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  • il y a 2 jours

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00:00:00Europe 1
00:00:00Europe 1
00:00:0411h-13h
00:00:05Christine Kelly et vous
00:00:07Bonjour à tous, nous sommes ensemble jusqu'à 13h
00:00:10Bienvenue à tous sur Europe 1 avec Gabriel Cusel
00:00:12Géraldine Amon
00:00:14En pleine semaine de commémoration
00:00:16de l'assassinat de Dominique Bernard
00:00:18et Samuel Paty
00:00:19L'école est de nouveau sous le choc
00:00:21après les tirs d'un collégien au bagne
00:00:23Il a pu venir à l'école avec un fusil de chasse
00:00:26et à tirer dans l'enceinte
00:00:28du collège, les enseignants sont-ils
00:00:30suffisamment protégés, comment neutraliser
00:00:32comment expliquer cette violence qui s'installe
00:00:34jusque dans les établissements scolaires
00:00:36qu'en faut-il changer
00:00:37pour que l'école redevienne un sanctuaire
00:00:40on va en débattre, appelez-nous au standard
00:00:42de repas
00:00:4301-90-20-39-21 pour appeler Christine Kelly
00:00:45le numéro est non surtaxé, dans le même temps
00:00:48le mouvement lycéen entre dans sa quatrième
00:00:50semaine, moins de lycées seraient fermés
00:00:52selon les chiffres du ministère de l'éducation
00:00:54mais les violences elles progressent
00:00:56le gouvernement a-t-il perdu le contrôle ?
00:00:5801-90-20-39-21
00:01:00appelez-nous pour en débattre
00:01:02nous serons en direct avec Alexis Bourdon
00:01:04notre journaliste se trouve aux abords du lycée
00:01:06Hélène Boucher dans le 20ème arrondissement de Paris
00:01:09où les CRS sont déployés
00:01:10et interviennent sur les premiers débordements
00:01:13à midi, nous poserons une question plus large
00:01:16avec Moïse Mitterrand
00:01:17l'État est-il devenu trop présent
00:01:19trop bureaucratique
00:01:21trop contraignant
00:01:22au point de ne plus remplir ses missions essentielles
00:01:25le petit neveu de l'ancien président
00:01:28François Mitterrand
00:01:29vient de publier un livre choc très largement
00:01:32inspiré de Raphir Millet
00:01:33et tenez-vous bien
00:01:34le président argentin et ses coupes budgétaires
00:01:36à la tronçonneuse
00:01:37l'État est-il trop contraignant
00:01:39faut-il un choc libéral ?
00:01:41on attend vos avis
00:01:42pause 0, 1, 80, 20, 30, 21
00:01:44au standard d'Europe 1 et sur WhatsApp
00:01:46puis nous parlerons de cette cyberattaque incroyable
00:01:49qui a frappé plusieurs enseignes
00:01:50de grandes distributions
00:01:52et provoqué la destruction de stocks
00:01:54faut-il craindre pour la sécurité de nos aliments
00:01:56après les sites internet
00:01:57les données, les hôpitaux
00:01:59est-ce que l'alimentaire et la grande distribution
00:02:01vont devenir des cibles
00:02:02et puis enfin
00:02:03alors que le Parlement vote aujourd'hui
00:02:05une loi intégrale contre les violences sexuelles
00:02:07le mouvement World with Women
00:02:09appelle à une journée de grève
00:02:11de tâches professionnelles et domestiques
00:02:12pour les femmes
00:02:13une journée sans les femmes
00:02:14peut-elle faire bouger les lignes ?
00:02:16déjà nous on va s'absenter
00:02:17toutes les trois
00:02:18c'est incroyable
00:02:19on vous laisse
00:02:21il n'y a plus d'émission
00:02:23au revoir
00:02:23au revoir
00:02:25c'est parti pour Europe 1
00:02:27Christine Kelly et vous
00:02:2811h-13h
00:02:29Christine Kelly et vous
00:02:30au standard de replin
00:02:31appelez Christine Kelly
00:02:32pour réagir
00:02:3201-80-20-39-21
00:02:34le numéro
00:02:35et non surtaxé
00:02:3711h-13h
00:02:38Christine Kelly
00:02:39sur Europe 1
00:02:42il est 11h05
00:02:43sur Europe 1
00:02:45nous sommes avec
00:02:46Nathanel Combary
00:02:47président du conseil d'administration
00:02:49Renouveau Lycéen
00:02:51c'est un plaisir de l'accueillir
00:02:52dans les studios d'Europe 1
00:02:53on va commencer par ce sujet
00:02:54aujourd'hui
00:02:55cela fait 3 ans
00:02:57que Dominique Bernard
00:02:59a été assassinée
00:03:01et nous sommes à 3 jours
00:03:02des commémorations
00:03:04de l'assassinat
00:03:05de Samuel Paty
00:03:06l'école
00:03:07est sous le choc
00:03:08ce matin encore
00:03:10à Aubagne
00:03:11le collège
00:03:12est fermé
00:03:13il n'y a pas cours
00:03:14les cours
00:03:14ne vont même pas reprendre
00:03:15demain
00:03:16ce seront des discussions
00:03:17puisqu'hier
00:03:18à l'heure qu'il est
00:03:20un collégien
00:03:20venait de tirer
00:03:22et a touché
00:03:23deux personnels
00:03:24d'éducation
00:03:25par balle
00:03:26au delà des hommages
00:03:27de Samuel Paty
00:03:28et Dominique Bernard
00:03:29pourquoi
00:03:29les enseignants
00:03:30sont-ils attaqués
00:03:31que faire
00:03:32pour protéger
00:03:33les enseignants
00:03:34l'école
00:03:35les élèves
00:03:36a-t-on franchi un cap
00:03:37avec cette attaque
00:03:38des enseignants
00:03:39on en parle avec vous
00:03:40d'abord
00:03:41votre regard
00:03:42Gabrielle Cluzel
00:03:43sur un repas
00:03:44moi j'ai un regard
00:03:45tout d'abord
00:03:46de parent
00:03:47qui est effaré
00:03:48de voir
