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  • il y a 10 heures
Pour la première fois, l'ensemble des experts du GIEC (climatologues, économistes…) se réunissent pour travailler ensemble et c'est en France, à Saint-Denis (93), que ça se passe.

Lutte contre le réchauffement climatique, extrême droite, climatoscepticisme… Simon Guichard, journaliste à l'Humanité, reçoit les experts du GIEC Christophe Cassou et Angélique Melet pour en discuter.

0:00 Le GIEC : sa mission et ses défis
5:54 Comment rester mobilisé face à l'inaction
12:37 Climat : comment agir ?

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Transcription
00:00Alors que la science climatique subit de violentes attaques et que le backlash écologique venu des Etats-Unis se répand
00:04dans le monde,
00:05le GIEC, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, se réunit en France à Saint-Denis,
00:10le temps d'une semaine, pour préparer son septième rapport, qui s'annonce crucial dans la capacité à s'adapter
00:14aux effets du changement climatique.
00:16Pour décrypter les enjeux de ce rendez-vous, nous accueillons aujourd'hui une co-autrice et un co-auteur du
00:19prochain rapport du GIEC,
00:21Angélique Mellet, océanographe, bonjour, et Christophe Cassou, climatologue.
00:25Ma première question, c'est pourquoi le GIEC est une organisation unique au monde et quelle est sa particularité ?
00:33Allez, je me lance.
00:35Donc le GIEC est un groupe d'experts de toute nationalité, de toute discipline,
00:45des disciplines qui traitent des sciences du climat au sens large, donc des disciplines géophysiques.
00:50Ça va du chimiste jusqu'au modélisateur, des scientifiques qui évaluent les risques climatiques,
01:00à des économistes, des sociologues, qui évaluent les différents leviers d'action pour limiter nos émissions de gaz à effet
01:09de serre,
01:09puisque c'est ça dont il est question, puisque dans l'accord de Paris implique de limiter le réchauffement climatique
01:17à un niveau donné,
01:18et que pour limiter ce réchauffement climatique à un niveau donné, il faut arriver à ce qu'on appelle la
01:24neutralité carbone,
01:25c'est-à-dire il ne faut plus qu'aucune molécule de CO2 ne s'accumule dans l'atmosphère.
01:29Donc il faut diminuer nos émissions.
01:31Et donc il y a une évaluation qui est faite de manière périodique, des différents leviers d'action pour diminuer
01:37ces émissions
01:39et puis pour s'adapter à ce climat qui change vite.
01:43OK. Du coup, dans l'actu, récemment, il y avait eu la COP30 et sa fin qui n'a pas
01:47abouti sur un accord global.
01:50Aujourd'hui, il y a, comment dire, une réunion à Saint-Denis avec tous les auteurs du GIEC.
01:55Est-ce que c'est la première fois que ça arrive ? Est-ce que c'est exceptionnel ?
01:59Comment on peut analyser le moment qui est en train de se dérouler cette semaine ?
02:03Donc effectivement, c'est la première fois dans l'histoire du GIEC qu'on a une réunion des auteurs du
02:08prochain rapport
02:09qui regroupe les différents groupes de travail du GIEC.
02:13Donc à la fois les auteurs qui s'intéressent à l'évolution du climat lui-même,
02:17mais aussi ceux qui s'intéressent aux questions d'impact des changements climatiques,
02:22de l'adaptation des vulnérabilités.
02:24Et enfin, les auteurs qui s'intéressent à l'atténuation du changement climatique,
02:28donc la réduction et la capture des gaz à effet de serre.
02:32Donc c'est la première fois que ça arrive.
02:33On est à peu près 600 co-auteurs cette semaine à Saint-Denis
02:37pour vraiment avoir une...
02:40Pour se coordonner d'abord sur les différents chapitres et groupes de travail,
02:44pour avoir une narration du prochain rapport qui soit la plus coordonnée là aussi possible
02:50et aborder les différents sujets qui nécessitent vraiment de se parler entre nous.
02:55Ok. Et pour financer le GIEC, donc, c'est les États qui contribuent de manière volontaire et indépendante.
