce qu'une contravention
05:47de 1200 euros
05:48ça s'appelle un délit
05:49ou un crime
05:50voilà
05:50et donc ça c'est inacceptable
05:51donc on est là aujourd'hui
05:53pour dire
05:53non à la criminalisation
05:55des chômeurs
05:56on veut des droits
05:57guerre au chômage
05:59pas aux chômeurs
05:59voilà merci
06:10voilà vous venez d'entendre
06:12Pierre Gardonnier
06:14secrétaire du
06:15les temps partiels
06:17vont être les contrats courts
06:19vont être les contrats discontinus
06:21et ça aussi
06:21c'est inacceptable
06:22et les gens les plus impactés
06:24vont être des femmes
06:25vont être des jeunes
06:26parce que l'accès
06:27va être beaucoup plus compliqué
06:28pour entrer
06:29alors qu'aujourd'hui
06:29on est dans une pandémie
06:30qui a paupérisé tout le monde
06:32et en plus
06:33on va faire une économie
06:34de 2 milliards
06:35sur les plus pauvres
06:36alors qu'on a donné
06:37des dizaines de milliards
06:38à beaucoup d'entreprises
06:40et à beaucoup de gens
06:41et 2 milliards d'économies
06:42sur les plus pauvres
06:43et sur des millions de gens
06:44c'est inacceptable
06:59alors bonjour moi je suis Stéphane
07:01et je représente les maîtres d'hôtel
07:02extra traiteurs
07:04les cuisiniers aussi
07:04qui aujourd'hui
07:05ça fait plus d'un an
07:06qu'on n'a pas aucune aide de personnes
07:09on n'est pas entendus
07:09jamais
07:10on a fait beaucoup d'actions
07:11on n'a jamais été entendus
07:13on a été reçu plusieurs fois
07:14au ministère du travail
07:16où on n'a jamais rien eu
07:17la dernière fois
07:18madame Borne nous a dit
07:18qu'elle ne ferait rien pour nous
07:19parce qu'elle n'entendait pas parler de nous
07:20donc voilà
07:21aujourd'hui on essaye de se faire entendre
07:23aujourd'hui on a rejoint
07:24les intermittents du spectacle
07:26la CGT
07:27et on est là pour se faire entendre
07:28parce que ça ne va pas
07:29et il y a plein de gens
07:30qui n'arrivent plus à travailler
07:32enfin qui n'arrivent plus à travailler
07:33ça c'est une certitude
07:34mais qui n'ont plus de droits
07:35depuis trop longtemps
07:36pas d'année blanche pour nous
07:38on n'a plus de notre régime 23
07:40depuis 2014
07:41c'est une catastrophe pour nous
07:43la moitié des gens
07:45qui travaillent en extra
07:45ont perdu la moitié de leur salaire
07:47en l'espace de 6 ans
07:48donc c'est énorme
07:49la moitié de son salaire
07:50c'est énorme pour tout le monde
07:51voilà
07:51et aujourd'hui avec le Covid
07:53depuis plus d'un an
07:54ben on est pris à la gorge
07:56donc voilà
07:57il faut qu'on fasse quelque chose
07:58et il faut qu'ils nous entendent
08:00enfin et que madame Borne
08:01arrête de dire
08:01qu'elle n'entend pas parler de nous
08:02parce qu'on est sur le terrain
08:03depuis un an et demi
08:04on a bloqué le périph'
08:05on a bloqué le Tour de France
08:06on a fait plein d'actions
08:08à l'hôtel de ville
08:09ou ailleurs
08:10ou aux Invalides
08:10et on n'a jamais eu aucun résultat
08:12aucune retombée
08:13donc voilà
08:14il serait peut-être temps
08:14qu'on soit pris en compte
08:16et entendu
08:17et merci encore à tous
08:18et on est tous là
08:19pour la même lutte
08:20pas autre
08:21on est tous ensemble
08:22dans la même galère
08:23donc on va se faire entendre
08:24et on n'arrêtera pas
08:25et que ce soit clair
08:26il ne faudra pas opposer
08:27les travailleurs de Pôle emploi
08:28et les privés d'emploi
08:29parce que si on est là
08:31c'est pour défendre
08:32les missions du service public
08:33de l'emploi
08:33qui sont attaquées
08:35par la direction générale
08:36de Pôle emploi
08:36pour nous
08:37il n'y a pas une seule mission
08:38de Pôle emploi
08:40qui est inutile
08:41quand la direction générale
08:42de Pôle emploi
08:43elle a envoyé
08:441,4 millions de travailleurs précaires
08:46elle nous envoie
08:47dans des prestations bidons
08:48qui ne servent à rien
08:49comme toutes les clés
08:50pour mon emploi durable
08:51ou un emploi stable
08:52c'est pour moi
08:53c'est des prestations
08:54dans lesquelles on se rend
08:55et dans lesquelles
08:56on nous fait de la pression psychologique
08:58pour accepter des emplois de merde
09:00des emplois courts