00:03:49cette succession
00:03:51de violences débridées
00:03:52pour reprendre
00:03:53l'expression
00:03:53du ministre
00:03:55de l'éducation
00:03:56néanmoins
00:03:57j'aurais un point
00:03:57de désaccord
00:03:58avec ce dernier
00:03:58c'est qu'il dit
00:03:59l'école ne peut pas
00:04:00tout faire
00:04:01vous comprenez
00:04:01c'est sociétal
00:04:02alors sans doute
00:04:04l'école n'est-elle
00:04:04pas responsable
00:04:05de tout
00:04:05mais moi je la tiens
00:04:06responsable
00:04:07pour partie
00:04:09notamment pour avoir
00:04:11détricoté l'autorité
00:04:12détricoté l'exigence
00:04:15détricoté à chacun
00:04:16selon ses talents
00:04:17c'est-à-dire
00:04:17le fait de pouvoir
00:04:19s'orienter
00:04:19dans le travail
00:04:20manuel
00:04:21quand c'est nécessaire
00:04:23d'avoir
00:04:24détricoté aussi
00:04:25la responsabilité
00:04:27de la famille
00:04:27vous savez
00:04:27on a mis beaucoup
00:04:28à l'écart
00:04:28la famille
00:04:29finalement
00:04:30on s'en est méfié
00:04:32puis on a cessé
00:04:33de l'écouter
00:04:34on ne lui a pu
00:04:34demander aucun compte
00:04:35d'ailleurs
00:04:36et tout cela
00:04:37fait partie
00:04:38d'un combo
00:04:39qui aujourd'hui
00:04:40signe un déchec absolu
00:04:42d'avoir détricoté
00:04:43aussi les enseignements
00:04:44avec des pédagogies
00:04:45d'apprentis sorciers
00:04:46moi j'aimerais
00:04:47qu'un jour
00:04:48quelqu'un fasse
00:04:48enfin quelqu'un
00:04:49que tous ceux
00:04:50qui ont eu la chaîne
00:04:50des responsabilités
00:04:51fassent leur mea culpa
00:04:52et disent
00:04:53mais qu'est-ce qu'on a fait
00:04:55où on a
00:04:55j'allais
00:04:56je trouvais un mot vulgaire
00:04:58où s'est-on planté
00:05:00voilà
00:05:00et est-ce qu'il ne faut pas
00:05:04revenir à des méthodes
00:05:05qui avaient fait leur preuve
00:05:06est-ce qu'il ne faut pas
00:05:08se mettre autour de la table
00:05:09et arrêter
00:05:10de faire des commamorations
00:05:11dans tous les sens
00:05:12enfin
00:05:12moi quand je vois
00:05:13le bilan de ce mois d'octobre
00:05:15en matière de violence
00:05:17contre les enseignants
00:05:18et d'anniversaire
00:05:19de meurtre d'enseignants
00:05:21mais je me dis
00:05:21il y a un moment
00:05:22il faut quand même
00:05:23se rendre compte
00:05:24même de la vision
00:05:25des étrangers
00:05:25vous savez moi
00:05:26j'en ai parlé
00:05:27avec les Suisses
00:05:28ce week-end
00:05:28la vision qu'ils ont
00:05:30de la France
00:05:31mais il faut s'en rendre compte
00:05:32et de l'école française
00:05:33tout le monde nous regarde
00:05:34nous on est comme la grenouille
00:05:35qui tombait dans l'eau chaude
00:05:37on s'est habitué
00:05:37mais eux
00:05:38ils se disent
00:05:39ils m'ont dit textuellement
00:05:41qu'est-ce qui vous arrive
00:05:42je vous fais une confidence
00:05:44je connais quelqu'un
00:05:45qui habite en Italie
00:05:46c'est à ma soeur
00:05:47où je vais de temps en temps
00:05:48vous savez qu'un message
00:05:49il m'a envoyé
00:05:51bonjour Christine Kelly
00:05:52j'ai vu ce qui se passe là-bas
00:05:53vous voulez venir vivre en Italie
00:05:56j'ai eu honte
00:05:57ça m'a fait mal
00:05:58comme vous
00:05:58j'avais honte pour mon pays
00:06:00je vous laisse continuer
00:06:01je vous donne la parole
00:06:02à la Nathana
00:06:02je sais que vous êtes là
00:06:03je vous donne la parole
00:06:04moi j'ai dit
00:06:04l'essentiel de mon sentiment
00:06:06c'est vrai que
00:06:07je sens une grande
00:06:08pusillanimité
00:06:09impuissance
00:06:09au sommet de l'état
00:06:10et c'est pas très rassurant
00:06:12le président
00:06:13il peut pas se contenter
00:06:14d'être monsieur Chrysanthème
00:06:15si vous voulez
00:06:16il y a un moment
00:06:18où il faut agir
00:06:19alors il va y avoir
00:06:20des commémorations
00:06:21et c'est normal
00:06:22pour Dominique Bernard
00:06:23pour Samuel Paty
00:06:24mais c'est pas une réponse suffisante
00:06:26il peut pas seulement dire
00:06:27quand on attaque un professeur
00:06:28on attaque la république
00:06:29etc
00:06:29tout ça on a donné
00:06:30il faut absolument
00:06:32changer de paradigme
00:06:34il faut changer de paradigme
00:06:35Gabriel Cluzel
00:06:37sur Europe 1
00:06:37il est 11h09
00:06:38dans un instant
00:06:38on aura Christophe
00:06:39qui nous appelle de Géronde
00:06:40mais d'abord
00:06:41Nathanael Combary
00:06:42vous êtes président
00:06:43du conseil d'administration
00:06:44au nouveau lycéen
00:06:45c'est un plaisir
00:06:46de vous avoir
00:06:46dans le sujet d'Europe 1
00:06:47lorsque vous voyez
00:06:48qu'aujourd'hui
00:06:49c'est la commémoration
00:06:50triste commémoration
00:06:51de l'assassinat
00:06:52de Benek Bernard
00:06:53on se souvient
00:06:54de la façon
00:06:55dont il a été
00:06:56attaqué
00:06:57tué
00:06:57poursuivi
00:06:59on est à quelques jours
00:07:00de la commémoration
00:07:02de la mort de Samuel Paty
00:07:03et on est au lendemain
00:07:04de cette attaque
00:07:06de personnel
00:07:08de l'éducation nationale
00:07:09à Aubagne
00:07:10comment vous réagissez
00:07:11Nathanael ?
