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Trois personnes, dont le principal et une professeure, ont été blessées par des tirs de fusil de chasse dans l'enceinte du collège Joseph-Lakanal à Aubagne. Un adolescent de 14 ans a été interpellé, soupçonné d'être l'auteur des tirs.
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00:00Voilà, donc nous sommes venus ici avec monsieur le ministre de l'éducation nationale et madame la ministre déléguée à
00:06l'enseignement professionnel,
00:07donc auprès du ministre de l'éducation nationale, donc ici à Aubagne au collège Lacanale,
00:13où ce matin, comme vous le savez maintenant toutes et tous, un jeune de 14 ans a ouvert le feu
00:19sur des enseignants.
00:21Donc évidemment, c'est un fait extrêmement grave qui a vraiment créé une grosse émotion au sein de la communauté
00:29éducative
00:30et même, je crois, au sein de la ville d'Aubagne et dans le pays tout entier.
00:34Et il était important que nous venions témoigner le soutien du gouvernement avec monsieur le ministre de l'éducation nationale,
00:41avec madame la ministre déléguée.
00:44Je ne vais pas revenir sur les faits. Madame la procureure de la République a donné tout à l'heure
00:50un point presse qui était extrêmement précis.
00:53Donc je ne reviendrai pas sur les faits. Vous aurez éventuellement quelques questions auxquelles je pourrai répondre,
00:59évidemment sous le contrôle de madame la procureure de la République. Ce que je peux vous dire, pour la partie
01:04qui me concerne,
01:05pour la partie qui me concerne, c'est que c'est la brigade criminelle qui a été saisie. C'est
01:10donc dire évidemment la gravité de ce fait.
01:15Donc la gravité de ce fait. Donc la brigade criminelle est saisie. Donc de la direction de la criminalité organisée,
01:23spécialisée des Bouches-du-Rhône,
01:25ici donc de la direction de la DIPN des Bouches-du-Rhône qui est saisie. Que les investigations sont en
01:32cours.
01:32Pour qu'au moment où nous nous parlons, il y a un certain nombre, et certains d'entre vous l
01:36'ont signalé, des perquisitions qui sont en cours,
01:39donc sous l'autorité de madame la procureure. Et surtout vous dire que les auditions, pour une grande partie d
01:45'entre elles, n'ont pas encore eu lieu.
01:47Donc il faut rester extrêmement prudent, non pas sur ces faits bien évidemment, mais sur les mobiles, le mobile, le
01:54ou les mobiles de ces faits.
01:56Il faut rester évidemment extrêmement prudent. Mais je veux simplement dire que madame la procureure a ouvert pour tentative d
02:02'assassinat.
02:03Que les choses soient dites, c'est tentative d'assassinat. Donc on avait bien un individu de 14 ans qui
02:08ce matin est rentré dans ce collège
02:10pour attenter à la vie d'un certain nombre de personnes, et en l'occurrence des enseignants qui ont été
02:14ciblés,
02:15puisque nous avons donc deux enseignants qui sont blessés.
02:19Voilà ce que je voulais vous dire très rapidement. Encore une fois, je pourrais répondre à quelques questions.
02:25Et je voulais vous dire évidemment, redire que nous sommes là pour témoigner vraiment du soutien de l'ensemble du
02:31gouvernement
02:31à la communauté éducative du collège, et signaler évidemment la gravité, la gravité de ces faits.
02:38Encore une fois, je répandrai le cas échéant à certaines questions. Monsieur le ministre.
02:42Merci. Donc effectivement, nous sommes venus témoigner de l'unité en fait, et de la société et de la communauté
02:49éducative
02:50autour d'une équipe qui est extrêmement éprouvée. Il faut, je pense, bien mesurer ce que ça signifie
02:57lorsqu'un de vos élèves commet un acte criminel. Un acte criminel. Ce n'est pas seulement de la violence.
03:05un acte criminel contre, en l'occurrence, des personnes éducatives nationales avec le principal du collège qui est blessé
03:12et la professeure qui est blessée. Et donc, pour nous, venir ici, c'est rappeler un principe qui est très
03:20vivant dans l'école.
