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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00J'ai pas de tal, pas de taf, je viens tout baiser.
00:00:02T'as vu, lui, il n'a rien à perdre.
00:00:03T'es convoqué, toi aussi.
00:00:05Et ça dure comme ça pendant un certain temps.
00:00:08Louise Montongon, comment réagir à ses appels à la guerre ?
00:00:11Vous comprenez ce que je veux dire ?
00:00:13À moitié.
00:00:14Alors, j'ai regardé plusieurs fois les vidéos sur Twitter,
00:00:16mais j'ai fini par comprendre.
00:00:18Je suis assez effarée.
00:00:19En fait, ce qui est un peu drôle, mais sans l'aide,
00:00:22c'est que ce sont des multimillionnaires,
00:00:23parce que je connais un peu les personnages sur Twitch, etc.
00:00:26Parce que je suis jeune, donc je m'y intéresse.
00:00:28En fait, ce sont des multimillionnaires.
00:00:30Non, non, non, mais c'est que les jeunes, nous...
00:00:32On pourrait bien plus quelque chose !
00:00:34Non, non, non !
00:00:35Je crois qu'ils sont à Dubaï.
00:00:37Je crois qu'ils sont à Dubaï.
00:00:38Je crois qu'ils ne sont même pas en France, ils sont à Dubaï.
00:00:40C'est depuis Dubaï.
00:00:40Ils ne sont plus en France depuis longtemps.
00:00:41Donc là, ils parlent depuis Dubaï.
00:00:43Ce sont des multimillionnaires.
00:00:44Et de base, l'appel aux gilets jaunes,
00:00:45c'était par rapport au prix de l'essence.
00:00:47Et en fait, moi, j'ai beaucoup de peine déjà d'entendre ce genre de propos,
00:00:50parce que ça fait peur,
00:00:51et qu'ils n'ont plus aucune notion ni du bien ni du mal.
00:00:54Ils sont prêts à tout dire pour chauffer les foules à blanc.
00:00:57Ils sont bien conscients du mal, quand même.
00:00:58En fait, je me pose la question.
00:01:00Parce que ça va loin, quand même.
00:01:01Ça va loin, mais justement, ça va tellement loin
00:01:03que je me demande s'ils ont vraiment conscience
00:01:04de ce qu'ils sont en train de dire.
00:01:05Et aujourd'hui, j'ai de la peine,
00:01:06pour ceux qui voulaient peut-être descendre dans les rues
00:01:08sans encartement politique,
00:01:09mais juste faire comprendre leur colère au gouvernement.
00:01:12Et le 17 octobre est complètement récupéré par l'extrême-gauche.
00:01:15Encore une fois, comme chaque mouvement social.
00:01:17Merci infiniment, Louise.
00:01:18Merci à vous.
00:01:19Merci beaucoup, Christine.
00:01:20Notre invitée sur Face à l'Info.
00:01:21Bon courage et revenez quand vous voulez.
00:01:24On passe au 19h.
00:01:26Au sommaire du 19h ce soir,
00:01:28comment redresser la France ?
00:01:30Éric Zemmour est l'invité de Face à l'Info à 19h30.
00:01:33Que faire face aux violences ?
00:01:35Comment répondre aux revendications ?
00:01:37Nous aborderons le déclin industriel de la France,
00:01:41visible au mondial de l'automobile,
00:01:43notamment le président de Reconquête
00:01:45et notre invitée ce soir.
00:01:47Greta Thunberg, au cœur de la mobilisation des lycéens en France,
00:01:50la militante écologiste suédoise change de cause,
00:01:54mais garde la même recette,
00:01:56incarner la révolte.
00:01:58Derrière la vedette, ne voit-on pas une gauche radicale
00:02:01qui transforme la colère lycéenne en carburant politique ?
00:02:04L'édito de Mathieu Bocoté.
00:02:06Selon le Parisien,
00:02:07le dérèglement climatique explique les mariages d'enfants,
00:02:11d'enfants de 12 ans.
00:02:12Voilà qui a beaucoup fait réagir,
00:02:15expliquer les mariages forcés n'exige-t-il pas aussi
00:02:18de regarder les traditions ou encore certaines contraintes religieuses ?
00:02:22Pourquoi ouvrir la porte ainsi au mariage des fillettes ?
00:02:25L'analyse de Gabrielle Cluzel.
00:02:28À Aubagne, le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête.
00:02:31La garde à vue du collégien de 14 ans a été prolongée.
00:02:34Ses parents ont été libérés.
00:02:36On voit se dessiner un phénomène connu aux États-Unis,
00:02:39d'une fascination pour l'ultra-violence et d'une haine de l'humanité.
00:02:43Comment expliquer l'implication du parquet antiterroriste Charlotte Dornelas ?
00:02:49Pourquoi Jean-Luc Mélenchon et les élus et les filles
00:02:51règnent-ils tous en maître à la manifestation,
00:02:53à la mobilisation aujourd'hui ?
00:02:55Pas d'élus de droite, pas de candidats à la présidentielle,
00:02:57mais à Saint-Traoréon, encore Greta Thunberg à leur côté,
00:03:01le regard de Marc Menon.
00:03:03Et puis à Richard Ferrand qui vise Marine Le Pen,
00:03:05« Le président du Conseil constitutionnel ferme la porte à l'article 11
00:03:10pour réviser la Constitution.
00:03:12Un verrou contre l'alternance.
00:03:14Protéger les institutions peut-il encore conduire à neutraliser la volonté populaire ? »
00:03:20L'édito de Mathieu Bocoté.
00:03:22Voilà une heure pour tout se dire et sans tabou.
00:03:25Et c'est parti.
00:03:38D'abord, on retourne, place Vauban avec un face-à-face tendu
00:03:42avec notre journaliste à Paris, à 7ème.
00:03:46Que se passe-t-il concrètement ?
00:03:51Écoutez Christine, il y a eu une charge des CRS
00:03:55puisqu'il y avait, vous savez, il y a toujours ces manifestants
00:03:58et les manifestants qui provoquent donc les forces de l'ordre.
00:04:00Donc ils ont changé pour pouvoir faire procéder à des interpellations.
00:04:04Donc il y a eu un mouvement assez important des tirs de gaz lacrymogènes aussi.
00:04:10Alors pour l'instant, vous entendez certainement ces slogans anti-forces de l'ordre
00:04:15qui sont dirigés là en face aux gendarmes mobiles.
00:04:20Et tout autour de la place, en fait, les forces de l'ordre sont casquées avec les boucliers.
00:04:25Ils essayent donc de faire disperser ces manifestants.
00:04:28Il y reste encore plusieurs centaines de manifestants ici
00:04:30qui n'ont pas vraiment envie, Christine, il faut l'avouer,
00:04:32de quitter cette place, de quitter la manifestation.
00:04:36Donc ils procèdent encore à ce genre d'interpellation
00:04:40et puis aussi à ces mouvements pour essayer d'évacuer, en fait, d'évacuer la place.
00:04:46Alors on est au milieu, nous on est vraiment au milieu, Christine,
00:04:49entre les gendarmes mobiles, les CRS et les manifestants.
00:04:52Merci infiniment.
00:04:54Rébellion, résistance, on ne sait pas comment appeler.
00:04:56En tout cas, on garde l'image, on reste en direct, évidemment,
00:05:00avec ce qui se passe avec cette manifestation.
00:05:02On rappelle 480 000 manifestants selon les organisateurs,
00:05:06161 000 selon le ministère de l'Intérieur, 41 500 à Paris.
00:05:10Mathieu Becôté, Greta Thunberg est de retour.
00:05:14Nous avait-elle manqué ?
00:05:15Elle est là, en tout cas, pour dire aux lycéens, je cite qu'elle est fière d'eux.
00:05:19Que voit-elle dans ce combat ? Que comprendre de son passage parmi nous ?
00:05:24Alors non, elle ne nous a pas manqué.
00:05:26C'est le retour, par ailleurs, de cette petite Scandinave à la coiffure improbable,
00:05:31qui est une forme d'icône du progressisme mondialisé,
00:05:36et qui fait une forme de, comment dire, du...
00:05:40Elle est à la recherche de la cause du moment
00:05:42qui lui permet de mettre en scène sa vertu et son indignation.
00:05:46Alors, c'est Miss Apocalypse 2019, on s'en souvient,
00:05:50lorsque devant les gens à l'ONU, le gratin mondialisé,
00:05:55elle nous dit, avec son air inquiétant,
00:05:58« How dare you ? »
00:05:59Là, elle insulte à peu près l'ensemble du gratin mondialisé,
00:06:03et que fait le gratin mondialisé comme d'hab ?
00:06:05Bien, il applaudit, cela va de soi.
00:06:07Ils applaudissaient celles qui les maudissaient.
00:06:10Elles jouaient donc un rôle dans une pièce
00:06:12qu'elle ne comprend peut-être pas.
00:06:15C'est la gauche qui s'est convertie du quinoa au kéfier.
00:06:18Il est possible probablement de conjuguer les deux.
00:06:20C'est l'enfant soldat du climat,
00:06:22et c'est la petite vedette qui fait son retour.
00:06:24Vous savez, dans les séries télé, quelquefois,
00:06:25parce que là, on est dans l'acte V aujourd'hui des manifs,
00:06:28donc là, il faut quelquefois une gastare.
00:06:29Je ne sais pas si vous avez remarqué,
00:06:30mais je n'ai pas repris le langage de l'extrême-gauche acte V.
00:06:34– Ah oui, oui, très juste.
00:06:35– Parce que c'est leur langage, voilà.
00:06:37– Mais vous avez le droit.
00:06:38– Ils font passer ça comme ça, c'est la télé.
00:06:40Donc, acte V, c'est le nouvel épisode.
00:06:42Guest star Greta Thunberg est de retour.
00:06:45Fidèle elle-même, toujours aussi elle-même.
00:06:47Ce n'est pas un compliment.
00:06:48Alors, premier élément.
00:06:50Deuxième élément, je pense qu'on doit le dire,
00:06:52depuis, quoi, dans le circuit,
00:06:55depuis à peu près une dizaine d'années,
00:06:57qui croit encore au récit
00:06:59de la petite lycéenne scandinave
00:07:02qui décide de faire soudainement
00:07:04une grève climatique
00:07:05et qui emporte alors la passion mondiale
00:07:07et qui est capable ensuite d'organiser
00:07:09des marches mondiales contre le climat.
00:07:11Qui croit encore à ça?
00:07:13C'est-à-dire, qui sont les réseaux qui la portent?
00:07:15Quels sont les réseaux, dis-je, qui la portent?
00:07:16Quels sont les mouvements qui la soutiennent?
00:07:18Quels sont les intérêts financiers
00:07:19qui lui permettent de mener sa campagne?
00:07:20Non, je ne suis pas complotiste particulièrement.
00:07:23Mais il y a des limites, quelquefois,
00:07:25à nous faire croire que nous sommes devant
00:07:26l'émergence d'une forme de jeanne d'arc mondialisé,
00:07:29nouveau genre, gauchisante,
00:07:31qu'est fié, je l'ai dit quinoa.
00:07:32Je m'excuse, Charlotte.
00:07:36Et qui ne serait porté par rien.
00:07:38Comment dire?
00:07:39On peut croire au récit de la lycéenne suédoise
00:07:41qui initie la grève climatique mondiale,
00:07:43comme on peut croire au Père Noël
00:07:44ou au lutin ou à la gauche patriote
00:07:46ou à la neutralité du service public.
00:07:48On peut croire à tout ça,
00:07:49mais nous savons que c'est faux.
00:07:51Par ailleurs, je le redis,
00:07:52je pense que nous sommes,
00:07:53et là, c'est un « nous » collectif
00:07:54de l'ensemble du système médiatique,
00:07:55mais plus encore de la classe politique,
00:07:57nous sommes responsables de son pouvoir.
00:08:00Parce que globalement,
00:08:01il y a une dizaine d'années,
00:08:03lorsqu'elle a émergé,
00:08:04on a décidé de faire semblant
00:08:05qu'il fallait la prendre au sérieux.
00:08:06Il y a beaucoup de gens qui savaient,
00:08:08entre autres,
00:08:08qu'ils étaient devant une figure illuminée,
00:08:11inquiétante, fanatique,
00:08:12et ils décidaient de la traiter
00:08:13à la manière, justement,
00:08:14de cette voix prophétique
00:08:16qui crierait et que nous devrions entendre.
00:08:18Donc, il y a un système médiatique
00:08:19qui l'a mis en scène,
00:08:20et je pense que ces gens-là
00:08:21devraient se dire aujourd'hui
00:08:22« qu'avons-nous créé ? »
00:08:24Par ailleurs, il faut raconter
00:08:25en quelques mots
00:08:25l'histoire des passions politiques
00:08:27de Greta Thunberg.
00:08:28Ça a commencé par le climat.
00:08:30Donc là, c'était l'apocalypse climatique.
00:08:32C'était l'éco-anxiété.
00:08:34Elle ne se réveillait pas.
00:08:36Elle se réveillait la nuit
00:08:36parce qu'elle avait peur pour le climat.
00:08:38Donc ça, c'était le point de départ.
00:08:39Mais c'est aussi la trappe nigaud
00:08:41du progressisme contemporain,
00:08:42parce qu'on a tous
00:08:43un souci légitime pour le climat,
00:08:44pour personne n'envie
00:08:45de vivre sur une planète ravagée.
00:08:47D'ailleurs, il fait très chaud.
00:08:48Et si vous permettez...
00:08:49Gabrielle, je ne veux pas
00:08:49avoir un petit clinique,
00:08:50si vous voulez.
00:08:51Je transpire.
00:08:52Je ne sais pas.
00:08:52C'est le climat.
00:08:53C'est l'hiver.
00:08:54Non, c'est Greta Thunberg.
00:08:55C'est Greta Thunberg.
00:08:56Merci, c'est gentil.
00:08:58Donc il fait très chaud.
00:08:59Oui, donc le climat.
00:09:00Elle se réveillait la nuit, moi aussi.
00:09:01C'est sur le mode.
00:09:02C'est la cause de la trappe nigaud.
00:09:04C'est-à-dire de socialiser les gens
00:09:06dans une logique révolutionnaire.
00:09:07Et ensuite, d'autres causes sont venues.
00:09:09On l'oublie,
00:09:10mais elle était plutôt au cœur,
00:09:11à sa manière,
00:09:16les Occidentaux en général,
00:09:17à pratiquer la génuflexion,
00:09:19à mettre un genou à terre
00:09:20au nom de George Floyd.
00:09:22Et là, il fallait que l'Occident
00:09:23soit sur le mode repentant,
00:09:25s'excuse.
00:09:25Et elle était aussi de ce mouvement.
00:09:27Et elle s'est convertie plus récemment
00:09:28au palestinisme.
00:09:30Et on la sait aussi très attachée
00:09:31à ce combat.
00:09:32Et soit dit en passant,
00:09:33ces engagements-là ont des conséquences réelles
00:09:35au-delà du fait que c'est un personnage
00:09:36un peu désagréable
00:09:37qui traîne dans nos télévisions.
00:09:40Le côté climatique,
00:09:41ça a entraîné, soit dit en passant,
00:09:43ça a accéléré la désindustrialisation
00:09:45de l'Europe.
