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  • il y a 13 minutes
Avec Jonas Haddad, porte parole des Républicains, vice président de la région Normandie et auteur de "C'est Nicolas qui paie" (Éditions de l'Observatoire)

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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-10-12##

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News
Transcription
00:00L'invité politique, Jacques Tardose.
00:04Il est 8h29 sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique.
00:09Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Jonas Haddad, porte-parole des Républicains,
00:13vice-président de la région Normandie et auteur de C'est Nicolas qui paie,
00:17paru aux éditions de l'Observatoire.
00:19Jonas Haddad, bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Alors, la primaire socialiste a donc sacré Raphaël Glucksmann comme candidat,
00:25j'ai envie de dire, de la social-démocratie.
00:27Est-ce que ça clarifie ou complique le jeu politique pour votre propre famille politique ?
00:32Non, ça clarifie de leur côté, parce qu'on a été habitué à ce que la désignation des candidats socialistes
00:37soit compliquée.
00:38Bon, pour la première fois, le parti socialiste n'aura pas de candidat,
00:41puisque c'est un candidat place publique qui le sera.
00:43Après, je pense que c'est assez cohérent avec leur logique, voilà, socialiste, classique.
00:50Ça rebat les cartes, selon vous, ou pas ?
00:52Non, vous dites que ça les clarifie, surtout.
00:54Je pense qu'il y avait hier des gens qui ont un peu pleuré aussi, à part Ségolène Royal.
00:59Vous aviez d'autres personnes qui se voyaient comme recours,
01:02et puis des gens qui essayent aussi de capter ce centre-gauche,
01:06et qui vont être en difficulté, parce que Raphaël Glucksmann,
01:09il arrive aussi à parler à cette France urbaine qui va bien, je dirais.
01:13Alors justement, il peut s'affirmer comme le candidat du centre-gauche,
01:17une alliance avec Attal, est-ce que ce serait logique ?
01:20Ce n'est pas à moi de le demander.
01:21Mais est-ce que ce serait souhaitable ?
01:24Franchement, je ne sais pas vous répondre à cette question.
01:26Je ne pense pas que...
01:26Enfin, de toute façon, j'ai entendu Raphaël Glucksmann dire
01:29qu'il voulait tourner la page du macronisme.
01:31Donc je ne sais pas si...
01:33Avec Gabriel Attal, ça semble un peu compliqué.
01:35Je ne sais pas, ça ne serait pas à moi de vous répondre.
01:37En tous les cas, une union semble impérative pour ce camp-là de la gauche.
01:42On ne voit pas comment, aujourd'hui, il est crédité de 10%.
01:45Et en tous les cas, il n'y aura pas d'union et d'alliance avec la France insoumise.
01:51Donc en ce sens, ça clarifie le propos, si je puis dire.
01:56Oui.
01:57Après, je n'oublierai jamais qu'il y a eu le nouveau Front populaire en 2024,
02:01et que tout le Parti Socialiste a fait une alliance que j'ai qualifiée, moi, assez ignoble avec les LFI.
02:07Donc maintenant, ils reviennent à des bases plus saines.
02:10Mais ça n'empêche que je dirais qu'il y a une tâche sur le parcours de ceux qui ont
02:14participé à ça,
02:14notamment Olivier Faure, qui restera pour moi quelque chose qui est infamant
02:18pour le parti qui a été celui de Jaurès, de Blum et même de Mitterrand.
02:22Est-ce que ça veut dire qu'éventuellement, Raphaël Glucksmann peut aussi s'allier dans la perspective des législatives
02:27et avoir ce même chemin que vous décriviez à l'instant ?
02:32Non, je ne le pense pas.
02:33Et puis tout dépendra des présidentielles.
02:35On le sait, des législatives, c'est après les présidentielles.
02:37Alors, ça morcelle en tous les cas le vote central, puisqu'il refuse cette alliance avec les LFI.
02:42Est-ce que ça ne vous inquiète pas à droite ?
02:44Est-ce que ça ne vous oblige pas, d'une certaine façon, à aller, vous aussi, vous unir ?
02:49Parce que le gâteau du centre, il n'est pas extensible.
02:53Franchement, je pense que les électeurs qui nous écoutent, notamment,
02:57ne voient pas de signe égal entre un Bruno Retailleau et un Raphaël Glucksmann.
03:01On est sur deux conceptions même de la politique qui sont différentes.
03:05J'ajouterais que, et je cite Glucksmann pour le coup, puisqu'il disait
03:08qu'il se sentait plus proche de quelqu'un à New York ou à Berlin
03:12que quelqu'un dans un territoire rural français.
03:15Je pense que nous, on est, vous l'avez dit, je suis vice-président de la région normandique,
03:20qui est une région qui est également rurale.
03:22Bruno Retailleau est un rural.
03:23Nous avons gagné les municipales avec des nombreuses villes
03:27qui sont notamment situées dans le périurbain et dans la ruralité.
03:30Ce n'est pas la même France.
03:31Alors, ce n'est pas la même France, et je ne l'entendais pas jusque-là en termes d'alliance,
03:35mais peut-être au moins jusqu'à Édouard Philippe.
03:38Est-ce que vous refusez toujours cette alliance avec le camp d'Édouard Philippe ?
03:41Ce n'est pas la question de refuser une alliance pour refuser une alliance.
03:46Nous, ce que nous voulons dire, c'est qu'il faut tourner la page du macronisme.
03:50Il y a eu deux saisons du macronisme, on ne veut pas d'une troisième saison.