03:21C'est que nous sommes une communauté éducative. C'est comme un corps. Et que quand on touche une partie
03:27du corps,
03:28tout le corps réagit. Et on voulait dire cela aux collègues, on leur a dit d'ailleurs, aujourd'hui,
03:33pour qu'ils sachent que derrière eux, il y a un million de cent mille personnes qui sont en pleine
03:38communion,
03:39j'allais dire, de soutien. Le deuxième élément, c'est que cet acte criminel a une résonance très particulière pour
03:48nous,
03:49puisqu'il s'inscrit évidemment dans la semaine, qui est la semaine de cohémoration des assassinats
03:56de Samuel Bernard et Dominique Paty. Le contexte n'a rien à voir. Et pour nous, il y a évidemment
04:02une résonance particulière.
04:04Puis le troisième élément, c'est que je ne peux pas m'empêcher de constater que tout ça s'inscrit
04:09dans un phénomène sociétal global
04:11où nous avons une violence débridée de la part de certains jeunes, singulièrement à l'encontre de l'institution scolaire.
04:17On a vu malheureusement des dizaines de personnels attaquer ces jours-ci. Là aussi, ça n'a rien à voir
04:23avec les blocages.
04:23Je me assiste tout de suite. Ce n'est pas lié au blocage du sien du tout. Mais nous avons
04:28un contexte sociétal
04:29auquel nous allons devoir apporter une réponse sociétale. L'école ne peut pas tout. L'école ne peut pas traiter
04:34de la grande violence.
04:35L'école ne peut pas traiter des actes criminels. Nous avons besoin d'apporter une réponse collective au fait que
04:40des jeunes
04:41puissent aujourd'hui se tourner contre l'institution qui est chargée de les faire grandir, de les instruire et de
04:46les faire s'épanouir.
04:47Je me permets d'installer dessus parce que nous avons aujourd'hui un enjeu collectif dans le choix des mots,
04:55dans le choix des actes, dans notre présence auprès de nos enfants en termes collectifs, parentales, sociales, psychologiques, etc.
05:03pour éviter que ce genre de drame ne se reproduise. Voilà. Donc c'est aussi ça qu'on a partagé
05:08très clairement
05:09avec la communauté éducative tout à l'heure. Ne pas chercher à récupérer ou à assimiler un événement
05:15à tel ou tel contexte, mais avoir en tête et agir contre le fait que désormais une partie de notre
05:22jeunesse
05:22peut avoir des actes de violence débridés à l'égard de l'institution comme à l'égard d'ailleurs d
05:27'autres personnes.
05:27— Je vous remercie. — Attendez, on va laisser madame la mise déléguée s'exprimer.
05:32— Non, juste pour quelques mots. Alors moi, je suis chez la locale de l'Étape. Et encore une fois,
05:43quoi vous dire
05:43à part que la violence, on la connaît, nous, à Marseille, mais ce niveau de violence, en tout cas, moi,
05:49de là où je viens,
05:50on n'a jamais touché à un prof. On n'a jamais touché à un prof. Ni dans mon quartier,
05:56ni ailleurs.
05:57Donc dire notre solidarité avec le ministre de l'Intérieur et monsieur le ministre de l'Éducation nationale
06:02à la communauté éducative, de dire qu'on a le courage remarquable de cette communauté qui s'est mobilisée
06:10ce matin, qui n'a pas eu peur et qui a pensé en premier. C'est ce qu'ils nous
06:13ont dit en premier à leurs élèves
06:16avant de penser à leur propre sécurité. Et ça, vous voyez, ça s'appelle le dévouement.
06:22En fait, on passe, et c'est ce que nous disait encore la communauté ce matin, là, tout à l
06:27'heure,
06:28on passe notre temps à donner des coups de boutoir sur ce qui tient en réalité la République.
06:32L'école, c'est sacré. Quand on le dit, on dit qu'on est réac, mais non. L'école, c
06:38'est sacré.
06:38Parce qu'un professeur et les professeurs ce matin, le CPE, le proviseur, tout le monde,
06:43quand ils ont entendu les coups de feu, ils ne sont pas partis, ils ont pensé à protéger leurs élèves.
06:49Ils ont pensé en premier à leurs élèves. Donc j'appelle à la responsabilité de tous,
06:54parce qu'encore une fois, c'est pas en posant des questions complètement, je vous dis,
07:01à la limite du racisme, ou en posant juste des mots sur des discrets,
07:05c'est-à-dire on va tout expliquer comme ça, il n'y a rien qui va. Non.
07:08On a besoin de notre école, on a besoin de notre communauté éducative, on a besoin de nos professeurs.