00:09:46Cette idée de l'Occident,
00:09:47cette idée qu'il ne fallait plus produire
00:09:49parce que la décroissance
00:09:50était le seul horizon légitime.
00:09:51Ça, c'est quand même l'héritage
00:09:53de ces mouvements-là.
00:09:53Aujourd'hui, on se retrouve
00:09:54dans une bien mauvaise situation.
00:09:56Ensuite, Black Lives Matter,
00:09:57c'est un mouvement qui a poussé
00:09:58jusqu'à l'effondrement psychique
00:10:00du monde occidental,
00:10:01la haine de soi,
00:10:02le racisme anti-blanc
00:10:05institutionnalisé.
00:10:06Et le palestinisme contemporain,
00:10:08que je distingue la cause
00:10:09des Palestiniens en eux-mêmes,
00:10:10c'est l'idée du peuple martyr
00:10:11qui permet de faire le procès
00:10:13de l'Occident dans son ensemble.
00:10:15Et aujourd'hui, Greta est chez nous.
00:10:17Pourquoi ?
00:10:18Pour nous éclairer,
00:10:19pour nous dire qu'elle aime
00:10:20les lycéens, elle les aime.
00:10:21Elle aime voir les lycées brûler,
00:10:22les policiers se faire attaquer,
00:10:24les professeurs aussi,
00:10:25l'argent flambé,
00:10:27la scène chaotique de la destruction.
00:10:29Mais la révolution n'est jamais
00:10:30rien d'autre, soit dit en passant,
00:10:31qu'un amour du chaos.
00:10:32Elle a 23 ans aujourd'hui,
00:10:33elle est toujours aussi pénible.
00:10:35Vous êtes moqueur, quand même.
00:10:37Mathieu Bocco était à l'endroit
00:10:38de Greta Thunberg.
00:10:39Mais sa présence n'est-elle pas le signe
00:10:41que la lutte des lycéens
00:10:43s'internationalise ?
00:10:44À tout le moins,
00:10:45Greta Thunberg se dit très fière,
00:10:47en tout cas, des lycéens français.
00:10:48Ah, mais on s'en fiche.
00:10:49On s'en fiche.
00:10:50J'ai une formule,
00:10:51quelquefois au Québec,
00:10:52je me permets un terme québécois,
00:10:53mais quand j'ai vu ce matin
00:10:54qu'elle disait qu'elle était très fière
00:10:55des lycéens français,
00:10:56je me suis dit qu'on s'encontresensiboirisés.
00:10:59Ça, c'est pas le pire,
00:11:00mais ça marque quand même
00:11:01une forme d'exaspération.
00:11:03Donc, on s'en contrefiche poliment.
00:11:05Donc, qu'est-ce qu'on voit
00:11:06à travers cela ?
00:11:07Qu'est-ce qui se déploie
00:11:07à travers nous ?
00:11:08C'est l'empris, je le redis,
00:11:10du système politico-médiatique
00:11:11qui l'a transformé
00:11:12en petite vedette militante mondiale.
00:11:14Et lorsqu'elle se présente quelque part,
00:11:16nous sommes obligés d'en témoigner,
00:11:17même s'il nous exaspère,
00:11:19parce qu'elle est là.
00:11:19Et là, elle nous dit
00:11:20je suis très fière de vous,
00:11:21je suis vraiment fière de vous.
00:11:22De quoi est-elle fière exactement ?
00:11:24Je suis curieux, là.
00:11:25Aujourd'hui, ça brûle.
00:11:25Le fait qu'aujourd'hui,
00:11:31elle nous dit,
00:11:31ah oui, je suis très fière notamment
00:11:32du combat.
00:11:33Il y a une formule.
00:11:34Elle nous dit,
00:11:35on nous vole notre avenir.
00:11:36C'est « how dare you this ».
00:11:38Donc, on nous vole notre avenir.
00:11:40Ensuite, elle plaide
00:11:41pour un meilleur investissement
00:11:42dans les lycées et le système scolaire.
00:11:43Soyons sérieux,
00:11:44elle ne connaît rien au sujet.
00:11:46Elle fait du tourisme politique.
00:11:48Elle arrive ici
00:11:49parce que ça brûle ici
00:11:50et parce que demain,
00:11:51ça brûlera ailleurs.
00:11:51Elle ira ailleurs demain.
00:11:53Mais ce n'est pas surprenant
00:11:55parce que la gauche radicale
00:11:56a pratiqué,
00:11:56on pourrait dire depuis 1917,
00:11:59la gauche radicale a pratiqué
00:12:00ce que j'appelle
00:12:00le tourisme politique.
00:12:01Quand ça brûle quelque part,
00:12:03elle veut y être
00:12:04pour participer à l'incendie
00:12:05et le radicaliser.
00:12:06Donc, c'était le cas
00:12:07en Russie,
00:12:08en Chine,
00:12:09à Cuba,
00:12:09en Amérique du Sud plus largement,
00:12:11au Cambodge,
00:12:12en Iran.
00:12:12Et chaque fois,
00:12:12c'est le même mécanisme
00:12:13interprétatif qui se met en place.
00:12:15Nous sommes d'accord
00:12:16avec les insurgés.
00:12:17La violence de la rue
00:12:18est la seule violence légitime.
00:12:20Les policiers qui défendent
00:12:21ou les forces de l'ordre
00:12:22qui défendent la société
00:12:23sont en fait des forces fascistes
00:12:25qu'il faut faire tomber.
00:12:26Il faut pousser la crise
00:12:27le plus loin possible
00:12:28pour accoucher
00:12:29de la révolution désirée.
00:12:30Chaque fois,
00:12:31c'est la même histoire.
00:12:32Donc, demain,
00:12:32imaginons que ça brûle
00:12:33à Bruxelles
00:12:34ou encore imaginons
00:12:35que ça brûle à Oslo
00:12:36ou que ça brûle à Helsinki
00:12:37ou j'en sais rien.
00:12:38Elle sera là
00:12:39en train d'applaudir
00:12:40avec les mêmes slogans
00:12:41sans comprendre
00:12:41exactement ce qui se passe.
00:12:43Comment?
00:12:43Quelle interprétation
00:12:44nous propose-t-elle
00:12:45de la crise?
00:12:45Parce qu'on voit ça
00:12:46dans la gauche médiatique
00:12:47mondialisée anglo-saxonne.
00:12:49Globalement,
00:12:49on nous dit d'abord
00:12:50que c'est une révolte
00:12:50étudiante admirable.
00:12:52Ah, les Français sont fidèles
00:12:53à leur tradition
00:12:54de peuple révolutionnaire.
00:12:55Deux,
00:12:56c'est une révolte
00:12:57des étudiants racisés
00:12:58contre un système
00:12:59qui cherche à piétiner
00:13:00les racisés.
00:13:01Tout de suite,
00:13:01on donne un tournant
00:13:03racialiste à ces émeutes
00:13:04pour être capable
00:13:05de dire
00:13:05la France blanche
00:13:06est dans un moment
00:13:07répressif.
00:13:08Ensuite,
00:13:09c'est l'excitation
00:13:10devant la possibilité
00:13:11du moment révolutionnaire.
00:13:12Ça, ça compte toujours.
00:13:13Quand le monde brûle,
00:13:14soudainement,
00:13:14les excités se trouvent
00:13:15une raison de vivre.
00:13:16Et je pense que
00:13:17devant tout cela,
00:13:18cela dit,
00:13:18on a vu,
00:13:19je ne sais pas si vous avez vu,
00:13:19c'est une vidéo
00:13:20qui a beaucoup tourné
00:13:20en Belgique.
00:13:21Et on a demandé,
00:13:22c'est un jeune,
00:13:23parce qu'il n'y a pas
00:13:23la même crise en Belgique,
00:13:24mais ils ont quand même
00:13:25décidé de brûler en Belgique.
00:13:26Ben oui, c'est comme ça.
00:13:27On ne les laissera pas
00:13:28brûler tout seuls,
00:13:29on va brûler aussi en Belgique.
00:13:30Et on demande à un jeune,
00:13:31mais quelles sont
00:13:32vos revendications ?
00:13:32Puis il dit,
00:13:33tout cassez,
00:13:34tout cassez.
00:13:35Je crois qu'il était
00:13:35assez représentatif
00:13:36de cet état d'esprit.
00:13:38Quoi qu'il en soit,
00:13:38il faut le prendre au sérieux
00:13:39parce que la pulsion du chaos
00:13:41est une pulsion
00:13:41qui finit généralement
00:13:42par détruire.
00:13:44Au-delà des syndicats étudiants,
00:13:47au-delà de LFI,
00:13:49Mathieu Bocoté même,
00:13:50cette révolte
00:13:50ne fait pas déapparaître
00:13:54aux yeux de tous
00:13:55l'existence d'une mouvance
00:13:56militante de gauche
00:13:57peut-être encore plus radicale.
00:13:59C'est ce que disait Louise
00:14:01il y a un instant,
00:14:02lorsqu'elle dit,
00:14:03elle parlait de tous les groupes.
00:14:05Pourquoi l'extrême-gauche
00:14:06réussit toujours
00:14:06à récupérer les mouvements sociaux ?
00:14:08Mais là, on dirait
00:14:08que c'est eux,
00:14:09c'est leur mouvement,
00:14:10il n'y a qu'eux
00:14:10qui peuvent y être.
00:14:11Oui, mais le fait est
00:14:12que l'extrême-gauche,
00:14:14la gauche radicale...
00:14:14Même pas quelqu'un
00:14:14de l'autre du centre,
00:14:15même pas Gabriel Attal,
00:14:16même pas...
00:14:17Pour eux,
00:14:17le fascisme commence
00:14:18avec François Béroux,
00:14:19donc c'est compliqué.
00:14:20Même avant,
00:14:21imaginez,
00:14:21donc imaginez si vous êtes rendu,
00:14:23je sais pas,
00:14:23David Lissner,
00:14:24Roul, Lala,
00:14:24Éric Zemmour,
00:14:25on n'en parle plus.
00:14:25Donc franchement,
00:14:26pour eux,
00:14:27pour la gauche radicale,
00:14:28soit dit en passant,
00:14:29on peut le mentionner,
00:14:31dans les tendances
00:14:32qui sont de la révolution permanente,
00:14:34vous savez,
00:14:34le groupuscule de gauche radicale
00:14:36issu, je crois, du NPA,
00:14:37mais c'est issu de gens
00:14:38qui considéraient que le NPA,
00:14:39le nouveau parti anticapitaliste,
00:14:40faisait une dérive droitière.
00:14:46Donc, il y a LFI,
00:14:48on ne parle que des LFI,
00:14:49mais je comprends
00:14:50parce que c'est la grosse
00:14:50structure politique qui pèse.
00:14:52Mais on ne devrait pas
00:14:52sous-estimer l'existence
00:14:53d'un parti révolutionnaire
00:14:55plus diffus,
00:14:56capillaire en quelque sorte,
00:14:57mais qui existe
00:14:58et qui a une capacité réelle
00:15:00de mobiliser
00:15:01des militants professionnels,
00:15:03la plupart du temps subventionnés
00:15:05à même l'argent public.
00:15:06Donc il faut comprendre
00:15:07que le parti révolutionnaire
00:15:08organisé
00:15:09est un parti généralement
00:15:10financé à même l'argent
00:15:12des gens qui ensuite
00:15:13le subiront.
00:15:14Bon, c'est pas le cas
00:15:14de révolution permanente
00:15:15qui fonctionne
00:15:15sur ses propres cotisations,
00:15:16mais sinon,
00:15:17pensez à tous les mouvements
00:15:17autour des soulèvements
00:15:18de la terre,
00:15:19les branches militantes
00:15:21activistes des syndicats.
00:15:23Ces mouvements
00:15:23sont très peu étudiés,
00:15:24on les connaît peu,
00:15:25sauf Olivier Vial,
00:15:25qui fait un travail remarquable
00:15:26dans sa lettre des radicalités.
00:15:28On connaît peu ces mouvements
00:15:29qui sont comme si c'est noir.
00:15:30On connaît tous
00:15:30les trois zozos mongols
00:15:32d'ultra-droite,
00:15:32ça, on les connaît par cœur.
00:15:34Mais ces mouvements
00:15:34qui ont une vraie capacité
00:15:35de mobilisation,
00:15:36de paralyser le pays,
00:15:37de l'incendier,
00:15:38de le conduire au chaos,
00:15:39ça, il ne nous intéresse pas.
00:15:40Pourtant,
00:15:41les structures
00:15:41de la mobilisation sociale,
00:15:42ils vivent, encore une fois,
00:15:43je le redis,
00:15:44de votre argent,
00:15:44de notre argent.
00:15:45Nous les finançons
00:15:46pour qu'ils nous gâchent la vie.
00:15:48Ça, c'est beau,
00:15:48la démocratie.
00:15:51Quelqu'un d'autre dit
00:15:52comme vous,
00:15:53l'extrême gauche
00:15:54en France
00:15:54est extrêmement puissante.
00:15:56C'est Jordan Bardella.
00:15:58L'extrême gauche
00:15:59en France
00:16:00est extrêmement puissante.
00:16:03Et vous le voyez
00:16:04très certainement
00:16:04depuis ces derniers jours,
00:16:08où il y a autour
00:16:09des lycées
00:16:09et devant les établissements
00:16:11scolaires français
00:16:13une recrudescence
00:16:14de la violence.
00:16:15Et ces mouvements,
00:16:15ils sont encouragés
00:16:16par l'extrême gauche.
00:16:17Donc, il est certain
00:16:18que Jean-Luc Mélenchon
00:16:20en tête,
00:16:21sa mouvance politique
00:16:22et l'ensemble
00:16:24des mouvements,
00:16:25et en l'occurrence
00:16:25les mouvements indépendantistes
00:16:26dans le Sud-Ouest,
00:16:28font front commun
00:16:29contre la République française,
00:16:31contre l'ordre public
00:16:32et ont pour seule ambition
00:16:33de semer le désordre
00:16:34et de semer le chaos
00:16:35dans notre pays.
00:16:36Charlotte, pardon,
00:16:37juste avant la chronique
00:16:38de Michel Fayad,
00:16:40juste pour réagir
00:16:41à Jordan Bardella,
00:16:42on a l'impression
00:16:42que Sébastien Lecornu,
00:16:44Jordan Bardella,
00:16:46Laurent Nunez,
00:16:47tous les politiques
00:16:48prennent la parole
00:16:48de tout bord
00:16:49pour dire la même chose
00:16:51et concrètement
00:16:51rien ne change.
00:16:53Non, mais c'est vrai
00:16:53que le principe
00:16:54de l'intimidation
00:16:56joue à plein
00:16:57sur un terrain
00:16:58de manifestation notamment
00:16:59et comme par ailleurs
00:17:01vous avez un bloc central
00:17:02qui dit à la fois ça
00:17:03et en même temps
00:17:03qui se recule
00:17:04à chaque fois qu'il y a
00:17:05un problème sur le terrain
00:17:06on l'a vu notamment
00:17:07vis-à-vis de la police
00:17:09enfin des forces de l'ordre
00:17:10de manière générale
00:17:11ou a priori
00:17:11c'est eux qui ont tort
00:17:12quand même
00:17:13dans les circonstances
00:17:14a priori
00:17:15je dis bien
00:17:15ça peut arriver
00:17:16à la fin d'une enquête
00:17:17mais là a priori
00:17:18c'est eux qui ont tort
00:17:18donc même eux ont peur
00:17:20devant la violence
00:17:21de ces groupuscules
00:17:22et de leurs représentants politiques
00:17:24parce qu'eux aussi
00:17:26encouragent cette violence.