03:53Le macronisme, c'est un en même temps un peu fourre-tout dans lequel on ne décide de rien
03:57et dans lequel au final même, ce qu'on décide au début peut contredire ce qui se passe après.
04:02Je vous prends l'exemple du nucléaire.
04:03On a perdu beaucoup de temps avec le macronisme en éteignant pendant un moment le nucléaire
04:07et en le rallumant par la suite dans les difficultés que nous connaissons.
04:09Donc nous voulons tourner la page du macronisme et donc on trace notre ligne,
04:13qui est une ligne qui est de droite, c'est-à-dire d'un point de vue économique pour libérer
04:17les énergies
04:18et d'un point de vue du régalien et de l'immigration, une affirmation d'une droite qui est claire.
04:23Mais est-ce qu'il n'y a pas, Jonas Haddad, une contradiction ?
04:26Vous voulez tourner la page du macronisme et donc ne pas faire alliance pour le moment avec Édouard Philippe,
04:32mais d'un autre côté, encore une fois, cette offre centrale, elle n'est pas extensible.
04:37Et on voit bien dans les votes que pour le moment, ça ne suffira pas à Bruno Retailleau.
04:41Je pense qu'on est dans une nouvelle configuration.
04:45C'est-à-dire que la configuration dite bloc central, ce gâteau, tout ça, ça explose.
04:51Parce que si vous voulez, ça tenait quand il y avait Emmanuel Macron qui tenait les deux bouts de la
04:55chaîne.
04:55Mais maintenant qu'il n'y a plus personne dans ce bloc central pour tenir ces deux bouts de la
04:59chaîne,
05:00je pense que les gens ont besoin d'avoir des offres claires.
05:02Voilà, je paraphrase encore Raphaël Glucksmann, il dit qu'il faut un cap clair.
05:07Nous aussi, je pense qu'on a notre cap clair, qui est un cap de droite,
05:10qui n'est pas le même que Glucksmann, qui n'est évidemment pas le même que Mélenchon,
05:13et qui n'est pas le même que Mme Le Pen.
05:15Alors, nouvelle mobilisation demain, je parle évidemment des lycées, la colère continue.
05:19Bruno Retailleau a dit que l'idéologie gauchiste veut tout détruire.
05:23Vous êtes sûr qu'il n'y a pas autre chose, qu'il n'y a pas quand même un
05:26malaise étudiant plus profond ?
05:28Alors, il faut distinguer le malaise étudiant du malaise lycée.
05:31Au départ, ça commence dans les lycées, et puis c'est une volonté assez gauchiste, pour le coup, c'est
05:36vrai,
05:36de l'étendre à tous les points de la société.
05:39Pourquoi il a voulu dire ça ? Parce qu'il l'a dit au lycée Nelson Mandela.
05:42Le lycée Nelson Mandela, c'est plus de 70 millions d'euros qui ont été dépensés pour un lycée flambant
05:46neuf.
05:47Les casseurs, alimentés par LFI, ont brûlé ce lycée.
05:51Donc, quand on vous dit qu'il manque de moyens,
05:54quel est le rapport avec le fait de brûler le lycée dont on déplore le fait qu'il manque des
05:58moyens ?
05:58Il y a bien une idéologie derrière tout ça, et cette idéologie, elle cassait à la fin,
06:02et je sais qu'on va en parler, mais qui va payer ces casses ?
06:05Les 77 millions d'euros du lycée Nelson Mandela, qui va payer ça ?
06:09Ce sont les honnêtes gens qui vont travailler,
06:12et c'est pour ça que j'ai dit que c'est Nicolas qui paye,
06:14parce qu'on en a marre de payer pour ceux qui cassent,
06:15pour leur petit délire révolutionnaire gauchiste.
06:18Mais beaucoup d'experts pensent que c'est avant tout un grand mouvement d'angoisse de cette jeunesse
06:22face au déclassement, face à l'arrivée de l'IA, les guerres, le dérèglement climatique.
06:27Ça, ce n'est pas l'extrême-gauche.
06:29Ça, ce n'est pas l'extrême-gauche, mais on peut poser des bonnes questions
06:33sans apporter des réponses de violence.
06:35Quand vous avez un Bali Bagayoko qui dit que la violence est légitime,
06:38c'est un scandale, c'est un élu de la République,
06:40son rôle devrait, au contraire, de rassembler plutôt que de diviser.
06:44Donc oui, il y a des questions existentielles qui se posent,
06:46vous avez raison sur l'IA, je parle notamment de la pyramide des âges,
06:51qui pour moi n'existera plus, parce qu'en fait,
06:52une pyramide, c'est avoir une base large d'actifs,
06:55et demain, peut-être que cette pyramide n'existera plus.
06:58Donc oui, c'est une question qui se pose,
07:00mais plutôt que d'apporter des solutions hyper-gauchistes révolutionnaires,
07:04nous, on pense qu'il faudrait apporter des solutions concrètes, par exemple.
07:07Est-ce que c'est normal qu'aujourd'hui, on continue d'envoyer
07:09des milliers d'élèves lycéens dans des filières à l'université
07:14qui ne leur apporteront pas de boulot ?
07:16Il faut leur dire, il faut leur dire qu'aujourd'hui,
07:18on ne peut plus aller dans les mêmes filières
07:21que celles d'il y a 30-40 ans,
07:23parce que demain, il n'y aura plus de travail dans ces secteurs-là.
07:26Ça, ce ne sont pas forcément des choses qui sont dites,
07:28justement, suffisamment, Jonas Haddad,
07:30porte-parole des Républicains, aux jeunes aujourd'hui,
07:32de tenir un vrai discours de transparence
07:36sur, effectivement, les débouchés de l'emploi ?
