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  • il y a 7 minutes
Ce mardi 27 octobre, Étienne Bracq a reçu Christian Parisot, conseil économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, Emmanuel Combe, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à la Skema Business School, et Frédéric Loisel, fund manager chez Quaero Capital, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:03BFM Business et la Tribune présente
00:06Débat et controverse
00:08Les experts
00:10Etienne Braque
00:11C'est parti pour les experts, trois invités ce matin en plateau
00:14Christian Parizeau, Emmanuel Comte
00:16Frédéric Loisel pour revenir sur les
00:18grands sujets de ces dernières heures
00:19avec donc le 10 ans français
00:21qui s'est détendu hier sous les 5
00:23petits ouf de soulagement
00:25est-ce qu'il faut mettre ça au profit de Moody's
00:27qui finalement n'a pas dégradé la France
00:29et puis surtout que faut-il attendre de la BCE ce jeudi
00:31élément de réponse dans la première partie
00:33de l'émission, nous reviendrons bien sûr
00:35également sur Anthropik, le créateur
00:37de Claude qui prépare son introduction en bourse
00:39au Nasdaq qui pourrait devenir la plus grande
00:41introduction en bourse jamais réalisée
00:43avec une valorisation potentielle
00:45entre 1500 et 2000 milliards
00:47de dollars, Claude
00:49Anthropik qui dit même que le deuxième trimestre
00:51c'est pas si mal passé puisque vous avez
00:53une perte d'exploitation qui recule à moins de
00:55700 millions de dollars au deuxième
00:57trimestre et puis nous reviendrons également bien sûr
00:59sur les compagnies aériennes qui sont
01:02aujourd'hui en difficulté face à la montée constante
01:05des prix des matières premières
01:07encore ce matin le baril de pétrole est au-delà des 110 dollars
01:09et puis surtout les cours du kérosène sont toujours sur
01:12des plus hauts historiques avec beaucoup de compagnies aériennes
01:14qui sont en difficulté, qui s'ouvrent et qui doivent se refinancer
01:16ça tombe bien puisqu'on a des spécialistes du secteur ce matin en plateau
01:23avec donc Christian Parézot économiste et conseiller auprès de Aurel BGC
01:26bonjour Christian, merci de nous accompagner en compagnie d'Emmanuel Combe
01:29professeur à l'université Paris-Impanton-Sorbonne et à la Schéma Business School
01:33et Frédéric Loisel gérant de portefeuille chez Quairo Capital
01:38je commence avec vous Christian Parézot le disant français hier c'est bien détendu
01:42il a perdu un peu plus de 10 points de base
01:44alors ce n'est pas que le disant français
01:45on a eu une détente sur l'ensemble des taux longs ou presque
01:49est-ce qu'il faut mettre ça au dos de Moody's
01:52qui finalement n'a pas dégradé la France
01:54ou non on est un petit peu sur un retour sur les valeurs
01:59les obligations d'État qui servent de valeur refuge dans certains moments de stress
02:04oui alors je pense qu'il y a eu une conjonction d'éléments
02:07qui était assez favorable à très court terme
02:09bon il y a le fait que le marché pariait très clairement
02:11soit une dégradation de la part de Moody's
02:14on en reparlera
02:15bon la décision de Moody's ne nous sauve pas quand même
02:17il y a quand même une pression qui est là
02:19et c'est juste sa revue, sa revue périodique
02:22qui ne s'est pas conclue par une action de notation
02:24donc attention ça ne veut pas dire que Moody's
02:26a cessé toute idée de dégrader la France
02:29il y a toujours une perspective négative
02:31mais c'est vrai que le marché vendredi
02:33vous pouviez interroger les différents acteurs obligataires sur le marché
02:37le consensus était majoritairement que la France allait se faire dégrader
02:40donc c'est une bonne nouvelle
02:42deuxième élément
02:43samedi il y a eu des manifestations
02:44mais il n'y a pas eu des débordements qu'on avait connus la semaine précédente
02:47je ne peux pas dire que ça s'est bien passé
02:48mais on ne peut pas non plus dire que c'était dans la situation
02:50et au niveau des investisseurs étrangers
02:53il n'y avait pas ces images qui ont circulé
02:55sur le week-end d'avant qui avaient fait beaucoup de mal
02:57à la vision de la France
02:59en plus c'est intervenu à un moment où le pétrole baissait
03:01donc c'est aussi un petit élément qui soutient un petit peu
03:03très court terme les marchés obligataires
03:06et puis après je pense qu'il y a plusieurs éléments aussi
03:08des investisseurs qui sont peut-être un petit peu revenus sur la dette française
03:11parce que d'une part il y a quand même du rendement
03:12c'est quand même pas inintéressant
03:15prêter à la France à 5%
03:16sauf si vous êtes vraiment très très noir
03:18et que vous pensez que la France ne va pas rembourser sa dette
03:20mais si vous êtes ce qu'on appelle
03:22buy and hold
03:23si vous achetez l'obligue et que vous la détenez jusqu'à maturité
03:25votre seul risque c'est que la France ne rembourse pas sa dette
03:27donc est-ce qu'aujourd'hui
03:28ce n'est pas des bons points d'entrée
03:30je pense qu'il y a certains investisseurs qui sont revenus
03:32et puis on attend peut-être
03:34et ça c'est plus hypothétique
03:35je ne pourrais pas vous le dire avec certitude
03:37mais c'est vrai qu'on a la BCE
03:38on attend peut-être la BCE
03:40qu'il n'y ait pas un discours trop faucon jeudi
03:41ça pourrait aussi un petit peu apaiser
03:43les tensions sur les marchés obligataires
03:45on a vu aussi que derrière ça
03:47et on y reviendra quand on parlera d'Entropix
03:49s'il y a des émissions d'actions
03:51qui sont faites au niveau de l'IA
03:52et non pas des émissions obligataires
03:54ça veut dire qu'on va moins faire appel
03:56à l'obligataire pour financer
03:58tous ces investissements autour de l'IA
03:59ça rassure un petit peu les marchés
04:01donc ça aussi c'est un élément positif
04:04que l'on peut mettre en avant
04:05et puis je pense aussi
04:08on attend aussi les chiffres de fin de semaine
04:11le PIB en France
04:12l'inflation
04:13n'oubliez pas que 10% des OAT
04:15c'est de l'OATI
04:16donc plus l'inflation est forte en France
04:18plus on paye des intérêts
04:20donc tout ça mis bout à bout
04:22vous voyez que ce n'est pas qu'un seul effet
04:23il y a un effet Moody's en gros
04:24mais il y a un environnement international
04:26il y a des choses propres à la France
04:27ce qui ne veut pas dire pour autant
04:29qu'il ne faut pas s'attendre
04:30on a quand même beaucoup de volatilité sur les taux français
04:31d'ici la fin de l'année
04:32on est loin des sorties
04:34je pense de la tourmente
04:35mais c'est plutôt une conjonction
04:37d'ensemble d'éléments
04:38qui ont pu jouer positivement
04:39sur la séance d'hier
04:40Pour rappel, Emmanuel Aikombe
04:42Moody's table sur un scénario
04:44dans lequel on aurait un budget
04:46au pire par ordonnance
04:48ça tombe bien
04:49vous avez co-écrit
04:50un livre qui s'appelle
04:52Le sursaut ou la chute
04:53avec Philippe Aguillon et Jean-Michel Blanquer
04:55vous partagez l'optimisme de Moody's
04:58où vous dites
04:58non, au final
04:59la situation ne va pas s'arranger à court terme
05:02Tout va dépendre du vote
05:05je pense que le vote
05:05ça va être quand même un signal assez fort
05:07est-ce qu'on fait passer un budget
05:09ou pas
05:09mais n'oublions pas
05:10et d'ailleurs Moody's le dit
05:11dans sa note
05:11que la France reste comme un pays
05:12d'abord très diversifié
05:14économiquement
05:15c'est pas la Grèce
05:16deuxièmement
05:17on sait lever l'impôt
05:18et oui
05:19il y a toujours la capacité
05:20à lever l'impôt
05:21et troisièmement
05:21on a des institutions publiques
05:22qui sont relativement solides
05:23à commencer par la DGFIP
05:25donc la France est dans une situation critique
05:27mais attention
05:28comparaison ne vaut pas raison
05:29on n'est pas dans une situation
05:31comparable à la Grèce
05:32je voudrais revenir
05:32un tout petit instant sur Moody's
05:33pour nos auditeurs
05:34parce que c'est important
05:34une agence de notation
05:36ce n'est pas elle qui dégrade
05:38son impact
05:38elle vient après
05:39si j'ose dire
05:40après la bataille
05:41la France a déjà été dégradée
05:42depuis six mois
05:43enfin de mémoire
05:44les taux longs étaient à combien
05:45en juin
05:45ils devaient être
05:46aux alentours de 3,2
05:473,3
05:48ils sont aujourd'hui
05:49un peu au-dessus de 5
05:50la France a déjà été dégradée
05:52je veux dire
05:52c'est pas une annonce de Moody's
05:53qui a comme conséquence
05:55que les taux vont monter
05:56c'était déjà
05:57en quelque sorte
05:58dans les cours
05:59et comme le disait Christian
06:00c'est même plutôt
06:01une bonne nouvelle
06:01qu'elle ne nous ait pas dégradée
06:02et ça peut expliquer
06:03en partie la détente des taux
06:04mais attention
06:05n'accordons pas
06:06à une agence de notation
06:07le pouvoir qu'elle n'a pas
06:08le vrai pouvoir qu'elle a
06:10mais on sort de notre sujet
06:10mais j'en dis quand même
06:11un mot pour nos auditeurs
06:12c'est lorsque vous passez
06:13dans des catégories
06:14très inférieures de notes
06:15il ne faut pas oublier
06:16que la France
06:16elle est aujourd'hui
06:17au quatrième cran
06:19sur 21
06:19et là où ça devient
06:20vraiment critique
06:21je crois que c'est quand
06:22vous passez le 11ème
06:23et que vous passez
06:23en spéculatif
06:24là on n'est pas en spéculatif
06:26on reste un pays
06:27relativement sûr
06:28je ne suis pas en train de dire
06:29qu'il n'y a pas de problème
06:29de finances publiques
06:30et dans le livre
06:31avec Philippe Aguillon
06:32on insiste beaucoup
06:36la France reste un pays
06:38encore relativement attractif
06:39d'ailleurs je constate
06:41que le premier jeudi du mois
06:42c'est ça
06:42la France lève de la dette
06:44elle la lève
06:45à un coût de plus en plus élevé
06:47mais on est plutôt
06:48dans l'étouffement
06:49que dans je dirais
06:50la chute brutale
06:51on n'est pas dans une crise
06:53pour moi non
06:53et ça c'est ce que je dis
06:54depuis 2-3 ans
06:55les experts c'est vous
06:56moi je ne suis pas expert
06:56en finances
06:57mais je constate que la France
06:58simplement
06:58elle est en train de s'asphyxier
07:00lentement
07:00c'est un pays en déclin
07:02qui va emprunter
07:03de plus en plus cher
07:04ensuite ça ne veut pas dire
07:05qu'un jour
07:05il n'y ait pas une crise
07:06de la dette
07:06mais ça ça sera un facteur
07:08exogène
07:08sans doute à mon avis
07:09un facteur politique
07:10qui fera que la confiance
07:12partira
07:12mais n'accordons pas
07:13trop d'importance
07:14je ne dis pas que Maudis
07:15il faut s'en fiche
07:16il faut laisser ça de côté
07:17je dis simplement
07:18attention
07:19n'accordons pas trop
07:20d'importance
07:21à ces notations
07:22les marchés
07:23avaient déjà noté
07:24la France
07:25en la dégradant
07:26alors dans votre voix
07:26juste un petit mot
07:27un petit point rapidement
07:28oui la France lève
07:30mais attention
07:30le ratio quand même
07:32demande sur offre
07:33il est en train de s'éroder
07:34on était à trois fois
