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  • il y a 8 heures
Les socialistes ont repris goût aux feux des projecteurs lors de leur « campus » de rentrée, organisé cette année encore à Blois (Loir-et-Cher), du 28 au 29 août. De quoi préfigurer le duel qui agitera cette primaire entre le Premier secrétaire, Olivier Faure, et l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, avec François Hollande en embuscade ?


00:00 – Olivier Faure officialise sa candidature à la primaire
06:19 – Faure et Glucksmann à Blois
12:01 – Mode d'emploi de la primaire
20:15 – D'autres candidats ? Ruffin, Royal, Brun, Guedj

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Transcription
00:01Et de 5, la primaire du pôle socialiste a désormais 5 candidats puisque le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier
00:07Faure, s'est déclaré dimanche soir sur TF1.
00:09Il rejoint donc Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Philippe Brun et Jérôme Guetsch sur la ligne de départ et tout ce
00:14petit monde était réuni à Blois vendredi et samedi pour les universités d'été du PS.
00:20Rachel Garavalcarcel, journaliste politique à Luma, tu étais sur place. Salut Rachel.
00:25Salut Emilio.
00:25Mais avant de revenir sur cette expérience incroyable qu'est le campus du parti socialiste, revenons d'abord sur la
00:32dernière actualité en date, à savoir la candidature d'Olivier Faure.
00:37Je te propose de regarder un extrait et ensuite on en parle.
00:40Êtes-vous vous aussi candidat à la primaire socialiste ?
00:44Oui, je suis candidat à la présidence de la République et je le fais parce que je veux porter une
00:51France plus juste.
00:52Nous avons, nous Français, été fiers d'une grande nation industrielle, scientifique, diplomatique, sanitaire et ces 10 années que nous
01:02qui viennent de s'écouler ont été un immense gâchis.
01:05Un immense gâchis et donc parce que j'aime profondément notre pays, eh bien je veux tout reconstruire, tout rebâtir,
01:12tout réparer.
01:14Et donc Olivier Faure, candidat dans une position d'outsider, on y reviendra. Sur quelle tonalité il lance sa campagne
01:22Olivier Faure ?
01:23Alors il lance sa tonalité, je l'ai trouvé, y compris dans le week-end, plutôt offensif et plutôt, j
01:31'allais dire à gauche, évidemment c'est à gauche pour le parti socialiste.
01:34Mais en fait il semble vouloir occuper un espace qui est vide actuellement dans le paysage de la primaire socialiste.
01:42Clairement l'aile gauche de la primaire c'est pas Raphaël Luxman, certaines propositions de Philippe Brun l'ont éloigné.
01:47Jérôme Gage, on ne sait plus vraiment trop où il est, mais plus à l'aile gauche.
01:51Ségolène Royal, on attend encore des propositions pour définir, mais ça n'a jamais été non plus l'aile gauche
01:56du parti socialiste.
01:57Donc en fait il se retrouve un peu tout seul sur cette moitié gauche et c'est un peu là
02:02-dessus qu'il compte pour au minimum troubler un match où il semble qu'il y a quand même un
02:09grand favori.
02:10Et on le voit, il maintient son envie de vouloir faire campagne commune avec les écolos.
02:14Ils ont accueilli Cyril Châtelain de la même façon que les Insoumis avaient essayé d'accueillir Cyril Châtelain la semaine
02:20d'avant.
02:20Lui il reste sur cette ligne unitaire ?
02:22Oui, il reste sur cette ligne unitaire dans le sens où il pense qu'il va pouvoir créer ce bloc
02:28social-écologique qu'il appelle de ses voeux depuis des mois en remportant la primaire.
02:36Bon, là-dessus Raphaël Luxman il dit vaguement la même chose.
02:40La différence c'est que Raphaël Luxman il discute avec, en tout cas publiquement, pas grand monde chez les écologistes.
02:46Eux, ils prétendent qu'ils discutent avec beaucoup de gens chez les écologistes, mais ce n'est pas l'expérience
02:51qu'on a eu la semaine dernière à Grenoble.
02:54Puisqu'il y a eu un seul ralliement, c'est celui de Yannick Jadot et qu'il est arrivé à
02:57peu près seul.
02:59Ça c'est quand même un fait.
03:01Donc voilà, il compte toujours un peu là-dessus.
03:05Après, bon, il faudrait quand même un petit miracle pour que, déjà, qu'un fort gagne la primaire.
03:11Et qu'ensuite, les écolos se disent, bah tiens, on va aller soutenir Olivier Faure.
03:15Tu dis qu'il tente de faire une campagne de primaire à gauche toute.
03:20En termes de contenu politique, il avance quoi, Olivier Faure ?
03:24Qu'est-ce qui fait qu'il est plus à gauche que ses concurrents ?
03:28Bon, ça, il va falloir encore que ça se précise.
03:34Hier soir, dans l'interview sur TF1, et puis dans son discours samedi soir, il a parlé beaucoup d'éducation,
03:43parce que c'est la rentrée.
03:44Donc, petit déjeuner gratuit pour tous les enfants en arrivant à l'école le matin.
03:53Professionnalisation, meilleur salaire pour les AESH.
03:57Il y a eu plus de classes de découverte aussi, parce que, ce qu'il dit, 40% des enfants
04:04n'ont jamais vu la mer.
04:06Il a aussi parlé, et c'est assez logique, vu l'actualité, beaucoup parlé écologie dans son discours.
04:11Il a proposé quelque chose qui s'apparente quand même pas mal à la règle verte des insoumis,
04:17c'est-à-dire que soient prises en compte les limites planétaires dans chaque budget, par exemple.
04:23Il a aussi annoncé vouloir interdire les dividendes quand une entreprise ne fait pas sa propre transition écologique.
04:32Mais je trouve que là où on le voit peut-être un petit peu plus, c'est qu'il a
04:37beaucoup fustigé les propositions
04:40consistant à avoir augmenté les salaires en réduisant, en fait, les cotisations,
04:43donc ce qu'on appelle rapprocher le net du brut de votre salaire.
04:49– Parce qu'on a beaucoup vu, d'ailleurs, pendant les universités d'été du MEDEF,
04:53où tous les candidats de l'arc libéral de Marine Le Pen à Gabriel Attal ont porté.