09:00nous ce qu'on dit
09:01c'est qu'aujourd'hui
09:02le service public de l'emploi
09:03c'est à sa mission à lui
09:05d'accompagner les privés d'emploi
09:06et on est là pour défendre vos missions
09:08on est là pour dire
09:09qu'il faut des moyens
09:10qui vous soient alloués
09:11les conseillers référents indemnisation
09:13on est contre la mise en place
09:15de ces nouveaux modes de suivi
09:16on voit ce que ça a donné
09:18sur les conseillers référents emploi
09:19aujourd'hui on est 140
09:21à 160
09:22à être suivi
09:22par le même conseiller
09:23et bien souvent
09:24on ne peut pas être reçu en agence
09:26alors on nous dit
09:27on nous balance vers tout internet
09:28et puis on nous dit
09:29qu'on n'a que ça à faire
09:30on peut venir une semaine
09:32à Pôle emploi
09:32puis si on n'est pas reçu
09:33et bien on pourra revenir
09:34la semaine d'après
09:35on se doit débrouiller
09:36seul sur internet
09:37devant un ordi
09:38c'est inacceptable
09:39nous on va être reçu
09:40par en agence
09:41on va être reçu par un conseiller
09:43on va être accompagné
09:44par notre conseiller
09:45et les missions d'indemnisation
09:47de Pôle emploi
09:48c'est une mission qui est importante
09:49c'est pas nous qui avons dit
09:51dans la dernière GPEC
09:52que cette mission là
09:53que cette mission là
09:54il fallait l'annuler
09:55il fallait la supprimer
09:56c'était la direction générale
09:58donc non
09:58on est là aujourd'hui aussi
10:00pour montrer notre solidarité
10:01envers tous les personnels
10:02de Pôle emploi
10:03de leur mission
10:04pour dire que ce service public
10:05il faut qu'on le protège
10:07parce qu'aujourd'hui
10:08les galères quotidiennes
10:09dans lesquelles sont les chômeurs
10:10c'est pas justement
10:11ce service public là
10:12il a été privatisé
10:13comme par exemple
10:14les induux
10:15où la saisie des fiches de paix
10:16elle se fait partie
10:17ici ou Arvato
10:18et on leur file plein de thunes
10:20à ces opérateurs privés là
10:21ou comme les offres
10:22Pôle emploi aussi
10:23qui sont collectées
10:24par des opérateurs privés
10:25et puis après on se retrouve
10:26avec 80% d'offres illégales
10:27sur site internet
10:28de Pôle emploi
10:29non
10:29nous on est là
10:30pour défendre les agents
10:31on est là pour défendre
10:32leur mission
10:32on est là pour défendre
10:33le service public
10:34et on demande
10:35à être reçu
10:36par la direction régionale
10:37tout de suite
10:38pour lui faire part
10:39de nos revendications
10:40excusez-nous pour cette coupure
10:42liée à un problème
10:43de réseau internet
10:45dans les locaux
10:45donc de la direction régionale
10:46de Pôle emploi
10:47donc vous le voyez
10:49nous prenons
10:50reprenons ce live
10:51vous le voyez
10:51les intermittents
10:53la CGT spectacle
10:55CGT Pôle emploi
10:56CGT chômeurs
10:57de nombreuses associations
10:59chômeurs
10:59ont investi
11:00la direction régionale
11:01de Pôle emploi
11:03et demandent
11:05d'urgence
11:05une réunion
11:08afin d'aborder
11:09leur situation
11:11et de discuter
11:12de cette réforme
11:13qui serait extrêmement
11:15dangereuse
11:16et négative
11:16pour tous les privés
11:18d'emploi
11:19et ceux qui sont
11:20à la recherche
11:22effectivement
11:22qui sont dans
11:23une situation
11:23de précarité
11:26liée souvent
11:27à des formes
11:28de travail
11:28qui ne sont pas
11:31continues
11:36alors nous allons
11:37essayer de
11:38voir Pierre
11:40Gardonnier
11:41qui est
11:42le secrétaire général
11:44du comité national
11:47CGT
11:481er juillet
11:49que des personnes
11:50vont passer
11:50d'une indemnité
11:51de 950
11:52à 650 euros
11:53voilà donc ça
11:53c'est scandaleux
11:54donc on est là
11:55pour dire
11:55qu'on est solidaires
11:57avec eux
11:58y compris de leur mission
12:00d'accompagnement
12:00solidaires de leur mission
12:02d'indemnisation
12:02et de calcul juste
12:03d'une indemnisation
12:05et après
12:05l'autre portée
12:06c'est pour dénoncer
12:07la politique
12:08aujourd'hui
12:08de Pôle emploi
12:09qui est de plus en plus
12:10répressive
12:10sur les radiations
12:12sur les indus
12:14la politique d'indus
12:15la politique de radiation
