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##PROCES_VV-2026-10-13##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Mesdames, Messieurs, la cour !
00:01Le procès du jour
00:04Et le procès du jour a commencé ce matin sur Sud Radio avec Manuel Bompard de LFI qui accuse le
00:10pouvoir de traiter différemment des colères sociales.
00:13Il rappelle les propos de Gérald Darmanin plus mesurés sur les agriculteurs en 2024 alors que les lycéens font aujourd
00:19'hui face à une réponse policière contestée.
00:21Oui, et nous allons l'entendre. Manuel Bompard qui était invité donc de Jacques Cardoz et qui a fait cette
00:27déclaration alors.
00:28Mais ça, ça participe des modalités d'action parce que vous savez quand les agriculteurs ont occupé une autoroute et
00:34l'ont bloqué à la circulation, ils n'avaient pas le droit non plus.
00:36Et pourtant, M. Attal qui était ministre à l'époque, il est même allé les voir sur le point de
00:40blocus et il allait casser la croûte avec eux.
00:42Et je ne lui reproche pas de l'avoir fait, je pense que les agriculteurs avaient raison.
00:44Mais à l'époque, personne n'a dit, oh là là, les agriculteurs, c'est illégal ce qu'ils sont
00:49en train de faire.
00:50Voilà, donc Manuel Bompard. D'ailleurs, je crois que le ministre Laurent Nunez lui a répondu.
00:56Je vous rappelle que l'ensemble des interpellations qui sont réalisées, quand les manifestations se déroulent de manière pacifique, il
01:01n'y a pas d'intervention de police.
01:03Il faut le marteler, il faut le rappeler, il n'y a pas d'intervention de police.
01:07Quand il y a des violences, quand il y a des exactions, quand il y a des professeurs qui sont
01:12pris à partie, quand il y a des intrusions violentes dans les lycées,
01:15alors oui, il y a des interpellations, oui, il y a des gardés à vue, oui, parfois ces gardés à
01:19vue ne sont pas suivis de poursuite.
01:20Voilà, donc on va en parler, on va vous donner la parole.
01:25Dans le réquisitoire, juste avant, je dois dire qu'une tolérance passée, qui a peut-être existé pour les agriculteurs,
01:31ce n'est pas une tolérance, elle ne justifie pas une tolérance générale, où on peut tout casser.
01:36Il faut comparer des faits comparables, des routes bloquées, ce ne sont pas forcément des dégradations de lycées,
01:42et puis soutenir les revendications oblige aussi, tout de même, ça c'est pour les partis politiques,
01:47à fixer quand même un certain nombre de limites, sinon, c'est la porte ouverte.
01:52Alors, la défense...
01:55L'occurrence est ouverte !
01:57Voilà, Madame la Présidente, vous donnez la parole.
02:00La parole est à la défense !
02:01La défense de qui ? De Manuel Bompard, bien sûr !
02:04Ah, ce n'est pas moi !
02:04Ah, c'est moi, moi je vais défendre Manuel Bompard, pourtant, ce n'est pas ma cam,
02:08mais il a absolument, vraiment raison, évidemment, Manuel Bompard,
02:12évidemment qu'il y a toujours eu, depuis le temps qu'on est journaliste, on le sait,
02:16parce qu'on peut parler des autoroutes bloquées lors du dernier mouvement,
02:19moi, j'ai connu en Bretagne, et on a tous connu des tonnes de fumier foutues sur les préfectures, etc.
02:25Ce n'est pas vrai que les agriculteurs sont des sortes de gentlemen farmers
02:30qui, non seulement défoncent les trucs et après nettoient, ça n'est pas vrai, ça n'existe pas.
02:34J'ai le souvenir des pêcheurs avec le Parlement de Bretagne, n'en parlons pas.
02:39Je rappelle que les pêcheurs ont foutu le feu et ont brûlé le Parlement de Bretagne,
02:43je le rappelle quand même.
02:44Donc, je trouve qu'il y a toujours, de la part des pouvoirs,
02:48et je vais expliquer pourquoi, et après je vous laisse la parole,
02:50toujours quelque chose d'un peu plus, comment dirais-je, délicat avec les agriculteurs.
