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  • il y a 9 heures
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Professeur David Keillat, je reviens à vous, vous avez écrit
00:03Les gestes qui changent tout, cancer et alimentation, la nouvelle donne, aux éditions FAYA.
00:08Dans votre livre, vous parlez du cancer de l'utérus, du cancer gastrique, du cancer ORL,
00:13du cancer du pancréas, du cancer du poumon, évidemment du cancer du sein.
00:17Et je rebondis sur ce que disait Mathilde Panot qui disait que c'était un cancer politique,
00:22le cancer était une maladie politique.
00:24Le cancer est une maladie politique.
00:27Oui absolument, mais pas dans le sens polémique, dans le sens où il est capable de donner une image
00:34et une perception de ce qu'est une société.
00:37Est-elle solidaire ? Le cancer a besoin de solidarité, il a besoin d'engagement,
00:41il a besoin de réalisme et d'optimisme et de vision du futur,
00:47de préparer le futur, d'investissement si vous voulez, dans la recherche, etc.
00:51Et tous ces mots que je viens de prononcer caractérisent l'objet politique.
00:56Et je me rappelle, la première fois qu'on a dit que le cancer était politique,
00:59c'est quand je suis allé voir Jacques Chirac à l'époque, en 2000,
01:03pour lui proposer de signer la charte de l'UNESCO contre le cancer,
01:09que j'avais écrit avec un certain nombre de cancérologues dans le monde,
01:12pour rappeler le droit des malades et le devoir des gouvernements face à la maladie cancéreuse.
01:17Et dans la discussion que j'ai eue avec lui,
01:20pourquoi le cancer et pourquoi pas le diabète ou je ne sais pas quoi,
01:23et je lui ai dit, monsieur le président, vous savez, à l'époque, je parle de 2000,
01:29je lui ai dit, quelqu'un qui meurt d'une bronchite ou d'un diabète,
01:34ça ne va pas influencer le vote de la famille.
01:36Par contre, quelqu'un qui a attendu deux mois pour avoir un scanner
01:39parce qu'il avait un cancer du poumon,
01:41quelqu'un qui s'est vu annoncer le diagnostic au téléphone sur la messagerie,
01:44comme ça se faisait à l'époque,
01:46quelqu'un à qui on a annoncé sans humanité qu'il rechutait d'un cancer,
01:50ça, ça va induire un changement dans le vote,
01:52parce qu'on va estimer que la société ne regarde pas avec assez d'empathie les citoyens.
01:57Professeur Kayat, dernier mot en une phrase, pourquoi il faut lire votre livre ?
02:01Parce que le cancer n'est pas une fatalité,
02:03contrairement à ce que tout le monde pense, ça ne vient pas par hasard.
02:05Dans 40% des cas, on peut éviter le cancer,
02:08ou en tout cas éviter d'avoir un cancer grave,
02:10en faisant un certain nombre de gestes que j'explique dans ce livre,
02:14et ça touche à l'alimentation, ça touche au dépistage,
02:17ça touche au diagnostic précoce,
02:19et c'est un livre à la fois plein d'optimisme,
02:21et pour expliquer les choses aux gens.
02:23Les gestes qui changent tout,
02:25cancer et alimentation, la nouvelle donne aux éditions Fayard.
02:28Merci infiniment, Professeur Kayat,
02:30qui a été avec nous dans le studio de Repin,
02:32et je rappelle vos mots,
02:33le cancer a besoin de solidarité et d'engagement.
02:37Merci.

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