00:17:28Michel Fayad
00:17:29il y a trois ans
00:17:29Jean-Porgeur
00:17:30on ne veut pas oublier
00:17:31Dominique Bernard
00:17:32professeur français
00:17:33assassiné à Arras
00:17:35par un islamiste
00:17:36malgré l'actualité
00:17:37on veut quand même
00:17:38y penser
00:17:39pourquoi a-t-il choisi
00:17:41précisément
00:17:42ce professeur
00:17:43l'islamiste
00:17:44qui a tué
00:17:45Dominique Bernard ?
00:17:46parce qu'il enseignait
00:17:47le français
00:17:47et ce n'est pas moi
00:17:49qui le dis
00:17:49c'est son assassin
00:17:51donc devant les juges
00:17:52Mohamed Moukouchkov
00:17:54l'a expliqué
00:17:55il a choisi
00:17:56donc le professeur
00:17:57de français
00:17:57parce que le français
00:17:58est une matière
00:17:59qui transmet l'attachement
00:18:00de la France
00:18:00à la démocratie
00:18:02au droit de l'homme
00:18:03vous entendez ?
00:18:05il n'a pas seulement
00:18:06voulu tuer un homme
00:18:07il a voulu tuer une matière
00:18:08et ce n'est pas
00:18:09du terrorisme abstrait
00:18:10c'est l'islam radical
00:18:11qui refuse que la France
00:18:13reste la France
00:18:14Dominique Bernard
00:18:15avait 57 ans
00:18:16agrégé de lettres
00:18:18discrets
00:18:18il enseignait la littérature
00:18:20à une génération
00:18:21qui connaît
00:18:22parfois mieux
00:18:22TikTok
00:18:23que Victor Hugo
00:18:23trois ans plus tôt
00:18:25presque jour pour jour
00:18:26c'était Samuel Paty
00:18:28professeur d'histoire
00:18:29l'histoire
00:18:30puis le français
00:18:31l'islamisme
00:18:32a son emploi du temps
00:18:32et pourquoi l'école ?
00:18:34parce que c'est l'usine
00:18:35où la France
00:18:36fabrique des français
00:18:37c'est exactement
00:18:38ce que ces gens-là
00:18:39ne supportent pas
00:18:40pourtant
00:18:41il était connu
00:18:43des services
00:18:44connu ?
00:18:45il était plus surveillé
00:18:46qu'un ministre
00:18:48regardez la chronologie
00:18:49en 2008
00:18:50la famille arrive
00:18:51d'un gouchi
00:18:52une petite république
00:18:53musulmane
00:18:54du Caucase russe
00:18:55voisine de la Tchétchénie
00:18:56en 2014
00:18:57elle est conduite
00:18:59à l'aéroport
00:19:00pour être expulsée
00:19:01puis le ministère
00:19:02de l'Intérieur
00:19:03interrompt la procédure
00:19:04après une mobilisation
00:19:05associative
00:19:06en 2018
00:19:08le père
00:19:09fiché S
00:19:09pour radicalisation
00:19:10islamiste
00:19:11est expulsé
00:19:12en 2019
00:19:13le grand frère
00:19:14est arrêté
00:19:15pour un projet
00:19:15d'attentat
00:19:16en 2023
00:19:17Mohamed
00:19:18est écouté
00:19:19par le contre-espionnage
00:19:20et même contrôlé
00:19:21par la police
00:19:22la veille
00:19:23de l'assassinat
00:19:24de Dominique Bernard
00:19:25mais rien ne permettrait
00:19:26rien ne permettait
00:19:27alors de l'arrêter
00:19:28les alertes s'accumulaient
00:19:30il ne manquait
00:19:31que le panneau lumineux
00:19:32si la loi ne permet pas
00:19:33d'agir
00:19:34face à un tel dossier
00:19:35alors c'est la loi
00:19:36qu'il faut changer
00:19:37la France ne manque pas
00:19:38d'informations
00:19:39elle manque malheureusement
00:19:40de courage
00:19:43merci beaucoup
00:19:43une pensée
00:19:44à toute la famille
00:19:45de Dominique Bernard
00:19:46dans un instant
00:19:48oui pardon
00:19:49il y a encore
00:19:50quelque chose
00:19:50à me dire
00:19:51oui vous voulez dire
00:19:52ah oui oui
00:19:53et c'est très important
00:19:54un point supplémentaire
00:19:55sur les leçons
00:19:56à tirer
00:19:56trois ans plus tard
00:19:57parce que non seulement
00:19:58personne n'en parle
00:19:58aujourd'hui quasiment
00:19:59mais encore
00:20:00il faut se poser
00:20:01des questions
00:20:02lorsqu'on voit
00:20:02ce qui s'est passé
00:20:03à Aubagne
00:20:03lorsqu'on voit
00:20:04comment est l'état
00:20:05de l'éducation nationale
00:20:06aujourd'hui
00:20:06quelles leçons tirer
00:20:07d'abord il faut regarder
00:20:08la carte
00:20:09Samuel Paty a été tué
00:20:10par un Tchétchène
00:20:11Dominique Bernard
00:20:12par un Ingouche
00:20:13les deux venaient
00:20:14du Caucase du Nord
00:20:15une région ravagée
00:20:16depuis 30 ans
00:20:17par la guerre
00:20:17et le djihadisme
00:20:18ayons le courage
00:20:19de le dire
00:20:20ce n'est pas le Caucase
00:20:21qui tue
00:20:21ce djihad ne sort pas
00:20:23de nulle part
00:20:23il puise dans l'islam
00:20:25dans ses textes
00:20:25dans ses prêcheurs
00:20:26l'avocat de la famille
00:20:27Bernard parle lui-même
00:20:28d'une lecture fanatisée
00:20:30du Coran
00:20:30un étranger reconnu
00:20:32dangereux
00:20:33pour des activités
00:20:34islamistes violentes
00:20:35doit pouvoir être éloigné
00:20:36il faut en parler
00:20:37avec les pays d'origine
00:20:38y compris avec Moscou
00:20:40mais je veux finir
00:20:41par une femme
00:20:42qui est Isabelle Bernard
00:20:43sa veuve
00:20:44qui a créé
00:20:45un prix littéraire
00:20:46pour les élèves
00:20:47et cette année
00:20:47elle les invite
00:20:48à une chose
00:20:49ose penser par toi-même
00:20:50ose penser par toi-même
00:20:52il avait choisi
00:20:53le couteau
00:20:53elle a choisi
00:20:54la pensée
00:20:55la France sait
00:20:56commémorer ses morts
00:20:57elle doit apprendre
00:20:58à protéger les vivants
00:20:59Dominique Bernard
00:21:00enseignait les lettres
00:21:01à nous maintenant
00:21:02d'apprendre la leçon
00:21:03à nous d'apprendre la leçon
00:21:05merci beaucoup
00:21:06Michel Fayad
00:21:07dans un instant
00:21:08Charlotte Dornelas
00:21:08peut-être une question
00:21:09par rapport à Aubagne
00:21:11et pourquoi le parquet national
00:21:13antiterroriste
00:21:14s'est saisi du dossier
00:21:15Gabriel Cluzel
00:21:16il y a un article du Parisien
00:21:17qui a beaucoup
00:21:19fait réagir aujourd'hui
00:21:20intitulé
00:21:21elle n'avait que 12 ans
00:21:22le dérèglement climatique
00:21:24nouvel accélérateur
00:21:25des mariages d'enfants
00:21:27a fait beaucoup réagir
00:21:28sur les réseaux sociaux
00:21:29on reste toujours en direct
00:21:31si jamais il se passe quelque chose
00:21:32place vos bancs
00:21:33mais peut-être une petite parenthèse
00:21:35par rapport à cet article du Parisien
00:21:37pourquoi il a fait réagir ?
00:21:38parce qu'il est très emblématique
00:21:40de la façon de fonctionner
00:21:42d'un certain monde
00:21:43politico-médiatique
00:21:44alors qu'écrit le Parisien
00:21:45au Bangladesh
00:21:46au Kenya
00:21:47et ailleurs
00:21:48les catastrophes climatiques
00:21:49aggravent les mariages précoces
00:21:51en détruisant revenus
00:21:53et logements
00:21:53elles poussent certaines familles
00:21:55à marier leurs filles
00:21:56toujours plus tôt
00:21:57alors c'est des écrits
00:22:00qui avaient déjà été
00:22:01faits par Le Monde
00:22:03en août 2024
00:22:04Le Monde avait titré
00:22:06Au Pakistan
00:22:07les mariages forcés
00:22:08en hausse
00:22:09à cause du dérèglement climatique
00:22:10alors c'était à peu près
00:22:12la même démonstration
00:22:13les moussons étant déréglés
00:22:14les pakistanais sont pauvres
00:22:16et n'ont d'autres issues
00:22:17que de vendre leurs filles
00:22:19donc finalement
00:22:20le problème
00:22:20c'est surtout
00:22:21la pauvreté
00:22:22le dérèglement climatique
00:22:24mais pourtant
00:22:25on utilise les mots
00:22:26aggravés
00:22:27et en hausse
00:22:28donc il y a donc
00:22:29une autre origine
00:22:30en déduitons
00:22:30mais de cette origine-là
00:22:31vous ne saurez rien
00:22:33et cet exemple
00:22:34est tout à fait fascinant
00:22:35parce qu'il illustre
00:22:36parfaitement
00:22:37ce que l'on peut appeler
00:22:38la théorie
00:22:39de la boîte à outils
00:22:40fermés
00:22:41c'est extrêmement simple
00:22:42ça préside
00:22:42à toute la pensée de gauche
00:22:44celle de la plupart
00:22:45des médias
00:22:45tout phénomène
00:22:46doit être expliqué
00:22:48grâce à un nombre fini
00:22:49d'outils
00:22:50dûment homologués
00:22:51par le logiciel
00:22:53donc ces outils
00:22:54c'est pas une liste exhaustive
00:22:55mais réchauffement climatique
00:22:57pauvreté
00:22:57persécution des LGBT
00:22:59Russie
00:23:00pédophilie des prêtres
00:23:01nazisme
00:23:02fascisme
00:23:02patriarcat
00:23:03complotisme
00:23:04et la liste peut être
00:23:06encore plus longue
00:23:07donc tout argumentaire
00:23:08doit passer par l'un
00:23:09de ces tamis
00:23:11le reste est à proscrire
00:23:12absolument
00:23:13ça veut pas dire du reste
00:23:14que ces éléments
00:23:15ne soient pas parfois
00:23:16un élément d'explication
00:23:17mais quand ils deviennent
00:23:18l'alpha et l'oméga
00:23:19de la vision du monde
00:23:21à l'exclusion de tous les autres
00:23:22ça devient problématique
00:23:24donc tous les malheurs du monde
00:23:25sont priés
00:23:26de rentrer docilement
00:23:27au chausse-pied
00:23:28dans cette boîte à outils
00:23:29bien fermée
00:23:30et surtout de ne plus
00:23:31en bouger
00:23:32alors dans Saint-Atira
00:23:33le dérèglement climatique
00:23:34est une pince multifonction
00:23:35qui sert à tout
00:23:36à beaucoup de choses
00:23:37en tout cas
00:23:37mais souvent en premier lieu
00:23:38à justifier l'immigration
00:23:40l'Occident
00:23:41étant sommé
00:23:42se muer en refuge climatique
00:23:45alors cet article
00:23:46a attiré beaucoup de sarcasmes
00:23:47parce qu'évidemment
00:23:48comme dirait
00:23:49un internaute célèbre sur X
00:23:50qui s'appelle Bully
00:23:51tout le monde sait
00:23:52tout le monde sait
00:23:53que la cause première
00:23:54du mariage Fortesse
00:23:56c'est pas celle-là
00:23:57ce serait comme
00:23:58dans un incendie
00:23:59mettre en avant
00:23:59le vent
00:24:00mais occulter
00:24:01le pyromade
00:24:02alors hasard du calendrier
00:24:03on vient d'apprendre
00:24:05qu'en réponse
00:24:06à une question déposée
00:24:07par des élus de l'AFD
00:24:08en Allemagne
00:24:09dans le land allemand
00:24:10du Bad Wurtenberg
00:24:14358 mariages
00:24:15impliquant au moins
00:24:16un mineur
00:24:16ont eu lieu
00:24:17depuis avril 2012
00:24:18donc dans ce petit état
00:24:21d'Allemagne
00:24:22et d'ailleurs
00:24:23seuls 8 d'entre eux
00:24:24ont été formellement annulés
00:24:26alors on cite par exemple
00:24:27le cas d'une adolescente
00:24:28afghane
00:24:29ça se passe donc en Allemagne
00:24:30mariée à un homme
00:24:31afghan
00:24:32de 30 ans
00:24:33et une part importante
00:24:34précise-t-on
00:24:35des personnes concernées
00:24:36est originaire
00:24:37de pays comme la Syrie
00:24:38l'Irak
00:24:38et le Pakistan
00:24:39fait-il désormais
00:24:40si chaud en Allemagne
00:24:42pour que les mariages
00:24:43forcés
00:24:43s'y multiplient
00:24:45est-ce aussi
00:24:46à cause du réchauffement
00:24:47climatique
00:24:48que selon les ONG
00:24:49plusieurs centaines
00:24:50voire milliers
00:24:51de crimes d'honneur
00:24:52touchant des femmes
00:24:53sont recensés
00:24:55au Pakistan
00:24:56est-ce à cause
00:24:56de la mousson
00:24:57que des chrétiens
00:24:58voient régulièrement
00:24:59leur maison pillée
00:25:00leur fille violée
00:25:01forcée de se dépouser
00:25:03leur bourreau
00:25:04et de se convertir
00:25:05ou est-ce qu'on a le droit
00:25:06d'y voir aussi
00:25:07un élément
00:25:08et d'abord
00:25:09un élément
00:25:10culturel
00:25:10religieux
00:25:12civilisationnel
00:25:13et on peut citer
00:25:14d'ailleurs
00:25:14une pakistanaise
00:25:17Afri Rani
00:25:18qui a grandi en France
00:25:19et elle a été mariée
00:25:20l'été
00:25:21de force
00:25:22à la faveur
00:25:22des vacances
00:25:23au pays
00:25:23alors à quel moment
00:25:24dans cette histoire
00:25:25intervient
00:25:26le dérèglement
00:25:27climatique
00:25:28vous disiez
00:25:29que dans les concepts
00:25:30autorisés
00:25:31il y a le mot
00:25:32patriarcat
00:25:32les mariages forcés
00:25:34pourraient analyser
00:25:35sous l'angle
00:25:36patriarcat
00:25:37en accusant
00:25:38l'homme
00:25:38qui épouse
00:25:39la fillette
00:25:39oui mais non
00:25:40parce que c'est un mot
00:25:41dangereux
00:25:42parce qu'en matière
00:25:43de patriarcat
00:25:44vous savez bien
00:25:45que seul le patriarcat
00:25:46occidental
