- il y a 8 heures
Comme chaque mois de juin, on entre dans le mois des fiertés. Un mois pour célébrer l’histoire et les identités de la communauté LGBTQIA+, un mois pour en apprendre plus sur les luttes et le chemin qu’il reste à parcourir pour l’égalité réelle des personnes queers dans la société. Mais depuis quelques années, c’est aussi un moyen pour les entreprises et les politiques de ripoliner leur façade à grand coup de logo arc-en-ciel afin de se faire passer pour des grands alliés de la cause. On appelle ça le pinkwashing ou rainbow washing et de nombreux activistes le dénoncent. D'où vient le pinkwashing, quels en sont les pires exemples et comment démasquer ces faux alliés ? Le point avec Mathilde Gros et Melissa Amneris dans l'émission SCROLL !
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00:00 C'est quoi le pink washing ?
1:54 Les pubs qui utilisent le pink washing
8:29 Le pink washing du RN
16:48 L'origine du Pink Washing en Israël
28:48 La réalité des LGBTphobies
40:13 LGBT et ruralité
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16:48 L'origine du Pink Washing en Israël
28:48 La réalité des LGBTphobies
40:13 LGBT et ruralité
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00:01On est en juin, et comme chaque mois de juin, on entre dans le mois des fiertés.
00:05Le mois des fiertés, c'est un mois pour célébrer l'histoire et les identités de la communauté LGBTQIA+,
00:11un mois pour en apprendre plus sur les luttes et sur le chemin qui reste à parcourir
00:15pour l'égalité réelle des personnes queer dans la société.
00:18Mais depuis quelques années, c'est aussi un moyen pour les entreprises et les politiques
00:22de ripolliner leur façade à grands coups de logo arc-en-ciel,
00:25afin de se faire passer pour des grands alliés de la cause.
00:27On appelle ça le pinkwashing, ou rainbowwashing, et de nombreux activistes queer le dénoncent.
00:34Déjà, on va définir les termes, parce que c'est mon côté dissertation,
00:38j'aime bien définir les termes avant qu'on y aille vraiment dans le fond du sujet.
00:42Qu'est-ce que c'est le pinkwashing ?
00:44SOS Homophobie l'avait défini dans son rapport de 2023 comme
00:48« un procédé de communication qui met en avant une bienveillance
00:52avec les personnes LGBTQIA+, pour engendrer des gains en termes d'image et de réputation,
00:58sans pour autant agir en conséquence. »
01:01Et alors, depuis que les activistes le dénoncent, les marques font un peu plus attention.
01:08Mais je me suis replongée dans les archives des réseaux sociaux,
01:12de ce que les marques nous ont proposé sur ces dix dernières années,
01:15pour vous ressortir des petites pépites de ce pinkwashing.
01:20Et avant tout, dans le chat, j'aimerais vous faire un petit quiz.
01:23À votre avis, devinez quel produit alimentaire a été pinkwashé par la marque Mark & Spencer ?
01:31C'est les Mark & Spencer, qui sont une chaîne...
01:33Ils font de tout, en plus.
01:34Ouais, voilà.
01:34En fait, on peut dire que c'est le monoprix anglais, en gros.
01:37Ouais, ça va être.
01:38Voilà.
01:39Et je vois dans le chat l'origine du terme.
01:42C'est une critique d'Israël, surtout.
01:43On y vient.
01:43J'y viens.
01:44Enfin, voilà.
01:45Pas de no spoil, j'y viens, j'y viens.
01:47Donc, n'hésitez pas à vous demander dans le chat.
01:49Et avant de parler de Mark & Spencer, je vais vous parler de...
01:54En 2018, également, il y a eu une publicité de Calvin Klein,
02:00avec Bella Hadid, qui embrasse une femme pour faire la promo de la marque.
02:07Ça, c'était Calvin Klein.
02:09Ouais, ça, c'était Calvin Klein en 2018.
02:10Et en fait, deux problèmes sur cette campagne.
02:14Bah, Bella Hadid, elle est pas lesbienne.
02:16Tout à fait.
02:16Premier problème.
02:18Donc, on dit...
02:19Enfin...
02:20Quand même, quand on célèbre les identités lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres,
02:25c'est pas mal d'avoir des personnes concernées dans ces campagnes.
02:28De les mettre en avant, qui sont déjà invisibilisées toute l'année.
02:30On pourrait me dire, peut-être que Bella Hadid est bisexuelle,
02:32et qu'elle a pas envie d'être outée, ou quoi que ce soit.
02:36Mais, on pourrait se dire, cette personne, elle, est lesbienne, ou bisexuelle, évidemment.
02:40Donc, ça colle.
02:41Non, cette personne en rouge, elle n'existe pas.
02:44Ah, c'est de l'IA ?
02:45C'était une...
02:46Non, c'était pas de l'IA.
02:47À l'époque, c'était une influenceuse virtuelle.
02:49Voilà.
02:50Pas générée par IA, mais générée de la canem.
02:53J'en suis quand même, quoi.
02:54Ouais, voilà.
02:55Donc, ça, c'était pour 2018, pour Calvin Klein.
02:59D'accord.
03:00Bon, aujourd'hui, Calvin Klein, ce mois-ci, ils ressortent des collections floquées arc-en-ciel.
03:06Normalement, c'est le minimum de ce qu'ils font.
03:09Et par contre, c'est toujours fabriqué au Bangladesh, dans des pays où, d'une part,
03:14les conditions des ouvriers sont absolument terribles, et où c'est de l'esclavage moderne.
03:19Et d'autre part, où, au Bangladesh, l'homosexualité est pénalisée.
03:25Les rapports homosexuels sont pénalisés.
03:27Donc, voilà.
03:27C'est toujours ce petit truc hypocrite qu'ont les multinationales.
03:31Oui, c'est un paradoxe.
03:32Voilà.
03:33Et pour répondre, du coup, à la question que je vous avais posée, je vois que vous
03:37n'avez pas du tout emparé dans le chat.
03:38Je suis très déçue.
03:39C'est pas grave.
03:39Vous n'avez pas joué aux quiz, en fait.
03:40C'est pas grave.
03:41Non, mais c'est le matin, je comprends.
03:43Mais du coup, qu'est-ce qu'ils ont fait, Marcus Spencer ?
03:45Ils avaient fait...
03:47Un Twitch.
03:49Sandwich.
03:50Le sandwich LGBT.
03:51Donc, avec de la laitue, du guacamole, du bacon et de la tomate.
03:56C'est vrai.
03:56C'est vrai que...
03:57Oui, mais il y a toutes les couleurs.
03:58Enfin, la laitue est verte.
04:00Le guacamole est vert, le bacon est rouge.
04:02Non, il n'y a que deux couleurs.
04:02Ça ne marche même pas.
04:03J'ai cru, mais il manque quelque chose d'autre.
04:05Oui, à la limite, bon, foutez des colorants.
04:08Voilà.
04:09Mais là, des oeufs, ça aurait fait le jaune.
04:11De la betterave, ça aurait fait le violet.
04:13Il y avait un truc.
04:14Il y avait un truc de recette, aller plus loin, chercher le truc, être dans la com.
04:17Et même ça, ils l'ont foiré.
04:19Ah, mais non, mais c'est terrible.
04:20C'est vraiment rien de neuf.
04:23Du coup, en 2018, en Angleterre, il y a eu vraiment...
04:26Alors, il y a eu deux camps.
04:27Il y a eu les conservateurs qui ont dit genre, oh là là, c'est vraiment dégueulasse.
04:32Ils sont allés jusqu'à queeriser les sandwiches.
04:35Queeriser le belt.
04:38Et l'autre critique qui était quand même plus intéressante, c'était notamment les activistes queer qui disaient non mais
04:45vous vous foutez de notre gueule.
04:46Ça fait des années qu'on vous alerte sur les droits, qu'il y a des travailleurs chez Mark Spencer
04:52qui se sentent pas à l'aise d'être out en public.
04:57Et vous, votre réponse à ça, c'est un sandwich pour le freinland ?
05:01En interne dans...
05:02Ouais, il y avait déjà des trucs, comme dans plein d'entreprises en fait.
05:07Voilà, c'était pas...
05:08Mark Spencer n'était pas homophobe en soi.
05:10Il demandait pas aux salariés de se cacher.
05:12Mais voilà, il y avait des salariés qui sont un peu sortis du bois en disant...
05:16Oui, c'était latent.
05:17C'est totalement performatif ce que vous faites là, ça n'a pas de sens.
05:20Merci beaucoup au poste pour le raid.
05:22Merci beaucoup David Dufresne.
05:24Bonjour à tous.
05:25Et salut, donc du coup ici vous êtes sur Scroll, les Raiders et les Raideuses.
05:29Scroll, en fait c'est l'émission où on part de votre fil d'actu pour aller plus loin.
05:33Et là, on est en train de parler Pinkwashing et Moi des Fiertés.
05:37On était en train de voir les pires opérations qu'il y avait eu ces dernières années.
05:41Après, alors, pour repartir sur d'autres opérations qui sont pas forcément les pires,
05:45mais qui sont pareilles, performatives et qui n'apportent rien,
05:48Noyck avait fait des baskets d'arc-en-ciel.