02:55Pourquoi ? Parce que les agriculteurs en colère, si vous voulez, ça peut être aussi sans limite.
03:00Moi, j'ai des souvenirs, vraiment, de Salon de l'agriculture, ou de, comment dirais-je, du Salon de l
03:06'élevage.
03:07J'ai le souvenir de Jean-Marc Ayrault se faisant quasiment sortir.
03:10J'ai le souvenir de Dominique Voinet.
03:12Emmanuel Macron, il y a deux ans, au Salon d'agriculture.
03:13J'ai le souvenir de Dominique Voinet se faisant courser par les agriculteurs au Salon de l'agriculture.
03:18J'ai des souvenirs de Jospin qui prend des œufs.
03:20J'ai des souvenirs de manifs d'agriculteurs.
03:23Excusez-moi, les autorités savent très bien qu'avec les agriculteurs, on ne peut pas déconner.
03:31Je crois qu'on ne peut pas mettre sur un pied d'égalité les agriculteurs et les lycéens.
03:41Pourquoi ? Parce que les agriculteurs, souvent, ils se battent pour survivre.
03:44Rappelons-nous quand même que c'est la profession, ou une des professions, il y a le plus fort taux
03:48de suicide.
03:49Regardons le nombre d'agriculteurs, de combien ils s'est effondrés.
03:52Et ils doivent en plus.
03:58Et je tiens à dire que quand ils sont victimes d'ultra-violence, comme du côté de Sainte-Solene,
04:04où les militants d'ultra-gauche, qui sont étant écologistes, que moi je suis danseuse à l'Opéra de Paris,
04:10sont venus tout saccager,
04:12là, on avait beaucoup plus de mensuétude pour les casseurs qu'on en avait pour les agriculteurs.
04:18Donc moi j'estime que les lycéens, ben, excusez-moi, mais ils n'ont pas de problème existentiel à faire
04:25bouffer leur famille comme les agriculteurs,
04:27à faire survivre leur exploitation.
04:29Donc je comprends, surtout quand on voit à quel point ils sont maltraités, et par nos dirigeants,
04:33et surtout parce que c'est elles qui dirigent par l'Europe, je comprends que nos agriculteurs, eux, ils soient
04:37furgés.
04:38Donc ça veut dire que vous êtes d'accord avec Manuel Mont-Parré ?
04:41Pierre Marché, non mais je ne parle pas des agriculteurs, vous n'avez pas la parole, c'est Pierre Marché,
04:45attendez.
04:45Les agriculteurs, non seulement ils se battent...
04:47Le président va vous exclure du tribunal, non ?
04:49À deux doigts.
04:51Outre à la magistrate.
04:52À deux doigts, à deux doigts.
04:53Non mais, les agriculteurs, ils se battent pour eux, pour leur survie, tout simplement,
04:58mais ils se battent aussi pour la nôtre,
04:59et pour la préservation de notre modèle, notamment de souveraineté agricole.
05:04Notre souveraineté agricole et notre gamelle, ils se battent pour notre gamelle, les agriculteurs.
05:10Donc on ne peut pas comparer ça.
05:11Ce que je voulais dire par ailleurs, c'est que Manuel Mont-Parré, il faut qu'il arrête de fumer
05:14la manquette.
05:15Parce que, que je sache, le gouvernement n'a pas envoyé des blindés contre les jeunes.
05:23Rappelez-vous, le dernier mouvement agricole, on a envoyé des centaures contre des agriculteurs
05:29qui, pour le coup, ne manifestaient aucune violence, c'était en arrière, je crois, de mémoire.
05:35Il faut pas dire, il y a deux poids, deux mesures,
05:38et je crois qu'on devrait, au contraire, se réjouir du fait que le gouvernement
05:43et que les forces de l'ordre, en France, on a la chance d'avoir des forces d'ordre très
05:47professionnelles,
05:47qui évitent, autant que faire se peut, justement, de taper sur les jeunes.
05:51Même s'il y a des enquêtes.