00:07:12vous savez moi
00:07:13c'était il y a 3 ans
00:07:15il y a 3 ans
00:07:15j'avais 15 ans
00:07:16et j'avais été
00:07:17profondément choqué
00:07:18et déçu
00:07:20triste
00:07:20de ce qu'on avait pu voir
00:07:23à titre personnel
00:07:24je pense que c'est
00:07:24un acte criminel
00:07:25qu'il faut absolument condamner
00:07:26on parlera justement
00:07:27juste après
00:07:27de ce qui s'est passé
00:07:29à Aubagne
00:07:29qui est absolument
00:07:30absolument désastreux
00:07:32je pense qu'il ne faut
00:07:34cependant pas
00:07:34la coller au mouvement
00:07:35des lycéens
00:07:36pour encore une fois
00:07:37distinguer
00:07:38les deux mouvements
00:07:38en cours
00:07:39un mouvement
00:07:40qu'on pouvait
00:07:42caractériser
00:07:42de violence
00:07:42mais là je pense
00:07:43qu'on attaque
00:07:44on atteint
00:07:44un tel stade
00:07:45c'est peut-être
00:07:46même un acte
00:07:46de terrorisme
00:07:47vous savez
00:07:48Charles Peggy
00:07:49disait dans son livre
00:07:49l'argent
00:07:50que les professeurs
00:07:51étaient la représentation
00:07:52de l'état
00:07:53les professeurs
00:07:54aujourd'hui
00:07:54sont les ciments
00:07:55de la république
00:07:56je pense qu'aujourd'hui
00:07:57malheureusement
00:07:57on s'attaque aux professeurs
00:07:58on s'attaque aussi
00:07:59à la république
00:08:00on s'attaque
00:08:01aux représentants
00:08:02de l'état
00:08:03de la France
00:08:04auprès des jeunes
00:08:06moi j'appelle
00:08:07à une désescalade
00:08:08de la violence
00:08:09qui aujourd'hui
00:08:11est absolument scandaleuse
00:08:12j'ai entendu d'ailleurs
00:08:13le président
00:08:13de la république
00:08:14monsieur Emmanuel Macron
00:08:15le dire
00:08:16et je le salue
00:08:17on atteint
00:08:17un tel niveau
00:08:18de violence
00:08:18aujourd'hui
00:08:19mais où en sommes-nous
00:08:20où en sommes-nous
00:08:21et aussi une désescalade
00:08:22pardon
00:08:23mais de la récupération
00:08:24politique
00:08:25qu'il y a derrière
00:08:25que fait Mano Aubry
00:08:27ce matin
00:08:27devant la fac
00:08:28Panthéon-Assas
00:08:30madame Aubry
00:08:31députée européenne
00:08:32qu'est-ce qu'elle vient faire
00:08:33qu'est-ce qu'elle vient faire ici
00:08:34ça s'appelle
00:08:34de la récupération politique
00:08:35et j'en suis très déçu
00:08:37et puis on parlait aussi
00:08:38évidemment
00:08:38de l'image
00:08:39que la France revoit
00:08:40et vous savez
00:08:41il y a un article
00:08:41qui est paru
00:08:42dans The Economist
00:08:43il y a 5-6 jours
00:08:44quelque chose comme ça
00:08:47qui montrait ça
00:08:48quelle image
00:08:49renvoyons-nous
00:08:50aujourd'hui
00:08:50de la France
00:08:50on a des lycéens
00:08:51qui aujourd'hui
00:08:52portent des revendications
00:08:52qui sont claires
00:08:53qui malheureusement
00:08:54sont mis
00:08:56au second plan
00:08:57à cause de
00:08:58toute la violence
00:08:59qu'il y a derrière
00:09:00remettons sur le devant
00:09:01de la scène
00:09:01les revendications lycéennes
00:09:03qui sont légitimes
00:09:03et faisons attention
00:09:04en effet à l'image
00:09:05que nous renvoyons
00:09:05de notre pays
00:09:07Nathanael Combary
00:09:08président du conseil
00:09:09d'administration
00:09:09renouveau lycéen
00:09:10en direct
00:09:11sur Europe 1
00:09:12les professeurs
00:09:13sont le ciment
00:09:14de la République
00:09:14et vous vous indignez
00:09:16de la récupération politique
00:09:17notamment de Manon Bré
00:09:18on marque une pause
00:09:19on revient
00:09:20on aura Christophe
00:09:20qui nous appelle
00:09:21de Gironde
00:09:22et effectivement
00:09:22si les professeurs
00:09:23comme vous le dites
00:09:24sont le ciment
00:09:25de la République
00:09:26pourquoi sont-ils attaqués ?
00:09:28Est-ce que c'est la République
00:09:29finalement
00:09:30qui est directement visée ?
00:09:32Appelez-nous
00:09:32au standard d'Europe 1
00:09:33pour réagir
00:09:3401-80-20-39-21
00:09:36c'est le numéro
00:09:36du standard d'Europe 1
00:09:37pour appeler Christine Kelly
00:09:39et ce numéro
00:09:39est non surtaxé
00:09:40vous pouvez aussi l'utiliser
00:09:41pour envoyer vos réactions
00:09:42sur WhatsApp
00:09:4311h12
00:09:44belle matinée
00:09:45avec Christine Kelly
00:09:46sur Europe
00:09:48Europe 1
00:09:48Christine Kelly et vous
00:09:5011h17
00:09:51la suite de Christine Kelly
00:09:53et vous
00:09:53nous revenons sur
00:09:54les hommages
00:09:55après l'assassinat
00:09:56de Dominique Bernard
00:09:57c'était aujourd'hui
00:09:59et il y a 3 jours
00:09:59de celui de Samuel Paty
00:10:01et aussi
00:10:01sur le mouvement
00:10:02des lycéens
00:10:03qui entre dans sa
00:10:044ème semaine
00:10:04et les choses
00:10:06commencent à se tendre
00:10:07alors dans un instant
00:10:08on aura Christophe
00:10:09qui nous appelle de Gironde
00:10:10mais on va tout de suite
00:10:11rejoindre notre journaliste
00:10:13de la rédaction du Europe 1
00:10:15Alexis Bourdon
00:10:16qui est en direct
00:10:17du lycée Boucher
00:10:18à Paris 20ème
00:10:19que se passait
00:10:20concrètement sur place
00:10:21Alexis ?
00:10:22et bien pour le moment
00:10:23vous l'entendez
00:10:24les manifestants applaudis
00:10:27puisque à l'instant
00:10:28je dis bien
00:10:28à l'instant
00:10:29les CRS
00:10:30qui s'étaient positionnés
00:10:31devant les manifestants
00:10:33devant les manifestants
00:10:34pardon
00:10:34reculent
00:10:35il y a eu
00:10:36un échange
00:10:37une tentative
00:10:37d'échange
00:10:38entre policiers
00:10:39et lycéens
00:10:40pour le moment
00:10:41pas d'affrontement
00:10:42ni même
00:10:42de jets de projectiles
00:10:44je ne sais pas encore
00:10:45comment tout va s'organiser
00:10:47ce que je peux vous dire
00:10:47c'est qu'à l'instant
00:10:48les poubelles
00:10:49qui avaient été retirées
00:10:50par les policiers
00:10:52sont en train
00:10:52d'être remises
00:10:53cours de Vincennes
00:10:55pour bloquer
00:10:55à nouveau
00:10:56la circulation
00:10:57jusqu'à présent
00:10:58les élèves
00:10:59qui avaient justement
00:11:00bloqué le lycée
00:11:01se sont rapidement
00:11:02déplacés
00:11:03vers le cours de Vincennes
00:11:04pour bloquer la route
00:11:05et pour le moment
00:11:06ils ont saisi
00:11:07cette occasion
00:11:09laissée par la police
00:11:11qui en reculant
00:11:12a permis aux manifestants
00:11:13de réinstaller
00:11:14les poubelles
00:11:15les vélos
00:11:15qui bloquent
00:11:16justement cette circulation
00:11:18merci beaucoup Alex
00:11:19si on reste en ligne
00:11:20avec nous
00:11:21au courant de la matinée
00:11:22évidemment on reviendra vers vous
00:11:23si les choses
00:11:24continuent
00:11:25à se tendre
00:11:26aujourd'hui
00:11:26on rappelle que c'est
00:11:27une grosse journée
00:11:28de mobilisation
00:11:29des lycéens
00:11:30des syndicats
00:11:31des collégiens
00:11:32des étudiants
00:11:34et on a dans le studio
00:11:36d'Europe 1
00:11:36Nathanel Combary
00:11:38président du conseil
00:11:39d'administration
00:11:39renouveau lycéen
00:11:41alors aujourd'hui
00:11:42évidemment
00:11:42il y a un mouvement
00:11:43il y a deux cortèges
00:11:44qui sont prévus
00:11:4514h place d'Italie
00:11:46aux invalides
00:11:47et puis un autre
00:11:49qui n'est pas déclaré
00:11:50et qui est de l'hôtel
00:11:52de ville à Matignon
00:11:53on va suivre tout ça
00:11:54évidemment sur Europe 1
00:11:55pendant toute la journée
00:11:56bonjour Christophe
00:11:56vous nous appelez de Gironde
00:11:57on revient un petit peu
00:11:58sur Aubagne
00:12:00comment vous réagissez
00:12:01lorsque ce matin
00:12:03on se réveille
00:12:04les collégiens
00:12:07à Aubagne
00:12:08n'ont pas cours
00:12:09pourquoi ?