05:52Mais est-ce qu'on pourrait se demander, est-ce que le Pinkwashing pourrait,
05:57comme on le rappelle, c'est un truc marketing et de base de communication,
06:01mais pourrait avoir une utilité à au moins déplacer la fenêtre d'Overton,
06:05au moins permettre une diversité un peu plus acceptée,
06:09de permettre une représentation, est-ce que ça a aidé un petit peu quand même ?
06:12Alors, ça aide, c'est comme un petit peu le féminisme washing.
06:15C'est ça, je me pose la question pour le féminisme washing.
06:17Quand on avait beaucoup parlé, quand Beyoncé avait sorti un t-shirt féministe,
06:22où en fait, des chercheuses dénonçaient aussi un peu cette réappropriation
06:27sans vraiment d'action derrière, mais disaient, c'est quand même mieux que rien.
06:31Dans le monde dans lequel on vit, est-ce que...
06:33C'est ça, il vaut quand même mieux qu'il y ait des choses,
06:35mais ça ne nous empêche pas de, justement, nous, on en parle souvent...
06:38Et continuer de critiquer parce qu'on peut faire mieux qu'un sandwich.
06:40Voilà, nous, notre rôle, c'est d'être critique.
06:42Bien sûr.
06:44Et donc, voilà, faire...
06:46Oui, des baskets arc-en-ciel, bon, pourquoi pas ?
06:49Ça peut être sympa, mais si derrière, tu formes personne,
06:54tu laisses aussi...
06:55Enfin, tu restes aussi dans des usines, dans des lieux...
06:59Ou tu oppresses les personnes LGBT, bon.
07:02Il faut rester alerte, comprendre que ce n'est pas suffisant,
07:04et surtout ne pas penser que du coup, ça en devient des entreprises faux alliées,
07:08ou juste parce qu'elles ont fait un truc arc-en-ciel,
07:10alors que c'était juste pour se faire des thunes.
07:11Tu vois, là, encore...
07:11C'était à la mode, à ce moment-là, d'être un peu woke.
07:14Exactement.
07:15Et d'ailleurs, on a un retour de bâton,
07:16où il y a quand même moins d'entreprises, maintenant,
07:18notamment américaines, qui affichent des opérations pour le Pride Month, tout ça.
07:22Et tu vois, typiquement, on en parle,
07:23mais la fast fashion, H&M, Cheyenne,
07:25ils continuent à faire, au mois de juin, des collections Pride.
07:29Mais ces collections Pride, en fait, voilà,
07:32elles sont produites dans des pays où, d'une part, l'homosexualité est pénalisée,
07:36et par des esclaves, enfin, des gens qui sont sous-payés,
07:40qui sont exploités, qui ont des horaires de travail à allonge.
07:43Voilà, donc c'est aussi...
07:44Les activistes pointent, on va dire, beaucoup l'hypocrisie de ces opérations,
07:50parce que ce qui pose le problème, c'est ce manque d'engagement,
07:53en plus du fait que ces entreprises,
07:55elles participent quand même à un système capitaliste de prédation.
07:58Et dans ce système, on le sait, de ce système ultralibéral,
08:04les LGBTphobies, c'est aussi un moteur de division des classes travailleuses, en fait.
08:09Donc c'est intéressant de se questionner sur ce côté-là, quoi,
08:13de dire, bon, pourquoi une marque...
08:16Enfin, quel est l'intérêt de ces marques capitalistes
08:18à afficher ce progressisme de surface ?
08:21Bien sûr.
08:23Et par ailleurs, donc ça, ça concerne tout ce qui est marques, entreprises et tout,
08:27mais il y en a qui sont aussi très forts dans le pinkwashing,
08:30c'est les politiques conservateurs.
08:33Et ça, on en avait fait une vidéo en décembre sur le RN.
08:38Je vais vous la mettre tout de suite.
08:40Oui, ben ça, c'est des champions pour faire du washing de toutes sortes.
08:43Ou je crois que Jean-Philippe Tanguy avait déclaré
08:47« Marine Le Pen comprend les homosexuels comme Mylène Farmer ».
08:51Bien sûr, oui, oui, oui.
08:52Ça, c'était vraiment...
08:54C'était pas dans mon bingo de 2025.
08:57Vraiment, la comparaison Marine Le Pen, Marine Le Pen...
08:59C'est ce qu'affirme Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National,
09:02dans la dernière enquête du magazine Elle sur les hommes gays qui votent pour le RN.
09:06Selon l'élu, puisqu'elle a été discriminée toute sa vie à cause de son nom,
09:09Marine Le Pen a cette même blessure que les homosexuels.
09:11Elle les comprend...
09:12Voilà, juste ça.
09:14Elle a été discriminée sur son nom,
09:16donc elle comprend les personnes LGBT, d'accord ?
09:19Mais même la comparaison est totalement débile.
09:21Parce qu'à la rigueur-tile.
09:22Mais comme ils veulent pas dire que c'est une alliée antiraciste,
09:24ça irait encore moins avec leur communication, tu vois ?
09:26Ils sont pas encore trop dans l'antiracisme washing.
09:29Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
09:30On est pas les méchants, mais pas encore dans du washing,
09:33parce que le truc de...
09:34Elle a été discriminée sur son nom, donc elle comprend.
09:36Si elle devrait comprendre quelqu'un sur ça,
09:38il y a encore, je mets des gros guillemets,
09:39et si on était dans du washing, ce serait juste des personnes racisées,
09:42des personnes qui ont un nom à consonance étrangère.
09:44Mais oui, oui, oui.
09:45Enfin, les personnes gays ne se font pas discriminer sur leur nom de famille.
09:48Non, c'est pas ça.
09:49C'est pas ça qui discriminerait les personnes gays.
09:51Tu penses que t'es gay.
09:52Tu t'appelles Dupont, je pense que t'es gay.
09:54C'est genre...
09:55C'est quoi ça ?
09:56Ok Karine Lemarchand.
09:57Ok Karine Lemarchand, c'est toujours sur le nom de famille,
09:59mais ça n'a aucun sens, moi.
10:01Comme Mylène Farmer.
10:02Si la campagne de dédiabolisation du RN marche,
10:05le parti est pourtant loin d'être aussi gay-friendly qu'il le prétend.
10:08En 2012, le Front National s'opposait évidemment au projet de loi Taubira,
10:11qui a notamment permis le mariage entre deux personnes du même sexe.
10:14Cette même année, Marine Le Pen déclarait
10:16un président de la République qui obéit aux ordres du micro-lobby lesbienne, gay, bi, trans.
10:20On a touché le fond.
10:20L'ex-président du parti a également soutenu le mouvement La Manif pour tous,
10:24même si elle n'est pas descendue dans la rue avec les cadres du FN.
10:26En 2016, Marine Le Pen soutenait même les mères
10:29qui refusaient de célébrer les mariages de couples du même sexe.
10:31Elle affirmait vouloir abolir cette loi et la comparer à l'avortement.
10:34Du côté du Parlement européen, le Front National a voté en 2018
10:38contre des amendements pour encourager les initiatives
10:40interdisant les thérapies de conversion,
10:42qui visent notamment à rendre hétéro des personnes LGBT+.
10:45En gros, pour l'extrême droite,
10:46ce sont des déviants qui devraient être remis dans le droit chemin.
10:49À ce sujet, l'ancienne eurodéputée FN Marie-Christine Arnautu
10:52a affirmé ne pas s'opposer à toutes les thérapies de conversion.
10:54En 2021, le RN s'opposait à déclarer l'Union européenne...
10:57Il y a les bonnes et les mauvaises thérapies de conversion selon le RN, quand même.
11:01Mais là encore, il y a eu un vote encore très récemment à la Commission européenne.
11:05Oui, oui, justement, ouais.
11:05Ouais, ouais, et euh...
11:06Enfin, évidemment, qui a voté contre ?
11:09...de liberté LGBTQ en réaction au recul des droits des minorités sexuelles
11:14en Hongrie et en Pologne.
11:15D'ailleurs, le Rassemblement National soutient la Hongrie,
11:17qui met en place des politiques ouvertement homophobes.
11:20Comme l'interdiction...
11:20Alors, je vais l'arrêter là, parce que du coup, ça a un peu daté,
11:24parce que Orban a perdu des parties, il n'est plus là.
11:27Bon, je ne suis pas sûre qu'on ait vraiment gagné au change avec le nouveau,
11:31mais au moins, la Pride n'est plus interdite.
11:33Ouais, j'y sais pas, on verra.
11:35Donc, quand même, force aux hongrois, aux communautés queer hongroises,
11:39d'avoir survécu à tout ça, parce que...
11:42Et puis, il n'y avait pas un choix hyper incroyable aussi sur le deuxième tour, quoi.
11:45Non.
11:45Enfin, c'était un peu la peste et le choléra.
11:47Voilà, donc il vaut mieux, peut-être, le choléra, qui est peut-être moins mortel, je sais pas.
11:50Que la peste, oui.
11:51Voilà.
11:52Et sur cette question, en fait, du Rassemblement National,
11:58qui s'érige en rempart pour les personnes LGBT,
12:02qui, en fait, sa rhétorique au Rassemblement National est de dire
12:05« Ceux qui menacent les droits des personnes LGBT aujourd'hui, c'est l'islam. »
12:10Enfin, ils disent « l'islam » pour dire « les Arabes » dans leur matrice.
12:13De toute façon que le féminisme machine qu'ils ont,
12:16« je fais mon nationalisme, on a l'homo-nationalisme qui explose. »
12:19Oui, voilà.