07:13Parce que le professeur, quand on vient à l'école, quand on quitte la maison et que ça ne va
07:16pas trop à la maison,
07:18c'est celui normalement vers qui on se tourne pour que ça aille mieux.
07:20Ce n'est pas celui vers qui on se tourne pour lui tirer dessus.
07:25Donc je suis, vous le voyez, enfin moi très émue en plus, vous voyez, ça se passe chez moi,
07:29donc c'est très particulier pour moi. Et encore une fois, les membres du gouvernement que nous sommes,
07:36et jamais j'aurais pensé être là un jour devant vous, je vous le dis, on a besoin de tout
07:41le monde.
07:41On a besoin de tout le monde. De toute la société qui se mobilise, des parents, de la communauté bien
07:46sûr encore éducative,
07:47on a besoin du ministère de l'Intérieur, on a besoin du ministère de la Justice,
07:50on a besoin des élus locaux, parce que les élus locaux sont en fait tous les jours, ils sont sur
07:55le terrain.
07:55C'est ensemble qu'on y arrivera, et encore une fois, par pitié, par pitié,
08:00arrêter d'essayer d'exploser ce qui fait en réalité ce que nous on est la France, c'est-à
08:05-dire notre école, par pitié.
08:08Merci.
08:08Merci. Si vous avez des questions sur l'accueil des élèves au sein de l'État de Fiscons Scolaire,
08:13est-ce qu'il y a des possibles qui sont passés au niveau national pour l'entrée de ces élèves
08:18?
08:18Si cet élève en question est entré avec un fusil et dans une housse de guitare, a priori,
08:24que doivent faire les proviseurs et l'équipe éducative quand des élèves rentrent dans l'établissement ?
08:29Est-ce que c'est un check visuel ? Est-ce que c'est une foule de sacs ?
08:32Est-ce qu'il y a des consignes qui sont passées au niveau national, dans l'éducation nationale ?
08:36Il y a des consignes de sécurité générale.
08:39Il y a surtout des opérations régulières de fouilles.
08:42Comme vous le savez, depuis un an et demi,
08:44sous le contrôle du ministère de l'Intérieur, il y a eu 28 000 opérations de fouilles
08:48depuis mars 2025, qui ont donné lieu à la saisie de quasiment 1 000 armes blanches, notamment.
08:56Ensuite, lorsque un élève rentre dans un établissement,
08:59avec entre guillemets une guitare dans laquelle il vient tous les jours, etc., etc.,
09:03demander au chef d'établissement tous les jours de surveiller tous les sacs
09:06et sombrer dans une espèce de crainte de tous contre tous,
09:11on ne peut pas leur demander ça non plus.
09:13L'école, ça repose sur une forme de confiance réciproque.
09:16C'est d'abord un lieu-refuge.
09:18Et pour beaucoup de jeunes, c'est un lieu-refuge.
09:19Ça a été très bien dit par Mme la ministre déléguée.
09:22Il y a quelque chose de sacré dans l'école.
09:24Et il y a un tabou qui est tombé il y a quelques années,
09:26qui est l'inviolabilité de l'école et l'inviolabilité des professeurs.
09:29Ce tabou, il faut le restaurer.
09:31Il faut restaurer dans les familles, il faut restaurer dans la société,
09:34il faut restaurer dans les médias, partout.
09:37On ne touche pas à un professeur, on ne touche pas à un institution scolaire.
09:40Je ne sais plus en quelle langue le dire.
09:42Mais ça doit être universellement partagé dans notre pays.
09:46Voilà, très clairement.
09:47Et à partir de là, ensuite, on fait les opérations de contrôle,
09:49on surveille les entrées des établissements, etc.
09:52Mais on ne peut pas vivre dans une espèce de contrôle permanent de tous contre tous
09:55quand le contrat de base est un contrat qui repose sur la confiance des uns et des autres.
09:59Monsieur le ministre, il y avait quand même une question sur les portiques de sécurité.
10:04Parce qu'effectivement, on ne va pas contrôler toutes les housses de guitare.
10:07Mais en l'occurrence, là, il y avait un fusil dans la housse de guitare.
10:10Il y a des portiques de sécurité qui... Il y a eu un débat, effectivement, ici,
10:13sur les portiques de sécurité il y a quelques années.
