00:00Mélenchon a fait 19% en 2017, 22% en 2022.
00:04Pourquoi est-ce que l'Union ne se fait pas naturellement derrière lui,
00:06puisqu'il semble mieux placé au vu des résultats précédents qu'il a fait ?
00:09Oui, mais il me semble que notamment de 2022 à 2024,
00:14un certain nombre de positions qu'il a prises, d'attitudes qu'il a eues,
00:17ne le place pas aujourd'hui comme le candidat naturel de rassemblement
00:20des gauches et des écologistes.
00:21Je le regrette, je me suis battue pendant deux ans à l'intérieur de la France insoumise.
00:25Vous êtes auquel par exemple, sur les prises de position ?
00:28Plein. Ça a commencé avec l'affaire Quatennens,
00:31qui je pense a été un moment notamment dans la jeunesse,
00:34mais pas seulement, évidemment avec les militants et militantes et sympathisants
00:39et simples citoyens et citoyennes féministes.
00:42Ce n'est pas mon objet. Je ne suis pas venue là pour dire du mal de Jean-Luc Mélenchon.
00:46Celles et ceux qui sont attachés comme moi au projet de la France insoumise,
00:51en tout cas celui du départ, qui est quand même une gauche en rupture
00:55avec le néolibéralisme, en rupture avec le productivisme.
00:58Cette gauche-là, évidemment, que si on lui dit à la fin que c'est Raphaël Glucksmann,
01:01ça ne va pas aller.
01:02Mais tournons les choses dans l'autre sens.
01:03Et vous pensez sérieusement que Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, est en situation de gagner ?
01:10Peut-être qu'il peut accéder au second tour, mais au deuxième tour.
01:13Il sert sur un plateau, mais il faut se le dire.
01:15On sert sur un plateau la victoire de Marine Le Pen,
01:17qui d'ailleurs a fait un tweet pour dire
01:19« Ah, mais oui, ça serait formidable que je sois face à Jean-Luc Mélenchon. »
01:23Vous disiez que Raphaël Glucksmann n'était pas le point d'équilibre.
01:25Est-ce que vous, vous pourriez être ce point d'équilibre ?
01:26Je pense me situer au cœur de la gauche, aujourd'hui, telle qu'elle est aujourd'hui.
01:30Oui.