07:39Non. Vous savez, quand il y a une prise de conscience de l'écologie
07:42et qu'une génération s'est levée pour dire
07:44« Nous ne voulons plus alimenter un système qui existait »,
07:48les gens l'ont entendu.
07:50Ils ont dit « Oui, c'est vrai.
07:51La jeunesse a raison de réclamer
07:52une transformation de notre modèle écologique. »
07:54Moi, ce que je dis,
07:55c'est que lorsque la jeunesse s'exprime de cette façon-là,
07:58elle a raison.
07:59Il faut transformer notre modèle économique.
08:01Il faut que notre modèle économique s'adapte
08:03à la nouvelle réalité démographique,
08:05c'est-à-dire qu'on a fait moins d'enfants
08:07et que demain, il y aura avec l'IA des menaces sur leur emploi.
08:10Alors, vous êtes vice-président de la région Normandie.
08:11Vous savez qu'il y a des lycées en souffrance.
08:14Est-ce que, au regard du nombre de lycées
08:16qui sont en souffrance dans votre région,
08:19vous avez le sentiment que ce mouvement est justifié ou pas ?
08:23Alors, figurez-vous que dans notre région,
08:24il y avait très peu de lycées en souffrance
08:26parce qu'on a mis vraiment beaucoup d'argent
08:29pour que les lycées soient quasiment flambants.
08:32Deuxièmement, je le disais tout à l'heure,
08:34avec la transition démographique
08:35et que le fait qu'on fasse moins d'enfants,
08:37il y a déjà moins de lycéens dans les lycées.
08:40Donc, c'est une revendication qui ne tient pas, selon vous ?
08:42Je ne dis pas ça.
08:43Je dis qu'on parle de bâtiments et de vétustés.
08:47En région Normandie, il n'y a pas ça.
08:50Et donc, quand on a vu des dégradations
08:52et ça nous a coûté des millions d'euros
08:54à la région Normandie, je l'ai regretté.
08:57On se dirige vers une convergence des luttes,
08:59en tous les cas des colères possibles
09:01avec un point de mire ce 17 octobre,
09:02mais il y a la journée de demain évidemment,
09:04et l'entrée en piste des gilets jaunes
09:06qui semblent vouloir regagner ce mouvement.
09:09Vous craignez une volonté de vouloir
09:13bordéliser le pays ?
09:14terme qui a été utilisé à plusieurs reprises.
09:18Les revendications sur le pouvoir d'achat sont légitimes.
09:20Quand vous avez de l'essence qui est à plus de 2 euros,
09:23quand vous avez des difficultés pour trouver du travail,
09:26parce qu'il y a 70 000 entreprises
09:28qui ont mis la clé sous la porte,
09:29c'est des revendications légitimes.
09:32Ce qui n'est pas légitime, c'est la violence.
09:34Et moi, je travaille beaucoup avec des gens
09:36qui ont été gilets jaunes de bonne foi.
09:38Je pense notamment à Benjamin Cauchy,
09:40que je salue.
09:42Ils ne veulent pas ces solutions de casse.
09:45Ils veulent simplement que l'État les écoute
09:47et arrête de les arrasser de normes de taxes.
09:49Donc, la thématique de la convergence des luttes...
09:52Donc, les gilets jaunes ont raison.
09:53Les gilets jaunes ont raison
09:54de vouloir rejoindre ce mouvement.
09:56Aujourd'hui, il est légitime
09:57compte tenu notamment de la cherté du carburant.
09:59Les gilets jaunes ont raison
10:01de manifester contre la cherté de la vie.
10:04Mais les faux gilets jaunes,
10:06ceux qui veulent casser,
10:07n'ont pas leur place dans leurs revendications.
10:08Alors, vous, dans votre livre,
10:12vous parlez de fractures générationnelles,
10:14de nouvelles fractures sociales.
10:16Peut-être que les jeunes dont on parlait à l'instant,
10:18tout simplement, n'ont pas envie
10:20d'être le fameux Nicolas Kippet
10:21que vous décrivez
10:22et qu'on va décrire tout à l'heure.
10:23Mais ils ont peut-être tout juste envie
10:25d'un autre avenir.
10:28Et face à cela, aujourd'hui,
10:30il y a cette police
10:31qui est régulièrement mise en cause
10:33avec une casse qui est très importante,
10:35spectaculaire, coûteuse également.
10:37Est-ce qu'il faut aller plus loin
10:39et suspendre l'utilisation des LBD
10:41face à ce type de mouvement ?
10:43Je ne suis pas un spécialiste
10:45des doctrines de maintien de l'ordre.
10:46Ce que je sais simplement,
10:47c'est qu'il y a plusieurs policiers
10:49qui ont été violentés,
10:52pour certains aspergés,
10:54d'autres qui ont été blessés.
10:56Et donc, je pense qu'on ne peut pas considérer
10:58qu'alors que la société est en train
11:00de devenir de plus en plus violente,
11:01on doit désarmer la police.
11:03En tout cas, c'est comme ça que je le conçois.
11:04Comment vous réagissez
11:06lorsque vous entendez que l'ONU
11:07s'inquiète d'un recours
11:09disproportionné à la force
11:11de la part des forces de l'ordre ?
11:13Vous approuvez ce que dit l'ONU ?
11:14Alors, il faut être précis,
11:15c'est une commission spécifique
11:16des droits de l'homme de l'ONU
11:17et que dans cette commission spécifique
11:20des droits de l'homme de l'ONU,
11:21vous avez quand même des pays
11:22qui pratiquent encore l'excision.