00:12:10parce qu'un des leurs
00:12:11a sorti un fusil de chasse
00:12:13et a tiré
00:12:14sur le personnel
00:12:15de l'éducation nationale
00:12:17Christophe
00:12:18bonjour Christine
00:12:19et votre équipe
00:12:20merci de me recevoir
00:12:21écoutez
00:12:22je ne suis pas étonné
00:12:24malheureusement
00:12:25je suis plutôt pessimiste
00:12:26parce que je pense
00:12:26que ça continuera
00:12:27de se produire
00:12:28à partir du moment
00:12:28où on a un pays
00:12:30totalement laxiste
00:12:31où on pourrait imaginer
00:12:3314 ans
00:12:33donc qu'est-ce qu'on met
00:12:35dans le cerveau
00:12:36de ces enfants-là
00:12:37je voudrais juste
00:12:39mettre
00:12:41appuyer sur un truc
00:12:42moi je fais le parallèle
00:12:44à ce qu'on appelle
00:12:45ce qu'a fait Giuliani
00:12:46en 1990 à New York
00:12:47ça s'appelle
00:12:48la théorie du verre brisé
00:12:49du carreau cassé
00:12:51c'est la tolérance zéro
00:12:52donc à partir du moment
00:12:54il faut savoir
00:12:55que pour la petite anecdote
00:12:5662% de baisse
00:12:58des crimes majeurs
00:12:59entre 93 et 2000
00:13:00c'est là qu'il faut appuyer
00:13:02c'est-à-dire que
00:13:03au lieu de
00:13:04il faut réparer la fenêtre
00:13:06réparer la vitre
00:13:07avant que l'immeuble
00:13:08ne brûle
00:13:09et c'est là
00:13:10où il faut
00:13:11il faut apprendre
00:13:12simplement au môme
00:13:13quand tu fais une bêtise
00:13:14la première bêtise
00:13:15tu fais un tag
00:13:15tu fais un graphe
00:13:17tu casses une bêtise
00:13:18tu répare
00:13:19et c'est
00:13:20dès la première chose
00:13:21qu'il faut
00:13:22qu'il faut aller voir
00:13:23c'est dès la première chose
00:13:23est-ce que vous
00:13:24ne dites pas quelque part
00:13:25que c'est trop tard
00:13:26est-ce que vous ne dites pas
00:13:27quelque part
00:13:27que ça fait un moment
00:13:29qu'on dit ça
00:13:30qu'on le répète
00:13:31est-ce que
00:13:31là on n'a pas passé un cap
00:13:33parce que ce que je disais aussi
00:13:34Christophe
00:13:35je ne sais pas
00:13:35je réfléchis à ma haute
00:13:36et avec vous aussi
00:13:37Nathanael
00:13:37qui est dans le sud européen
00:13:38Gabriel Cluzal aussi
00:13:39c'est que lorsque ce mouvement
00:13:40des lycéens a commencé
00:13:42on se disait
00:13:43que c'est la première fois
00:13:44lors de revendications
00:13:46que le personnel
00:13:47de l'éducation nationale
00:13:48avait été frappé
00:13:49alors bien sûr
00:13:50on dit aussi
00:13:53ce qui s'est passé
00:13:54à Aubagne
00:13:54avec le mouvement
00:13:55des lycéens
00:13:56quoique
00:13:56ça reste quand même
00:13:58dans ce contexte
00:13:58vous voyez ce que je veux dire
00:13:59c'est-à-dire qu'on est
00:14:00dans un contexte
00:14:01où on est dans une violence
00:14:02envers l'éducation nationale
00:14:04une violence inédite
00:14:05et je me demande
00:14:06est-ce que ce n'est pas trop tard
00:14:07qu'est-ce qu'il faut faire
00:14:08au stade où on est
00:14:08est-ce qu'on est au stade
00:14:10tu casses tu répares
00:14:13j'ai peur
00:14:15je suis fan de Louise
00:14:16par exemple
00:14:17j'ai toujours un peu d'espoir
00:14:18par exemple
00:14:19comme la petite Louise
00:14:20où il y a quand même
00:14:21des jeunes extraordinaires
00:14:22dans ce pays
00:14:23c'est une minorité
00:14:24il ne faut pas oublier
00:14:24mais il faut revenir
00:14:26il faut revenir
00:14:27aux fondamentaux
00:14:28il faut simplement
00:14:30voilà
00:14:32apprendre
00:14:32à ces mômes-là
00:14:34à ces gens-là
00:14:35qu'il faut rétablir
00:14:36le civisme
00:14:37il faut apprendre
00:14:37alors les profs
00:14:39sont bien gentils
00:14:40mais parfois
00:14:41moi je rêve
00:14:42que d'une chose
00:14:43j'aimerais qu'il y ait
00:14:44des caméras cachées
00:14:45dans l'école
00:14:45j'ai le souvenir
00:14:47de Dordogne
00:14:49simplement voir
00:14:50l'intégrité
00:14:51la neutralité
00:14:52des profs
00:14:52par exemple
00:14:53voir comment se comportent
00:14:53les élèves
00:14:54juste une anecdote
00:14:55je ne sais pas
00:14:56si vous vous souvenez
00:14:56moi je suis de Dordogne
00:14:57et pas de Gironde
00:14:58Nicolas Sarkozy
00:14:59à l'époque
00:14:59était venu visiter
00:15:01une école
00:15:01en Dordogne
00:15:02et ce qui m'avait fait
00:15:03halluciner
00:15:04que personne n'a relevé
00:15:06M. Sarkozy
00:15:07rentre dans la classe
00:15:08tout le monde
00:15:09est resté assis
00:15:10personne ne s'est levé
00:15:11vous imaginez
00:15:12que même
00:15:12le président
00:15:13qui rentre dans une classe
00:15:15les mômes restent assis
00:15:16les mômes devraient se lever
00:15:17pour leur prof rente
00:15:18vous voyez
00:15:19il faut revenir
00:15:19simplement aux fondamentaux
00:15:21et j'espère
00:15:22que ce n'est pas trop tard
00:15:23malheureusement
00:15:24ça va être difficile
00:15:25de corriger tout ça
00:15:25merci beaucoup Christophe
00:15:27de nous avoir appelé
00:15:28au standard européen
00:15:29on vous a appelé
00:15:29de Gironde
00:15:30c'est très intéressant
00:15:31ce que vous dites
00:15:32parce que dans les écoles privées
00:15:34je ne sais pas
00:15:34je parle sous votre contrôle
00:15:35peut-être Gabriel Cusel
00:15:36vous avez peut-être
00:15:36un regard plus large
00:15:38souvent on assiste
00:15:38sur ce petit détail
00:15:40mais ce ne sont pas
00:15:40des détails
00:15:41les élèves se lèvent
00:15:41les élèves se levaient
00:15:44quand j'arrivais en classe
00:15:45vous étiez dans le privé
00:15:46oui ils attendaient
00:15:47que je leur dise
00:15:47sit down pour s'asseoir
00:15:49moi j'étais dans le public
00:15:50et c'est aussi
00:15:50dans le public
00:15:51et les élèves se lèvent
00:15:53quand il y a
00:15:53la CPE
00:15:54le ou la CPE pardon
00:15:55le ou le proviseur
00:15:57ça dépend beaucoup
00:15:58des écoles
00:15:59dans le public
00:16:00il y a des écoles