12:16ça sert à rendre coupables
12:18et rendre responsables
12:19les travailleurs privés
12:20d'emploi
12:20et les précaires
12:21de leur situation
12:22de chômeur
12:23ou de leur situation
12:24de précaire
12:25voilà donc c'est
12:26scandaleux
12:26on est de plus en plus
12:27poussé vers des prestations
12:28comme par exemple
12:29toutes les clés
12:30pour mon emploi stable
12:31où ces prestations là
12:32elles ont pour but
12:33de dire
12:33vous êtes à temps partiel
12:34vous êtes intérimaire
12:36et bien vous inquiétez pas
12:37on va vous aider
12:37à valoriser votre image
12:38professionnelle
12:39pour trouver un emploi stable
12:40il faut arrêter
12:4190% des contrats
12:42qui sont signés aujourd'hui
12:43c'est des contrats
12:44qui sont précaires
12:45et 80% de ces contrats là
12:47ont duré
12:47qu'un fire à 7 jours
12:48voilà donc il faut arrêter
12:49ceux qui sont coupables
12:50de la précarité
12:51et du chômage
12:52c'est le gouvernement
12:53et c'est le patronat
12:54et c'est certainement pas
12:55les travailleurs privés
12:56d'emploi et précaires
12:57et ce qui est dommage
12:58enfin ce qui est dommage
12:59ce qui est scandaleux
12:59c'est que la réforme
13:00justement du gouvernement
13:02elle est assise
13:05idéologiquement
13:06sur cette idée là
13:07qui est fausse
13:07elle est assise sur l'idée
13:09qu'aujourd'hui
13:09s'il y a des chômeurs
13:10c'est que l'assurance chômage
13:11elle est trop généreuse
13:12alors ce qui est totalement faux
13:13aujourd'hui
13:13il n'y a pas un jour
13:14qui passe sans l'annonce
13:15d'un plan de licenciement
13:16donc il faut arrêter avec ça
13:17il faut interdire
13:18les licenciements
13:19et il faut que le gouvernement
13:20il mette en place
13:21tout de suite une politique
13:22de l'emploi
13:22de réduction du temps de travail
13:23les 32 heures
13:24c'est 4 millions d'emplois
13:25c'est ce pourquoi la CGT
13:26elle se bat
13:27et c'est ce pourquoi la CGT
13:28elle appelle le 1er mai
13:29à une grande manifestation
13:30donc on appelle
13:31tous les privés d'emploi
13:32tous les précaires
13:32tous les travailleurs
13:33le 1er mai
13:34à Paris
13:3514h place de la République
13:38Pierre Garlandier
13:39CGT Chômeur
13:40Pierre
13:41quelles seraient
13:41les conséquences immédiates
13:44si le projet de réforme
13:45aboutissait
13:45dès le 1er juillet
13:46la conséquence immédiate
13:49c'est que par exemple
13:49très concrètement
13:50un intérimaire
13:51qui a travaillé
13:526 mois
13:53sur une période
13:54de 12 mois
13:55en intercalé
13:56des périodes de travail
13:57et des périodes
13:57d'inactivité
13:58et bien cet intérimaire là
14:00payé au SMIC
14:01il touche aujourd'hui
14:02une indemnisation de 950 euros
14:04et son indemnisation
14:05elle va passer de 950 à 650
14:07voilà il va perdre 300 euros
14:09donc c'est ça
14:10très concrètement
14:11ça va être une baisse
14:12des indemnités drastiques
14:13des chômeurs
14:13alors qu'aujourd'hui
14:14il y a seulement 20%
14:15des chômeurs
14:16qui sont indemnisés
14:1620% des chômeurs
14:18seulement sont indemnisés
14:20la grande majorité
14:21des privés d'emploi
14:22aujourd'hui
14:23ils survivent
14:23dans les minima sociaux
14:24c'est à dire au RSA
14:26avec 564 euros
14:27et comme si ça
14:28ça suffisait pas
14:29Pôle emploi
14:29il nous aura dit
14:30parce que soit disant
14:31on ne recherche pas
14:31c'est un emploi
14:32avec 564 euros
14:34564 euros
14:34ça sert même pas
14:35à payer son loyer
14:36à payer ses factures
14:37d'électricité
14:38voilà donc c'est ça
14:39qui est scandaleux
14:39c'est qu'aujourd'hui
14:40on nous rend responsables
14:41aujourd'hui
14:41on nous enferme dans la misère
14:42voilà le RSA
14:43c'est la misère
14:44c'est une cage
14:44et nous ce qu'on dit
14:45à la CGT chômeurs
14:46c'est que cette cage là
14:47on doit la faire péter
14:48on doit fermer les portes
14:50de la misère
14:50et ça c'est le but
14:51de l'assurance chômage
14:52c'est ce pourquoi
14:53elle a été fondée
14:53l'assurance chômage
14:54donc cette idée là
14:55il faut la reconquérir
14:56voilà 100%
14:57des chômeurs
14:57indemnisés
14:58par l'assurance chômage
14:59les chômeurs
15:00et les précaires