11:23Donc, les leçons de morale
11:25de cette commission des droits
11:26de l'homme de l'ONU,
11:27je pense qu'on n'en a pas
11:28grand-chose à faire.
11:29On est très loin, donc, du coup,
11:30de ce recours disproportionné
11:33dont parle l'ONU.
11:34Oui, il y a l'Iran aussi
11:35qui nous a mis en garde
11:36en disant qu'il fallait
11:37qu'on regarde ce qu'on fait.
11:38Enfin, je veux dire,
11:39à un moment,
11:39que chacun se mêle
11:40de ce qui se passe dans son pays.
11:41Alors, Jonas Haddad,
11:42vous êtes porte-parole des Républicains.
11:43Revenons justement
11:44à la campagne 2027,
11:46plus précisément.
11:47Aujourd'hui, le constat,
11:48c'est que Bruno Retailleau
11:49ne décolle pas,
11:49qu'il reste englué.
11:51J'ai envie de vous demander,
11:52c'est prévu pour quand
11:53le décollage de la fusée Retailleau ?
11:54Je ne partage pas ce constat.
11:56Si je regarde
12:00ce qui se pose,
12:01c'est comment vous émergez
12:04dans ce marais
12:05des candidatures présidentielles.
12:06Il y a aujourd'hui
12:0642 candidats à la présidentielle.
12:08Et avoir quelqu'un
12:10qui a un bloc solide, stable,
12:12dans ces 42 candidatures,
12:14ça permet pour la suite,
12:15une fois que, je dirais,
12:16que le champ de bataille
12:17va s'éclaircir,
12:18de pouvoir émerger.
12:20Deuxièmement,
12:21la capacité d'émergence,
12:23elle vient aussi du programme.
12:25Avec Bruno Retailleau,
12:26on essaye depuis plusieurs mois
12:27de définir un programme détaillé,
12:30chiffré, construit, bâti.
12:31Et c'est ce que je pense
12:33fera la différence
12:34avec les autres candidats
12:37qui sont dans des postures,
12:38qui disent,
12:39avec moi,
12:40je ne veux pas être
12:41tel ou tel ou tel ou tel.
12:42Justement,
12:43il faut aller chercher
12:44des gens comme Lysnard,
12:46qui n'est pas avec vous
12:47en ce moment.
12:48Et apparemment,
12:49il se passe quelque chose.
12:50On a vu ces dernières heures
12:51sur les réseaux sociaux
12:53qu'ils utilisaient ce hashtag
12:54« Il se passe quelque chose ».
12:55C'est vrai, c'est fake.
12:56Est-ce qu'il faut
12:56que vous fassiez campagne ensemble ?
12:58David Lysnard,
13:00c'est un ami.
13:01C'est quelqu'un
13:02qui porte des idées
13:04qui sont liées
13:04à la libération économique
13:05du pays.
13:06S'il se passe quelque chose
13:07sur ces idées-là,
13:08c'est tant mieux.
13:09Et bien évidemment,
13:11pour qu'il se passe quelque chose,
13:12il faut qu'on soit rassemblés.
13:14Donc évidemment,
13:15nous,
13:15on serait ravis
13:16de travailler avec David,
13:18qui était jusqu'à il y a peu
13:19vice-président des Républicains.
13:21Le point de cette semaine
13:22rapporte que Bruno Retailleau
13:23essaierait de siphonner
13:24les parrainages
13:25de vos concurrents,
13:26comme justement
13:27David Lysnard
13:28ou Éric Zemmour,
13:29en écrivant directement
13:30au maire
13:30pour essayer de faire en sorte
13:31qu'ils apportent
13:33leur parrainage
13:33à vous
13:34et uniquement à vous.
13:35C'est vrai ?
13:36Alors, il n'y a pas
13:36de siphonnage,
13:37c'est ce que font
13:38tous les candidats
13:38à la présidentielle.
13:39Je veux dire actuellement,
13:40tous les candidats
13:41à la présidentielle
13:41écrivent au maire,
13:43tous.
13:43Pas forcément au-delà
13:44des 500 parrainages.
13:45Il les a,
13:45ces 500 parrainages,
13:46à Bruno Retailleau.
13:47Alors, si,
13:48ils écrivent tous
13:49à tous les maires de France.
13:50Moi, par exemple,
13:51j'ai reçu un courrier
13:52de Gabriel Attal
13:53me proposant de le parrainer.
13:54Donc, en fait,
13:55vraiment,
13:55tout le monde tire
13:56très très large en ce moment.
13:57Il n'y a pas d'opération dédiée.
14:01Il n'essaye pas
14:02de bloquer les parrainages
14:04pour David Lysnard
14:06ou Éric Zemmour ?
14:06Je vous dis vraiment,
14:07tout le monde le fait.
14:09Vous ne dites pas
14:10qu'il ne le fait pas
14:10en tous les cas ?
14:11Non, nous écrivons
14:12à tous les élus
14:13qui sont en capacité
14:14de parrainer.
14:15Et tout le monde le fait.
14:16Mais au-delà des 500 ?
14:17Même Asselineau le fait,
14:18vous voyez.
14:18Mais au-delà des 500 ?
14:20Oui, parce qu'on ne va pas
14:21se limiter.
14:22Et c'est pareil pour les autres.
14:23Bon.
14:24Édouard Philippe refuse
14:25en tous les cas
14:26cette primaire
14:27dont on parlait
14:27il y a quelques secondes.
14:29Vous le regrettez
14:30et en même temps,
14:32vous-même,
14:33vous ne militez pas
14:33apparemment pour une primaire.
