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  • il y a 2 semaines
Après sept heures de plaidoiries de ses quatre avocats, cherchant à exploiter les zones d’ombre du dossier pour obtenir la relaxe de l’ancien président de la République, celui-ci a pris une dernière fois la parole, avant la clôture de ce procès en appel dans l’affaire libyenne. Le délibéré sera rendu le 30 novembre prochain. Décryptage avec Aurélien Soucheyre et Bruno Rieth, journalistes politiques.

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Transcription
00:01Qu'est-ce qui s'est passé hier dans ce procès Sarkozy ?
00:04Oui, donc hier c'était la fin du procès. Hier la parole était à la défense.
00:07C'est surtout les avocats de Nicolas Sarkozy qui se sont exprimés pendant très longtemps.
00:11La veille c'était aussi les avocats de Claude Guéant qui est un autre prévenu dans l'affaire,
00:15qui se sont beaucoup parlé.
00:16Et hier Nicolas Sarkozy et surtout ses avocats ont eu des mots très très durs contre le parquet et les
00:22faits reprochés.
00:23Ils ont parlé de fables, de calomnies, de manipulations, de romans grotesques.
00:29Le cas par cas a été qualifié de ridicule.
00:32On a entendu parler de folles accusations, d'histoires imaginaires, de constructions creuses et artificielles.
00:37C'était un vrai festival visant à délégitimer l'attaque.
00:40Donc là, pour l'instant, il n'y a aucun élément.
00:43C'est que des effets rhétoriques.
00:46On a entendu parler d'hypothèses bancales, d'affabulation qui vise à salir, de déloyauté, d'instructions orientées et faibles.
00:54Donc ça c'est pour mettre du panache dans le procès.
00:58Après, il y a les éléments qui sont reprochés.
00:59On va en parler.
01:00Nicolas Sarkozy a dit qu'on cherche par tous les moyens à m'appliquer depuis 13 ans.
01:04Il avait vraiment une posture de victime en mode Caliméro.
01:09Et ses avocats assurent que Nicolas Sarkozy n'a pas été informé des rencontres entre Claude Guéant, Briceur Toffeux ou
01:17d'autres personnes comme Zietta Kiedine.
01:18Parce que Claude Guéant a démenti d'ailleurs au cours de ce procès où il y a eu un revirement
01:24assez spectaculaire.
01:25Et Claude Guéant qui, à force de se faire charger, a décidé lui aussi de répondre et finalement de commencer
01:31à ouvrir un peu la brèche de la défense de Nicolas Sarkozy sur son niveau d'information.
01:36C'est une des grosses évolutions par rapport au procès en première instance, à l'issue duquel Nicolas Sarkozy a
01:41été condamné.
01:42C'est pour ça qu'il avait fait 20 jours de prison.
01:43Il a fait appel, donc il est pris un milieu innocent.
01:46Et là, c'était le procès en appel.
01:47Et la grosse évolution, c'est que Claude Guéant, qui est malade, gravement malade, qui a un cancer, qui ne
01:53vient pas au procès,
01:55se fait charger par Sarkozy, qui a dit que c'était une faute lourde, que c'était très grave que
02:00Claude Guéant ait rencontré Abdallah Senoussi.
02:03Abdallah Senoussi, c'est le beau-frère de Kadhafi.
02:05C'était le numéro 2 du régime, le chef des renseignements.
02:09Et c'est aussi quelqu'un qui a été condamné par la France pour terrorisme.
02:12Il y avait un mandat d'arrêt international contre lui.
02:15Et donc, selon les enquêteurs, on parle vraiment conditionnel pour le monde, c'est normal,
02:21Kadhafi voulait que son beau-frère, qui avait un cancer et qui avait un mandat d'arrêt international contre lui,
02:28ne pouvait pas aller se faire soigner en Europe.
02:29Et donc, Kadhafi voulait que la France intercède là-dessus pour lui permettre d'être soigné.
02:35Et selon les enquêteurs, Sarkozy et ses bras droits cherchaient des sous pour financer la campagne de 2007.