10:16J'ai cru comprendre que... D'ailleurs, les termes avaient un peu changé
10:20et que les portiques seraient mis en 2020... Enfin, pour l'instant, il s'était probablement en 2028.
10:24Donc on verra s'il y a eu d'accéléré avec la collectivité territoriale, avec le département.
10:28Et par ailleurs, les portiques de sécurité sont faits pour empêcher les intrusions extérieures.
10:34Ils ne sont pas faits pour empêcher l'entrée régulière des élèves.
10:37Donc il y a deux questions différentes.
10:38Il y a le portique de sécurité qui permet d'éviter l'intrusion d'élèves... Enfin, d'individus extérieurs.
10:43Ce n'est pas le cas en l'espèce.
10:44Et après, il y a la question de savoir si on procède régulièrement à des fouilles de sacs, visuelles, etc.,
10:49pour s'assurer qu'un élève ne rentre pas avec une arme.
10:53Et je vous le disais, il y a énormément de fouilles.
10:55Ici même, je crois d'ailleurs que mes administrateurs vous diront ce qui avait été fait.
10:58Il y avait eu des fouilles sur ce collège régulière.
11:00Et donc, les deux questions sont distinctes.
11:04Mais un portique ce matin n'aurait pas empêché l'élève de rentrer.
11:07Monsieur le ministre, au-delà de ce tabou, est-ce que ça n'illustre pas quand même
11:12un mal-être de la jeunesse aujourd'hui qui mène à des déséquilibres ?
11:15On parle beaucoup de santé mentale des jeunes aujourd'hui.
11:17Est-ce que tout ça est lié aussi à toute cette actualité dont on parle en ce moment ?
11:21En tout cas, très clairement, on sait que la santé mentale de nos jeunes,
11:26globalement, s'est dégradée singulièrement depuis le Covid.
11:29Ça, c'est assez net et c'est assez documenté scientifiquement.
11:33Par ailleurs, on a une jeunesse, et je crois qu'il faut qu'on intègre ça dans son éducation globale,
11:38qui est tous les jours, si je puis dire, dont le rapport au monde, l'intelligence, etc.,
11:45est brassé par des quantités impressionnantes de vidéos vues sur les réseaux sociaux, etc.,
11:50avec une forme de banalisation de la violence.
11:52Il y a une déréalisation de la violence, très clairement.
11:55Et donc, il faut qu'on travaille collectivement à refaire prendre conscience de ce qu'est la réalité de la
12:01violence.
12:02Le mal ne peut pas être banal.
12:04C'est pas possible.
12:05Et donc, il y a un travail éducatif à faire, mais dans un environnement qui est complètement différent
12:09de celui que nous autres éducateurs ou parents avons connu.
12:13Nous n'avons pas vu notre esprit, si je puis dire, brassé par ces masses de contenus ultra-violents.
12:19Et donc, je pense que nous appliquons encore des réflexes éducatifs qui sont les nôtres
12:23sur une population, des jeunes, qui se construit différemment.
12:27Et après, il faut aussi prendre garde à ne pas généraliser.
12:30Il y a beaucoup de gens qui parlent de la jeunesse.
12:32Je préfère qu'on parle des jeunes, parce que les jeunes, ils sont divers.
12:35C'est très bien.
12:36Il faut éviter d'en avoir une vision, j'allais dire, régimentaire, ce que certains voudraient leur donner.
12:41Pas la jeunesse, c'est les jeunes, dans leur diversité.
12:44Ils connaissent, pour un certain moment, des difficultés de santé mentale, de troubles anxieux, de troubles dépressifs.
12:49Il faut qu'on y réponde.
12:50Mais là encore, la réponse ne peut être que collective et pas seulement scolaire.
12:53Le collège sera-t-il ouvert demain ?
12:55Et quel accueil est réservé aux enseignants et aux élèves ?
12:58Alors, sous le contrôle de M. le recteur, le collège, demain, il n'accueillera pas d'élèves.
13:04Il accueillera uniquement les professeurs, parce que les équipes pédagogiques auront besoin de se retrouver.
13:09Et après-demain, il accueillera progressivement, et comme vous l'imaginez, sans doute pas pour faire court, les élèves.
13:15Parce que les élèves auront besoin de parler.
13:17La cellule d'urgence psychologique va rester, évidemment, aussi longtemps que nécessaire, et en l'occurrence, à coucher jusqu'à
13:23la fin de la semaine.