14:34Ça semble totalement oublié,
14:36cette idée.
14:38Écoutez,
14:38nous, on n'a peur de rien.
14:40Voilà.
14:40Donc, s'il y a une primaire,
14:42on fait la primaire.
14:43S'il n'y a pas de primaire,
14:44on fait le premier tour.
14:46Et Bruno Retailleau,
14:47il a les idées claires.
14:48Donc, on n'est pas
14:52farouchement opposés.
14:52On n'est pas farouchement favorables.
14:54Si à un moment,
14:55il y a un sujet de départage,
14:56il n'y a pas de souci.
14:57On ira.
14:59Mais, si vous voulez,
15:00on ne peut pas forcer les gens.
15:01Non plus.
15:02Avec qui ?
15:02Avec qui elle pourrait se faire,
15:03cette primaire ?
15:05Avec les gens qui...
15:06Enfin, ce n'est pas à moi de le dire
15:07parce que je ne suis pas dans la primaire.
15:08Si je vous dis David Lysnard,
15:10Éric Zemmour,
15:11Sarah Knafow...
15:12Alors, j'ai cru comprendre
15:13qu'Éric Zemmour et Sarah Knafow,
15:15c'était le même parti
15:16et donc il n'y en aurait un seul
15:17qui soit candidat,
15:18a priori.
15:19Et par ailleurs,
15:20j'ai cru comprendre
15:21qu'eux-mêmes passaient leur temps
15:22à critiquer les Républicains
15:23en disant qu'on n'était pas
15:24des gens de droite
15:25et qu'on avait mis la droite
15:26dans le plafond.
15:28Donc, je pense que c'est compliqué
15:29de faire des primaires
15:30avec des gens qui vous insultent.
15:32En revanche, David Lysnard ?
15:34Mais en revanche, voilà...
15:36Moi, la primaire,
15:37s'il faut passer par là,
15:39encore une fois,
15:40on n'a peur de rien.
15:41Mais simplement,
15:41j'ai l'impression
15:42que personne n'est d'accord
15:43sur le volume de la primaire.
15:45Jonas Haddad,
15:46vous restez avec nous
15:47dans la deuxième partie
15:48de cet entretien.
15:49Un auditeur vous interrogera
15:50et puis il y aura
15:51l'actualité des réseaux
15:52avec Benjamin Gleize
15:54et puis bien sûr,
15:54vous évoquerez votre livre
15:56Nicolas qui paie dans le détail
15:57parce que c'était une plaisanterie
15:59mais qui est devenue symbole
16:01du français qui s'agace
16:02des dépenses publiques
16:04et vous aurez trois minutes
16:04pour nous convaincre.
16:06A tout de suite.
16:08Le Grand Matin Sud Radio,
16:107h10, Jacques Cardo.
16:12Jonas Haddad est notre invité ce matin.
16:14Il est porte-parole des Républicains
16:16et de la campagne de Bruno Rotaillot.
16:18Commençons, Jonas Haddad,
16:19par vos trois minutes pour convaincre.
16:21Vous êtes l'auteur
16:22aux éditions de l'Observatoire
16:23de C'est Nicolas qui paie.
16:26Je disais tout à l'heure
16:27que ça avait commencé
16:27comme une plaisanterie
16:28mais vous allez nous l'expliquer.
16:29C'est devenu très sérieux.
16:30Vous en avez fait un livre.
16:32Vous avez trois minutes
16:33pour nous convaincre
16:33et nous dire finalement
16:34qui est Nicolas qui paie.
16:37Nicolas, c'est peut-être
16:38celui qui nous écoute.
16:38C'est peut-être vous.
16:39C'est peut-être votre fils.
16:40C'est peut-être votre collègue.
16:41Nicolas, c'est un jeune actif
16:44qui travaille,
16:45qui bosse,
16:45qui cotise,
16:46qui paie
16:46et qui en a toujours moins
16:47pour son argent.
16:49Nicolas, au départ,
16:49c'était une blague
16:50sur les réseaux sociaux.
16:51C'est Nicolas qui paie.
16:53Et puis cette blague,
16:53c'est devenu sérieux.
16:55C'est devenu un moment
16:56dans lequel toutes les colères
16:57se sont coagulées.
16:59Le fait de se dire
16:59qu'aujourd'hui,
17:01les jeunes actifs notamment
17:02se posent la question
17:03de leur avenir en France.
17:04Je donne ce chiffre
17:05dans le livre.
17:07Un tiers,
17:07tenez-vous bien,
17:08un tiers des jeunes français
17:09envisagent de quitter la France.
17:11Pourquoi ?
17:12Parce qu'à un moment,
17:12ils se disent que le système actuel
17:14ne fonctionne plus.
17:15On parle souvent
17:16du modèle social français.
17:18Moi, je considère que,
17:19et c'est triste de le dire,
17:20mais que le modèle social français
17:21est à l'agonie.
17:22Pourquoi ?
17:23Parce qu'il repose sur un mythe.
17:25Ce mythe,
17:25c'est la pyramide des âges.
17:27Considérez qu'aujourd'hui,
17:28il y a,
17:29comme après la Deuxième Guerre mondiale,
17:32beaucoup d'actifs
17:33pour payer
17:34pour quelques inactifs.
17:35Et la réalité,
17:36c'est que c'est faux.
17:37Aujourd'hui,
17:37la pyramide,
17:38c'est même devenu l'inverse.
17:40Elle s'est retournée
17:41puisque vous avez
17:42une base
17:43qui est très fine,
17:44très étroite,
17:45puisqu'il y a de moins en moins
17:46d'actifs,
17:46on fait de moins en moins d'enfants.