05:52Je voudrais donner la parole à un témoin, Benoît, qui est avec nous au 0826 300 300.
06:00Bonsoir, Benoît.
06:02Bonsoir.
06:03Bienvenue sur Sud Radio.
06:05Quel est votre avis, plutôt de l'accusation, plutôt de la défense ?
06:09Oh non, moi, Emmanuel Bompard, de toute façon, c'est pas du tout ma tasse de thé,
06:12donc c'est pas quelqu'un avec qui, voilà, il n'a pas raconté les conneries, c'est tout ce
06:16qu'il fait.
06:18Il est habillé pour l'hiver.
06:20Non, mais il est habillé pour l'hiver, mais après, oui, agriculteurs et lycéens,
06:24c'est pas du tout les mêmes, on n'est pas du tout sur les mêmes convictions.
06:28Nous, on nous a envoyé les centaures, mais après, on ne défend pas la même chose non plus.
06:34Il faut bien qu'on se mette d'accord là-dessus.
06:37Eux, ils défendent quelque chose, et même, on se demande maintenant, de plus en plus,
06:41qu'est-ce qu'ils défendent ?
06:43Qu'est-ce qu'ils cherchent ?
06:44On ne sait pas.
06:46Nous, on a essayé de défendre tout ce qu'on pouvait pour essayer de défendre des agriculteurs,
06:49pour essayer de défendre un système agricole, disons,
06:53mais on nous a aussi envoyé les blindés,
06:55et on nous a tout fait aussi, voilà.
06:58Là où Benoît a quand même un peu raison,
07:02c'est que c'est vrai que la grogne des lycéens,
07:06on ne sait plus si c'est les lycées, la Palestine,
07:11enfin, on ne sait plus, on sait qu'il y a une école.
07:14Est-ce que je peux répondre, parce que je suis vraiment une minorité,
07:17je suis l'avocate de la défense, je ne défend pas, ça m'ennuie,
07:19de défendre Manuel Bampard, qui n'est pas mon ami du tout politiquement.
07:22J'entends ce que vous dites, mais il n'est pas question de comparer
07:25et la question n'était pas celle-là.
07:26Est-ce qu'on est plus de mensuétudes à les agriculteurs qu'à les lycéens ?
07:29Mais puis-ce que vous arrivez sur ce sujet ?
07:32Attendez, je reprends le réquisitoire, Manuel Bampard a bien dit ça, justement.
07:38Il sous-entend qu'il y a beaucoup plus de mensuétudes,
07:40et qu'on ne se plaint pas de la colère des agriculteurs,
07:43alors qu'on se plaint de la colère actuelle des lycéens.
07:46Je vais finir en vous disant que puisque nous en sommes à comparer les revendications,
07:50moi j'ai toujours soutenu les colères des agriculteurs,
07:54je suis désolé, j'ai toujours été avec eux à 100%, tout le monde le sait ici,
07:58et je soutiens les lycéens.
08:00Il n'y a pas de revendications moins importantes l'une que l'autre.
08:02Les lycéens, c'est vous, le directeur de la station, de demain,
08:06on sera tous morts, c'est peut-être un lycéen d'aujourd'hui qui dirigera cette station.
08:09Donc je veux vous expliquer juste que les lycéens, c'est l'avenir d'une nation, la jeunesse.
08:14Donc c'est aussi important les revendications de l'avenir d'une nation
08:18que les revendications des agriculteurs pour leur survie, pour la souveraineté alimentaire.
08:22Je ne comprends même pas comment on peut faire des degrés de revendications.
08:29Moi quand les agriculteurs sont en colère, je ne veux pas qu'on leur envoie les flics,
08:32je ne veux pas qu'ils soient tabassés,
08:34et je n'ai pas envie qu'on leur envoie des hélicos,
08:35parce que je pense qu'ils ont raison d'être en colère.
08:38Et je pense que les mobs ont raison d'être en colère, mais vraiment.
08:42Non mais quand ils cassent, ou quand ils brûlent les poubelles, etc.