00:25:47est coupable
00:25:48les autres types
00:25:49de patriarcat
00:25:49on n'y touche
00:25:50surtout pas
00:25:51alors on a quand même
00:25:52essayé d'accuser
00:25:53le patriarcat
00:25:54occidental
00:25:54je vous rassure
00:25:55il y a une dizaine
00:25:55d'années
00:25:56il y a eu des courts
00:25:57métrages
00:25:57je ne sais pas si
00:25:58vous vous souvenez
00:25:58avec Julie Gaillet
00:26:00en France
00:26:00puis Marie-Gilin
00:26:01en Belgique
00:26:02alors c'était de la prévention
00:26:03du mariage forcé
00:26:04elles y jouaient
00:26:05le rôle de la mère
00:26:05une élégante
00:26:06quadragénaire
00:26:07dans un intérieur
00:26:08chic et cossu
00:26:09haussmannien
00:26:10qui prépare sa fillette
00:26:11vêtue comme une
00:26:12communiante
00:26:13et l'emmène à l'hôtel
00:26:14vers un vieux bonhomme
00:26:15libidineux
00:26:15comme si c'était
00:26:16dans la bourgeoisie
00:26:17occidentale
00:26:18qu'on pratiquait
00:26:18les mariages forcés
00:26:19pour ne pas stigmatiser
00:26:21vous voyez
00:26:21on avait déplacé
00:26:22le cadre
00:26:23jusqu'à rendre
00:26:23l'ensemble absurde
00:26:25à quand l'excision
00:26:26filmée sur une commode
00:26:28Louis XVI
00:26:28et surtout
00:26:29parfaitement
00:26:30inefficace
00:26:31on suppose que le film
00:26:33vise non pas
00:26:33à convaincre
00:26:34déjà converti
00:26:35enfin acquis
00:26:36mais à dissuader
00:26:37les familles
00:26:37éventuellement concernées
00:26:38comment pourraient-elles
00:26:39s'identifier
00:26:40et le choix
00:26:41plus encore qu'inopportun
00:26:42énoncé surtout
00:26:43une contre-vérité
00:26:44c'est au contraire
00:26:45le mariage chrétien
00:26:46monogame
00:26:46par consentement mutuel
00:26:47libre autant que possible
00:26:49de toute contrainte
00:26:50qui a permis
00:26:50d'éradiquer
00:26:51dans nos contrées
00:26:52l'archaïque
00:26:53mariage forcé
00:26:54ces courts-métrages
00:26:55avaient d'ailleurs
00:26:55fait beaucoup parler
00:26:57à l'époque
00:26:57alors à présent
00:26:58on se contente
00:26:59de tout concentrer
00:27:00sur le réchauffement
00:27:01climatique
00:27:01qui a le dos large
00:27:02alors on se demande
00:27:04l'excision
00:27:04la polygamie
00:27:05c'est sans doute
00:27:06aussi le réchauffement
00:27:08climatique
00:27:08mais cette focalisation
00:27:10en quoi est-elle
00:27:11biaisée
00:27:11en quoi est-elle
00:27:12dangereuse
00:27:13oui elle détourne
00:27:14le regard des vraies causes
00:27:15comment soigner
00:27:16un mal
00:27:16si on refuse
00:27:17d'en faire l'éthiologie
00:27:18si on refuse
00:27:19de poser le bon
00:27:19diagnostic
00:27:20mais notons
00:27:21que le procédé
00:27:22est habituel
00:27:22vous voyez
00:27:23les lycées brûlées
00:27:23c'est le manque
00:27:24de profs
00:27:24ou bien parcours
00:27:25la violence des jeunes
00:27:27c'est forcément
00:27:27les jeux vidéo
00:27:28et les réseaux sociaux
00:27:29les coups de couteau
00:27:30c'est le manque
00:27:30de place
00:27:31en asile psychiatrique
00:27:32les filles agressées
00:27:33sexuellement
00:27:34c'est la faute
00:27:34aux trottoirs
00:27:35qui ne sont pas
00:27:35assez larges
00:27:36et puis sans doute
00:27:37le dérèglement climatique
00:27:38en Suède
00:27:39est-il dû
00:27:39au manque de profs
00:27:40dans les lycées français
00:27:41au conflit en Palestine
00:27:42sinon on ne voit pas
00:27:43pourquoi Greta Thunberg
00:27:44serait venue manifester
00:27:45en France
00:27:46avec son kéfier
00:27:47et si vous êtes
00:27:48circonspect
00:27:49si par exemple
00:27:50en matière
00:27:51de mariage forcé
00:27:52d'excision
00:27:53de polygamie
00:27:54vous émettez
00:27:55l'hypothèse
00:27:56que la progression
00:27:57vertigineuse
00:27:57de leur nombre
00:27:58en France
00:27:58pourrait être
00:27:59moins liée
00:27:59au réchauffement climatique
00:28:01qu'au réchauffement islamique
00:28:02et au phénomène migratoire
00:28:04qu'il précède
00:28:04c'est que vous êtes
00:28:05vraiment d'extrême droite
00:28:06et donc raciste
00:28:08aujourd'hui
00:28:09tous ces sujets
00:28:10sont occultés
00:28:10d'ailleurs il y a une jeune femme
00:28:11je ne sais pas si vous en souvenez
00:28:12à la fête de l'UMA
00:28:13qui avait interpellé
00:28:14Rocaïa Diallo
00:28:15en disant
00:28:15mais pourquoi
00:28:15ne parle-t-on jamais de cela
00:28:17parce qu'aujourd'hui
00:28:18la critique de la polygamie
00:28:20est néocolonialiste
00:28:21Assa Traoré
00:28:22qui était parmi nos lycéens
00:28:23a expliqué
00:28:24qu'elle l'avait fait
00:28:24l'expérience
00:28:25à travers ses parents
00:28:26et que c'est vraiment
00:28:26une expérience formidable
00:28:28donc il y a peu de monde
00:28:29qui en parle
00:28:29Naïma Fadel
00:28:30que nous recevions
00:28:31il y a quelques jours
00:28:32Naïma M. Fadel
00:28:33a eu le courage
00:28:33d'en parler
00:28:34dans son nouveau livre
00:28:35Le Peuple Sacrifié
00:28:36et elle explique
00:28:37alors moi j'ai découvert
00:28:38que certaines communes
00:28:40avec le bailleur social
00:28:41ont fusionné
00:28:42des appartements
00:28:42pour les adapter
00:28:43aux familles polygames
00:28:46pourquoi ce silence
00:28:47demande-t-elle
00:28:48là aussi
00:28:48tout le monde sait
00:28:50Merci beaucoup
00:28:51Gabrielle Cluzel
00:28:52dans un instant
00:28:53nous irons
00:28:53place vos bancs
00:28:55à Paris
00:28:55visiblement
00:28:56la situation
00:28:57s'est un peu calmée
00:28:58on ira rejoindre
00:28:59notre envoyée spéciale
00:29:01dans un instant
00:29:01d'abord
00:29:02Marc Menon
00:29:03Charlotte Dornelas
00:29:04avant de recevoir
00:29:05Eric Zemmour
00:29:05peut-être
00:29:06Charlotte Dornelas
00:29:07c'est un aspect
00:29:08de l'actualité
00:29:08que vous avez traité
00:29:10hier brillamment
00:29:11ce qui s'est passé
00:29:12à Aubagne
00:29:13on a appris aujourd'hui
00:29:15que le parquet
00:29:16antiterroriste
00:29:16s'est saisi de l'enquête
00:29:18l'enfant de 14 ans
00:29:20a vu sa garde
00:29:21à vue prolongée
00:29:22ses parents ont été libérés
00:29:23pourquoi le parquet
00:29:25antiterroriste
00:29:25s'est-il saisi de l'enquête ?
00:29:26Vous savez
00:29:27le parquet national
00:29:28antiterroriste
00:29:29est compétent
00:29:29sur tout le territoire
00:29:30c'est dans son nom
00:29:31mais il se saisit
00:29:34pardon d'un dossier
00:29:35à deux conditions
00:29:36il faut un
00:29:37la matérialité de l'acte
00:29:38ça doit être référencé
00:29:39dans le code pénal
00:29:40comme une infraction
00:29:41ou un délit
00:29:41en l'occurrence
00:29:42tentative au pluriel
00:29:43d'assassinat
00:29:44et il doit y avoir
00:29:46une intentionnalité
00:29:47terroriste
00:29:47c'est-à-dire que l'entreprise
00:29:48soit individuelle
00:29:49ou collective
00:29:50en l'occurrence
00:29:50il était tout seul
00:29:51à agir ce jour-là
00:29:53au collège
00:29:53il faut que le but
00:29:54soit de troubler
00:29:55l'ordre public
00:29:57par l'intimidation
00:29:58ou la terreur
00:29:58bref
00:29:58avoir recours
00:29:59au terrorisme
00:30:00qui s'inscrit
00:30:01dans une mouvance
00:30:02plus large
00:30:02que lui-même
00:30:05et alors là
00:30:06en l'occurrence
00:30:07le PNAT a expliqué
00:30:09dans son communiqué
00:30:10je cite le PNAT
00:30:11les premières investigations
00:30:12réalisées
00:30:13notamment l'exploitation
00:30:14des supports numériques
00:30:15du mineur
00:30:16mettent en évidence
00:30:17la probable adhésion
00:30:18à la mouvance
00:30:19True Crime Community
00:30:20avec l'accent
00:30:23ainsi que l'inscription
00:30:24de l'action criminelle
00:30:25intervenue au sein
00:30:26de son établissement scolaire
00:30:27dans cette idéologie
00:30:28donc non seulement
00:30:29il consommait
00:30:30les contenus
00:30:30de cette mouvance
00:30:31mais il aurait lui-même
00:30:32inscrit son acte
00:30:33dans celle-ci
00:30:33donc expliqué
00:30:34dans les contenus
00:30:35évidemment que
00:30:36nous n'avons pas le détail
00:30:37mais dans les contenus
00:30:38qui ont été saisis
00:30:39par les enquêteurs
00:30:39qu'il s'inscrivait
00:30:40dans cette communauté
00:30:41alors c'est l'aboutissement
00:30:42franchement j'ai fait
00:30:43une plongée en enfer
00:30:44cet après-midi
00:30:44je vous dis les choses
00:30:45comme elles sont
00:30:45j'ai fait une plongée
00:30:46en enfer
00:30:48par ce biais-là
00:30:49et par un procès
00:30:51qui a eu lieu
00:30:51il y a deux jours
00:30:52d'une autre mouvance
00:30:53mais qui est à peu près
00:30:54la même chose
00:30:54que les Etats-Unis
00:30:55d'ailleurs
00:30:55qui sont un peu plus
00:30:56au fait que nous
00:30:57appellent le nihilisme
00:30:59ultra-violent
00:31:00c'est la mouvance
00:31:00terroriste
00:31:01du nihilisme
00:31:02ultra-violent
00:31:03et alors
00:31:05on a un continent
00:31:07absolument ignoble
00:31:08avec des procès
00:31:09franchement à peine
00:31:10croyables
00:31:10c'est de l'esclavage
00:31:11la scarification
00:31:12des viols
00:31:13de la demande
00:31:13de scarification
00:31:14de petites victimes
00:31:15identifiées sur les réseaux
00:31:17réduction de la personne
00:31:18et l'état d'objet
00:31:19évidemment
00:31:19pédocriminalité
00:31:20tout y passe
00:31:21pourvu que ce soit
00:31:22ultra-violent
00:31:23l'ultra-violence
00:31:25agissant ici
00:31:25comme une sorte
00:31:27de pansement
00:31:28à un mal-être
00:31:29réel ou supposé
00:31:31chez ces gens-là
00:31:32et il s'agit
00:31:32en l'occurrence
00:31:33pour ce jeune garçon
00:31:34toujours selon le parquet
00:31:35d'un écosystème
00:31:36de communautés numériques
00:31:37qui glorifie
00:31:38les auteurs
00:31:38de tueries de masse
00:31:39et incite
00:31:40dans certaines formes
00:31:41au recours
00:31:41à la violence extrême
00:31:43il n'y a pas
00:31:44d'autres revendications
00:31:45on avait l'habitude
00:31:46c'est l'habitude
00:31:47malheureuse
00:31:47triste
00:31:48de revendications
00:31:49politiques ou religieuses
00:31:50sur le terrain
00:31:51du terrorisme
00:31:51et bien là
00:31:52il n'y a pas
00:31:52d'autres revendications
00:31:53que l'absence de sens
00:31:55la haine de l'homme
00:31:55et le culte glauquissime
00:31:57de la performance mortelle
00:31:58c'est l'horreur absolue
00:32:00mais ces communautés
00:32:01visent des adolescents
00:32:02par le biais d'internet
00:32:04notamment via
00:32:04certains réseaux sociaux
00:32:05en esthétisant au maximum
00:32:07l'ultra-violence
00:32:08la plus morbide possible
00:32:09jusqu'à la rendre
00:32:10addictive
00:32:11et attirante
00:32:12et ces dernières années
00:32:13la fascination
00:32:14pour l'ultra-violence
00:32:15apparaît comme la porte
00:32:16d'entrée vers la radicalisation
00:32:17quelle qu'elle soit
00:32:18on a vu ces profils-là
00:32:19revendiquer
00:32:20et je me souviens
00:32:21il y a trois ans
00:32:21mais moi je n'avais pas capté
00:32:22à l'époque
00:32:22ce qui se passait
00:32:23je le relis maintenant
00:32:24différemment
00:32:25à l'époque
00:32:26on avait eu un trio
00:32:27de trois jeunes adolescents
00:32:28qui étaient passés
00:32:28devant le tribunal
00:32:29et qui oscillait
00:32:30on se souvient du renseignement
00:32:31un peu circonspect
00:32:32qui oscillait
00:32:33entre le djihadisme
00:32:33ou le nazisme
00:32:34ils hésitaient
00:32:35entre les deux
00:32:35on se disait
00:32:36mais qui sont-ils
00:32:37et en fait
00:32:37ils avaient dit
00:32:38devant le tribunal
00:32:39que la seule chose
00:32:40qui les fascinait
00:32:40c'était l'ultra-violence
00:32:42l'ultra-violence diabolique
00:32:44le récent procès
00:32:46qui s'est terminé
00:32:46il y a trois jours
00:32:47à Paris
00:32:48le jeune homme
00:32:49qui était devant le tribunal
00:32:50a expliqué lui-même
00:32:51que son seul but
00:32:52était de répandre
00:32:53les flammes de Lucifer
00:32:54je pense que le message
00:32:55est assez clair
00:32:55la haine de l'homme
00:32:57on en est là
00:32:58Marc, maintenant
00:32:59juste avant
00:32:59d'accueillir Éric Zemmour
00:33:01peut-être un mot
00:33:03sur Jean-Luc Mélenchon
00:33:05pourquoi Jean-Luc Mélenchon
00:33:06les élus LFI
00:33:07règnent-ils tous en maître ?