02:42Et donc, il y aura eu un pacte de corruption qui se serait noué.
02:44C'est le cœur du dossier, ça.
02:45C'est le cœur du dossier.
02:46Et donc, c'est reconnu que Claude Guéant a rencontré Senoussi.
02:50C'est déjà assez hallucinant que l'un des bras droits de Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l
02:55'Intérieur,
02:55aille déjeuner avec Senoussi en Libye.
02:57Donc, ils disent, on n'a rien fait de mal.
02:59Mais ils se sont rencontrés.
03:03Et on sait ensuite que quand Nicolas Sarkozy est élu président, ça, c'est un des gros éléments du procès
03:08en appel,
03:09quand il est élu président, il va en Libye.
03:11Et Claude Guéant dit, Kadhafi demande à ce que la France intercède pour son beau-frère terroriste.
03:16Et Claude Guéant dit, Sarkozy lui dit, Claude, voyez cela.
03:23Donc, voilà en ce qui concerne le mandat d'arrêt international de Senoussi, même s'il n'y a pas
03:28que ça dans l'affaire.
03:29Qu'est-ce que le parquet a requis contre Nicolas Sarkozy ?
03:32Alors, le parquet général a requis contre Nicolas Sarkozy 7 ans d'emprisonnement, 5 ans d'inéligibilité, 300 000 euros
03:39d'amende pour association de malfaiteurs,
03:41qui est la seule infraction qui avait été retenue en première... enfin, qui a valu condamnation en première instance.
03:47Là, le parquet demande plus. Le parquet général demande plus.
03:51Il demande aussi corruption passive, enfin, une condamnation pour corruption passive,
03:55pour détournement de fonds publics et financement illégal de campagne, celle de 2007.
04:00On verra le 30 novembre prochain ce que va décider la justice à ce sujet.
04:07Pendant ce procès, comment se sont défendus les avocats ? C'est quoi leur stratégie ?
04:12Alors, la grande stratégie des avocats, c'est de dire que Sarkozy n'est pas au courant
04:16et de mettre la distance, le plus de distance possible entre lui et les autres acteurs de l'affaire.
04:21Donc, Claude Guéant, Brice Hortefeux, Ziad Takiedine, etc.
04:25Et parfois, il y a des arguments qui sont un peu surprenants.
04:29Par exemple, un des avocats a dit, je cite,
04:31« Quand on est aux portes de l'Elysée », puisque Nicolas Sarkozy était un des favoris de la future
04:35présidentielle,
04:36on savait qu'il avait ces ambitions-là.
04:37Donc, je cite, « Quand on est aux portes de l'Elysée et qu'on va se mettre dans un
04:41pacte faustien,
04:42dans les mains d'un fou furieux,
04:43car au-delà d'être un dictateur sanguinaire, Kadhafi est incontrôlable.
04:47Alors, il faut être fou soi-même. »
04:49Ça, ce n'est pas du tout une preuve d'innocence.
04:52Il n'y a aucune preuve.
04:54On est sur de la rhétorique pure.
04:56Ça peut même être contre-productif.
04:58D'autant plus que Sarkozy, ensuite, va en Libye.
05:02Parmi ses premiers gestes de président, il va en Libye.
05:04Et il invite Kadhafi, ensuite, à l'Elysée.
05:07Il le fait camper, non pas dans les jardins de l'Elysée,
05:09mais dans les jardins prestigieux à côté.
05:13Sarkozy, lui, nie toute association de malfaiteurs au sujet des échanges avec la Libye.
05:18À l'entendre, il n'a eu que des échanges vertueux.
05:21Et il ajoute « Si c'était à refaire, je le referais.
05:24Car dans tout cet adordure, ces bouts infâmes,
05:27j'ai pensé aux infirmières bulgares qui ont été libérées,
05:30et aux médecins palestiniens. »
05:31Et il y avait des gens qui étaient retenus par la Libye qui ont été libérés.
05:34Et Sarkozy, il dit « Moi, les seuls échanges que j'ai eu avec la Libye,
05:37c'est pour obtenir la libération de personnes injustement emprisonnées. »
05:41À aucun moment, j'ai dit « On va aller financer ma campagne comme ça.
