00:00Professeur David Keillat, je reviens à vous, vous avez écrit
00:03Les gestes qui changent tout, cancer et alimentation, la nouvelle donne, aux éditions FAYA.
00:08Dans votre livre, vous parlez du cancer de l'utérus, du cancer gastrique, du cancer ORL,
00:13du cancer du pancréas, du cancer du poumon, évidemment du cancer du sein.
00:17Et je rebondis sur ce que disait Mathilde Panot qui disait que c'était un cancer politique,
00:22le cancer était une maladie politique.
00:24Le cancer est une maladie politique.
00:27Oui absolument, mais pas dans le sens polémique, dans le sens où il est capable de donner une image
00:34et une perception de ce qu'est une société.
00:37Est-elle solidaire ? Le cancer a besoin de solidarité, il a besoin d'engagement,
00:41il a besoin de réalisme et d'optimisme et de vision du futur,
00:47de préparer le futur, d'investissement si vous voulez, dans la recherche, etc.
00:51Et tous ces mots que je viens de prononcer caractérisent l'objet politique.
00:56Et je me rappelle, la première fois qu'on a dit que le cancer était politique,
00:59c'est quand je suis allé voir Jacques Chirac à l'époque, en 2000,
01:03pour lui proposer de signer la charte de l'UNESCO contre le cancer,
01:09que j'avais écrit avec un certain nombre de cancérologues dans le monde,
01:12pour rappeler le droit des malades et le devoir des gouvernements face à la maladie cancéreuse.
01:17Et dans la discussion que j'ai eue avec lui,
01:20pourquoi le cancer et pourquoi pas le diabète ou je ne sais pas quoi,
01:23et je lui ai dit, monsieur le président, vous savez, à l'époque, je parle de 2000,
01:29je lui ai dit, quelqu'un qui meurt d'une bronchite ou d'un diabète,
01:34ça ne va pas influencer le vote de la famille.
01:36Par contre, quelqu'un qui a attendu deux mois pour avoir un scanner
01:39parce qu'il avait un cancer du poumon,
01:41quelqu'un qui s'est vu annoncer le diagnostic au téléphone sur la messagerie,
01:44comme ça se faisait à l'époque,
01:46quelqu'un à qui on a annoncé sans humanité qu'il rechutait d'un cancer,
01:50ça, ça va induire un changement dans le vote,
01:52parce qu'on va estimer que la société ne regarde pas avec assez d'empathie les citoyens.
01:57Professeur Kayat, dernier mot en une phrase, pourquoi il faut lire votre livre ?
02:01Parce que le cancer n'est pas une fatalité,
02:03contrairement à ce que tout le monde pense, ça ne vient pas par hasard.
02:05Dans 40% des cas, on peut éviter le cancer,
02:08ou en tout cas éviter d'avoir un cancer grave,
02:10en faisant un certain nombre de gestes que j'explique dans ce livre,
02:14et ça touche à l'alimentation, ça touche au dépistage,
02:17ça touche au diagnostic précoce,
02:19et c'est un livre à la fois plein d'optimisme,
02:21et pour expliquer les choses aux gens.
02:23Les gestes qui changent tout,
02:25cancer et alimentation, la nouvelle donne aux éditions Fayard.
02:28Merci infiniment, Professeur Kayat,
02:30qui a été avec nous dans le studio de Repin,
02:32et je rappelle vos mots,
02:33le cancer a besoin de solidarité et d'engagement.
02:37Merci.