00:33:08on l'a vu
00:33:09dans les manifestations
00:33:10il n'y a pas d'élus de droite
00:33:11il n'y a pas de candidat
00:33:12à la présidentielle
00:33:13comment l'expliquer ?
00:33:15alors moi déjà
00:33:16je m'interroge
00:33:17sur le fait
00:33:18que certains
00:33:19ne s'y présentent pas
00:33:21pour se dresser
00:33:22face à Mélenchon
00:33:23Mélenchon lui
00:33:24c'est sa boutique
00:33:25il a compris
00:33:27depuis longtemps
00:33:27en montrant
00:33:29les blancs
00:33:30et surtout
00:33:31une certaine France
00:33:33que l'avenir
00:33:34devait passer
00:33:35par ceux
00:33:36qui étaient des victimes
00:33:37alors il en rajoute
00:33:38sur la victimisation
00:33:39la victimisation
00:33:40la victimisation
00:33:41et malheureusement
00:33:43cet homme
00:33:44que je crois
00:33:45particulièrement
00:33:46intelligent
00:33:46et cynique
00:33:48devrait écouter
00:33:49Henri Pley
00:33:51l'édito
00:33:51de Charlotte
00:33:53parce que ça aboutit
00:33:54à quoi
00:33:55cet appel
00:33:55à la violence
00:33:56permanente
00:33:57sous des dehors
00:33:58de je ne sais trop
00:33:58quelle
00:33:59forfanterie
00:34:00utopique
00:34:01et bien ça aboutit
00:34:02à ça
00:34:03à des mômes
00:34:03qui sont complètement
00:34:04paumés
00:34:05et qui en arrivent
00:34:06à ce désir
00:34:07de destruction
00:34:09extrême
00:34:09et là
00:34:10où on est
00:34:11conscient
00:34:12que Jean-Luc Mélenchon
00:34:14le fait
00:34:15en sachant
00:34:16ce qui se passe
00:34:17c'est que face
00:34:18à des jeunes hier
00:34:19qu'a-t-il dit ?
00:34:20Il a dit
00:34:20mais
00:34:21il faut tout arraser
00:34:23et
00:34:24lorsque la place
00:34:25sera vide
00:34:26mais l'avenir
00:34:26c'est vous
00:34:27moi je n'ai pas
00:34:27les solutions
00:34:28c'est vous
00:34:29qui aurez les solutions
00:34:30c'est quand même
00:34:30extraordinaire
00:34:31vous avez le gaillard
00:34:33qui a 75 ans
00:34:34qui dit
00:34:35allez-y
00:34:35cassez tout
00:34:36moi je suis le meneur
00:34:37mais démerdez-vous
00:34:38après pour créer
00:34:39la nouvelle société
00:34:40je n'ai même pas
00:34:41une petite indication
00:34:42à vous donner
00:34:43Merci beaucoup
00:34:44Marc Menand
00:34:45Éric Zemmour
00:34:47on vous attend
00:34:48d'un instant
00:34:48à l'autre
00:34:49installez-vous
00:34:50on va
00:34:51en attendant
00:34:52partir
00:34:52Place Vauban
00:34:54à Paris
00:34:55il semble
00:34:56que les choses
00:34:56se soient calmées
00:34:57les manifestants
00:34:58sont partis
00:34:58qu'est-ce qui se passe
00:34:58concrètement
00:34:59Place Vauban
00:35:04Eh bien écoutez
00:35:05Place Vauban
00:35:06la tension
00:35:07est un peu
00:35:08redescendue
00:35:08les forces
00:35:09de l'ordre
00:35:10commencent à partir
00:35:11progressivement
00:35:12comme vous pouvez le voir
00:35:13sur ces images
00:35:14alors une tension
00:35:15qui redescend
00:35:16seulement
00:35:16parce que
00:35:17tout à l'heure
00:35:18elle était bien présente
00:35:20plusieurs affrontements
00:35:21entre les forces
00:35:22de l'ordre
00:35:23et les manifestants
00:35:24des manifestants
00:35:25qui pour certains
00:35:26n'ont pas voulu
00:35:27partir tout de suite
00:35:29comme vous le voyez
00:35:29sur ces images
00:35:30il en reste encore
00:35:31quelques-uns
00:35:32et puis déjà
00:35:33des dégradations
00:35:35bien présentes
00:35:36que je vais
00:35:37vous montrer
00:35:38sur cette statue
00:35:39comme vous pouvez le voir
00:35:41des dégradations
00:35:42bon je vous laisse
00:35:44je vous laisse lire
00:35:45voilà
00:35:46plusieurs dégradations
00:35:47sont déjà
00:35:47à déplorer
00:35:48ici
00:35:49sur cette place Vauban
00:35:51Merci beaucoup
00:35:53et on reviendra
00:35:54sur le terrain
00:35:55évidemment
00:35:56s'il y a d'autres
00:35:58manifestations
00:35:58donc rappelons
00:35:59les chiffres
00:36:00aujourd'hui
00:36:01480 000 personnes
00:36:04selon les organisateurs
00:36:05161 000
00:36:06selon le ministère
00:36:07de l'Intérieur
00:36:08qui ont manifesté
00:36:09en France aujourd'hui
00:36:1041 500
00:36:11Eric Zemmour
00:36:12merci beaucoup
00:36:13d'être avec nous
00:36:14ce soir
00:36:15sur le plateau
00:36:17de Face à l'Info
00:36:17ça vous fait quoi
00:36:18d'être avec nous
00:36:19ce soir ?
00:36:19Je suis toujours
00:36:21très ému
00:36:21quand je reviens
00:36:22parmi vous
00:36:22et ça me rappelle
00:36:24des très bons souvenirs
00:36:25et je retrouve des amis
00:36:26donc ça me fait toujours plaisir
00:36:27Sur un strapontin
00:36:28bon c'était la place
00:36:29de Mathieu
00:36:31mais ils l'ont renforcé
00:36:32parce que
00:36:35parenthèse
00:36:36c'était le 14 octobre 2019
00:36:38nous sommes le 13
00:36:39et jamais je n'oublierai
00:36:41ce jour-là
00:36:42quel mémoire
00:36:42bravo
00:36:42ah non mais c'est marqué
00:36:43dans ma chair
00:36:44nous avions des manifestants
00:36:46nous avions
00:36:47c'était dans des conditions
00:36:48terribles
00:36:49tout ça
00:36:50pour la liberté d'expression
00:36:51c'est oublier tout ça
00:36:52question
00:36:53pas pour moi
00:36:54question ce soir
00:36:55Eric Zemmour
00:36:56lorsqu'on voit
00:36:57ce qui se passe
00:36:58sur le terrain
00:36:58lorsqu'on voit
00:36:59la violence du chaos
00:37:01ce chaos
00:37:01lorsqu'on voit
00:37:02ces écoles brûlées
00:37:04lorsqu'on voit
00:37:04ces casses
00:37:05à l'intérieur
00:37:06des établissements scolaires
00:37:07que faites-vous
00:37:09que proposez-vous
00:37:10vous président de
00:37:11Reconquête
00:37:12face à cette violence
00:37:13si vous voulez
00:37:14on a remarqué
00:37:15effectivement
00:37:15c'est pas la première fois
00:37:16ça fait des années
00:37:17que à l'occasion
00:37:19de chaque événement
00:37:20que ça soit
00:37:20des célébrations
00:37:22de victoires
00:37:23au football
00:37:24ou des
00:37:25des
00:37:25des anniversaires
00:37:27des 14 juillet
00:37:29des
00:37:2931 décembre
00:37:31etc
00:37:31etc
00:37:31il y a à chaque fois
00:37:35des
00:37:36des brutalités
00:37:37des violences
00:37:38des
00:37:38des
00:37:39des brides
00:37:40de glace
00:37:41etc
00:37:41bon
00:37:41donc maintenant
00:37:42on le sait
00:37:43on a vu d'ailleurs
00:37:44dans ces
00:37:44dans ces manifestations
00:37:45études lycéennes
00:37:47que tout a commencé
00:37:48tout de suite
00:37:49par
00:37:49des
00:37:50des lycées
00:37:51qui ont brûlé
00:37:52des profs
00:37:53qui ont été
00:37:54agressés
00:37:55caillassés
00:37:56etc
00:37:56tout de suite
00:37:57ça a commencé
00:37:57tout de suite
00:37:58comme ça
00:37:58il y a je crois
00:37:59que la
00:38:00la la la
00:38:01la chercheuse
00:38:02madame bergeau
00:38:03blacklair
00:38:03a parlé
00:38:04d'intifada
00:38:04donc c'est vous dire
00:38:06que vous voyez
00:38:07c'est pas
00:38:08c'est pas rien
00:38:08bon
00:38:09donc qu'est-ce qu'on fait
00:38:10vous avez raison
00:38:11qu'est-ce qu'on fait
00:38:11moi je pense que
00:38:14la France a un problème
00:38:16de
00:38:16d'ordre
00:38:17tout simplement
00:38:18d'ordre
00:38:18et de justice
00:38:20depuis des décennies
00:38:21on a relâché
00:38:23les sanctions
00:38:24on a été
00:38:25d'un laxisme
00:38:26coupable
00:38:27je crois
00:38:28qu'il faut
00:38:29redresser cela
00:38:30et il faut
00:38:30surtout
00:38:31quand on voit
00:38:32souvent
00:38:32l'âge
00:38:33juvénile
00:38:34des casseurs
00:38:36et des agresseurs
00:38:37il faut
00:38:38revenir
00:38:38sur
00:38:39la philosophie
00:38:41le principe même
00:38:42de l'ordonnance
00:38:42de 45
00:38:43qui distingue
00:38:44entre
00:38:44les jeunes
00:38:46et les adultes
00:38:47et qui fait passer
00:38:48qui privilégie
00:38:49l'éducation
00:38:50sur la répression
00:38:51pour ces jeunes
00:38:51moi je crois
00:38:52qu'il faut
00:38:52en finir avec ça
00:38:54car nous ne sommes plus
00:38:54en 45
00:38:55nous n'avons plus
00:38:56les mêmes jeunes
00:38:58entre guillemets
00:38:58donc ça c'est vraiment
00:39:00les grands principes
00:39:01dans les mesures
00:39:02c'est assez simple
00:39:04pour les jeunes
00:39:06il faut en finir
00:39:07avec
00:39:08l'exception
00:39:09de minorité
00:39:12les juges
00:39:12pourront toujours
00:39:13décider
00:39:14qu'il y a
00:39:15effectivement
00:39:15une exception
00:39:16de minorité
00:39:16en l'espèce
00:39:17mais sur le principe
00:39:19il faut en finir
00:39:19avec ça
00:39:20il faut en finir
00:39:21également
00:39:22avec
00:39:23ce qu'a fait
00:39:24monsieur Dupond-Moretti
00:39:25le code de justice
00:39:27des mineurs
00:39:27qui distingue
00:39:28vous savez
00:39:29qui sépare
00:39:29de plusieurs mois
00:39:30entre le jugement
00:39:32et la sanction
00:39:33c'est une stupidité
00:39:35bon ça ne m'étonne pas
00:39:37de monsieur Dupond-Moretti
00:39:38mais passons
00:39:38il faut au contraire
00:39:40faire
00:39:42présenter
00:39:42les jeunes
00:39:43et
00:39:43mettre
00:39:44absolument
00:39:46les faire
00:39:47les faire sanctionner
00:39:48immédiatement
00:39:49avec des comparutions
00:39:50immédiates
00:39:50et il faut
00:39:51également
00:39:53fermer
00:39:54les centres
00:39:55éducatifs
00:39:56fermer
00:39:56pour les remplacer
00:39:57qui ne sont en fait
00:39:58que des centres aérés
00:39:59pour les remplacer
00:40:00par des véritables
00:40:01prisons
00:40:02pour les jeunes
00:40:02et il faut
00:40:03enfin
00:40:05exiger
00:40:05des parents
00:40:07de payer
00:40:08des indemnités
00:40:09pour les dégâts
00:40:11qu'ont commis
00:40:12leur progéniture
00:40:13et il faut
00:40:14les faire
00:40:14prendre cet argent
00:40:16par huissier
00:40:16et ne absolument pas
00:40:18ne jamais lâcher
00:40:20c'est
00:40:21les parents
00:40:22de ces jeunes
00:40:23vous verrez
00:40:23qu'ils les garderont
00:40:25un peu plus
00:40:25à la maison
00:40:26pour
00:40:27tout le monde
00:40:28pour les adultes
00:40:29et pour les jeunes
00:40:30il faut
00:40:31dans le cadre
00:40:33de ces manifestations
00:40:33rétablir
00:40:34la loi
00:40:35anti-casseur
00:40:36de 1970
00:40:37qui prévoyait
00:40:38une responsabilité
00:40:39collective
00:40:40de ceux
00:40:41qui
00:40:42voyant
00:40:43qu'il y a
00:40:43effectivement
00:40:44des agressions
00:40:45tous ces mouvements
00:40:47restent
00:40:48quand même
00:40:48ils sont
00:40:49donc
00:40:49responsables
00:40:50c'est la loi
00:40:50anti-casseur
00:40:51de 1970
00:40:52qui a été
00:40:52supprimée
00:40:53par François Mitterrand
00:40:55en 1981
00:40:55et qui prévoyait
00:40:56des peines de prison
00:40:57de 3 mois
00:40:58à 2 ans
00:40:59pour ces casseurs
00:41:01il faut également
00:41:04rétablir
00:41:04les peines planchers
00:41:05vous savez que les peines planchers
00:41:06existaient
00:41:07depuis Napoléon
00:41:08elles ont été
00:41:10également supprimées
00:41:11par François Mitterrand
00:41:12en 1981
00:41:14il faut donc
00:41:15rétablir
00:41:16ces peines planchers
00:41:17il n'y a aucune raison
00:41:18de ne pas les rétablir
00:41:19et il faut supprimer
00:41:20le juge d'application
00:41:21des peines
00:41:21pour qu'il n'y ait
00:41:24plus de réduction
00:41:25des peines
00:41:25vous savez
00:41:25la justice française
00:41:27a un problème majeur
00:41:28c'est qu'il y a
00:41:29un énorme décalage
00:41:31entre la peine encourue
00:41:32qui est dans le code pénal
00:41:33et qui est
00:41:34le plus souvent
00:41:35très sévère
00:41:36la peine prononcée
00:41:37par le juge
00:41:38déjà il y a une déperdition
00:41:39et alors après
00:41:40la peine exécutée
00:41:41alors là
00:41:41on ne sait plus
00:41:43exactement
00:41:44quelle fut
00:41:45la peine encourue
00:41:46donc il faut réduire
00:41:47cet écart là
00:41:47et donc
00:41:48en faisant des peines planchers
00:41:49et en supprimant
00:41:50le juge d'application
00:41:51des peines
00:41:51la peine exécutée
00:41:53colle beaucoup plus
00:41:54à la peine encourue
00:41:56et évidemment
00:41:56à la peine prononcée
00:41:58ça c'est vraiment
00:42:00les je dirais
00:42:01la remise en ordre
00:42:03de la justice française
00:42:05qui est nécessaire
00:42:06à la fois pour les adultes
00:42:07et pour les mineurs
00:42:09revenir sur l'ordonnance
00:42:10de 45
00:42:11l'exception de minorité
00:42:14rétablir la loi
00:42:15anti-casseurs
00:42:16des années 70
00:42:16fermer les centres éducatifs
00:42:18exiger
00:42:19les parents
00:42:21qui puissent payer
00:42:23rétablir les peines penchées
00:42:24ou encore
00:42:25supprimer le juge
00:42:26d'application des peines
00:42:27est-ce que selon vous
00:42:28quand même
00:42:28les revendications
00:42:29ne peuvent pas être entendues
00:42:30parce que là
00:42:31il y a quand même
00:42:32effectivement
00:42:33à la fois
00:42:34les casseurs
00:42:35mais est-ce que
00:42:35les revendications
00:42:36ne sont pas légitimes
00:42:37pour autant
00:42:38faut-il y voir
00:42:39que des casseurs
00:42:40non non non
00:42:40vous avez raison
00:42:41il n'y a pas que des casseurs
00:42:42c'est évident
00:42:42non non
00:42:43je ne veux pas faire
00:42:44cette confusion
00:42:45trop facile
00:42:46pour être juste
00:42:48non
00:42:48je dirais
00:42:49comment vous dire ça
00:42:50je ne dis pas