04:57– Sauf que c'est aussi une des propositions de Raphaël Glucksmann,
05:00qu'il a annoncé dimanche dernier, dans le même 20h de TF1, pour sa déclaration de candidature,
05:09en lui, en disant, il y en a marre de tous ces gens qui veulent, je trouve la formule pas
05:13mal,
05:13piocher dans les retraites, piocher dans la sécu pour augmenter les salaires.
05:16« Non, moi, je veux augmenter le SMIC et je veux une conférence salariale »,
05:19ce qui, clairement, le place à gauche dans le paysage socialiste.
05:25– Je vous dis que Glucksmann, lui, dit qu'il financera toute cette baisse de cotisation
05:29par une taxe sur les méga-héritages.
05:31C'est pas exactement les mêmes propositions que les autres.
05:33– C'est pas la même chose, mais c'est un truc qui, y compris chez les gens qui vont
05:37soutenir Glucksmann,
05:39fait vraiment pas recette au Parti socialiste.
05:42– Ça irrite, oui.
05:42– Ça irrite pas mal parce que, malgré tout, au Parti socialiste,
05:46vous avez des gens qui considèrent que les cotisations, c'est pour la protection sociale,
05:50et les impôts, c'est pour les services publics, c'est pour l'investissement,
05:54et commencer à, malgré tout, gréver, on en parlait la semaine dernière,
05:57le financement de la protection sociale qui va déjà pas très bien,
06:02c'est pas une bonne idée.
06:03Il y a un côté idée de facilité qui est beaucoup revenu dans le week-end,
06:09dans mes discussions avec les socialistes.
06:11– Donc on l'a dit, tu étais sur place, tu as titré ton papier,
06:16c'est pas le même titre que sur le web, mais sur la guerre des roses,
06:19je vous propose de regarder un extrait sur ce qui préfigurait la guerre des roses.
06:25– Applaudissements –
06:29– Ah mais on me voit !
06:34– Applaudissements –
06:35– Il m'entend, ou la belle image !
06:40– Voilà, Rachel, tu l'as dit, on te voit, l'humanité aux premières loges,
06:45qu'est-ce qu'on a vu dans cette vidéo ? Parce que là, on n'entend personne parler,
06:49il y a beaucoup de journalistes autour, il s'appelle c'est quoi ?
06:51– Alors, c'est du grand spectacle socialiste, comme seul le Parti socialiste est capable de nous en donner,
06:57y compris un parti socialiste à 60 députés, voilà, c'est le même parti socialiste que quand il en avait
07:03300.
07:06Alors, là, il s'agissait d'une petite mise en scène, comme il y en attend dans ce type d
07:11'événement,
07:11c'est-à-dire Raphaël Glucksmann devait être accueilli devant la Allograin de Blois, où se déroule le campus du
07:18PS,
07:19par Boris Vallaud, le président des députés socialistes, qui a annoncé la veille son ralliement à Raphaël Glucksmann.
07:26Donc ça devait être une prestation physique de ce ralliement, si je puis dire.
07:31Donc, Raphaël Glucksmann, il commence son point presse, et puis là, dans la foule,
07:37parce qu'évidemment, c'est ce genre qu'on appelle des micro-tendus, c'est toujours très compact entre les
07:41journalistes,
07:42le candidat, ses soutiens autour, la presse écrite, nous on nous sait souvent de tendre l'oreille et d'essayer
07:49de choper quelques mots,
07:50et puis à un moment donné, on voit dans cette foule compacte arriver Olivier Faure,
07:57et là on se dit, oula, waouh, il va y avoir carambolage.
08:00Non, il n'y avait pas carambolage, en tout cas, c'était tout à fait voulu de la part d
08:04'Olivier Faure,
08:05qui est venu saluer en tant que pas puissance invitante, puisque Raphaël Glucksmann n'était pas à proprement parler invité,
08:11il n'était dans aucun débat du campus, mais en tant que premier secrétaire, salué quelqu'un qui arrive devant
08:19l'université d'été,
08:20et donc il a complètement parasité, complètement trollé le point presse de Raphaël Glucksmann,
08:25il fallait voir la tête des soutiens de Raphaël Glucksmann, qui était vert de rage, vert de rage, on ne
08:32citera pas de nom,
08:33mais certains auraient sans doute pu tuer de leur main à Olivier Faure à ce moment-là.
08:37Déjà, il suffit de regarder la tête de Boris Vallaud lorsqu'il fait la bise à Olivier Faure, ça donne
08:40l'ambiance.
08:41Pas particulièrement à lui que je pensais, mais voilà, effectivement, ils étaient vert de rage.
08:45Et d'ailleurs, le lendemain samedi, Raphaël Glucksmann a refait son point presse, mais alors vraiment très très loin, sur
08:52les bords de Loire.
08:53Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour éviter qu'Olivier Faure vienne vous troller votre point presse
08:59?
08:59Surtout qu'Olivier Faure, il est venu dire, dans cette primaire, il n'y aura pas de sang sur les
09:02murs.
09:03Bon, je ne sais pas s'il n'y aura pas de sang sur les murs, mais c'est bien
09:05parti pour qu'il y ait quelques hématomes quand même.
09:07Tout ça peut vous paraître complètement anecdotique.
09:10Voilà, c'est une petite rencontre devant des journalistes entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann,
09:14mais tout ça pourrait donner le ton de la primaire.
09:17Est-ce que toutes ces universités d'été ont été sur cette tonalité de la Rachel ?
09:20Alors, clairement, moi j'ai senti dès le vendredi matin qu'il y avait une volonté chez les Faureistes,
09:27parce que bon, la candidature d'Olivier Faure, c'était quand même un secret de polichinelle,
09:32chez les Faureistes, d'instiller le doute chez les militants et chez les journalistes, les observateurs, observatrices qui étaient là,
09:41instiller le doute dans ce match qu'on attend disproportionné.
09:45Moi, je suis arrivé à Bois en me disant, Raphaël Glucksmann est l'immense favori de cette primaire,
09:51limite, limite, limite, je sais qu'on n'était pas tout à fait d'accord avec moi,
09:54mais limite, un deuxième tour pour Raphaël Glucksmann, c'est presque un échec.