15:00excluent du quoi
15:01qu'il en coûte
15:02les chômeurs
15:03et les précaires
15:03ils ont été exclus
15:04du quoi qu'il en coûte
15:04la seule mesure sociale
15:06que le gouvernement
15:06il a mis en place
15:07c'est le chômage partiel
15:09et pour avoir accès
15:10au chômage partiel
15:11il fallait avoir un CDI
15:12et on le répète
15:13aujourd'hui
15:1380% des contrats
15:14qui sont signés
15:15c'est des contrats précaires
15:16donc le gouvernement
15:17il ne pouvait pas nous dire
15:18qu'il ne le savait pas
15:18il savait très bien
15:19ce qu'il faisait
15:19il savait très bien
15:20qu'il allait envoyer
15:21des centaines de milliers
15:22de travailleurs précaires
15:23dans la misère
15:23et là avec nous
15:24on a des guides conférenciers
15:25on a des maîtres hôteliers
15:26on a des intérimaires
15:27on a des saisonniers
15:28ces travailleurs là
15:29ces travailleurs là
15:30depuis mars
15:31ils ne sont pas
15:32indemnisés
15:33par l'assurance chômage
15:34on a des camarades
15:35ils sont passés
15:36de 2500 euros
15:37à zéro
15:37à zéro
15:39à zéro euro
15:40et ça depuis mars
15:41depuis mars
15:42et le gouvernement
15:43il ne fait absolument rien
15:44le gouvernement
15:45madame Borne
15:45elle va de partout nous dire
15:46on a mis en place
15:47une aide de 900 euros
15:48alors que l'aide de 900 euros
15:49Bassère
15:50le directeur général
15:51de Pôle emploi
15:51lui-même dit
15:52on n'a pas du tout versé 900 euros
15:54le montant moyen
15:55c'est 320 euros
15:56donc madame Borne
15:57elle doit arrêter de mentir
15:58320 euros
15:59320 euros
16:00alors que depuis mars
16:00on n'est plus indemnisés
16:01non voilà
16:02c'est scandaleux
16:03c'est scandaleux
16:04il faut une réforme
16:05et surtout on est là
16:06pour dire qu'il faut de l'emploi
16:07ça c'est important
16:07on dit qu'on veut de l'emploi
16:09parce qu'aujourd'hui
16:09il n'y a pas un travailleur privé d'emploi
16:11qui ne veut pas travailler
16:11et pour ça la CGT
16:13elle a des revendications
16:14les 32 heures
16:15c'est 4 millions d'emplois
16:19dans les hôpitaux
16:20dans les écoles
16:21dans tous les services publics
16:23donc voilà
16:24le seul qui est responsable
16:25de cette situation là
16:26c'est le gouvernement
16:26c'est le patronat
16:27il faut qu'il partage
16:28le temps de travail
16:29entre tous
16:30merci
16:34voilà
16:34vous venez d'entendre
16:35Pierre Gardonnier
16:38secrétaire du comité
16:40national CGT
16:41des chômeurs
16:42qui vient de nous expliquer
16:43la situation
16:46extrêmement difficile
16:48avant
16:49et qui sera certainement
16:51encore plus difficile
16:51après la réforme
16:52de l'assurance chômage
16:56et vous voyez toujours
16:57cette salle
16:58de la direction
17:00régionale Pôle emploi
17:01occupée par les intermittents
17:03et des militants
17:04de la CGT
17:24dans l'hôtellerie
17:34Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter ?
17:37Je suis Robert Chassagnon, je suis maître d'hôtel depuis 15 ans dans l'événementiel.
17:40Est-ce que vous pouvez nous expliquer votre situation ?
17:43Ça fait un an qu'on est sans travail, sans activité et sans aide.
17:47Parce qu'on a été sortis de l'annexe 4 en 2014 sur Hollande.
17:52Et donc on s'est retrouvés au régime général.
17:54Et donc actuellement qu'on ne peut pas travailler, on ne peut pas recharger nos droits.
18:00Donc on arrive en fin de droit, on s'est retrouvés sans aide.
18:03Ils nous disent qu'on a une aide de 900 euros, mais cette aide est vraiment...
18:07On ne la connaît pas parce qu'on ne rentre pas dans les critères.
18:10Donc Mme Borne n'arrête pas de répéter sur les plateaux qu'il y a une aide de 900 euros
18:14pour les contrats courts.
18:16Mais tous mes collègues, personne ne la touche.
18:18Vous ne travaillez plus depuis un an ?
18:20Depuis un an, j'ai fait peut-être 2-3 missions, mais voilà.
18:25Et aujourd'hui, de Pôle emploi, vous touchez ?
18:27Je suis à 1200 euros parce que je suis en gel de droit.
18:30Mais j'ai des collègues qui n'ont pas eu cette chance d'avoir les gels de droit.
18:33Donc ils sont à 0 euros.
18:35Si leur conjointe a un salaire, ils ne peuvent pas avoir le RSA.