13:24Elle a déjà accueilli aujourd'hui plusieurs dizaines d'élèves et de collègues.
13:28Et elle va continuer à le faire, parce qu'il faut d'abord réparer, avant de penser à la suite.
13:33Donc, nous sommes dans un processus de réparation, de prise de soins, tout simplement, qui va s'étaler sur plusieurs
13:41jours.
13:42M. le ministre, cela se passe dans un collège qui, précisément, fait de nombreuses actions en matière de prévention, en
13:49matière de lutte contre les violences, le harcèlement.
13:53Est-ce que c'est l'échec de cette forme d'initiative ? Est-ce que vous allez apporter un
13:58soutien à cette démarche ?
14:00D'abord, c'est un collège qui est, effectivement, je vous confirme, absolument remarquable dans sa politique de prévention et
14:03qui est connu comme tel.
14:05Ensuite, c'est un collège dont les équipes sont remarquables.
14:07Et Mme la ministre déléguée disait tout à l'heure, la façon dont ils ont réagi, dont ils ont neutralisé
14:12l'élève, dont ils se sont portés au secours de leurs élèves,
14:17alors même que certains, d'ailleurs, avaient leurs enfants dans le collège, et ils ont pensé d'abord à leur
14:20classe, est absolument exceptionnel.
14:24Maintenant, une fois encore, on ne peut pas tout demander à l'école.
14:26Et c'est ça que ces événements aussi nous disent.
14:28C'est-à-dire qu'il y a une forme de délégation, parfois, à l'école, de la prise en
14:32charge de tout.
14:33La prise en charge de l'instruction, ça, c'est notre rôle.
14:35La prise en charge de l'éducation, de la prise en charge de la santé mentale, de la prise en
14:38charge du soutien psychologique, etc.
14:40L'école ne peut pas tout, très clairement.
14:43Et donc, oui, on va poursuivre la prévention.
14:45Oui, ce collège va rester un modèle.
14:47Il va continuer à l'être, parce que ces équipes sont remarquables et que la façon dont ils font les
14:53choses est absolument remarquable.
14:54Mais tout ça doit nous faire mesurer que tous, famille, amis, etc., etc., nous avons un rôle social dans la
15:02lutte contre la violence.
15:03Et qu'on ne peut pas se reposer sur un tiers, en l'occurrence l'école, pour se dire que
15:07collectivement, c'est fait.
15:09Ce n'est pas fait par quelqu'un, c'est fait par une société.
15:14Dernière question ?
15:15Oui, M. le ministre, certains témoins indiquent que le jeune avait acheté l'arme bien en amont, c'est exact
15:21?
15:22Franchement, sur les conditions dans lesquelles il s'est procuré cette arme, il y a une enquête qui est en
15:28cours, donc diligentée par Mme la procureure.
15:31Voilà, toute la lumière sera faite là-dessus.
15:34On n'a pas, franchement, à la fois sur les conditions matérielles de préparation de cet acte qui manifestement a
15:41été préparé,
15:42puisque Mme la procureure a ouvert sur tentative d'assassinat, et puis ensuite sur les conditions de réalisation,
15:48et surtout sur les mobiles, il convient d'être extrêmement prudent.
15:52Il y a évidemment plusieurs hypothèses, aucune n'est exclue, aucune n'est exclue, mais il faut rester extrêmement prudent.
15:57Et je veux, d'ailleurs, j'en profite de cette question pour remercier à nouveau les personnels de la communauté
16:04éducative,
16:06les sapeurs-pompiers qui sont intervenus, les policiers ici de la circonscription d'Aubagne,
16:11auxquels nous nous sommes d'ailleurs également adressés.
16:13Je les remercie pour la rapidité avec laquelle ils sont intervenus,
16:16et bien sûr avoir une pensée pour ce conseiller principal d'éducation,
16:20qui a empêché l'auteur de poursuivre ce qui s'apparentait à un périple, un périple meurtrier manifestement.
16:29Donc vraiment, on a une pensée pour lui qui a empêché cet auteur de poursuivre son action.
16:35Voilà ce que je peux vous dire, il faut rester très prudent, l'enquête se déroule.
16:37Comment pour les blessés ?
16:39Écoutez, à notre connaissance, les blessés sont hors de danger, je ne peux pas en dire plus à ce stade,
16:44mais leur pronostic vital n'est pas engagé, que les choses soient claires.