00:42:51que les revendications
00:42:53avoir des locaux
00:42:54qui ne soient pas trop chauffés
00:42:56ou trop froids
00:42:58avoir des emplois du temps
00:42:59qui sont un peu mieux aménagés
00:43:00ça m'a rajeuni
00:43:01parce que
00:43:01moi déjà
00:43:02quand j'étais adolescent
00:43:03je me plaignais
00:43:03des emplois du temps
00:43:04qui étaient mal faits
00:43:05et qui nous donnaient
00:43:06des heures entières
00:43:07vous savez
00:43:09de permanence
00:43:09comme on disait à l'époque
00:43:10entre deux cours
00:43:11donc vous voyez
00:43:11ce n'est pas nouveau
00:43:12pourtant
00:43:12je ne suis vraiment pas jeune
00:43:15donc
00:43:15Marc Menon vous bat
00:43:16donc ces revendications
00:43:17je dirais
00:43:19syndicales
00:43:19ces revendications
00:43:21syndicales
00:43:21ne sont pas illégitimes
00:43:23mais enfin franchement
00:43:24je vais vous dire Christine
00:43:24ce que je pense profondément
00:43:26parce que ça me hante
00:43:27depuis des années
00:43:28j'ai eu des enfants
00:43:30je sais très bien
00:43:31je vois l'évolution
00:43:32de l'école
00:43:32le sujet
00:43:34qui devrait
00:43:34hanter
00:43:35tous les élèves
00:43:36tous les parents
00:43:38et tous les responsables politiques
00:43:40c'est l'effondrement
00:43:42du niveau scolaire
00:43:43de l'école française
00:43:44c'est une honte
00:43:46et c'est une ignominie
00:43:48vous savez
00:43:49on avait
00:43:50sincèrement
00:43:51et sans
00:43:51cocorico ridicule
00:43:53on avait sans doute
00:43:54la meilleure école
00:43:56du monde
00:43:56je me souviens
00:43:57quand j'étais jeune
00:43:58j'avais une amie américaine
00:44:00à Sciences Po
00:44:01et je me moquais d'elle
00:44:02et je me moquais
00:44:04du niveau
00:44:04de l'éducation américaine
00:44:06et elle ne disait rien
00:44:07elle me disait
00:44:07oui vous avez raison
00:44:08vous avez une scolarité
00:44:10incroyablement bonne
00:44:11et nous on est obligés
00:44:12de rattraper tout
00:44:13après à l'université
00:44:14c'est inouï
00:44:15d'où on vient
00:44:16et où on est arrivé
00:44:17vous savez
00:44:18tout le monde voit
00:44:19les classements PISA
00:44:20où on est derrière
00:44:21l'Albanie
00:44:22la Turquie
00:44:23enfin bon
00:44:24pourquoi pas
00:44:24le Turkmenistan
00:44:26enfin c'est une honte
00:44:27je vais vous dire
00:44:28moi j'ai vu d'autres chiffres
00:44:30qui sont encore plus
00:44:31angoissants
00:44:31que les classements PISA
00:44:33il y a un organisme
00:44:34qui s'appelle
00:44:35LEC
00:44:35lire
00:44:35écrire
00:44:36compter
00:44:36qui fait des tests
00:44:37depuis 1987
00:44:39on donne une dictée
00:44:40par exemple
00:44:41de 10 lignes
00:44:41sans difficulté énorme
00:44:43à des enfants
00:44:44de CM2
00:44:45je crois
00:44:45en 1987
00:44:48ceux qui faisaient
00:44:49plus de 15 fautes
00:44:50étaient 30 à 35%
00:44:52c'était
00:44:52les mauvais élèves
00:44:53comme on disait jadis
00:44:54vous savez
00:44:55aujourd'hui
00:44:55ils sont 95%
00:44:57à faire plus de 15 fautes
00:44:58la question est réglée
00:45:01même
00:45:02ça touche même
00:45:03les bons élèves
00:45:04le même test
00:45:05en 1987
00:45:07ce que faisaient
00:45:08les 10%
00:45:09qui étaient
00:45:10les meilleurs élèves
00:45:11aujourd'hui
00:45:12ils ne sont plus
00:45:12que 1%
00:45:13à savoir faire ça
00:45:15donc vous voyez
00:45:15c'est un effondrement
00:45:16général
00:45:17c'est un effondrement
00:45:18qui est catastrophique
00:45:19qui évidemment
00:45:20empêche
00:45:21la jeune génération
00:45:22de comprendre
00:45:23le monde
00:45:24de comprendre
00:45:25ce qui lui arrive
00:45:25et qui va
00:45:26alors sur un plan
00:45:27le plus global
00:45:28ruiner notre pays
00:45:30qui va ruiner
00:45:30son économie
00:45:31qui va ruiner
00:45:32ses sciences
00:45:33qui va ruiner
00:45:33nous étions
00:45:34le pays
00:45:35avec l'URSS
00:45:36à l'époque
00:45:37qui était
00:45:38le pays
00:45:39qui avait le plus
00:45:40de médailles
00:45:40c'est à dire
00:45:40le prix Nobel
00:45:41de mathématiques
00:45:42c'est fini tout ça
00:45:44c'est inouï
00:45:45donc qu'est-ce qu'il faut faire
00:45:47en vérité
00:45:48ce n'est pas compliqué
00:45:49puisque
00:45:49on disait tout à l'heure
00:45:51on avait
00:45:51la meilleure école du monde
00:45:53on avait des méthodes
00:45:54qui nous avaient donné
00:45:55la meilleure école du monde
00:45:56et ces méthodes-là
00:45:57qu'on a jugées
00:45:58archaïques
00:45:59je me souviens
00:46:00de monsieur Bourdieu
00:46:01j'ai eu en mémoire
00:46:03une émission d'apostrophe
00:46:04où monsieur Bourdieu
00:46:05faisait la leçon
00:46:06en disant que parler
00:46:07de dictée
00:46:08d'orthographe
00:46:09de calcul mental
00:46:10c'était bon
00:46:10pour le 19e siècle
00:46:11et que tout le monde
00:46:13était des débiles mentaux
00:46:14le résultat c'est ça
00:46:16c'est l'école aujourd'hui
00:46:18merci monsieur Bourdieu
00:46:19donc si vous voulez
00:46:21comment on fait aujourd'hui ?
00:46:23c'est très simple
00:46:23mais je vous assure
00:46:24que c'est très simple
00:46:24les méthodes françaises
00:46:26qu'on a abandonnées
00:46:27c'est-à-dire
00:46:29méthode syllabique
00:46:30pour apprendre à lire
00:46:30le par cœur
00:46:31les récitations
00:46:32les dictées
00:46:33le calcul mental
00:46:34certaines écoles privées
00:46:35le font
00:46:35c'est exactement
00:46:36ce que j'allais vous dire
00:46:37et vous savez
00:46:37pire que les écoles privées
00:46:39d'autres pays
00:46:40ont adopté
00:46:41nos méthodes
00:46:42aujourd'hui
00:46:43on admire Singapour
00:46:44mais Singapour
00:46:45a adopté
00:46:45les méthodes françaises
00:46:46aujourd'hui
00:46:47il y a des Marocains
00:46:48des jeunes Marocains
00:46:49très doués en mathématiques
00:46:50qui rentrent
00:46:51à Polytechnique
00:46:52Polytechnique en France
00:46:53pas Polytechnique
00:46:55Polytechnique en France
00:46:55pourquoi ?
00:46:57parce que dans les années 80
00:46:58ils ont conservé
00:46:59les méthodes
00:47:00du colonisateur français
00:47:01on voit bien la différence
00:47:03d'ailleurs avec l'Algérie
00:47:04qui dans les années 60
00:47:05a arabisé son enseignement
00:47:07et a abandonné
00:47:08les méthodes françaises
00:47:08c'est une catastrophe
00:47:09et le Maroc
00:47:11produit une élite
00:47:12tout à fait remarquable
00:47:13pourquoi ?
00:47:14parce qu'ils ont conservé
00:47:15les méthodes françaises
00:47:16donc ça c'est la première chose
00:47:17à faire
00:47:17remettre les méthodes traditionnelles
00:47:19remettre également
00:47:20le français et les mathématiques
00:47:22comme matière principale
00:47:24avec des horaires supérieurs
00:47:26on a perdu des dizaines
00:47:27et des centaines d'heures
00:47:28en mathématiques
00:47:29et en français
00:47:30au bénéfice du sport
00:47:32et des enseignements artistiques
00:47:33et de la propagande
00:47:34j'adore le sport
00:47:35j'en fais encore aujourd'hui
00:47:37j'adore l'enseignement artistique
00:47:39il ne m'écoute pas
00:47:39mais comment ?
00:47:41j'ai dit
00:47:41au bien de Évars
00:47:42oui exactement
00:47:43ça vous avez tout à fait raison
00:47:44ça c'est le pire
00:47:45c'est la propagande
00:47:47et des heures consacrées à cela
00:47:49il faut se débarrasser de tout ça
00:47:50et mettre les mathématiques
00:47:52et les français
00:47:52avec des heures supplémentaires
00:47:54troisièmement
00:47:55il faut remettre
00:47:57la sélection
00:47:58à tous les étages
00:47:59c'est à dire
00:48:00vous rentrez en sixième
00:48:02vous devez passer
00:48:03un examen
00:48:03et si vous n'avez pas le niveau
00:48:05vous savez aujourd'hui
00:48:05la moitié des élèves français
00:48:07ne lit pas correctement
00:48:09ces enfants n'ont rien à voir
00:48:11en sixième
00:48:12après vous arrivez
00:48:13en troisième
00:48:14vous passez un examen
00:48:15pour passer en seconde
00:48:16après vous allez
00:48:16au bac
00:48:17et là vous repassez
00:48:18un véritable baccalauréat
00:48:20pas une pochette surprise
00:48:21et un véritable baccalauréat
00:48:23ça veut dire
00:48:24qu'on va réduire
00:48:25à peu près de moitié
00:48:26ceux qui ont le bac
00:48:26du coup
00:48:29ils n'iront pas
00:48:29à l'université
00:48:31et
00:48:32tout simplement
00:48:33ils n'ont pas le niveau
00:48:34pour aller en université
00:48:35et l'université
00:48:36croule
00:48:36sous le nombre
00:48:37avec des sections
00:48:40qui sont complètement inutiles
00:48:41et qui devraient
00:48:43d'ailleurs
00:48:43qui subiront
00:48:44un numerus claus
00:48:44par exemple moi je suis favorable
00:48:46à un numerus claus
00:48:47non pas pour la médecine
00:48:48mais pour la sociologie
00:48:49voyez
00:48:49parce que franchement
00:48:52si on avait
00:48:53une trentaine
00:48:54de sociologues par an
00:48:55ça suffit largement
00:48:57largement
00:48:57et on n'a pas besoin
00:48:58en revanche
00:48:59on manque
00:49:00de CAP
00:49:01donc à partir
00:49:02de la quatrième
00:49:04il faudra
00:49:04pousser
00:49:05les enfants
00:49:06qui sont beaucoup plus doués
00:49:07pour ça
00:49:07il y a beaucoup plus d'enfants
00:49:08qui sont doués
00:49:09pour d'autres choses
00:49:10que
00:49:11les matières théoriques
00:49:12c'est pas une honte
00:49:13et c'est très bien comme ça
00:49:15et on en manque
00:49:16donc il faudra
00:49:17les favoriser
00:49:19cet enseignement là
00:49:20enfin
00:49:20quatrièmement
00:49:21il faut rétablir
00:49:22la discipline
00:49:23j'ai lu
00:49:24que
00:49:25l'école française
00:49:26était la pire
00:49:28en matière de discipline
00:49:29de tout l'Occident
00:49:30c'est dans les statistiques
00:49:32les autres pays
00:49:34nous regardent
00:49:35avec des yeux
00:49:36mais
00:49:36mais ébahis
00:49:37les professeurs
00:49:39ne se font plus respecter
00:49:40quand ils ne se font pas
00:49:41taper
00:49:41agresser
00:49:42insulter
00:49:43je vous en passe
00:49:43et des meilleurs
00:49:44donc il faut rétablir
00:49:45la discipline
00:49:46il faut sanctionner
00:49:48les élèves
00:49:49qui sont
00:49:50des élèves violents
00:49:51il faut les expulser
00:49:53et on n'est pas obligé
00:49:54de leur retrouver
00:49:55un établissement
00:49:56l'obligation
00:49:58scolaire
00:49:58en France
00:49:59ce n'est pas
00:50:00à l'état
00:50:00de trouver une école
00:50:02c'est à l'enfant
00:50:03de trouver une école
00:50:03en l'occurrence
00:50:04à ses parents
00:50:05c'est très bien
00:50:06ils se débrouilleront
00:50:07donc il faut absolument
00:50:08virer ses enfants
00:50:09il faut donner
00:50:10beaucoup plus d'autonomie
00:50:11au chef d'établissement
00:50:12pour lui permettre
00:50:13justement de sanctionner
00:50:14et même
00:50:15je vais vous dire
00:50:16quitte à choquer certains
00:50:18et même
00:50:19à choisir
00:50:20ses profs
00:50:21je pense
00:50:22qu'il faut
00:50:23enlever
00:50:25le choix
00:50:26et la désignation
00:50:28des professeurs
00:50:28dans les établissements
00:50:30à la rue de Grenelle
00:50:32et donc au syndicat
00:50:33pour les donner
00:50:34au chef d'établissement
00:50:35qui aura une véritable autonomie
00:50:37et ça permettra
00:50:39ainsi
00:50:40d'avoir une équipe
00:50:41éducative
00:50:42cohérente
00:50:44les professeurs
00:50:45qui ne sont refusés là
00:50:46ils seront acceptés là-bas
00:50:47vous voyez
00:50:47et ça je pense
00:50:49que c'est tout un ensemble
00:50:50qui permettra
00:50:51enfin
00:50:52de rétablir
00:50:53cette école française
00:50:54qui nous faisait
00:50:56gloire
00:50:57et qui aujourd'hui
00:50:57nous fait honte
00:50:58et je pense vraiment
00:51:00que c'est possible
00:51:01on a des pays
00:51:02qui se sont rétablis
00:51:03les anglais
00:51:04étaient aussi catastrophiques
00:51:06que nous
00:51:06ils vont mieux
00:51:07je ne dis pas
00:51:07qu'ils sont venus
00:51:08au niveau du Japon
00:51:10et de la Corée du Sud
00:51:11malheureusement
00:51:12mais ils vont mieux
00:51:13donc c'est possible
00:51:14et en fait
00:51:14vous êtes en train de dire
00:51:15d'appliquer ce qui se passe
00:51:16dans une école privée
00:51:17c'est-à-dire
00:51:17dans une école privée
00:51:19dans une école privée
00:51:20oui
00:51:20mais d'ailleurs
00:51:21c'est pour ça
00:51:21que les écoles privées
00:51:22ont autant de succès
00:51:22voilà
00:51:23rétablir la discipline
00:51:24alors je vais vous dire
00:51:25c'est bien que vous me posiez
00:51:26la question
00:51:27parce que
00:51:27j'ai aussi
00:51:29je pense aussi
00:51:29vous savez
00:51:30il y a
00:51:30je fais vite
00:51:31il y a un accord
00:51:34qui date de 1992
00:51:36à l'époque
00:51:37c'est monsieur Lang
00:51:37qui était ministre
00:51:38de l'éducation nationale
00:51:39et qui avait fait un accord
00:51:40avec l'enseignement catholique
00:51:41qui était dirigé à l'époque
00:51:42par le père Cloupé
00:51:43ça s'appelle
00:51:44les accords Lang-Cloupé
00:51:45ce n'est pas dans la loi
00:51:46ce n'est pas officiel
00:51:47mais c'était un accord
00:51:49de parole
00:51:50et qui a été respecté
00:51:52scrupuleusement
00:51:52par les deux partenaires
00:51:53qu'est-ce qu'il disait
00:51:54cet accord ?