03:01Mais avec la vague antiécologique qui déferle en ce moment sur le monde,
03:05est-ce que l'existence du GIEC, elle est potentiellement menacée ?
03:09Alors pour le moment, non.
03:11L'existence du GIEC n'est pas menacée.
03:13Mais il y a quand même un défi aujourd'hui, dans la période actuelle,
03:17qui est, en termes de géopolitique, très fragmentée, qui est très compliquée.
03:20Il y a un défi de conserver ce lieu de rencontre entre les différents scientifiques
03:25et pour produire, en fait, le meilleur état des connaissances,
03:30pour nourrir, en fait, la décision politique
03:33et pour alimenter le multilatéralisme,
03:37puisque une des originalités, quand même, du rapport du GIEC,
03:41que j'ai oublié de mentionner lors de la première question,
03:44c'était que le rapport, le GIEC, donc ce groupe d'experts,
03:48fournit ce qu'on appelle un résumé à l'intention des décideurs
03:50qui doit informer les États
03:54des différentes options d'adaptation et d'atténuation.
03:59Et ce résumé à l'intention des décideurs,
04:01il est approuvé ligne par ligne
04:04par l'ensemble des délégués gouvernementaux,
04:06des 195 délégués gouvernementaux de l'ONU,
04:09dans des séances qu'on appelle les séances d'approbation.
04:11Alors le résumé, c'est à peu près 30 pages, 40 pages.
04:15Et donc ce résumé forme le socle, en fait, de connaissances
04:18qui va ensuite se distiller,
04:23proposer aux COP qui vont intégrer
04:29les derniers faits scientifiques
04:31pour pouvoir ensuite délibérer sur les différents accords
04:36qu'il faut passer pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre,
04:40les ambitions de chaque pays,
04:43les objectifs de chaque pays,
04:44les politiques publiques à mettre en place dans chaque pays
04:47et de manière coordonnée pour relever ce défi,
04:50le défi de l'habitabilité.
04:52L'habitabilité, ce n'est pas la disparition de l'espèce humaine.
04:55L'habitabilité, c'est notre capacité à vivre
04:59avec notre famille, avec nos amis,
05:02avec notre communauté dans un endroit qui est sûr
05:04en termes de sécurité, menaces face aux risques naturels,
05:10mais aussi sécurité alimentaire, sécurité sociale.
05:14L'enjeu est là aujourd'hui.
05:16Et cette rencontre, elle vise à permettre une collaboration plus étroite
05:22pour aboutir au meilleur consensus possible, d'une certaine manière.
05:25C'est ça l'objectif de la réunion ?
05:29De toute façon, effectivement, on fait une synthèse de l'état des connaissances
05:32à chaque fois pour chaque sujet et pour chaque groupe de travail.
05:35Et les messages que l'on délivre,
05:39il y a consensus derrière de la communauté scientifique
05:43pour arriver à ces messages-là.
05:45Et puis ensuite, il y a cette approbation qui est faite
05:47avec, pour le coup, les membres du GIEC
05:49qui participent à cette séance d'approbation.
05:53OK. Et concernant le...
05:55Là, ça fait plus de 20 ans globalement
05:57que la crise climatique prend de plus en plus de place dans les médias.
06:01On en parle de plus en plus.
06:03Est-ce que, par rapport aux résultats qu'on peut voir concrètement,
06:07où on voit que les reculs s'enchaînent au niveau national
06:10et au niveau international,
06:12comment on échappe à la située
06:14et comment on trouve la force de se battre pour la cause climatique,
06:18en tout cas porter ces questions-là à l'échelle locale
06:21et aussi à l'échelle internationale,
06:22comme vous le faites dans le cadre des groupes de travail du GIEC ?
06:26Alors, c'est important de préciser que le GIEC informe.
06:30Il ne décide pas.
06:31Le GIEC ne dit jamais « il faut que ».
06:34Il utilise l'expression « il faut que »
06:37uniquement pour la décarbonation,
06:39parce que nous devons décarboner
06:42pour limiter le réchauffement climatique.