09:58Bon, peut-être que j'exagère, mais en tout cas, clairement, l'idée des Faureistes est d'appuyer sur des
10:05petits doutes,
10:05dire, mais vous savez, là-dessus, tiens, il peut le prendre, et puis là, ce ne sera pas si simple
10:09pour lui, tout ça.
10:10Déjà, dans la plénière d'ouverture, Olivier Faure, il a été très applaudi,
10:14alors qu'a priori, il est minoritaire désormais au Parti Socialiste.
10:18Alors, chez les Faureistes, on m'a dit, non, non, mais ça ne veut rien dire.
10:21Alors, je me suis dit, tiens, c'est bizarre, il est relativiste, ça ne veut rien dire.
10:24Parce que nous, vous savez, on est majoritaire chez les militants, les gens qui se déplacent.
10:27On est minoritaire chez les gens qu'on ne voit jamais, en fait.
10:31Bon, ça, c'est leur analyse de la situation au PS.
10:35Et voilà, tout le week-end, j'ai senti, donc, offensif, à gauche.
10:42Néanmoins, ce qui est assez rigolo quand on parle avec les Faureistes, c'est qu'ils ne vont jamais jusqu
10:48'à dire, on va gagner.
10:51Étonnamment, et quand on les pousse, quand on leur dit, mais vous pensez qu'ils vont gagner, que c'est
10:58possible ?
10:58Ouh là là, vous savez, on est contre quelqu'un qui est à 12% dans les sondages, quand même,
11:03c'est quand même beaucoup.
11:05Donc voilà, à tel point que je me suis demandé si l'objectif d'Olivier Faure était vraiment de gagner
11:10cette primaire.
11:10La peut-il seulement ? Il y a des gens, et pas que des Faureistes, qui pensent que ça sera
11:14serré,
11:15qu'il ne faut pas du tout vendre la peau de l'ours, on verra.
11:20Mais, comment dire, j'ai l'impression qu'en fait, comme visiblement, de ce que nous dit son entourage,
11:26il n'a aucune intention de quitter la tête du parti socialiste, même s'il perd la primaire.
11:30À ça, ils ont déjà répondu.
11:31À ça, ils ont déjà répondu. Et techniquement, il peut le faire, puisqu'il ne peut pas être démissionné.
11:38Il faut que lui-même, il démissionne.
11:41Eh bien, j'ai l'impression qu'il veut, en fait, se rendre indispensable.
11:46Faire un gros score, le contraindre Glucksmann à un second tour, avoir un second tour pas si déséquilibré qu'on
11:53peut l'imaginer.
11:54Il veut dire, tu vois, tu ne peux pas faire sans moi, tu ne peux pas faire sans moi, notamment
11:58pour éventuellement parler avec les écologistes.
12:02Justement, passons à Raphaël Glucksmann.
12:04Raphaël Glucksmann, on va le regarder, il a réagi à l'annonce de candidature de l'effort.
12:10On savait qu'il allait annoncer plus tôt, puisque c'était juste avant, sur les antennes de France Inter, au
12:16micro de Benjamin Duhamel.
12:17Perdre et t'enclencher, ça y est ?
12:19C'est tout, sauf un congrès du Parti Socialiste.
12:21Ah bon ?
12:22C'est le moment de la refondation de la gauche.
12:24Et c'est très bien qu'il y ait cette candidature, parce que ça va nous permettre, enfin, de tout
12:29clarifier.
12:30C'est l'heure de la clarification.
12:31Et moi, je vous dis, le choix, il sera assez simple, en fait.
12:34Entre ceux qui veulent continuer comme maintenant, qui sont dans les négociations d'appareils,
12:42qui pensent qu'on a déjà perdu la présidentielle, et qui finiront dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon un
12:47moment ou un autre.
12:47Et d'autres, là, vous visez clairement Olivier Faure ?
12:49Non, je vise un état d'esprit général.
12:51Et ceux qui le portent...
12:52Vous avez dit il y a quelques-uns que vous alliez jouer frangeur à Fekluxman.
12:54Est-ce que c'est Olivier Faure qui terminera dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon ?
12:57Moi, je vous le dis, j'attends cette clarification.
12:59Je l'attends.
13:00Je pense que cette primaire, c'est le moment de la refondation de la gauche.
13:03Et je ne suis pas le seul à le penser.
13:05C'est le moment de la clarification.
13:08On voit qu'il veut cliver sur le sujet des relations avec la France insoumise.
13:12C'est la première chose qu'il dit lorsqu'il parle d'Olivier Faure.
13:15Ça va être l'axe principal de campagne de Raphaël Glucksmann ?
13:17Ou on peut attendre d'autres choses quand même d'un potentiel présidentiable ?
13:21Alors, voilà, parce que c'est assez rigolo.
13:23C'est qu'il dit, en même temps, ce n'est pas un congrès du Parti socialiste,
13:25et il ne parle que de la gauche.
13:27Et il refait le congrès, enfin, les deux précédents congrès du PS,
13:30qui se fait déjà sur cette question-là.
13:31Et c'est d'ailleurs assez frappant, parce que dans ce fameux point presse interrompu
13:34qu'il a refait le lendemain, c'est ce qu'il est venu nous dire,
13:36qu'il allait refonder la gauche.
13:38Il dit ça, entouré de Laurence Rossignol, Nicolas Maillard Rossignol,
13:43Carole Delga et David Assouline,
13:45que des gens qui n'ont jamais réussi à refonder même le PS.
13:48Donc c'est assez étonnant comme stratégie.
13:51Ce qui fait dire au Faure, c'est comme avec Hidalgo,
13:54ils lui mettent le grappin dessus, lui expliquent comment va se faire la campagne,
13:57et puis il n'aura plus d'autonomie, on verra.
14:00Mais c'est vrai que ce n'est pas hyper vendeur comme paysage, quand même.
14:05Donc ça m'étonne qu'il se colle autant à des gens qui ne puent pas la victoire, quand même.
14:12Donc voilà.