17:47Et en haut,
17:49une pointe qui s'élargit,
17:50c'est-à-dire,
17:50en gros,
17:51de plus en plus de gens
17:52qui ne travaillent pas,
17:53soit des gens
17:54qui sont assistés,
17:55qui ne vont pas bosser,
17:56soit des gens
17:57qui sont à la retraite
17:57et ils ont bien mérité
17:58leur retraite.
17:59Jonas Haddad,
18:00ça c'est le constat.
18:01Quelle solution ?
18:02Vous vous en parlez
18:03dans votre livre ?
18:03Quelles sont les pistes
18:06rapidement
18:06qu'on pourrait donner
18:07à nos auditeurs ce matin ?
18:08Les pistes qui sont dans le livre,
18:09elles sont très simples.
18:10C'est de recréer
18:11de la transmission
18:13intergénérationnelle.
18:13C'est-à-dire,
18:14aujourd'hui,
18:15vous allez avoir
18:15un grand mouvement
18:17de transmission
18:17qui va s'opérer,
18:18notamment dans l'immobilier,
18:19dans le logement,
18:20notamment dans les entreprises,
18:21puisqu'il y a 500 000 chefs
18:22d'entreprise
18:23qui vont passer la main
18:24dans les années à venir.
18:25Et moi,
18:26je propose de réparer
18:27la fracture générationnelle.
18:28Comment ?
18:30En facilitant cette transmission,
18:31en facilitant la transmission
18:33des biens immobiliers,
18:34de ceux qu'on a appelés
18:36improprement,
18:37et peut-être parfois
18:37en les insultant,
18:38les boomers.
18:39En facilitant la transmission
18:41des entreprises
18:41qui ont été créées
18:42par des gens
18:42il y a 30-40 ans
18:43qui, demain,
18:44vont partir à la retraite.
18:46Comment on fait
18:46pour préparer
18:47cette transmission ?
18:48En gros,
18:48ce que je veux,
18:49c'est donner à Nicolas
18:50la capacité
18:51de retrouver un destin.
18:53Et à ceux
18:54qui ne sont pas
18:54des Nicolas,
18:55à savoir les jeunes
18:57qui sont parfois assistés
18:58de se remettre au boulot,
18:59et ceux qui partent
19:01à la retraite
19:01d'avoir la capacité
19:03de transmettre
19:03sans fiscalité,
19:05c'est ce que je dis
19:05à l'intérieur du livre,
19:07leur entreprise
19:07et leur patrimoine immobilier.
19:10Pour qu'ils ne deviennent
19:11pas vraiment
19:11des Nicolas qui payent,
19:13mais qu'ils soient
19:13des Nicolas un peu plus heureux
19:15que des Nicolas qui payent.
19:15C'est un peu l'idée.
19:16Jonas Haddad,
19:17on a une question
19:18d'un auditeur.
19:20Bonjour M. Haddad,
19:22vous venez de sortir
19:23ce livre qui s'appelle
19:24Nicolas Kippé,
19:25vous faites partie
19:26des LR,
19:26or c'est une expression
19:27qu'on retrouve très souvent
19:28dans la bouche
19:29de Sarah Knafo,
19:30dont vous êtes
19:31de la même génération.
19:32Pourquoi n'y aurait-il pas
19:33un rapprochement
19:34entre les LR
19:35et Reconquête ?
19:36Je vous remercie.
19:40Tout simplement
19:41parce que
19:42chez Reconquête,
19:43on passe son temps
19:44matin, midi et soir
19:45à insulter les Républicains.
19:47A priori,
19:48moi j'ai une petite éthique
19:48dans la vie,
19:49c'est que je ne travaille pas
19:50avec les gens
19:51qui nous insultent.
19:51Vous regrettez
19:52qu'il y ait des insultes ?
19:55Oui, je le regrette
19:56parce que vous voyez
19:56dans ma bouche
19:56il n'y a aucune insulte
19:58vis-à-vis de Reconquête.
19:59Sur le fond ?
19:59Chacun porte ses idées
20:01et c'est tant mieux comme ça.
20:02Mais sur le fond,
20:03vous pourriez vous rapprocher
20:04du discours de Sarah Knafo ?
20:06Ce serait logique ?
20:08Moi écoutez,
20:09c'est Nicolas qui paye,
20:10ça a été lancé
20:10sur Sud Radio.
20:11D'ailleurs,
20:12je suis ravi d'être
20:13avec vous ce matin.
20:14Il y a plusieurs années,
20:15donc ce constat-là,
20:16je l'ai déjà fait avant.
20:17Si d'autres personnes
20:18rejoignent ce constat-là,
20:19j'en suis ravi.
20:20Oui.
20:21Bon, en tous les cas,
20:22vous n'êtes pas très éloigné
20:24sur le constat.
20:24C'est ce qu'on peut se dire
20:25entre Sarah Knafo
20:26et ce que vous dites vous.
20:28Honnêtement,
20:29ce sont des chiffres.
20:29Donc,
20:30si on est d'accord
20:31sur les chiffres,
20:31tant mieux.
20:32On passe à l'actualité
20:33des réseaux
20:33avec Benjamin Gleize
20:35qui nous a rejoint.
20:36Bonjour.
20:37Mathilde Panot
20:38déclenche une vive polémique.
20:39Benjamin,
20:40après avoir annoncé
20:40son refus
20:41de porter le ruban rose.
20:42Oui,
20:42le ruban rose,
20:43vous le savez,
20:44ce ruban,
20:44c'est le symbole
20:45d'octobre rose.