07:36plus de demandes
07:36que d'offres
07:37maintenant on est à 2,5
07:38ce qui montre
07:39qu'il y a quand même
07:39un petit changement
07:40et on voit aussi
07:41que de plus en plus
07:42alors ça c'est vrai
07:43un peu pour tous les marchés
07:44obligataires
07:44mais de plus en plus
07:45le volume sur les marchés
07:46secondaires
07:47donc pas là où la France
07:48s'emprunte
07:49vraiment sur ce qu'on échange
07:50une fois qu'on a émis la dette
07:52est de plus en plus
07:53concentré sur les hedge funds
07:54donc c'est de plus en plus
07:55des investisseurs
07:57spéculatifs
07:57qui sont là
07:58à court terme
07:58qui ont des stratégies
07:59différentes
07:59il ne faut pas non plus
08:00en faire des méchants
08:01mais qui ont tendance
08:03à créer beaucoup plus
08:04de volatilité sur les taux
08:04donc attention à ça
08:05il y a d'une part
08:07sûrement une demande
08:08de base
08:09je dirais de gens
08:10qui achètent
08:10et qui détiennent la dette
08:11jusqu'à maturité
08:12qui est beaucoup plus réduite
08:13maintenant pour la France
08:14donc ça c'est quand même
08:15un signal qu'il faut surveiller
08:16et n'oubliez pas
08:17que sur le court terme
08:19sur le marché secondaire
08:20on peut avoir des mouvements
08:21très très forts
08:22parce que c'est beaucoup
08:23ceux qui font les volumes
08:24aujourd'hui
08:24c'est pas les investisseurs finaux
08:25c'est beaucoup de hedge
08:26donc ça peut laisser
08:27quand même la place
08:28à des accidents
08:28sur le marché secondaire
08:30donc prudence quand même
08:31on est quand même
08:32dans une situation
08:32assez tendue
08:33sur les marchés obligataires
08:34mais Frédéric Loisel
08:35pour compléter
08:35ce que vient de dire
08:36Christian Parizeau
08:37cette baisse de la demande
08:39lors des adjudications
08:39on l'a vu également
08:40aux Etats-Unis
08:41et cette volatilité importante
08:43on la voit également
08:44sur d'autres références
08:45que sur le disant français
08:46oui oui
08:46la malchance de la France
08:47c'est effectivement
08:48que la hausse
08:49enfin l'accident
08:50puisque ça a été un accident
08:51l'accélération
08:52de la hausse des taux français
08:53depuis un mois et demi
08:54c'est la découverte
08:55ça a fait penser d'ailleurs
08:56à ce qu'avaient fait
08:57la Grèce
08:58c'est le Premier ministre
08:59en disant que
09:00le déficit sur PIB
09:01ne serait pas à 5
09:02mais à 5.4
09:03et depuis un mois et demi
09:05effectivement
09:05il y a une accélération
09:06de la hausse des taux
09:06mais elle s'inscrit
09:07dans un contexte mondial
09:08de hausse des taux
09:09donc ça c'est la malchance
09:10de la France
09:10donc c'est pas spécifiquement
09:12français effectivement
09:13cette hausse continue
09:14des taux d'emprunt
09:16sur les adjudications
09:17les adjudications
09:18donc on a une fois par mois
09:20la France se présente
09:21au marché
09:21pour lever de la dette
09:22à long terme
09:23et le troisième
09:25j'ai dit du mois
09:25elle va lever de la dette
09:27liée à l'inflation
09:28et à moyen terme
09:29pour le moment
09:30effectivement on paye cher
09:31depuis un mois et demi
09:32à cet exercice
09:33puisqu'effectivement
09:34la dernière fois
09:35qu'on a levé du 10 ans
09:36on était proche
09:36des 5%
09:37maintenant depuis le début
09:38de l'année
09:38le taux moyen
09:39des emprunts
09:39d'État français
09:40c'est 3,55
09:42et là où je souscrise
09:44sur ce qui vient
09:44d'être dit
09:45c'est qu'on n'est pas
09:46dans une crise
09:48apocalyptique
09:48comme a pu le connaître
09:49le Portugal
09:50l'Irlande
09:50ou la Grèce
09:51le taux apparent
09:53de la dette française
09:54donc le taux moyen
09:55du gisement de dette
09:56qui reste encore en vie
09:57est à autour
09:58de 2,50
09:59donc c'est critique
10:00lorsque ce taux
10:01passe au-dessus
10:02de la croissance nominale
10:04on n'est pas encore
10:04dans cette configuration-là
10:05et sur les éducations
10:07spécifiquement
10:07on a effectivement
10:08une présence
10:09des hedge funds
10:09donc des fonds à levier
10:10qui animent
10:11le marché secondaire
10:12alors la partie
10:14positive de la chose
10:15c'est qu'effectivement
10:16la dette française
10:17est animée
10:18donc vous avez
10:19beaucoup de volatilité
10:20mais c'est le cas
10:20en fait pour toutes les dettes
10:21la dette allemande
10:22est extrêmement volatile
10:23la dette italienne
10:24le BTP
10:25est extrêmement volatile
10:26et le Treasury Bonds
10:27est extrêmement volatile
10:28il y a une semaine
10:29on a eu une baisse
10:30absolument gigantesque
10:31du taux d'emprunt américain
10:33comme on n'avait jamais vu
10:34depuis l'incident de la banque
10:35SVB en 2023
10:36donc le monde obligataire
10:38il est extrêmement volatile
10:39et c'est dû
10:39au point que vous soulignez
10:42tout à l'heure
10:42c'est qu'il y a un effet
10:43d'éviction assez massif
10:44d'autres emprunteurs
10:46qui viennent sur les marchés
10:47obligataires
10:48donc les grandes entreprises
10:49de la tech
10:50et qui arrivent en fait
10:51avec des programmes
10:52d'emprunt sur les marchés
10:53obligataires
10:53de la taille
10:54de ce que font les états
10:55à dizaines de milliards
10:57d'euros
10:58de dollars
10:58de sterlin
10:59de yens également
11:01donc on est dans un monde
11:01beaucoup plus compétitif
11:03sur le marché obligataire
11:04et est-ce qu'à court terme
11:05une pause
11:05dans l'intelligence artificielle
11:07ne pourrait pas faire
11:08un petit peu
11:09le bonheur des obligations
11:10en tout cas
11:10vous avez vu hier
11:11Christian Parizeau
11:13HSBC
11:13qui est passé à neutre
11:14sur les actions
11:15alors qu'ils étaient
11:15à surpondération maximale
11:16depuis le printemps
11:17et puis surtout
11:18ils disent
11:18regardez un petit peu
11:19ce qui se passe
11:20sur les dettes souveraines
11:21il y a du rendement
11:22aujourd'hui
11:22et puis avec les midterms
11:24on aura peut-être
11:26des choses
11:27qui ne vont pas
11:28plaire au marché
11:29sur l'intelligence artificielle
11:30que ce soit
11:31les démocrates
11:31qui veulent mettre
11:32plus de taxes
11:33sur les GAFA
11:34mais également
11:34plus réguler
11:35l'intelligence artificielle
11:37ça, ça pourrait faire
11:38un retour de flux
11:39sur le marché obligataire
11:41alors il y a plusieurs choses
11:42je pense que le marché
11:43va être
11:43et on l'a vu hier
11:44d'ailleurs
11:44on a vu que les taux américains
11:45pouvaient se détendre
11:46avec des annonces
11:47autour de l'IA
11:48assez important
11:49avec cette introduction
11:50en bourse
11:51d'Entropix
11:52qui est prévue
11:53on voit que
11:54oui
11:55il y a un effet
11:56d'éviction
11:56c'est-à-dire que
11:57si vous avez
11:58aujourd'hui
11:59Alphabet
11:59si vous avez
12:00aujourd'hui
12:01tous les hyperscalers
12:02qui doivent
12:03émettre
12:04énormément de dettes
12:05pour financer
12:06les datacenters
12:06ça va faire peur
12:07au marché
12:08et ça va créer
12:08des tensions
12:09sur les marchés d'État
12:10donc ça maintenant
12:10il y a une sorte
12:11de relation
12:12par contre
12:13si ce financement
12:14passe par des émissions
12:15d'action
12:15comme on l'a vu
12:16et l'annonce d'Entropix
12:17pour ça
12:18elle a été bien prise
12:19sur le marché obligataire
12:19et on n'a pas vu
12:20les taux longs
12:20remonter sur cette annonce-là
12:22si les 100 milliards
12:23se font par des émissions
12:24d'action
12:24je pense que ça va
12:25détendre un petit peu
12:26les craintes
12:27sur le marché obligataire
12:28donc on a une corrélation
12:29maintenant
12:30qui est très forte
12:30entre la thématique
12:33intelligence artificielle
12:33et l'obligataire
12:35et ça c'est quelque chose
12:36de nouveau
12:36parce que ça on ne le voyait pas
12:37au contraire
12:38c'était plutôt l'idée
12:40que finalement
12:41on avait des phénomènes
12:43de flight to quality
12:44de recherche de la sécurité
12:45donc quand la bourse
12:46baissait beaucoup
12:46on allait plutôt
12:48vers l'obligataire
12:48inversement
12:49mais c'était plus
12:50des idées d'arbitrage
12:51de rentre actif
12:51alors que maintenant
12:52ce qu'on peut avoir
12:53c'est une bourse
12:54qui monte très fortement
12:55si c'est très concentré
12:56sur la thématique
12:57intelligence artificielle
12:58ça fait peur au marché obligataire
12:59et on a les taux longs
13:00qui montent
13:00ça c'est quand même
13:01quelque chose
13:02qui est vraiment
13:02une corrélation
13:03que l'on observe
13:04depuis quelques mois
13:05parce qu'on a aujourd'hui
13:07une partie du marché du crédit
13:09qui est drivée
13:09par ces hyperscalers
13:10donc je dirais
13:11que c'est pas la thématique
13:13IA qui joue
13:14sur le marché obligataire
13:15c'est la thématique
13:16comment je vais
13:17financer ces data centers
13:18et c'est plus ça
13:19qui fait peur au marché obligataire
13:21que véritablement
13:22la thématique
13:22si demain
13:23vous avez Meta
13:24qui nous dit
13:24je demande mes investissements
13:26mais je le financerai
13:27par mes émissions d'action
13:28je peux vous dire
13:29que le marché obligataire
13:30va véritablement souffler
13:31et vous allez avoir
13:32une baisse des taux longs
13:33donc ça c'est vraiment ça
13:34qu'il faut plutôt surveiller
13:35aujourd'hui à mon avis
13:36plus que l'aspect
13:37purement thématique
13:39IA
13:39mais ça joue
13:40c'est vrai que c'est quelque chose
13:41qu'on n'avait pas l'habitude
13:41et quand on suivait
13:42les taux souverains
13:43on regardait pas trop
13:45ce qui se passait
13:46au niveau des entreprises
13:47c'est plus vrai aujourd'hui
13:47les états sont en concurrence
13:49avec des acteurs privés
13:50comme vous avez pu voir aussi
13:52ça c'est Bloomberg
13:52qui a fait cette mesure
13:54où on voit que
13:55de plus en plus
13:56d'obligations privées
13:57ont des taux inférieurs
13:58à l'état français
13:59ce qui montre
14:00qu'aujourd'hui
14:00le marché du crédit
14:01peut aussi évoluer
14:03habituellement
14:04il faut savoir
14:05c'est qu'on avait le taux d'état
14:06et puis derrière
14:07on mettait
14:07ce qu'on appelle le spread
14:08on mettait une sorte de prime
14:10et en général
14:11une entreprise française
14:13avait toujours
14:14payé toujours une prime
14:15par rapport à l'état français
14:16et on voit que maintenant
14:17c'est plus
14:18on a à peu près 30%
14:20d'entreprises françaises
14:22multinationales
14:22qui sont au-dessous
14:23de l'état d'état
14:24donc ça montre des changements
14:25on est en train de changer
14:26de comportement
14:27et sûrement de réaction
14:29des marchés
14:29à attendre
14:30face aux événements
14:31en dehors de ces arbitrages
14:33tactiques
14:33il faut quand même
14:34rétablir la confiance
14:35Emmanuel Combe
14:36c'est-à-dire que oui
14:37à court terme
14:38on peut avoir
14:38des flux
14:39qui sont favorables
14:40mais l'année prochaine
14:42c'est 2027
14:43c'est clair
14:43et comment aujourd'hui
14:45et ça tombe bien
14:45parce que vous en parlez
14:47dans votre ouvrage
14:47quel projet économique
14:49pour 2027
14:49parce qu'à la fin
14:50les marchés