14:15Je pense qu'il y a un risque, là, pour Raphaël Glusin,
14:17parce que même si la France insoumise n'est pas populaire au sein du Parti socialiste,
14:22c'est une évidence,
14:24je me demande si les militants socialistes
14:26ne peuvent pas être très flexibles
14:29sur des mesures pas forcément de gauche,
14:32mais par contre, si on leur dit,
14:34parce qu'au fond, c'est ça que ça veut dire aussi,
14:38ben en fait,
14:38gouverner avec le Bloc central,
14:40ça devient une option,
14:42là peut-être que ça peut moins leur plaire,
14:45quand même.
14:45Parce que le Parti socialiste,
14:46il ne pourra pas vivre tout seul.
14:48Ça, ce n'est pas possible.
14:49Dans notre système politique,
14:52c'est se réserver de très mauvais lendemains.
14:55Donc, s'il ne regarde pas à gauche,
14:58il va falloir qu'il regarde ailleurs,
15:00et il n'y a pas 150 orientations possibles.
15:02Donc, moi, je pense très profondément
15:06que si Raphaël Glusman,
15:07comme c'est quand même très probable,
15:09gagne cette primaire,
15:11ça voudra dire beaucoup
15:12sur le plan stratégique pour le Parti socialiste.
15:16mais précisément,
15:17s'il décide d'en faire un axe majeur de sa campagne,
15:19ça marche peut-être dans la population générale,
15:22ça marche peut-être dans les médias,
15:24peut-être qu'au Parti socialiste,
15:25c'est un peu moins efficace,
15:27mais on verra.
15:27Oui, n'oublions pas que le peuple de gauche
15:29veut majoritairement l'Union,
15:31y compris...
15:31Alors, le peuple d'à gauche,
15:32ce n'est pas que les militants du Parti socialiste,
15:34bien entendu,
15:36et les militants du Parti socialiste
15:38sont largement échaudés par la France insoumise,
15:40ça, il n'y a pas de doute.
15:41D'ici à brûler les ponts,
15:45je suis...
15:45Est-ce qu'ils vont aller jusque-là ?
15:47C'est peut-être pas certain.
15:49En tout cas, est-ce qu'ils sont 80% à vouloir faire ça ?
15:51Ça, je suis sûr que non.
15:52On a parlé des deux
15:54qu'on voit aujourd'hui
15:55potentiellement atteindre le second tour
15:57de cette primaire sauf si les Troublions viennent...
15:59Je vais rajouter juste un truc, pardon,
16:01sur Raphaël Glucksmann.
16:02Vas-y, je t'en prie.
16:02Parce qu'on a parlé du ralliement
16:06de Boris Vallaud.
16:09Il faut quand même noter
16:10que pendant tout le week-end,
16:12ça ne respirait pas d'enthousiasme
16:14sur Raphaël Glucksmann.
16:16Ah bon ?
16:16Il y avait quelques applaudissements,
16:19on les a entendus tout à l'heure
16:20quand il est arrivé,
16:21mais enfin, vraiment,
16:21le minimum syndical.
16:24Soyons honnêtes,
16:25Olivier Faure jouait à domicile
16:26ce week-end,
16:27donc ce n'était pas un week-end facile
16:29pour Raphaël Glucksmann.
16:30Ses équipes le nient,
16:31mais je vous le dis,
16:32ce n'était vraiment pas un week-end facile
16:33pour Raphaël Glucksmann.
16:35Et même chez les ralliés,
16:36donc les valodistes,
16:38on ne sent pas vraiment d'enthousiasme,
16:39on sent le mariage de raison.
16:41Moi, j'ai parlé avec quelques-uns,
16:44des gens qui se sont déjà ralliés
16:45en disant,
16:45mais voilà, de toute façon,
16:46c'est soit Glucksmann,
16:47soit Hollande,
16:48soit voter Philippe au premier tour.
16:49Donc, autant tenter Glucksmann
16:51et essayer d'influer sur la ligne.
16:53Mais ils ont bien conscience
16:54que ce n'est pas la même ligne.
16:55Entendons-nous bien,
16:56ce n'est pas une mauvaise raison
16:57de soutenir Glucksmann.
16:59Il y a des tas de gens
16:59qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon
17:01parce qu'il est en position
17:02de pouvoir éventuellement
17:03accéder au second tour.
17:05C'est le principe
17:06d'une élection présidentielle
17:07avec cet effet de seuil
17:08du second tour,
17:10du scrutin majoritaire.
17:13Mais ça ne fait pas
17:14des grands militants
17:15de Raphaël Glucksmann non plus.
17:17Chez certains
17:18qui ne se sont pas encore alliés,
17:19mais qui vont le faire
17:21d'après ce qu'ils disent,
17:23ils sont très embêtés
17:24parce que, voilà,
17:25autant sur l'international
17:26et l'Europe,
17:26ils sont très d'accord
17:27avec Glucksmann.
17:28Mais sur la vie quotidienne,
17:30ils l'attendent.
17:30Et notamment des députés socialistes
17:32qui disent,
17:32mais attendez,
17:33rognés sur les catisations sociales,
17:35c'est tout ce contre quoi
17:36on se bat à l'Assemblée nationale.
17:37Et là,
17:38ils nous disent
17:38que c'est ça qu'on va faire.
17:39C'est quand même compliqué.
17:40Est-ce que le fait
17:40que Raphaël Glucksmann
17:41ne soit pas socialiste,
17:42ça peut compter aussi ?
17:43Absolument.
17:44Tu as raison de le rappeler.
17:45C'est un truc
17:45qui revient beaucoup
17:46dans la discussion.
17:47Au final,
17:47peut-être que
17:51certains se diront
17:52je veux quand même
17:52un candidat socialiste.
17:54Ça peut compter
17:55sur les législatives,
17:56notamment dans la suite.
17:57Bien sûr.
17:58On a vu ce qui s'est passé
18:01où finalement
18:02le Parti Socialiste
18:03a décidé d'embarquer
18:04son candidat,
18:05celui qui tirait la liste
18:06dans les négociations
18:08avec le nouveau Front Populaire,
18:09un peu contraint et forcé.
18:12D'ailleurs,
18:12on se souvient
18:13que les négociations
18:14ne se sont pas forcément
18:15très bien passées
18:15et Place Publique
18:16a quasiment dénoncé
18:17dans la demi-seconde
18:18ce qu'il venait de signer.
