Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 31 minutes
Ce mardi 27 octobre, Anthony Morlet-Lavidalie, économiste au sein de BSI Economics, a abordé le bondissement de l'indicateur des commandes de biens durable aux États-Unis, la dégradation de la confiance des ménages de la France en octobre atteignant son plus bas niveau depuis juin 2013, ainsi que le soulagement de la dette française avec un taux toujours dans le viseur après le verdict de Moody's, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Anthony Morley-Lavidali de BSI Economics, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Merci d'être avec nous.
00:09On revient sur l'indicateur des indicateurs, quand même,
00:13ces commandes de biens durables du côté des Etats-Unis.
00:15Septembre, plus 3%, quasiment plus 2,8.
00:18Ça fait grimper les taux d'un coup, là ça se calme un petit peu à 4,98 sur le
00:22disant américain,
00:23mais ça reste quand même la statistique la plus en vue,
00:27alors que la Fed doit rendre sa décision sur les taux demain.
00:30Oui, très clairement.
00:31Alors, à la fois, plutôt une bonne surprise,
00:34c'est tiré par le secteur des transports qui est toujours très volatile,
00:37mais au fond, ça nous dit une chose,
00:39si on sort un petit peu de la volatilité au mois le mois,
00:41c'est qu'on a une économie américaine qui résiste,
00:44et c'est quand même ça le sujet, c'est même plus ce que résiste d'ailleurs,
00:46c'est objectivement, il y a de la croissance aux Etats-Unis.
00:49On a une Fed d'attentat qui nous dit que le T3 pourrait ressortir à 3,5% en annualisé,
00:55sur le PIB, donc bon, c'est quand même des chiffres très importants,
00:59et puis vous le commentez, chaque jour,
01:01on a des bénéfices enregistrés par les entreprises américaines
01:04qui sont juste spectaculaires,
01:05on commence la saison des résultats,
01:07on est à peu près autour de plus de 30% sur un an,
01:10c'est juste considérable,
01:12donc c'est vrai qu'on a une économie américaine qui tourne,
01:14alors qu'il y a ses fragilités aussi,
01:16mais clairement qui montre tout le potentiel qu'elle est capable de délivrer,
01:21et par rapport à l'Europe,
01:22même si on a eu un peu de mieux récemment,
01:24ça reste quand même,
01:25il y a toujours cette histoire de divergence,
01:27Etats-Unis-Europe.
01:29En parlant de divergence,
01:32confiance des ménages ce matin en France,
01:34sacré coup de mou quand même sur le mois d'octobre,
01:36il y a quelque chose de logique à ça,
01:38je dirais de manière tout à fait,
01:41même en dehors de toute considération économique,
01:44c'est vrai que là,
01:44on a un coup de mou du moral des ménages qui peut se comprendre,
01:48du fait de l'instabilité politique,
01:49du fait de l'actualité,
01:50mais voilà,
01:51sur les données fondamentales,
01:52là aussi on a des signaux de fragilité.
01:55Oui, c'est terrible ce qui se passe du côté du moral des ménages,
01:59parce que c'est des signaux qui ne laissent pas présager du bon pour l'activité,
02:03et notamment la consommation,
02:05dont on pouvait espérer qu'elle soit un relais de croissance,
02:07pour une simple et bonne raison,
02:08on a un taux d'épargne qui continue d'être très élevé en France,
02:12donc les ménages pouvaient être un petit peu à la manœuvre
02:15pour la relance espérée de l'économie française,
02:17ça risque de ne pas être le cas,
02:19on le voit,
02:21les indicateurs que l'on a sur les intentions d'achat de biens importants
02:23sont plutôt à la baisse,
02:24sur l'épargne ça reste toujours très élevé,
02:27donc malheureusement il va falloir faire sans l'agent que sont les ménages,
02:30le problème c'est que du côté de l'investissement,
02:31ça va souffrir du fait de la hausse des taux d'intérêt,
02:34donc il n'y a pas vraiment de relais de croissance pour l'économie française,
02:36c'est ce qui se traduit par la faible croissance qu'on devrait avoir en 2026,
02:40et quand on se projette en 2027,
02:42on ne devrait pas connaître une croissance mérifique,
02:44je pense que 0,5 à 0,7 sera le mieux que l'on puisse espérer pour l'économie française.
02:48Et puis au-delà de ça et malgré les bonnes nouvelles avec Moody's qui nous épargne une dégradation,
02:54on reste quand même avec une dette française et ces taux qui restent dans le viseur en ce moment.
03:00Oui très clairement, alors évidemment la décision de Moody's a été largement commentée,
03:05il faut quand même avoir en tête que c'est toujours le bénéfice du doute qui nous est accordé,
03:09mais nos fondamentaux ne se sont pas améliorés, voire même pire,
03:12ils se dégradent plus tôt depuis plusieurs mois maintenant,
03:15et le problème plus que l'effort budgétaire que l'on doit fournir,
03:19c'est quel chemin il existe pour arriver à faire des économies,
03:22et là il est très faible parce que dans le contexte social qui est le nôtre,
03:25d'arriver à tracer un chemin qui nous fait réduire le déficit public à un moment où personne ne veut
03:30payer,
03:30ça risque d'être très compliqué.
03:33Merci infiniment Anthony Morley, la vie d'Ali, BSI Economics,
03:37c'est donc oui la donnée du jour,
03:39plus 1,8% pour les commandes de biens durables aux Etats-Unis en septembre,
03:43et ça fait bondir le taux américain 10 ans à 5%.
Commentaires

Recommandations