00:0087, c'est le nombre d'entreprises dans lesquelles l'État détient des parts.
00:0411 sont cotées en bourse, ça fait un patrimoine de 230 milliards d'euros.
00:07Et bonne nouvelle, ça a pris 10% en un an, ça fait à peu près 20 milliards d'euros
00:12en plus.
00:13Ce sont donc de bons placements, oui la bourse a du bon,
00:16Engie, Orange mais aussi Airbus et Safran sont de bonnes affaires.
00:19Alors attention quand même, ce sont de bonnes nouvelles,
00:21mais c'est pas 20 milliards d'euros directement dans les caisses.
00:24Tant que c'est vendu, ça, ça n'existe pas, on ne touche que des dividendes.
00:28Alors justement, on cherche de l'argent partout, pourquoi ne pas vendre ces participations ?
00:32Oui c'est une vraie question, mais avant d'être économique, elle est politique.
00:35Dans quelles entreprises l'État a-t-il vocation à être actionnaire ?
00:39Est-ce que cet argent ne serait pas mieux utilisé ailleurs ?
00:41Prenez Renault par exemple, l'État était entré au capital après la seconde guerre mondiale
00:45sur fonds d'accusation de collaboration.
00:47Aujourd'hui, est-ce qu'on garde, est-ce que c'est intéressant d'être toujours dans Renault ?
00:51Alors que le titre a dévissé, si on vend, on va perdre de l'argent.
00:54A l'inverse, parfois c'est stratégique et c'est évident.
00:56Les supercalculateurs par exemple, en mars, l'État a racheté Bulle, l'ancienne filiale d'Atos.
01:01Même logique avec Eutelsat et les satellites de communication.
01:04Hier soir, l'État est monté au capital d'Eramet, groupe minier,
01:08seul spécialiste européen dans le traitement du nickel ou du manganèse.
01:12Alors oui, vendre, ça permet de récupérer des liquidités,
01:14mais c'est un coup de fusil à un seul coup, une recette exceptionnelle.
01:18Attention quand même à ce qu'on fait avec les bijoux de famille.
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