20:46Chaque année,
20:46cette opération
20:47vise à sensibiliser
20:48au dépistage
20:49des cancers du sein.
20:50Elle permet également
20:50de collecter des fonds
20:52pour financer
20:52la recherche médicale
20:53et l'accompagnement
20:54des malades.
20:54Mais voilà,
20:55la patronne des députés LFI
20:56refuse donc d'y participer.
20:58Elle s'en est expliquée
20:59dans une vidéo
20:59de 3 minutes
21:00publiée sur ses réseaux sociaux.
21:01Mathilde Panot
21:02dénonce notamment
21:02les liens qu'il y aurait
21:04entre cette campagne
21:05d'octobre rose
21:05et l'industrie
21:06des pesticides.
21:06Elle vise particulièrement
21:07l'entreprise Syngentia.
21:09Syngenta s'appelait avant
21:11l'Imperial Chemical Industries
21:13qui fabriquait notamment
21:14des pesticides
21:15comme le DDT,
21:16un perturbateur endocrinien
21:17et cancérogène.
21:18Mais l'ancêtre de Syngenta
21:20commercialisait aussi
21:21un traitement
21:22contre le cancer du sein.
21:24Vous avez compris,
21:25ils vendent le poison
21:26qui vous rend malade
21:27et ils vendent ensuite
21:28le traitement
21:29pour cette même maladie
21:30voilà comment
21:30les empoisonneurs
21:31font double profit.
21:33Seulement au milieu
21:33des années 80,
21:35l'Imperial Chemical Industry
21:36a trouvé son marché
21:37de cancer du sein
21:38trop restreint.
21:39Alors pour l'élargir
21:40et favoriser le dépistage,
21:41ils ont lancé
21:42la campagne
21:42devenue
21:43Octobre Rose
21:44en France.
21:44Voilà pourquoi
21:45je ne porterai pas
21:46le ruban d'Octobre Rose.
21:48Dans cette vidéo,
21:49Mathilde Panot
21:49dit vouloir remplacer
21:50Octobre Rose
21:51par un Octobre colère
21:52car selon elle,
21:53le cancer est une maladie politique.
21:55Elle vous accuse,
21:55vous la droite,
21:56mais également le RN
21:57et la Macronie
21:58d'avoir voté
21:58notamment pour la réintroduction
21:59de deux pesticides.
22:00Et dans sa vidéo,
22:01Mathilde Panot
22:02va plus loin.
22:02Elle fait un lien,
22:03elle fait le lien
22:04entre Octobre Rose
22:04et le conflit
22:05israélo-palestinien.
22:06Syngenta,
22:07c'est aussi sa filiale
22:08israélienne Adama
22:09qui produit des pesticides
22:10génériques.
22:11Syngenta est donc
22:12étroitement liée
22:13au projet d'expansion
22:14coloniale d'Israël
22:15qui épand massivement
22:16des pesticides
22:17pour détruire
22:17les terres palestiniennes
22:18et libanaises.
22:19Que vous inspirent
22:20les propos de Mathilde Panot
22:21Jonas Haddad ?
22:23Bon, d'abord ce matin
22:24j'ai une pensée
22:25pour les femmes
22:25qui souffrent de cancer
22:28ou qui doivent
22:29se faire dépister.
22:32Vouloir conflictualiser
22:33ce sujet
22:33c'est vraiment
22:35vraiment à vomir.
22:36Je vous le dis
22:36c'est à vomir.
22:37Et leur obsession
22:38maladive
22:40pour Israël
22:41devient un truc
22:42complètement dingue.
22:43Elle vous explique
22:43que comme il y a
22:44potentiellement
22:45une filiale
22:46de l'entreprise
22:47qui est aussi en Israël
22:48ça veut donc dire
22:49que l'entreprise
22:50dans sa globalité
22:51serait pro-colonialisme.
22:53Ces gens sont dingues.
22:54Mais ils sont
22:55complètement dingues.
22:56je pense qu'il faut
22:57qu'ils aillent créer
22:58un pays ailleurs
22:59avec toutes leurs obsessions
23:01leurs obsessions
23:04anti-sciences
23:05leurs obsessions
23:06antisémites
23:07leurs obsessions
23:08anti-tout-le-monde
23:09et qu'ils aillent
23:11cracher leur haine
23:12ailleurs.
23:13Parce que franchement
23:13je vous dis
23:14là on passe
23:15les limites
23:16de l'acceptable.
23:17Quand on parlait
23:18tout à l'heure
23:18du fait de savoir
23:19est-ce que le PS
23:20doit encore s'allier
23:21avec le LFI
23:22mais comment imaginer
23:23de s'allier
23:24avec des gens
23:24qui sont aussi abjectes
23:25sur un sujet
23:26qui franchement
23:27il n'y a pas
23:28beaucoup de sujets
23:28qui nous rassemblent
23:29en politique
23:30ces derniers temps.
23:31Elle l'instrumentalise
23:32d'une certaine manière
23:33les femmes
23:33qui souffrent aujourd'hui
23:34d'un cancer de sang.
23:35Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
23:36Enfin je veux dire
23:37à un moment
23:37qu'est-ce que ça veut dire ?
23:38Je me mets à la place
23:39de ces femmes-là
23:40je vais vous dire
23:41je n'avais pas
23:44je ne me l'étais pas
23:45procuré
23:45ce petit pins
23:46d'octobre rose
23:47mais je vais le porter
23:48tout le mois d'octobre
23:50juste pour les ennuyer
23:51ces gens-là
23:52mais ce sont des malades
23:54C'est-à-dire que vous-même
23:55vous politisez du coup
23:56cet octobre rose ?