18:38Si on est propriétaire, on ne peut pas avoir le RSA.
18:40Donc ils sont à 0 euros.
18:41Donc on est de moins en moins dans l'action parce qu'ils ont trouvé des petits boulots.
18:45Et voilà.
18:47Merci.
18:48Et vous couragez.
18:49Merci.
19:00Voilà les intermittents de la restauration qui sont également en très, très grande difficulté.
19:29Je suis un peu énervé.
19:32Ah oui, alors, vous allez nous expliquer pourquoi vous êtes énervé.
19:37Est-ce que vous pouvez vous présenter déjà ?
19:38Oui, je m'appelle Jérôme.
19:40Je m'appelle Jérôme.
19:41Je travaillais dans le...
19:43Je travaillais dans quoi ?
19:44J'étais maître d'hôtel dans l'événementiel.
19:47Bon, on nous a interdit de travailler depuis le mois de mars.
19:50On est au mois de mai, dans le mois de mars 2020.
19:56On va attaquer le mois de mai 2021.
19:58On n'a toujours pas de travail.
20:01Aucune aide de l'État.
20:03Aucune aide de l'État.
20:05Il y a des situations qui sont totalement désespérées chez mes collègues.
20:10On fait partie d'un groupe WhatsApp.
20:14Et ça se transforme en SOS Amitiés.
20:18Des mecs qui se flinguent.
20:19Des situations dramatiques.
20:21Des vies de famille qui sont brisées.
20:26Des personnes qui sont en couple et qui n'ont même pas le droit au RSA.
20:29Même pas le droit au minimum vital.
20:31Et ça me touche, quoi.
20:38Ça me touche, voilà.
20:39Donc là, il y en a pas mal qui vont se retrouver sur le carreau.
20:44On n'aura pas eu le temps d'avoir eu le temps de travailler.
20:49Les derniers, là, vont toucher le chômage.
20:53Pour ceux qui ont doit être 10%, voilà.
20:58Madame Borne se vante de nous donner 900 euros par mois.
21:02Mais personne n'y a droit dans la restauration.
21:05Parce qu'on travaille parfois 20 heures par jour.
21:08Mais pas...
21:11Actuellement, c'est quasiment jamais.
21:13Voilà, exactement.
21:15Donc, bon, et puis on est archi contre cette réforme du chômage, quoi.
21:20C'est pas en pleine pandémie, quand il y a autant de chômeurs,
21:22qu'on fait une réforme comme ça qui est inadmissible.
21:25C'est un non-sens total.
21:26Et la Sécu, alors qu'on a 400 morts du Covid,
21:31enfin, voilà, je ne comprends pas.
21:32Je ne comprends pas.
21:33J'ai l'impression qu'il n'y a pas de pilote dans cet avion.
21:36Une réforme qui va accentuer les difficultés
21:40pour ouvrir ses droits à l'assurance chômage
21:43et en même temps qui va baisser le montant des allocations chômage
21:46pour ceux qui, malheureusement, vont perdre leur emploi après le 1er juillet.
21:51Exactement.
21:51Et puis, le président a dit qu'on était en guerre.
21:55Quand on est en guerre, on met les moyens pour.
21:58On met les moyens pour protéger les plus faibles
22:01et pas pour les enterrer.
22:03Je ne comprends pas.
22:04La notion du quoi qu'il en coûte est à géométrie variable.
22:07Oui, tout à fait.
22:08Tout à fait.
22:08On n'entend pas tellement couiner les restaurateurs.
22:11Les restaurateurs, je pense qu'ils sont très contents en ce moment.
22:14Et les Echebest, ils sont très contents.
22:17S'ils ouvrent, ils ne sont pas pressés d'ouvrir.
22:20Ils ont ce qu'il faut.
22:21Ils vont perdre de l'argent en ouvrant parce qu'ils n'auront plus d'aide.
22:25Mais ça, ce n'est pas mon problème.
22:28Il y a vraiment des situations dramatiques.
22:33Pour le spectacle aussi, c'est dramatique.
22:35C'est dramatique parce que ça va basculer sur autre chose.
22:41Les spectacles vont être embouteillés.
22:43Enfin, c'est dramatique pour tout le monde.
22:47Merci et bon courage.
23:11Voilà, comme vous pouvez le dire, au chômage, c'est le contrôle au travail,
23:15c'est l'exploitation.
23:16Et inversement, pour en finir, avec les quatre révolutions.
23:28Merci.
23:30Merci.
23:30Merci.
23:43Merci.
23:48Merci.
23:50Merci.
23:52Merci.
24:01Merci.
24:02Merci.
24:18Merci.
24:19Merci.
24:29Merci.
24:32Merci.
24:41Merci.
24:42Merci.
24:43Merci.
24:46Merci.
24:49Merci.
24:51Merci.
24:53Merci.
24:55Merci.
25:04Merci.
25:05Merci.
25:20Merci.
25:20Merci.
25:21Merci.
25:24Merci.