00:51:55il disait
00:51:56une sorte de yalta
00:51:57entre l'école publique
00:51:59et l'école privée
00:52:0080% pour l'école publique
00:52:02je parle en nombre
00:52:02d'élèves évidemment
00:52:03et 20% pour l'école privée
00:52:06moi je propose
00:52:08de rompre ce yalta
00:52:10de l'école
00:52:11et de laisser
00:52:12librement
00:52:13l'école privée
00:52:15se développer
00:52:16si les parents
00:52:18veulent mettre
00:52:19à l'école privée
00:52:20pourquoi je fais ça ?
00:52:21je fais ça
00:52:21parce que vous avez raison
00:52:23certaines écoles privées
00:52:24malheureusement pas toutes
00:52:25sont devenues
00:52:32la dernière rempart
00:52:35des méthodes traditionnelles
00:52:36et des méthodes
00:52:37qui marchent
00:52:37et surtout
00:52:40je pense que
00:52:42et c'est l'exemple
00:52:42d'ailleurs au 19ème siècle
00:52:43en Vendée
00:52:44entre l'enseignement catholique
00:52:46et l'enseignement public
00:52:48l'enseignement laïque
00:52:48la rivalité entre les deux
00:52:51a provoqué
00:52:52une émulation
00:52:52et du coup
00:52:53les deux écoles
00:52:54étaient bonnes
00:52:55et c'est ce qui a permis
00:52:57au 20ème siècle
00:52:58à la Bretagne
00:52:59et à la Vendée
00:53:00de sortir
00:53:01d'un sous-développement
00:53:02chronique
00:53:02c'était une des régions
00:53:04les plus pauvres de France
00:53:05depuis le Moyen-Âge
00:53:06et qui ont permis
00:53:08à cette région
00:53:09de se développer
00:53:10je chronomètre
00:53:12scrupuleusement
00:53:12votre temps de parole
00:53:14et je vous arrête
00:53:15parce que j'aimerais
00:53:16qu'on parle aussi
00:53:16de l'automobile
00:53:17je disais hier
00:53:19sur ce plateau
00:53:20qu'à l'ouverture
00:53:21du salon mondial
00:53:23de l'automobile
00:53:24moi je me rappelle
00:53:25qu'il y a 7 ans
00:53:26vous parliez
00:53:26justement de l'arrivée
00:53:28et vous annonciez
00:53:29l'arrivée
00:53:29de ce déclin
00:53:31de cette désinstrualisation
00:53:34dans le secteur
00:53:35de l'automobile
00:53:36et l'arrivée
00:53:36des Chinois
00:53:37et bien on y est
00:53:37comment vous analysez ?
00:53:39vous allez demain
00:53:39j'ai vu vous l'avez dit
00:53:40sur les réseaux sociaux
00:53:41je vais demain
00:53:41au salon de l'automobile
00:53:42je savais quand j'étais petit
00:53:44mon père m'emmenait
00:53:45au salon de l'automobile
00:53:46parce que j'adorais
00:53:48l'automobile
00:53:48et je faisais l'admiration
00:53:50de ma mère
00:53:50parce que j'avais 3-4 ans
00:53:51et je reconnaissais
00:53:52toutes les voitures
00:53:53qui passaient dans la rue
00:53:53je disais
00:53:54Simca 1000
00:53:55DS 19
00:53:56alors évidemment
00:53:56ma mère racontait ça
00:53:59elle était très fière
00:54:00tu imagines
00:54:00bientôt 2 chevaux
00:54:01on va revenir
00:54:02à la 2 chevaux
00:54:02on va revenir
00:54:03à la 2 chevaux
00:54:04exactement
00:54:05donc vraiment
00:54:06j'adore ça
00:54:06la bagnole
00:54:07c'est vraiment
00:54:08j'aime pas spécialement conduire
00:54:10mais je trouve ça
00:54:10que c'est un bel objet
00:54:11quand j'étais petit
00:54:12je montais dans la DS
00:54:13de mon père
00:54:13j'en ai un souvenir
00:54:14c'était magnifique
00:54:15alors vous aimez la voiture
00:54:16mais j'aime pas spécialement
00:54:17conduire
00:54:18je suis un peu compliqué
00:54:19je reconnais
00:54:20je suis un peu contradictoire
00:54:21enfin
00:54:23comme disait Rousseau
00:54:25vaut mieux être un homme
00:54:25à paradoxe
00:54:26qu'à préjuger
00:54:27n'est-ce pas
00:54:27cher Mathieu
00:54:32donc je continue
00:54:33mais le moment est crucial
00:54:35on plaisante
00:54:36mais vous avez raison
00:54:36et le moment est grave
00:54:38le moment est très grave
00:54:39on a des BYD partout
00:54:40tout le monde va acheter
00:54:41une BYD
00:54:42Eric Zemmour
00:54:43je vais vous dire
00:54:43prenons quelques chiffres
00:54:45vous allez comprendre
00:54:46la gravité du moment
00:54:46on a quasiment
00:54:48je parle sous le contrôle
00:54:49de marque
00:54:50inventé l'automobile
00:54:51la France
00:54:52oui oui oui
00:54:53au début du siècle
00:54:54du 20ème siècle pardon
00:54:55voler la première voiture
00:54:571875
00:54:57Le Mans Paris
00:54:59en 18h
00:55:011875
00:55:02on a inventé l'automobile
00:55:03et aujourd'hui
00:55:05aujourd'hui
00:55:05il nous reste
00:55:06un seul
00:55:08constructeur
00:55:08indépendant
00:55:09Renault
00:55:10parce que bon
00:55:11on nous raconte
00:55:12Peugeot
00:55:12Citroën
00:55:13mais en vérité
00:55:13ils ont été
00:55:14avalés
00:55:16dans le grand
00:55:17conglomérat
00:55:18italo-américain
00:55:19dit
00:55:20qui s'appelle
00:55:20Stellantis
00:55:21on fabrique
00:55:22on fabrique aujourd'hui
00:55:23sur le sol
00:55:23de France
00:55:241 400 000
00:55:25voitures
00:55:26ce qui est
00:55:27écoutez-moi bien
00:55:293 fois moins
00:55:30qu'en 2000
00:55:31je ne parle pas
00:55:31de 1960
00:55:32en 2000
00:55:343 fois moins
00:55:34or
00:55:35or pendant le même temps
00:55:36la production
00:55:38d'automobiles
00:55:38mondiales
00:55:39a doublé
00:55:40donc ça veut dire
00:55:41qu'on a perdu
00:55:41on est réduit
00:55:43de 6 fois
00:55:45par rapport
00:55:46aux années
00:55:46au début
00:55:47des années 2000
00:55:48c'est une
00:55:49bérésina
00:55:49on a deux
00:55:51on a deux problèmes
00:55:52qui sont distincts
00:55:54mais qui se cumulent
00:55:54pour nous les français
00:55:55on a d'abord
00:55:56un problème français
00:55:58franco-français
00:55:59qui touche
00:55:59toute l'industrie
00:56:00c'est que nous ne sommes
00:56:02pas compétitifs
00:56:02nous sommes le seul pays
00:56:04qui est une industrie
00:56:05aussi faible
00:56:06qui représente
00:56:0610% du PIB
00:56:08alors que l'Allemagne
00:56:09l'Italie
00:56:10sont à 18-20%
00:56:11ils ont conservé
00:56:12une industrie
00:56:13que l'Espagne
00:56:14est en train
00:56:14de nous rattraper
00:56:15avec un outil industriel
00:56:17de plus en plus développé
00:56:18et qu'ils sont
00:56:19des excédents commerciaux
00:56:20donc il n'y a que nous
00:56:21ça c'est un premier problème
00:56:23pourquoi ?
00:56:23parce qu'on a évidemment
00:56:24un problème de compétitivité
00:56:25on a un problème
00:56:26d'impôt excessif
00:56:28et donc il faut résoudre
00:56:29par une série
00:56:30de mesures
00:56:31de baisse d'impôt
00:56:32suppression des impôts
00:56:34de production
00:56:35réduction
00:56:36de l'IS
00:56:37en compensation
00:56:39de la suppression
00:56:40des niches fiscales
00:56:42vous voyez
00:56:44simplification
00:56:45du code du travail
00:56:46simplification
00:56:47des procédures
00:56:48pour implanter
00:56:49des industries
00:56:49etc.
00:56:50et le prix de l'énergie
00:56:51qui est beaucoup plus
00:56:52excessif
00:56:53et donc on insiste
00:56:54sur le nucléaire
00:56:55vous voyez
00:56:56je passe
00:56:56et on a
00:56:57le problème
00:56:59de la Chine
00:57:01alors là
00:57:01si vous voulez
00:57:02il faut bien comprendre
00:57:03que là en revanche
00:57:04ce n'est pas un problème
00:57:05spécifiquement français
00:57:06c'est à dire que les allemands
00:57:07qui pendant des années
00:57:09ont fait les marioles
00:57:10et qui ont refusé
00:57:12tout
00:57:12tout protectionnisme
00:57:13contre les chinois
00:57:14parce qu'ils vendaient
00:57:15eux-mêmes
00:57:15des voitures
00:57:16et des machines
00:57:16outils
00:57:17aux allemands
00:57:18aux chinois
00:57:19maintenant
00:57:20sont en train
00:57:20de se faire ravager
00:57:21par les chinois
00:57:22pourquoi ?
00:57:23le problème est simple
00:57:25le péché originel
00:57:27c'est l'entrée
00:57:28en 2001
00:57:28dans l'OMC
00:57:29de la Chine
00:57:31c'est le péché originel
00:57:33j'ai vu récemment
00:57:34que
00:57:35monsieur Lamy
00:57:36Pascal Lamy
00:57:37le socialiste
00:57:38qui dirigeait
00:57:38à l'époque
00:57:39l'OMC
00:57:40a fait une espèce
00:57:41de méa culpa
00:57:41en disant
00:57:42nous avons fait
00:57:43une erreur
00:57:43de parallaxe
00:57:44alors là je vais vous dire
00:57:46je suis allé voir
00:57:46dans le dictionnaire
00:57:47parallaxe
00:57:47et même en regardant
00:57:49la définition
00:57:49je n'ai toujours pas sûr
00:57:50d'avoir compris
00:57:51ce qu'il voulait dire
00:57:51la vérité
00:57:52c'est qu'ils ont fait
00:57:54une erreur
00:57:54ah oui
00:57:54mais
00:57:56un
00:57:56d'arrogance
00:57:57ils étaient persuadés
00:57:58que les chinois
00:57:59ne feraient jamais
00:58:00des voitures formidables
00:58:02des avions
00:58:02etc
00:58:02qu'ils se contenteraient
00:58:04de faire des chaussettes
00:58:04et des t-shirts
00:58:05et deux
00:58:06et deux
00:58:07une erreur
00:58:08de naïveté
00:58:08avec un humanisme
00:58:09à la noix
00:58:11vous me faites signe
00:58:12que c'est pressé
00:58:12donc je vais
00:58:13à l'essentiel
00:58:14qu'est-ce qu'il faut faire
00:58:15face à l'industrie chinoise
00:58:16qui n'est pas là
00:58:17il faut bien comprendre
00:58:18quelque chose
00:58:19qui n'est pas là
00:58:20pour commercer
00:58:21elle n'est
00:58:22Ricardo
00:58:22ils s'en moquent complètement
00:58:23ils sont là
00:58:24pour écraser
00:58:25l'industrie occidentale
00:58:26et se venger
00:58:27du siècle
00:58:28des humiliations
00:58:29comme ils disent
00:58:30du 19ème siècle
00:58:31où on les a colonisés
00:58:32donc ils font toujours
00:58:33la même chose
00:58:34ils laissent
00:58:36une énorme concurrence
00:58:37entre les entreprises
00:58:38chinoises
00:58:39aujourd'hui il y a
00:58:39une centaine
00:58:40d'entreprises
00:58:40chinoises
00:58:41d'automobiles
00:58:41et après
00:58:42ils subventionnent à mort
00:58:43pour qu'ils puissent vendre
00:58:45à bas prix
00:58:46et nous écraser
00:58:46donc qu'est-ce qu'il faut faire
00:58:481. des droits de douane
00:58:51de au minimum 50%
00:58:53il faut faire comme Trump
00:58:54et 2. il faut supprimer
00:58:56la réglementation
00:58:57sur les automobiles électriques
00:59:01par la commission européenne
00:59:03qui veut qu'on supprime
00:59:04les moteurs thermiques
00:59:05en 2035
00:59:06alors que les moteurs thermiques
00:59:08c'est notre spécialité
00:59:09l'industrie européenne
00:59:10et que les moteurs électriques
00:59:11c'est la spécialité
00:59:12des chinois
00:59:12qui tiennent tout
00:59:13les batteries
00:59:14les terres rares
00:59:16donc il faut absolument
00:59:18supprimer cette obligation
00:59:20pouvoir refaire
00:59:21des moteurs thermiques
00:59:22et mettre
00:59:23des droits de douane
00:59:24importants
00:59:25à la Trump
00:59:25sinon dans 5 ans
00:59:27il n'y a plus
00:59:27d'industrie automobile européenne
00:59:28Merci Eric Zemmour
00:59:29restez avec nous
00:59:30parce que je chronomètre tout
00:59:31vous avez encore une minute
00:59:33non mais je vous la garde
00:59:34pour le mot de la fin
00:59:36de l'émission
00:59:36ne parlez plus
00:59:37ne riez plus
00:59:38ne respirez plus
00:59:39puisque tout est décompté
00:59:41je vous donne le mot de la fin
00:59:42dans un instant
00:59:43on va faire la chronique
00:59:43de Mathieu Bocoté
00:59:44on ira sur place
00:59:45pour voir comment ça se passe
00:59:46sur le terrain
00:59:47avec la mobilisation
00:59:48restez avec nous
00:59:50Eric Zemmour
00:59:50la question que je vais vous poser
00:59:51à la fin
00:59:51je vous la pose déjà
00:59:53réfléchissez
00:59:54ne parlez pas
00:59:56avec tous les matins
00:59:57sur Europe 1
00:59:58j'entends les français
00:59:59ne parlez pas
01:00:02les français qui pleurent
01:00:04les français qui souffrent
01:00:06les français qui ont faim
01:00:08les français qui ont peur
01:00:09je les entends
01:00:11à la radio
01:00:11ils appellent
01:00:12ils voient ce qui se passe
01:00:14sur le terrain
01:00:14ils ont peur
01:00:15qu'est-ce que vous leur dites
01:00:17ce soir
01:00:17ça sera votre mot de la fin
01:00:19dans un instant
01:00:21Mathieu Bocoté
01:00:21on va écouter
01:00:22Richard Ferrand
01:00:23le président du conseil constitutionnel
01:00:25pas Richard Ferrand
01:00:25mais peut-être
01:00:26Jordan Bardella
01:00:27qui réagit
01:00:28à Richard Ferrand
01:00:29et ensuite
01:00:29on attaque
01:00:30votre chronique
01:00:32je l'appelle
01:00:33à respecter
01:00:35la constitution française
01:00:37et à respecter
01:00:38son devoir de réserve
01:00:40quand on est le président
01:00:42de l'une des cours
01:00:43les plus importantes
01:00:44de notre pays
01:00:45et de l'état de droit
01:00:45on ne se comporte pas
01:00:47en petit militant
01:00:49du parti socialiste
01:00:50qui fait campagne
01:00:52contre un mouvement politique
01:00:53donc le peuple français
01:00:55a le droit d'être consulté
01:00:56par référendum
01:00:58Pourquoi il réagit comme ça ?