18:21Et pour rappel aussi,
18:23les soutiens
18:24de Raphaël Glucksmann
18:25aujourd'hui,
18:25tu les as cités,
18:26Carole Delga,
18:26Nicolas Maillot-Rossignol,
18:27etc.
18:28Ce sont les mêmes
18:29qu'en 2019.
18:31Il était vent debout
18:33lorsqu'Olivier Faure
18:33a proposé
18:34de mettre son petit grand frère
18:36tel qu'il l'appelle
18:36Raphaël Glucksmann
18:37tête de liste.
18:38Il l'excusait
18:40d'effacer
18:40le Parti Socialiste
18:41justement
18:41derrière
18:43un potentiel partenaire.
18:44C'est l'effacement
18:45là où
18:45ils sont tenants
18:46d'une ligne plutôt hégémoniste
18:47du Parti Socialiste.
18:48Et puis,
18:48il y a une grande différence aussi.
18:50C'est qu'en 2018,
18:52quand il lance
18:53Place Publique,
18:54la ligne politique
18:55de Raphaël Glucksmann,
18:57ce n'est pas celle
18:57qu'il a aujourd'hui.
18:58c'est clairement une ligne unioniste
19:01plus à gauche.
19:02Aujourd'hui,
19:03c'est une ligne
19:03social-démocrate,
19:05pour ne pas dire
19:05encore plus centriste,
19:07et très anti-union.
19:10Donc,
19:10ce n'est pas du tout
19:11même Raphaël Glucksmann.
19:14Par exemple,
19:14ce dispositif primaire,
19:15avant de revenir sur
19:16ceux qui pourraient être
19:17des vrais outsiders,
19:19parce qu'ils sont
19:19à priori loin
19:20de pouvoir
19:21concurrencer le match,
19:22elle va ressembler
19:23à quoi,
19:23cette primaire, Rachel ?
19:24Bon,
19:24alors,
19:25c'est le mode
19:27de scrutin majoritaire
19:28de l'élection présidentielle.
19:30Les deux premiers
19:31du premier tour,
19:32s'il n'y en a pas un
19:33qui a fait 50%,
19:34vont au second tour.
19:35Ce sera un vote électronique.
19:379 et 10 octobre
19:39pour le premier tour,
19:40et une semaine après,
19:41aussi vendredi,
19:42samedi,
19:43donc ça doit être
19:44le 16 octobre,
19:45si je ne me trompe pas,
19:46pour le second tour.
19:48La liste des candidats
19:49sera définitive
19:50le 15 septembre.
19:51Il faut réunir
19:52soit 15 membres
19:54du Conseil national
19:54du Parti socialiste,
19:55donc c'est l'assemblée
19:56interne du PS,
19:58soit 10 parlementaires,
20:00soit 50 maires,
20:01soit 50 conseillers
20:03régionaux
20:03ou départementaux,
20:05je crois que c'est
20:06à peu près toutes les...
20:06Voilà,
20:06et qui sont issus
20:07de plusieurs régions
20:08et départements,
20:09mais on veut passer
20:09des détails.
20:10Les détails.
20:12Peuvent voter
20:13les militants
20:14un jour de cotisation
20:15du Parti socialiste,
20:17de place publique,
20:18de la gauche républicaine
20:19et socialiste,
20:19le petit parti
20:20d'Emmanuel Morel
20:20qui est destiné
20:21de se joindre
20:21à ce processus.
20:23Qui siège aujourd'hui
20:24dans le groupe GDR
20:24avec les communistes
20:25et les ultramarins.
20:26Qui s'était fait élire
20:28député européen en 2019,
20:29réélire député européen
20:30en 2019
20:31sur une liste insoumise.
20:35Parlons du prix peut-être.
20:36Parlons du prix,
20:36voilà.
20:37Vous pouvez,
20:37sans être membre
20:39effectivement de ces partis,
20:40voter en vous inscrivant
20:42jusqu'à, je crois,
20:43trois jours avant le vote
20:46au prix modique
20:47de 15 euros.
20:49Oui, il y a un tarif social.
20:5010 euros tarif social,
20:51sachant que c'est une déclaration
20:53sur l'honneur.
20:55Donc en fait,
20:56cochez le tarif social.
20:58Et vous pourrez voter,
21:00vous joindre à cette primaire.
21:02Il y a un doute
21:04sur ce que ça veut dire.
21:06Est-ce que c'est une primaire
21:06fermée,
21:07semi-ouverte,
21:08etc.
21:10Parce que tout ça
21:11a été fait sur mesure
21:12pour Raphaël Guzman,
21:13il faut le dire clairement.
21:14Et tout le monde continue
21:15d'appeler
21:15un raz-de-marée populaire
21:17pour légitimer
21:18le potentiel vainqueur.
21:19Avec de tels tarifs,
21:20ça paraît compliqué.
21:21Ce serait quoi un succès ?
21:22Guzman dit
21:23mais en fait,
21:24on veut des militants,
21:25on veut des gens
21:25qui participent vraiment
21:26à la campagne.
21:29Ok,
21:29mais c'est aussi,
21:30ça paraît absolument
21:32comme un vote censitaire
21:33aussi,
21:33parce qu'on a peur
21:34que les pauvres
21:35ne votent pas pour nous.
21:36Le symbole est terrible.
21:37Parce que la fourchette haute,
21:38on pourrait,
21:39si on additionne pour l'instant,
21:40les différents adhérents revendiqués,
21:42parce qu'on ne peut pas vérifier les chiffres,
21:44on serait autour
21:45d'un corps électoral
21:46de 50 000 personnes
21:48sans compter
21:48ceux qui pourraient venir voter.
21:50Et sans compter
21:51ceux qui ne participeront pas.
21:52Parce que même
21:53dans des votes,
21:54même dans les votes internes,
21:56vous avez rarement
21:57plus de 70 %
21:58de participation.
21:59Donc 50 000
22:00plus potentiellement
22:01quelques votants.
22:02Et disons,
22:02même si on arrive à 100 000,
22:03est-ce que ça donne une dynamique ?
22:05Alors déjà,
22:06pour moi,
22:06100 000,
22:07c'est déjà un fourchette
22:08très très haute.