05:45On va voir comment on peut recevoir des millions d'euros.
05:48Qu'est-ce qu'il faut faire pour Kadhafi ? »
05:50La justice, les enquêteurs ont un autre avis.
05:52On verra à la fin ce qui sera dit.
05:54Par contre, il y a un fait assez marquant.
05:56C'est que pendant le procès, Nicolas Sarkozy parle des infirmières bulgares.
06:02Il a raison, il parle des médecins palestiniens.
06:04Il n'a pas eu un seul mot, en revanche, pour les familles des victimes
06:07de l'attentat du DC-10, qui a été orchestré par Abdallah Asenoussis,
06:11qui lui a valu condamnation par la France.
06:13Et les familles des victimes sont là.
06:16Et les familles des victimes sont outrées qu'un pacte de corruption
06:19ait pu se nouer entre Sarkozy et Kadhafi.
06:23Et Sarkozy, il cloisonne complètement.
06:25Là-dessus, il n'en parle jamais.
06:27Il y a eu 170 morts dans l'attentat.
06:29Il n'en parle pas parce que c'est là où il faudrait justifier
06:32les liens avec, effectivement, le gouvernement libyen,
06:35alors qu'il y a ce passif d'un attentat qui a fait autant de morts que ça.
06:39Donc, effectivement, il ne va pas sur cet état-là.
06:41Oui, mais il ne va jamais, alors qu'il pourrait dire
06:43que cet attentat va sauver avoir.
06:45C'est Florent Leduc qui a assisté au procès.
06:48Moi, je n'ai pas tout vu, mais sauf erreur, Sarkozy ne dit pas
06:50« Oui, c'est un régime détestable.
06:53Oui, il y a des terroristes à la tête du régime de Kadhafi.
06:56Mais moi, j'y suis allé pour sauver les inférieurs lunaires. »
06:58Non, ça, il cloisonne.
07:00Moi, j'ai discuté pour ça.
07:02Au cours de ce procès, est-ce qu'on arrive à...
07:05Est-ce qu'on a réussi à déterminer un peu
07:06les rôles qu'aurait joué Claude Guéant et Takédine ?
07:09Alors, selon le parquet, ils font partie du pacte de corruption
07:13qui vise à ce que Kadhafi finance la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
07:19Selon la défense de Nicolas Sarkozy, puisqu'hier, la parole était à la défense,
07:23Zia Takédine, c'est quelqu'un qui est en relation avec des membres de la Sarkozy.
07:28Enfin, il n'est pas encore président, mais l'équipe qu'il y a autour de lui.
07:32Mais c'est quelqu'un qui aurait profité de sa proximité
07:37pour aller chercher des commissions, des rétro-commissions,
07:40et qui aurait raconté n'importe quoi.
07:43Dans le dos de la Sarkozy, du coup.
07:45Qui aurait pu être utilisé comme intermédiaire pour les infirmières bulgares, etc.
07:49Mais que lui, profitant de cette position de discussion...
07:54Déjà, on peut se demander pourquoi Sarkozy essaye de faire libérer les infirmières.
07:57Enfin, c'est bien, c'est tout à son honneur, c'est son seul objectif.
07:59Mais pourquoi est-ce que le ministre de l'Intérieur, en 2005,
08:02il y a des gens qui vont discuter de ça ?
08:04Lui dit, je n'étais pas au courant.
08:05Mais bon.
08:07Et donc, la défense de Sarkozy, Zia Takédine, cherche à s'enrichir personnellement
08:12du fait de sa position d'interlocuteur entre des proches de Sarkozy et Kadhafi.
08:17C'est prouvé que 6 millions d'euros, je crois, sont partis de Libye,
08:22qu'une partie a été tirée par Zia Takédine,
08:25qu'il y a une chambre de compensation occulte qui a été mise en place
08:28pour blanchir cet argent et qu'il y avait du cash qui circulait
08:32au QG de campagne de Nicolas Sarkozy.