12:20Et il y a cette vidéo de Lexi, d'Agressive Litrans,
12:23que je trouve, je ne vais pas vous la passer en entier,
12:25mais je la trouve assez intéressante.
12:27Elle l'avait fait à l'occasion des législatives en 2024.
12:30Je suis désolée, c'est vraiment un scroll rewind.
12:32J'ai vraiment scrollé très, très deep dans les contenus d'il y a très longtemps,
12:37mais je trouvais ça intéressant, quoi.
12:45L'ERN serait le seul choix cohérent contre les LGBTphobies.
12:49Mais dans le même temps, on est beaucoup à recevoir des commentaires
12:53comme celui-ci en tant que personne LGBT.
12:56Depuis plusieurs années, on observe aussi une tendance du Rassemblement National
13:00à mettre en avant ses élus et personnalités qui sont elles-mêmes LGBT+.
13:05Ne nous y trompons pas, c'est du pinkwashing et c'est de l'instrumentalisation.
13:10Individuellement, le RN, c'est quelqu'un comme Pierre Gentillet,
13:13qui ne comprend pas et qui demande à ce qu'on lui laisse dire
13:15que les PD devraient tous brûler.
13:18Institutionnellement, ce qui nous est promis,
13:20c'est le retrait de l'adoption pour les couples homoparentaux,
13:22des restrictions sur les parcours de PMA,
13:25l'interdiction des transitions.
13:26C'est des discours qui nous ramènent à une menace wokiste,
13:29à une dérive, à une maladie mentale.
13:31Et pourtant, on nous dit et redit que si on ne vote pas pour ce même parti,
13:34notre quotidien va devenir infernal et qu'on ne pourra plus exister dans la société.
13:38Ce qu'opère le RN, c'est du pinkwashing au service de son racisme et de sa xénophobie.
13:43Parce que c'est...
13:44Et voilà, c'est là aussi que je voulais en venir.
13:49Il y a Marguerine Yursenard qui nous dit dans le chat,
13:52j'ai l'impression que le pinkwashing, c'est un concept qui est plutôt très opératoire.
13:55Actuellement, on est dans l'homonationalisme et la militarisation des identités LGB.
13:59Sur la militarisation, moi, je n'ai pas assez de billes pour m'y lancer.
14:02Mais en effet, comme tu le disais, comme il y a le pendant-femo nationaliste de Nemesis,
14:06on a également l'homonationalisme qui est incarné en France par le collectif Eros.
14:13Et je vous invite aussi, pour en savoir plus sur l'homonationalisme,
14:16à aller voir cet article de Prolématiques Média qui parle du concept d'homonationalisme,
14:22qui est un concept de Jasbir Capouar.
14:24Et c'est assez intéressant sur comment l'homonationalisme
14:31vraiment essaie de sanctuariser les personnes LGB,
14:36parce que l'homonationalisme est extrêmement transphobe,
14:40et comment ils ont une stratégie de noyautage
14:44qui ne marche pas forcément, mais qui est quand même bien présente.
14:47Mais à l'image de Nemesis, c'est vraiment exactement le même ressort.
14:51C'est-à-dire, aujourd'hui, si vous êtes en danger,
14:53c'est parce que l'envahisseur musulman veut vous prendre vos droits.
14:58Voilà, ils arrivent à dire avec un peu plus de subtilité,
15:02mais bon, pas vraiment non plus.
15:04Moi, je trouve qu'il y a un relant de suprémacisme blanc aussi.
15:07En fait, ils se sentent tellement menacés,
15:09de toute façon, on va parler après de racialisation et tout,
15:11donc ça tombe bien, mais ils se sentent tellement menacés sur...
15:14On ne fait plus assez de bébés européens,
15:16c'est des choses qu'on peut entendre de la part de Stérin,
15:18de la part de Thaïs Descuffins,
15:19enfin, tous ces suprémacistes qui, eux, sont beaucoup plus assumés.
15:22Mais en fait, ils reprennent exactement cette même peur
15:24de grand remplacement, qu'on a fait...
15:26qu'il y a une rhétorique à la base antisémite
15:29qui aujourd'hui est devenue islamophobe, xénophobe, raciste,
15:31tout ce que vous voulez, qui a envahi les plateaux télé,
15:34de dire qu'en fait, ça vaut mieux, limite,
15:35que vous soyez un peu gay, vous êtes un peu machin,
15:39mais il faut qu'on sauve les blancs avant tout, quoi.
15:41C'est ça, en fait, le truc qui devient hallucinant.
15:43Et c'est pour ça qu'on a un tanguy david
15:45qui va pouvoir se pavaner et être en mode, oui, d'accord,
15:48mais en vrai, il y a un intérêt derrière.
15:50Non, et puis, tout ce truc de dire,
15:53genre, mais non, les conservateurs n'en veulent pas vos droits,
15:58tout ça, enfin, le mensonge est vraiment éhonté
16:00parce qu'on sait qu'une des premières choses
16:02que Mélanie a faites, notamment,
16:03c'est de retirer les droits parentaux
16:06dans les couples lesbiens
16:08à la mère qui n'avait pas porté l'enfant.
16:10Voilà, en fait, c'est ces mêmes gens
16:13qui se disent défenseurs de la famille.
16:16En fait, leur but, c'est de casser des familles, quoi.
16:19Et également, les familles choisies.
16:21Et voilà, ils ne sont pas...
16:22Enfin, ils nous rappellent tout le temps
16:24la communauté, au noyau, tout ça, les conservateurs,
16:27mais c'est les premiers à démonter, en fait,
16:30les communautés et les noyaux familiaux.
16:33Et donc, on y vient aussi sur l'homo-nationalisme
16:36et sur le... Enfin, là où on voit
16:38l'homo-nationalisme et pinkwashing, c'est lié,
16:40ce côté de se dire
16:41« Nous, on est l'oasis de liberté
16:46au milieu des barbares »,
16:47eh bien, en fait, ça a été une stratégie
16:49qui a notamment été utilisée en Israël.
16:52D'ailleurs, la création du mot pinkwashing,
16:54ça vient de ces affaires israéliennes
16:56où, enfin, vous pouvez retrouver,
16:59c'est la source, par exemple,
17:01c'est le rapport de SOS Homophobie en 2023,
17:05c'est également le New York Times en 2007,
17:08enfin, voilà, n'hésitez pas à aller faire
17:09vos recherches dessus.
17:10Donc, je cite le rapport de SOS Homophobie.
17:13« Le terme pinkwashing désigne à l'origine
17:15une stratégie politique utilisée par Israël.
17:17Les pays souhaitant contrer les accusations
17:19d'apartheid et de crimes
17:20en l'encontre des populations palestiniennes
17:23utiliseraient l'homosexualité
17:24comme un moyen de paraître moderne.
17:25Un site et la vive est promue
17:27comme une ville accueillante
17:28et bienveillante pour la communauté LGBTI.
17:30Cela permet à Israël de s'attirer
17:32la sympathie de la communauté
17:33et de renvoyer l'homophobie
17:34de l'autre côté de la frontière.
17:36Sarah Schulman, dont la tribune
17:38dans le New York Times a contribué
17:39à la popularisation du terme en 2011,
17:41décrit
17:41« Le mouvement global gay émergeant
17:44contre l'occupation israélienne
17:45a nommé ses tactiques pinkwashing,
17:47une stratégie délibérée
17:48pour cacher les violations continuelles
17:50des droits humains des Palestiniens
17:52derrière une image de modernité
17:54incarnée par la vie gay israélienne.
17:55Le pinkwashing ne fait pas que manipuler
17:58les acquis durement gagnés
17:59par la communauté gay d'Israël,
18:00qui existe évidemment,
18:02on ne va absolument pas le nier.
18:03Il est comme partout. »
18:09Voilà.
18:10Parce qu'en effet,
18:10croire que l'Occident
18:12a le monopole
18:14de la queerness,
18:16de la présence des personnes LGBT,
18:18c'est totalement faux.
18:19Et on le sait aujourd'hui.
18:21Surtout avec le passé colonial.
18:23Et en fait,
18:23il y a plein de collectifs,
18:25notamment palestiniens,
18:27qui ont dit
18:27« Mais évidemment,
18:29on se bat contre la criminalisation
18:31de l'homosexualité
18:32au sein de notre pays,
18:33mais là,
18:34on est en train
18:34de se faire bombarder,
18:35les gars.
18:36Là, on est en train
18:36de se battre aussi
18:37pour survivre. »
18:38Donc, évidemment,
18:39mais peut-être,
18:41on hiérarchise
18:42et ça,
18:42on verra après.
18:44Et on l'observe,
18:45c'est un truc
18:47qu'Israël utilise
18:49encore aujourd'hui.
18:52Alors qu'Israël
18:53est un pays
18:55gouverné par l'extrême droite
18:56où le mariage
18:57n'est pas légal,
18:59il y a la pride
19:01de Tel Aviv,
19:01mais ça n'en fait pas
19:04un no-assist de progressiste,
19:05un jeûne refuge
19:06ou des choses comme ça.
19:07Oui, voilà,
19:08c'est ça.
19:09Et donc,
19:09dans le cadre...
19:10Non, je ne sais pas si
19:11c'est autorisé.