00:16:01où peut-être
00:16:02que ça se fait
00:16:02et tant mieux
00:16:03ça prouve que
00:16:04ce sont des écoles
00:16:05bien tenues
00:16:05mais il y a des écoles
00:16:06où ça ne se fait pas
00:16:07et j'en connais
00:16:09mais vous savez
00:16:10malheureusement
00:16:11ceux qui sont
00:16:12les victimes
00:16:12ont été aussi
00:16:14les artisans
00:16:15de tout ça
00:16:15pas tous évidemment
00:16:16mais le déboulonnage
00:16:20de l'autorité
00:16:20il a été fait aussi
00:16:21parfois par les profs
00:16:23eux-mêmes
00:16:23hélas
00:16:24c'est ce que disait Christophe
00:16:25qui sont descendus
00:16:26de la tribune
00:16:28comme on dit
00:16:28de l'estrade
00:16:29pardon
00:16:29qui ont refusé
00:16:30d'assumer
00:16:31une forme d'autorité
00:16:32qui ont commencé
00:16:33à militer
00:16:33mais vous savez
00:16:34même l'école maternelle
00:16:35oui mais
00:16:36même à l'école maternelle
00:16:38moi mes enfants
00:16:39je me souviens
00:16:39je leur disais
00:16:40tu dis maîtresse
00:16:41ou madame
00:16:41je préfère ça
00:16:42plutôt qu'ils l'appellent
00:16:43par leur prénom
00:16:44parce que je trouvais
00:16:44que ça faisait
00:16:45une distance
00:16:46d'adulte
00:16:47et c'est un peu
00:16:48vrai pour tout
00:16:49quand on est prof copain
00:16:50c'est vrai que c'est plus rigolo
00:16:51de s'amuser
00:16:54avec les élèves
00:16:55de faire des petites blagounettes
00:16:56plutôt que de
00:16:57faire de l'autorité
00:16:58on s'expose
00:16:59vous savez
00:17:00la familiarité
00:17:01engendrant le mépris
00:17:02à des réactions
00:17:03de ce genre là
00:17:03donc c'est un détricotage
00:17:05général
00:17:05de l'autorité
00:17:06dans notre pays
00:17:07et c'est une certitude
00:17:07ça va être long
00:17:08à roue tricotée
00:17:08on continue à en parler
00:17:10je vous donne la parole
00:17:11dans un instant
00:17:12Nathaniel Combary
00:17:13en direct sur Europe 1
00:17:15Alexandre
00:17:16merci beaucoup Christophe
00:17:17pour votre appel
00:17:17Alexandre vous appelez
00:17:18d'Auvergne
00:17:19et vous dites
00:17:19qu'il n'y a plus
00:17:20aucune autorité
00:17:21dans les établissements
00:17:23oui bonjour
00:17:24effectivement
00:17:26je rejoindrai
00:17:27ce qu'a dit Christophe
00:17:28et puis l'intervenante
00:17:28précédente
00:17:30on est cuit
00:17:31c'est des décennies
00:17:33des décennies
00:17:34de laisser aller
00:17:35il n'y a plus du tout
00:17:36d'autorité
00:17:36les jeunes ne respectent
00:17:38alors comment faire
00:17:39justement
00:17:40pour rétablir l'autorité
00:17:41il faut remettre
00:17:42l'autorité
00:17:43il faut qu'on apprenne
00:17:44à respecter
00:17:45les supérieurs
00:17:46les adultes
00:17:47je ne comprends pas
00:17:47que les élèves
00:17:48tutoient les AED
00:17:49on rentre
00:17:50on fait des checks
00:17:50à tout le monde
00:17:52c'est la fête
00:17:52dans certaines classes
00:17:54mais pour moi
00:17:55si on doit se lever
00:17:56quand quelqu'un
00:17:57rentre dans une classe
00:17:58on doit dire bonjour
00:17:59on doit vouvoyer
00:17:59ces AED
00:18:00moi je me rappelle
00:18:01quand j'étais jeune
00:18:01et je ne suis pas très vieux
00:18:02j'ai qu'une quarantaine d'années
00:18:03mais j'ai eu la génération
00:18:05d'instituteurs
00:18:06de proviseurs principales
00:18:07que mes parents ont eu
00:18:08donc ils étaient en fin de carrière
00:18:09moi j'ai eu ces anciens là
00:18:10alors Alexandre
00:18:11restez en ligne avec nous
00:18:12vous avez 44 ans
00:18:14effectivement
00:18:14vous nous appelez d'Auvergne
00:18:15vous dites qu'il faut
00:18:16restaurer l'autorité
00:18:17vous dites un peu comme Christophe
00:18:18on parle d'Auvergne
00:18:19c'est-à-dire on parle d'un jeune garçon
00:18:22de 14 ans
00:18:22qui a tiré sur son
00:18:24le principal
00:18:26et sur une enseignante
00:18:26et vous dites
00:18:27que pour tout cela
00:18:29il faut restaurer l'autorité
00:18:31on marque une pause
00:18:31on revient effectivement
00:18:32avec vous Alexandre
00:18:33toujours sur ce sujet
00:18:34Gabriel Kuzel a envie
00:18:35de vous interroger
00:18:36on va interroger Nathanel
00:18:38Combary également
00:18:39et Géraldine Amon
00:18:40qui était enseignant
00:18:41et vous aussi
00:18:42vous pouvez réagir
00:18:42vous appelez Christine Kelly
00:18:43dès maintenant
00:18:44son numéro
00:18:4401 80 20 39 21
00:18:47le numéro du standard
00:18:47d'Europe 1 et non
00:18:48sur Taxé
00:18:49et à tout de suite
00:18:49sur Europe 1
00:18:51Europe 1
00:18:5411h 13h
00:18:55Christine Kelly et vous
00:18:57il est 11h33
00:18:58vous êtes sur Europe 1
00:18:59nous sommes avec
00:19:00Gabriel Kuzel
00:19:00avec Géraldine Amon
00:19:01et notre invité
00:19:02dans la sud-heure d'Europe 1
00:19:04Nathanel Combary
00:19:04président du conseil
00:19:06d'administration
00:19:06Renouveau
00:19:07lycéen
00:19:083 ans et 3 ans
00:19:09après l'assassinat
00:19:09de Dominique Bernard
00:19:10et 3 jours
00:19:11de celui de Samuel Paty
00:19:12l'école est sous le choc
00:19:14à Aubagne
00:19:15avec ce collégien
00:19:16qui a tiré
00:19:17et touché
00:19:17deux personnels
00:19:18par balle
00:19:19nous avons Alexandre
00:19:21puis Pierre-Marie
00:19:21et on reviendra
00:19:22avec Nathanel Combary
00:19:24qui a déclaré
00:19:25il y a quelques instants
00:19:26sur Europe 1
00:19:27que les professeurs
00:19:27sont le ciment
00:19:28de la République
00:19:2911h13
00:19:30vous écoutez Christine Kelly
00:19:31et vous réagissez
00:19:32vous appelez Christine Kelly
00:19:33au Standard Europe 1
00:19:33et vous lui envoyez aussi
00:19:34vos réactions sur Whatsapp
00:19:35au même numéro
00:19:3601 80 20 39 21
00:19:39bonne matinée
00:19:40sur Europe 1
00:19:4111h13
00:19:43Christine Kelly et vous
00:19:44sur Europe 1
00:19:46on était avec Alexandre
00:19:48Alexandre vous nous appelez
00:19:49à Dauvergne