22:08Ça me paraît,
22:10peut-être que je dis une bêtise,
22:11on le verra après
22:12dans un mois,
22:13mais ça me paraît
22:13hors de portée.
22:15Or,
22:16souvenez-vous,
22:17c'est le chiffre
22:18des votants
22:18à la primaire écologiste
22:19en 2021.
22:21Donc 100 000,
22:22ça me paraît
22:23hors de portée.
22:26S'ils arrivent
22:27à 100 000,
22:27ça veut dire
22:28qu'il y a quand même
22:28quelques 50 000 personnes
22:30qui se sont dit
22:30je vais participer à ce vote.
22:31Ça n'est pas rien.
22:34Est-ce que ça fait
22:34une dynamique
22:35après dans la campagne ?
22:36Je ne suis pas certaine.
22:39Surtout que,
22:40pour résumer un peu
22:41l'impression que je vous ai donnée
22:42du week-end,
22:43j'ai l'impression quand même
22:44que Glucksmann est toujours
22:46évidemment le grand favori
22:47de cette primaire,
22:48mais qu'il pourrait en ressortir
22:50affaibli
22:50si vraiment,
22:51pendant toute la primaire,
22:52il est obligé
22:53de se positionner
22:54sur des trucs de gauche.
22:55Or,
22:56aujourd'hui,
22:56sa force,
22:57c'est d'être loin,
22:58enfin,
22:59c'est d'être haut
22:59dans les sondages
23:00grâce au fait
23:01qu'il grappille pas mal
23:03dans le bloc central,
23:04et la gauche en a besoin
23:06pour essayer de sortir
23:08de ces 32%
23:09depuis 10 ans.
23:11Aujourd'hui,
23:11c'est vrai que dans les sondages,
23:12la gauche,
23:13elle est régulièrement
23:14au-dessus de 35%,
23:15ce qui ne lui était pas arrivé
23:16depuis longtemps.
23:19Mais,
23:20mais voilà,
23:21il risque de ressortir
23:23affaibli,
23:23peut-être sans dynamique.
23:25Bon,
23:27ça peut aussi bien se passer,
23:28c'est pas à exclure non plus,
23:30le pire n'est jamais sûr.
23:32Mais,
23:32voilà,
23:32ce que racontent
23:34les pro-gluxemans,
23:35c'est que leur objectif,
23:36c'est de rentrer
23:36dans la primaire
23:37tel qu'ils en sont,
23:38pardon,
23:38de sortir de la primaire
23:39tel qu'ils en sont rentrés,
23:42tel qu'ils y sont rentrés.
23:42En un seul morceau,
23:43donc,
23:43en un seul morceau
23:44et aussi haut dans les sondages.
23:47Ça veut dire
23:47qu'ils essayent un peu
23:48d'enjamber le truc.
23:50J'ai l'impression
23:50que c'est un peu six semaines
23:51où ils vont essayer
23:52de faire le gros dos,
23:53quoi.
23:54On verra aussi
23:55combien de débats
23:56télévisés
23:56l'accepte de faire,
23:57parce que c'est un gros sujet
23:58au sein du Parti Socialiste.
23:59C'est un bon sujet
24:00à ce que hier,
24:00Olivier Faure l'a abordé
24:01dans son interview.
24:03Ça a été un sujet
24:04qui était là
24:04pendant tout le campus
24:06à Blois.
24:08Les foristes,
24:09eux,
24:09ils voudraient trois débats.
24:11Les gluxmaniens,
24:12si on peut les appeler
24:13comme ça,
24:13les pro-gluxemans,
24:14eux,
24:15ils veulent limiter
24:15au maximum.
24:17Là,
24:17je vous donne un petit tips.
24:19Quand vous êtes candidat
24:20à une élection
24:20et vous réclamez
24:21beaucoup de débats,
24:22c'est que vous n'êtes
24:22pas le favori.
24:24Un grand exemple,
24:25c'est l'entre-deux-tour
24:26de l'élection
24:27de 2012.
24:28Nicolas Sarkozy
24:29est en difficulté.
24:30Il demande trois débats
24:31à François Hollande
24:32qui, évidemment,
24:32lui a dit non.
24:34Donc,
24:34quand vous demandez
24:35beaucoup de débats,
24:35c'est que vous pensez
24:37avoir besoin des débats
24:38pour remonter.
24:40Étant entendu
24:40qu'aucun débat en France
24:43n'a jamais changé
24:44le cours d'une élection.
24:45C'est arrivé à l'étranger.
24:47Ça peut arriver,
24:48mais en France,
24:48c'est jamais vraiment arrivé.
24:50Il y en aura,
24:50à priori, quand même,
24:51mais la question,
24:52c'est voir le nombre.
24:53Les militants socialistes
24:54ont torpillé
24:54la primaire dite de Bagneux
24:56dans le périmètre
24:56avec les écologistes,
24:57debout le parti
24:58de François Ruffin
24:58l'après-génération
25:00au début de l'été
25:02pour s'engager
25:03dans une primaire
25:04sociale-démocrate.
25:05Mais on a vu
25:05l'hypothèse
25:06d'un potentiel
25:07trouble-faite
25:08qui était présent
25:09à Blois,
25:10qui, lui,
25:11a continué sa campagne
25:12à l'inverse
25:13de Clémentine Notin
25:13pour l'après
25:14et de Benjamin Lucas
25:15pour génération.
25:16C'est François Ruffin.
25:18Est-ce qu'il pourrait
25:19participer à cette primaire,
25:20François Ruffin ?
25:21Alors, c'est quelque chose
25:22qui a subréptissement
25:25excité Blois.
25:26Il était évidemment,
25:27il était effectivement
25:28invité dans un débat
25:29sur le travail,
25:31si mes souvenirs sont bons,
25:33François Ruffin.
25:36Visiblement,
25:37c'est un truc
25:37qui a été dans l'air.
25:41Le problème,
25:42c'est que pour François Ruffin,
25:45le prix d'entrée
25:46de 15 euros,
25:46c'est quand même
25:47un peu l'antithèse
25:48de ce qu'il promeut.