01:01:00Parce que Richard Ferrand
01:01:01a visé Marine Le Pen
01:01:02et le président
01:01:02du conseil constitutionnel
01:01:04a fermé la porte
01:01:05à l'article 11
01:01:05pour réviser la constitution
01:01:07protéger les institutions
01:01:09peut-il conduire
01:01:10à neutraliser
01:01:11la volonté populaire ?
01:01:12Qu'est-ce qu'il faut
01:01:13comprendre concrètement
01:01:13de cela Mathieu Bocoté ?
01:01:14Trois citations
01:01:15de Richard Ferrand
01:01:16Je cite la première
01:01:17Aujourd'hui
01:01:18vouloir réformer
01:01:19la constitution
01:01:19par l'article 11
01:01:20ça n'existe pas
01:01:22Alors j'aimerais savoir
01:01:23à quoi faire référence
01:01:24aujourd'hui ?
01:01:24A quoi faire référence
01:01:25aujourd'hui ?
01:01:26Hier oui
01:01:26Aujourd'hui non
01:01:28On évolue
01:01:29On avance
01:01:29Il ajoute
01:01:30L'article 89
01:01:31est la seule voie
01:01:32pour réformer la constitution
01:01:33Tous mes prédécesseurs
01:01:35l'ont affirmé
01:01:36réaffirmé
01:01:36Laurent Fabius
01:01:37avant moi
01:01:38Jean-Louis Debré également
01:01:39Il n'y a pas de débat
01:01:39Je ne savais pas
01:01:40qu'on était devant
01:01:40la scène de Trinité
01:01:41C'est-à-dire
01:01:42Ferrand, Fabius
01:01:43et Debré
01:01:44ils l'ont dit
01:01:45taisez-vous
01:01:46il n'y a pas de question
01:01:47Mais là
01:01:48De Gaulle l'a quand même fait
01:01:49Ça compte un peu
01:01:50le général De Gaulle
01:01:51Alors voilà sa réponse
01:01:52Le conseil constitutionnel
01:01:54il avait à peine 4 ans
01:01:56à l'époque
01:01:57C'était un bébé
01:01:58en croissance
01:01:59Il avait rendu
01:02:00à ce qu'on avait
01:02:01un avis officieux
01:02:03pour dire au général De Gaulle
01:02:04que ce n'était pas
01:02:04conforme à la constitution
01:02:05et il ajoute
01:02:06n'est pas De Gaulle
01:02:07qui veut
01:02:08Alors deux choses ici
01:02:10Premier élément
01:02:10Il rappelle que le conseil constitutionnel
01:02:12a étendu sans cesse
01:02:14ses pouvoirs
01:02:15au point de réclamer
01:02:15le statut d'une forme
01:02:16de despotisme éclairé
01:02:17qui vient encadrer
01:02:18la souveraineté populaire
01:02:19pour mieux la domestiquer
01:02:20Donc il nous dit ça
01:02:21fondamentalement
01:02:22Le conseil a auto-proclamé
01:02:24auto-étendu ses pouvoirs
01:02:26et on doit se soumettre
01:02:27devant cela
01:02:27Et ensuite
01:02:28il nous dit
01:02:29il n'est pas De Gaulle
01:02:30qui veut
01:02:30Donc il y a un principe
01:02:31d'arbitraire
01:02:31De Gaulle oui
01:02:32pas De Gaulle non
01:02:33Donc là il faut comprendre
01:02:35dès lors nous sommes devant
01:02:36un président du conseil constitutionnel
01:02:37qui disait
01:02:37selon le président
01:02:38selon sa tronche
01:02:39selon ses idées
01:02:40selon le 18 juin ou non
01:02:42on accepte tout non
01:02:43dans une forme
01:02:43de statut discriminatoire
01:02:44singulier
01:02:45réservé aux fondateurs
01:02:45de la cinquième
01:02:46À travers cela
01:02:47je dirais une chose
01:02:48c'est tout simple
01:02:48on en parle ici
01:02:49depuis quelques années
01:02:50L'extrême centre
01:02:51cherche à verrouiller
01:02:52à tout prix
01:02:53les institutions
01:02:53veut les bloquer
01:02:54pour que le jour
01:02:55où la souveraineté populaire
01:02:56pourrait porter
01:02:57le camp national
01:02:57au pouvoir
01:02:58il faut l'empêcher
01:02:59d'appliquer son programme
01:03:00il faut le neutraliser
01:03:02à ne pas une forme
01:03:02de coup de force juridique
01:03:04À travers cela
01:03:05Richard Ferrand
01:03:06peut-être
01:03:06il fait de la politique
01:03:07et quand on fait de la politique
01:03:08qu'elle arrive qu'on perde
01:03:09Merci beaucoup
01:03:10Mathieu Bocoté
01:03:11On va sur place
01:03:11Place Vauban à Paris
01:03:13Est-ce que la situation
01:03:14s'est calmée ?
01:03:14Un rappel
01:03:15qu'il y avait
01:03:1641 500 manifestants à Paris
01:03:18Place Vauban
01:03:19Un peu de résistance
01:03:21Les forces de l'ordre
01:03:22ont appelé à la dispersion
01:03:23mais les manifestants
01:03:24ne voulaient pas quitter la place
01:03:25où en est-on
01:03:26à l'heure qu'il est ?
01:03:31Eh bien écoutez Christine
01:03:32là la situation
01:03:33est des plus calmes
01:03:34c'est-à-dire que
01:03:35les manifestants
01:03:36se sont donc dispersés
01:03:38et on voit donc
01:03:39les forces de l'ordre
01:03:40qui commencent aussi
01:03:41également à quitter
01:03:43la place Vauban
01:03:45là nous avons donc
01:03:46les véhicules de gendarmerie
01:03:48qui sont en train
01:03:49donc de quitter
01:03:50cette avenue de Ségur
01:03:52et il y reste encore
01:03:54quand même quelques forces
01:03:55de l'ordre
01:03:56évidemment
01:03:56tout autour
01:03:57mais il n'y a plus de manifestants
01:03:58mais il faut dire quand même
01:03:59Christine que
01:04:00pendant près de deux heures
01:04:01il y a eu des affrontements
01:04:02ici on a commencé
01:04:04en fait à voir
01:04:05une voiture
01:04:06qui était incendiée
01:04:07alors en fait
01:04:08ces affrontements
01:04:09ils ont eu lieu
01:04:09à partir du moment
01:04:10où le cortège
01:04:11qui était parti
01:04:12lui de l'hôtel de ville
01:04:13a rejoint
01:04:14donc la place Vauban
01:04:15et bien là
01:04:16il y a eu
01:04:17plusieurs incidents
01:04:19ces incidents
01:04:20donc il y a eu
01:04:20des poubelles
01:04:21qui ont brûlé
01:04:22des voitures
01:04:23beaucoup d'affrontements
01:04:25aussi avec
01:04:25les forces de l'ordre
01:04:27donc des tirs
01:04:29de gaz
01:04:31lacrymogènes
01:04:31et puis
01:04:32c'était assez
01:04:33assez paradoxal
01:04:35parce que vous savez
01:04:35il y avait deux cortèges
01:04:36il y avait un cortège
01:04:37qui était parti
01:04:37de la place d'Italie
01:04:39c'était l'intersyndical
01:04:40qui s'est quand même
01:04:41plutôt passé
01:04:42dans de très très bonnes conditions
01:04:44celui donc
01:04:45qui était parti
01:04:45de l'hôtel de ville
01:04:46lui il y avait eu
01:04:47quand même
01:04:48beaucoup plus d'incidents
01:04:49notamment des commerces
01:04:50qui ont été pillés
01:04:51et donc
01:04:52le point de crispation
01:04:54en fait
01:04:54a été ici
01:04:55place Vauban
01:04:56où beaucoup de manifestants
01:04:58ne pouvaient pas
01:04:59ne voulaient pas
01:05:01partir
01:05:02et donc pendant plus de deux heures
01:05:03il y a eu ces affrontements
01:05:04mais maintenant
01:05:04le calme est revenu
01:05:06et la circulation
01:05:07reprend ici
01:05:08place Vauban
01:05:09le calme est revenu
01:05:10et je reviens vers vous
01:05:10dans un instant
01:05:11d'abord la conclusion
01:05:12avec vous
01:05:13Eric Zemmour
01:05:14je veux absolument
01:05:15vous entendre
01:05:16sur la France
01:05:18cette France qui souffre
01:05:20cette France
01:05:21qu'on n'entend pas
01:05:22d'abord chère Christine
01:05:23je voulais dire
01:05:24tout le bien
01:05:25que je pense
01:05:25de l'édito
01:05:26de Mathieu Bocoté
01:05:28il aurait pu en faire
01:05:29beaucoup plus long
01:05:30s'il avait eu le temps
01:05:30j'imagine
01:05:31mais je voudrais dire
01:05:32que la réaction
01:05:33de M. Bardella
01:05:34est absolument scandaleuse
01:05:36qu'il a un cul d'acier
01:05:37car c'est grâce
01:05:38au Rassemblement National
01:05:39et à l'abstention
01:05:41des députés
01:05:41du Rassemblement National
01:05:42que M. Ferrand
01:05:43a été désigné
01:05:44comme président
01:05:45du Conseil Constitutionnel
01:05:46donc ils n'ont
01:05:47que ce qu'ils méritent
01:05:48maintenant
01:05:49pour la réponse
01:05:50à votre question
01:05:52je dirais
01:05:53qu'il faut que
01:05:54j'aimerais
01:05:55que les Français
01:05:56comprennent
01:05:56qu'il n'y aura
01:05:58pas de solution
01:05:59individuelle
01:06:00qu'il n'y aura
01:06:00qu'une solution
01:06:01collective
01:06:02qu'on ne pourra
01:06:03pas se sauver
01:06:04dans le sud
01:06:05de la France
01:06:06ou à l'étranger
01:06:07qu'il n'y aura
01:06:08qu'une solution
01:06:09collective
01:06:09un redressement
01:06:11collectif
01:06:12et un sursaut
01:06:13du peuple français
01:06:14Merci beaucoup
01:06:16Éric Zemmour
01:06:17d'avoir été
01:06:17notre invité
01:06:18pour faire la passation
01:06:20avec Pascal Praud
01:06:21lors des pros
01:06:21de tout de suite
01:06:22on retourne sur le terrain
01:06:23Régile Delfour
01:06:25est-ce que vous pouvez
01:06:25faire un bilan
01:06:26en attendant l'arrivée
01:06:26de Pascal Praud
01:06:27de la journée
01:06:28de mobilisation
01:06:29merci à tous
01:06:30et à demain
01:06:34Et bien
01:06:35pendant cette journée
01:06:36de mobilisation
01:06:37cette journée
01:06:39en fait
01:06:39ici
01:06:43Place Vauban
01:06:44et bien là
01:06:46à l'heure actuelle
01:06:47il n'y a
01:06:48plus aucun manifestant
01:06:49qui sont là
01:06:50les forces de l'ordre
01:06:50sont encore
01:06:52présentes
01:06:53pour sécuriser
01:06:54les lieux
01:06:55au cas où il y aurait
01:06:56d'autres débordements
01:06:58mais pour le moment
01:06:59c'est plutôt calme
01:07:00il faut quand même rappeler
01:07:01que pendant deux heures
01:07:01il y a eu des affrontements
01:07:02ici entre les manifestants
01:07:04les forces de l'ordre
01:07:05des véhicules incendiés
01:07:06des poubelles
01:07:07également incendiées
01:07:09alors beaucoup
01:07:10de tirs
01:07:11de gaz lacrymogènes
01:07:12des jets de projectiles
01:07:14aussi sur les forces de l'ordre
01:07:15notamment
01:07:16des pavés
01:07:17qui ont été lancés
01:07:18sur les forces de l'ordre
01:07:21maintenant
01:07:21le calme est plutôt revenu
01:07:23mais c'est vrai que
01:07:24pendant cette manifestation
01:07:26il y avait eu
01:07:27deux cortèges
01:07:28qui étaient partis
01:07:28de la place d'Italie
01:07:29qui étaient plutôt calme
01:07:31mais un autre
01:07:32qui était parti
01:07:32de l'hôtel de ville
01:07:33où il y avait eu
01:07:34plusieurs incendies
01:07:35d'un incident
01:07:36pardon
01:07:36notamment des pillages
01:07:38de magasins
01:07:40et c'est au moment
01:07:42où ce cortège
01:07:42a rejoint
01:07:43la place Vauban
01:07:43que cela s'est un peu
01:07:45embrasé
01:07:45maintenant
01:07:46les équipes
01:07:47de la municipalité
01:07:49sont en train
01:07:49de nettoyer
01:07:50cette place Vauban
01:07:51la circulation
01:07:53a été rouverte
01:07:54et tout
01:07:55est entré
01:07:55dans le calme
01:07:59qui est en train
01:07:59qui est en train