06:43Et c'est une loi naturelle.
06:45C'est-à-dire qu'elle est non négociable.
06:46Par contre, tous les leviers d'action sont ensuite,
06:49sur la table, sont évalués avec l'avantage et l'inconvénient.
06:53Et ce sont les États qui choisissent.
06:54Et ça, c'est vraiment très important,
06:56parce qu'on dit souvent « le GIEC préconise que »
06:59ou « on utilise les conclusions du GIEC
07:03pour justifier en fait une politique
07:06qui peut être d'ailleurs totalement incompatible
07:09avec les enjeux environnementaux. »
07:10Donc là, ça s'appelle la désinformation ou de la manipulation.
07:14Mais voilà, c'est très important de préciser cet aspect-là,
07:17peut-être qu'on avait oublié.
07:19Alors, je pense qu'aujourd'hui, on n'a pas le choix.
07:20En fait, on n'a pas le choix de rester déterminé.
07:23Et on n'a pas le choix, nous, en tant que scientifiques,
07:26de garder notre cap et de produire ce socle des connaissances communes,
07:30en particulier dans le contexte des informations dans lesquelles on vit.
07:34Donc évidemment, il peut y avoir de la lassitude,
07:38parce qu'en fait, on voit que les politiques publiques
07:40ne sont pas à la hauteur.
07:42Mais je pense qu'aujourd'hui, du coup, on est dans un moment
07:45où ces informations-là, les informations qui sont prises
07:48dans les différents rapports du GIEC,
07:51doivent être utilisées par les autres acteurs de la démocratie.
07:57Les ONG, les syndicats, les différentes communautés
08:02qui peuvent porter, s'appuyer sur ces enjeux
08:05pour essayer d'influencer ou essayer, en fait,
08:09de contraindre les gouvernements à limiter le réchauffement climatique,
08:15surtout à prendre des actions de politique publique
08:17pour limiter le réchauffement climatique.
08:18Et peut-être pour rebondir là-dessus, encore une fois,
08:20c'est vrai que le GIEC a une responsabilité là-dessus
08:23de délivrer l'information scientifique,
08:26l'état des connaissances scientifiques
08:28pour informer l'action climatique.
08:30Donc, étant donné les enjeux,
08:33le GIEC ne peut pas baisser les bras non plus là-dessus.
08:35Et c'est pareil à titre individuel, en fait.
08:37Nous, qui travaillons sur ces thématiques-là
08:39et qui savons les enjeux qu'il y a derrière
08:42et ce vers quoi on peut aller dans le futur,
08:45en fait, même s'il y a une lassitude,
08:47même si ce n'est pas facile de trouver la motivation
08:49et la force de continuer, malgré l'évolution
08:51que l'on a vécue ces dernières décennies,
08:54on ne peut juste pas baisser les bras, en fait.
08:57Et là-dessus, il y a aussi une nouvelle forme de mobilisation
09:00de la part des scientifiques.
09:01Il y en a beaucoup qui sortent de leur labo.
09:03On pense à les scientifiques en rébellion, notamment,
09:06qui essaient de porter cette question-là
09:09vraiment sur le devant de la scène médiatique.
09:11Quel est votre regard là-dessus ?
09:13On a souvent eu les scientifiques cantonnés dans leur labo,
09:16derrière leur graphique ou derrière le résultat de leurs expériences.
09:18Aujourd'hui, il y a quand même cette volonté
09:20de prendre une place prépondérante dans le débat public,
09:23en tout cas d'informer scientifiquement les citoyens.
09:27Qu'est-ce qui a traduit cette forme de mobilisation,
09:30selon vous, de la part de certains collectifs de scientifiques ?
09:32Il y a scientifiques en rébellion, mais il y en a plein d'autres.
09:34C'est peut-être une nouvelle dynamique qu'on a vu émerger
09:37ces dernières années dans la communauté scientifique,
09:39cette volonté d'aller informer directement les citoyens,
09:44sans passer par forcément ces intermédiaires,
09:46les associations, les ONG, et créer peut-être un lien plus direct
09:50entre les connaissances scientifiques et les possibilités
09:53des citoyens d'agir pour le climat.