25:50Et puis,
25:51la vérité,
25:52c'est que
25:53les Glucksmans
25:54et tout
25:54ne le laisseront
25:55jamais rentrer.
25:56Force,
25:56ça l'arrangerait.
25:57Mais Glucksmans
25:58ne le laissera jamais rentrer.
26:00Il a notamment,
26:01pas que pour ça,
26:02mais refusé
26:03la primaire de Bagneux
26:04parce qu'il pensait
26:05qu'il n'était pas
26:06sur la même ligne
26:07que François Ruffin
26:07et qu'il n'irait pas
26:08soutenir François Ruffin
26:09si c'est lui
26:10qui ait gagné
26:10une primaire.
26:11Donc, a priori,
26:12il ne le laisserait pas rentrer.
26:15Y compris certains
26:16des soutiens
26:18de Raphaël Glucksmann
26:19qui jusqu'il y a peu
26:20disait
26:20« Nous, on veut
26:21une candidature
26:22de Ruffin à Glucksmann. »
26:23Là, quand on leur remettait
26:24en face l'hypothèse
26:25de Ruffin,
26:26voilà,
26:26surtout pas.
26:27Ça met quand même
26:28un voile sur leur sincérité.
26:30Et François Ruffin
26:30a eu une expression
26:31que je trouvais
26:32assez marrante.
26:33Avant, c'était justement
26:33la primaire de Ruffin à Glucksmann.
26:35Maintenant, c'est la primaire
26:36de Raphaël à Glucksmann.
26:37Oui, c'est clairement ça.
26:39Parmi les autres hypothèses,
26:41on va vous montrer
26:42un tweet.
26:43Une personne qui devait
26:45venir à Blois
26:46mais qui finalement
26:47était retenue
26:47pour affaire
26:48« Nous a-t-on dit »,
26:49c'est Mathieu Pigasse.
26:52Mathieu Pigasse
26:52qui dit
26:53« Et si la primaire
26:56du Parti Socialiste
26:57était l'occasion
26:58de porter un véritable
26:59discours de rupture,
27:00écrit-il sur Twitter.
27:01On va vous épargner
27:02la lecture de tout le tweet
27:03que vous pouvez retrouver
27:04sur le compte X
27:05de Mathieu Pigasse.
27:06Mais c'est une option,
27:07Mathieu Pigasse
27:08dans la primaire socialiste ?
27:09Rappelons qu'il a travaillé
27:10dans les cabinets
27:10ministériels
27:10sous Lionel Jospin.
27:13qu'il vient de la galaxie
27:16socialiste,
27:17Mathieu Pigasse.
27:18Absolument.
27:18Et il a fait un petit tour
27:19des universités d'été
27:21puisque certes,
27:22il a manqué
27:22celle du PS,
27:23mais il était aux Amphi,
27:25il était aux Journées
27:25des écologistes.
27:28C'est une hypothèse.
27:29C'est une hypothèse
27:33crédible.
27:36Alors la question
27:37est de savoir
27:37s'il est membre
27:37du Parti socialiste.
27:38Mes informations
27:39me disent
27:39qu'il est membre
27:41du Parti socialiste
27:41mais ce n'est pas
27:43si confirmé
27:44que ça.
27:46C'est une hypothèse
27:47et puis surtout,
27:48ça fait les affaires
27:49d'Olivier Faure.
27:50Plus il y a de candidats,
27:51plus ça fait les affaires
27:52d'Olivier Faure
27:53parce qu'en fait,
27:54ça met Raphaël Luxemann
27:56dans un gloubi-boulga
27:57et surtout,
27:58c'est à peu près
27:59que des candidats
28:00qui ne vont pas faire
28:01de cadeaux
28:01à Raphaël Luxemann.
28:02Il y a un monde
28:03où les débats,
28:04ça se transforme
28:04en procès de Raphaël Luxemann.
28:06En TSG,
28:07tout sauf Luxemann.
28:08TSG,
28:08tout sauf Luxemann
28:09parce que clairement,
28:11pour le coup,
28:13Mathieu Pigasse,
28:13il n'est vraiment pas du tout
28:14sur la même ligne économique
28:16même de Raphaël Luxemann.
28:18Il avait dit que Luxemann
28:18n'était pas de gauche.
28:19Il l'avait dit
28:20dans une émission télé.
28:21Oui, bien sûr.
28:21Donc vous vous rendez compte
28:22si dans tous les débats,
28:23il se fait attaquer
28:24de cette force-là
28:26quand on connaît aussi,
28:27voilà,
28:28ce n'est pas non plus,
28:28ce n'est pas une bête de scène
28:29à Raphaël Luxemann
28:30dans les interviews.
28:31Je ne sais pas
28:32si vous avez regardé
28:32celle sur TF1
28:33ou celle d'hier.
28:34On a l'impression
28:34qu'il est un peu surpris
28:35à chaque question.
28:36C'est un peu bizarre.
28:39Bon,
28:40ce ne sera pas un concours
28:42d'éloquence
28:42à cette primaire
28:43entre Faure et Luxemann.
28:45Mais Raphaël Luxemann
28:46il part de loin.
28:47Heureusement
28:48qu'il a des sondages
28:48avec lui.
28:50Mais voilà,
28:51Pigasse,
28:52c'est une hypothèse.
28:55Et évidemment,
28:56pour lui,
28:56à mon avis,
28:57la question des parrainages
28:57ne serait pas un sujet
28:58puisque Olivier Faure
29:00serait à mon avis
29:00tout à fait prêt
29:02à les donner.
29:04Pareil pour Ségolène Royal
29:06par exemple
29:06qui peut être vraiment
29:07un élément
29:10pas contrôlable
29:11de cette primaire.
29:12J'allais y venir justement.
29:13Il y a trois personnalités
29:14dont on a
29:15que peu parlé pour l'instant.
29:16On ne va pas
29:16s'éterniser.
29:18Mais il y a quand même
29:19du coup Ségolène Royal
29:19qui est venue
29:20et qui faisait même partie
29:21des invités.
29:23Elle était là.
29:23Elle était mise en avant
29:23sur l'affiche officielle
29:26des universités d'été.
29:27Il y a Jérôme Gage.
29:28Il y a Philippe Brun
29:29dans ces trois-là.