00:19:50vous avez 44 ans
00:19:51et vous disiez
00:19:52vous expliquez
00:19:53comment vous avez vu
00:19:54effectivement
00:19:54les choses évoluaient
00:19:56au sein de l'éducation nationale
00:19:58progressivement
00:19:59comme une sorte
00:19:59de dérapage
00:20:00de l'autorité
00:20:02et moi j'aime bien
00:20:03effectivement
00:20:04tout le monde reconnaît
00:20:05moi j'ai l'impression
00:20:05que tout le monde reconnaît
00:20:06effectivement ce constat
00:20:07du manque d'autorité
00:20:08à tous les étages
00:20:09à tous les niveaux
00:20:10dans tous les secteurs
00:20:11à tous les niveaux
00:20:12de la République même
00:20:13et la question
00:20:14c'est qu'est-ce qu'on fait
00:20:15selon vous
00:20:16aujourd'hui
00:20:17qu'est-ce qui pourrait
00:20:18peut-être aider
00:20:19à avoir ce respect
00:20:20des professeurs
00:20:21qui sont le ciment
00:20:22de la République
00:20:23pour prendre les mots
00:20:24Nathanel Combary
00:20:26je pense qu'il faut
00:20:27remettre l'autorité
00:20:27il faut remettre l'autorité
00:20:28dans les établissements scolaires
00:20:29mais dans les familles
00:20:30parce qu'on voit
00:20:31qu'aussi dans les familles
00:20:31ça ne suit plus derrière
00:20:33il faut qu'on ait cette
00:20:34alors pas la crainte
00:20:35mais qu'on ait le respect
00:20:35de l'autorité
00:20:37de l'administration
00:20:38de l'établissement
00:20:39de nos professeurs
00:20:39on ne peut pas
00:20:40enfin les jeunes
00:20:41aujourd'hui
00:20:41se permettent tout
00:20:42il manque
00:20:44les jeunes ne craignent plus
00:20:45leurs instituteurs
00:20:46quand moi j'étais jeune
00:20:47on se faisait
00:20:47ramasser notre carnet
00:20:48de correspondance
00:20:49par nos professeurs
00:20:50il fallait qu'on allait
00:20:50le récupérer
00:20:51chez le principal
00:20:52le couloir était très long
00:20:53c'était très long
00:20:54d'arriver dans ce bureau
00:20:56pour récupérer
00:20:57le précieux carnet de correspondance
00:20:58qu'on avait besoin
00:20:59dans la vie de tous les jours
00:21:00puisqu'il fallait qu'on pointe
00:21:01il fallait faire tout ça
00:21:01aujourd'hui il n'y a plus ça
00:21:02moi je me souviens
00:21:03en troisième
00:21:04on a tous fait de fumer
00:21:05enfin on a tous allumé
00:21:05nos premières cigarettes
00:21:06pas moi
00:21:06pas moi
00:21:09félicitations
00:21:10mais par contre
00:21:11le carnet de correspondance
00:21:12je m'en souviens
00:21:13vous rentrez dans un établissement
00:21:14avec un briquet
00:21:15mais c'était limite
00:21:16un conseil de discipline
00:21:17ah oui
00:21:18aujourd'hui
00:21:19vous rentrez avec un couteau
00:21:20et comment vous l'expliquez
00:21:21comment aujourd'hui
00:21:21vous expliquez Alexandre
00:21:23effectivement aujourd'hui
00:21:24vous pouvez rentrer avec un couteau
00:21:25parce que les parents
00:21:27ont peur des enseignants
00:21:28parce que les enseignants
00:21:29ont peur des parents
00:21:30parce que les parents
00:21:31n'ont plus peur des enseignants
00:21:32peut-être
00:21:33alors
00:21:34c'est un peu le bazar
00:21:36d'être de côté
00:21:36je pense qu'il n'y a plus
00:21:37d'autorité à la maison
00:21:38et moi je me souviens
00:21:39mes enfants
00:21:40quand ils étaient au lycée
00:21:40quand j'allais au lycée
00:21:42pour réprimer
00:21:43mes enfants
00:21:44limite
00:21:44je choquais les professeurs
00:21:46ils disaient
00:21:46c'est rare d'avoir des parents
00:21:47comme vous
00:21:48qui nous soutiennent
00:21:49un petit peu
00:21:50aujourd'hui
00:21:50il n'y a plus
00:21:51ce soutien des professeurs
00:21:52et il y a déjà
00:21:54ces bazar un peu à la maison
00:21:55et deuxième facteur aussi
00:21:56je pense
00:21:56qui provoque ces problèmes
00:21:57c'est que l'éducation nationale
00:21:59dans son intégralité
00:22:00que ce soit collège, primaire
00:22:01tout ça
00:22:01manque cruellement de moyens
00:22:02je trouve qu'il n'y a plus
00:22:03d'assistance sociale
00:22:04il n'y a plus d'infirmière scolaire
00:22:05il n'y a plus assez de psychologues
00:22:06et tous ces enfants
00:22:07qu'on laisse à la dérive
00:22:08dès le début
00:22:09dès la primaire
00:22:10parce que moi je vois
00:22:10plein de familles
00:22:11qui sont dans le désarroi complet
00:22:12qu'ils ne savent pas gérer
00:22:13les enfants ont des difficultés scolaires
00:22:15on trouve tous les bilans
00:22:16neuropsycho
00:22:18pédopsychiatre
00:22:19orthophoniste
00:22:19tout ce qu'on veut
00:22:20mais on ne règle pas
00:22:21le problème de la maison
00:22:21les enfants se couchent
00:22:22à pas d'heure
00:22:23c'est eux qui commandent
00:22:24les parents
00:22:24ça ne prend pas le repas
00:22:25correctement
00:22:27moi je pense que
00:22:27ce manque d'autorité
00:22:28et de moyens
00:22:29d'éducation nationale
00:22:30sont en train de bien grainer
00:22:31cette jeunesse
00:22:32c'est dommage de voir
00:22:33cette jeunesse partir à la dérive
00:22:34merci beaucoup Alexandre
00:22:35c'est intéressant de voir
00:22:37quand vous revenez
00:22:38à la cellule familiale
00:22:40et ce qu'on dit souvent
00:22:42avec Gabriel Guzel
00:22:43Nathanel
00:22:43Combary
00:22:44comment vous réagissez
00:22:45je ne sais pas
00:22:46je peux me permettre
00:22:47de vous poser des questions
00:22:47sur votre éducation
00:22:48bien sûr
00:22:49personnelle
00:22:50par exemple
00:22:51au sein de votre famille
00:22:52comment ça se passe
00:22:53comment ça s'est passé
00:22:54vous avez 18 ans
00:22:5517-18 ans
00:22:56alors comment ça s'est passé
00:22:57votre éducation
00:22:58pour rebondir
00:22:59sur ce que disait Alexandre
00:23:00sur le respect
00:23:01de la famille
00:23:02les valeurs familiales
00:23:03moi j'ai grandi avec ma maman
00:23:04donc c'était super
00:23:06j'ai eu une enfance
00:23:07très heureuse
00:23:08poussée
00:23:08enfin voilà