14:50ce qu'ils vont voir
14:50c'est ça
14:51quelle est votre feuille de route
14:53pour rétablir le déficit
14:55alors moi je pense
14:56nous pensons
14:57dans l'ouvrage
14:58et d'ailleurs
14:58Philippe Aguillon
14:59n'est pas exactement
14:59sur la même ligne
15:00que moi et Jean-Michel Blanquer
15:01car nous nous pensons
15:02qu'une règle du style
15:04règle d'or budgétaire
15:05on peut discuter en détail
15:06de ce qu'est une règle d'or budgétaire
15:08il y a plusieurs types
15:08de règles d'or budgétaire
15:10ça serait de nature
15:11à rassurer les marchés financiers
15:12en disant
15:12enfin
15:13l'État accepte
15:14de se lier quelque part
15:16les mains
15:16les marchés attendent
15:17des signaux
15:18et je reviens sur le sujet
15:19que vous évoquez à l'instant
15:21la crise de la dette
15:22elle est peu probable
15:23peu probable
15:24ça ne veut pas dire impossible
15:25et moi je crois beaucoup
15:25aux événements exogènes
15:27les événements exogènes
15:28ça peut être
15:28comme vous l'avez dit
15:29des comptes qui n'étaient pas fiables
15:30ce qui était le cas en Grèce
15:31je ne pense pas que ce soit
15:32le cas en France
15:33ça peut être un événement
15:35social
15:36si par exemple
15:36les manifestations
15:37viennent à s'amplifier
15:38un second tour
15:39d'élections présidentielles
15:40ne sous-estimez pas
15:41le fait que la crise
15:42vient souvent d'un événement
15:43exogène
15:43on ne sait pas la dater
15:45mais on sait que plus
15:46l'endettement est fort
15:47plus la probabilité
15:48que cette crise arrive
15:49c'est un peu ça
15:49souvent les économistes
15:50sont incapables de prévoir
15:51heureusement qu'ils ne sont pas
15:52capables de prévoir
15:53mais par contre
15:54ils peuvent vous dire
15:54que la France est quand même
15:55dans une situation critique
15:56il ne faut pas grand chose
15:57pour que ça puisse basculer
15:59et je suis d'accord avec vous
15:59ce qu'attendent les marchés
16:00c'est un signal fort
16:01et moi je ne vois pas
16:02d'autre signal fort
16:03que le signal par lequel
16:04on se dit
16:05on n'est pas capable
16:06depuis 50 ans
16:07de se lier les mains
16:08pour des raisons électorales
16:09pour des raisons électorales
16:10on sait très bien
16:11qu'électoralement
16:12je ne vais pas revenir là-dessus
16:13il y a toute une littérature
16:14économique mais énorme
16:15vous n'avez pas intérêt
16:17à réduire le déficit public
16:18notamment si vous pensez
16:19que vous allez perdre
16:20des élections
16:20il vaut mieux
16:21au contraire faire du déficit
16:23pour permettre au suivant
16:24d'être contraint
16:25vous n'avez pas intérêt
16:26à réduire le déficit public
16:27si vous avez un gouvernement
16:28de coalition
16:29car vous allez mécontenter
16:30une partie de vos coalitions
16:31qui va exploser
16:32bref
16:32il y a plein d'arguments politiques
16:34pour expliquer la dette
16:35la dette elle est d'abord
16:36le fruit de la politique
16:38pardon
16:38et donc le seul moyen
16:39de sortir de là
16:40c'est de dire
16:40écoutez
16:40on va remettre
16:41un petit peu
16:42de règles de droit
16:43et moi je crois beaucoup
16:44à la règle d'or
16:45donc je pense que typiquement
16:46si les candidats
16:47s'engageaient
16:48d'une manière assez précise
16:49sur une règle d'or
16:50il y en a plein
16:50des règles d'or
16:51une règle d'or
16:52c'est pas forcément
16:52on se lie les mains
16:53en toutes circonstances
16:54regardez en Allemagne
16:55on peut s'en exonérer
16:56dans des circonstances
16:57exceptionnelles
16:58mais se lier les mains
16:59c'est la seule solution
17:00pour le décideur politique
17:02de retrouver
17:03de la crédibilité
17:04personne ne croira
17:05pardon
17:05un candidat qui dira
17:07moi
17:07j'aurai du réel déficit
17:09demain
17:09non
17:09il faut la méthode
17:10ce qu'attend les marchés
17:11c'est la méthode
17:12et la méthode
17:13elle ne peut être
17:14elle ne peut passer
17:14que par des règles
17:15enfin tout ça
17:16est connu en économie
17:17ça a même valu
17:17à leurs auteurs
17:18le prix Nobel d'économie
17:19des règles
17:20plutôt que des mesures
17:21discrétionnaires
17:22où j'annonce quelque chose
17:23que je ne vais pas tenir
17:25de toute façon
17:25pour des raisons
17:27licites
17:27nous sommes en démocratie
17:28mais la politique
17:29me semble-t-il
17:30le jeu politique
17:30est un peu antinomique
17:32avec la rigueur budgétaire
17:33on peut le regretter
17:34c'est comme ça
17:35et bien sortons le budget
17:36finalement
17:37d'une forme de jeu politique
17:39en mettant des règles
17:40et comment on met
17:41ces règles
17:41dans une campagne
17:43présidentielle
17:43parce que vous voyez bien
17:44en ce moment
17:44les partis qui sont en tête
17:45alors on ne va pas faire
17:46cas par cas
17:47mais ce sont quand même
17:48des partis qui font
17:48des promesses
17:49parfois non financées
17:50demain vous êtes candidat
17:51vous vendez de l'austérité
17:52personne ne va voter pour vous
17:53j'exagère un petit peu
17:54non je n'ai pas dit
17:54que je vendais de l'austérité
17:55je vendais une règle
17:56ce n'est pas la même chose
17:57la règle
17:57ça signifie typiquement
17:58le budget chaque année
18:00ne doit pas s'écarter
18:01de X%
18:01il y a une règle
18:02en termes de soldes primaires
18:03mais ça veut dire
18:04qu'il faut faire des économies
18:05derrière
18:06oui mais avant même
18:07les économistes
18:08ce qu'attend le marché
18:09c'est est-ce que ce que vous dites
18:10vous le ferez
18:11aujourd'hui
18:12personne ne croit
18:13à ce que l'on dit
18:13vous savez c'est toujours
18:14la même chose
18:14la parole est réversible
18:16la règle
18:17elle n'est pas réversible
18:18alors après il y a
18:19différents degrés de règles
18:20on pourrait par exemple
18:20renforcer le pouvoir
18:21du Haut Conseil des Finances Publiques
18:23qu'il ait sinon un droit de veto
18:25en tout cas
18:25une sorte de droit de regard
18:27sur la je dirais
18:28la crédibilité du budget
18:30tout ça vous savez
18:30c'est des notions économiques
18:31assez simples
18:32pour être crédible
18:33il faut que l'on vous croit
18:34pour que l'on vous croit
18:35il faut que vous ne puissiez pas
18:37faire autre chose
18:37que ce que vous avez annoncé
18:39le seul moyen de faire ça
18:40c'est la règle
18:41je ne dis pas de rendre indépendante
18:43la politique budgétaire
18:43on l'a fait pour la politique monétaire
18:45mais entre une politique budgétaire
18:47indépendante
18:48ce qui est un vœu pieux
18:49et une politique budgétaire
18:51qui ne tient jamais ses promesses
18:52il y a un juste milieu
18:53qui s'appelle
18:54des règles du jeu
18:55mais fixer des règles du jeu
18:57je le répète
18:57ça ne veut pas dire
18:58ne pouvoir rien faire
19:00ça veut simplement dire
19:01je ne pourrais pas faire
19:01n'importe quoi
19:02ce qui n'est pas
19:03tout à fait la même chose
19:04et comme partout
19:05Frédéric Loisel
19:05cette confiance
19:06elle met du temps
19:06à s'acquérir
19:07et puis elle peut se perdre
19:08du jour au lendemain
19:09quand vous regardez
19:10la situation
19:12de nos voisins européens
19:13mais pas que
19:13comment aujourd'hui
19:14la France pourrait
19:15s'inspirer de ce qui se passe ?
19:17Alors on ne voudrait pas
19:18s'inspirer justement
19:19de ce qui s'est produit
19:21pendant 10 ans
19:21au Portugal
19:23en Espagne
19:24ils ont eu effectivement
19:25une méthode un peu différente
19:26puisque l'État n'a pas explosé
19:27c'est plutôt les banques
19:28qui ont explosé
19:29mais ce qu'on voudrait éviter
19:30c'est évidemment
19:31une cure d'austérité
19:32qui est assez compliquée
19:33à avaler
19:33on prend toujours
19:35effectivement l'exemple
19:35aujourd'hui du Portugal
19:36le pays, la population
19:37c'est tout petit
19:38c'est compliqué
19:39de faire des comparaisons
19:40mais le Portugal
19:42en fait aujourd'hui
19:42avec un excédent primaire
19:45avec une position extérieure nette
19:47qui s'est beaucoup améliorée
19:48vous avez toujours
19:4960% des salariés
19:50qui vivent avec
19:51moins de 1000 euros
19:52par mois
19:52donc c'est inaudible
19:54en France
19:55ce genre de choses
19:56et je souscris vraiment
19:56à ce qu'a dit
19:58mon voisin
19:59sur l'idée
20:00en fait que le marché
20:00obligataire ne regarde
20:01que les actes
20:02et on voit ce matin
20:03d'ailleurs qu'avec les promesses
20:04qui ont été faites
20:07après les rendez-vous
20:09des représentants lycéens
20:10hier
20:10vous avez le spread
20:12l'écart de rendement
20:13Allemagne-France
20:14ce matin à l'ouverture
20:15qui redécale
20:16on a eu une respiration
20:17aujourd'hui
20:18donc il y a une hyper-vigilance
20:19des marchés obligataires
20:21sur ces sujets-là
20:22et je dirais
20:23pour répondre à la question
20:25comment on fait
20:25j'aime bien la piste
20:26du Haut Conseil
20:27ou des finances publiques
20:27parce qu'effectivement
20:28ils sont assez propres
20:30en fait dans leurs diagnostics
20:31sur les hypothèses
20:32de croissance revenus
20:33retenus
20:33enfin c'est toujours
20:34assez efficace
20:35moi je suis plus pessimiste
20:37je pense en fait
20:38que le marché obligataire
20:40sera comme pour reprendre
20:41l'expression anglaise
20:43le justicier
20:44vous savez
20:45il y a une expression anglaise
20:46qui dit
20:46les bondes vigilantes
20:47c'est les justiciers obligataires
20:49qui sont toujours là
20:50pour qu'effectivement
20:50les épargnants obligataires
20:52ne perdent pas de l'argent
20:52avec les dérives budgétaires
20:54et l'inflation
20:54qui s'en suivraient
20:55donc moi je crois
20:56en fait
20:57à la contrainte extérieure
20:58et même
20:58les partis
21:01qui sont les plus populistes
21:02dans les promesses
21:03faites
21:04parlent toujours
21:05de la manière
21:05dont ils vont essayer
21:06de contrôler
21:08les finances publiques
21:08c'est relativement nouveau
21:10donc
21:10je suis plus pessimiste
21:12à court terme
21:13je pense qu'effectivement
21:13on assiste à une respiration
21:15depuis le Nooniven
21:16de Moody's
21:17de vendredi dernier
21:18mais la volatilité
21:20de l'écart de rendement
21:21si on prend ça
21:21comme une encre
21:22de la confiance
21:24qu'on inspire
21:25avec l'Allemagne
21:26elle est énorme
21:27donc on peut très bien
21:28retourner
21:29aux plus hauts historiques
21:31qu'on a connus
21:32la semaine dernière
21:32c'est des plus hauts historiques
21:34qu'on avait connus
21:34en 2011
21:35il faut se rappeler
21:35qu'en 2011
21:36au moment de la crise italienne
21:38quand il y a eu
21:39cette espèce de coup d'état
21:40de la Banque Centrale Européenne
21:42en Italie
21:42puisqu'effectivement
21:43c'est la Banque Centrale Européenne
21:44qui n'a pas formellement demandé
21:46à Berlusconi
21:47de partir
21:47mais dans les faits
21:48c'est ce qui s'est produit
21:50on était à 200 points de base
21:51de l'Allemagne
21:53ce matin on est à 158
21:55on est à 158
21:57mais vous avez effectivement
21:59une volatilité importante
22:00de ce spread
22:01qu'est-ce qu'il faut attendre
22:03des banques centrales
22:04Christian Parézo ?