08:46Que ce soit les agriculteurs, les lycéens ou d'autres,
08:49on a raison de leur envoyer les flics, bien sûr.
08:50Bien sûr.
08:50Bien sûr, c'est pour ça les flics.
08:51Donc on a tous raison.
08:52Monsieur le procureur.
08:54Oui.
08:55Alors, verdict ?
08:58Peut-être sur les réseaux sociaux, on n'a pas entendu Antonin.
09:01Qu'est-ce qui se dit Antonin sur les réseaux sociaux ?
09:03J'ai repris plusieurs témoignages.
09:04Alors déjà les questions, bon pas, a-t-il raison ?
09:06Vous répondez oui seulement à 18%.
09:09Alors on a Élise qui nous dit
09:11On a le droit de manifester, mais pas de faire usage de la violence.
09:14Et il ne faut pas tout mélanger.
09:15Les revendications ne sont pas les mêmes.
09:17Et il y a François qui nous dit
09:18Il n'oppose pas, il compare la différence de traitement.
09:20Le constat est clair, les mouvements ne sont pas traités de la même manière.
09:24Oui.
09:26Je ne sais pas s'ils sont traités de la même manière.
09:28Ils sont traités de la même manière.
09:30Après, c'est le regard que l'on porte.
09:32C'est ce que voulait dire Manuel Bompard.
09:35J'ai trouvé que les Gilets jaunes, par exemple, Patrick, on a fait des centaines d'heures d'émissions sur
09:40les Gilets jaunes.
09:41On a été vraiment les premiers issus de radio.
09:43Regardez comment ont été traités les Gilets jaunes.
09:45Honnêtement, moi, ça m'a écœuré.
09:48Semaine après semaine, la façon dont ils ont été traités par les forces de l'ordre.
09:51Aussi, ils ont été traités avec très peu de mentions de Gilets jaunes.
09:55Parce que noyautés aussi par des dégradations et par des casseurs, c'est toujours la même chose.
09:59Toujours l'histoire, des blagues moques, etc.
09:59Voilà, c'est ça.
10:00Essayons de garder le...
10:01Merci beaucoup, Benoît.
10:03Et je pense qu'il n'y avait pas de confusion dans les revendications des agriculteurs.
10:07C'était quand même, si on peut revenir dessus, c'était quand même assez clair.
10:11C'était un peu pour leur survie.
10:15Les normes, etc.
10:16Là, c'est vrai que sur les jeunes, c'est beaucoup plus hétéroclite.
10:20Même si c'est parti d'un fait.
10:22C'est-à-dire avoir un peu plus de moyens, de profs, etc.
10:26Mais sinon, c'est un malaise un peu général.
10:29Et puis, où d'autres se sont engouffrés dans la brèche, en mêlant un peu tout.
10:32De la politique, parce qu'on entend non, fachos, machin, etc.
10:37C'est sûr, ça, c'est la jeune homme.
10:39On va te tuer, etc.
10:41Et très politique, très très politique.
10:42Mais que venez-vous d'être un tomber avec son caissier palestinien ?
10:46Moi, je ne vois pas de grand tomber témoignage.
10:50Non, mais si, parce que ça coule, en fait.
10:52Là, ça ne m'a plu, effectivement.
10:54Et là, on sent qu'il y a du coup, il y a de la récupération.
10:58Il y a un manque de maturité de certains, quoi, aussi.
11:01Moi, en tout cas, j'ai entendu tout à fait que...
11:03Il n'y a pas reproché à des gamins de manquer de maturité, quelque part.
11:06Ce n'est pas le problème.
11:08Parcoursup, tu sais, tu enlèves juste Parcoursup.
11:10Tu dis, je suspend Parcoursup.
11:11Déjà, tu as la moitié du moment qui s'arrête.
11:13C'est une connerie.
11:13C'est probablement une connerie.
11:15Parcoursup.
11:33Parcoursup.
11:33Il n'y a pas de retour.
11:33Il y a 30 ans.
11:34Bah oui, sauf que Thomas Serafine, c'est désespéré.
11:38Allez, on en parle dans un instant.

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