00:23:09à m'intéresser aux choses
00:23:11à remettre en question
00:23:12ce que je pouvais voir
00:23:13et en matière d'autorité
00:23:14je ne sais pas
00:23:15si ma maman
00:23:16était très autoritaire
00:23:17en tout cas
00:23:17elle m'a appris
00:23:18à respecter
00:23:19quiconque
00:23:20peu importe la personne
00:23:21qui est en face de moi
00:23:22que ce soit
00:23:23bon je vais aller
00:23:23aux deux cas extrêmes
00:23:24mais un président
00:23:25de la république
00:23:26et un sans domicile fixe
00:23:27entre guillemets
00:23:28on m'a toujours appris
00:23:29que le respect
00:23:30c'était quelque chose
00:23:30de très important
00:23:31maintenant
00:23:31par exemple
00:23:32pour revenir sur le cas
00:23:33de Bagne
00:23:33on peut voir par exemple
00:23:37j'ai entendu avant
00:23:37monsieur dire
00:23:38sur le cas de Samuel Paty
00:23:40c'était pas un lycéen
00:23:41déjà c'était quelqu'un
00:23:42qui venait en adulte
00:23:43c'était un acte terroriste
00:23:45par contre sur le cas de Bagne
00:23:47malheureusement
00:23:47là on peut peut-être
00:23:48remettre aussi en cause
00:23:49la responsabilité des parents
00:23:50on voit bien qu'il y a un problème
00:23:52vis-à-vis de cette détention
00:23:52d'armes
00:23:53tous les trois en gardin
00:23:54vu le père, la mère
00:23:54et le lycé
00:23:55et le collégien
00:23:56exactement
00:23:56attendons évidemment
00:23:56que la justice se prononce
00:23:58sur ce cas-là
00:23:58mais je pense que la question
00:23:59de la responsabilité des parents
00:24:00dans ce cas-là
00:24:01est très intéressante
00:24:02pourquoi ces parents
00:24:03ont déjà détenu une arme
00:24:04ensuite comment ce jeune
00:24:05a réussi à prendre une arme
00:24:07avec évidemment des munitions
00:24:08et on est venu
00:24:09jusqu'à tirer
00:24:10sur du personnel
00:24:12d'éducation
00:24:12mais c'est intéressant
00:24:13Nathanael Combary
00:24:14en direct sur Europe 1
00:24:15on revient
00:24:15à la cellule familiale
00:24:17c'est ça
00:24:17c'est intéressant
00:24:18Gabriel Cluzel
00:24:18ensuite on a Pierre-Marie
00:24:20qui nous appelle
00:24:20oui alors certes
00:24:21vous avez raison
00:24:24le coupable
00:24:24n'était pas un lycéen
00:24:26mais néanmoins
00:24:26il a fait l'objet
00:24:28d'un harcèlement
00:24:30ce professeur
00:24:31qui est venu quand même
00:24:32de l'intérieur
00:24:32du lycée
00:24:34Samuel Paty
00:24:34donc il y a des responsabilités
00:24:37qu'il ne faut pas exonérer
00:24:39de la même façon
00:24:40moi je trouve que
00:24:41pour le cas d'Aubagne
00:24:42beaucoup ont immédiatement dit
00:24:44parce que
00:24:45je pense que l'extrême gauche
00:24:46n'avait absolument pas envie
00:24:47de l'endosser
00:24:48donc on dit
00:24:49ah non mais ça n'a rien à voir
00:24:50avec
00:24:52le blocus lycéen
00:24:53alors c'est vrai que c'était un collège
00:24:54en l'occurrence
00:24:55c'était pas un lycée
00:24:56mais qui peut
00:24:57jurer que
00:24:59ce lycéen
00:24:59en regardant
00:25:00toutes ces scènes
00:25:01à la télé
00:25:01ça ne l'a pas désinhibé
00:25:03tout à fait
00:25:04c'est le mot que vous aviez utilisé
00:25:06hier
00:25:07ça peut l'avoir inspiré
00:25:08et il s'est dit
00:25:09ah bon ben finalement
00:25:10ça se fait
00:25:11d'agresser un prof
00:25:13je suis d'accord avec vous
00:25:14Gabriel Cluzel
00:25:14c'est une sorte de banalisation
00:25:16de ces scènes
00:25:16on assiste à une banalisation
00:25:18de la violence
00:25:18tout le monde entier
00:25:19voit ce qui se passe
00:25:20les images
00:25:21lorsqu'on voit sur Instagram
00:25:22dites moi
00:25:22Nathanael
00:25:23si vous êtes d'accord ou pas
00:25:24elle passe en boucle
00:25:25les images de violence
00:25:26il y a un effet d'entraînement
00:25:26il y a un effet d'entraînement
00:25:27et moi
00:25:29dissocier directement
00:25:30ce qui s'est passé au bagne
00:25:31c'est un peu facile
00:25:32même si évidemment
00:25:33on n'a pas
00:25:34le détail
00:25:35de ce qui se passe
00:25:36je ne sais pas
00:25:37comment vous réagissez
00:25:37ensuite on a
00:25:38Pierre-Marie
00:25:39Nathanael
00:25:39Oui mais j'entends
00:25:40le témoignage
00:25:41de vos auditeurs
00:25:42dans ce cas
00:25:43je pense qu'il y a
00:25:43un vrai sujet
00:25:44et distinguons bien
00:25:45dans ce cas
00:25:45ce qui se passe
00:25:46dans le cadre familial
00:25:47et ce qui se passe
00:25:48dans le cadre
00:25:49de l'éducation nationale
00:25:50on a un problème
00:25:51et monsieur l'a rappelé
00:25:52Alexandre
00:25:53si je ne dis pas de bêtises
00:25:53son prénom
00:25:54monsieur l'a rappelé
00:25:55on a un manque
00:25:56de professeurs
00:25:57de personnel
00:25:58notamment du pôle social
00:25:59la mobilisation
00:26:00il ne faut pas oublier
00:26:01de le rappeler
00:26:01elle a commencé
00:26:02au lycée Saint-Exupéry
00:26:03à Créteil
00:26:03où à la rentrée
00:26:04on avait un sujet
00:26:05sur il n'y avait pas
00:26:07de proviseurs adjoints
00:26:08on n'avait pas
00:26:09de psychologues
00:26:11de l'éducation nationale
00:26:12de médecins scolaires
00:26:13et d'infirmières scolaires
00:26:13on a besoin justement
00:26:15de pouvoir renforcer
00:26:16la présence du pôle social
00:26:18pour faire en sorte
00:26:19justement
00:26:19que les lycéens
00:26:20qui aujourd'hui
00:26:21peuvent rencontrer
00:26:23certaines difficultés
00:26:23vis-à-vis
00:26:25de leur relation
00:26:27avec la représentation
00:26:28de l'Etat
00:26:29et de la République
00:26:29le personnel
00:26:30de l'éducation nationale
00:26:32puissent justement
00:26:33pouvoir en discuter
00:26:34pour qu'on puisse
00:26:35évidemment trouver
00:26:36une solution là-dessus
00:26:36Bonjour Pierre-Marie
00:26:37vous nous appelez
00:26:38d'Île-de-France
00:26:39et vous voulez réagir
00:26:40par rapport à Aubagne
00:26:41le père, la mère
00:26:42et le fils
