Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 minutes
Les scientifiques français ont affiché vendredi leur solidarité envers leurs collègues américains, cibles de violentes attaques par l'administration Trump, et mettant en garde contre le danger d'un mouvement similaire en France. 

Licenciements massifs, coupes budgétaires, programmes gelés, interdiction de communiquer avec des journalistes, de se déplacer dans des congrès scientifiques, de publier des travaux sur les minorités ou le changement climatique...: les chercheurs américains font face à « un obscurantisme technophile qui a pris le pouvoir de manière violente, brutale, comme un coup d'Etat », a déclaré l'historien Patrick Boucheron, lors d'une conférence de presse à Paris.

« La science est devenue une cible », a estimé la chercheuse en sciences du climat Valérie Masson-Delmotte dans le cadre de cette journée de mobilisation nationale, dénonçant des « attaques inédites sur la liberté académique » et un « sabotage au détriment de la société américaine (...) et du progrès scientifique dans le monde ».

De nombreuses administrations américaines ont déjà fait les frais de réductions d'effectifs draconiennes décidées par la Commission pour l'efficacité gouvernementale (Doge), dirigée par le milliardaire Elon Musk. C'est le cas par exemple de l'agence américaine chargée des prévisions météo, de l'analyse du climat et de la conservation des océans (NOAA) ou des Centres de prévention et de lutte contre les maladies, qui assurent notamment la surveillance des épidémies.

La décision de l'administration Trump de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ou celle de ne pas participer aux dernières réunions des experts du climat du Giec ont déjà un impact sur la coopération internationale, ont expliqué ces scientifiques. 

Sur les cinq dernières années, 23% des publications scientifiques dans le monde comportant les mots « changement climatique ont été signées par des scientifiques basés aux Etats-Unis », a rappelé Mme Masson-Delmotte.  

La journée de mobilisation à Paris et dans les villes universitaires françaises a été organisée en soutien au mouvement « Stand up for science » lancé par de jeunes scientifiques américains et qui appelle à des manifestations le même jour aux Etats-Unis.
Des institutions comme France Universités, le CNRS, l'INRAE ou encore Sciences-Po Paris ont apporté leur soutien au mouvement.

ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/

📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr

✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite

📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.n

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Les coupes budgétaires dans le milieu académique aux États-Unis
00:04et l'attaque contre la démocratie, en fait, c'est la même chose.
00:07C'est-à-dire que c'est un dessin général du gouvernement américain actuel
00:13de lutter contre la notion de réel,
00:15donc de tout ce qui peut faire un discours commun pour attaquer la démocratie.
00:30Je pense qu'à l'heure actuelle, il se passe quelque chose aux États-Unis
00:32qui est très inquiétant et dont la base qui était déjà au niveau du public général
00:38qui est une attaque sur ce qui est la réalité, disons les « basic truth »,
00:43les choses sur lesquelles on devrait pouvoir être d'accord sans ambiguïté
00:46qui ont été remises en cause et maintenant qui se traduit par une attaque sans précédent
00:50sur le monde scientifique, le monde académique aux États-Unis
00:53et en fait qui a des effets très forts sur nos collègues américains à l'heure actuelle
00:57à travers des ruptures de financement, des remises en cause de certains projets,
01:01des destructions de données sur le climat et des choses comme ça.
01:06Il y a beaucoup d'outils qu'on utilise qui sont hébergés aux États-Unis,
01:10qui sont là grâce à des fonds américains, etc., des investissements américains.
01:15Aujourd'hui, ça peut être menacé, toutes ces infrastructures
01:17qui constituent la base de certains de nos travaux,
01:20par exemple toutes les bases de données, si un jour on n'a plus accès
01:24ou alors c'est plus efficace comme avant,
01:27ça va clairement nous mettre encore des freins sur notre travail
01:31et sur même les données qu'on peut acquérir pour travailler correctement.
01:37D'autant plus choqué que c'était des choses qui étaient ciblées,
01:41avec des mots-clés, des fois qui paraissaient complètement dingues,
01:45même si ça a été enlevé après, le mot « femme », le mot « handicap », ce genre de
01:50choses.
01:51C'est vraiment des attaques sur tout un tas de politiques qui ont été mises en place
01:56pour que les gens vivent mieux ensemble et qui là sont complètement détruites.
02:00Donc j'espère que ça n'ira pas plus loin.
02:04On a aujourd'hui aux États-Unis, mais malheureusement dans le reste du monde,
02:08des attaques extrêmement violentes contre la recherche,
02:12notamment qui touchent à l'environnement, qui touchent à la santé,
02:16qui touchent à l'ensemble des sciences sociales,
02:19parce qu'au fond, ces régimes d'extrême droite, ces régimes fascistes aujourd'hui,
02:26veulent construire un discours politique sur la post-vérité, sur les mensonges,
02:30et que, évidemment, quand on construit un discours politique sur les mensonges,
02:35la science, c'est un contre-pouvoir.

Recommandations