22:06de la BCE
22:07la BCE
22:08oui
22:08alors la BCE
22:09il y a plusieurs choses
22:10d'une part
22:11je pense que la BCE
22:12n'enverront pas
22:13un message
22:14très conciliant
22:15envers la France
22:16d'une part
22:17parce qu'il n'y a pas
22:17de gouvernement stable
22:18je pense qu'il faudra
22:19attendre le prochain gouvernement
22:20pour véritablement
22:21que la BCE
22:23puisse ou pas aider la France
22:25selon certaines conditions
22:26et selon le programme budgétaire
22:28et je ne vois pas la BCE
22:29dire maintenant
22:29je vais intervenir
22:30ne vous inquiétez pas
22:31je vais faire tout ce qu'il faut
22:32ce n'est pas le moment
22:33et d'autre part
22:35la BCE va être très sensible
22:36à autre chose
22:37c'est est-ce qu'il y a
22:37des effets de contamination
22:40l'élément clé pour moi
22:41pour la réaction de la BCE
22:42et sur ce qu'elle va faire
22:43c'est si c'est que la France
22:45qui est attaquée
22:45c'est un problème français
22:47très clairement
22:48et on est dans la zone euro
22:49mais on vient de s'apercevoir
22:51que si c'est que la France
22:52c'est un problème français
22:53c'est pas un problème zone euro
22:54et ça c'est un élément clé
22:55qu'il faut bien comprendre
22:56et je dirais que si
22:57au contraire
22:58on en a parlé précédemment
23:00si on est un peu
23:01comme dans le modèle anglais
23:02on voit que les taux anglais
23:03sont hyper sensibles
23:04aux moindres déclarations politiques
23:05aux moindres déclarations
23:06autour du budget
23:07et que ça concerne que la France
23:08la BCE elle va dire
23:09bah c'est bien
23:10le marché joue son rôle
23:11après c'est un risque français
23:13là où ça devient un rôle
23:14un problème BCE
23:15et là où on revient
23:16à ce qu'avait dit Draghi
23:18et là c'est là
23:19qu'on revient
23:20à un problème zone euro
23:21c'est si l'euro
23:22se déprécie énormément
23:23parce qu'on a des sorties
23:24de capitaux
23:25parce qu'on pense
23:25que la zone euro
23:26va exploser
23:26là oui
23:27il y a un vrai risque
23:28si éventuellement
23:30des pays comme l'Italie
23:31l'Espagne
23:32le Portugal
23:32ou la Grèce
23:33étaient de nouveau
23:34attaqués sur les marchés
23:35là à ce moment là
23:36la BCE interviendra
23:37elle a un outil
23:38le TPI
23:39cet outil
23:40qui lui permet
23:41d'intervenir
23:41sur les marchés obligataires
23:42et là elle agira
23:43alors comment elle agira
23:45ça c'est autre chose
23:46mais elle agira
23:47parce que là
23:48il y a un risque
23:48sur l'euro
23:49si c'est un risque français
23:51assumez vos responsabilités
23:52si c'est un risque euro
23:53la BCE est là
23:54elle vous protège
23:55donc c'est ça la limite
23:56entre les deux
23:57pour l'instant
23:58je dirais
23:58que la situation actuelle
24:00c'est plutôt
24:01des attaques
24:01assez fortes
24:02sur la France
24:03avec une petite contamination
24:05sur les autres pays
24:06mais qui reste quand même
24:07relativement modérée
24:07qui ne remet pas en cause
24:09la croissance
24:09des autres pays
24:10donc je dirais
24:11que c'est un problème français
24:12et donc c'est aux politiques français
24:13de régler le problème
24:14donc il ne faut pas s'attendre
24:15à ce que la BCE
24:16vienne à notre secours
24:17tant que
24:18ce n'est pas un problème euro
24:21il y aura un risque
24:22même de prophétie autoréalisatrice
24:23c'est-à-dire si la BCE
24:24intervient maintenant
24:25elle montre qu'il y a un problème
24:26un c'est pas le moment
24:28et ça ne ferait
24:29qu'envenimer la situation
24:30mais je suis complètement
24:30d'accord avec vous
24:31et en plus il y a des conditions
24:31quand même assez
24:32strictes
24:33pas sur le TPI
24:34sur le TPI
24:35il faut que ça soit
24:35une dégradation globale
24:37il faut que ça soit
24:37une dégradation globale
24:38il faut qu'elle considère
24:39que
24:40alors après
24:41oui
24:41si c'est un vrai problème
24:43que France
24:43et que la France veut
24:44s'en sortir
24:45à ce moment-là
24:45on a un outil
24:46qui est l'OMT
24:47mais à ce moment-là
24:48c'est un gouvernement français
24:49en place
24:49qui fait
24:51un projet de budget
24:52sur les 5 prochaines années
24:53qui est considéré
24:55comme crédible
24:56par la Commission européenne
24:57et à ce moment-là
24:58si tout le monde est d'accord
24:59on valide
25:00et la BCE peut aider
25:01mais c'est dans le cas
25:02où la France
25:03ne pourrait plus emprunter
25:04sur les marchés
25:04donc il faudrait déjà
25:05qu'on ait quand même
25:05des vrais problèmes
25:06on fait une émission
25:07c'est le cas classique
25:08on fait une émission
25:09et puis il y a
25:10moins de demandes
25:11que d'offres
25:11donc là
25:12il y aurait un accident
25:13vraiment d'émission
25:14et ça serait dans le cas
25:15où on arrive vraiment
25:16des problèmes
25:16puisque comme on a
25:18un déficit primaire
25:19si on ne peut plus emprunter
25:21on ne peut plus payer
25:22les fonctionnaires
25:22donc là
25:23on n'a pas le choix
25:24il faut demander cette aide
25:25à la BCE
25:26mais là
25:27il y a une contrainte très forte
25:28on est un peu sous tutelle
25:29de l'Europe
25:30il faut oublier qu'il n'y aura
25:31d'être que s'il y a
25:32des contreparties
25:33on est bien d'accord
25:34on n'est pas gratis
25:37on est d'accord
25:37il y aura des contreparties
25:39c'est-à-dire des réformes
25:40structurelles
25:40il faut quand même le dire
25:42clairement
25:43ce qui se dit
25:44sur les marchés obligataires aussi
25:45c'est que
25:45ça sera la dernière solution
25:47puisqu'au départ
25:50cet instrument
25:50anti-fragmentation
25:51qui a été créé
25:52en juillet 2022
25:53il n'est pas dans son esprit
25:54fait pour la France
25:55ni pour l'Allemagne
25:55c'est les deux pays fondateurs
25:57en fait les plus politiquement
25:58et symboliquement
25:59je dirais les plus importants
26:00et donc l'idée
26:01effectivement d'intervenir
26:02pour la France
26:03vous ouvrez la porte
26:04à en fait
26:05une attaque spéculative
26:06sur la devise
26:07et ce n'est pas fait pour ça
26:08donc l'idée
26:09la stratégie
26:09qu'elle suivrait plutôt
26:10c'est ce qu'on anticipe
26:12sur les marchés
26:13c'est que
26:14s'il y a effectivement
26:14une contamination
26:15la BCE
26:16si elle intervenait
26:17acheterait plutôt
26:17de la dette italienne
26:19en espérant
26:20qu'effectivement
26:20elle ramerait le calme
26:21également
26:22par contamination
26:23sur la dette française
26:24mais acheter la dette française
26:25l'Italie a fait appel à sa population
26:27pour lever des capes
26:28le BTP Valor
26:28alors c'est une piste
26:29effectivement
26:30que la France pourrait suivre
26:31c'est
26:32les BTP au particulier
26:34c'est plus de 7%
26:35du gisement total
26:36de la dette italienne
26:37c'est colossal
26:38c'est plus que
26:38la dette court terme
26:40destinée aux investisseurs institutionnels
26:41donc on a eu ça déjà
26:42par le passé
26:43en France
26:44avec l'emprunt Balladur
26:45qui avait été mis en 1993
26:46histoire de
26:47donc on attendait
26:48de le rembourser
26:48les privatisations
26:51ça a été remboursé
26:52par anticipation
26:52l'histoire retient
26:54que la France
26:55a payé très cher
26:56cet emprunt
26:57maintenant
26:58à l'époque
26:58on pouvait considérer ça
27:00aujourd'hui
27:00c'est plus à considérer
27:01comme une ligne de vie
27:02que vous auriez
27:03que le trésor aurait
27:04pour pouvoir effectivement
27:06dans des conditions extrêmes
27:07pouvoir encore avoir
27:08un accès au capitaux
27:10donc l'idée
27:11ce serait effectivement
27:12de faire comme l'Italie
27:13donc elle a souscrit
27:1416 milliards
27:15je crois
27:1516 et demi milliards
27:16la semaine dernière
27:17sur la 6ème tranche
27:18sur 5 ans
27:20avec des mécanismes
27:21de coupons
27:21en step up
27:22donc vous avez
27:22une bonification
27:23tous les ans
27:24sur le coupon
27:25donc c'est pas neutre
27:26parce que ça coûte un peu
27:27mais il y a 3 programmes
27:28en Italie
27:28et l'Italie l'a fait
27:29à chaque fois
27:30qu'elle a senti
27:30qu'il y avait une menace
27:31sur sa souveraineté financière
27:33donc elle l'a fait en 2013
27:34avec Monty
27:34qui a créé
27:35le premier programme
27:36BTPI
27:37donc indexé
27:38à l'inflation italienne
27:38en 2023
27:41Mélanie a sorti
27:42effectivement
27:42ce programme
27:42BTP Valor
27:43en fait c'est 80 milliards
27:44depuis 2023
27:46c'est pas neutre
27:47et ils viennent de sortir
27:48un nouveau programme
27:48en mai
27:49à 5 ans
27:50qui s'appelle
27:51le BTPI
27:52le BTP-SI
27:54il faut suivre
27:54exactement
27:55mais après
27:56je pense que l'état français
27:58il a plutôt intérêt
27:58à s'endetter à court terme
27:59s'il y a vraiment un problème
28:00en attendant les élections
28:01parce qu'aujourd'hui
28:02ce que price le marché
28:03c'est un risque élection
28:04un risque budgétaire
28:07sur la prochaine présidentielle
28:09donc le mieux
28:10c'est de temporiser
28:11et la meilleure façon
28:12même si vous payez très cher
28:13c'est d'emprunter
28:14à très court terme
28:15parce que ce qu'il faut bien voir
28:16c'est que la maturité moyenne
28:17sur les OAT
28:18c'est 9 ans
28:19donc avant que ça impacte
28:21votre coût
28:23moyen de la dette
28:24ça met quand même du temps
28:25il faut refinancer énormément
28:26à des taux beaucoup plus élevés
28:29donc par contre
28:30quand vous avez une obligation
28:31où vous mettez du 5%
28:32ça pénalise quand même
28:34lourdement
28:34votre service de la dette
28:35pendant 10 ans
28:36donc le mieux
28:37c'est si ces tensions
28:38sont provisoires
28:39et sont liées
28:39à un problème de crédibilité politique