08:34Par contre, la justice, c'est là-dessus que se reposent aussi
08:36les défenseurs de Nicolas Sarkozy qui condamnent sa condamnation
08:39en première instance, la justice n'a pas prouvé que le moindre euro
08:42dépensé dans la campagne de Nicolas Sarkozy venait de Libye.
08:45Mais la justice a estimé qu'avec tous les éléments, tous les indices,
08:49toutes les preuves de tout ce qui s'est organisé en amont,
08:53la justice a dit que ce n'est pas parce que l'argent a bien été blanchi
08:57qu'il n'y a pas de faisceau d'indices.
08:59C'est ça, c'est ce qu'on appelle le faisceau d'indices.
09:01C'est-à-dire qu'il y a suffisamment d'indices pour démontrer une situation
09:05sans avoir la preuve matérielle qui permet...
09:09Et qu'au-delà de cette preuve matérielle sur l'euro de la campagne,
09:12toutes les actions prouvées avant tentent à prouver,
09:16enfin montrent qu'il y a une association de malfaiteurs.
09:17C'est ce qui a été retenu en première instance.
09:20Donc comme tu disais tout à l'heure, Sarkozy au sujet de la rencontre
09:23avec Guéant et Sénoussi dit que c'est une faute, une erreur grave.
09:28Et c'est là que Claude Guéant...
09:30Oui, parce qu'il se défonce complètement sur Claude Guéant
09:32en disant que c'est une initiative propre de Claude Guéant.
09:35Moi, je ne suis pas au courant.
09:36Et c'est ce qui d'ailleurs a poussé Claude Guéant à venir casser un peu ce récit
09:43finalement auquel il collait en première instance.
09:45Oui, Claude Guéant a dit que Nicolas Sarkozy a été tenu au courant indirectement.
09:50Donc il a été tenu au courant indirectement.
09:52Et il y a le clos de voyer cela aussi.
09:56Guéant qui avait rencontré Sénoussi en Libye.
09:59Et selon les enquêteurs, c'est là où s'est noué le pacte de corruption.
10:03Alors, ils n'ont pas le droit de se parler, Guéant et Sarkozy.
10:06Quand on est comme ça, jugé, coprévenu, on n'a pas le droit de dialoguer.
10:11Est-ce que, vraiment, c'est une supplication, est-ce que la défense de Sarkozy s'est dit
10:14Guéant et mourant, on va le charger, il va prendre sur lui, il va sauver Nicolas Sarkozy ?
10:19Pure supposition de ma part.
10:20Est-ce que, jusque-là, il avait un peu ce rôle de moine soldat qui accepte tout ?
10:25Là, il faut croire que, comme il s'approche de la fin, il a peut-être décidé de sauver un
10:31peu aussi son honneur
10:33en finalement révélant des éléments qui, jusque-là, il taisaient.
10:38En tout cas, au-delà des suppositions qu'on fait, on ne peut s'appuyer que sur ce qui est
10:41dit lors du procès.
10:42Et donc, Claude Guéant dit que Sarkozy était au courant directement.
10:46Et il m'a dit ensuite, quand il était président, « Voyez cela ».
10:49C'est-à-dire que Sarkozy a dit à celui qui va être secrétaire général de l'Elysée, puis ministre
10:55de l'Intérieur,
10:55mais bon, à ce moment-là, il est secrétaire général de l'Elysée, il lui a dit, « Voyez cela
10:58au sujet d'une demande d'un régime
11:01avec des terroristes à sa tête, voyez cela pour faire lever l'immunité, pas l'immunité, pour faire lever la
11:08demande
11:08de mandat international sur Sénoussi. »
11:11Et on parle de Nicolas Sarkozy, quelle a été son attitude hier pour cette dernière journée qui est relativement importante
11:17?
11:18Alors, il a un peu perdu son sang-froid, après autant d'épreuves judiciaires, on peut le comprendre.