25:24Merci.
25:25Merci.
25:26Merci.
25:29Merci.
25:32Merci.
25:32Merci.
25:33Merci.
25:34Merci.
25:36Merci.
25:36Merci.
25:53Merci.
25:54Merci.
25:55Merci.
25:56Merci.
25:57Merci.
26:08Merci.
26:08Merci.
26:13Merci.
26:13Merci.
26:27Merci.
26:27Merci.
26:38Merci.
26:38Merci.
26:46Merci.
26:47Merci.
26:48Merci.
26:50Merci.
26:54Merci.
26:58Merci.
27:02Merci.
27:04depuis quelques mois.
27:07Donc j'ai la chance d'avoir un mari qui tient la route.
27:10Sinon, qu'est-ce qui se passe ?
27:12Qu'est-ce qui se passe ?
27:13Vous faites vos courses, vous mettez de l'essence dans votre voiture,
27:17vous prenez les transports en commun, votre vélo, votre voiture,
27:20vous vous habillez, vous payez votre téléphone, une vie normale.
27:24Je n'ai pas l'impression d'être une délinquante.
27:28Non, je ne pense pas.
27:30En général, on est plutôt dans les clous,
27:32on est plutôt même un peu trop peut-être.
27:33Je pense qu'on est peut-être trop bien élevés.
27:35C'est peut-être ça aussi notre problème.
27:37Enfin bon, ce n'est pas le débat sur ça,
27:38mais c'est le débat sur qu'est-ce qui se passe,
27:40on ne fait rien, rien, rien, rien, rien.
27:42Vraiment, on n'en peut plus.
27:43Je débute dans les manifestations et dans les interviews.
27:47Donc j'espère que j'aurais été assez claire
27:48pour ceux qui ne nous connaissent pas, qui ne nous connaissent pas.
27:51On est dans l'événementiel.
27:52L'événementiel, ça veut dire ce que ça veut dire ?
27:54C'est des contrats, c'est des contrats courts.
27:56C'est pour ça aussi la lutte contre les contrats courts.
27:58Mais pourquoi ?
27:58Parce qu'il y a des entreprises qui en ont usé et abusé.
28:00Par contre, la poste, ne me dites pas que quelqu'un
28:02qui travaille à la poste, il est en temps partiel.
28:06Enfin, il est intermittent de l'emploi, c'est n'importe quoi.
28:08Donc pourquoi ils utilisent et ils abusent de ces contrats courts ?
28:11Alors que nous, nous, on est par définition en contrats courts.
28:14Vous avez un événement,
28:17par l'Assemblée des actionnaires de telle et telle compagnie,
28:21grosse compagnie, l'Assemblée, c'est une journée.
28:24Si on fait des forums, on a fait par exemple,
28:26en 2018 et 2019, on a fait le centenaire de l'armistice 14-18.
28:32Ce n'est pas tous les jours, c'est une fois tous les 100 ans.
28:35Et on a fait le forum de la paix l'année d'après.
28:37Donc moi, je me suis occupée personnellement de M. Macron,
28:39entre autres, et de Mme Merkel, etc.
28:41Ce n'est pas la question.
28:42Et pourquoi à ce point, ils ne veulent pas nous voir ?
28:45Je ne comprends pas, puisqu'ils nous utilisent.
28:47On travaille dans les ministères.
28:48J'ai travaillé pour Mme Borne.
28:49On est payé en contrats courts.
28:51Alors ils font appel à des traiteurs,
28:53ou alors ils ont une espèce de petit circuit interne
28:55pour éviter de passer à travers les radars.
28:58Ça aussi, c'est quand même merveilleux.
29:00Pour certains ministères, on est payé au black.
29:02Il y a eu, youpi !
29:03Bon, oui, oui, donc c'est rigolo.
29:05Que vous répond le ministère du Travail aujourd'hui ?
29:07On est des feignants et des assistés.
29:10Mme Borne, à plusieurs fois, on a essayé d'avoir des rendez-vous avec elle.
29:12On a eu des entretiens avec elle.
29:14Elle, à chaque fois, elle est lue de la question.
29:16Elle ne comprend toujours pas que l'événementiel, c'est du one-shot.
29:19Même si on travaille pour plusieurs sociétés, plusieurs traiteurs,
29:21voire même un seul traiteur, parce qu'on travaille régulièrement avec eux.
29:24On travaille en équipe et en relation.
29:25Mais c'est du one-shot.
29:27Les événements, c'est le lundi, le mardi, le mercredi.
29:29Mais ce ne sont pas les mêmes.
29:30Ce ne sont pas les mêmes clients.
29:32Ce ne sont pas forcément les mêmes traiteurs non plus.
29:33Donc à chaque fois, on cumule des contrats.
29:35Mais tout va bien.
29:35Ça a très bien fonctionné comme ça.
29:38Il n'y a pas de souci là-dessus.
29:39Ils n'en veulent plus.
29:40Pourquoi ? Comment ?