28:41au moins jusqu'en mai
28:42d'emprunter beaucoup plus
28:43à court terme
28:44qu'à long terme
28:45pour éviter que ça ait
28:46un impact durable
28:46sur vos finances publiques
28:47et durable sur le service
28:49de la dette
28:49sur plusieurs années
28:50donc je pense
28:51qu'une meilleure stratégie
28:52ça sera ça
28:52dernière chose
28:53que pourrait faire la BCE
28:54pour moi
28:55ça serait d'arrêter
28:56son quantitatif tightening
28:58parce qu'aujourd'hui
28:59il y a une partie de la dette
29:00qui est dans la Banque de France
29:02qui est refinancée
29:04aujourd'hui
29:05sur les marchés
29:06et ça
29:06ça crée quand même
29:07des tensions
29:08sur les marchés obligataires
29:08et ça
29:09ça pourrait profiter
29:09à tous les états européens
29:10surtout qu'on a
29:11vraiment des tensions
29:12sur l'ensemble
29:13des marchés obligataires
29:13et ça serait une bonne nouvelle
29:15que d'arrêter
29:15pas de faire du quantitative easing
29:18pas d'acheter les obligations
29:19mais d'arrêter
29:20de réduire le portefeuille obligataire
29:21ça ferait une pression
29:22un peu moindre
29:23quand on est dans une phase
29:24où on a le coût de l'argent
29:25qui monte
29:25quand on a un durcissement
29:26des conditions financières
29:28pourquoi encore en rajouter
29:29en faisant du quantitative tightening
29:31en réduisant volontairement
29:32la taille de son portefeuille
29:33le stabilisons-le
29:34ça serait déjà une bonne nouvelle
29:35et ça
29:36ça profiterait à tout le monde
29:37et ça serait une bonne nouvelle
29:38à mon avis
29:38que pourrait faire la BCE
29:39vous restez avec nous messieurs
29:40il est 10h
29:41très courte pause
29:42dans un instant
29:42la deuxième partie des experts
29:43pour parler donc d'entropique
29:45la maison mère de Claude
29:46qui a déposé hier son dossier
29:48d'introduction en bourse
29:48et puis les compagnies aériennes
29:50qui souffrent des prix
29:51du pétrole élevé
29:52à tout de suite
29:56BFM Business et la tribune présente
29:59débat et controverse
30:02les experts
30:03Etienne Braque
30:04deuxième partie des experts
30:06avec donc Christian Parizeau
30:07économiste et conseiller
30:07auprès d'Orel BGC
30:08Emmanuel Comte
30:09professeur à l'université Paris
30:11à Panthéon Sorbonne
30:12et à la Schema Business School
30:13et Fréé-Cloisel
30:14gérant de portefeuille
30:15chez Coero Capital
30:16on va fermer le dossier France
30:18pour s'intéresser un petit peu
30:20à ce qui se passe autour de l'IA
30:22de l'intelligence artificielle
30:23alors c'est dans les tuyaux
30:24depuis des semaines
30:25des mois maintenant
30:26en tropique
30:27la maison mère de Claude
30:28qui va rentrer en bourse
30:30alors dans un premier temps
30:30ça devait se faire avant l'été
30:31Christian Parizeau
30:32puis en octobre
30:33là maintenant le Wall Street Journal
30:34nous dit pourquoi pas
30:35la semaine du 16 novembre
30:37ça sera avec la dinde
30:38ça sera avant Thanksgiving
30:40en tout cas hier
30:41ils ont déposé
30:41leur dossier d'introduction en bourse
30:43ça avait chuté
30:44mais là ça y est
30:44c'est officiel
30:45auprès de la SEC
30:46c'est le gendarme boursier américain
30:48alors ça pourrait être
30:49la plus grosse
30:49introduction en bourse
30:51de l'histoire
30:51avec une valorisation potentielle
30:53entre 1500 et 2000 milliards de dollars
30:55et un groupe
30:55qui souhaiterait lever
30:56environ 100 milliards de dollars
30:58on se souvient
30:58la dernière introduction d'ampleur
31:00c'était SpaceX
31:00si on met l'obligataire
31:02et la partie IPO
31:04là aussi
31:04on frôlait les 100 milliards
31:05sur SpaceX
31:06oui alors
31:07on est sur une introduction
31:08alors ce qui est intéressant surtout
31:09c'est de regarder un peu
31:10ce dossier d'introduction
31:11il fait 400 pages
31:11mais c'est intéressant
31:12il y a plein d'éléments
31:13qu'on apprend
31:14alors premier élément
31:15qui est assez intéressant
31:16c'est pourquoi ils veulent de l'argent
31:17ces braves gens
31:18pourquoi ils veulent de l'argent
31:19parce qu'on s'aperçoit
31:20que sur tout l'argent
31:22qu'ils ont levé
31:23ils en ont encore 80%
31:24dans leur trésorerie
31:25donc on se dit
31:25bon bah ils sont riches ces gens-là
31:27pourquoi ils veulent lever
31:28encore 100 milliards ?
31:29ils ont 130 milliards de trésorerie
31:30voilà
31:30donc ils ont consommé
31:32que 80% de ce qu'ils ont levé
31:3320% excusez-moi
31:3420% de ce qu'ils ont levé
31:35ils ont 80% dans leur trésorerie
31:37donc on va se dire
31:38on a la réponse
31:39parce qu'ils ont
31:40475 milliards de dollars
31:42d'engagement
31:43dans les capacités de calcul
31:45c'est-à-dire que
31:45oui ils ont 130 milliards
31:46oui ils veulent lever 100
31:48donc on va dire
31:49on va souffler un peu
31:50parce que ça veut dire
31:50qu'ils vont pouvoir sécuriser
31:52la moitié
31:53de ce qu'ils vont consommer
31:54en capacité de calcul
31:56dans les 7 à 10 prochaines années
31:58alors ceux qui doivent souffler
31:59à mon avis
32:00c'est Google
32:01Amazon
32:01parce que c'est auprès d'eux
32:03qu'ils ont fait la promesse
32:04mais une promesse
32:04d'une start-up
32:05qui est sous-financée
32:06ça vaut rien
32:07en gros vous prenez un risque
32:09par contre
32:09si Anthropix
32:10aimait
32:11et réussi à lever 100 milliards
32:13plus les 130 milliards
32:14on va sécuriser
32:16à peu près 50%
32:17des engagements
32:18de calcul
32:18qu'ils ont fait
32:19donc le risque
32:19il passe
32:20de Google
32:21d'AWS
32:22d'Amazon
32:23à Anthropix
32:24ça il y a des gens
32:25ça va faire des arbitrages
32:27sur les marchés
32:28assez important
32:28vous changez de risque
32:29le risque maintenant
32:30il sera sur Anthropix
32:31parce que la vraie question
32:32aujourd'hui derrière tout ça
32:33c'est
32:34quelle est la consommation
32:36de capacité de calcul
32:38que va exiger
32:39l'intelligence artificielle
32:41on sait que c'est un succès
32:42c'est un succès commercial
32:43c'est tout ce que vous voulez
32:44mais on ne sait pas
32:45quels seront les vrais besoins
32:46entre les différents modèles
32:47quel type de modèle
32:48vous avez utilisé ou pas
32:49quel type de puce
32:49on a un risque
32:50d'obsolescence technologique
32:52énorme sur tout ça
32:53et de l'autre
32:54on a une entreprise
32:55qui s'est engagée
32:55à acheter 475 milliards
32:57de capacité de calcul
32:58dans les 7 à 10 prochaines années
33:02avec aucune clause
33:03pour annuler
33:04il y a juste un contrat
33:06avec SpaceX
33:06dans lequel ils peuvent
33:08annuler éventuellement
33:09avec un délai de 90 jours
33:11mais tout le reste
33:12tout ce qui est Amazon
33:12et tout ça
33:13ils se sont engagés définitivement
33:14donc l'avantage
33:16c'est qu'avec cette introduction
33:18on va sécuriser
33:19en partie le financement
33:20et si ça se passe bien
33:21on va dire qu'on répond
33:22en partie à une crainte
33:23du marché
33:24mais on ne répond pas du tout
33:25à notre problématique
33:26c'est que c'est très capitalistique
33:28c'est très consommateur
33:29de capitaux
33:30que l'IA
33:31aujourd'hui
33:31c'est énormément
33:32besoin de calcul
33:33qui coûte très cher
33:34qui vont coûter
33:34de plus en plus cher
33:35parce qu'on est au maximum
33:36de capacités de production
33:37on a l'IAflation
33:38on a cette inflation
33:39sur les composants électroniques
33:41et ça
33:42ça pose réellement un problème
33:43c'est quel sera
33:44le retour sur l'investissement
33:45et le gros risque
33:46que l'on a aujourd'hui
33:47quand on investit
33:47dans Anthropix
33:48c'est le risque industriel
33:49c'est-à-dire que le risque industriel
33:50il est en train d'être concentré
33:51maintenant
33:52sur Anthropix
33:53donc si vous achetez cette action
33:55vous savez que vous prenez
33:56ce risque-là
33:56et sur Open AI
33:57on ne parle plus du tout
33:58d'Open AI
34:00je prends l'exemple d'Anthropix
34:02parce qu'ils vont s'introduire en bourse
34:03mais on sait que Open AI
34:04veut s'introduire
34:04on a vu aussi
34:06du côté chinois aussi
34:07on a une volonté
34:08de lever des capitaux
34:09mais en tout cas
34:10ce qui est certain
34:10c'est comment on finance cette IA
34:12et on voit
34:12qui porte le risque
34:13et aujourd'hui c'est ça
34:14parce qu'aujourd'hui
34:16les investisseurs
34:16ils ne veulent pas véritablement
34:17on voit que les investisseurs
34:18sont hésitants
34:19on voit qu'il y a quand même
34:20des phases de rappel
34:21sur les marchés
34:21parce qu'on sait que derrière
34:23c'est quelque chose
34:25qui consomme énormément de capital
34:26qui déstabilise quand même
34:28en partie l'économie
34:29parce qu'aujourd'hui
34:29on a clairement des économies
34:31qui sont très déséquilibrées
34:32à cause de ces investissements massifs
34:34qui sont exceptionnels
34:36mais on a beaucoup d'incertitudes
34:38sur le retour sur l'investissement
34:39donc est-ce que vous êtes prêt
34:40à faire du capital risque
34:41c'est ça la question
34:42que vous allez acheter
34:42quand vous allez acheter
34:43de l'Anthropix
34:44en tant qu'économiste
34:45comment vous regardez
34:45ce cas d'école
34:46parce que c'est un cas d'école
34:48Emmanuel Combe
34:49jamais des sociétés
34:49n'ont réussi à lever comme ça
34:50100 milliards
34:51en l'espace de quelques mois
34:52sur une rentabilité
34:54qui est pour l'instant
34:54encore à démontrer
34:55je rejoins Christian
34:56pour l'économiste
34:57en fait ce qui est intéressant
34:58c'est que le modèle anthropique
34:59et plus généralement l'IA
35:00c'est presque
35:01j'exagère un peu
35:02c'est presque l'inverse
35:03de l'économie numérique
35:05l'économie numérique
35:06c'est quoi ?