09:56Je pense que quand on regarde un peu l'histoire des sciences
09:59et la place des scientifiques dans la société,
10:00on voit que ce n'est pas très nouveau.
10:02Les scientifiques ont été très engagés,
10:03alors ils ont été peut-être moins engagés sur les dernières décennies.
10:07Ou alors c'était d'autres communautés,
10:09pas forcément la communauté des climatologues qui était engagée.
10:12Donc ce n'est pas quelque chose de nouveau.
10:14Et en fait, cette nouvelle dynamique nous permet
10:18de battre en brèche ou de revoir cette mauvaise image
10:25ou cette mauvaise conception qu'on avait de la place du scientifique
10:28dans la société, qui était quelqu'un au-dessus de la société.
10:32en dehors de la société, qui est informée de manière très descendante,
10:36alors que le scientifique est au cœur de la société.
10:40Donc c'est cette image-là aussi qui portait les notions de neutralité de la science,
10:45alors que la neutralité est une illusion.
10:47Et c'est bien expliqué par les sciences humaines et sociales,
10:50qui étudient de manière épistémologique toute l'évolution des sciences
10:56et de la place des scientifiques dans la société.
11:00Alors je dirais qu'aujourd'hui, on a besoin de tout le monde.
11:02On a besoin de scientifiques qui s'impliquent dans des actions de désobéissance civile,
11:09comme on a besoin des scientifiques qui vont aller directement au contact avec les gouvernements,
11:15par exemple, en tant qu'auteurs du GIEC.
11:17Les auteurs du GIEC, c'est ce que j'allais dire.
11:20Donc il n'y a pas...
11:21Je pense que face à l'urgence climatique,
11:24et l'urgence climatique, de nouveau,
11:25ce n'est pas un adjectif ou une expression qui est politique,
11:31qui est militante.
11:32L'urgence climatique, elle est dictée par la relation physique
11:35entre le cumul du CO2 dans l'atmosphère,
11:38combien il y a de molécules de CO2 dans l'atmosphère,
11:40et le niveau de réchauffement global, et les risques.
11:42Donc ce n'est pas quelque chose qui est militant.
11:44Et peut-être pour rebondir aussi, on parle des scientifiques,
11:47mais ce n'est pas un mot désincarné,
11:49ce sont des personnes qu'il y a derrière, évidemment.
11:52Et donc certains...
11:53On a besoin en fait de tout le monde,
11:54avec des personnes qui vont faire des actions peut-être de désobéissance civile,
11:59qui vont vraiment s'engager dans des actions de ce type,
12:02mais aussi des personnes qui vont faire de la vulgarisation scientifique,
12:05d'aller justement discuter avec le grand public
12:08pour vraiment apporter cette information
12:10d'une façon peut-être plus digérée ou plus accessible aussi.
12:15Et puis on a besoin des scientifiques qui restent vraiment,
12:17eux, peut-être dans leur labo,
12:19à produire intégralement la science aussi,
12:22qui est utilisée de toute façon pour nos évaluations.
12:25Donc ça dépend vraiment aussi des appétences des uns et des autres
12:27pour telle ou telle action.
12:29Mais on a besoin de tout le monde,
12:30et on a besoin de balayer de toute façon
12:31ces différents moyens de communication
12:34ou d'alerter peut-être la société.
12:36– Ok. Et peut-être pour conclure,
12:39si vous deviez donner une image pour définir l'action climatique aujourd'hui,
12:43peut-être son futur,
12:44vers quoi on devrait aller si on veut essayer d'atteindre les objectifs
12:48qui sont préconisés par les scientifiques ?
12:50Une meilleure coordination entre la société civile et les États,
12:53une meilleure acceptabilité des réformes essentielles
12:57qui vont devoir être mises en place
12:58pour s'adapter aux effets du réchauffement climatique
13:00qui se font déjà sentir dans plein de territoires ?
13:02Est-ce que vous auriez une petite image pour conclure ?