19:11Je sais que même
19:12pour les mariages interreligieux,
19:13intrareligieux et tout,
19:14ils sont obligés
19:14de partir à Chib.
19:15Oui, oui, oui.
19:16Le mariage,
19:16ça reste encore assez
19:17conservateur là-bas.
19:18Il y a un vrai
19:18tas d'apartheid,
19:19en fait.
19:20Le pinkwashing
19:21est un ressort
19:21de l'islam...
19:22Pas tant de l'islamophobie.
19:23Oui, tout à fait,
19:24Balut.
19:25C'est à peu près
19:25ce qu'on disait.
19:28Et du coup,
19:29pour donner un exemple
19:30de ce pinkwashing israélien,
19:31attention,
19:31c'est un exemple
19:32un peu choquant.
19:33Trigger warning,
19:34ruine, destruction de Gaza.
19:36Donc, on observe
19:37comment, en fait,
19:38ils ont essayé
19:39d'utiliser ça
19:40pour mettre un peu
19:40un écran de fumée,
19:41quoi, sur les agissements
19:42à Gaza,
19:43où notamment,
19:43il y a une photo
19:44qui a fait couler
19:44beaucoup d'encre,
19:45qui est celle
19:46que je vous mets à l'écran,
19:47qui est donc un soldat
19:48de l'armée israélienne,
19:49qui déploie, en fait,
19:51un drapeau LGBT,
19:52en disant que c'est
19:53la première fois
19:54qu'un drapeau LGBT
19:56a été hissé à Gaza.
19:59Donc, voilà,
20:00en termes de...
20:01Il est écrit au nom de l'amour, quoi.
20:01Ouais, au nom de l'amour.
20:03C'est une photo
20:04qui a vraiment
20:05beaucoup marquée,
20:06qui a été beaucoup réutilisée,
20:07notamment par
20:08les collectifs queer
20:09de pays arabes, en fait,
20:11en disant,
20:11mais vous déniez,
20:12en fait,
20:13notre humanité, quoi.
20:14Mais surtout,
20:14comme si la queerness,
20:16comme tu dis,
20:17comme si les communautés
20:18LGBTI+,
20:19ne pouvaient exister
20:20qu'au travers
20:21d'un drapeau
20:22qui a été créé
20:23par l'Occident,
20:24qui est moderne
20:25et qui peut très bien
20:26avoir d'autres formes.
20:26Enfin, c'est pas parce
20:27qu'un drapeau serait
20:27pour la première fois hissé
20:29que du coup,
20:29d'un coup, ça existe.
20:30Absolument.
20:31Alors qu'il y avait
20:31des notions avant,
20:33en Asie,
20:33de troisième sexe,
20:35au Mexique,
20:36tout ça,
20:36avant la colonisation,
20:37avant que ce soit
20:37un truc où on a fait,
20:39voilà,
20:40on a converti
20:41tout le monde
20:41au christianisme,
20:42il fallait qu'on rentre
20:43dans des choses
20:43très cadrées et tout.
20:44Bah, ça existait
20:45partout, en fait,
20:46dans le monde,
20:46sous différentes formes,
20:47sous différents noms.
20:48Donc là, en fait,
20:49juste parce qu'il y a
20:50un drapeau arc-en-ciel,
20:52d'un coup, ça existe.
20:53Oui, comme tu dis,
20:53Marx attaque,
20:54c'est lunaire,
20:55ça fait même mal au ventre.
20:57Ouais, franchement,
20:58au nom de l'amour
20:59comme ça, c'est...
21:00Ouais, c'est...
21:00En fait, c'est d'un cynisme
21:02qui est quand même
21:04ultra choquant.
21:05Et, bon,
21:06tout ça,
21:07c'est aussi l'occasion
21:08de tout ce pinkwashing,
21:10c'est un peu l'occasion
21:10aussi d'un petit moment
21:12histoire
21:12où on va revenir
21:13aux sources,
21:14en fait,
21:15de...
21:15Qu'est-ce que...
21:16Enfin, d'où ça vient,
21:17le mois des fiertés ?
21:18Ça vient...
21:19Vous pouvez souvent entendre
21:20dans les prides radicales
21:21« The first pride was a riot ».
21:23Donc, la première pride
21:24était une émeute.
21:25Parce qu'en effet,
21:26ça vient d'émeutes
21:28et de violences policières
21:29qui ont eu lieu en 1969
21:30au Stonewall Inn,
21:32qui était un bar prisé
21:33de la communauté gay,
21:34enfin LGBT en global,
21:37à New York.
21:38Donc, on va regarder
21:39une petite vidéo
21:39du média Period
21:40qui explique tout ça
21:42sur TikTok.
21:45La communauté LGBT
21:47de New York
21:48se soulève contre la police.
21:49Ce sont les émeutes
21:50qui sont à l'origine
21:51de la pride.
21:52Voici l'histoire
21:53des émeutes de Stonewall.
21:54On est dans les années 60
21:55à New York.
21:56Les bargays et lesbiennes
21:58sont régulièrement
21:58perquisitionnés
21:59et les clients
22:00fréquemment arrêtés
22:01par la police,
22:02parfois violentés
22:02et parfois même violés.
22:04Ces arrestations violentes
22:05visent à fragiliser davantage
22:06la communauté LGBT plus
22:08de l'époque
22:09qui est très vulnérable.
22:10La plupart sont coupés
22:11de leur famille
22:12ou vivent en secret
22:13et il existe assez peu
22:14d'endroits pour se retrouver
22:15à part des bars
22:16comme le Stonewall Inn
22:17qui est un bar
22:18un peu miteux
22:19situé à Greenwich Village.
22:20Dans la nuit du 27
22:21au 28 juin 1969,
22:23c'est celui-là même
22:24qui est visé par la police.
22:25La Public Moral Squad
22:27utilise la procédure habituelle.
22:28Il sépare les hommes
22:30des femmes,
22:31vérifie le sexe biologique
22:32de chacun et chacune
22:33et arrête celles
22:34qui ne sont pas conformes.
22:36Mais ce soir-là,
22:37les clients et clientes
22:38du bar disent non.
22:39celles et ceux
22:40qui ne sont pas arrêtés
22:41se mettent à chanter,
22:42à se moquer des policiers.
22:43Quand le drag king
22:44stormé de l'arverie
22:45est arrêté,
22:46il se débat,
22:47les policiers le matraquent.
22:48C'est la goutte de trop
22:49et un mouvement de foule
22:50se crée.
22:50On a eu un sentiment collectif
22:54de ras-le-bol
22:54de ce genre de conneries.
22:56Oui, il y a une légende
22:58un peu urbaine
22:59autour de Stonewall
23:00où en fait,
23:02comme ils disent là,
23:04les personnes étaient habituées
23:06à ces descentes de police
23:07et à ces violences policières.
23:09et Judy Garland
23:11est morte
23:12quelques jours avant
23:13ces émeutes.
23:16Judy Garland,
23:16donc on la connaît,
23:17c'est la star
23:17du magicien d'Oz
23:19et c'est devenu en fait
23:20une icône
23:21de la communauté LGBT.
23:23Et quand elle est morte
23:24deux jours avant,
23:26apparemment,
23:26certains participants
23:28racontent
23:29qu'il y a eu vraiment
23:29ce truc de
23:30purée,
23:31ils sont venus
23:32nous emmerder
23:32alors qu'on est en train
23:34de pleurer Judy Garland
23:36et là,
23:36ça ne passera plus.
23:37C'est un truc bien
23:38que je trouve intéressant
23:39sur l'influence
23:40quand même
23:40que peut avoir la pop,
23:41la pop culture
23:42dans les luttes.
23:44Mais bien sûr,
23:45mais ça égale-vanise.
23:46On sait que ça ne vient pas,
23:47ça peut être,
23:48c'est cool de penser
23:49qu'il peut avoir
23:49des éléments déclencheurs,
23:51des événements déclencheurs
23:52comme ça.
23:52Évidemment,
23:53ça vient de tout un processus.
23:54Mais voilà,
23:55je trouve que c'est intéressant
23:56dans comment
23:57les représentations
23:58influent aussi
23:59sur le réel.
24:01Une émeute se forme alors
24:02devant le Stone Hall Inn.
24:03Les clients et clientes
24:04des bars aux alentours
24:05s'y joignent,
24:06dont Marsha P. Johnson
24:07qui sera une des videuses
24:08du mouvement.
24:09Yel incendie les poubelles,
24:10arrache les parcmètres
24:11et retourne les camions de police
24:13pour libérer les personnes arrêtées.
24:20Les policiers doivent se réfugier
24:22à l'intérieur du bar
24:23et appellent tant en fort
24:24la police anti-émeute
24:25qui se fait déborder
24:26elle aussi
24:26par les émeutes.
24:27Le lendemain soir,
24:29le bar réouvre
24:29et les émeutes recommencent.
24:31Et c'est comme ça
24:32pendant 5 jours.
24:335 jours où les habitués reviennent,
24:34accompagnés d'autres membres
24:36du quartier,
24:37surtout menés par les plus prêts.
24:38Il aurait fallu montrer ça
24:39à toute la Team CNews
24:41pendant les émeutes du PSG.
24:42Dire non,
24:43mais c'est qu'un truc
24:45de mecs de banlieue
24:46trop viril,
24:48trop machin et tout.
24:50Ça veut dire quoi en fait
24:51vos trucs là ?
24:52Vos cases ?