11:24Il a dit, mais il a presque crié à la fin dans la salle, il a dit, « J'ai
11:28répondu inlassablement à en devenir fou
11:32à toutes les questions, à toutes les enquêtes. J'ai été naïf. J'ai assumé, j'ai argumenté.
11:37Ma vie a été scrutée, rien n'a été trouvé, mais ce n'est pas suffisant. »
11:41Et ces derniers mots ont été sur la perspective de retourner en prison.
11:45Il a dit, « Ce sont mes derniers mots, c'est émouvant, car maintenant je vais attendre et me demander
11:50tous les soirs
11:50est-ce que je vais y retourner ? » Parce que c'est vrai qu'il risque de retourner en
11:54prison.
11:55Ça avait défrayé la chronique quand il y était allé, puisqu'il avait été condamné à 5 ans de prison
12:01en première instance.
12:04La très grande majorité des gens qui sont condamnés à 5 ans de prison font...
12:08Il y a une exécution immédiate, une exécution provisoire, on dit, de la peine.
12:11Donc c'est vraiment le commun des mortels, enfin le commun des justiciables.
12:15Quand on est condamné à 5 ans de prison ferme, presque les trois quarts font de la prison.
12:21Lui, il est ancien président de la République. Il dit que c'est un complot des juges.
12:23Il a chargé la justice comme jamais aucun ancien président de la République n'a chargé la justice,
12:28en disant que c'est une décision politique, c'est des juges qui sont animés par la haine,
12:33qui veulent me punir. Il a fait les 20 jours.
12:37Il y a eu des membres du gouvernement, Retailleau, qui l'ont apporté son soutien.
12:42Darmanin, qui est même allé le voir en prison. Darmanin, ministre de la Justice,
12:45qui va voir un ancien président de la République en prison.
12:47Et du coup, la justice a dit que maintenant, ils n'avaient plus le droit de se voir.
12:51Il avait été reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron.
12:54Il a fait aussi une fête de soutien avant d'aller en prison.
12:57Une garden party où il y a Rachida Dati qui est venue, non pas en tant qu'amie,
13:00elle peut venir en tant qu'amie. Elle vient, elle est toujours ministre de la Culture.
13:03Donc ça veut dire qu'elle est membre du gouvernement.
13:05Et on ne peut pas comme ça dissocier, quand on est membre d'un gouvernement,
13:08un déplacement amical, d'un déplacement où on représente le gouvernement français.
13:13Et il y a même le secrétaire général de l'Élysée de l'époque, Emmanuel Boulin,
13:17qui est un ancien collaborateur de Sarkozy,
13:19et qui est le futur gouverneur de la Banque de France,
13:22qui est venu aussi au pot de départ.
13:23Donc ça a engagé encore plus l'exécutif.
13:27Et ensuite, alors là, ça c'est assez impressionnant,
13:31Sarkozy écrit un livre,
13:32et ça se vend à 100 000 exemplaires en une semaine.
13:36Ça c'est assez incroyable.
13:39Mais pour finir sur peut-être une maladresse des avocats,
13:42mais après, c'est que notre point de vue,
13:45et ce n'est pas là-dessus évidemment que la décision sera prise,
13:47mais il y a un des avocats qui a fini en citant « Crime et châtiment »,
13:51roman de Dostoyevsky,
13:53Fyodor Dostoyevsky, publié en 1866.
13:56Et en conclusion, il cite un passage du roman,
13:59il dit « sans lapin »,
14:01et ça, ça concerne le faisceau d'indice,
14:03« sans lapin ne font pas un cheval,
14:05sans présomption ne font pas une preuve ».
14:08Donc il dit ça.
14:10Le gros problème,
14:11il n'est pas allé jusqu'à le dire,
14:12c'est que dans « Crime et châtiment »,
14:14Raskolnikov est coupable.
14:16Donc ce n'était peut-être pas le meilleur exemple à sortir.
14:20Merci Aurélien pour toute cette précision.
14:22Merci à tous,
14:23et n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne de l'Humanité.
14:25Et on reparlera du coup de la décision de justice
14:27qui est attendue pour le 30 novembre
14:29concernant Nicolas Sarkozy.

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