23:57Non, je ne politise pas
23:58mais je veux dire
24:00ça n'est plus possible
24:02C'est-à-dire quoi ?
24:02C'est-à-dire que maintenant
24:03ce ruban
24:03sera un ruban de droite ?
24:05Il faut arrêter le délire
24:07ces gens-là
24:07sont dans des bouffées délirantes
24:09Jonas Haddad
24:10vous êtes avocat de métier
24:13j'aimerais vous entendre
24:15sur la polémique
24:17Mediapart
24:18Jordan Bardella
24:19on a eu un train de sondage
24:21ce matin
24:21qui nous dit
24:22qu'apparemment
24:22ça a très peu bougé
24:24ça avait un petit peu bougé
24:25un petit peu baissé
24:26pour Marine Le Pen
24:27et Jordan Bardella
24:27la semaine dernière
24:28et puis en réalité
24:29le train de sondage
24:30ce matin
24:30semble indiquer
24:31qu'il n'y a pas
24:31de vrais changements
24:33vous pensez que
24:35est-ce que vous pensez
24:36que cette affaire
24:36peut profiter
24:37à la droite classique
24:39à votre camp
24:40ou pas ?
24:41c'est très simple
24:42c'est très simple cette affaire
24:42soit c'est Mediapart
24:43qui a menti
24:44et dans ce cas-là
24:45ils devront rendre des comptes
24:47voilà on va voir
24:48on va voir dans la suite
24:49on attend de voir les enquêtes
24:51et le contenu des enquêtes
24:51on ne le saura peut-être pas
24:52d'ici à la présidentielle
24:54en général
24:54ils ont du matos
24:55pour le dire
24:58soit c'est Bardella
24:59qui a menti
25:00et dans ce cas-là
25:01bien évidemment
25:01se pose la question
25:02du fonds de sauce antisémite
25:04mais se pose surtout
25:05la question du mensonge
25:06voilà
25:06alors vous êtes avocat
25:10vous lui auriez conseillé
25:13de plaider l'erreur de jeunesse
25:14plutôt que d'essayer
25:16de s'entêter
25:16avec une version
25:17qui est
25:18semble-t-il
25:19très contestée
25:20par Mediapart
25:21non ce que je retiens
25:22c'est que Jordan Bardella
25:23a déposé une plainte
25:24il aurait pu avoir
25:25une autre voie judiciaire
25:27par exemple
25:27la citation directe
25:28qui aurait tout de suite
25:29provoqué la confrontation
25:31avec Mediapart
25:32qu'est-ce que ça aurait changé ?
25:34ça aurait changé
25:35que j'allais dire
25:36chacun a basé carte
25:37on aurait su tout de suite
25:38qui ment ?
25:38est-ce que c'est Mediapart
25:39ou c'est Bardella ?
25:40je pense qu'il a essayé
25:41de gagner du temps
25:42et que c'est la stratégie
25:43qui a été adoptée
25:44par son avocat
25:45qu'est-ce que vous en déduisez
25:46alors qu'il n'a pas voulu
25:47qu'on aille vers le chemin
25:48de la vérité rapidement ?
25:49je pense que
25:51la vérité
25:53est peut-être parfois
25:54un peu grise
25:55et j'ai l'impression
25:56que tout ça
25:57est un peu gris
25:58je n'en sais rien
25:59je ne suis pas dans le fond
26:00du dossier
26:01et alors je peux vous assurer
26:02une chose
26:02c'est que Mediapart
26:03ne me donne aucune info
26:06c'est intéressant d'avoir
26:06de votre point de vue d'avocat
26:07le fait de multiplier les plaintes
26:09c'est une façon
26:11assurément de gagner du temps
26:12et de repousser le temps
26:13de la décision judiciaire
26:14alors c'est mécanique
26:15c'est-à-dire une plainte
26:16ce n'est pas une citation directe
26:17il y aurait eu un coup de poker
26:18à faire de sa part
26:19de dire voilà
26:20je mets une citation directe
26:21je demande à Mediapart
26:22de venir donner les preuves
26:23il ne l'a pas fait
26:24c'est une stratégie judiciaire
26:26qui est connue d'ailleurs
26:26des avocats
26:27au fond de vous
26:27vous pensez que le RN
26:29est affaibli
26:29avec cette affaire ?
26:31je pense que le RN
26:36c'est ses racines
26:37voilà
26:37c'est ses racines
26:38après ils peuvent
26:39rien étonnant pour vous
26:41vous voyez par exemple
26:41on parle de Soral
26:42bon de Soral
26:43d'ailleurs qui m'attaque
26:44maintenant matin, midi et soir
26:45j'ai vu ça sur les réseaux
26:48Alain Soral
26:49on le voit faire des vidéos
26:50de karaoké
26:51avec Marine Le Pen
26:51tout ça est su et connu
26:53enfin je veux dire
26:53c'est pas nouveau
26:55c'est pas nouveau
26:56après les gens décident
26:56en conscience
26:58si ce genre de personnage
27:00est fréquentable ou pas
27:01Jonas Haddad était notre invité
27:03ce matin sur Sud Radio
27:04merci à vous
27:05et très bonne journée
27:06je rappelle que vous êtes
27:07porte-parole des Républicains
27:08et de la campagne de Bruno Retailleau
27:09et que vous êtes
27:11vice-président de la région Normandie
27:12et donc l'auteur de ce livre
27:14Nicolas Kippet
27:15donc aux éditions
27:17de l'Observatoire
27:18de l'Observatoire
27:18de l'Observatoire
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