24:54Non,
24:54quand on est énervé,
24:55on est énervé,
24:56quand on est oppressé,
24:57on a des rêves
24:58pour être énervé.
24:58Et là,
24:59c'est beau
24:59parce qu'il y a eu
25:00une organisation en fait.
25:01On n'est pas resté au stade
25:02de juste on est vénère.
25:04Il y a eu ce truc de non,
25:05on revient
25:06et on va se battre en fait
25:08parce qu'on en a marre
25:09de cette putain d'oppression.
25:10Et alors Marsattaque dit
25:11il me semble qu'il y avait
25:12un mot de code
25:12pour dire qu'on était
25:13LGBTQIA+,
25:14en lien avec Judy
25:15et le magicien de dose.
25:15Tout à fait.
25:16C'était,
25:17on se demandait
25:17es-tu un ami de Dorothée ?
25:19Enfin,
25:19are you friends with Dorothy ?
25:21Donc Dorothée,
25:21le Dorothée du magicien de dose.
25:23Voilà.
25:25Et bon.
25:26Je dis pas la vidéo ?
25:27Ouais, on peut.
25:28On peut, on peut.
25:28En vrai.
25:29Franchement.
25:30Les personnes trans,
25:31les personnes racisées
25:32et les centres d'homicide fixe.
25:33Ils sont rejoints aussi
25:34notamment par des manifestants
25:35anti-guerre
25:36pour s'opposer aux policiers.
25:37Convergence des luttes.
25:38Le premier soir,
25:38ils sont une centaine,
25:39les suivants plus de mille.
25:41Et chaque soir,
25:42les émeutes se transforment
25:42en manifestations
25:43avec des kicklines,
25:45des chansons engagées
25:46et des graffitis politiques.
25:47Après ces événements,
25:48le Gay Liberation Front
25:49s'organise.
25:50La liste de revendications,
25:51c'est
25:52la fin de la persécution
25:53des homosexuels,
25:54la fin du racisme,
25:55la fin du capitalisme,
25:56la fin du sexisme
25:57et la fin de l'impérialisme.
25:59Pour le premier anniversaire
26:00de ces émeutes,
26:00la première Pride
26:01est organisée
26:02dans la rue
26:03qui abrite le Stonewall Inn.
26:04En 1970,
26:06ils sont entre 5000
26:06et 20 000.
26:07Aujourd'hui,
26:08plus de 50 ans
26:09après les émeutes,
26:10la Pride de New York
26:11rassemble plus de 2 millions
26:13de personnes.
26:14Yay,
26:14la Pride de New York !
26:16Bravo !
26:16Donc voilà,
26:17c'était...
26:18Enfin,
26:18je trouve que c'est ultra intéressant
26:19cette histoire
26:20à pas perdre de vue,
26:21notamment le fait
26:22qu'une des instigatrices,
26:23que ce soit Marsha P. Johnson,
26:25qui soit une femme noire,
26:27une femme trans,
26:29qui a été vraiment...
26:30Ouais, voilà !
26:31Leader,
26:31enfin donc...
26:32Regarde Me Too,
26:33c'est une femme noire à la base.
26:34Bah oui !
26:34C'est pas Alyssa Milano ?
26:35Non, c'est Alyssa Milano.
26:36Non, c'est une femme noire.
26:39Et ouais,
26:40comme tu dis,
26:40Marc s'attaque
26:40l'intersectionnalité
26:41et aussi,
26:42bah voilà,
26:42la convergence des luttes.
26:44Il y a un très beau film aussi
26:45que je vous conseille
26:46qui s'appelle Pride,
26:47si vous l'avez pas vu,
26:47sur la convergence des luttes
26:49entre les mineurs
26:50et les personnes LGBT
26:52au Pays de Galles.
26:53où vraiment des collectifs LGBT
26:57ont commencé à faire des collectes
26:59pour les mineurs en grève
27:00et leur ont apporté leur soutien.
27:03On voit qu'il y a vraiment
27:04un vrai échange aussi,
27:06par-delà les préjugés
27:07des deux côtés.
27:08Et c'est super intéressant
27:10comme film.
27:10Donc voilà,
27:11ça s'appelle Pride.
27:11Malheureusement,
27:12je me souviens plus
27:12du nom des réalisateurs.
27:15Mais voilà,
27:16je trouve ça assez positif aussi
27:18de parler de cette histoire
27:21pour d'une part la mémoire
27:23et d'autre part aussi
27:24puiser l'inspiration.
27:25En fait, l'organisation,
27:26ça peut marcher.
27:27Et notamment,
27:28quand on regarde nos...
27:33Le climat actuel ?
27:34Oui, le climat actuel
27:35et comment, j'allais dire,
27:36en fait,
27:37ce qui nous rassemble
27:37est beaucoup plus fort
27:38que ce qui nous différencie
27:39parce que ce qui nous rassemble,
27:40en fait, c'est la galère.
27:42Pardon,
27:43c'est très un peu marxiste
27:44bas du front,
27:44mais voilà,
27:45ce qui nous rassemble,
27:45c'est nos conditions
27:46matérielles d'existence
27:49et beaucoup plus
27:50qu'avec qui on dort,
27:51qui on aime,
27:52tout ça.
27:53Et donc voilà,
27:54je trouvais ça assez...
27:55Un petit message d'espoir.
27:57Ouais, ouais, ouais.
27:57Je pense qu'on en a besoin.
27:58Je pense qu'on en a besoin.
27:59Non, mais c'était hyper intéressant
28:00parce que,
28:01surtout, tu vois,
28:01au tout début,
28:02on se demandait,
28:03voilà,
28:03est-ce que ça peut servir
28:03à quelque chose
28:04de pinkwashing ?
28:05Est-ce que ça aide
28:06à la fenêtre d'Overton ?
28:07Est-ce qu'on doit
28:08au moins en être
28:09un petit peu content
28:10et voir le côté positif
28:10des choses ?
28:11Et je trouvais ça hyper intéressant
28:12qu'en fait,
28:12on montre que si on ne fait pas attention,
28:14ça amène l'homonationalisme,
28:16ça amène des politiques de guerre,
28:18des stratégies de soft power
28:19qui vont justifier des génocides,
28:21tenter de justifier en tout cas.
28:22Donc,
28:22c'est bien de remettre,
28:24voilà,
28:24l'église
28:25ou je ne sais quoi
28:26au milieu du village.
28:27Le centre social d'action communale
28:29au milieu du village.
28:30Non,
28:30mais parce que je pense
28:31que c'est pas incompatible
28:33de se dire,
28:34en fait,
28:34oui,
28:34il y a des choses
28:34qui peuvent être,
28:35ça peut servir à quelque chose,
28:37de dire,
28:37si vous voulez,
28:38vas-y,
28:38fais ton sandwich,
28:39au moins,
28:40c'est écrit LGBT
28:40et ça emmerdera peut-être
28:41certaines personnes
28:42et ça peut servir à quelque chose,
28:43mais après,
28:44on en fait quoi ?
28:45Et par contre,
28:46c'est le warning,
28:46tu vois.
28:47Et après ce message d'espoir,
28:49après ces warnings,
28:50justement,
28:50c'est aussi important
28:51de savoir
28:51quelle est la réalité
28:52aujourd'hui
28:53des LGBTphobies
28:54et attention,
28:55bon là,
28:55on va parler de trucs
28:56vraiment assez tristes,
28:57on va parler de guet-apens,
28:58on va parler de meurtre,
29:00donc voilà,
29:01si c'est pas OK pour vous,
29:02n'hésitez pas à revenir
29:02d'ici cinq minutes.
29:04Donc,
29:05on revient sur le rapport
29:07de SOS Homophobie
29:08qui était sorti
29:10le 11 mai,
29:11juste un peu avant
29:12la journée de visibilité
29:14des personnes LGBT
29:17et où,
29:18en fait,
29:18on apprend
29:20qu'il y a un guet-apens
29:20tous les quatre jours,
29:22un guet-apens homophobe,
29:23donc on a beaucoup parlé
29:24récemment,
29:25mais voilà,
29:25c'est un guet-apens homophobe,
29:26qu'est-ce que c'est ?
29:27C'est inviter une personne,
29:30souvent,
29:31ça concerne souvent
29:31les hommes gays
29:33à un rendez-vous.
29:34Mais c'est plus homophobe
29:35que les homophobes
29:35à chaque fois ?
29:36Oui,
29:36en tout cas,
29:37voilà.
29:38Et une fois qu'elle vient
29:39dans ce rendez-vous,
29:40la tabasser,
29:41en fait.
29:42Donc,
29:42c'est de l'appât
29:44et c'est un truc
29:46qui est de plus en plus
29:47courant,
29:48malheureusement.
29:49C'est aussi,
29:51le rapport d'SOS Homophobie,
29:52sa conclusion,
29:53c'est qu'on a un climat
29:54de plus en plus anxiogène
29:55et délétère,
29:56comme on peut avoir
29:58une augmentation
29:59des actes racistes
30:00dans le climat
30:01que tu rappelais
30:01dans lequel on est
30:02aujourd'hui,
30:03ben voilà,
30:04c'est vraiment un truc
30:05où les violences
30:06envers les personnes
30:08minorisées
30:08augmentent,
30:09en fait.