00:26:43sont en garde à vue
00:26:45Oui bonjour
00:26:46il me semble
00:26:47qu'il faut changer
00:26:47de prisme
00:26:48sur cette dramatique
00:26:49affaire d'Aubagne
00:26:50cette dramatique affaire
00:26:51n'a évidemment rien
00:26:52absolument rien
00:26:53à voir
00:26:53avec
00:26:56la crise
00:26:59des lycées
00:27:00puisque le lycée
00:27:01où ça s'est passé
00:27:03était un lycée
00:27:04calme
00:27:04il n'y avait pas
00:27:05d'incident
00:27:05je pense que
00:27:06le prisme
00:27:07qu'il faut adopter
00:27:08dans cette affaire
00:27:09c'est la question
00:27:10de la détention
00:27:12d'armes
00:27:13d'un certain nombre
00:27:15de gens
00:27:16chez eux
00:27:16et le fait
00:27:17qu'ils ne contrôlent pas
00:27:18les armes
00:27:19par rapport
00:27:19à leurs enfants
00:27:20ça c'est dramatique
00:27:22mais à mon avis
00:27:23ça n'a absolument
00:27:24rien à voir
00:27:24avec le conflit
00:27:26en cours
00:27:27dans les lycées
00:27:28alors Pierre-Marie
00:27:29on va marquer
00:27:30une pause
00:27:30on revient
00:27:31en direction
00:27:31Europe 1
00:27:32on va parler
00:27:33effectivement
00:27:33un peu
00:27:34de ce mouvement
00:27:34des lycéens
00:27:35de cet acte
00:27:365, 6, 7, 8, 9
00:27:38je ne sais plus
00:27:39de rien
00:27:39mais je vais vous faire
00:27:39écouter surtout
00:27:40dans un instant
00:27:42un sonore
00:27:43qui est incroyable
00:27:46pour le 17 octobre
00:27:47des appels
00:27:48à la violence
00:27:49qui sont sur
00:27:50les réseaux sociaux
00:27:50mais qui sont
00:27:51hyper choquants
00:27:53moi je n'arrive pas
00:27:54à comprendre
00:27:54qu'on veut fermer
00:27:55des chaînes télé en France
00:27:56mais qu'on laisse ça
00:27:57sur les réseaux sociaux
00:27:58on en parle dans un instant
00:28:00on reste en lien avec moi
00:28:01Pierre-Marie
00:28:01et comme Pierre-Marie
00:28:02vous pouvez réagir
00:28:03au 01 80 20 30 9 21
00:28:04vous appelez Christine Kelly
00:28:05au standard d'Europe 1
00:28:07et vous envoyez aussi
00:28:08vos réactions sur Whatsapp
00:28:0911h42
00:28:10à tout de suite
00:28:11avec Christine Kelly
00:28:14Europe 1
00:28:15Christine Kelly et vous
00:28:1611h47
00:28:17vous écoutez Christine Kelly et vous
00:28:19et nous revenons
00:28:20sur le mouvement lycéen
00:28:21qui entre dans sa quatrième semaine
00:28:22alors pourquoi selon vous
00:28:23le gouvernement
00:28:24n'arrive-t-il pas
00:28:25à maîtriser
00:28:25les violences
00:28:27vous réagissez
00:28:27un seul numéro
00:28:2801 80 20 30 9 21
00:28:30pour appeler Christine Kelly
00:28:31le numéro est non surtaxé
00:28:32nous sommes toujours
00:28:33avec Gabriel Cluzel
00:28:34et notre invitée
00:28:35Nathalie Combarie
00:28:36est présidente
00:28:37du conseil d'administration
00:28:38renouveau lycéen
00:28:40oui Nathalie Combarie
00:28:41je vous donne la parole
00:28:42je veux juste terminer
00:28:43avec Pierre-Marie
00:28:44qui dit qu'on ne dit pas
00:28:45c'est aussi que le père
00:28:46de l'enfant Aubagne
00:28:47pour juste pour fermer
00:28:48la parenthèse
00:28:49avec Aubagne
00:28:49excusez-moi
00:28:51qu'il avait des armes
00:28:52chez lui
00:28:52vous voulez souligner ça
00:28:54c'est-à-dire que vous trouvez
00:28:55qu'on ne le dit pas suffisamment
00:28:56à portée de main
00:28:58à portée de main
00:28:58à portée de main
00:28:59plusieurs armes
00:28:59c'est ça Pierre-Marie ?
00:29:03Pierre-Marie ?
00:29:05bon
00:29:05oui Pierre-Marie
00:29:06je disais que vous vouliez
00:29:07souligner le fait
00:29:08que pour Aubagne
00:29:10vous voulez souligner
00:29:11le fait que
00:29:12cet enfant de 14 ans
00:29:13avait plein d'armes
00:29:14à disposition chez lui
00:29:15et on ne le souligne pas
00:29:16suffisamment
00:29:16c'est-à-dire qu'il y a
00:29:17à la fois
00:29:17peut-être le manque
00:29:18d'éducation
00:29:19le manque de respect
00:29:21d'autorité
00:29:21mais aussi
00:29:22des armes à disposition
00:29:26le problème d'autorité
00:29:28c'est une chose
00:29:29mais le problème
00:29:29des règles de sécurité
00:29:30il ne faut pas avoir
00:29:32d'armes chez soi
00:29:34qui soient accessibles
00:29:35à des enfants
00:29:37un enfant de 14 ans
00:29:38qui a accès
00:29:40visiblement
00:29:40il savait se servir
00:29:42de son fusil
00:29:44de chasse
00:29:44de calibre 12
00:29:45parce qu'il faut savoir
00:29:47s'en servir
00:29:47donc il a dû
00:29:50l'apprendre
00:29:50et qui lui a appris
00:29:53c'est probablement
00:29:53son père
00:29:54donc je pense que
00:29:56le fait que son père
00:29:57soit en garde à vue
00:29:59également
00:29:59va pouvoir
00:30:00beaucoup éclairer
00:30:01cette affaire
00:30:03très regrettable
00:30:04tout à fait
00:30:05affaire regrettable
00:30:06et effectivement
00:30:07on attend
00:30:08la levée
00:30:09de la garde à vue
00:30:10la fin de la garde à vue
00:30:10du père
00:30:11de la mère
00:30:12et du fils
00:30:12pour en savoir plus
00:30:13merci infiniment
00:30:14Pierre-Marie
00:30:15de nous avoir appelé
00:30:15au standard d'Europe 1
00:30:17le mouvement des lycéens
00:30:18on disait
00:30:19aujourd'hui
00:30:19il y aura deux cortèges
00:30:21un à 14h
00:30:22place d'Italie
00:30:23à Paris
00:30:24pour allier les invalides
00:30:25cortège autorisé
00:30:26une autre manifestation
00:30:28non déclarée
00:30:29de l'hôtel de ville
00:30:30vers Matignon
00:30:32qui aura lieu
00:30:33aussi
00:30:34normalement
00:30:35aujourd'hui
00:30:35et c'est
00:30:36une manifestation
00:30:38qui circule
00:30:38sur les réseaux sociaux
00:30:39notamment
00:30:40à l'appel
00:30:41notamment du NPA
00:30:43de solidarité étudiant
00:30:44Nathanael Combarré
00:30:46j'ai moins
00:30:46vous fait réagir
00:30:47à d'autres messages
00:30:48que l'on trouve
00:30:48sur les réseaux sociaux
00:30:49parce qu'on critique
00:30:51les médias

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