35:06c'est du coût fixe
35:08et ensuite le coût variable
35:09c'est quasiment zéro
35:09pour être très concret
35:10je vais devoir construire
35:12un algorithme
35:12je ne sais pas
35:13Instagram
35:14ça va me coûter des milliards
35:15mais que vous vous connectiez
35:16que je me connecte
35:17un client supplémentaire
35:19ça me coûte quasiment zéro
35:20donc c'est ce qu'on appelait
35:21parfois l'économie
35:22à coût marginal zéro
35:23ce qui veut dire
35:23que plus je suis gros
35:27la rentabilité en quelque sorte
35:28dans le numérique
35:28on sait qu'elle est compliquée
35:29à court terme
35:30mais à long terme
35:31elle est assurée
35:31dès lors que vous avez réussi
35:32à croître
35:33vous prenez Uber
35:34Uber a perdu de l'argent
35:35pendant quasiment
35:36une dizaine d'années
35:36parce qu'elle se dit
35:37demain les marchés en tout cas
35:39se disent
35:39demain ils seront tout seuls
35:40et de toute façon
35:41le coût marginal de connexion
35:42d'un utilisateur
35:43est proche de zéro
35:43là on est
35:44j'exagère un peu
35:45dans l'industrie lourde
35:46définition de l'industrie lourde
35:47on a du coût fixe
35:48et en plus
35:49on a du coût variable
35:50super élevé
35:51c'est ce que vous disiez
35:51tout à l'heure
35:52chaque fois que je fais
35:53une requête sur Anthropique
35:55ça utilise de la puissance
35:57de calcul
35:57donc vous voyez
35:58c'est quand même
35:58une industrie
35:59qui est très particulière
36:00et qui n'a rien à voir
36:01avec l'idée
36:02sur laquelle on a vécu
36:03pendant 30 ans
36:04le numérique
36:05c'est une industrie
36:06où on sait au moins
36:06que c'est rentable
36:07à long terme
36:08si on a une position dominante
36:10là comme vous le disiez
36:11on ne sait pas du tout
36:12ce qui arrivera demain
36:13puisque encore faut-il
36:14que d'abord
36:15qu'il y ait des clients
36:15et s'il y a des clients
36:16tout ça coûte cher
36:18attention c'est une industrie
36:19au sens où
36:20on a vraiment
36:21des coûts variables
36:22qui sont très très élevés
36:24donc finalement
36:24c'est assez risqué
36:26avec une concurrence
36:27qui est quand même
36:28en plus
36:28une concurrence
36:29féroce
36:29on a quelques acteurs
36:30que ce soit
36:31Google
36:32OpenEI
36:32Anthropique
36:33qui dépensent
36:33des dizaines de milliards
36:35et pour le coup
36:36on aura le même effet
36:37que dans le numérique
36:37à la fin
36:38il y a The Winner
36:39Tech Hall
36:40on sait qu'à la fin
36:41il en reste 2 ou 3
36:42parce qu'il y a des effets
36:42de réseaux croisés
36:43plus j'utilise tel modèle
36:45plus il devient performant
36:46mais plus il devient performant
36:47plus j'ai intérêt à l'utiliser
36:48ça on le connaissait déjà
36:49c'est ce qu'on voyait chez Google
36:50Google Search
36:51c'est ce qu'on voyait sur Instagram
36:52etc
36:53vous voyez il y a à la fois
36:54une énorme différence
36:55avec le numérique
36:55il y a du coût variable
36:56très élevé
36:57et il y a un point commun
36:58c'est qu'à la fin
36:59il n'y aura pas 50 modèles
37:00il y en aura 2 ou 3
37:01je parle des modèles généraux
37:02je ne suis pas forcément
37:04d'accord avec ça
37:05mais tu as les modèles généraux
37:05après il y aura les modèles
37:06spécialisés
37:07moi je pense qu'au contraire
37:08on aura une segmentation
37:09de marché
37:10on aura des modèles
37:11pas chers
37:11qu'on pourra même faire tourner
37:13sur nos PC
37:13qui serviront à faire
37:15un résumé de texte
37:15un truc comme ça
37:16on n'a pas besoin
37:16de dernier modèle
37:17d'EnthropX pour faire ça
37:18donc on aura des modèles
37:19à mon avis très pointus
37:20on aura après
37:22ces modèles très pointus
37:24eux ils seront
37:24à forte valeur ajoutée
37:25ils coûteront très cher
37:26et là c'est tous les modèles
37:27qui nous servent
37:28on a vu à découvrir
37:29des choses en mathématiques
37:31des nouvelles molécules
37:32et tout ça
37:32et ça c'est là dessus
37:33que le marché va être
37:34très important
37:35et c'est là dessus
37:36que ça sera un oligopole
37:39à mon avis
37:39il y aura très peu de modèles
37:40très performants
37:41mais est-ce que ça sera rentable
37:42parce que ces modèles là
37:43vont exiger énormément
37:44de capacité
37:45et puis après
37:45il y a la grande
37:46connu c'est les agents IA
37:47un agent IA consomme
37:49entre 5 fois
37:50à 1000 fois plus
37:51de tokens
37:51qu'un modèle classique
37:53et ça
37:54ça dépendra pour beaucoup
37:55du développement
37:56de l'agent IA
37:57mais il faudra le sécuriser
37:58il faudra avoir
37:59des problèmes de déontologie
38:00de respecter la loi
38:02parce que l'agent IA
38:02qui fait n'importe quoi
38:03c'est un risque
38:04pour les entreprises
38:04et je pense que
38:05le temps de diffusion
38:06sera très long
38:07dans les entreprises
38:08et je pense que là
38:09où le marché risque
38:09d'avoir peur
38:10c'est qu'il n'y aura
38:11un retour sur l'investissement
38:12mais les agents IA
38:13demandent tellement
38:14d'investissement
38:14et ça sera tellement
38:16long à se développer
38:17qu'à un moment donné
38:18il y a des risques
38:19d'accident de crédit
38:20il y a des risques
38:20véritablement
38:21de sociétés
38:22qui péricliquent
38:23à cause de ça
38:23donc attention
38:24il y aura encore
38:25beaucoup d'éléments
38:26d'incertitude
38:26dans les prochains mois
38:27Avec votre prisme
38:28obligataire
38:28Frédéric Loisel
38:29Co-Eurocapital
38:30est-ce que vous pensez
38:31qu'aujourd'hui
38:31il y a assez de capitaux
38:33pour financer
38:34des boîtes comme ça
38:36donc là 100 milliards
38:37c'est ce que cherche
38:38aujourd'hui
38:39Anthropik
38:40l'année prochaine
38:40peut-être OpenEye
38:41sans parler
38:42de toutes les startups
38:43etc.
38:43Il y a assez de capitaux
38:45ça dépend du prix
38:45que vous mettez dessus
38:47je souscris à l'idée
38:48en fait que
38:48l'augmentation de capital
38:50donne une respiration
38:51au marché
38:52au marché equity
38:53seulement il faut bien
38:54se souvenir
38:54de ce qui s'est produit
38:56juste après
38:56l'introduction
38:57de Capital SpaceX
38:58il est allé chercher
38:5915 jours après
39:00ou un mois après
39:01de la ressource
39:02sur les marchés obligataires
39:03pour des tailles
39:04assez gigantesques
39:05aujourd'hui
39:05une obligation SpaceX
39:06à 30 ans
39:07qui est un peu
39:08une maturité classique
39:09benchmark
39:10comme on dit
39:10dans le jargon financier
39:11c'est 2% au-dessus
39:13du treasuries américain
39:15donc on est au-delà
39:18des 7%
39:19donc concrètement
39:22c'est-à-dire
39:22qu'il y a une prime de risque
39:22qui s'est renforcée
39:23sur ce type de...
39:24dans tous les indices obligataires
39:27donc de bonne notation
39:29donc on appelle ça
39:29investment grade
39:30donc les fameux grades
39:31dont vous parliez tout à l'heure
39:33en fait vous avez énormément
39:34de plus en plus
39:35d'obligations émises
39:36par effectivement
39:37les Amazon
39:38les SpaceX
39:38c'est les moins bons performeurs
39:40c'est les obligations
39:41en fait qui performent le moins
39:42le moins bien
39:43parce qu'effectivement
39:44il y a une telle charge
39:45sur les émissions
39:46et sur le marché primaire
39:47de ces émetteurs
39:48effectivement
39:49que vous êtes un peu
39:50à la limite
39:51de la capacité d'absorption
39:53donc moi je reviens toujours
39:55un peu à cette idée
39:55on est toujours
39:56on tourne toujours
39:57autour de cette idée
39:57du revenu projeté
39:59et des investissements projetés
40:01donc il y a Apollo
40:02qui a publié une note
40:04qui était assez intéressante
40:05leur chef économiste
40:06qui était dans une société
40:07que j'ai beaucoup fréquentée
40:08à l'époque
40:09qui s'appelle Deutsche Bank
40:10et qui projetait effectivement
40:11qu'à 10 ans
40:12à horizon 10 ans
40:13à la fin de la décennie plutôt
40:14on aurait effectivement
40:15un revenu envisagé
40:16des acteurs de l'IA
40:17de 3 trillions
40:18contre des dépenses
40:19d'investissement de 8 trillions
40:20et donc ce que
40:22ce que vous souleviez
40:24tout à l'heure
40:24est fondamental
40:25c'est dans l'industrie
40:26de l'IA
40:26le développement
40:27il n'y a pas d'effet
40:28coût marginal
40:29c'est l'inverse
40:30le coût marginal monte
40:31et c'est à l'inverse
40:33de tout ce qui se produit
40:34dans n'importe quelle industrie
40:36avec une grande question
40:37sur la durée de vie des puces
40:38comment on les déprécie
40:39Emmanuel Con
40:39parce qu'alors là
40:40on dépense des centaines
40:41de milliards
40:42et puis on le voit
40:43même vous
40:44qui suivez
40:44les publications trimestrielles
40:46Christian Parizeau
40:47on se dit
40:47ah non mais finalement
40:48on va les déprécier
40:49un petit peu plus longtemps
40:49ces puces
40:50là aussi il y a une question
40:51comment vont évoluer
40:53tous ces investissements
40:53oui alors après
40:55la durée de vie d'une puce
40:56bon courage
40:57si vous vous avez
40:58parce qu'il y a
40:59la puce en elle-même
41:00mais il y a surtout
41:01les évolutions technologiques
41:02parce qu'aujourd'hui
41:03la grande idée
41:04c'est de se passer
41:04de la mémoire HBM
41:05vous savez c'est des mémoires
41:06qui sont fabriquées
41:07que par trois sociétés
41:08dans le monde
41:09Micron, Samsung
41:10et Skynyx
41:11et bien ces mémoires
41:12elles ont explosé
41:12parce qu'on n'arrive pas
41:13à en produire plus
41:13donc maintenant
41:14on crée des nouvelles puces
41:15dans lesquelles
41:15on essaye d'éviter
41:16je ne vais pas rentrer
41:17dans la technique
41:18mais on fait des puces
41:19dans lesquelles
41:19on met de la mémoire dessus
41:20sauf que ces puces
41:22elles permettent
41:23donc vous pouvez faire
41:24des puces moins chères
41:25mais si votre modèle
41:26commence à grossir
41:27et devient trop gros
41:28elles sont inutilisables
41:29vous pouvez les déprécier
41:30vous pouvez aller vers le zéro
41:31parce que votre modèle
41:31dépasse la quantité de mémoire
41:33que peuvent gérer ces puces
41:34donc ça veut dire
41:35qu'aujourd'hui
41:36vous pouvez acheter
41:36ces puces très chères
41:37mais que peut-être
41:38demain l'évolution
41:39de votre modèle
41:40fait que vous pouvez
41:41tout déprécier d'un coup
41:42donc au lieu d'avoir
41:42quatre ans de vie
41:44de votre puce
41:44elles passent à un an
41:45par exemple
41:46donc vous voyez
41:47ça c'est un exemple
41:48que je vous donne
41:48sur les puces
41:49mais je pourrais vous le donner
41:49sur les mémoires
41:50on a eu un acteur chinois
41:52qui a fait beaucoup
41:52de vagues sur le marché
41:54parce qu'ils ont réussi
41:54à créer des mémoires
41:56à plus haute densité
41:57des RAM classiques
41:58mais à plus haute densité
41:59on s'aperçoit aussi
42:00que les agents IA
42:01on était tous
42:02sur des processeurs GPU
42:03mais un agent IA
42:04fait virtuellement
42:06fonctionner un Windows
42:07pour faire simple
42:08et donc on a besoin
42:09des CPU
42:09donc avant
42:10on disait tous
42:11il faut avoir des cartes
42:13Nvidia
42:13il n'y a que la carte graphique
42:15qui compte
42:15il n'y a que le processeur
42:16graphique qui compte
42:16aujourd'hui on s'aperçoit
42:17qu'il faut avoir aussi le PC
42:18parce qu'il faut faire vivre
42:20cet agent IA
42:20donc c'est juste pour vous dire
42:22ces exemples là
42:23c'est pour vous dire
42:23qu'on n'a aucune idée
42:25de la durée de vie
42:26d'un datacenter
42:27comment on va le déprécier
42:28et ça c'est un vrai problème
42:29parce qu'aujourd'hui
42:30vous avez plein d'acteurs
42:31qui se sont engagés
42:32à payer des loyers
42:33sur des datacenters
42:34à certains niveaux
42:35dont ils ne savent pas
42:36la durée de vie
42:36et que l'évolution
42:37technologique des modèles
42:38fait que demain
42:43et pas finalement
42:44le datacenter
42:45et ça je vous prends
42:46le cas exemple
42:47l'extrême
42:47mais c'est un vrai problème
42:49c'est à dire qu'on ne sait pas
42:50du tout
42:50quels seront les vrais besoins
42:51de calculs in fine
42:52donc on a quand même
42:53des prises de risques majeures
42:55moi ce qui me fait peur
42:56c'est cet emballement
42:57bulle ou pas bulle alors ?