30:09Et sur les 12 derniers mois,
30:12c'est 16%,
30:13donc sur l'année dernière,
30:1416% des personnes
30:15LGBTQIA+,
30:16qui ont subi
30:17une agression.
30:17et ça,
30:18encore une fois,
30:19c'est que du déclaratif
30:20et c'est...
30:21Enfin,
30:22on peut se dire
30:23que c'est plus,
30:23quoi.
30:24C'est évidemment plus.
30:25C'est vraiment une...
30:26Et on parle d'agression physique.
30:28On parle pas...
30:30Enfin,
30:30on parle d'agression physique
30:31et verbale,
30:32mais on parle pas
30:33de micro-agression
30:34ou de...
30:36Tout ce qu'on peut qualifier
30:37d'ordinaire,
30:38j'aime pas cette qualification,
30:39mais...
30:39Enfin,
30:39on compte pas toutes les violences,
30:41en fait,
30:41c'est 16%,
30:42donc il y a forcément plus,
30:43quoi.
30:45Et donc,
30:46vous avez...
30:46Je vous mets,
30:47si ça vous intéresse,
30:48donc ça,
30:49c'était l'article
30:49qu'on en avait fait,
30:50et là,
30:51vous avez ici
30:52le rapport
30:53sur la LGBTI phobie
30:54que vous pouvez consulter,
30:56qui est vraiment
30:56extrêmement bien fait,
30:58qui peut se résumer,
30:59voilà,
31:00et qui peut apporter de l'aide
31:01si vous êtes concerné
31:03ou quoi que ce soit.
31:04Donc,
31:04n'hésitez pas à vous tourner
31:05vers ces ressources
31:07d'SOS homophobie,
31:09et malheureusement aussi
31:09pour...
31:10Parce que...
31:11En fait,
31:11moi,
31:11je trouve que...
31:12Je veux pas qu'on tombe
31:13dans le fait divers
31:14sur les guetapens,
31:15tout ça,
31:15mais le fait d'en parler
31:17que par des statistiques,
31:18ça désincarne un peu le truc,
31:20et je vais vous parler
31:21de ce qu'il y a eu à Metz,
31:23le...
31:24Ce qu'il y a eu à Metz
31:25le samedi dernier.
31:27Donc voilà,
31:28je vous mets...
31:29Attention,
31:29c'est un peu dur.
31:30Donc,
31:32Noam,
31:32qui a 19 ans,
31:34et était en état
31:35de mort cérébrale
31:36depuis samedi,
31:36et il est décédé
31:37ce mardi 2 juin.
31:39Et en fait,
31:40il est...
31:40Donc voilà,
31:40il s'est fait tabasser
31:43en se faisant traiter
31:44de PD,
31:45de pédale,
31:46et le motif homophobe
31:48n'a pas été retenu
31:50par le parquet.
31:51malgré les insultes,
31:54malgré les preuves
31:55qu'on peut avoir,
31:56aujourd'hui,
31:56le parquet a choisi
31:57de ne pas...
31:59de ne pas reconnaître,
32:01de ne pas caractériser ça
32:02en homophobie.
32:02Parce qu'il y a eu très souvent.
32:03Ouais.
32:04C'est ce qu'on avait vu aussi
32:05sur...
32:05J'ai oublié le nom
32:06de ce monsieur
32:07qui était décédé
32:07dans une mosquée
32:08où ils n'ont pas retenu
32:09aussi le caractère
32:11islamophobe.
32:11Sarah Halimi,
32:12ils n'avaient pas retenu
32:12le caractère antisémite.
32:14Ils ont beaucoup de mal
32:15à reconnaître
32:16les caractères racistes,
32:18discriminants, homophobes
32:19à chaque fois.
32:20Ce serait faire trop...
32:21Et c'est trop rentré
32:22dans la socio pour eux.
32:24Tu vois, trop rentré
32:24dans...
32:25Qu'est-ce que ça veut dire ?
32:26Qu'est-ce que...
32:27Ouais.
32:29Pour les camarades belges
32:30comme moi
32:30qui regardent le live,
32:33l'IEFH,
32:33un stif d'égalité
32:34entre les femmes et les hommes,
32:35ce sont souvent
32:35des rapports similaires.
32:36OK, bah, Marc s'attaque.
32:38Merci pour nos camarades belges
32:39en tout cas.
32:41Mais du coup,
32:41le parquet a justifié
32:42sa décision.
32:43En tout cas,
32:43ce qui est écrit dans l'article,
32:44c'est à ce stade,
32:46n'ont pas permis d'étayer
32:47une motivation homophobe
32:48de ces faits.
32:49Avait cependant précisé
32:50l'AFP lundi,
32:51le procureur de la République,
32:52David Touvé.
32:53Deux suspects âgés
32:54de 20 et 27 ans
32:55ont été mis en examen
32:55et placés en détention
32:56provisoire lundi soir
32:57conformément aux réquisitions
32:58du parquet.
32:58Après, ça reste très récent,
32:59donc on verra
33:00comment ça évolue.
33:01Mais que...
33:02Enfin, en fait,
33:03que ça soit directement
33:06évacué,
33:06même si c'est à reprendre
33:08plus tard,
33:09malgré ces preuves-là
33:11et ces mots
33:12qui ont été prononcés
33:13où ça, pour le coup,
33:14c'est vérifié,
33:15ça dit aussi beaucoup
33:16de la façon dont...
33:19Enfin, le problème
33:21qu'a la justice française
33:22de manquer de caractériser
33:24les meurtres racistes,
33:29liés aux discriminations
33:30des personnes minorisées.
33:31Mais c'est le déni
33:32en plus de ces violences-là.
33:33C'est dire à toutes les personnes
33:34qui subissent ces violences
33:35et ces oppressions,
33:36mais en fait, non,
33:37ça n'existe pas.
33:38Et puis c'est super violent
33:39pour les familles.
33:43Je vais refermer
33:45cette petite parenthèse
33:46sur l'état des lieux
33:48et pour finir,
33:50pour conclure
33:51sur comment, en fait,
33:52on peut éviter
33:53le pinkwashing,
33:54que ce soit en tant
33:54qu'entreprise,
33:55en tant qu'institution,
33:57voilà,
33:57en tant que quantité collective.
34:00Donc, déjà,
34:02juste,
34:03n'attendez pas juin
34:04pour vous engager,
34:05peut-être.
34:06C'est pas que au mois de juin.
34:07Et LGBTphobie,
34:08c'est toute l'année.
34:09Voilà.
34:10Donc, c'est bien
34:10de prendre en compte
34:12un calendrier
34:13un peu plus élargi.
34:14Genre, c'est pas que...
34:15Les personnes LGBTQA+,
34:16n'existent pas qu'au mois de juin.
34:17Si, elles popent comme ça.
34:18Voilà.
34:19Et après, elles...
34:20Comme des papillons.
34:20Après, franchement,
34:21c'est un bon mois pour exister.
34:23Enfin, tu vois,
34:23si tu dois choisir un mois
34:24pour exister dans l'année,
34:25le mois de juin,
34:26c'est pas mal.
34:26Franchement, je crois
34:26que c'est mon mois préféré.
34:27C'est trop bien.
34:28Ça, c'est le printemps,
34:29début été.
34:30C'est la fin de...
34:31Ouais, c'est quelque chose.
34:32Et justement,
34:33pour célébrer le printemps,
34:34vous pouvez aussi proposer
34:35des formations
34:36sur la prévention
34:37des violences LGBTphobes,
34:38notamment au travail,
34:39quand vous êtes une entreprise.
34:41Parce qu'on le sait
34:41que comme les femmes
34:43sont exposées
34:45à la misogynie,
34:47au sexisme au travail,
34:47comme les personnes racisées...
34:49Je sais que c'est très lié.
34:50Voilà.
34:51... sont exposées
34:52aux violences racistes
34:54au travail.
34:55D'ailleurs,
34:55c'était Marie-Dasilva Koch
34:56qui en parle très bien
34:57sur comment lutter
34:58contre les micro-discriminations
35:00et les micro-agressions
35:01au travail.
35:03Il y a également...
35:04Vous pouvez vous rapprocher
35:05des assos aussi
35:05si vous ne savez pas quoi faire.
35:07Ça, c'est notamment aussi
35:08pour les politiques
35:11qui en bochent des gens.
35:12Mais non.
35:13Parler aux assos.
35:14Tu dis ça à qui ?
35:14Peut-être.
35:14Je ne sais pas.
35:15Ça peut être pas mal.
35:17Peut-être.
35:18Et mettre à disposition...
35:20Et c'est là aussi
35:20que le bas blesse.
35:21Donc, une fois qu'on a fait
35:22des formations, tout ça,
35:23mais il faut aussi pouvoir
35:24mettre à disposition
35:25des salariés,
35:26des ressources
35:27et des outils
35:28pour se défendre
35:29en cas de discrimination.
35:31Et notamment,
35:31c'est ce qui commence
35:32à éclore
35:33sur les violences
35:34faites aux femmes au travail.
35:35Il y a de plus en plus
35:37de cellules d'écoute,
35:38tout ça.
35:38Mais voilà,
35:39il faut aussi
35:39qu'il y ait une formation
35:40autour des LGBT-phobies.
35:44Je regarde un petit peu
35:45le chat.
35:46C'est très souvent...
35:47Moi, avant,
35:47j'étais en entreprise
35:48avant de rentrer
35:49dans le monde
35:49de la création de contenu.