13:07– Je ne sais pas si j'aurais une image en tant que telle.
13:11On va peut-être revenir sur un mot.
13:12C'est l'acceptabilité.
13:14En fait, pour moi, aujourd'hui,
13:16l'acceptabilité, c'est le masque de l'inaction.
13:18C'est le rejet de la responsabilité de l'État
13:21ou des politiques publiques,
13:24des décideurs publics de manière générale,
13:27sur l'individu.
13:29Les politiques publiques en matière de changement climatique
13:32ne seraient pas acceptables par l'ensemble de la population.
13:36Donc, en fait, c'est faux.
13:38Puisque quand on regarde dans les sondages,
13:42les citoyens demandent davantage de politiques publiques.
13:45Je pense que c'est aussi intéressant dans ce cadre-là
13:47d'aborder le triptyque de l'action
13:50qui est le « je dois, je veux, je peux ».
13:53Aujourd'hui, je dois limiter les émissions de gaz à effet de serre
13:57parce que c'est une contrainte non négociable
13:59dictée par les lois de la physique.
14:01Est-ce que je veux le faire ?
14:02Oui, quand on regarde les sondages, les enquêtes d'opinion,
14:04l'ensemble, une très grande majorité de la population veut le faire.
14:08Ensuite, est-ce que je peux ?
14:09En fait, tout le monde ne peut pas.
14:11Tout le monde n'a pas les mêmes capacités d'agir.
14:13Tout le monde n'a pas les mêmes capacités d'action.
14:15Et cette capacité d'agir,
14:17elle est essentiellement donnée par les politiques publiques.
14:20Il faut aujourd'hui que les politiques publiques mettent les communautés
14:28qui sont dans l'incapacité d'action,
14:30de leur donner en fait les clés de l'action.
14:32Et les clés de l'action,
14:34quand on regarde les évaluations qui sont fournies
14:38dans le dernier rapport du GIEC en particulier,
14:41on montre que ces clés d'action sont vraiment efficaces
14:43et ouvrent beaucoup de portes.
14:45Et elles sont accessibles aussi.
14:46Il y a plein de mesures qu'on peut mettre en place assez directement.
14:50Dans le cadre bien précis de la justice et de l'équité.
14:53C'est-à-dire, il faut tenir compte de nos capacités différenciées d'action
14:58et de nos capacités différenciées dans la responsabilité du changement climatique.
15:02Et ça, c'est absolument essentiel.
15:04Et si on ne se tient pas compte de ces différences,
15:09on invoque l'acceptabilité qui serait impossible.
15:12En fait, on rejette la responsabilité sur les autres.
15:15Et ça, c'est absolument essentiel, je pense.
15:17Et au niveau du GIEC, les solutions d'atténuation,
15:20elles sont vraiment étudiées.
15:22Donc il y a tout un groupe de travail, tout un rapport qui s'intéresse à ça,
15:25qui peut informer pour dire comment on peut arriver à réduire nos émissions
15:31et à atteindre justement la neutralité carbone.
15:33Donc c'est vraiment traité aussi d'un point de vue scientifique
15:36et encore une fois de l'état des connaissances dans le GIEC
15:38pour informer là aussi les politiques publiques
15:41qui ensuite seront décidées par les États eux-mêmes, évidemment.
15:45Et à titre individuel, peut-être, à cette époque où on a vraiment des attaques
15:50contre la science et de la désinformation sur le climat
15:53qui se répand vraiment rapidement,
15:56peut-être que chacun fasse bien attention aussi aux sources de l'information
16:02qu'il reçoit, qu'il prend, s'informe de ça
16:06et s'en réfère le plus possible à la science.
16:09Que le message soit porté aussi par des personnes
16:10qui savent de quoi il parle, des scientifiques
16:13qui connaissent aussi le climat.
16:16Merci beaucoup Angélique Mellet et Christophe Cassoud
16:18d'avoir répondu à nos questions.
16:19On se retrouve très vite.
16:20À bientôt sur la chaîne YouTube de l'Huma.
16:23À plus !

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