42:59c'est la question
42:59où on s'oppose
43:00en moins d'une minute
43:01il faut garder du temps
43:01pour les compagnies
43:01au niveau des acteurs du secteur
43:04oui ils sont complètement euphoriques
43:05c'est pas une bulle de financière
43:07c'est peut-être ça
43:08qui nous surprend
43:09je pense qu'il n'y a pas
43:09des écarts
43:11des niveaux de valorisation
43:11délirants
43:12mais au niveau des acteurs
43:13il y a bien des comportements
43:14qui ressemblent à un effet
43:15faux mot
43:16un effet d'emballement
43:17Emmanuel Combe
43:18vous souhaitez rebondir
43:19à la fin des fins
43:20l'heure de vérité
43:21c'est ce que tout ça se voit
43:22dans les chiffres de la croissance
43:23via les gains de productivité
43:24parce que c'est super l'IA
43:25mais la vraie question
43:27c'est la diffusion de l'IA
43:29normalement en économie
43:30ça devrait faire des gains
43:31de productivité
43:32et donc de la croissance
43:32donc il y aura une heure de vérité
43:33à un moment donné
43:34il faut quand même
43:34passer à la réalité des choses
43:36qui est tout ça
43:37doit avoir un effet
43:39sur la richesse
43:40et deuxième point intéressant
43:41il y a un rapport de l'OMC
43:42c'est un peu décalé
43:43par rapport à notre sujet
43:44mais c'est intéressant
43:44l'OMC a remis un rapport
43:45il y a 15 jours
43:46où elle montrait
43:47que le commerce international
43:48avait augmenté en 2026
43:50contre toute attente
43:51et c'est exclusivement tiré
43:52par les puces
43:53et notamment les puces
43:54qui viennent de Corée du Sud
43:56etc.
43:56donc il y a à même
43:57un impact
43:58sur les flux de commerce mondiaux
44:00qui se lisent
44:01dans les chiffres concrètement
44:02tout est impacté par ça
44:04pas seulement
44:05les montants d'investissement
44:06qui sont consentis
44:07voilà donc pour ce dossier
44:08anthropique
44:09qui pourrait rentrer en bourse
44:10d'après le Wall Street Journal
44:11la semaine du 16 novembre
44:13il nous reste un peu moins
44:13de 10 minutes
44:14pour parler donc
44:15des compagnies aériennes
44:16qui sont aujourd'hui
44:17dans le flou
44:18Emmanuel Combe
44:18pour rappel
44:19elle gagne de l'argent
44:20l'été
44:21le quatrième trimestre
44:22c'est pas un trimestre favorable
44:23et là le problème
44:23c'est qu'on a des cours du pétrole
44:24qui sont toujours au-delà
44:25des 100 dollars
44:26sans parler des cours du kérosène
44:28pour faire simple
44:28on a le fameux crack spread
44:29c'est la différence
44:30entre le kérosène et le pétrole
44:31on a des écarts
44:33qui sont juste historiques
44:34entre ces deux références
44:35et ça
44:36ça met en difficulté
44:37les compagnies aériennes
44:37en Europe
44:38et aussi partout dans le monde
44:39c'est un choc généralisé
44:40qui pour l'instant
44:42a été absorbé
44:43les prix n'ont pas tellement
44:44augmenté
44:44quand vous regardez
44:45depuis le début de l'année
44:46elles vont devoir reporter
44:47au bout d'un moment
44:48c'est plus possible
44:49il faut bien penser
44:50à une chose
44:50c'est important
44:51pour nos auditeurs
44:51parce que c'est souvent
44:52quelque chose
44:53qui n'est pas intuitif
44:54parce que le prix
44:55des billets d'avion
44:55est facialement
44:56entre guillemets
44:56élevé
44:57parfois plusieurs centaines d'euros
44:59c'est une industrie
45:00où les marges
45:01sont toujours
45:02très très faibles
45:04l'IATA
45:05qui est donc
45:05l'association des transporteurs
45:07aériens
45:07coutume de dire
45:08qu'en saison normale
45:10c'est 4%
45:114%
45:12on est à nouveau
45:12dans de l'industrie
45:13je dirais lourde
45:14enfin de l'industrie
45:15assez peu rentable
45:16aujourd'hui
45:17pour 2026
45:17les prévisions de marge
45:18c'est 2%
45:19donc attention
45:20à cette image
45:21d'épinal
45:21les compagnies aériennes
45:23ont un chiffre d'affaires
45:24absolument énorme
45:24en réalité
45:25elles ont déjà
45:26naturellement
45:27des marges
45:28extrêmement faibles
45:28sauf
45:29un exemple en Europe
45:30je connais moins
45:31les compagnies américaines
45:32mais en Europe
45:33il y a un OVNI
45:33ça fait 30 ans
45:34qu'il existe
45:35c'est OVNI
45:35on pourrait en parler
45:36d'ailleurs si vous voulez
45:36j'en ai fait un bouquin
45:38c'est Ryanair
45:38comme j'aime bien le dire
45:39Ryanair a un résultat net
45:41sur chiffre d'affaires
45:41qui n'est pas très très loin
45:42de celui de LVMH
45:44de l'ordre de 14-15%
45:45mais c'est un business model
45:46très particulier
45:47mais si vous laissez Ryanair
45:48de côté
45:49c'est une industrie
45:50à très faible marge
45:51dès lors que vous avez
45:51un choc sur les coûts
45:53à voir que le coût pétrole
45:54c'est normalement
45:55pour une compagnie 25%
45:56pour une low cost
45:57c'est plutôt 35%
45:58ça va être son premier
45:59poste de coût
46:01mécaniquement
46:01soit vous reportez
46:02dans les prix
46:03mais alors là
46:03vous allez avoir un problème
46:04pour une low cost
46:05c'est l'élasticité prix
46:06c'est-à-dire les clients
46:07vont partir
46:08parce que vous avez
46:08une clientèle
46:09plutôt touristique
46:10ou affinitaire
46:11soit vous ne reportez pas
46:13et vous comprimez vos marges
46:14et j'ai essayé
46:16de faire une sorte
46:16de portrait robot
46:17de celui qui va réussir
46:19à passer à la crise
46:19et celui qui malheureusement
46:20ne va peut-être pas
46:21la passer
46:22si ça se poursuit
46:23et pour l'instant
46:24le choc pétrolier dure
46:25d'abord
46:25l'âge de votre flotte
46:27plus vos avions sont anciens
46:29plus ils ont des moteurs
46:30également anciens
46:30alors on peut avoir
46:31des moteurs neufs
46:31sur un avion ancien
46:33mais en général
46:33il s'est corrélé
46:33plus vous allez consommer
46:35du carburant
46:35vous prenez
46:36vos lotéas
46:37je vais prendre cette compagnie
46:38âge moyen de sa flotte
46:3919 ans
46:40vous prenez Ryanair
46:41on doit être à 9 ans
46:429 ans et demi
46:42deuxièmement
46:43le pourcentage
46:44de votre clientèle business
46:45parce que les businessmen
46:46sont moins sensibles
46:48aux hausses de prix
46:48que la clientèle touristique
46:50vous avez remarqué
46:51que les low cost
46:51pas toutes
46:52sont majoritairement
46:53des compagnies
46:54plutôt touristes
46:55donc elles vont être
46:56plus affectées
46:56la taille de votre réseau
46:58un réseau
46:59très diversifié
47:00ça vous permet
47:01de lisser
47:01avec quelques lignes
47:02qui de toute façon
47:03marcheront toujours
47:03du Paris New York
47:04ça marchera toujours
47:05avec d'autres lignes
47:07qui sont plus
47:08est-ce que vous êtes
47:09long courrier
47:09ou est-ce que vous êtes
47:10uniquement courrier
47:11moyen courrier
47:12tiens à nouveau
47:12les low cost long courrier
47:14ça n'existe pas
47:15si je l'ai French B
47:16de côté
47:16donc vous voyez
47:17tout ça nous dresse
47:18un portrait robot
47:19de l'entreprise
47:19qui risque de mal passer
47:21la crise
47:21qui est plutôt
47:22une entreprise low cost
47:23votre niveau de dette
47:24et enfin
47:25est-ce que vous étiez
47:25couvert en carburant
47:27Ryanair a été
47:27très bien couverte
47:28et là on voit bien
47:29que les couvertures carburant
47:30s'épuisent
47:31donc si vous mettez
47:32tout ça
47:32et que vous regardez
47:34le portrait robot
47:35ça vous donne quoi
47:35une petite compagnie
47:37plutôt low cost
47:38qui a des avions
47:39qui ne sont pas récents
47:40qui a de la dette
47:41et qui a un réseau illimité
47:42il va y avoir
47:43des victimes en Europe
47:44on le sait
47:45qu'il va y avoir des victimes
47:45des restructurations
47:47et donc des fusions acquisitions
47:48le profil type
47:49pardon j'étais un peu long
47:50c'est Volotea
47:51ils sont obligés
47:52de supprimer des vols
47:54réduire la flotte
47:54ils vont devoir passer
47:55avec leurs créanciers
47:57Fréal Cloisel
47:57pour refinancer leur dette
47:58alors sans parler
47:59de ce cas spécifique
48:00mais aujourd'hui
48:00vous avez beaucoup
48:01de compagnies
48:03qui sont en difficulté
48:05parce qu'on a une remontée
48:06des taux qui les impacte
48:07et en plus de ça
48:07un bilan
48:08qui est de moins en moins joli
48:09et donc forcément
48:10c'est plus cher
48:10alors il y a une vraie différence
48:12affectée entre autres
48:12les grandes compagnies
48:13alors il y a une différence
48:14entre les compagnies
48:15aux Etats-Unis
48:17qui couvrent assez peu
48:18leurs contrats en carburant
48:20et en Europe
48:21donc on estime en fait
48:22qu'il y a 10%
48:23des compagnies
48:23c'est un marché
48:24plus concentré
48:25aux Etats-Unis
48:25qui font plus d'argent
48:26il y a moins
48:27de petites compagnies
48:28il y en a
48:28mais les grosses compagnies
48:30en fait concentrent
48:30un volume du marché
48:31qui est important
48:32et en Europe
48:33effectivement
48:33le marché
48:33il est plus morcelé
48:34mais d'une façon générale
48:35quand on regarde
48:36dans le marché obligataire
48:37à combien empruntent
48:39les grandes compagnies
48:40Finer, Air France
48:41Souventanza, TAP
48:42on est quand même
48:43dans un monde
48:44qui est totalement différent
48:45de ce qu'on a connu
48:46après le Covid
48:47ou pendant le Covid
48:47où là effectivement
48:49en fait on avait
48:49des obligations
48:50de compagnies aériennes
48:52qui étaient obligées
48:52de tutoyer les 10%
48:54pour pouvoir aller chercher
48:54du financement
48:55aujourd'hui
48:56Air France
48:56se finance plutôt pas mal
48:57on est à 2 points
48:59on est autour de 5,40
49:02donc 200 points de base
49:03au-dessus de la limite
49:06au rendement
49:07investment grade