35:50Et j'étais dans la communication.
35:51Donc, j'étais dans ce secteur
35:54où il y avait le RSE.
35:56Le RSE, ça fait partie
35:57du pôle communication.
35:58Et c'est terrible
35:59comment le washing
36:01est arrivé
36:02parce qu'en fait,
36:02il y a des primes
36:03si tu passes des labels RSE.
36:05Tu gagnes des étoiles,
36:07de labels,
36:08positive workplace,
36:09machin et tout.
36:10Et en fait,
36:10tu fais un joli autocollant.
36:11Oui, ils font juste ça
36:12pour l'autocollant,
36:13pousser une motivation,
36:14le recrutement.
36:15Je crois qu'il y a des primes
36:17ou en tout cas des abattements.
36:18Je ne sais pas,
36:18mais il y a un délire
36:19de RSE dessus.
36:21Et derrière,
36:21les discours ne changent pas.
36:23Moi, j'avais des discours
36:23avec...
36:24Je m'étais embrouillée
36:25avec mon DG associé.
36:28Enfin, il y avait plusieurs
36:29DG associés, tu vois.
36:30Et on s'embrouillait de ouf
36:31parce qu'il n'arrivait pas
36:32à comprendre.
36:32Il avait sorti une dinguerie
36:33genre de dire
36:35« Ouais, il y a des gays
36:36dans la boîte.
36:37C'est qui les gays
36:38dans la boîte ? »
36:39Je t'en ai dit,
36:39mais en fait,
36:39on n'a pas...
36:39Tu veux un tableau Excel ?
36:41C'est trop bizarre,
36:41mais on n'a pas à te dire
36:43qui est gay dans la boîte.
36:44C'était...
36:44C'était à nous revenir.
36:45C'était parti comment ?
36:47Où on était un...
36:48En plus, on était à un déjeuner
36:49avec toutes les clients.
36:51Donc, on était censé
36:52se faire bien voir.
36:53On les invite, invités
36:54au ski et tout machin.
36:55Parce que oui,
36:55les pots de vent,
36:56c'est interdit.
36:56Mais ils font des invitations
36:57et tout comme ça
36:58pour faire genre.
36:59Du coup, on était là.
37:00Moi, j'essaie de mettre
37:00en avant ce que j'ai essayé
37:01de faire, tu vois.
37:02J'ai essayé de mettre
37:03en avant des trucs féministes
37:05et tout machin.
37:05Donc, je parle de ça
37:06aux clients.
37:07Et lui, il arrive
37:07avec ses gros sabots.
37:08Le directeur général.
37:10Et du coup, il dit
37:11ouais, c'est quoi ces histoires ?
37:13Parce qu'en fait,
37:13le PDG, il parlait
37:14de féminisation du codire.
37:16Il y avait une volonté
37:17de féminiser le codire
37:18parce qu'il y avait
37:18qu'une seule femme
37:18dans le codire.
37:19Oh là là, le gros mot.
37:20Et lui, le DG
37:21qui fait partie du codire
37:21était en mode
37:22non mais comment ça
37:23et tout ?
37:23C'est quoi ces histoires
37:24et tout ?
37:25Peut-être un gay
37:25pour la prochaine fois
37:26après une femme.
37:27Oh là là.
37:29Pardon ?
37:29Et je t'en ai de bas.
37:30Ouais, peut-être
37:31il y a des personnes
37:33dans la boîte
37:33qui pourraient prendre
37:34ce poste-là.
37:34Comment ça ?
37:40Non mais moi,
37:41ça me fume.
37:41C'est vraiment genre
37:43après tout ça,
37:43après attendre tout ça,
37:44c'est la génération Z
37:45et les millenials
37:46qui ne seraient pas professionnelles.
37:48Non mais et tout ça
37:48devant les clients.
37:49Et à la fin,
37:50c'est sur moi
37:50que c'est retombé.
37:51C'est la faute des jeunes
37:52là, vraiment ?
37:53Est-ce qu'on s'est embrouillé
37:53de ouf ?
37:54Ah bah ouais,
37:54mais normal.
37:55Tout ça autour de la fondue.
37:56Après, on s'est embrouillé
37:57et c'est parti
37:57en ping-pong,
37:58en débat et tout.
37:59Et à la fin,
37:59il m'a dit de rester
38:00quand tout le monde est parti.
38:09mon gars,
38:09ce sera mes valeurs.
38:11Bravo, bravo, bravo.
38:13Je suis partie pour burn-out.
38:16Parce qu'il faut bien manger.
38:18Parce qu'on adore avoir des valeurs.
38:20Mais en plus,
38:21on se fait exploiter.
38:24Mais je l'ai dénoncé.
38:24Je l'ai dit direct.
38:26T'as tellement bien fait.
38:27Et au PDG,
38:27je l'ai dit direct.
38:28Par contre,
38:28c'est la dernière fois.
38:30Et maintenant,
38:32tous les gens
38:33qui regardent Scroll
38:33le savent.
38:34N'hésitez pas.
38:35N'hésitez pas à faire
38:36votre enquête
38:37pour retrouver la poêche.
38:38Non.
38:39Faites-le.
38:41Moi, j'ai rien de tiens.
38:42Mais faites-le.
38:46Pour finir,
38:47je voulais aussi
38:47vous rappeler
38:48quelques petits rendez-vous.
38:49Parce que,
38:49voilà,
38:50c'est la marche.
38:53C'est le mois des fiertés.
38:54Il y a plein de pride.
38:56Il y a aussi
38:57la pride radicale
38:58qui est comme
38:58le 8 mars,
39:00tu sais,
39:00il y a le grand défilé
39:02pour la journée internationale
39:04de lutte pour les droits des femmes.
39:05Pour les pride,
39:06il y a aussi
39:06des pride radicales
39:07qu'à l'instar
39:08de la marche radicale
39:09de nuit,
39:09la marche radicale
39:10féministe.
39:11Et ça,
39:11à Paris,
39:12c'est le 14 juin.
39:13Voilà.
39:14Pour trouver
39:15les marches,
39:16les pride près de chez vous,
39:17vous avez le site
39:19gaypride.fr.
39:20Ça s'appelle
39:21la pride depuis
39:21assez longtemps,
39:22mais eux,
39:23ils n'ont pas changé
39:23le nom de domaine.
39:24Voilà.
39:26Et vous avez aussi
39:27pour les gens
39:29de région parisienne,
39:29la pride des banlieues
39:31qui est le 6 juin
39:32à la Courneuve.
39:33Nous,
39:33à Luma,
39:33c'est généralement,
39:35c'est ce samedi,
39:36c'est généralement
39:36un rassemblement
39:37qu'on suit beaucoup.
39:38Là,
39:38je ne sais pas
39:38si on va pouvoir
39:39être présent
39:40en vidéo
39:41ou quoi que ce soit.
39:42Mais voilà,
39:42c'est vraiment un truc
39:43aussi où ça montre
39:46contre la...
39:47Enfin,
39:47justement,
39:48contre l'homo-nationalisme,
39:49tout ça,
39:49que les banlieues
39:51ne sont pas un territoire
39:52où les LGBT
39:52ne peuvent pas vivre
39:53et que ce n'est pas
39:54oh là là,
39:54le danger
39:55parce que les banlieues
39:56seraient islamisées,
39:57je ne sais pas quoi.
39:58Tout le truc
39:59que CNews nous déverse
39:59à longueur de journée.
40:01Mais justement,
40:01en fait,
40:01les personnes LGBT,
40:03elles existent aussi
40:03en banlieue.
40:04Bien sûr.
40:05Et elles se font discriminer
40:06aussi ailleurs.
40:07Tout à fait.
40:08Ça marche dans les deux sens.
40:09Et vous avez aussi
40:09un truc que j'ai oublié
40:11de mettre,
40:11mais que je vais vous trouver
40:12tout de suite
40:13et je fermerai.
40:15C'est un compte Insta
40:16qui s'appelle
40:16Queer Deschamps.
40:17Et moi qui me parle pas mal
40:19parce que je viens quand même
40:19d'une petite ville.
40:21Ouais, je suis née dans un champ.
40:22J'ai vécu dans un champ.
40:24Je viens d'une petite ville
40:25de province
40:26où on n'a pas forcément...
40:29Oh, province,
40:30mon Dieu,
40:30je vais me faire déshérité.
40:31Papa, maman,
40:32je ne suis pas devenue parisienne,
40:33je vous en supplie.
40:34Oui, c'est un mot interdit.
40:34Oui, je sais.
40:35Mais bon,
40:36plus dans la ruralité,
40:38on va dire.
40:38Queer Deschamps,
40:39voilà,
40:40met en avant
40:42les initiatives
40:43dans des endroits
40:44où il y a moins de monde,
40:45où c'est moins
40:46de danséments peuplés,
40:47et tout ça,
40:48et de prouver aussi
40:49que c'est pas parce qu'on est
40:50en vie à la campagne
40:51qu'on est nécessairement
40:52un gros bof homophobe
40:54que, pareil,
40:55en fait,
40:55ces personnes existent
40:57en dehors
40:57des grands centres-villes métropolitains
41:00et que, voilà,
41:01on peut les soutenir partout
41:02et qu'on a le droit
41:03d'exister
41:04et d'exprimer son identité
41:05où qu'on soit,
41:06qu'on soit en banlieue,
41:07qu'on soit en campagne,
41:08qu'on soit en ville.