29:41Je n'ai pas tout compris.
29:42Mais en tout cas, vraiment, ils n'en veulent plus.
29:44Et ils ne parlent plus non plus.
29:46Donc quand on essaye d'expliquer avec eux notre problématique,
29:49on nous renvoie dans nos buts,
29:51où on nous traite d'assistés, de feignasses.
29:54C'est top.
29:55J'ai toujours aimé.
29:56Avec ce projet de réforme qui devrait entrer en vigueur au 1er juillet
29:59et qui va largement durcir les conditions d'indemnisation des chômeurs.
30:04On perd à peu près, à l'heure, 50% de notre salaire.
30:08Je schématise.
30:09C'est un non-sens total.
30:10C'est un non-sens total.
30:12C'est incompréhensible.
30:13Pourquoi ?
30:14Pourquoi ?
30:14On a bien quelques idées.
30:15C'est quand même assez rageant.
30:16Quand on débloque des milliards à Air France,
30:18je n'ai rien contre Air France.
30:19C'est un fleuron de notre industrie et de notre image.
30:22Mais on n'est pas rien non plus.
30:24On n'est pas rien non plus.
30:26Pourquoi autant d'inégalités de traitement, de reconnaissance ?
30:30C'est ça, en fait, qui est le plus pénible, je pense.
30:34Hormis le côté financier.
30:36Bon, là, c'est une catastrophe.
30:36Moi, je pense que tout le monde l'a compris.
30:38Quand on n'a plus grand-chose, comment vous faites pour vivre ?
30:41Donc, mon camarade, je n'allais pas le sami social, mais l'aide alimentaire.
30:46C'est surréaliste.
30:47C'est un petit clin d'œil.
30:49On est dans la restauration et on bénéficie de l'aide alimentaire.
30:51C'est drôle, non ?
30:53Merci et bon courage.
30:54Merci beaucoup.
30:55J'espère que ça vous satisfait.
30:58Et au plaisir.
30:59Merci beaucoup.
31:00Bon courage.
31:01Merci.
31:08Voilà, les intermittents de la restauration, bien présents aujourd'hui.
31:14pour cette action coup de poing organisée par la CGT Spectacle, CGT Chômeurs, CGT Pôle Emploi
31:22et de nombreuses associations de chômeurs également.
31:37Bonjour, Thomas.
31:38Bonjour, Franck.
31:40Alors, depuis le 4 mars, vous occupez le théâtre de l'Odéon à Paris.
31:45Ça fait un petit moment qu'on n'est pas venu prendre de vos nouvelles.
31:47Comment ça se passe sur le site ?
31:49Toujours très bien.
31:51L'équipe occupante est toujours motivée.
31:55Ça, c'est quelque chose aussi qui peut se faire grâce à un renouvellement qui tient.
31:59Et donc, un grand merci aux personnes qui s'occupent de gérer ça.
32:03Parce que ce n'est pas facile.
32:04Ce renouvellement, tu peux nous l'expliquer ?
32:05Oui, en fait, ce qui se passe, c'est que la direction du théâtre de l'Odéon impose aux occupants
32:11que s'il y a un occupant ou une occupante qui sort, il faut qu'il y en ait une
32:16autre qui re-rente.
32:17Parce qu'on ne peut pas être plus de 42.
32:19Et si à un moment donné, lors d'échange de personnes, on se retrouverait avec deux ou trois personnes,
32:25la jauge baisserait automatiquement.
32:27On se retrouverait à...
32:28Donc, ils nous soutiennent un peu comme la corde soutient le pendu, comme on dit.
32:32On adore les patrons de gauche, les théâtres de gauche.
32:35On adore ça.
32:37Et alors, les actions se répètent, puisque vous en faites régulièrement.
32:42Tu as participé toi-même à quelques-unes ?
32:44Oui, oui, quelques-unes.
32:45C'est vrai que les actions, on en fait régulièrement.
32:47C'est pour l'hygiène, pour la forme, pour maintenir la combativité.
32:51Et aussi, voilà, alerter, faire venir les médias pour imposer un petit peu cette réalité sociale
33:01qui est complètement occultée dans les médias dominants, on va dire.
33:04France Télévisions, Radio France, je vois là.
33:09C'est vrai qu'il y a un vrai problème de la place qu'occupe la question sociale dans les
33:13médias.
33:14Le vendredi 23 avril dernier, il y avait quand même une grande manifestation à Paris et partout en France
33:18pour demander l'abrogation de la réforme de l'assurance chômage.
33:23Il n'a pas été mentionné, une seule ligne, dans France Inter.
33:27Ça n'a pas été dit au moment, parce qu'il y a eu cet attentat qui a été fait
33:30contre la policière.
33:32Donc évidemment, ce genre de fait évince complètement.
33:36Mais c'est que des trucs comme ça.
33:37Si ce n'est pas un meurtre de policier, c'est l'islam.
33:39Si ce n'est pas l'islam, c'est...