29:31Est-ce qu'ils peuvent
29:32réussir à imposer
29:33des thèmes
29:33dans la campagne,
29:34à perturber un peu le jeu ?
29:35On a vu que Philippe Brun
29:36lui avait mis dans le débat
29:38un sujet sur la retraite
29:39par capitalisation
29:41via un fonds souverain,
29:42etc.
29:42Voilà,
29:43il vient bousculer le débat.
29:43Complètement.
29:44Est-ce qu'on peut assister
29:45comme ça,
29:46comme ça a pu être le cas
29:46dans diverses primaires socialistes
29:48où des petits candidats
29:48ont réussi quand même
29:49à perturber un peu le jeu ?
29:51Oui, ça,
29:52je ne suis pas certaine
29:53parce que ça va rester
29:54quand même une petite primaire
29:55qui ne va durer
29:55pas très longtemps.
29:57Si vous avez trois débats,
29:59pourquoi pas ?
29:59Si vous n'en avez qu'un seul,
30:00ils n'auront pas le temps
30:01de vraiment perturber la chose.
30:05Brun a effectivement
30:06mis des propositions
30:07sur le tapis.
30:08Gage,
30:09il a sorti un bouquin.
30:13Il y a quand même des chances
30:14que ça finisse en duel quand même,
30:16avec au milieu
30:17quelques éléments perturbateurs,
30:19mais il y a quand même
30:21possibilité qu'il n'y en ait
30:22que deux vraiment qui existent.
30:25Finissons rapidement
30:25avec François Hollande
30:27qui, lui,
30:28se tient en embuscade,
30:29l'ancien président de la République
30:30qui envisage de se poser
30:32en recours
30:33tout en refusant
30:33de participer à la primaire.
30:34On a déjà vu aussi
30:35un petit duel médiatique
30:36avec Olysée Faure
30:37qui a annoncé
30:38que probablement
30:38il y aurait une censure
30:39du budget
30:39et du gouvernement Lecornu
30:41à la rentrée.
30:43C'est un enjeu
30:43avec Glucksmann
30:44parce que
30:46s'ils ont
30:47deux tonalités différentes
30:48et que Glucksmann
30:49se retrouve dans la position
30:50de quelqu'un
30:51que ça ne dérange pas
30:52d'être l'allié du gouvernement
30:53à quelques mois
30:53de la présidentielle.
30:54Ce sera un enjeu de la primaire.
30:55Il y en a en tout cas
30:56qui assume de dire
30:57que ce n'est pas automatique.
30:58La censure,
30:58c'est François Hollande.
31:00Il est venu à Blois,
31:01il a rencontré les militants.
31:02Tu disais qu'il s'est tenu
31:04un peu en marge
31:05de l'événement.
31:05Oui, un peu comme Glucksmann.
31:07Un peu comme Glucksmann,
31:08mais même plus que Glucksmann.
31:09C'est-à-dire qu'il était à Blois,
31:12il a rencontré du monde,
31:13mais il n'est jamais vraiment venu
31:14dans l'enceinte
31:16des universités d'été.
31:19Il est venu parler à ses soutiens,
31:21il est venu se compter,
31:22il est venu montrer
31:23qu'il était là.
31:24Il a fait quand même
31:25un petit point presse
31:26avec les journalistes
31:27où il a donc redit
31:28qu'il ne voulait pas participer
31:29à la primaire,
31:30qu'il trouvait que c'était
31:30une mauvaise méthode.
31:32Il a néanmoins dit
31:33que le candidat
31:37qui sortirait de la primaire
31:38aurait sa légitimité,
31:39mais qu'au mois de décembre,
31:43il y aurait un moment de vérité.
31:45Et donc, en fait,
31:45François Hollande,
31:46il espère que la personne
31:47qui sortira de la primaire
31:48ressortira trop affaiblie
31:50et qu'il pourra le débrancher
31:53et prendre sa place.
31:54Oui, il est toujours très clivant,
31:56François Hollande,
31:57au sein du Parti Socialiste.
31:58Son bilan présidentiel
32:01est extrêmement contrasté.
32:03En tout cas,
32:04pour le dire avec euphémisme,
32:07Olivier Faure,
32:07lorsqu'il est arrivé à la tête du PS,
32:09en avait fait l'inventaire.
32:10C'est ce qu'ils n'ont de cesse de dire.
32:11Lui qui avait été lui-même
32:12son ancien collaborateur
32:15il y a longtemps.
32:16C'était son directeur de cabinet adjoint
32:18au Parti Socialiste, tout à fait.
32:21Et on les a vus.
32:23C'est anecdotique,
32:24mais l'image me faisait marrer.
32:26Donc, je vous la montre.
32:27Olivier Faure et François Hollande
32:28se sont vus.
32:30Ça va, François ?
32:32Tu n'as pas perdu la main.
32:34Tu n'as pas perdu la main.
32:38C'est tout,
32:39l'état-major souriste.
32:48Voilà, François Hollande se tient prêt.
32:52Je vous spoil un peu,
32:53mais dans quelques jours,
32:55vous trouverez dans les colonnes de l'UMA
32:57un dossier consacré à François Hollande
32:59sur lequel nous travaillons tous les deux.
33:02Donc, on viendra vous reparler
33:04de François Hollande,
33:05de l'hypothèse Hollande.
33:08Merci Rachel.
33:09Merci Emilio.
33:10On continuera évidemment
33:11à vous chroniquer
33:12ce qui va se passer
33:13dans cette primaire
33:14du pôle social-démocrate.
33:16Raphaël Glucksmann a-t-il déjà gagné ?
33:18François Hollande sera-t-il candidat ?
33:19Olivier Faure peut-il perturber le match ?
33:21Voilà, c'est mieux qu'une série Netflix
33:24qui sera pour partir
33:25retrouvée sur la chaîne YouTube de l'UMA,
33:27laquelle vous ne devez pas
33:28hésiter à vous abonner si ce n'est pas déjà le cas.
33:31Abonnez-vous, y compris à nos productions
33:33sur le web.
33:34Papiers, on a besoin de vous.
33:36Faites des dons.
33:36Et on vous dit à bientôt
33:38et sûrement à la fête de l'UMA.

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