41:09Et même à côté de ça,
41:10il y a aussi donné l'opportunité
41:11aux autres classes sociales,
41:14aux autres domaines du pays,
41:16aux autres régions,
41:17d'aussi se déconstruire.
41:18Parce que, c'est moi,
41:18il y a beaucoup de ça.
41:19Moi, je viens de banlieue.
41:20Je suis une meuf du 93.
41:21Depuis,
41:22je n'ai jamais quitté ma banlieue.
41:23Mais tu vois,
41:24il y a ce truc de...
41:25Oui, de toute façon,
41:25vos cultures,
41:26elles sont misogynes,
41:27vos cultures,
41:27elles sont machins,
41:27etc.
41:28Mais en fait,
41:29vous ne nous donnez même pas
41:29l'opportunité
41:30de nous déconstruire.
41:31C'est devenu réservé
41:32aux classes bourgeoises,
41:33aux classes, du coup,
41:34forcément,
41:35qui sont à majorité blanches
41:37parce que la blanchité
41:37est toujours liée
41:38à ces situations économiques,
41:41malheureusement.
41:42Mais oui,
41:42mais donnez-nous l'opportunité.
41:44Moi, j'ai vu ça,
41:45par exemple,
41:45sur les flammes.
41:45Il y a plein de trucs
41:46à redire sur les flammes.
41:47On va dire que l'angle,
41:48tout ça, machin,
41:48plein de trucs
41:49qui ne vont pas du tout.
41:50Mais c'était en mode
41:50oui, vous ne pouvez pas faire
41:51genre, vous faites des trucs
41:53bien et tout comme ça,
41:54alors qu'en fait,
41:54derrière, c'est ultra misogyne,
41:55tu ne peux pas y aller et tout.
41:56Oui, mais si vous ne donnez
41:57même pas l'opportunité
41:58qu'on existe autrement,
41:59qu'on essaie de faire quelque chose,
42:00qu'on commence quelque part,
42:02en fait,
42:02on n'y arrivera jamais.
42:03Donc oui,
42:03on a peut-être un peu de retard
42:05par rapport aux autres.
42:05On a l'impression
42:06qu'on a du retard,
42:07mais c'est la faute à qui ?
42:07Non, et puis pardon,
42:08c'est vraiment,
42:09c'est aussi la paille et la poutre, quoi.
42:13On va dire,
42:13la culture française non métissée,
42:16elle est ultra homophobe aussi,
42:18en fait.
42:19Ce n'est pas parce qu'on a dépénalisé
42:21dans les années 80,
42:24pas faire genre,
42:25qu'on était les plus grands progressistes
42:27et que c'est l'arrivée massive
42:30d'Imiré qu'on a fait venir en France
42:32en colonisant leur pays
42:34et après en les appelant
42:35pour alimenter nos usines.
42:36Et en pénalisant dans les colonies
42:37l'homosexualité.
42:40Peut-être qu'il faut se calmer,
42:41quoi, sur l'humilité.
42:43Enfin, ouais,
42:43peut-être un petit peu d'humilité.
42:45On dirait les hommes
42:46qui viennent te dire
42:46non, mais c'est grâce à nous
42:47que le féminisme peut exister.
42:49On vous a laissé la place.
42:50C'est les hommes qui ont dit
42:51ok, bas-y,
42:52on était en majorité
42:53à l'Assemblée nationale
42:53et on a dit
42:54vous pouvez le faire, les filles.
42:56Go, girl.
42:59Ils ont snap.
43:02Ça, c'est l'oppresseur.
43:03Ils t'empêchent de faire.
43:04Ils t'empêchent de tout.
43:05Après, à un moment donné,
43:06tu dis vas-y, c'est grâce à moi.
43:07Si tu peux, c'est grâce à moi.
43:09Et pour le reboucler
43:10sur le rap jeu aussi,
43:12c'est le nombre de fois
43:14où moi j'ai entendu
43:14ouais, mais le rap,
43:16c'est homophobe.
43:16Et là, tu fais
43:17mais chaton,
43:18tu as déjà écouté
43:19le rock'n'roll
43:20des années 70
43:21où les mecs en plus
43:22s'appropriaient déjà
43:24le vestiaire,
43:26on va dire, LGBT
43:27ou jouaient vachement
43:28sur l'ambiguïté sexuelle
43:29tout en étant
43:30les pires homophobes
43:31de la Terre
43:32dans leurs paroles
43:33et dans leurs actes.
43:34Donc, pour moi,
43:35c'est vraiment des arguments
43:37nuls et non avenus.
43:38Tu vois, je fais
43:39allez, passons à autre chose.
43:41La colonisation a porté
43:42avec elle l'homophobie
43:43dans plein de cultures.
43:44Bah, elle a, en tout cas,
43:45elle a criminalisé
43:46et du coup,
43:47c'est une criminalisation
43:48qui reste aujourd'hui,
43:49en fait,
43:49dans les anciens pays
43:51colonisés par la France,
43:53par l'Angleterre,
43:54enfin, par l'Europe
43:55en général, quoi.
43:56Et même,
43:57le génocide
43:58des populations
43:59natives américaines
44:01où, c'est dans
44:02beaucoup de tribus
44:03natives américaines,
44:04il y avait cette notion
44:04de troisième sexe.
44:06Bien sûr, de troisième sexe, beaucoup.
44:06Et pas que de troisième sexe,
44:08une notion de,
44:09en fait,
44:10d'avoir un corps mâle
44:11mais de se sentir
44:13femme mentalement.
44:15Oui, c'est ça.
44:15Oui, on a vulgarisé ça
44:16en disant
44:17troisième sexe
44:18ou je ne sais quoi,
44:19mais surtout, en fait,
44:19c'était des personnes
44:20qui, en général,
44:22c'était des personnes
44:23qui étaient nées hommes
44:24et qui se sentaient femmes,
44:25voilà.
44:26Et en fait,
44:26ils avaient une utilité
44:27dans la société.
44:28Enfin, c'était pas juste
44:29OK, t'existes.
44:30C'est qu'au-delà de ça,
44:31il y avait une vraie utilité.
44:32C'était organisé.
44:33Enfin, elles pouvaient
44:33s'autodéterminer,
44:35s'auto-organiser,
44:36servir à quelque chose.
44:37Enfin, elles étaient vraiment
44:38dans le système, quoi.
44:39Elles étaient intégrées
44:40totalement au système.
44:41Et maintenant,
44:41on est en mode
44:42non, ça peut pas exister, machin.
44:44Et puis, en plus,
44:44toujours avec cette création
44:48du genre,
44:49enfin, ce spectre du genre
44:50qui est créé
44:51sur des caractéristiques
44:54qui sont très occidentaux.
44:55C'est quoi la féminité ?
44:57C'est quoi la masculinité ?
44:58Comment on est viril ?
44:59Comment on est machin ?
45:00Sur quels critères
45:01même esthétiques ?
45:02Mais du coup,
45:03ça devient juste
45:04la blanchité, quoi.
45:04Donc, oui, c'est...
45:05On refera un autre podcast, là.
45:07Ouais.
45:08Et avant qu'on passe
45:09à ton sujet,
45:10je suis désolée, Mélissa,
45:11mais là, Naco Peps,
45:13là, ton commentaire,
45:14ça me chauffe.
45:14Tu peux me citer
45:15un groupe de rock
45:15ouvertement miso ?
45:16Ensuite, je vais te citer
45:17des rappeurs.
45:17Allez, allons-y.
45:19Les Stones,
45:20Led Zepp,
45:21Motley Crou,
45:22enfin, gars,
45:24Motley...
45:24Enfin, je fais beaucoup
45:25de concerts de rock
45:26dans ma vie.
45:26J'ai fait quand même
45:27aussi pas mal
45:27de concerts de rap.
45:28La seule fois...
45:29À peu près, ouais,
45:30tu vois, genre bébé Brune.
45:32La seule fois
45:33que j'ai entendu...
45:34Enfin, la fois où j'ai entendu
45:35le truc le plus...
45:37Comment ?
45:38Le plus miso
45:39de ma vie en concert,
45:41c'était Motley Crou,
45:42ces vieux gars de 60 ans
45:44qui ont demandé
45:45à ce que les meufs
45:46montrent leurs seins.
45:47Voilà.
45:47J'ai jamais entendu ça
45:48dans un concert de rap,
45:49perso.
45:50Enfin, là,
45:50c'était vraiment
45:51toute la foule
45:51avec les caméramans
45:53qui étaient derrière
45:54et qui montraient...
45:55qui faisaient des gros plans
45:56sur les seins des meufs, quoi.
45:58Voilà.
45:58Non, j'ai été dépertubée
46:00par ce message.
46:01Je ne savais pas
46:01que Mélissa n'était pas
46:02française pure souche.
46:03Alors, il va falloir
46:04expliciter le mot pure souche,
46:06pardon.
46:06Mais là, je suis désolée.
46:09Quelle souche !
46:10Quelle souche !
46:10De quoi tu parles ?
46:11Tu parles des Francs,
46:12des Celtes,
46:14des Germaniques,
46:15des Gaulois.
46:16Tu parles de qui, là ?
46:16Je n'ai pas capter
46:17le roman national,
46:18ce n'est pas ici,
46:18s'il vous plaît.
46:20Voilà.