49:08donc ça va
49:09et en plus
49:09en fait
49:10les compagnies aériennes
49:11européennes
49:12sont devenues
49:12beaucoup plus conservatrices
49:13depuis le choc du Covid
49:15les liquidités
49:17par exemple
49:17de Lufthansa
49:18elles ont triplé
49:19on était autour
49:20de 3,5 milliards
49:22on est plutôt
49:22à 8,9 milliards
49:23aujourd'hui
49:23donc on est vraiment
49:24en fait sur des compagnies
49:25qui sont plus conservatrices
49:27donc financièrement
49:27elles peuvent tenir
49:28le choc
49:29mais je rejoins
49:30mon voisin
49:32à côté
49:33c'est que
49:33sur le seul thème
49:34de la couverture
49:35des carburants
49:37les compagnies
49:38sont bien couvertes
49:38jusqu'au printemps
49:39et après effectivement
49:41si la crise énergétique dure
49:43il va falloir les renouveler
49:44et là pour le coup
49:45l'impact sur les prix
49:45va être assez massif
49:47il n'y a pas
49:47la fameuse capacité
49:49à pouvoir relever ses prix
49:50dans un segment
49:51qui est hyper
49:53concurrentiel
49:53si tout le monde remonte
49:54en même temps
49:55il n'y a pas de sujet
49:56la question c'est
49:57quelle est l'incitation
49:58d'un grand groupe
49:58à remonter ses prix
49:59s'il peut tenir
50:01du côté des compagnies aériennes
50:02et surtout
50:03l'impact sur la demande
50:04c'est l'impact sur la demande
50:05alors ça dépend des lignes
50:06sur un Paris-New York
50:07on s'est aperçu
50:07que l'élasticité-prix
50:08était quand même
50:09relativement limitée
50:10je rebondis sur ce que disait
50:11Frédéric
50:11c'est important
50:12il faut bien distinguer
50:13les grandes compagnies historiques
50:14qui sont justement
50:15mixtes
50:15court-moyen-courrier
50:16qui à mon avis
50:17va vraiment souffrir
50:18et long-courrier
50:19le long-courrier
50:19est relativement protégé
50:22parce que d'abord
50:23il n'y a pas de substitut
50:23pour aller à New York
50:24il n'y a moyen d'y aller
50:26c'est une clientèle
50:27plus business
50:29et qui est très sensible
50:31à ce qu'on appelle
50:31l'élasticité-revenu
50:32c'est-à-dire
50:32quand je voyage plus
50:33je prends l'avion
50:34pour aller loin
50:34donc attention
50:35les grandes compagnies
50:36sont aussi protégées
50:37par la diversification
50:38de leur réseau
50:39qui est un réseau
50:39court-moyen-courrier
50:40et aussi long-courrier
50:41les low-cost
50:42ne font que du court-moyen-courrier
50:44Christian Parizeau
50:45on sort quand même
50:46du scénario
50:46un petit peu
50:49principal
50:49idéal
50:50on se souvient au printemps
50:50c'était le pétrole
50:51allez 100 dollars
50:52et puis à la fin de l'année
50:53ça va commencer à se calmer
50:54là vous voyez bien
50:55que sur les futurs
50:56même ceux de janvier
50:58février etc
50:59on est sur des prix du pétrole
51:00qui sont encore
51:01et toujours élevés
51:02quelle est la capacité
51:03d'absorption
51:04des compagnies aériennes
51:06elle est limitée
51:07parce que
51:08ce qui est certain
51:09c'est que le scénario
51:09pétrole a changé
51:11parce que maintenant
51:12on est dans des destructions
51:13quand même
51:13on n'est plus dans le scénario
51:15c'est juste un détroit
51:16qui est bloqué
51:16il suffit que la situation
51:18se passe
51:18qu'on se serre la main
51:19et le pétrole
51:20va de nouveau couler
51:21comme si rien n'était
51:22là on est sur des destructions
51:24au Moyen-Orient
51:24des destructions en Russie
51:25on est sur des raffineries
51:27qui sont
51:28maintenant hyper tendues
51:29en termes de taux
51:30d'utilisation
51:30des capacités
51:31donc des
51:32quoique
51:33si demain
51:34tout s'apaiser
51:34on sait qu'il faudrait
51:35plusieurs mois
51:36pour revenir à la normale
51:37et on commence à avoir
51:38l'IAE qui nous dit
51:38que 2027
51:39ça y est
51:40on restera
51:40sur des prix
51:41de produits raffinés
51:42pas de bruts
51:43mais de produits raffinés
51:44qui vont rester élevés
51:44donc on est sur quelque chose
51:46de durable
51:46parce qu'il y a des destructions physiques
51:47donc ça ça change quand même
51:49et derrière
51:49les compagnies
51:50comme on l'a absorbé
51:51ça a été dit
51:52moi je prends l'exemple américain
51:53j'ai regardé un peu
51:54les résultats
51:54des compagnies aériennes américaines
51:56et là
51:57dans leur confco
51:58la seule chose
51:59qu'ils nous disaient
51:59on va transformer les avions
52:01et on va augmenter
52:02la partie premium
52:03parce que de toute façon
52:04ils vont monter les prix
52:06je vous dis juste
52:06le trafic
52:07le nombre de passagers
52:08qui passent les portails
52:09de sécurité aux Etats-Unis
52:10c'est moins 3% sur un an
52:11donc il y a bien
52:12une sensibilité
52:13de la demande au prix
52:14pourtant aux Etats-Unis
52:15on va dire tout va bien
52:15il y a de la croissance
52:16il y a tout ce qu'on veut
52:17oui il y a aussi
52:18des ménages
52:18qui vont très très bien
52:19d'autres qui vont moins bien
52:20mais il y a vraiment
52:22quand même quelques ménages
52:23qui vont très bien
52:23qui auraient peut-être
52:24envie de voyager
52:24mais ces gens-là
52:26ils vont plutôt
52:27sur la partie premium
52:28et donc on a une baisse
52:29de 1,3 point
52:30du taux d'occupation
52:32des classes économiques
52:33donc on a bien
52:34cet effondrement
52:35de la demande sensible
52:36au prix de l'énergie
52:37et donc ça
52:38ça va continuer
52:39donc la seule réponse
52:40qu'elles nous ont offert
52:41c'est de dire
52:41on va mettre plus
52:42de sièges premium
52:43dans nos avions
52:44on va transformer
52:45nos avions
52:45et c'est la seule solution
52:46mais clairement
52:47on voit qu'il y a quand même
52:48cet effet prix
52:49et puis au bout d'un moment
52:49quand même l'effet prix
52:50pourra à mon avis
52:51affecter même la partie premium
52:52il faut quand même
52:53faire attention
52:53parce que la partie premium
52:55elle reste quand même
52:56très sensible
52:56ça a été dit aux revenus
52:58aux effets bourses
52:59à la hausse de la bourse
52:59à tout ça
53:00et ça ça peut se retourner aussi
53:01mais il n'y a pas
53:0236 solutions
53:03quand vous montez les prix
53:04vous avez moins de demandes
53:05ça s'observe dans l'aérien
53:06et ça fragilise forcément
53:07les compagnies aériennes
53:08et l'économie en cas
53:10qui a donc un impact
53:11sur les compagnies aériennes
53:12ah bah c'est l'exemple type
53:14Frédéric Loisel
53:15non il y a eu aussi
53:15en fait sur la crise
53:17énergétique du Moyen-Orient
53:18en fait elle a eu aussi
53:19un effet bénéfique
53:20pour les grandes compagnies
53:21européennes
53:21c'est que
53:22comme les infrastructures
53:23enfin des grands hubs
53:24du Moyen-Orient
53:25sont la cible
53:26effectivement
53:26assez récurrente
53:27aujourd'hui
53:29des proxys de l'Iran
53:30vous avez effectivement
53:31et on l'a vu
53:31sur les résultats
53:32de Finnair hier
53:33une augmentation
53:34du trafic passager
53:35long courrier
53:36sur l'Asie
53:37il y a eu un contournement
53:39oui
53:39en fait il y a eu
53:40une demande plus importante
53:41en fait effectivement
53:42sur les compagnies aériennes
53:45européennes
53:45qui avaient des liaisons
53:47que desservaient
53:48de manière assez prioritaire
53:49toutes les grandes compagnies
53:50du Golfe
53:50mais la hausse de prix
53:51est à venir
53:52enfin ce qu'a dit
53:53Michael O'Leary
53:53est très clair
53:54le patron de Ryanair
53:55il vous annonce
53:56des hausses de prix
53:56de l'ordre de 15-20%
53:57je crois
53:58enfin ça paraît
53:59si ça dure
53:59ça paraît absolument
54:01inéluctable
54:01au fur et à mesure
54:02que les couvertures
54:02vont s'épuiser
54:04et donc il y aura
54:04forcément malheureusement
54:05des victimes
54:06et je rebondis là-dessus
54:07sur ce que vous disiez
54:08tout à l'heure Frédéric
54:09en plus le marché européen
54:10est très peu concentré
54:12comparativement
54:12au marché américain
54:14ce qui veut dire
54:14qu'il y aura sans doute
54:15à mon avis
54:16des fusions
54:16des fusions acquisitions
54:18et de petits acteurs
54:19notamment low cost
54:19vont avoir
54:20beaucoup de difficultés
54:22Ryanair s'en sortira
54:23ça c'est évident
54:24mais les plus petits acteurs
54:25ceux qui n'ont pas
54:26les caractéristiques
54:27que j'ai évoquées tout à l'heure
54:28qui sont très endettés
54:29vont de toute façon
54:29avoir énormément
54:30de mal à survivre
54:31et ça tombe bien
54:31parce que vous parlez
54:32de tous ces sujets
54:33dans votre dernier ouvrage
54:34et oui
54:34dans tous les droits
54:35sont reversés
54:36l'aviation sans frontières
54:37donc vous voyez
54:37nous ne nous enregistrons pas
54:38sur le dos
54:38de nos lecteurs
54:39voilà donc ça s'appelle
54:40le transport aérien
54:42c'est la deuxième édition
54:43aux éditions à découvertes
54:44merci à tous les trois
54:45de nous avoir accompagnés
54:46ce matin donc
54:47Emmanuel Combe
54:47professeur à l'université
54:48Paris 1 Panthéon Sorbonne
54:49à la Schéma Business School
54:50et également
54:51Christian Parizeau
54:51économiste et conseiller
54:52auprès d'Aurel BGC
54:53et Frédéric Loisel
54:55gérant de portefeuille
54:55chez Quairo Capital
54:56pour avoir voté
54:57ces grands sujets d'actualité
54:59les experts reviennent
55:00demain
55:00à partir de 9h30
55:02et puis je vous retrouve
55:03également pour
55:04Good Morning Market
55:04à partir de 9h
55:05dans un instant
55:06vous retrouvez
55:06les experts de Limoux
55:07avec Marie-Cœur de Roi
55:08très bonne journée
55:11débat et controverse
55:13les experts
55:14sur BFM Business

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