33:40On trouve toujours des trucs pour jamais parler de la question sociale.
33:43Voilà.
33:45Samedi 1er mai, grande manifestation.
33:47Qu'a prévu la CGT Spectacle ?
33:49Et entre autres, le théâtre de l'Odéon.
33:51Eh bien, alors déjà, pour ce qui est du théâtre de l'Odéon,
33:53c'est qu'il y aura un départ le 1er mai à midi,
33:58départ en cortège du théâtre de l'Odéon,
34:00jusqu'à la place de la République,
34:02où devra s'élancer ensuite la manifestation, quoi.
34:05Après, ce qu'a prévu la CGT, on va dire, l'ensemble des syndiqués, des militants,
34:10c'est de venir le plus nombreux possible, déterminés,
34:14en espérant que ce 1er mai soit, voilà, une journée forte
34:18et qu'on se fasse entendre.
34:21Merci Thomas, et bon courage.
34:23Merci Franck.
34:36Alors, vous avez souhaité participer à cette action,
34:40action coup de poing, mais qui reste quand même totalement symbolique,
34:44qui reste, voilà, pacifique, ça se passe bien.
34:48Expliquez-moi pourquoi vous avez souhaité participer à cette mobilisation.
34:51Alors, c'est pour démontrer notre colère.
34:53Alors, nous, nous travaillons, moi je suis accompagnatrice dans le tourisme d'affaires,
34:57nous travaillons dans le tourisme, l'événementiel, la culture,
35:01donc nous fonctionnons comme les intermittents du spectacle par contrat court,
35:06et notre ministre du Travail, Elisabeth Borne,
35:09ne peut pas comprendre notre fonctionnement,
35:11donc nous sommes les grands oubliés,
35:13elle ne veut pas comprendre notre fonctionnement,
35:15parce qu'elle voudrait nous mettre tous en CDI.
35:18Or, nous ne pouvons pas, nous enchaînons des contrats courts,
35:21selon l'émission, ça peut être des congrès, des séminaires, des festivals,
35:25avec des clients différents et dans des lieux différents,
35:29donc on ne peut pas travailler en CDI.
35:31Donc, nous sommes très en colère contre cette réforme du chômage.
35:38Aujourd'hui, comment ça se passe pour vos collègues ?
35:41Pour nos collègues, on ne travaille pas, personne ne travaille.
35:44Depuis un an ?
35:44Depuis un an, nous ne travaillons pas,
35:46et en plus, donc on ne peut pas faire d'heure,
35:49on ne peut pas faire valoir nos droits,
35:50on n'a pas d'année blanche.
35:52Donc c'est une catastrophe, on est pénalisé,
35:54donc c'est déjà difficile,
35:55parce que c'est un métier qui est un métier passion.
35:58En général, quand on travaille dans l'événementiel,
36:00ou dans la culture ou le tourisme, c'est qu'on aime ça.
36:03C'est un vrai métier passion.
36:05Donc on est pénalisé, bon, la faute de la pandémie, d'accord,
36:08mais être en plus pénalisé par notre propre gouvernement,
36:12ça nous met très en colère.
36:14Ça nous affaiblit, ça nous met en colère.
36:17Et oui, comme vos collègues ici présents nous l'ont expliqué,
36:21vous ne percevez presque plus rien au niveau de l'emploi ?
36:23Plus rien, plus rien, voilà, parce qu'on n'a pas d'année blanche,
36:26donc on ne peut pas prolonger nos heures et prolonger nos droits.
36:30Donc c'est une catastrophe, comme nos collègues,
36:32effectivement, les extras, les guides conférenciers aussi,
36:35sont dans le même cas de figure que le nôtre.
36:38Donc le tourisme, tous ces métiers, est très, très impacté.
36:42Et vous ne pouvez pas vous projeter non plus,
36:43puisque vous n'avez pas de date de reprise, rien ?
36:46Aucune projection.
36:46Malheureusement, pour l'instant, les perspectives sont très dures.
36:49Sont très dures, on y a cru à un moment.
36:51Et voilà, on ne sait pas s'il y aura un passeport vaccinal ou pas.
36:55On ne sait rien.
36:56Et pour l'instant, effectivement, les agences de tourisme,
36:59par exemple, en ce qui le concerne, ne bougent pas encore.
37:03Tout le monde est très frileux pour réorganiser des événements.
37:08Comment on fait pour survivre dans ces conditions ?
37:11C'est très difficile.
37:12Alors écoutez, moi, je suis mariée par chance.
37:14Par malchance, je n'ai pas le RSA, puisque je suis justement mariée.
37:18Mais voilà, donc là, maintenant, moi qui étais quelqu'un de très indépendant,
37:22je vis au crochet de mon mari.
37:25Voilà, nous allons mettre fin à ce direct.
37:41N'hésitez pas à le commenter, à le partager.
37:47Et à bientôt pour certainement de nouvelles actions dans les jours qui viennent.
37:56Sous-titrage Société Radio-Canada

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